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Accueil du site > Actualités > International > Quand l’Occident établit un Etat mafieux

Quand l’Occident établit un Etat mafieux

En plusieurs volets, vous allez avoir droit à une sorte de bilan sur le Kosovo d’aujourd’hui. Un Etat qu’on peut légitimement qualifier de "voyou", dont les représentants, avalisés par l’Europe et l’OTAN, font du fric grâce à différents trafics, comme la drogue, les femmes ou les armes. Après la mise en prespective de quelques éléments, quelques questions viennent, soudainement, à l’esprit.

Que se passe-t-il au Kosovo ? C’est la question qui vient au regard du conflit passé en ex Yougoslavie. C’est la même qui revient quand on commence une enquête sur les réseaux de prostitution d’Europe de l’Est à Bruxelles. Parce que les Kosovars tiennent le haut du pavé, dans ce domaine comme dans beaucoup d’autres. Aujourd’hui à Bruxelles, on trouve le gramme d’héroïne à 10 euros, 20 à Lille. Ca coûte moins cher de se défoncer avec de la drogue dure qu’avec du cannabis ou même de l’alcool. Le prix de la passe et celui des filles a lui aussi été divisé par 2 ou 3 en quelques années.

C’est étrange comme on entend souvent parler des kosovars dans les trafics en tout genre, alors qu’il ne reste que 2 millions et quelque d’habitants (dont seulement 120 00 serbes) dans ce minuscule pays. Et en général, ceux qui se livrent à ces activités sont de véritables brutes. Alors, que se passe t’il au Kosovo ?

A la fac, le prof de géopolitique des Balkans n’arrêtait pas de nous dire «  ne croyez pas qu’au Kosovo, il n’y a que les Serbes à avoirblatnik_kosovo massacré les albanais  », contrairement à la version officielle. Et de nous rappeler que plus de 80% de la population kosovare était albanaise, les serbes étant donc largement minoritaires. D’ailleurs, les violences contre les serbes du Kosovo continuent allègrement, à tel point qu’en 2004 le commandant de l’OTAN pour le Sud-Est de l’Europe, l’amiral Gregory Johnson, parlait de «  nettoyage ethnique   », quand un ancien général de l’OTAN disait qu’on s’était trompés de côté pour les bombardements.

On sait ce qu’ont fait les Serbes, on sait à peu près pourquoi, à peu près comment. On comprend plus ou moins pourquoi la situation actuelle est ce qu’elle est. Et pour le Kosovo, aujourd’hui indépendant  ?

Récemment, Carla del Ponte, procureure du tribunal pénal international de La Haye (TPIY), a publié un livre dans lequel elle parle d’un trafic d’organes prélevés sur des prisonniers serbes, mis en place par les albanais du Kosovo pendant la guerre. Elle cite même deux anciens 1er ministres  : Agim Ceku ou encore l’ancien négociateur à Rambouillet et ex-chef de l’UCK (l’armée de libération du Kosovo), Hashim Thaci, notoirement impliqué dans diverses activités mafieuses, mais on y reviendra. Les autorités suisses ont finalement imposé à l’ancienne magistrate de ne plus parler de son bouquin, puisque les kosovars sont des victimes et pas des bourreaux. Omerta, donc.

Toutefois, il est à noter qu’en 2003, le ministère de la Santé du Monténégro (où il y a une importante communauté kosovare) «  s’est ainsi retrouvé au cœur d’une affaire de trafic de don d’organes  », selon le Sénat français. Comme quoi, ce n’est pas la première fois qu’on entend parler de ce type d’affaire dans la région.

LA PROPAGANDE

Tout semble aujourd’hui embrouillé, dans ce conflit. Les informations semblent se contredire, contredire «  la réalité  » qu’on nous a présentée. Car, les cas avérés de mensonges de la part des Européens et des Etats-Unis quant à ce conflit sont loin d’être exceptionnels. Comme pour la guerre en Irak, on a mis en scène un spectacle médiatique dans lequel les Serbes étaient les méchants, point final.

On a parlé de «  camps de concentration  » et assimilé les Serbes aux Nazis, empêchant toute discussion raisonnable sur les faits qu’on leur a reprochés, toute remise en question de ces faits, tout questionnement sur le rôle des uns et des autres. On a dit, comme Tony Blair ou Rudolf Sharping (ex ministre Allemand de la Défense), que les seuls bourreaux étaient les Serbes, qu’ils avaient commis un «  génocide  » et qu’il fallait donner son indépendance au Kosovo (à ce sujet, les Basques et les Bretons seront heureux de savoir que la France soutient les velléités indépendantistes).

En fait, même le départ de cette guerre reste plus que flou. La guerre du Kosovo a commencé en 1999, après les «  négociations  » de Rambouillet auxquelles les représentants kosovars, dont Hashim Thaci, ont exigé l’indépendance. On a bombardé ce qui était la Yougoslavie pendant 78 jours, pour faire plier Milosevic au motif qu’il y aurait une grave crise humanitaire sans les bombardements, bien que le secrétaire à la Défense américain W. Cohen et le chef d’état-major général, le Général H. Shelton ont déclaré conjointement devant le Sénat US en octobre 1999  : «  nous savions que l’utilisation de la force militaire ne pourrait stopper l’attaque de Milosevic contre les civils kosovars...  ». Par ailleurs, il est clair que la situation des populations visées par lesdits bombardements s’est fortement dégradée après qu’ils aient commencé.

kosovo_map_albanaisCôté UCK, on cherchait à obtenir un Kosovo lié à l’Albanie et à récréer cette «  Grande Albanie  » sortie du fin fond de l’histoire.

On connaît les exploits de Milosevic et consors. Mais dans ce conflit tout le monde a participé gaiement aux pires exactions, comme le viol systématique et la création de bordels pour les militaires par exemple, sauf que certains étaient les ‘gentils’ dans le scénario. Et l’UCK, l’armée de libération kosovare, transformée par la MINUK en Corps de Protection du Kosovo, la première.

Il y a bien eu manipulation, propagande, de la part de toutes les parties, de l’OTAN aux Serbes en passant pas les Kosovars. Tout cela savamment orchestré par des agences de com’ (comme Ruder Finn) habituées de l’exercice, qui ont ensuite allègrement contribué aux fameuses «  révolutions  » orange etc. autour de la mer Caspienne. Propagande reprise par les médias sans aucune mise en perspective. On connaît les 10 principes de la propagande de guerre, que je recopie ici parce que le schéma est effectivement toujours le même  :

1. Nous ne voulons pas la guerre

2. Le camp adverse est seul responsable de la guerre

3. L’ennemi a le visage du diable (ou L« ’affreux » de service)

4. Les buts réels de la guerre doivent être masqués sous de nobles causes

5. L’ennemi provoque sciemment des atrocités, nous commettons des bavures involontaires

6. Nous subissons très peu de pertes, les pertes de l’ennemi sont énormes

7. Notre cause a un caractère sacré

8. Les artistes et intellectuels soutiennent notre cause

9. L’ennemi utilise des armes non autorisées

10. Ceux qui mettent en doute notre propagande sont des traîtres (cela marche d’autant mieux que les principes n° 3 et 5 ont été bien respectés)

Sont ensuite venues les batailles de chiffres sur ledit «  génocide  », au final on a trouvé autour de 3.000 personnes dans des fosses communes au Kosovo, essentiellement des prisonniers. Certains avaient parlé de 100 000 morts, voire plus. Par contre, énormément de Serbes ont fui la région à cause des exactions de l’UCK, peut-être plus de 100 000, et autant de Roms... Mais bref. Mon but ici n’est pas de prendre position sur le principe de l’indépendance du Kosovo, encore moins de dire que les Serbes sont blancs comme neige. Mais je m’interroge, a posteriori, sur le but réel de cette guerre. Car, au vu de la situation actuelle, j’ai le sentiment qu’on a encore une fois été manipulés pour des intérêts particuliers et/ou stratégiques.

Toute cette manipulation médiatique, finalement, a servi à occulter quelques autres manipulations.

ORIGINE DE L’UCK

L’indépendance du Kosovo était un des buts de cette guerre, arrêté au moins depuis le début des années 90 par certains Etats européens, ainsi que par l’Albanie et les séparatistes kosovars. Dès 1995, l’Allemagne et l’Albanie signaient un accord appelant à «  l’autodétermination des peuples  », et l’Allemagne installait le BND (Service de renseignement allemand) à Tirana pour faciliter la mise en place d’une milice kosovare.

Avant l’UCK, dès les années 80, il y a eu par exemple le Mouvement Populaire pour la République du Kosovo qui «  disposait d’un réseau très large dans des pays tels que l’Allemagne, la Suisse et d’autres pays européens, de même qu’aux Etats-Unis  » (selon le général russe Ivasov, interrogé lors du procès de Milosevic), ou le Mouvement National pour la Libération du Kosovo, qui a commis quelques attentats contre des Serbes, à Bruxelles puis au Kosovo jusque dans des camps de réfugiés, le 11 février 1996. Ledit mouvement était né en Albanie (dans la logique de la «  Grande Albanie  »), était proche du «  président  » Enver Hotja, et ses chefs étaient aussi des trafiquants notoires liés aux clans kosovars (qui ont été liquidés en 1982 par les services yougoslaves).

En 1992 est annoncée la création de l’UCK, dont le président du Kosovo Ibrahim Rugova disait douter de l’existence jusqu’en 97. «  L’Uceka a bénéficié d’un appui venant de structures diverses, et avant tout des mafias responsables du trafic de drogues en Turquie et en Albanie  », expliquait encore ledit Ivasov, précisant au passage que l’UCK se finançait en partie par le trafic de drogue, «  45 % de ces ressources ayant été utilisées pour la fourniture d’armements et de divers équipements  ». Et les réseaux d’expatriés albanais et kosovars en Europe se chargeaient d’écouler la marchandise pour financer l’UCK.

Un rapport du BND, les services allemands, écrit avant la guerre du Kosovo, mentionne que «  à partir de ses points d’appuis en Albanie, Macédoine, et surtout dans la province serbe du Kosovo, la mafia albanaise dirige le trafic d’héroïne qu’elle utilise aussi comme monnaie d’échange contre des armes (...) C’est ainsi que le trafic d’héroïne en Europe Occidentale est devenue une de leurs sources de revenus.  »

De son côté, en 2000, le département fédéral suisse de la justice et de la police écrivait que «  l’héroïne achetée et consommée en SuisseKosovo_Pristina_Mendiante_1fevrier2007_1 arrive de Turquie, principalement par voie de terre, en empruntant les différentes routes des Balkans. Le trafic d’héroïne est en grande partie contrôlé par des Albanais originaires du Kosovo et de l’Albanie. En dépit du conflit du Kosovo, le marché n’a pas connu de problème d’approvisionnement.  ». Environ 400 kilos d’héroïne avaient été saisis en 1999, autant qu’en 1998. Cette année-là, Carla del Ponte décide de geler l’argent des kosovars déposé en Suisse, dont ceux de l’UCK.

Viennent d’autres attentats, contre des policiers serbes d’abord. Ce début de milice a semble-t-il été entraîné par des officiers albanais du Kosovo. Puis, par des officiers allemands et des agents américains, au moins avant le méga bombardement de l’OTAN. Dans le but, faut-il le préciser, de lutter contre les ‘nazis serbes’.

Lors des audiences du TPIY, Milosevic a posé des questions à certains témoins sur «  l’activité de la BND afin de fournir un soutien à ces activités terroristes.   » (celles de l’UCK). En tout cas, il est aujourd’hui clair que le BND a au moins contribué au recrutement (pour cause de copyrights je ne peux pas mettre le lien le plus éloquent à ce sujet qui est sur le site d’Intelligence Online, accessible en cache) et à la formation de responsables de l’UCK  : selon le magazine allemand Der Spiegel, Samedine Hoxha, ex-chef de l’UCK, était aussi un agent payé par le BND depuis le moment où il a vécu en Autriche. Là où ça chauffe vraiment, c’est quand on apprend que d’autres services européens ou l’OTAN le suspectent d’être en lien étroit avec Al Qaida...

A la fin des années 90, le BND allemand a clairement aidé l’UCK, via la formation et une aide logistique. Le général Ivasov, déjà cité, explique également que «  dès la fin de 1988, l’Uceka était en possession d’armements modernes qui n’ont pu lui parvenir qu’en provenance de pays occidentaux   », via l’Albanie.

A cette époque, les leaders de l’UCK étaient des gugusses tels qu’Hashim Thaci, Agim Ceku ou Ramush Haradinaj, aujourd’hui leaders politiques.

Et puis, il y a les finances, puisque l’argent est le nerf de la guerre.

Le Kosovo, comme l’Albanie, fonctionne encore avec un système de clans familiaux, surtout dans les campagnes. Or, comme en Albanie, certains clans se sont spécialisés dans les activités illégales, à petite échelle d’abord, puis grâce à la guerre leurs activités se sont étendues et diversifiées. L’UCK n’a rien eu d’autre à faire que de s’appuyer sur ces clans, et sur les albanais expatriés en occident, pour trouver des moyens de financer sa guérilla via différents trafics.

L’UCK s’est procuré des armes par différents moyens via différentes mafias, quand ce n’était pas l’OTAN qui s’en chargeait, ou les Etats Unis. Ou des intermédiaires, comme un certain Jean Paul Chirouze, arrêté en 2001, soupçonné d’avoir été payé par des Kosovars exilés en Suisse pour faire acheter des armes antichar en Bulgarie par un ivoirien, qui les a ensuite revendues au Kosovo. Ledit Chirouze a versé 300 00 euros pour être libéré sous caution après 6 mois de prison. Selon Stephane Ravion, journaliste de l’agence CAPA, Chirouze avait déjà trempé dans un trafic d’armes, à destination du Turkménistan et du Caucase, à la demande d’un certain Michel Fradin, ancien du SDECE impliqué dans différentes escroqueries notamment en Suisse où il a été recherché. Heureusement pour lui, Fradin est dans les petits papiers de l’Etat puisque son nom est dans les fichiers ‘secret défense’, ce qui empêche toute investigation à son sujet. Ce n’était manifestement pas le cas pour son collègue Chirouze.

