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Accueil du site > Actualités > International > Quel type de coup d’Etat, les Maliens se sont pris dans la figure (...)

Quel type de coup d’Etat, les Maliens se sont pris dans la figure ?

Un « Bokassa d’or » ? Un « Eyadema d’argent » ? Un « Gueï d’aluminium » ? Un « Conté gâchi » ? Un « Baré bref » ? Un « Wanké de platine » ?

Au Mali, dans la nuit du 21 au 22 mars 2012, une junte a pris le nom de Comité national pour le redressement de la démocratie et la restauration de l'Etat (CNRDRE) et est présidée par le capitaine Amadou Haya Sanogo.

Alors, ce coup ? Durera ? Durera pas ? Un « beau » coup ? Un coup « raté » ? Un coup pour rien ?

Revisitons l’histoire…

Passons sur les putschs et autres tentatives de coups de force en Afrique lusophone et anglophone, et concentrons-nous sur les quelques-uns notoires qui ont émaillé les 50 années d’indépendance en Afrique francophone.

Puis, interrogeons-nous, sur celui qui vient d’avoir lieu au Mali, ou qui est en cours car le président Amadou Toumani Touré n’a pas été capturé par les mutins à l’heure où cet article est écrit.

Togo, Bénin, Niger, Cameroun, Tchad, Mauritanie, Comores, Guinée Conakry, mali, Congo, Madagascar, Centrafrique, Côte d’Ivoire, Gabon, Burkina Faso, et même le Sénégal, avec la tentative de Mamadou Dia en décembre 1962, tous ces pays ont connu soit des coups d’Etat réussis, soit des coups d’Etat avortés, la plupart effectués par des militaires.

Et parmi ces putschistes, certains restèrent brièvement au pouvoir, d’autres comme Gnassingbé Eyadéma au Togo ou Idriss Déby au Tchad s‘y éternisèrent en endossant la respectable redingote de dirigeant d’un parti politique.

Chapeau bas pour feu le général Eyadéma qui resta au pouvoir 35 ans, du 13 janvier 1967 à sa mort, le 5 février 2005, après un petit entrainement en participant au premier coup d‘état en Afrique francophone au cours duquel fut tué le premier président du Togo, Sylvanus Olympio, en janvier 1963.

En son honneur, créons le « Eyadema d’argent  » !

 

Le bijoux, opéré par le maître …

Le plus beau "coup" fut sans aucun doute celui du colonel Bokassa en Centrafrique, qui renversa le président Dacko, le soir de la Saint Sylvestre 1965.

D’abord, la date opératoire ! La Saint Sylvestre ! personne n’a jamais fait mieux.

Ensuite, son règne qui aura duré quatorze ans, mais d’autres ont fait mieux question longévité au pouvoir : Idriss Déby au Tchad qui arrivera à sa 22e année en décembre, l’imbattable Eyadéma au Togo, Blaise Compaoré au Burkina Fasso qui franchira en octobre sa 25e année.

Par contre, question « titre » et « fonction », Bokassa ne sera sans doute jamais égalé.

De colonel, il finit Maréchal d’empire !

Chef d’état-major de l’armée centrafricaine quand il fait son putsch le 31 décembre, il se nomme « président de la République, président du Gouvernement, ministre de la Défense nationale, Garde des sceaux » dès le lendemain.

Quand il décide de se faire couronner empereur, en 1976, il est tout simplement … « Président à vie de la République, président du gouvernement, Président à vie et secrétaire général du MESAN, Garde des sceaux, ministre de la Défense nationale, des Anciens combattants et des victimes de guerre, – respirez, soufflez – ministre de la Fonction publique, ministre de la Sécurité sociale, ministre du Commerce, de l'Industrie et des mines, ministre des PTT et ministre de l'Information ».

 

En dix ans, entre janvier 1966 et décembre 1976, Bokassa a procédé à 44 remaniements ministériels.

La plupart des têtes de l'armée furent éliminées après avoir été accusées de complot, vrais ou faux selon les cas, et la prison de Ngaragba était devenue le lieu le plus fréquenté de Bangui.

Lorsque Bokassa se fait couronner empereur le 4 décembre 1977, la France, officielle et officieuse donna un sérieux appui aux préparatifs du sacre fastueux. Mais au fil du temps, devenu incontrôlé et incontrôlable, Bokassa fut mis à l’index par toute la communauté internationale, y compris par ses pairs africains.

Bokassa "tomba" finalement en 1979, après avoir fait réprimer dans le sang des manifestations d'écoliers.

Le 20 septembre 1979, Paris déclencha l'opération Barracuda, avec les agents du SDCE, ancêtre de la DGSE, les services secrets français, alors que Bokassa était en visite en Libye, chez Kadhafi.

