Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > International > Quelle issue pour le conflit en Afghanistan ?

Quelle issue pour le conflit en Afghanistan ?

En France, l’interview qu’a donné le général de division Vincent Desportes au Monde le 2 juillet dernier a généré des remous importants au ministère de la Défense. En jugeant que la guerre en Afghanistan est actuellement dans une impasse, cet officier partage une vision de nombreux experts. Néanmoins, la stratégie de la contre-offensive sur le long terme mise en œuvre par les américains, par le nouveau commandant des forces alliées à Kaboul David Petraeus comme par son prédécesseur Stanley McChrystal, peut compter sur un allié inattendu : L’enrichissement providentiel du pays. La découverte cette année d’importants gisements de matières premières pourrait résulter, là aussi sur le long terme, sur une émancipation des afghans dans les campagnes et, par conséquent, sur un recul des talibans.

L’Afghanistan est devenu un bourbier

L’opération Khanjar, l’offensive américano-afghane déclenchée par le brigadier-général Lawrence D. Nicholson dans la nuit du 1er au 2 juillet 2009 dans la province du Helmand, était la plus grande opération héliportée menée par les Etats-Unis depuis la guerre du Vietnam. Douze mois ont passés, et les troupes alliées stagnent sur le terrain. De fait les américains ont compris la décision du président Obama lorsque celui-ci a limogé, le 23 juin dernier, Stanley McChrystal, le général responsable des opérations. Le New York Times avait déjà présenté comme « chroniquement insubordonné » cet homme qui a pressé publiquement le secrétaire à la Défense Robert Gates d’envoyer davantage d’hommes et de matériel sur le sol afghan et qui a tenu des propos acerbes à l’encontre de plusieurs civils de haut rang, dont le Vice-président Joe Biden, dans un numéro du magazine Rolling Stone, paru le 8 juillet dernier. Le journaliste Michael Hastings, en pointant les distances constantes entre le président et le général, y rappelait deux affaires épineuses pour McChrystal : celle des mauvais traitements des prisonniers du camp Nama en Irak et celle du caporal Tillman, mort accidentellement en Afghanistan en 2004.
 
Le retrait du Général McChrystal intervient alors qu’une absence de consensus divise les américain dans le soutien de la guerre en Afghanistan. Le conflit, qui a débuté le 7 octobre 2001, est désormais plus long que ne l’a été la guerre du Vietnam, qui a duré 103 mois. En près de neuf ans ce sont 1 900 soldats étrangers qui ont péri sur le sol afghan, dont une centaine pour le seul mois de juin. Le président afghan Hamid Karzai lui-même, et bien qu’étant un allié solide de Washington, n’arrive pas à imaginer une issue à la guerre et songe à une négociation de paix. De leur côté les contribuables américains se demandent combien de milliards de dollars ils devront encore débourser pour entretenir les effectifs sur le terrain. Le président Obama, qui promet lors de ses allocutions qu’il fera tout pour « mener à bien cette guerre nécessaire », tient en parallèle à rassurer son public en promettant un retrait des troupes américaines selon un calendrier prévu, dès juillet 2011.

A la vue des positions de chacun, la guerre en Afghanistan se fait dans la confusion. C’est en réalité d’un conflit d’usure qu’il s’agit, et de l’aveu de l’état major militaire, le bout du tunnel serait loin. Accidentellement ou non les forces de l’OTAN ont déjà provoqué la mort de quelque 90 civils au cours des quatre premiers mois de 2010, soit une augmentation de 76% par rapport à la même période en 2009. Les tenants de la stratégie mise en place, celle de la contre-insurrection (ou COunterINsurgency, COIN) sont confrontés à une population afghane méfiante voire hostile. Ils ne tiennent en aucun cas à engendrer davantage de pertes civiles pour ne pas ruiner l’espoir de gagner la sympathie des villageois.
 