En fait, le trafic de drogue a au moins en partie servi à financer les achats d’armes, ainsi que le proxénétisme dans les bordels locaux et sur les trottoirs de l’ouest.

Il y a aussi le réseau de «  collecte  » de fonds auprès des expatriés albanais et kosovars, dans les années 90. Ca se faisait, de 1992 à 1998, via des comptes bancaires appelés ’ Vendlindja thërret ‘, ou VT («  la patrie t’appelle  »), sur lesquels les expatriés pouvaient directement verser une partie de leur salaire pour financer l’UCK. En fait de collecte, certains parlent d’un «  impôt  » mis en place dès 1992, qui s’élevait à au moins 3% des salaires. Après, ladite collecte devint plus aléatoire, car Carla Del Ponte avait fait geler les comptes VT. Beaucoup de ces «  collectes  » auprès des expatriés albanais viennent de Suisse ainsi que de nombreux combattants de l’UCK, recrutés par Thaci et ses copains lors de leur passage en Suisse dans les années 90. Actuellement les kosovars sont la deuxième communauté étrangère de Suisse, avec 200 000 personnes, et ils fonctionnent toujours sur la base des clans.

 

kosovoCet argent servait donc essentiellement à se procurer des armes. Du coup, plusieurs affaires de trafic d’armes éclatent juste avant le conflit au Kosovo. En 1998, la police fédérale suisse évoquait «  Un gros trafic d’armes et de munitions d’une valeur de près d’un million de francs mis au jour en rapport avec le conflit du Kosovo. Une grande partie du matériel a été interceptée fin octobre 1998 à la douane de Durrës (Albanie). Par ailleurs, d’importantes sommes d’argent ont été séquestrées en Suisse  ». Apparemment, la MINUK en est encore aujourd’hui à demander qu’on sécurise les frontières pour éventuellement pouvoir éliminer la contrebande et le trafic d’armes et de drogues.

Et puis, l’UCK s’est allègrement livrée à des crimes de guerre et certains de ses chefs ont été inculpés par le TPIY (pour «  meurtre, torture, viol et traitement cruel  ») avant d’être innocentés le plus souvent. Le cas de Haradinaj, chef de clan et ancien 1er ministre contre qui Carla Del Ponte avait requis 25 ans de prison, est révélateur de l’impunité qu’on leur a trop souvent offerte (l’acte d’accusation parlait de 17 chefs d’accusation de crimes contre l’humanité et «  20 chefs de violations des lois ou coutumes de la guerre  »). Comme en demandant à des militaires US basés là-bas de faire disparaître des preuves -ainsi qu’Haradinaj lui-même durant la guerre- au nez et à la barbe des enquêteurs du TPIY. Hashim Thaci, quant à lui, a été arrêté en juin 2003 à Budapest (en effet, le bougre était sous mandat d’arrêt et recherché par Interpol pour le procès au TPIY). Mais, il a été relâché à la demande de la MINUK selon TF1, ou du ministère français des Affaires étrangères selon d’autres. En rentrant, il crée le «  Parti Démocratique  » du Kosovo (PDK) et devient 1er ministre fin 2007. No comment.

Jusqu’en 1998, l’UCK était sur la liste des organisations terroristes aux Etats-Unis parce que financée largement par le trafic d’héroïne (l’OTAN utilisait le terme d’ «  activités terroristes  », semble-t-il, d’après Ivasov), voire par Al Quaida selon certains. Pendant le conflit, la Suisse sert de «  base arrière   » à l’UCK, comme le dit un rapport sur la protection de l’Etat rédigé en 1999.

En 1999, la MINUK la transforme en Corps de Protection du Kosovo (CPK), sous la direction d’Agim Ceku.Kosovo___Kosovars_victimes_des_Serbes Etrangement, l’International Crisis Group de Georges Soros, par exemple, a applaudi des deux mains cette force qui assurera un Kosovo indépendant, dont 12 membres ont pourtant été suspendus, soupçonnés d’avoir fait sauter un pont en dehors de toute mission. D’autres ont été plus ou moins inquiétés, comme un des seconds d’Haradinaj, Idriz Balaj, qui commandait une unité sobrement nommée «  les Aigles Noirs  », et a risqué 15 ans en 2005 pour le meurtre (etc.) d’une soixantaine de civils Serbes et Roms du Kosovo avant d’être acquitté. Lahi Brahimaj, membre de l’UCK qui dirigeait le camp de Jablanica, a pris 6 ans pour mauvais traitements et torture de prisonniers en avril 2008, un autre de l’UCK, Haradin Bala, a pris 13 ans et a fait appel….

Haradinaj, pourtant créateur des «  Aigles Noirs  », a été acquitté aussi «  faute de preuves  » (cependant le procureur du TPIY a fait appel) après un procès auquel une vingtaine de témoins n’ont pas osé se présenter, et où 9 autres témoins de l’accusation (dont trois protégés et deux policiers) sont morts de manière suspecte. Quoi qu’il en soit, aucun crime contre l’humanité n’a été retenu contre eux, et beaucoup ont été acquittés.

En fait, l’UCK était donc très largement composée de trafiquants et tortionnaires en tous genres, et le gouvernement actuel est composé d’anciens membres de ladite UCK. Et tout cela bien sur, sans que personne n’y trouve à redire. Cherchez l’erreur.


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81 réactions à cet article    


  • SlyTheSly 5 décembre 2008 13:35

    Point Godwin dès le premier commentaire, superbe...-__-’ Du coup on va parler de tout sauf su sujet, bien joué.


  • Marcheg Arvor Marcheg Arvor 5 décembre 2008 14:19

    Vous ne pouvez pas parler d’appartheid et ne pas tenir compte du contexte historique. Le Kosovo est le coeur historique de la Serbie : Imaginez que le département du 9-3, berceau historique de la France avec entre autres la basilique St Denis, déclare son indépendance pour toutes les raisons que vous pouvez imaginer... Les Français seraient-ils taxés de génocideurs au motifs qu’ils auraient envoyé la troupe pour rétablir l’ordre républicain ?
    Vous voulez parler de génocide : très bien. Le TPI et la KFOR ont discrètement jeté un voile sur les découvertes de charniers car 4 fois sur 5, ceux sont des serbes qui sont dedans.
    Mais bon sang, vous avez quoi dans les yeux ?


  • minidou 5 décembre 2008 15:01

    Il n’y a jamais eu "apartheid" au Kosovo. Milosevic a certe supprimé le statut d’autonomie de la province, mais les albanais sont restés légalement yougoslave (puis serbes), avec toutes les prerogatives attachées à celle-ci. Cependant le mouvement indépendantiste les a conduit à "brûler" les papier serbes. Lors de la dernière réélection de Milosevic, leur voix auraient pourtant pu lui coûter sa majorité...
    Il est cocasse de constater, que ceux qui parlent d’apartheid au kosovo, se refusent à parler d’aparthied en Palestine ! (bon article, sauf pour la typo très pénible...)


  • ASINUS 5 décembre 2008 15:05

    yep d accord avec marcheg avor , nous avons lamentablement laché le seul etat qui c est tenu indeflectiblement au coté de la france lors des deux derniers conflits pour complaire aux usa par le truchement de l otan " je vous rappelle que le porte paroles britanique a admit avoir tronqué les information diffusé sur le kossovo". Nous avons laissé seule la Serbie face a ces vieux démons lors meme que l allemagne soutenais la si angelique croatie , poussons le resonnement us jusqu au bout qu attendent il pour rendre la californie les latinos y sont desormais majoritaire , j habite marseille ,dés 15 ans on sait de quoi le kosovo et l albanie sont les fournisseurs, la seule realite d existence du kossovo c est d etre un porte avion terrestre pour les force de projections us , nos veules dirigeants on cedés sur toute la lignes au velléités us qui si elles sont legitime pour cet etat imperial n ont pas les memes consequences pour nous européens voisin
    de la russie cette boite de pandore ouverte est un abcés purulents dont les consequences vont perdurer


  • Traroth Traroth 5 décembre 2008 16:31

    "Aix-la-Chapelle, berceau historique de la France dont il ne faut pas oublier qu’elle fut fondée au 9ème siècle de notre ère par les fils et petits-fils de Charlemagne, est en Allemagne" : Ca, c’est parce que, comme beaucoup de Français, vous êtes persuadé que Charlemagne était un roi de France alors qu’il était roi des Francs et des Lombards. Les Francs se sont établis sur les territoires qui constituent aujourd’hui la France, l’Allemagne, la Suisse et l’Italie. Et comme il s’agissait de territoires conquis, ils n’étaient pas plus attachés à une partie de ce territoire qu’à un autre. Ces considérations typiquement françaises ne sont venues que plus tard, et ne sont pas partagées, notamment en Allemagne.

    Je constate d’autres parts que vous faites complètement l’impasse sur ce que dit l’auteur sur des charniers de Serbes. Comme souvent chez les idéologues, il y a les bons morts et les mauvais morts...


  • Traroth Traroth 5 décembre 2008 16:36

    Autre chose : on reparlera avec sérieux du TPIY le jour où toute la lumière aura enfin été faite sur la mort de Milosevic. Cette article montre de manière assez évidente quelles raisons auraient pu pousser certains pays à vouloir sa mort. Rien que ça, c’est intéressant.


  • Nobody knows me Nobody knows me 5 décembre 2008 17:57

    Touchez pas aux Zuèsses de notre gentil Arthur...
    Arthur, les USA sont la plus grosse puissance économique, financière et militaire du mooooonde. Je vais peut-être vous briser le coeur mais vous pensez réellement qu’ils en sont arrivés là en enfilant des perles et en tricotant des pull over pour les plus démunis ??

    Vous supportez inconditionnellement un pays quels que soient les méfaits effectués par sa classe dirigeante, au profit d’une minorité, au détriment d’une majorité.

    Va falloir vous assumer un peu. Ou devenir un peu réaliste et reconsidérer votre point de vue sur les classes dirigeantes d’où qu’elles viennent : à savoir qu’ils ne sont pas là pour acheter du terrain, façon de parler...


  • Christophe Christophe 5 décembre 2008 18:53

    @Arthur Mage,

    Il existe des informations qui sont portées à la connaissance du public et d’autres qui sont cachées ; ce n’est pas nouveau, surtout dans les situations de pré-conflit d’ordre géopolitique et durant les conflits ; mais nous pouvons avoir accès à quelques résumés (ici ou ).

    Commencez par chercher à savoir ce qui s’est passé lors de la réunion de Rambouillet. Un accord accepté par l’Europe et les Etats-Unis a été présenté aux serbes et aux kosovars. La plupart des nations occidentales pensaient, avant ce sommet, que la Serbie ne pourrait accepter les conditions de l’accord. Pourtant, ce ne sont pas les serbes qui les ont refusé ; même Rugova y était favorable. Seule L’UCK (organisation terroriste faut-il le souligner) a refusé. Vous savez ce qui c’est passé par la suite ? L’émissaire américain (Madeleine Albright) a planté littéralement les représentants européens et n’a négocié qu’avec l’UCK pour aboutir à un accord qui devenait innacceptable pour la Serbie (l’UCK voulait impérativement que l’indépendance du Kosovo soit actée dans cet accord) ; ce qui a justifié les bombardements de l’OTAN par la suite.

    Avant l’intervention serbe, le Kosovo était le territoire reconnu comme l’une des plaque tournante tant du trafique de drogue et de trafic en tout genre, l’important étant que cela rapporte. L’UCK préleverait les organes des serbes kosovars (et les tuerait) et les ferait passer par l’Albanie (voir ici).

    Cela n’excuse en rien les exactions serbes, mais il est inutile de faire croire que les albanais du Kosovo étaient et sont des anges. Par ailleurs, l’intervention serbe a été graduelle ; mais l’UCK l’a transformé en guerre, obligeant la Serbie a faire intervenir l’armée ; il me faut retrouver les sources, mais c’est l’UCK qui a débuté les attaques organisées au Kosovo contre les intérêts serbes (voir ici).

    Mais il est vrai que nous pouvons poser des questions, comme ce parlementaire européen qui pose une question à la commission, nous pouvons toujours attendre les réponses. Nos politiques peuvent se voiler la face, mais cet état du Kosovo était plus que prévisible (voir ).


  • ZEN ZEN 5 décembre 2008 20:39

    Merci, Christophe, pour cette claire mise au point


  • Avatar 5 décembre 2008 22:12

    Idem ...


  • dona 8 décembre 2008 18:37

    Avant la guerre, les albanais du Kosovo vivaient un vrais enfer sous le régime des nazis serbes. La criminilatité, contrairement à ce que vous affirmez était inexistante. Et depuis quand une simple accusation devient un fait averé !


  • Thierry JACOB 5 décembre 2008 13:44

    Je ne comprends pas le titre...en quoi l’occident est il responsable du systéme mafieu qui perdure dans cette région ???


    • Traroth Traroth 5 décembre 2008 16:37

      Parce que l’Occident tient ce pays à bout de bras.


    • Avatar 5 décembre 2008 16:44

      A Traroth,

      L’occident ou les USA ?


    • Traroth Traroth 5 décembre 2008 16:46

      C’est quoi, la différence ? Les Etats-Unis et leur vassaux, si vous préférez.


    • Avatar 5 décembre 2008 16:51

      Oui, merci mais je préfère en effet , car les USA ne seront probablement plus la 1ère puissance mondiale dans quelques dizaines d’années.

      Les vassalités risquent donc de changer ...


    • Traroth Traroth 5 décembre 2008 17:03

      Maintenant, c’est maintenant, et plus tard, c’est plus tard... smiley
      Les choses ont tendance à rester pareil jusqu’à ce qu’elles changent...


    • non666 non666 5 décembre 2008 18:14

      1) Comme dab, il faut toujours tout répeter.
      L’Occident c’est ce qui est a l’ouest du Rhin, donc d’abord et avant tout, nous, la France.
      Faire la confusion entre l’atlantisme pro-US et "l’occident" , c’est nous nier nous meme.