Impossible aujourd’hui, au 21e siècle ? Hum, hum ! Rappelons pour les plus jeunes, qu’à l’époque de Bokassa, dans les années 70, la France se targuait d’avoir un président "moderne" en la personne de Valéry Giscard d'Estaing, tellement moderne qu’il ne pipa mot quand son "ami" se fit couronner empereur…

En honneur à ce parcours tout aussi éblouissant qu’exceptionnel, créons le « Bokassa d’or  ».

 

Le « Conté gâchi  »

Autre "grand" s’il en est, le colonel Lansana Conté, qui s’empara du pouvoir en Guinée Conakry le 3 avril 1984, une semaine après le décès du premier président de la Guinée indépendante, Ahmed Sékou Touré. A l’époque, toute la communauté internationale applaudit des deux mains, tant l’on redoutait que la Guinée ne sombrât dans le chaos après la mort du « père de l’indépendance », et ce, d’autant plus que dès son arrivée au pouvoir, Lansana Conté arrima son pays au clan occidental capitaliste après les décennies socialistes de Sékou Touré.

Résumons : Lansana Conté ne quittera plus le pouvoir jusqu’à sa mort, le 22 décembre 2008. A la fin de son règne, quasi mourant, il votait à travers le fenêtre de sa voiture que l’on amenait gentiment à côte d’une urne.

1984-2008, cela fit 24 ans d’un solide régime qui, parti d’un état de ruines, tomba à l’état de grand trou noir, où rien, absolument rien, ni la démocratie, ni l’économie, n’ont jamais fonctionné, même a minima.

Chapeau bas aussi au général Conté, et en son honneur, créons le « Conté gâchi  ».

Désespérants, tous ces coups d’état ? Masi non. Restons dans la sous-région, et jetons un rapide coup d’œil sur ceux du Niger et de la Côte d’Ivoire.

 

Niger, nous sommes le samedi 27 janvier 1996 : une junte militaire dirigée par le colonel Ibrahim Baré Maïnassara destitue le président élu Mahamane Ousmane au motif que les partis politiques censés cohabiter au pouvoir paralysent le pays par leurs querelles incessantes. Ce qui est vrai. Qu’il est noble ce coup-là ! Qu’il est généreux ! QU’il sera bref ! D’ailleurs, le nouvel homme fort stigmatise les « ambitions personnelles, l'intolérance, le clientélisme et la gabegie  » des anciennes autorités. Des putschistes qui jurent la main sur le cœur qu’ils ne vont pas s’éterniser au pouvoir, qu’ils vont organiser des élections le plus rapidement possible.

« Le plus tôt sera le mieux  », clame Baré Maïnassara. Et ça sera même sept mois seulement. Paris applaudit à quatre mains …

Le putschiste en chef sera-t-il candidat à la prochaine présidentielle ? Que nenni ! D’ailleurs, le code électoral ne le lui permet pas puisqu’il faut, pour pouvoir être candidat, être présenté par un parti politique. Ah bon ? Bah, alors changeons le code… Ce sera vite fait. Plus besoin d'être présenté par un parti politique : il suffira de réunir 10.000 signatures dans au moins cinq régions du pays, et de verser une caution de 10 millions de FCFA. Une misère.

Alors ? Candidat ou pas candidat, le colonel venu seulement nettoyer les écuries ? Eh oui, candidat.

Et chose promise, chose due. L’élection a bien lieu sept mois après le putsch, et qui gagne ? Le colonel, devenu entre temps général. Et dès le premier tour, s’il vous plaît, le général Baré ayant laissé entendre avant le vote qu'il ne serait pas bon pour son pays qu'il y ait un deuxième tour.

Ah ! Rien à redire, sauf que tous les poids lourds de la politique nigérienne qui avaient participé à l’élection ne l’entendent pas de cette oreille. S’ils avaient bien accepté finalement la transition, et la participation de Barré au scrutin, point de blanc seing pour la fraude. Et la fraude fut belle.

Le général avait juste pris soin de dissoudre la Commission électorale nationale indépendante en cours de vote. Un détail.

Tous les partis et leaders politiques qui s’entredéchiraient avant le putsch se regroupent alors dans un Front de restauration et de défense de la démocratie (FRDD). Sage initiative, mais il aurait peut-être fallu y penser avant, dès le coup d’état.

Dans la foulée, quelques leaders connaissent les joies de la prison ou de la résidence surveillée, comme l’actuel président nigérien, Mahamadou Issoufou, chef du Parti nigérien pour la démocratie et le socialisme (PNDS).