Donald M. Snow, Professeur émérite à l’Université d’Alabama et auteur de plus d’une quarantaine d’ouvrages sur la politique étrangère et les relations internationales met pour sa part en doute la stratégie mise en place, qui puise certaines de ses inspiration dans la guerre d’Algérie, perdue en 1962, ou même celle du Vietnam : « La contre-insurrection est vouée à l’échec pour trois raisons. La première étant que l’Afghanistan est un pays trop vaste pour ce genre d’opération. De l’aveu même des experts, un militaire devrait idéalement assurer la protection de 1 000 habitants. Or en Afghanistan ce schéma aurait nécessité le déploiement d’une force de 660 000 hommes. La seconde est la question de la conversion de la population aux bienfaits d’une démocratie stable. La mise en place d’un gouvernement assurant cette transition n’est en rien garantie. La troisième, enfin, repose sur le calendrier des opérations. La stratégie de la contre-insurrection nécessite dix à quinze ans d’efforts. On peut déjà douter du fait que les américains soutiennent la guerre en Afghanistan dans la prochaine décennie ».


David Petraeus, l’homme de la situation ?

David Petraeus a pris la relève de Stanley McChrystal pour diriger les opérations en Afghanistan le 23 juin dernier. Pour l’heure, l’homme, pressenti comme possible candidat à la Maison Blanche en 2016, a bonne presse. Thomas E. Ricks, journaliste spécialisé dans les questions de défense et auteur du livre « The Gamble » où sont relatées les opérations militaires en Irak de 2006 à 2008, dépeint le général comme étant « exceptionnellement intelligent, costaud, régulé et qui sait tenir ses distances ». La prise de fonction de Petraeus fut couronnée par une cérémonie organisée au QG de la force internationale d’assistance à la sécurité (Isaf), et son message fut entendu : « L’Afghanistan est un challenge difficile, mais les combats les plus rudes m’ont toujours intéressé ». A bien des égards, le général Petraeus débarque en Afghanistan dans des circonstances semblables à celles qu’il a connu lorsque il y a trois ans il était à la tête des opérations en Irak. Il a su y redresser la situation bien que les américains jugeaient le cas désespéré.
 
Le général, qui dispose des 150 000 hommes de la force internationale de l’OTAN actuellement stationnés en Afghanistan, est partisan de la contre-insurrection, qu’il a lui même esquissé. Il a travaillé à son évolution dans l’ombre de McChrystal. Bien que Petraeus entend marquer sa différence en procédant à des « ajustements nécessaires », il souhaite maintenir le cap que s’est fixé son prédécesseur en se focalisant sur la protection des civils. Il sera par conséquent en première ligne pour être jugé sur le succès ou l’échec de cette stratégie. Petraeus se distingue de McChrystal par davantage de tact dans sa communication mais aussi dans la négociation avec des acteurs sensibles sur le terrain. Sa réussite en Irak était due non seulement au renfort de 30.000 hommes qui ont rejoint ses troupes à Bagdad (le même renfort dont il dispose aujourd’hui à Kaboul), mais aussi aux accords qu’il a su passer avec des chefs rebelles, qui avaient pourtant juré la perte des américains.

Cela étant dit les paramètres diffèrent d’un cas à l’autre. Le pays d’Hamid Karzai, où le taux d’analphabétisme a été estimé à 71% par l’Unicef en 2007, est bien plus désœuvré que la nation dirigée par Nouri al-Maliki qui est une terre urbanisée, plus instruit et plus riche de son pétrole. Petraeus reconnaît lui-même ne pas avoir de solution sur mesure. Selon le site usmilitary.com, « le général se doute que les moyens déployés en Irak ne produiront pas les mêmes résultats en Afghanistan. Il a même estimé que les choses allaient empirer avant qu’une amélioration de la situation se produise. Et les différences sociales, économiques et culturelles entre les deux pays apparaîtrons de façon très nette à l’issue de la montée en puissance des forces alliées. Il ne faut pas oublier que même en Irak la pression sur les terroristes et les insurgés avait initialement donné cours à une escalade de la violence avant que celle-ci ne retombe à des niveaux d’avant-guerre. La situation en Afghanistan est plus explosive ».
 