      2) On ne PEUT pas comprendre la crise yougoslave suivie de la crise albanaise sans comprendre que certains interets preferent nous voir faire chez nous , en Europe, les concessions qu’ils refusent de faire chez les musilmans qu’ils occupent.
      Ce n’est pas un hasard si Kouchner, Finkielkraut, Bruckner, BHL , Gluxmann nous ont incité "au devoir d’ingerence" au moment ou les musulmans exigeaient de voir appliquer les promesses de la première guerre du golfe (une gestion GLOBALE des problèmmes du proche orient qui impliquait donc le golan et la Palestine occupée)

      3) En flattant les puissances héritières de l’ancien colonialisme turque en Europe, on tue de fait la notion d’Europe chretienne au moment ou Turquie et Israel sont en train de frapper à la porte ....

      La Serbie paye très cher, une fois de plus, les interets stratégiques de la "sorcière du nord" (la grande bretagne) et de la sorcière du sud (la Turquie).

      Cette crise est symptomatique du fait que les interets qui gouvernent à la creation de ce que doit etre l’Europe sont tout, sauf europeens....

       


    • Thierry JACOB 5 décembre 2008 19:19

      non666 l’australie c’est l’occident ou pas ???
      la culture, la civilisation occidentale...


    • non666 non666 5 décembre 2008 22:04

      La réponse est evidemment non.

      C’est un allié des etats unis et un membre de l’Anzus, l’autre main dépendante des etats unis.

      Mais l’Occident , c’est nous.


    • Marcheg Arvor Marcheg Arvor 5 décembre 2008 14:13

      Je crois surtout qu’il fallait :
      - abattre Milosevic quoiqu’il en coûte
      - Affaiblir l’Europe par la constitution d’une verrue mafieuse en son sein
      - Faire les yeux doux à la Turquie et aux pays musulmans
      - Humilier la Russie de Elstine, puis de Poutine

      Je rappelle par ailleurs que les musulmans de l’ex Yougoslavie, Kosovars et Bosniaques (dont l’ancien Président ,et ami de Kouchner et BHL, Itzbegovitch) furent de zélés supplétifs des allemands pendant la Deuxième Guerre Mondiales et que l’Allemagne a poussé à la roue leur velleités d’Indépendance.


      • Serpico Serpico 6 décembre 2008 12:26

        Maecheg : "Je rappelle par ailleurs que les musulmans de l’ex Yougoslavie, Kosovars et Bosniaques (dont l’ancien Président ,et ami de Kouchner et BHL, Itzbegovitch) furent de zélés supplétifs des allemands pendant la Deuxième Guerre Mondiales"

        *********************

        Certainement pas aussi zélés que Vichy.

        Vous attendez quoi pour pour bombarder Paris ?

        Il faut arrêter de ramener le nazisme à tout bout de discussions et à propos systématiquement des musulmans.

        On sature devant autant de volonté de nuisance.



      • dona 8 décembre 2008 16:16

        C’est quoi ce genre de post. Vous devez vous faire soigner ! De vrais hitlériens haineux qui donnent des leçons de morale.

        Premiérement, il n’y a aucune mafia au Kosovo ni en Albanaie par ailleurs. Il y a un problème de petits groupes de truands mais pas de mafia.

        Deuxièmement cet article est pleins de mensonges propagés par l’extrême-droite serbo-russe relayé par leurs comparses européens.

        Je rappelle que miloseviç et tout le gouvernement serbes ont été accusés et condamnés pour crimes contre l’Humanité.

        Les dirigeant kosovars ne sont même pas accusés à l’exeption près de deux confamnations mineurs pour des subalternes.

        Encore une chose, les albanais ont été le seul peuple à avoir protégé tous ses juifs et même les juifs serbes et grecs ont trouver refuge en Albanie. Aucun juifs n’a été livré ni par le gouvernement ni par la population. En proportion par rapport à la population ce sont les albanais qui ont opposés la plus grande résistance aux nazis.


      • Ceri Ceri 8 décembre 2008 16:22

        c’est faux, la mafia là bas n’est plus une simple histoire de clans, depuis la guerre. 
        Ensuite, un certain nombre de kosovars de l’UCK et même certains hommes politiques actuels ont du répondre de nombreux chefs d’accusation devant le TPIY, j’en nomme même une partie.
        Mais ce n’est pour ça que j’ai assimilé les kosovars aux Nazis (contrairement à ceux qui ont assimilé Milosevic aux Nazis ! ), parce qu’on reste encore très loin d’un génocide.

        Et accessoirement je suis loin d’être sympathisante de l’extrême droite !


      • dona 8 décembre 2008 18:44

        Et accessoirement je suis loin d’être sympathisante de l’extrême droite !

        C’est de l’humour !!!

        Vous êtes de l’extreme-droite la plus perverse. Il suffit de lire votre article qui est une constrution abjecte. Sans parler du titre ou vous insulter ’un peuple et d’un pays qui a échapé au génocide.


      • zelectron zelectron 5 décembre 2008 14:27

        La stratégie de Tito était claire : diviser pour régner.
        Il y a réussi à titre posthume, la Yougoslavie est désormais "atomisée" et la petite Serbie réduite à une portion bien plus congrue que ce qu’il aurait jamais espéré...


        • ZEN ZEN 5 décembre 2008 14:42

          Je n’ai pas eu le temps de vérifier toutes les nombreux liens que donne l’auteur
          Quand je me suis penché sur le dossier, je suis allé de surprises en surprises...
          En tous cas, on n’a pas fini de parler du Kosovo
          Sans vouloir blanchir la Serbie, il faut remonter aux sources et ,outre le rôle de l’Allemagne (comme en Croatie),voir le résultat : les USA y ont installé une de leurs plus grandes bases en Europe
          Devinez pourquoi ? 


          Une guerre évitable , dont le conflit du Kosovo fut le dernier (?) épisode, où la disparition du fédérateur Tito , de vieilles rivalités ethniques et religieuses furent instrumentalisées par des intérêts extérieurs, européens et américains...
          Carla del Ponte livre tardivement quelques données, que nos médias avaient soigneusement occultées, ce qui ne va pas sans polémiques
          Combien de temps encore avant que la vérité soit un peu mieux établie sur les véritables causes de ces années tragiques ?

          "Carla del Ponte avait au début participé au lynchage anti serbe ; on ne peut qu’approuver ce recentrage dans le partage des responsabilités. L’affaire de Georgie vient nous rappeler les erreurs commises vis à vis de l’ex Yougoslavie depuis 1991 et plus recemment lors de la reconnaissance de l’indépendance du Kosovo"(G.Yang AV)


          Le Kosovo n’a pas de pétrole mais sa situation géographique est stratégique car le pipeline Trans–Balkans – connu comme le pipeline AMBO, du nom de son constructeur et opérateur une compagnie pétrolière Albanienne, Macédonienne et Bulgare enregistrée aux US - le traversera.

          Le livre oublié de Carla Del Ponte à propos de la guerre du Kosovo :

          "...Les secrets de l’écrasement de la Yougoslavie sont en train d’émerger, nous en apprenant davantage sur la manière dont le monde moderne est dirigé. Le procureur initial du Tribunal pénal international de la Hague pour la Yougoslavie, Carla Del Ponte, a publié cette année ses mémoires The Hunt : Me and War Criminals.*Largement ignoré en Angleterre, ce livre révèle les désagréables vérités de l’intervention de l’Occident au Kosovo, qui a provoqué des échos dans le Caucase.Le tribunal avait été mis en place et financé principalement par les Etats-Unis.Del Ponte avait pour rôle d’enquêter sur les crimes commis pendant le démembrement de la Yougoslavie durant les années 90. Elle insista sur le fait que les 78 jours de bombardements par l’Otan sur la Serbie et le Kosovo en 1999, faisait aussi partie de ces crimes. Ces bombardements ont provoqué la mort de centaines de personnes dans des hôpitaux, des parcs, des écoles, des églises, des studios de télé et ont aussi conduit à la destruction des infrastructures économiques. ...Si imparfaite soit-elle, la Yougoslavie était à la fois unique, indépendante et multi-ethnique, cette fédération représentait un pont politique et économique durant la guerre froide. Ceci était inacceptable pour cette communauté européenne en plein développement, et particulièrement pour la nouvelle Allemagne réunifiée, cette dernière ayant commencé une conquête à l’Est pour dominer son « marché naturel » dans les provinces yougoslaves de Croatie et de Slovénie. Au moment où les Européens se sont réunis à Maastricht en 1991, un accord secret a été conclu : l’Allemagne reconnut l’indépendance de la Croatie et la Yougoslavie fut alors condamnée. A Washington, les États-Unis se sont assurés que l’économie yougoslave se verrait refuser tout prêt de la Banque mondiale et que l’Otan, alors anéanti, serait réutilisé comme un « homme de main ». Lors d’une conférence de paix en France pour le Kosovo en 1999, les Serbes ont été menacés de sanctions économiques et de bombardements, s’ils n’acceptaient pas l’occupation de leur territoire par les forces de l’Otan....


          Bondsteel : La puissance américaine au coeur de l’Europe et le pétrole de la Caspienne :
          "...Le 5 juin 2001, le secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld a expliqué aux troupes stationnées à Bondsteel quel rôle elles jouaient dans la stratégie économique du nouveau gouvernement "Combien devrions-nous dépenser pour les forces armées ? Mon opinion est qu’il ne s’agit pas de dépenses mais d’investissements. Vous ne tirez pas sur notre puissance économique, vous la préservez. Vous ne pesez pas sur notre économie, vous êtes le socle de sa croissance."
          Un mois plus tard, le Georges Bush junior a fait son premier voyage à l’étranger pour rendre visite aux soldats du camp. Il a insisté sur le fait que les troupes américaines étaient au Kosovo pour y rester. Rompant avec les procédures habituelles, et devant des soldats enthousiastes, il a entériné par sa signature une augmentation des dépenses militaires de 1,9 milliard de dollars approuvée par le Congrès. Depuis lors, la base de Bondsteel n’a cessé de se développer, et est devenue le fer de lance d’un réajustement des bases militaires américaines en Europe et à l’Est. Elle sert de modèle à des bases construites en Afghanistan et dans les républiques ex-soviétiques. Avant le début des bombardements sur la Yougoslavie, en 1999, le Washington Post soulignait : "Le Moyen-Orient devenant de plus en plus fragile, nous allons avoir besoin de bases et de droits de survol aérien dans les Balkans pour protéger le pétrole de la mer Caspienne".
          .."


          Bernard Kouchner, mensonge au Kosovo

          -Bon à savoir :
          Le Kosovo n’a pas de pétrole mais sa situation géographique est stratégique car le pipeline Trans–Balkans – connu comme le pipeline AMBO, du nom de son constructeur et opérateur une compagnie pétrolière Albanienne, Macédonienne et Bulgare enregistrée aux US - le traversera.
          Le pipeline pompera le pétrole de la Mer Caspienne, du port bulgare de Burgas via la Macédoine jusqu’au port albanais de Vlora, à destination des pays européens et des Etats-Unis. Plus précisément, le pipeline AMBO de 1.1 milliard de dollars permettra aux compagnies pétrolières opérant dans la Mer Caspienne de transporter leur pétrole à Rotterdam et la Côte Est des USA à un coût bien moindre que celui d’aujourd’hui.
          Quand il sera opérationnel en 2011, le pipeline fera alors partie d’un corridor d’infrastructures essentielles Est Ouest incluant autoroute, chemin de fer, gaz, lignes de télécommunication en fibre optique. Ce pipeline transportera le pétrole directement sur le marché européen en éliminant le trafic des pétroliers circulant dans les eaux écologiquement sensibles de la Mer Egée et de la Méditerranée.
          En 2000, l’Agence Gouvernementale de Commerce et Développement des US a financé une étude de faisabilité du pipeline qui a actualisé et étendu l’étude de faisabilité du projet d’origine datant du début 1996. Les services Energie de Brown & Root, une filiale britannique appartenant entièrement à Halliburton, ont complété l’étude de faisabilité d’origine de ce projet.
          Le rapport de l’Agence US pour le Commerce et le Développement a été publié en mai 2000, et estime que le pipeline constitue un intérêt stratégique US. Selon le document, le pipeline fournira du pétrole et du gaz sur le marché US pour un montant estimé à 600 millions de dollar par mois, ajoutant que le pipeline est nécessaire car le pétrole venant de la mer Caspienne surpassera rapidement la capacité sécurisée du Bosphore.
          Le projet est nécessaire selon le rapport car le pétrole venant de la Mer Caspienne « surpassera la capacité sécurisée du Bosphore comme voie de transport ». Le plan, note l’agence, «  fournira une source constante de pétrole brut pour les raffineries américaines  », « fournira aux sociétés américaines un rôle clé dans le développement du corridor vital Est Ouest » « avancera les aspirations de privatisation du gouvernement US dans la région » et « facilitera une intégration rapide » des Balkans « au sein de l’Europe Occidentale ».


        • Le péripate Le péripate 5 décembre 2008 15:07

           Je résume ce long post, pour ceux que les lectures démagogiques rebutent.

          Sans vouloir blanchir la Serbie..... états-unis, pétrole, états-unis, pétrole, états-unis, pétrole......

           smiley


        • ASINUS 5 décembre 2008 15:13

          yep bonjour peripate je conçois qu un etat mafieu dotés d aucune regles sinon celles de l argent
          ou du plus feroce trouve grace a vos yeux , n est ce pas la le sumum du liberalisme ?


          j entend le seul vrai liberalisme celui decrit par Dickens


        • ZEN ZEN 5 décembre 2008 15:18

          Tu as tout compris, Péripate ! 
          En progrès... smiley


        • Le péripate Le péripate 5 décembre 2008 15:38

           Ben oui, je m’applique. Bien que je doute d’arriver un jour à une telle excellence dans le mensonge et la désinformation.