In fine, le 23 novembre, Baré organisent des élections législatives auxquelles ont refusé de participer les principaux partis d'opposition. La nouvelle Assemblée nationale ne compte que des députés totalement illettrés, payés quelques miettes par le régime pour se porter candidats. Le Niger est alors la risée de la sous-région.

Se voyant sans doute pour longtemps au pouvoir, le général Maïnassara avait fait créer pour ces élections un parti totalement dévoué à sa personne, l'Union nationale des indépendants pour le renouveau démocratique (UNIRD).

Las. Le Niger sera dès lors ingérable, l’opposition soudée comme pas deux, et ce qui devait arriver arriva.

Le 9 avril 1999, Ibrahim Baré Maïnassara est tué par des éléments de la garde présidentielle, lors d’un nouveau coup d’état mené par Daouda Mallam Wanké.

Deux ans et demi de pouvoir, cela ne mérite que le « Baré bref  ».

 

Le « Wanké de platine »

Dès la mort de Baré, le groupe d'officiers dirigé par le commandant Wanké met en place un Conseil de réconciliation nationale pour diriger le pays pendant une période de transition de neuf mois, avant le retour à une régime civil.

Daouda Mallam Wanké n’est pas n’importe qui : commandant, patron de la garde présidentielle, il était déjà aux côtés du président Baré Maïnassara lors de son coup d'état de 1996.

Comme à chaque coup d’Etat, les putschistes jouent du dissolvant : suspension de la constitution, de l'Assemblée, dissolution de la Cour suprême …

Mais, particularité nigérienne, la plupart des officiers putschistes ont de très fortes affinités avec les partis politiques, et plus particulièrement avec le PNDS d’Issoufou.

Les lieutenants-colonels Moumouni Boureima, Chékou Malam Koré, les chefs de bataillon Soumana Zanguina, Ahmed Mohamed, les capitaines Hima Hamidou et autres Amadou Soumana ont tous de sérieux « copains » dans les partis politiques. S’ils avaient voulu rester au pouvoir, rien ne les empêchait de rester aux côtés de Baré.

D’ailleurs, quand ils s’installent au pouvoir et enfilent les Ray-Ban de circonstance, la classe politique ne les blâme pas trop. On condamne par principe, du bout des lèvres.

Et de fait, sept mois plus tard, une élection présidentielle réellement démocratique est organisée d’où sortira vainqueur le président Mamadou Tandja.

Wanké et ses frères putschistes retournent dans leur caserne.

Ce coup d’Etat fut le premier du genre dans la période dite « démocratique » en Afrique francophone où fonctionnait depuis les années 90 le multipartisme. Le coup d’Etat d’Amadou Toumani Touré en 1991 au Mali, à l’issue duquel il remit le pouvoir à un civil élu, Alpha Konaré, ne s’est absolument pas déroulé dans le même contexte que celui de Wanké. A l’époque, les putschistes maliens avaient pris les armes aux côtés de civils pour instaurer la démocratie, pas pour la rétablir.

Alors, décernons, et il le mérite, le « Wanké de platine » au commandant Daouda Mallam Wanké, décédé de maladie en 2004.

 

« Gueï d’aluminium » 

 Abidjan, Côte d’Ivoire, jeudi 23 décembre 1999. Tiens ! Une mutinerie !

Ça commence par des groupes de soldats en uniforme qui circulent à travers Abidjan en tirant en l'air et en s'attaquant notamment à la radio-télévision. Qui sont ces rebelles ? On suppute : des anciens du contingent de la Mission des Nations Unies en Centrafrique (MINURCA) qui réclament le versement de primes non perçues ? Ils sont à peine 200, hommes du rang et quelques sous-officiers. Rien de très inquiétant. Les pays africains sont régulièrement secoués par la grogne de quelques soldats envoyés en mission à l’étranger et jamais vraiment payés comme il se doit.

Le président HenriKonan Bédié, qui était dans son village Daoukro, revient en catastrophe dans la capitale.

Les mutins ont maintenant pris le siège de la télévision. Ils ont aussi investi la radio.
Certains, venus du camp d'Akouédo, ont fait irruption au domicile du commandant de l'armée de terre, le général Maurice Tauthuis, pour lui soumettre des revendications matérielles.
L’armée "loyaliste" ne bouge pas, alors les mutins s’enhardissent, pillent des supermarchés, réquisitionnent les voitures de particuliers, des taxis. Comme un grand happening en toute liberté, salué par les applaudissements des enfants des rues et des badauds. Un chef mutin ? Pas de chef.

Si, le voilà, en la personne du général Robert Gueï, l’ancien chef d'état-major de l'armée, limogé deux ans plus tôt.