          Au fait, à l’intention de l’alter-comprenant Asinus, une mafia est l’antithèse absolue d’une société libérale, société qui est le règne du droit. Les mafias prospèrent au contraire sur des états corrompus.

          Mais c’est vrai que cet enseignement n’est pas au programme des docteurs Diafoirus et Zen.


        • Ceri Ceri 5 décembre 2008 15:40

          en effet, le Kosovo est un sacré bourbier ! Les histoires de pétrole et de drogue, ce sera les deux autres parties de la saga sur le Kosovo, parce qu’il y a de quoi dire là-dessus également.

          Sinon, cette guerre est intéressante, parce que c’est une des premières dont la propagande a été menée presque uniquement par des agences de communication. Il est donc clair que les infos étaient manipulées. Je ne comprends pas vraiment qu’aujourd’hui, certains n’essaient même pas de comprendre les choses. Tout simplement parce qu’à force de gober la propagande officielle, on ne peut pas comprendre ce qui se passe vraiment, ni quels processus sont en cours.


        • ASINUS 5 décembre 2008 16:02

          de l incomprenant a l incompris

          une societé ou regne le droit : celui du plus fort ? du plus riche ?
          societé sans arbitre ?


        • ZEN ZEN 5 décembre 2008 16:17

          "je doute d’arriver un jour à une telle excellence dans le mensonge et la désinformation."

          Allez, Péripate, on sort des incantations habituelles..
          J’accepte les critiques et je ne sais pas tout...Si ! si !
          Mais on reprend toutes les sources, tous les liens
          On vérifie, on recoupe les informations, on critique
          Après, on argumente...
          Bonne lecture ! smiley


        • Le péripate Le péripate 5 décembre 2008 16:40

           Autrement dit, je me farcis d’abord toute la littérature d’Attac et de la LCR, et après on cause ? Merci, je n’ai qu’une vie....


        • Traroth Traroth 5 décembre 2008 16:40

          "société qui est le règne du droit" : C’est pour ça que Milosevic a été condamné à mort par un tribunal et executé dans le respect de la loi. Ah ben non, tiens...


        • JL JL 6 décembre 2008 10:32

          Péripate dit : ""Autrement dit, je me farcis d’abord toute la littérature d’Attac et de la LCR, et après on cause ? Merci, je n’ai qu’une vie.... ""

          Pauvre péripate, tant qu’il n’aura pas compris pas que l’alternative pour qu’enfin on le prenne au sérieux c’est qu’il prenne les autres au sérieux ou qu’il se taise, Il ne sera qu’un zozo.


        • Serpico Serpico 6 décembre 2008 12:28

          Peripate : "Les mafias prospèrent au contraire sur des états corrompus."

          ******************

          Comme aux USA ?



        • R.L. 6 décembre 2008 13:52

          Face à la mauvaise foi (pléonasme), l’absence d’argument, le parti-pris systématique pour le pays qui, rien que depuis 1947 a bombardé plus de 40 pays, renversé, manipulé, obligé des dizaines de gouvernemants, envahi et tué des millions de personnes (directement ou indirectement), légalisé la torture pratiquée dans de nombreux centres... de ceux qui soutiennent les États-Unis d’Amérique du Nord, je me pose une seule question :
          Quelle est la proportion entre les naïfs-bêtas-incultes-vichyssois et lessous-marins travaillant à la seule tâche de maintenir l’image de ce pays, le plus criminel de toute l’histoire de l’humanité ?


        • alexgrenoble 18 avril 2009 14:02

          Entièrement d’accord avec cette belle étude, la nébuleuse onusienne a placé une verrue au coeur de l’Europe,fidèleà ce vieil adage : diviser pour régner.
          pas mal de dirigeants La création d’un Balkanique menaçait les visées politiques, économiques et idéologiques assez mal intentionnés. Il était préférable de sapper l’aire d’influence des « machants russes » pour garder l’Europe dans le giron américain.
          Tout est bon pour cela :faire rentrer la Turquie dans l’Europe (merci Obama pour ce radical changement del’ère Bush), faire rentrer l’Ukraine dans l’OTAN, condamner les méchants russes et soutenir les moudjahidins (on les appelait les « combattants de la liberté » aux infos du 20h00, on avait oublié ?), à présent les mêmes sont de méchants Talibans, mais qui donc les avait armés, entraînés, équipés, formés, financés ? Quand même pas les « gardiens de la démocratie », pas les amis de mickey et donald...
          Ce n’est pas eux qui ont créé un Etat sur une base ethnique, religieuse, quitte à semer le trouble en Europe et donner des idées aux séparatistes en Belgique, au Pays Basque et ailleurs...
          Ca ne se peut pas puisqu’ils nous bourrent le crâne depuis des années avec des grand principes comme la démocratie, l’égalité des hommes, même chez nous on veut considérer les gens selon leurs qualités et non leur appartenance religieuse, ethnique, culturelle, avec de telles idées, on n’aurait jamais pu soutenir la création d’un Etat religieux-ethnique-maffieux, non ?


        • max14z max14z 5 décembre 2008 14:37

          Le kosovo ?!!! une diversion selon moi ... encore un pays renversé par des forces obscures, les vrai voyou sur cette planete ? :-les etats-unis loin devant en première position. -puis je dirai la france, la grande bretagne, et ensuite vient d’autres pays, de toutes façon tout ces pays sont obligés de rentrer dans cet engrenage malsain, pour se maintenir et survivre, car il sont controlés par les "grands" banquiers...ce sont eux les hommes a abatre ! les escrocs, les terroristes...les tueurs de Kennedy !!! et j’en passe...


          • Yannick Harrel Yannick Harrel 5 décembre 2008 14:41

            Bonjour,

            Article fort bien construit et dérangeant. Surtout pour les vérités qu’il énonce.

            Je continue toujours de pester envers la reconnaissance hâtive de cette province Serbe. La Russie a été particulièrement ulcérée et n’a pas manqué d’ailleurs de saisir l’occasion qu’il lui a été apportée sur un plateau d’argent de reconnaître à son tour l’Abkhazie et l’Alanie du Sud.

            Et il faudrait aussi particulièrement se pencher sur le passé du Premier Ministre Thaçi, cet homme sentant particulièrement le soufre...

            Cordialement


            • ZEN ZEN 5 décembre 2008 15:02

              Le Kosovo ; sans doute une poudrière , une bombe à retardement
              Rien n’est réglé !

              "L’indépendance, pour laquelle tous les partis politiques kosovars luttent depuis des années, est au cœur d’une bataille politique entre les grandes puissances. États-Unis, Russie et Union européenne règlent leurs différends au Kosovo, objet de marchandages internationaux qui dépassent, et de loin, les problématiques balkaniques..."(I.Lasserre)

              Indépendance du Kosovo, mode d’emploi
              "...Le nouveau Kosovo promet un respect des droits des minorités, mais les Serbes redoutent que leurs relations, déjà tendues, avec la majorité albanaise, ne devienne intenable une fois le cordon rompu avec la "mère patrie" serbe. Un cocktail dangereux puisque c’est le sort de la minorité albanaise de Serbie qui a provoqué la guerre du Kosovo en 1999, et certains redoutent que l’inversion des rôles ne débouche un jour, sinon sur une guerre, au moins sur une montée des violences..."
              "... Milosevic paraît bien avoir remporté une victoire posthume, et sans doute la plus inquiétante : le modèle d’états ethniquement purs semble bien être devenu recevable.
              Ce modèle, que je tiens pour haïssable, nous promet un futur incertain et pas forcément souriant.
              Autrement dit, Milosevic a tout perdu, et il est à craindre que nous (l’Europe) n’ayons rien gagné..."(T.Reboud)

              Kosovo : l’indépendance, et après ?

              Serge Halimi : Kosovo et désinformation
              -Indépendance du Kosovo, une bombe à retardement

              La boîte de Pandore des frontières balkaniques

              Dedefensa.org:désordre au Kosovo

              Un cahier spécial sur le Kosovo

              Kosovo : Les États-Unis et l’Union européenne appuient un processus politique en lien avec le crime organisé


              • fouadraiden fouadraiden 5 décembre 2008 15:16



                 L’auteur est engagé....c’est très bien.

                 Je trouve très bon le résumé en dix principes de la propagande guerrière des occidentaux.


                • LE CHAT LE CHAT 5 décembre 2008 15:25

                  bah , il est cerné par des états mafieux ! un de plus !


                  • Gruvran 5 décembre 2008 15:45

                    Le drame du Kosovo est lié à la destruction de la Yougoslavie. Ce sont les peuples yougoslaves qui sont les grands perdants de la destruction de leur pays. L’occident a combattu un état mafieux serbe dirigé par Milosevic parce que celui-ci était pro-russe, et les mafieux serbes pro-russes en perdant les guerres de Croatie, Bosnie et Kosovo ont laissé place à des mafieux croates, bosniens et kosovars pro-occidentaux. Si la Serbie de Milosevic avait choisit l’Occident à la place de la Russie, jamais la Yougoslavie n’aurait été démembré. Au Kosovo, la population locale n’a rien gagné, ce sont leurs dirigeants mafieux qui empochent la mise de l’indépendance. Contrairement à la constitution yougoslave éloaborée par Tito, les kosovars actuels n’ont pas le droit au drapeau albanais, pas le droit de célébrer des fêtes albanaises, pas le droit de voter des lois sans ingérence étrangère. C’est une régression civique. Il aurait fallu une partition du Kosovo entre l’Albanie et la Serbie, une idée préconisée par la Russie, pour mettre un terme à ce conflit entre deux epupes qui revendiquent le même territoire. Mais l’Occident ne veut pas de cette partition, elle veut le contrôle total du Kosovo au nez et à la barbe de la population locale qui, comme en France, est apathique.


                    • Gruvran 5 décembre 2008 15:51

                      Je voudrais ajouter à l’auteur que le Kosovo est un des nombreux états mafieux issus de l’ex-Yougoslavie, et non le seul comme laisse à penser le titre de votre article. En détruisant la Yougoslavie, l’Occident a établit une dizaine d’états mafieux là où il y avait autrefois un seul pays ! Savez-vous par exemple qu’en Croatie les journalistes sont assassinés comme en plein Chigaco des années 30 ? Savez-vous qu’en Serbie des mafieux ont abattu un premier ministre en pleine rue ? Savez-vous qu’au Monténégro la mafia russe se pavane comme si elle était chez elle  ? Donc je trouve votre article trop réducteur car il se limite à un seul pays mafieux, alorsq ue la disparition de la Yougoslavie provoquée par l’Occident a créé une dizaine de Kosovo.


                    • Ceri Ceri 5 décembre 2008 16:31

                      je n’ai pas dit que le Kosovo est le seul Etat mafieux de la région.
                      Seulement, c’est le seul Etat mafieux dont les représentants ont été mis là par les Etats occidentaux, qui savaient pertinemment qui ils mettaient au pouvoir.

                      La question alors, c’est de savoir dans quel but.


                    • Avatar 5 décembre 2008 16:14

                      A l’auteur,

                      Article fort intéressant sortant du discours officiel rabaché par les médias.

                      Il est troublant de constater, que le trafic d’heroïne dans cette région n’appelle pas une lutte sans merci et internationale contre les narco-trafiquants. Au vu des quantités d’argent généré par ce traffic de poudre, le traffic d’armes et d’êtres humains n’est pas pret de s’arreter non plus.

                      D’ailleurs quel pays a le monopole de la production de pavots dans le monde ainsi que la transformation de l’opium en héroine ? L’afghanistan ou les USA ne font rien du tout pour régler le probleme alors qu"elle en a les moyens techniques sur place .

                      Quelques chiffres significatifs (observez l’accroissement /années) :

                      Production afghane d’opium selon l’UNODC Année 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2006 2007 Nb tonnes 2300 2200 2800 2700 4565 3300 200 3400 3600 4200 6100 8400

                      Sources : UNODC, Office des Nations unies contre la drogue et le crime[7],[8]

                      Concernant l’indépendance du Kosovo,
                      • Pour être reconnu par l’ONU, le Kosovo doit maintenant être reconnu par une majorité des 192 pays membres de l’assemblée générale de l’ONU, soit 97[30].
                      • Pour l’instant 52 des 192 pays membres de l’ONU reconnaissent l’indépendance du Kosovo.
                      • Le principal employeur du pays est la base américaine de Camp Bondsteel, la plus grande au monde, faisant du Kosovo un État très dépendant économiquement des États-Unis. Ces derniers se servant de cette base stratégique comme point de contrôle de la région, et d’observation de l’État de Russie.http://fr.wikipedia.org/wiki/Kosovo

                        Conclusion, la lutte contre la production de pavots en Afghanistan ou son trafic au Kosovo ne semble pas être la priorité des USA (sous le regime Bush en tout cas).

                         


                      • ZEN ZEN 5 décembre 2008 16:27

                        @ Avatar

                        Le camp Bondsteel est en effet d’une importance stratégique majeure pour les intérêts US dans cette région, comme je le soulignais dans mon premier post et on comprend mieux aujourd’hui leur intérêt pour ce petit territoire
                        Je ne pense pas que cela changera beaucoup lors de la future présidence


                      • Avatar 5 décembre 2008 16:35

                        Exact Zen,

                        Sans compter que cette revendication d’indépendance , qui n’a pour l’instant pas encore aboutie au regard du droit international, ouvre une brêche au niveau du droit int. et pourrait servir d’exemple à d’autres (et pas qu’à la fédération russe avec l’Ossétie et l’Abkhazie ...)

                        D’ailleurs, le Kosovo passera prochainement devant la cour internationale de justice :

                          " La Serbie veut que la Cour de justice internationale de La Haye vérifie si la déclaration d’indépendance du Kosovo est conforme au droit international. La juriste Stavri Kalopsidiotu, membre du bureau du parti communiste social-démocrate de Chypre (AKEL) au Parlement européen, réfléchit aux conséquences que l’action de la Serbie pourrait avoir : "C’est peut-être une surprise pour tous ceux qui ont parlé hâtivement d’une défaite de l’’ancien droit’, et de l’affaiblissement du principe de souveraineté et d’intégrité politique et territoriale des pays. ? C’est l’espoir pour tous les faibles et petits pays de cette planète que le résultat d’un processus qui vient de commencer ne donne pas le feu vert à la création de nouvelles frontières sur l’atlas mondial. ? Théoriquement, la décision de l’assemblée générale de l’ONU [d’approuver la résolution déposée par la Serbie pour l’élucidation du cas à La Haye] freine pour le moment les demandes correspondantes comme celle du Kosovo."

                      • Avatar 5 décembre 2008 16:38

                        ps : et comme vous Zen, je suis très sceptique sur un revirement de situation avec la présidence Obama par le biais d’Hillary Clinton...


                      • Georges Yang 5 décembre 2008 16:19

                        En 2007, j’avais déja écrit un article sur Agoravox
                        Faut-il vraiment accorder l’indépendance du Kosovo ?
                        http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=25576

                        Rien n’a changé depuis, vous aurez beau dénoncer les abus des dirigeants et de la mafia kosovar, l’hystérie anti serbe continuera dans les médias classique.
                        Il en est de même vis-à-vis du Darfour, de la Chine et de la Russie, ce sont toujours les mêmes hystrions qui déclâment leur"savoir" sur les plateaux télés.
                        Merci malgré tout pour cette voix divergente, cela change de la soupe lénifiante servie à la télé


                        • Lisa SION 2 Lisa SION 2 5 décembre 2008 16:40

                          Point de vue purement géostratégique.

                          Ce petit pays est au carrefour du monde occidental, du monde musulman, et dernier refuge d’un peuple nomade, les Roms. Ce dernier constitue sa survie sur le transfert des drogues, trafic, vols divers, et pratiques de prostitutions dont les principaux clients sont les premiers cités, et particulièrement des Allemands qui faisaient de la Yougoslavie leur résidence secondaire, leur villégiature, leur bordel estival.

                          Ce noeud névralgique de frictions n’est pas systématiquement chronique sauf en confiant aux militaires décérébrés la mission de sécuriser cette " zone ". C’est risquer de les voir se vautrer dans le vice, violer à tour de bras les filles déjà soumises par les brutes locales, ceci ne se fera pas sans engendrer une rancune tenace pour les siècles prochains. 

                          De savoir en plus que tout cela n’a pour but ultime que d’assurer le transfert de ce gaz que nous allumons sous l’eau de notre thé, nous ne sommes même pas exempts en la chauffant au micro-onde qui est aussi une technologie d’origine militaire. Tout ce bordel pour protéger ce fioul qui brule dans nos chaudières et assure le chauffage individuel de nos cocons de bonheur...Ca pue très fort, quand même, non ? Tout ceci donne un goût dégueulasse au meilleur des thés même parfumé au plus pur des jasmins !

                          Toute civilisation établie sur ce mode de fonctionnement est condamnée à terme. Toute civilisation établie ainsi sur l’avenir précaire du pétrole et du conflit permanent qui gravite autour, court ce risque. Ce pétrole est l’outil qui a permis de développer d’autres sortes de souces d’énergies bien plus durables, bien plus autonomes, et bien moins destructrices. La crise économique mondiale peut ouvrir sur un transert de tecnologies salvatrices ou sur la guerre définitive...N’est-il pas temps de faire un choix crucial ?

                          Je vous laisse, la bouilloire installée sur la plaque de fonte de mon poële à bois du jardin m’indique qu’il est temps d’aller boire ce thé divin. Je le ferai particulièrement à la santé d’un monde meilleur. L.S.


                          • Deneb Deneb 5 décembre 2008 17:10

                            Il n’y a pas que le Kosovo comme etat mafieux. Le Montenegro, dans le genre, c’est pas mal aussi. Sans parler de la Sérbie elle-même, ou ils ont vite fait d’assasiner un premier ministre, un peu trop democratique. Combien de centre commerciaux à Belgrade ont-ils été construits par la mafia ?

                            Mais il y a aussi mafieux et mafieux. Des etats comme Monaco ou Luxembourg n’ont evidemment rien à voir avec les mafias !


                            • bulgarsko 5 décembre 2008 17:18

                              Chercher l’erreur ? mais il n’y a pas d’erreur ! Les americains ont construit au Kosovo la plus grande base depuis une generation. C’est aussi la plus grande base de l’Otan en Europe. C’est le fameux « Camp Bondsteel » ref : http://www.nationspresse.info/?p=14057 Ne dit-on pas qu’elle servirait de zone de transit pour l’heroine en provenance d’Afghanistan ? L’interet strategique de cette base dans l’encerclement de la Russie est evident, de meme son interet concernant l’acheminement du petrole de la Caspienne.


                              • Emmanuel Aguéra LeManu 5 décembre 2008 17:24

                                Commentaire monodocumenté et biaisé. (je précise que je n’ai aucune attache avec le Kosovo ou les pays adjacents, ce qui par les temps qui courrent, est assez rare me semble-t-il).

                                Juste une question : De deux choses l’une : Faut-il couler la Sicile ou la sortir du moyen âge ?
                                Mais attention, ceux des peuples parmi l’humanité qui partent après les autres vont plus loin. Vous trouverez les exemples vous-mêmes, il n’en manque pas.

                                Le Kosovo, à l’époque, je n’en avis entendu parlé qu’à travers manifestations sanglantes et catastrophes minières.
                                Et puis voilà qu’on y découvre un peuple illettré, barbare, assoiffé de sang et, comme par hasard, désireux de s’autodéterminer : preuve irréfutable d’une organisation mafieuse.

                                Savez-vous qu’il existe encore des canibales sur la planête ?
                                Sûrement des complices...


                                • Emmanuel Aguéra LeManu 5 décembre 2008 17:36

                                  J’oubliais de vous dire ? La pauvreté fabrique les traffics plus efficacement que les traffics fabriquent la richesse.
                                  Votre discours sent le Karcher, cher ami. On a les banlieues qu’on mérite même quand elles vous pêtent à la figure. Surtout quand elles vous pêtent à la figure !

                                  Allons leur filer un coup de main en faisant amende honorables. Ce sera plus constructif que d’entretenir la haine pour après la transmettre aux générations suivantes qui ne le méritent pas.
                                  Mais c’est vrai que de travailler sur soi-même, c’est autrement plus difficile que de débrider la frustration. Compréhensible.

                                  Mais on passe à autre chose.



                                  • Jorge Atlan 5 décembre 2008 18:46

                                    Aix, c’est le Saint Empire Germanique et pas la France. 
                                    Revoyez votre histoire. Et a des fins d’information je vous conseille la lecture "d’une histoire populaire des Etats Unis" d’Howard Zinn. vous aurez une autre pespective sur la plus grande "démocratie" du monde.
                                    D’autre part il est bien utile de disposer d’un base arrière d "Hommes d’affaires" qui peuvent facilement contourner tout les embargos. Embargo sur les armes. 
                                    On pourrait évoquer le comportement , au moins très trouble de la ministre américaine de Bill Clinton.. Mais là aussi c’est faire de l’antiamericanisme.


                                    • mandrier 5 décembre 2008 21:43

                                      Nous avons la malchance d’avoir des "politiciens" très nuls qui ont trahi un allié de la France... Ils nous ont trahi aussi.
                                      Quel était le "cadeau" en echange ? La presse est étrangement muette là-dessous.
                                      Puisque vous étiez à l’IEP de Rennes, vous connaissez Ouest-France dont le proprietaire rédacteur en chef ne voyait aucun problème pour distiller dans son torchon sa propagande anti-Serbes.... Maintenant, il y a des maffieux albanais à Rennes ! Il faut être sinistrement con pour obtenir une chose pareille !. Je leui souhaite du plaisir !...

                                      Je suis d’accord avec vous, "on" nous a établi au coeur de l’Europe un état maffieux, un état de criminels..
                                      Il se trouve aussi que je connais le problème ayant trempé dans ce merdier. Je me souviens ce certaines manipulations médiatiques d’un service très particulier : les journalistes éclusaient les pires mensonges avant d’aller siffler une bière bien fraiche à la popote du coin.... Il y en avait même un "manipulateur" du pseudo "Jamie Shea" qui disait : "Qu’est ce que j’ai pu leur raconter aujourd’hui ! Regarde moi ces connards ils gobent n’importe quoi !".
                                      Pendant ce temps là les musulmans albanais tuaient, torturaient, violaient, brulaient ... Et nous, il nous était interdit de défendre les Serbes, nos alliés dont les grands pères avaient décorés les notres en 1918... Et en 1945

                                      Ces "politiques" sont des salauds.

                                      Cette guerre des balkans est loin d’être terminée... Le feu couve


                                      • Ceri Ceri 6 décembre 2008 01:44

                                        loin de moi l’idée de défendre Ouest France et encore moins les pseudos infos que les médias ont déversées à l’époque. D’ailleurs c’est en partie ce que je dénonce : l’instrumentalisation des images et la propagande de guerre qui ont rendu ce conflit totalement manichéen. 


                                      • Dubrovac 5 décembre 2008 22:01

                                        Je ne vois pas de quoi vous vous plaignez ? Si le Kosovo est indépendant c’est avant tout le fruit du terrorisme serbe qui a saccagé les uns après les autres les pays suivants : Slovénie (300 morts en 1991), Croatie (20 000 morts de 1991 à 1995), Bosnie (150 000 morts de 1992 à 1995), et enfin Kosovo (10 000 morts en 1999).

                                        Les terroristes serbes ont cru en 1991 que le moment était venu de créer par la violence et la terreur leur Grande Serbie ethniquement pure, débarassée des Catholiques et des Musulmans. Sur les territoires croates et bosniaques, les terroristes serbes ont incendiés des milliers d’églises et de mosquées entre 1991 et 1995, ils sont détruits des villes et villages entiers de Vukovar à Sebrenica. 

                                        L’indépendance du Kosovo et des anciennes républiques yougoslaves est le résultat direct du terrorisme serbe. L’Europe a compris qu’en 1991 le fascisme était de retour sur le vieux continent et qu’à la différence de 1940, ce fascisme n’avait pas un visage allemand, mais serbe ! Mais l’Europe a mis du temps pour réagir, c’était dès l’agression serbe contre la Croatie en 1991 qu’il fallait bombarder la Serbie, pas en 1999. Tant mieux pour les Kosovars, même si moi j’aurais aimé que l’OTAN vienne secourir mon pays comme ils l’ont fait au Kosovo, au moins je me console de savoir que la Croatie a terrassé le terrorisme serbe par elle-même.

                                        Rien que pour tout le mal que la Serbie a fait à la Slovénie, à la Croatie, à la Bosnie et au Kosovo, je souhaite que l’Union européenne lui interdise l’accès dans son club. J’espère que la Croatie, une fois membre de l’UE, profitera de son nouveau statut pourt mettre son veto à chaque occasion contre la Serbie. Nous ne pardonnerons jamais aux serbes pour tout le mal qu’ils nous ont fait !


                                        • Ceri Ceri 6 décembre 2008 01:49

                                          je n’ai pas l’impression que les commentaires soient extrêmes. Ou alors ils sont en proportion de la manipulation qu’on a connue. 
                                          Le cas du Kosovo est simplement très révélateur d’un certain système, d’un mode de pensée, et d’un processus qui sont loin de mener au bien être des peuples ! Comme d’hab, certes, mais je trouve intéressant de faire une sorte de liste de ce qui ne va pas dans cette affaire du Kosovo...


                                        • ZEN ZEN 6 décembre 2008 08:13

                                          Bonjour Parpaillot,

                                          Personne ne prétend ici innocenter la Serbie...
                                          Je continue à croire que l’ancienne Yougoslavie était viable , avec une sortie du titisme négociée, une décentralisation intelligente...Il est vrai que Tito n’a pas préparé sa succession , la transition...

                                          Il y a des causes internes dont le déclencheur principal a été la crise économique qui a exacerbé les tensions entre les régions et a réveillé le nationalisme grand serbe

                                          Les causes externes sont connues : crise du communisme (malgré la critique titiste de Moscou), jeu secret et/ou ouvert des puissances extérieures (Allemagne, Vatican,service US , qui ont vite compris l’intérêt qu’ils pouvaient tirer de ce conflit activé, et qui voyaient loin -voir mon premier post-). Refus de solutions négociées aux moments opportuns, voire sabotage américain (voir le post de Christophe )...

                                          Voici un document qui peut résumer l’essentiel , sans entrer dans les détails


                                          • Constantin Constantin 6 décembre 2008 08:19

                                            Intéressant !


                                            • ZEN ZEN 6 décembre 2008 08:46

                                              @ Parpaillot
                                              Sans reprendre tout ce que dit Carla del Ponte, et que je ne peux vérifier (trafic d’organes), on peut admettre - et c’est bien plus important- ce qu’elle a fini par reconnaître et que je signale plus haut : (extrait) :

                                              "...Largement ignoré en Angleterre, ce livre révèle les désagréables vérités de l’intervention de l’Occident au Kosovo, qui a provoqué des échos dans le Caucase.Le tribunal avait été mis en place et financé principalement par les Etats-Unis.Del Ponte avait pour rôle d’enquêter sur les crimes commis pendant le démembrement de la Yougoslavie durant les années 90. Elle insista sur le fait que les 78 jours de bombardements par l’Otan sur la Serbie et le Kosovo en 1999, faisait aussi partie de ces crimes. Ces bombardements ont provoqué la mort de centaines de personnes dans des hôpitaux, des parcs, des écoles, des églises, des studios de télé et ont aussi conduit à la destruction des infrastructures économiques. ...Si imparfaite soit-elle, la Yougoslavie était à la fois unique, indépendante et multi-ethnique, cette fédération représentait un pont politique et économique durant la guerre froide. Ceci était inacceptable pour cette communauté européenne en plein développement, et particulièrement pour la nouvelle Allemagne réunifiée, cette dernière ayant commencé une conquête à l’Est pour dominer son « marché naturel » dans les provinces yougoslaves de Croatie et de Slovénie. Au moment où les Européens se sont réunis à Maastricht en 1991, un accord secret a été conclu : l’Allemagne reconnut l’indépendance de la Croatie et la Yougoslavie fut alors condamnée. A Washington, les États-Unis se sont assurés que l’économie yougoslave se verrait refuser tout prêt de la Banque mondiale et que l’Otan, alors anéanti, serait réutilisé comme un « homme de main ». Lors d’une conférence de paix en France pour le Kosovo en 1999, les Serbes ont été menacés de sanctions économiques et de bombardements, s’ils n’acceptaient pas l’occupation de leur territoire par les forces de l’Otan.... "

                                              Note ; J’ai beaucoup d’amis allemands...