Les mutins l’ont traîné à la radio pour une déclaration : « A partir de cet instant le président Henri Konan Bédié n'est plus président de la République  », déclare le général.

 « Les jeunes mutins se proposent de vous présenter un comité de salut public de la République dont la composition sera présentée dans les heures qui vont suivre  », ajoute-t-il, affirmant agir en simple « porte-parole  » des mutins.

Le 24 décembre, Gueï affine son discours : «  Un élément fondamental est à noter, c'est que la démocratie, les règles de la démocratie seront très respectées et j'y veillerai personnellement  ». Ah ! Si le général y veillera personnellement, rien à craindre …

La Côte d’Ivoire à cette époque est sous tension permanente depuis l’élection présidentielle de 1995, remporté par Bédié, mais boycottée par toute l’opposition à la suite du rejet de la candidature de l’ancien Premier ministre Alassane Ouattara pour cause d’« ivoirité » douteuse selon le régime de Bédié.

La moitié de la population s’est senti dès lors totalement exclue du jeu politique. Le putsch était à prévoir. Tout le monde l’avait prédit, prévu, envisagé, sauf la France qui soutenait à tour de bras le digne héritier de Félix Houphouët Boigny…

Revenons à Gueï. Il prend la tête d’un Comité national de salut public (CNSP), promet une révision de la Constitution, et forme un gouvernement d’union nationale de transition où tous les partis politique sont représentés, non sans difficultés.

Ses « petits gars », ces « jeunes gens » comme il dit, ceux qui ont fait le coup, continuent à piller un peu dans la gaîté et se regroupent même sous la forme d’un clan qu’ils baptisent la « Camora », ce qui en dit long sur leur sens politique.

Gueï a une sévère rancœur vis-à-vis de Bédié qui l’a limogé alors qu’il avait refusé de faire intervenir l’armée contre les manifestations de l’opposition en 1995. Il fut même humilié quand on lui proposa ensuite le ministère de la Jeunesse et des Sports…

Alors, propulsé à la tête de la Côte d’Ivoire en moins de 24 heures, cela a dû désorienter sérieusement ses capacités cérébrales.

Le résultat ? Ce fut un an d’extrême tensions politiques, de discussions sans fin pour savoir comment réformer la constitution, une tentative de contre coup d’Etat menée par les « petits gars » qui comprirent tardivement que Gueï allaient rouler pour lui.

In fine, on connaît le drame dans lequel Gueï a plongé la Côté d’Ivoire, avec une élection présidentielle hors norme en octobre 2000, avec un Robet Gueï candidat, puis la prise du pouvoir par Gbagbo et dix années de rébellion avec des morts à la pelle.

Pour avoir été la grenouille qui se vit en bœuf, le général défunt, assassiné en septembre 2002, mérite bien un « Gueï d’aluminium ».

 

Bien. maintenant que nous les avons tous sous la main, il est temps de décerner un prix à l’honorable capitaine Sanogo, autoproclamé « chef de l’Etat » du Mali depuis le jeudi 24 mars.

Que mérite-il ? Un « Bokassa d’or » ? Un « Eyadema d’argent » ? Un « Gueï d’aluminium » ? Un « Conté gâchi » ? Un « Baré bref » ? Un « Wanké de platine » ?

 

Revenons sur son bref parcours, il n’a que 5 jours de pratique.

Capitaine ? C’est peu, mais peut progresser.

Une cause ? Le délabrement des conditions matérielles de l’armée malienne et son incapacité à faire face aux rebelles touareg dans le Nord du Mali. Belle cause, mais un peu courte pour dissoudre toutes les institutions, alors qu’une élection présidentielle devait se tenir à la mi-avril et qu’un nouveau président aurait pu répondre à ces revendications.

Des soutiens ? Aucun. Ni intérieur, ni extérieur. Ni civil, tout juste religieux, et encore, une rencontre ne vaut pas acquiescement.

 

Alors son programme ? Attention, on entre dans du « lourd ».

Si le capitaine affirme avoir été formé par des “marines” américains et des agents des services de renseignement américains pour la lutte antiterroriste, il a dû sécher des cours.

Voici des extraits de sa première grande interview.