                                              • Georges Yang 6 décembre 2008 09:49

                                                Même si Carla del Ponte a participé au début de son mandat au lynchage anti serbe, ( ce qui en faisait alors une héroine des droits de l’homme) elle a eu l’honnêteté de reconnaitre que finalement il y avait aussi des criminels parmi les Croates, Bosniaques et Kosovars, ce qui lui a valu des remarques plus qu’’....acerbes !

                                                Qu’on se rapelle aussi des critiques contre Kusturica pour son film Underground où il filmait les trafics des casques bleus, scène montrée à Cannes mais coupée lors de la diffusion en salle.
                                                Le fait d’avoir dit :la Yougoslavie était un pays où on avait été heureux,
                                                l’a fait traiter de pro Milisevic par l’inéfable Finkielkraut.


                                                • ZEN ZEN 6 décembre 2008 11:20

                                                  @ G Yang

                                                  Voilà des morceaux choisis de Finkelkraut, Bruckner sur le conflit (nombreux liens)

                                                  Edifiants, surtout après coup...


                                                  • ZEN ZEN 6 décembre 2008 11:27

                                                    Nos "intellectuels" français de service n’ont pas peu fait pour souffler sur les braises

                                                    Le conflit entre Emir Kusturica, Bernard Henri Lévy et Alain Finkielkraut a commencé lors de l’éclatement de la Yougoslavie. Les trois hommes ont développé des positions inconciliables entre elles.
                                                    Alain Finkielkraut a pris, dès 1991, position en faveur des nationalistes croates et il sera le principal porte-parole des séparatistes en France ]. Il rédigera en 1992 un livre intitulé Comment peut-on être croate ? où il fera l’apologie des petites nations qu’il présentera comme garantes de liberté face à des uniformités oppressives. Il se fera alors l’avocat des racines historiques des peuples et des divisions communautaires et religieuses : « Si je n’avais pas été juif moi-même, peut-être n’aurais-je pas mis autant d’ardeur et d’insistance à défendre la Croatie. Mais comme le dit admirablement Péguy dans "Notre jeunesse" : plus nous avons du passé derrière nous, plus justement il faut le défendre, le garder pur » ]. Bernard Henri Lévy prendra pour sa part fait et cause pour l’indépendance de la Bosnie-Herzégovine et se fera le porte parole du président musulman bosniaque Alija Izetbegovic Bien que son engagement soit légèrement plus tardif que celui de Finkielkraut, il aura une retentissement médiatique bien plus important. Sur la Bosnie-Herzégovine, il écrira un livre [, réalisera un documentaire télévisée et un documentaire pour le cinéma]. Il consacrera à la Bosnie-Herzégovine un grand nombre de ses éditoriaux du Point, mènera temporairement une liste « Sarajevo » aux élections européennes de 1994 en France et organisera des tournées en Europe pour Alija Izetbegovic.
                                                    Contrairement à Alain Finkielkraut, il ne fera pas l’apologie des nationalismes, mais vantera dans la Bosnie d’Izetbegovic un idéal républicain, une « petite Yougoslavie » pluriethnique tandis que les Serbes seront présentés comme peuple coupable de tentative génocidaire.
                                                    Si la base du raisonnement des deux hommes diffère, leur action politique dans ce domaine ira de pair. Les deux intellectuels appelleront à une levée de l’embargo sur les armes en direction des mouvements séparatistes, présenteront leurs adversaires comme des fascistes ou des « Munichois » et brocarderont la « serbophilie » des institutions françaises. Ils populariseront l’image manichéenne de Croates et Musulmans bosniaques démocrates face au fascisme serbe. Pour cela, ils n’hésiteront pas à blanchir les références fascistes du camp qu’ils ont choisi de défendre. Ainsi, Bernard Henri Lévy oubliera consciencieusement le passé pro-nazi et milicien de M. Izetbegovic durant la Seconde Guerre mondiale, tout comme il oubliera ses appels en faveur d’une Bosnie peuplée des seuls musulmans. Il le présentera par contre comme le « De Gaulle bosniaque » et, avec Massoud, comme un modèle de « l’islam modéré ». Alain Finkielkraut pour sa part prendra la défense de l’ancien archevêque croate, Mgr Stepinac x, malgré ses positions pro-nazis et son soutien au régime oustachi d’Ante Pavelic ...


                                                    • Georges Yang 6 décembre 2008 11:45

                                                      @Zen
                                                      Merci pour ces éclaircissements !
                                                       Finkielkraut déclare :« Si je n’avais pas été juif moi-même, peut-être n’aurais-je pas mis autant d’ardeur et d’insistance à défendre la Croatie." 

                                                      C’est oublier bien vite le régime croate d’Ante Pavelic et sa collaboration avec les nazis, les paniers d’yeux arrachés (pratique reprise contre les Serbes de la Krajina dans les années 90) et le fait que les principaux oppossants aux nazis furent des Serbes royalistes et communistes.


                                                      • dona 8 décembre 2008 16:43

                                                        Es qu’il suffit de propager des mensonges et des rumeurs pour salir tout un pays. Surtout quand ces mensonges viennent de peuples génocidaire comme les serbes ou les russes en tchétchénie.

                                                        Ce genre d’article ne convainct que les hitlériens de votre éspèce.
                                                        Votre buts est claire et le même que celui de miloseviç c’est à dire l’extermination du peuple du Kosovo.





                                                        • Alexis 9 décembre 2008 05:16

                                                          Voilà un « article » qui commence fort, avec une belle accroche digne des plus beaux polars. C’est presque un blockbuster hollywoodien qu’on nous présente, avec d’entrée, grosse voix off dopé à la testostérone en arrière fond pour être tout de suite dans l’ambiance.

                                                           

                                                          Un Etat qu’on peut légitimement qualifier de "voyou" (ça, c’est la trame de fond du film qu’on va nous vendre)

                                                          dont les représentants (ça, c’est les stars du film… leurs noms viendront plus tard : Thaci, Haradinaj, Ceku…)

                                                          avalisés par l’Europe et l’OTAN (tiens, ça rime en plus, la classe totale pour une bande annonce)

                                                           font du fric grâce à différents trafics, comme la drogue, les femmes ou les armes.

                                                           

                                                          Si avec un décor planté comme ça vous n’avez toujours pas envie de voir le film, c’est à ne rien y comprendre.

                                                          Parce que les Kosovars tiennent le haut du pavé, dans ce domaine comme dans beaucoup d’autres. (ça, c’est la phrase qu’on comprend moins. Non seulement elle est on ne peut plus approximative, mais elle ne veut rien dire… au regard de ce qui précède. Mais c’est ce qui fait tout le charme d’une bande annonce de blockbuster US)

                                                          Et pourtant, une fois la place de cinéma payée, tout comme pour la grande majorité des films à gros budget, en cinéphile averti on ne peut qu’être déçu par un contenu creux, un scénario improbable, un jeu d’acteurs pathétique et des dialogues tout simplement à chier.

                                                           

                                                          L’auteur qui a entrepris la lourde tâche de vouloir analyser une situation géopolitique et historique extrêmement complexe pour nous livrer un regard nouveau (si, si la bande annonce dit que c’est inédit) et sans concessions, se vautre mollement dans l’à peu près et surtout dans le rabâchage de thèses soutenues depuis belle lurette par des milieux bien identifiés.

                                                           

                                                          Décortiquons donc pas à pas ce navet. Au départ, je souhaitais le faire de manière cohérente, c’est-à-dire en restructurant totalement le propos de l’auteur. Finalement, la tâche est bien trop pénible. Et si l’auteur n’a pas jugé utile de structurer son propre laïus, je ne vois pas l’utilité de le faire à sa place (vous savez, l’histoire avec la confiture et les cochons).

                                                          Je vais donc me contenter de citer l’auteur et de commenter au grès de mon humeur. Tout comme il semble l’avoir fait pour traiter d’un sujet aussi sérieux.

                                                           

                                                          « C’est étrange comme on entend souvent parler des kosovars dans les trafics en tout genre, alors qu’il ne reste que 2 millions et quelque d’habitants (dont seulement 120 00 serbes) dans ce minuscule pays. Et en général, ceux qui se livrent à ces activités sont de véritables brutes. Alors, que se passe t’il au Kosovo ? »

                                                          Je dois avouer que ça, c’est quelque chose. Quoi ? Je ne sais pas. C’est étrange comme on entend souvent parler du lichtenstein lorsqu’on évoque les paradis fiscaux. Et pourtant, il ne reste que 36000 habitants dans ce miniscule pays, dont 10 000 banquiers et 26000 conseillers en gestion patrimoniale. Et en général, ceux qui se livrent à ces activités sont des véritables cracs de la finance internationale.

                                                          Ah, ça y est, je viens de trouver comment ça s’appelle. Un cliché ! Les clichés c’est très apprécié en photographie. Un peu moins en journalisme.

                                                           
                                                          « D’ailleurs, les violences contre les serbes du Kosovo continuent allègrement, à tel point qu’en 2004 le commandant de l’OTAN pour le Sud-Est de l’Europe, l’amiral Gregory Johnson, parlait de «  nettoyage ethnique   », quand un ancien général de l’OTAN disait qu’on s’était trompés de côté pour les bombardements.  »

                                                          Oui, en effet, il y a eu des grosses violences en Mars 2004 contre la population serbe. Résultat des courses : 19 morts dont 11 albanais. Carramba ! Ca c’est du nettoyage ethnique.

                                                          Mais surtout, on est en 2008. Est il si difficile pour l’auteur d’aller nous chercher les statistiques des violences au Kosovo entre 2004 et 2008 (un petit tour par le site de l’UNMIK aurait suffi). Ah mais bien sur, les chiffres ne collent pas avec le message qu’on veut faire passer. Soit. Ne parlons pas des chiffres.

                                                          « Récemment, Carla del Ponte, procureure du tribunal pénal international de La Haye (TPIY), a publié un livre dans lequel elle parle d’un trafic d’organes prélevés sur des prisonniers serbes, mis en place par les albanais du Kosovo pendant la guerre. Les autorités suisses ont finalement imposé à l’ancienne magistrate de ne plus parler de son bouquin, puisque les kosovars sont des victimes et pas des bourreaux. Omerta, donc. »

                                                          En effet, Carla del Ponte a parlé de cela. Du temps où elle était procureur du TPIY elle a reçue des informations sur ce genre de pratiques. Elle a enquêté. Elle n’a rien trouvé. Mais elle s’est dit que ça faisait bien d’en parler dans son livre. On s’est remis à enquêter. On n’a toujours rien trouvé. Mais elle a parlé. Magnifique ! Sinon, Paco Rabbane avait parlé de la station Mir en 1999. Il en avait parlé.

                                                          Mais comme le sujet est bien trop sérieux, et que me mettre au niveau de l’auteur me devient de plus en plus difficile, faisons un peu le travail dont il s’est abstenu. Suite au livre de Carla del Ponte, la porte parole du TPIY qui a travaillé de longues années à ses côtés s’est également exprimée par le biais d’une tribune dans Le Temps. Voici quelques extraits pour ceux qui n’auront pas envie de cliquer sur le lien :

                                                          « Carla Del Ponte n’avait pas la moindre preuve pour étayer un éventuel trafic d’organes prélevés sur des prisonniers aux mains des rebelles kosovars, affirme son ex-porte-parole. En parler dans son livre est "irresponsable" et "indigne", dénonce-t-elle. […]
                                                          "S’il est du devoir d’un procureur de n’écarter aucune piste, est-il judicieux de révéler celles qui furent abandonnées du fait de l’absence de toute forme de preuve ?", s’interroge l’ancienne porte-parole.
                                                           »

                                                          Voici quelques liens parmi d’autres. Une simple recherche sur google permettra aux plus curieux de se faire un avis :

                                                          http://www.lexpress.fr/actualite/monde/trafic-d-organes-la-controverse-carla-del-ponte_472137.html

                                                          http://www.letemps.ch/template/recherche.asp?page=rechercher&contenupage=identification&types=search&artID=229958

                                                          http://www.swissinfo.org/fre/infos/nouvelles_agence/Carla_Del_Ponte_critiqu ee_par_son_ancienne_porte_parole.html?siteSect=146&sid=8978406&cKey=1208335866000&ty=ti&positionT=1

                                                          Alors à mon tour de me poser quelques questions sur les intentions de l’auteur. Etait il si difficile d’évoquer la réaction de Florence Hartman (qui soit dit en passant n’est vraiment pas passée inaperçue) ? Où peut être que les propos de celle-ci ne sont pas autant dignes de foi que ceux de Madame Del Ponte ? Ou peut être que tout simplement, sous couvert d’enquête journalistique fantastique et à rebondissement, l’auteur ne cherche finalement qu’à présenter des demi-faits pour mieux nous les vendre comme LA vérité qu’on nous cache ? Procédé ni nouveau, ni surprenant, mais avant tout procédé d’un propagandiste bas de gamme. Ca tombe bien, juste après l’auteur a décidé de parler de la propagande.


                                                          • Ceri Ceri 9 décembre 2008 09:48

                                                            c’est cela, oui...


                                                          • Alexis 9 décembre 2008 05:17

                                                            « LA PROPAGANDE

                                                            En fait, même le départ de cette guerre reste plus que flou. »


                                                            En effet, tout ceci m’a l’air bien flou… surtout dans l’esprit de l’auteur. Le départ de la guerre reste flou ! C’est fantastique non ? Presque un sujet de philo au bac. L’auteur est censé faire du journalisme, mais il nous explique que « le départ de la guerre reste plus que flou ». Autant dire qu’il n’a pas envie d’en parler, qu’il n’a pas envie de chercher, que ça le fatigue, et qu’il voudrait vite passer à autre chose. A quelque chose de plus croustillant, un peu plus dans le genre de sa bande annonce du départ.

                                                            Malheureusement, le départ de la guerre n’est absolument pas flou. Il découle d’un passé historique chargé, de conflits larvés qui ont éclatés au grand jour dès la mort de Tito (en 1980), d’une escalade ininterrompue depuis lors. La guerre du Kosovo ne peut en aucun cas être dissociée des autres guerres de l’ex-Yougoslavie pendant les années 1990. Le conflit au Kosovo est à l’origine de ces guerres mais il en est également la conséquence finale et inéluctable. Le conflit au Kosovo s’explique par une politique d’apartheid menée par le régime de Belgrade depuis 1989. Une politique qui elle-même est dans la droite lignée des préceptes adoptés dans la Serbie de 1937.

                                                            http://albania.dyndns.org/Special%20Kosovo/Documents/arnaoutes.htm

                                                            Le lien ci-dessus est le seul où j’ai retrouvé le texte dans son intégralité et en français. Il s’agit ni plus ni moins que du mémorandum présenté par l’académicien Vasa Cubrilovic au roi Serbe et sobrement intitulé : « L’expulsion des Albanais ». L’académicien expliquait que la Serbie devait coloniser le Kosovo, qu’elle devait chasser la population albanaise vers la turquie pour y installer des colons, et qu’après tout redeviendrait rose en Serbie. Ce plan a commencé à être mis en place avant d’être arrêté pour cause de roi en fuite à cause de l’arrivé des allemands. Toujours est il que Cubrilovic a occupé des hautes fonctions même dans la Yougoslavie de Tito, et que Milosevic lui a offert des funérailles nationales et grandioses. Comme quoi, le début de la guerre n’est pas si flou que l’auteur veut bien nous le faire croire. Mais certes, l’histoire c’est moins sexy que des femmes en string qui se piquent dans des parcs suisses avec un AK47 dissimulé entre leurs cuisses.

                                                            A noter, juste pour l’anecdote, que l’académicien qui a inspiré une grande partie des dirigeants politiques serbes des années 1980, a également participé à l’organisation de l’attentat qui a conduit à la boucherie de 1914.


                                                            « La guerre du Kosovo a commencé en 1999, après les « négociations » de Rambouillet auxquelles les représentants kosovars, dont Hashim Thaci, ont exigé l’indépendance. »

                                                            C’est tout simplement faux mais ce n’est pas grave. A Rambouillet, la délégation albanaise après pressions des occidentaux, a acceptée un plan qui leur accordait bien moins que ce qui leur avait été pris par la force et les armes en 1989 et que la constitution de la RSFY leur garantissait. Là aussi, il y aurait beaucoup à dire et de longues pages à noircir sur le statut du Kosovo dans le cadre de la constitution de 1974. Je me contenterai de rappeler que cette constitution a été violé par la Serbie qui, en 1989, a utilisé l’armée pour supprimer de manière illégale le statut du Kosovo. Cette violation de la constitution a servie de base légale aux autres républiques (Slovénie, Croatie, Macédoine) pour se dégager de leurs obligations à l’égard de la Fédération et proclamer leur indépendance. Cette violation de la constitution et la mise en place du régime d’apartheid qui s’en est suivi n’ont jamais été acceptés par la population qui s’y est opposé pendant 10 ans de manière pacifique (les années Rugova) puis par les armes (se révolter contre la tyrannie est un droit de chaque homme… cf DUDH). Quand je vous disais que l’origine de la guerre n’avait rien de flou.


                                                            «  Sont ensuite venues les batailles de chiffres sur ledit « génocide », au final on a trouvé autour de 3.000 personnes dans des fosses communes au Kosovo, essentiellement des prisonniers. »

                                                            Je ne m’attarderai pas sur le fait que « l’essentiel [des victimes sont] des prisonniers », ce qui dans l’esprit de l’auteur doit vouloir dire que exécuter des personnes désarmés et ne présentant aucun danger n’est après tout pas bien grave. En revanche, les chiffres de l’auteur sont tout simplement faux.

                                                            http://www.hlc-rdc.org/stranice/Linkovi-modula/Kosovo-Memory-Book.en.html

                                                            Sur le lien suivant, les derniers chiffres publiés par le Humanitarian Law Center, et la liste aussi complète que possible de TOUTES les victimes (nom, prénom, date de naissance, lieu du meurtre, civil/militaire/policier). Il y en a « légèrement » plus que les 3000 mais l’auteur nous a déjà montré qu’il n’est pas à une approximation près.

                                                             

                                                            « ORIGINE DE L’UCK

                                                            L’indépendance du Kosovo était un des buts de cette guerre, arrêté au moins depuis le début des années 90 par certains Etats européens, ainsi que par l’Albanie et les séparatistes kosovars. Dès 1995, l’Allemagne et l’Albanie signaient un accord appelant à « l’autodétermination des peuples », et l’Allemagne installait le BND (Service de renseignement allemand) à Tirana pour faciliter la mise en place d’une milice kosovare.

                                                            Avant l’UCK, dès les années 80, il y a eu par exemple le Mouvement Populaire pour la République du Kosovo qui « disposait d’un réseau très large dans des pays tels que l’Allemagne, la Suisse et d’autres pays européens, de même qu’aux Etats-Unis » (selon le général russe Ivasov, interrogé lors du procès de Milosevic), ou le Mouvement National pour la Libération du Kosovo, qui a commis quelques attentats contre des Serbes, à Bruxelles puis au Kosovo jusque dans des camps de réfugiés, le 11 février 1996. »

                                                            Après nous avoir expliqué que l’origine de la guerre était plus que flou, l’auteur semble avoir un soudain éclair de génie. A présent, il sait que l’un des buts de la guerre du Kosovo était l’indépendance du pays et que ce but avait été arrêté par certains Etats européens dès 1990.

                                                            Comment il le sait ? Eh, ho, faut pas trop lui en demander non plus. Il le sait et puis c’est tout. C’est l’Allemagne qui est à l’origine des guerres en ex yougoslavie parce que d’abord les allemands c’est que des méchants à la solde des USA qui veulent faire du mal à tous les gentils de la terre. Ses sources ? Pourquoi s’encombrer de tels détails. Il est journaliste après tout, pas vendeur d’eau.

                                                            Problème. La théorie de l’Allemagne qui par le biais de ses services et avec l’aide de la CIA (parfois sur instruction de la CIA… les plus belles histoires ont plusieurs variantes comme tout le monde le sait) qui manigance, coordonne et lance les diverses guerres en ex Yougoslavie n’est pas nouvelle. C’est tout simplement la théorie du régime de Slobodan Milosevic largement relayée par la RTS et tout ceux, d’où qu’ils soient, qui ont envie de la relayer. Mentez, mentez, il en restera toujours quelque chose.

                                                            Cette théorie éculée est tellement vide qu’elle ne vaut pas la peine qu’on s’y penche. Pourtant, je ne peux m’empêcher de relever quelques incohérences flagrantes qui ne sauteront pas forcément aux yeux des moins avertis. Ainsi, l’auteur nous explique que certains Etats européens avaient décidés dès 1990 que le Kosovo devait être indépendant. Question : pourquoi, alors que TOUTE l’ex Yougoslavie est à feu et à sang entre 1991 et 1995, il n’y a pas de guerre au Kosovo ? Me dites pas que ce n’était pas dans l’intérêt de ces Etats européens d’ouvrir un front supplémentaire dans le dos de la Serbie pour l’affaiblir ?

                                                            Pourquoi ces Etats européens décident en 1990 de faire du Kosovo un Etat indépendant après que Milosevic ait déjà engagé les hostilités en 1989 (en supprimant par la force le statut du Kosovo) ? Comment est il possible que la classe politique européenne des années 90 (Mitterrand, Major, Kohl) ait pris des décisions aussi contraires aux intérêts de la Serbie, alors que pendant toute la guerre de Bosnie cette classe politique a été on ne peut plus pro-serbe ? Il a fallu attendre l’arrivée d’une nouvelle génération (Chirac, Blair, Schröder) pour que la politique européenne à l’égard du régime de Milosevic change enfin.

                                                            Hélas, la réalité est beaucoup moins sexy qu’un épisode de l’inépuisable James Bond. Encore une fois, les origines des guerres en ex Yougoslavie ont bien peu à voir avec les forces occultes et cachés de Octopus. Elles s’expliquent par l’histoire de ce pays, les rapports entres les différentes nations qui la composaient, et la folie de quelques hommes politiques qui ont cru pouvoir régler tous leurs problèmes par les canons.


                                                            • Alexis 9 décembre 2008 05:22

                                                              « En 1992 est annoncée la création de l’UCK, dont le président du Kosovo Ibrahim Rugova disait douter de l’existence jusqu’en 97. « L’Uceka a bénéficié d’un appui venant de structures diverses, et avant tout des mafias responsables du trafic de drogues en Turquie et en Albanie », expliquait encore ledit Ivasov, précisant au passage que l’UCK se finançait en partie par le trafic de drogue, « 45 % de ces ressources ayant été utilisées pour la fourniture d’armements et de divers équipements ». Et les réseaux d’expatriés albanais et kosovars en Europe se chargeaient d’écouler la marchandise pour financer l’UCK. »

                                                              Je ne sais pas qui est ledit Ivasov mais si l’auteur me dit que je dois lui faire confiance alors il n’y a pas de problème. Je prendrai pour argent comptant tout ce qu’il aura eu envie de dire. Et si il ne m’explique pas de quelles études il sort ses chiffres peu importe.


                                                              « Un rapport du BND, les services allemands, écrit avant la guerre du Kosovo, mentionne que « à partir de ses points d’appuis en Albanie, Macédoine, et surtout dans la province serbe du Kosovo, la mafia albanaise dirige le trafic d’héroïne qu’elle utilise aussi comme monnaie d’échange contre des armes (...) C’est ainsi que le trafic d’héroïne en Europe Occidentale est devenue une de leurs sources de revenus. »

                                                              Voilà que maintenant le BDN, vous vous souvenez, celui qui en 90 avait décidé de créer un Kosovo indépendant et qui après avait mis en place l’UCK, se tire une balle dans le pied en enquêtant sur ses propres activités et en plus en publiant des rapports. Il y a encore une incohérence là non ? Ah c’est pas grave ? Après tout, un de plus ou un de moins, il en restera bien quelque chose.


                                                              « De son côté, en 2000, le département fédéral suisse de la justice et de la police écrivait que « l’héroïne achetée et consommée en Suisse arrive de Turquie, principalement par voie de terre, en empruntant les différentes routes des Balkans. Le trafic d’héroïne est en grande partie contrôlé par des Albanais originaires du Kosovo et de l’Albanie. En dépit du conflit du Kosovo, le marché n’a pas connu de problème d’approvisionnement.  »

                                                              Sachant qu’avant 1998 il y avait 70000 policiers et soldats serbes au Kosovo, que pendant le conflit il y avait presque le double, que le Kosovo est aussi grand que deux départements français, comment était il possible aux albanais du Kosovo de à la fois faire la guerre, se cacher et approvisionner l’Europe en héroïne ? De deux choses l’une, soit l’importance du prétendu trafic n’était finalement pas si grande, soit albanais et militaires serbes collaboraient gaiement pour faire planer les jeunesses d’Europe.



                                                              « Environ 400 kilos d’héroïne avaient été saisis en 1999, autant qu’en 1998. Cette année-là, Carla del Ponte décide de geler l’argent des kosovars déposé en Suisse, dont ceux de l’UCK.  »

                                                              Je garde la phrase en entier car je trouve qu’en elle-même elle résume tout le « travail » de l’auteur. Après nous avoir expliqué par des sources on ne peut plus dignes de confiance et fiables que les albanais du Kosovo tenaient et dirigeaient le trafic d’héroïne en Europe, l’auteur nous explique qu’il y a eu 800kg saisis entre 98 et 99. Où ? On ne sait pas trop. Par qui ? On ne sait pas non plus. En tout cas, 800kg ont été saisis et c’est 800kg étaient censés nourrir tout le marché européen des toxicos. Ils devaient être méchament en manque les toxicos pendant cette période. Vous vous rendez compte… 800kg saisis quelque part par quelqu’un !

                                                              Plus sérieusement, aucune saisie de drogue au Kosovo ou en Albanie (entrée ou sortie) n’a jamais atteint la demi tonne. Pour les plus curieux, allez taper « saisie drogue record » sur google. Vous verrez qu’on ne vous présentera pas une affaire à moins de 2 tonnes. Pourtant, notre auteur est fier de 800kg saisis quelque part par quelqu’un sur une période de 2 ans pour nous expliquer que les albanais du Kosovo contrôlent le trafic de drogue en europe.

                                                              Mais l’auteur ne s’arrête pas à cette vilaine tentative pour étayer ses théories. Juste derrière il ajoute que « cette année là, Carla del Ponte décide de geler l’argent des kosovars déposé en Suise, dont ceux de l’UCK ». Sans le dire, il sous entend, mais tout le monde comprend, que c’est parce que quelqu’un a saisi quelque part entre 98 et 99 800kg de héroïne que Carla del Ponte décide de geler l’argent de l’UCK. Pourquoi l’auteur ne le dit pas aussi clairement que moi ? Car il sait que c’est faux. Mais il sait aussi que beaucoup de ceux qui liront son article ne savent pas que c’est faux. Alors il cherche à faire croire. Faire croire qu’il sait des trucs spéciaux qu’on nous cache et qu’on nous dit pas et que lui il va tout nous dire de la vérité vraie. Procédé encore une fois éculé et minable de petit propagandiste pigiste à la NKVD.