Il est là pourquoi ? : « Nous ne sommes pas venus pour s’éterniser. Parce que si vous regardez déjà l’évolution de notre mouvement, c’est déjà une réforme.  »

Pour longtemps ? : « Trois mois, six mois, neuf mois. Ca va dépendre, c’est-à-dire de toute cette structure qu’on veut mettre en place qui devienne un acquis pour le soldat que je dois redevenir.  »

Quel gouvernement va-t-il former ? Avec des civils, des militaires ? : « Ce qui sera, ça sera. »

Des réformes socio-économiques ? Oui, en voici une : « Qu’est-ce qu’on peut faire pour nos épouses, pour les faire changer de cette fonction de ménagère pour qu’elles soient beaucoup plus productives dans la société ? »

A-t-il des soutins politiques, des affinités politiques, comme Wanké au Niger ? : « Je vais vous dire toute de suite que je n’ai même pas de côté politique. Permettez-moi, Monsieur, mais vous savez pourquoi je dis ça ? Parce que dans ma vie, j’ai jamais voté.  »

Alors peut-être une petite autobiographie personnelle ? : « Je vais vous dire quelque chose. Y a des mots que je voudrais utiliser pour qualifier ma personne : honnête, sincère, et je sais ce que je veux. Je sais ce que je veux.  »

 

Conclusion

Gageons que notre capitaine va battre le record du « Baré bref  ». Et laissons le mot de la fin à un Malien, qui, en commentant les propos du nouveau chef de l’Etat malien, a écrit : « Ne laissons pas cet homme un jour de plus à la tête du Mali  » …

Philippe Cartero


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5 réactions à cet article    


  • Yves Rosenbaum Yves Rosenbaum 26 mars 2012 15:01

    Bonjour et merci pour votre article. Intéressant au demeurant, mais incomplet... cette vilaine manie de ne présenter que le côté pile... côté face, il y a parfois des coups d’Etat dont accouche la démocratie. C’est le cas de celui effectué au Niger, pays que vous évoquez pourtant plusieurs fois dans votre article, par M.Djibo, et qui a abouti à la restauration de la démocratie dans les délais convenus, et au terme d’élections transparentes.
    N’eût-il pas été plus honnête de le mentionner également ?
    Pour le cas du Mali, l’avenir nous dira ce que ce coup d’Etat a apporté. A mon avis, beaucoup plus de points négatifs que de points positifs...


    • Philippe Cartero Philippe Cartero 26 mars 2012 15:18

      Bjr,
      Je pensais avoir fourni un contre exemple de « coup positif » avec celui de Wanké, au Niger, justement, qui a « restauré » la démocratie. Deux exemples pour le même pays auraient été de trop. Désolé pour Djibo, qui, effectivement, a organisé des élections transparentes.


    • Gérard Luçon Gerard Lucon 26 mars 2012 16:49

      Mamadou Dia n’a pas fomente un coup d’Etat au Senegal, il a ete ecarte du pouvoir sur ordre de Sedar Senghor car il derangeait les interets economiques des francais et des marabouts et etait trop proches des communistes et des russes. Condamne il a ensuite ete libere puis gracie, toujours par Senghor.

      Quand aux frontieres du Mali qui seraient fermees, ceux qui comme moi ont traverse ce pays en long, en large et en travers doivent se pisser dessus de rire ! On entre par ou on veut, quand on veut et on regularise ensuite quand on arrive dans une grande ville ... Alors disons que les aeroports sont controles ... et encore ...

       

      Vous auriez pu donner un titre a Blaise Compaore qui, avec le soutien d’Houphouet Boigny a abattu Thomas Sankara (dont il etait l’aide de camp) en faisant accuser des refugies liberiens, avec le soutien de la France et de la CIA

       


      • spartacus le vrai pas l'autres !!! spartacus 27 mars 2012 09:51

        Merci pour cette article, je souhaiterais juste corriger le passage où il est, semble t il sous entendu que la Guinée Conakry aurait été ruiné par le reigne de Sékou Touré, hors si conté récupère la Guinée en ruine, c’est surtout du fait que la Franc et la fameuse communauté internationale lui ont fait bien cher payé son indépendance et son refus de rentrer dans la « coopération » coloniale, offerte par la France.


        • Philippe Cartero Philippe Cartero 27 mars 2012 11:28

          Bjr,
          Tout à fait d’accord avec vous en ce qui concerne le régime de Sékou Touré qui a payé très, très cher son indépendance (le seul pays qui a dit « Non » au référendum de de Gaule en 1958 qui proposait l’adhésion à la communauté française ou l’indépendance immédiate). Tous les coopérants français ont quitté le pays immédiatement après, emportant même les prises de courant électriques des ministères … De plus Sékou a dû surmonter lui aussi des tentatives de coup d’Etat fomentés par la France et le Portugal à l’époque fasciste pour contrer l’appui de la Guinée aux indépendantistes du Cap Vert et de la Guinée Bissau. Mais encore une fois, l’objet de cet article n’était pas d’établir un panoramas des différents régimes post 1960.

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