                                                              Quand je vous disais que cette phrase résumait à elle seule tout l’article et tout le savoir faire journalistique, scientifique et méticuleux de l’auteur !


                                                              «  L’UCK s’est procuré des armes par différents moyens via différentes mafias, quand ce n’était pas l’OTAN qui s’en chargeait, ou les Etats Unis. Ou des intermédiaires, comme un certain Jean Paul Chirouze, arrêté en 2001, soupçonné d’avoir été payé par des Kosovars exilés en Suisse pour faire acheter des armes antichar en Bulgarie par un ivoirien, qui les a ensuite revendues au Kosovo. Ledit Chirouze a versé 300 00 euros pour être libéré sous caution après 6 mois de prison. Selon Stephane Ravion, journaliste de l’agence CAPA, Chirouze avait déjà trempé dans un trafic d’armes, à destination du Turkménistan et du Caucase, à la demande d’un certain Michel Fradin, ancien du SDECE impliqué dans différentes escroqueries notamment en Suisse où il a été recherché. Heureusement pour lui, Fradin est dans les petits papiers de l’Etat puisque son nom est dans les fichiers ‘secret défense’, ce qui empêche toute investigation à son sujet. Ce n’était manifestement pas le cas pour son collègue Chirouze.  »

                                                              L’UCK s’est procurée des armes ??? Mais quel scoop ! C’est vrai qu’ils auraient du essayer de se battre contre une des armées les mieux équipées et les plus aguerries d’europe avec des fusils de chasse et des lance pierres. Il y aurait eu plus de challenge. Au lieu de ça, ces enfoirés ont voulu acheter des vraies armes pour se battre. Et en plus, comme ils n’étaient ni une armée ni un état, ils ne pouvaient pas acheter leurs armes au salon du Bourget mais devaient passer pars des voies bizarres et compliqués avec toutes sortes d’escrocs et d’intermédiaires véreux. Vraiment incroyables ces gens là !



                                                              «  En fait, le trafic de drogue a au moins en partie servi à financer les achats d’armes, ainsi que le proxénétisme dans les bordels locaux et sur les trottoirs de l’ouest.  »

                                                              Entre nous, on ne comprend pas trop comment l’auteur fait le lien entre l’UCK, le trafic d’armes et la prostitution. Mais il le fait et c’est ce qui compte. Il en restera bien quelque chose à un moment, vous ne croyez pas ? Je ne sais pas vous, mais j’aime beaucoup le « proxénétisme dans les bordels locaux » qui sert à financer « les achats d’armes ». Pour faire simple, plantons de nouveau le décor. Kosovo, deux départements français, guerre, 120000 soldats serbes, 1 million de réfugiés sur une population de 2 millions, des bordels tenus par l’UCK, de l’argent pris par l’UCK pour faire entrer des armes au Kosovo puis faire la guerre aux soldats serbes. C’est mignon non ?


                                                              • Alexis 9 décembre 2008 05:23

                                                                «  Il y a aussi le réseau de « collecte » de fonds auprès des expatriés albanais et kosovars, dans les années 90. Ca se faisait, de 1992 à 1998, via des comptes bancaires appelés ’ Vendlindja thërret ‘, ou VT (« la patrie t’appelle »), sur lesquels les expatriés pouvaient directement verser une partie de leur salaire pour financer l’UCK. En fait de collecte, certains parlent d’un « impôt » mis en place dès 1992, qui s’élevait à au moins 3% des salaires. Cet argent servait donc essentiellement à se procurer des armes. Du coup, plusieurs affaires de trafic d’armes éclatent juste avant le conflit au Kosovo. En 1998, la police fédérale suisse évoquait « Un gros trafic d’armes et de munitions d’une valeur de près d’un million de francs mis au jour en rapport avec le conflit du Kosovo. Une grande partie du matériel a été interceptée fin octobre 1998 à la douane de Durrës (Albanie). Par ailleurs, d’importantes sommes d’argent ont été séquestrées en Suisse  ».

                                                                Il y a peu, il y avait le Téléthon. Je vous avouerai que je n’ai pas suivi, mais j’ai appris que des gens, dont la majorité n’avaient STRICTEMENT aucun problème de santé, ont décidés de donner plus de 95 000 000 d’euros. Par les temps de crise qui courent, excusez du peu.

                                                                Que s’est il passé entre 1989 et 1998 ? Le régime d’apartheid mis en place par le régime de Milosevic a conduit tout les jeunes albanais du Kosovo en âge de travailler à essayer de quitter le pays. Plus de 200 000 se sont retrouvés en Suisse, plus de 300 000 en Allemagne, plus de 80 000 en Belgique et plus de 500 000 aux USA. Bien entendu, ils n’ont fait que rejoindre une diaspora qui existait déjà dans ces pays là et dont ils ont grossis les rangs. Sauf que cette génération d’immigrants est arrivée en masse et très remontée contre le régime de Belgrade. Personnellement, si demain je devais quitter la France parce que je suis gaucher et que le gouvernement ne supporte plus les gens qui écrivent de la main gauche au point de m’interdire d’aller à l’école, de travailler dans la fonction publique, d’aller à la piscine, de faire du sport etc… je pense que je serai plus que remonté contre ce gouvernement. Toujours est il que cette diaspora a été sollicitée par ceux qui n’ont pu partir. Dans un premier temps (entre 1990 et 1998) il s’agissait de financer les institutions parallèles mises en place du temps de la résistance pacifique et de la désobéissance civique de Rugova. Ensuite, elle a été sollicitée pour financer l’achat des armes de ceux qui risquaient leurs vies contre l’armée de Milosevic.

                                                                Bref, autant dire que ces gens avaient mille fois plus de raisons de donner que ceux qui n’ont aucun problème de santé et ont pourtant donnés plus de 95 000 000€ lors du dernier Téléthon. Et devinez quoi ? Ils ont donnés. Cet argent a en effet servi a financer l’achat d’armes pour l’UCK. Et alors ? Et c’est CET argent qui a été gelé par Carla del Ponte (on en parlait un peu plus tôt).

                                                                Voici une autre lacune essentielle de l’article. L’auteur prétend que les origines de la guerre sont floues pour vite se jeter sur ce qu’il trouve de plus croustillant et vendeur : l’à peu près ! Or, je pense avoir démontré que si l’auteur avait pris le temps de comprendre les origines de la guerre, le reste lui aurait été un peu plus clair.



                                                                «  Et puis, l’UCK s’est allègrement livrée à des crimes de guerre et certains de ses chefs ont été inculpés par le TPIY (pour « meurtre, torture, viol et traitement cruel ») avant d’êtreinnocentés le plus souvent.  »

                                                                Encore une phrase magnifique dont l’auteur a le secret. « Certains de ses chefs ont été inculpés […] avant d’être innocentés le plus souvent ». Pour nous prouver que l’UCK s’est « allègrement livrée à des crimes de guerre » l’auteur nous parle de ses chefs innocentés par la justice internationale. Il y a une logique qui m’échappe quelque part mais qui est bien propre à l’auteur et à son esprit flouté. Non parce que dans le monde où je vis, un homme accusé est un homme innocent tant que sa culpabilité n’a pas été prouvé lors d’un procès équitable. Et visiblement, la justice internationale a estimée que ces hommes n’étaient pas coupables.


                                                                «  Comme en demandant à des militaires US basés là-bas de faire disparaître des preuves -ainsi qu’Haradinaj lui-même durant la guerre- au nez et à la barbe des enquêteurs du TPIY. »

                                                                Je ne sais pas si ça mérite réellement un commentaire. Mais déçus que les accusés n’aient pas été condamnés, l’auteur nous explique tranquillement que c’est parce qu’ils ont demandés aux soldats US (encore ces enfoirés de Yankees) de faire disparaître les preuves. Bien entendu les soldats US se sont exécutés. Bien entendu, il n’est pas utile de demander à l’auteur les sources de ces renseignements qui pourraient faire tomber des têtes au Pentagone.



                                                                 «  Hashim Thaci, quant à lui, a été arrêté en juin 2003 à Budapest (en effet, le bougre était sous mandat d’arrêt et recherché par Interpol pour le procès au TPIY). Mais, il a été relâché à la demande de la MINUK selon TF1, ou du ministère français des Affaires étrangères selon d’autres.  »

                                                                En effet, il y avait un mandat d’arrêt international contre Thaci en 2003. Parcontre, ce n’était pas un mandat émis par le TPIY mais par Belgrade. Et quand les autorités Bulgares se sont rendues compte du mandat qu’ils étaient en train d’exécuter, ils ont tout naturellement libérés Thaci. Le mandat demandait à ce qu’il soit livré à Belgrade et non à la Haye.



                                                                «  D’autres ont été plus ou moins inquiétés, comme un des seconds d’Haradinaj, Idriz Balaj, qui commandait une unité sobrement nommée « les Aigles Noirs », et a risqué 15 ans en 2005 pour le meurtre (etc.) d’une soixantaine de civils Serbes et Roms du Kosovo avant d’être acquitté. Lahi Brahimaj, membre de l’UCK qui dirigeait le camp de Jablanica, a pris 6 ans pour mauvais traitements et torture de prisonniers en avril 2008, un autre de l’UCK, Haradin Bala, a pris 13 ans et a fait appel…. Haradinaj, pourtant créateur des « Aigles Noirs », a été acquitté aussi « faute de preuves » (cependant le procureur du TPIY a fait appel) après un procès auquel une vingtaine de témoins n’ont pas osé se présenter, et où 9 autres témoins de l’accusation (dont trois protégés et deux policiers) sont morts de manière suspecte. Quoi qu’il en soit, aucun crime contre l’humanité n’a été retenu contre eux, et beaucoup ont été acquittés »

                                                                Finalement, malgré tout ce que dit l’auteur, la justice internationale a fait son travail. Elle a enquêtée, elle a rassemblée des preuves, elle a inculpée des suspects, des procès ont eu lieux. Ceux contre qui les preuves étaient suffisantes ont été condamnés pour les charges retenues contre eux. Les autres, ceux pour qui il n’y avait pas assez de preuves ont été acquittés. C’est le propre du fonctionnement d’une justice indépendante dans un pays démocratique. Mais je sens bien que cela ne convient pas à l’auteur. Visiblement, il préférerait qu’on condamne un peu plus de gens, pour les chefs d’accusations qui lui conviennent à lui, parce qu’il a entendu dire que ces gens là, finalement, ne peuvent être que coupables. Je n’ai aucune envie de vivre dans le pays imaginaire de l’auteur car il m’a l’air bien effrayant. Avec lui, les accusés d’Outreau auraient été raccourcis avec leurs avocats, bien avant d’avoir pu dire un seul mot


                                                                • Alexis 9 décembre 2008 05:24

                                                                  «  En fait, l’UCK était donc très largement composée de trafiquants et tortionnaires en tous genres, et le gouvernement actuel est composé d’anciens membres de ladite UCK. Et tout cela bien sur, sans que personne n’y trouve à redire. Cherchez l’erreur.  »

                                                                  La conclusion est encore une fois sublime ! Après un laïus de je ne sais combien de pages, où l’auteur n’a été a aucun moment en mesure de démontrer son propos et où il s’est contenté d’insinuer au lieu d’exposer des faits avérés, il conclut gentiment que « l’UCK était donc très largement composée de trafiquants et tortionnaires en tous genres ». Quelque lignes plus tôt il précise que la justice internationale a acquitté la plupart des chefs de l’UCK qu’elle avait inculpée (et qui se sont TOUS présentés de leur propre chef aux convocations du tribunal, soit dit au passage) et que aucun n’a été condamné pour crime contre l’humanité. Juste derrière, il conclut tout le contraire.

                                                                  Il faut donc comprendre que l’auteur a menée des enquêtes bien plus poussées et sérieuses que celles du TPIY, qu’il a accumulé des preuves qu’il n’a malheureusement pas eu le temps ni la possibilité de nous présenter de manière cohérente, et se permet donc de tirer ses propres conclusions qui sont en totale contradiction avec celles de la justice internationale.

                                                                   

                                                                  Cet article n’est ni plus ni moins qu’un incroyable condensé de mauvaise foi, d’à peu près, de sensationnel à deux sous. Il n’y a aucune analyse ni aucune recherche des faits. Juste la volonté de parler et de faire parler en véhiculant des thèses qui sous couvert d’être novatrices et spectaculaires, ne sont ni plus ni moins que celles propagés par la propagande du régime de Belgrade et des partis radicaux serbes depuis pas moins de 30 ans. C’est du X-Files à la sauce Slobo. Vide et sans saveur.


                                                                  • Ceri Ceri 9 décembre 2008 09:49

                                                                    j’avoue, je n’ai pas lu les commentaires, je n’aime pas la manière dont vous jetez le bébé avec l’eau du bain !


                                                                  • Ceri Ceri 9 décembre 2008 09:51

                                                                    très cher, mon enquete portait seulement sur les réseaux de prostitution kosovars. Le reste, ce n’est pas mon enquete mais uiun certain nombre de FAITS qui sont accessibles à tout un chacun, sauf vous apparamment !


                                                                  • Alexis 9 décembre 2008 16:51

                                                                    Vous appellez ça une enquête ? C’est plutot un vulgaire copier-coller des thèses soutenues par Michel Collon, Alexandre del Valle et consorts, qui eux même font un copier-coller des discours de la RTS et de certains hommes politique de Belgrade.

                                                                    Les faits sont accessibles à tout le monde ? J’avoue que je m’y perds. Au départ, vous nous promettez de nous faire des révélations fracassantes sur des choses qu’on nous cache. Et après vous prétendez que les faits sont accessibles à tout le monde. Vous ne trouvez pas que c’est légerment incohérent ?

                                                                    Par ailleurs, bien dommage que vous n’ayez pas lu les commentaires. Vous auriez vu qu’à de très nombreuses reprises je démonte vos "faits accessibles à tout le monde" en montrant soit qu’ils sont plus qu’approximatifs, soit démagogiques soit tout simplement faux.

                                                                    Sur ce, je dois encore m’occuper de la deuxième partie. Je sens que ça va être savoureux.

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