Le site des forces militaires américaines en convient : Le commandant des forces de l’OTAN entend faire prendre conscience aux américains qu’un pic de retombées militaires négatives serait atteint avant que la situation ne s’inverse, « la lutte contre le terrorisme n’ayant jamais été tenté sur une échelle aussi vaste que celle de l’Afghanistan ». A l’heure des comptes, le pessimisme gagne bel et bien du terrain. Le premier journal anglophone du Pakistan, The News, suggère aux américains de laisser le soin à Hamid Karzai et même aux pakistanais de négocier la paix avec leurs voisins talibans « car au bout de neuf ans de conflit, il semble indispensable d’aller vers les insurgés et débuter le dialogue », et le quotidien australien The Australian suggère tout bonnement aux américains de régler rapidement la question car « compte tenu des prédispositions de Washington pour le soutien diplomatique sans équivoque d’Israël, al-Qaida peut aisément recruter des islamistes afghans et autres pour lutter contre les envahisseurs ». Les analystes ont pourtant fait abstraction d’une donnée nouvelle : la récente découverte de gisements de minerais dans le sous-sol afghan. 

Les matières premières viennent bousculer l’équation

Le magazine d’analyses économiques et politiques de Washington Foreign Policy a tenu à rebondir sur l’annonce du New York Times faisant état dans son édition du 14 juin dernier de « la découverte par des géologues américains en Afghanistan d’immenses gisements de fer, de cuivre, d’or, de cobalt, de pierres précieuses et de lithium, essentiel pour produire les batteries de téléphones mobiles et ordinateurs portables ». Les spécialistes en conviennent : Ces ressources, estimées à 1.000 milliards de dollars, pourraient changer la face de l’Afghanistan si elles étaient exploitées à bon escient, pour peu que le pays ne succombe pas à « la malédiction des matières premières » qui mine des Etats comme la république démocratique du Congo ou la Bolivie. De plus, comme Foreign Policy l’évoque, les retombées ne seraient pas perceptibles de sitôt, « car même en temps de paix les projets miniers ne se concrétisent parfois pas avant une décennie ».
 
Et si de nombreuses sociétés du monde entier se sont déjà ruées sur le moindre petit gisement du pays, Stéphanie Sanok, du Centre d’Etudes Stratégiques et Internationales de Washington, rappelle que les bassins miniers découverts cette année se situent dans des zones quadrillées par les talibans, comme les provinces de Ghazni, Kandahar et Zabul. Les perspectives sont pourtant bien réelles. A l’image d’une grande partie du monde, l’Afghanistan a un droit de propriété sur les matières de son sous-sol. L’Etat afghan, qui tirera bénéfice des droits d’exploitation, primes, redevances et autres paiements, invite bel et bien les entreprises : Selon qantara.de des modèles de contrats pour l’obtention de droits miniers devraient être mis à disposition sur le site Web du ministère afghan des Affaires étrangères. Et le groupe chinois China Metallurgical Group, qui exploite déjà une mine de cuivre au sud de Kaboul, a versé trois milliards de dollars pour sa concession.

Le quotidien Asia Times en est conscient : « Même si le Pentagone espère que ces ressources minérales changeront la face de l’Afghanistan pour en faire un pays industriel et moderne, il faut avant tout développer les infrastructures ». La version en ligne du journal précise par conséquent que la Chine est sur les rangs pour « établir des liaisons routières et ferroviaires solides avec l’Afghanistan à l’image de la ligne Shirkhan-Bandar-Kondoz-Mezare-Sharif-Herat qui pourrait relier la première puissance d’Asie à l’Afghanistan en traversant le Tadjikistan ». Un autre problème réside dans le degré de corruption du pays. Conrad Schetter, du Centre de Recherche pour le développement à Bonn, en Allemagne, précise ainsi que « l’Etat de droit y est minimal » en ajoutant que « de grandes entreprises installées en Afghanistan pourraient dilapider une grande partie de la manne au détriment des caisses de l’Etat et de la population locale. Les projets, détournés, pourraient engendrer une escalade de la corruption et du clientélisme ». Mais bien que l’administration afghane figure déjà parmi les plus inefficaces de la planète, les revenus générés par les matières premières pourraient, à en croire Foreign Policy, « aider l’Etat à se passer de l’aide internationale, qui couvre pour l’heure 70% de son budget, pour peu qu’un contrôle international se mette en place à Kaboul ».
 
Le site qantara.be va même plus loin en citant le cas de la Norvège « où des fonds ont été mis en place grâce aux revenus générés par le gaz naturel et le pétrole, avec l’exigence que l’argent soit dépensé à une date ultérieure sur des projets sociaux ». Dans le contexte de la guerre actuelle, un optimisme naissant s’empare ainsi des experts. Car, aux dires de Foreign Policy, « même en favorisant le maintien en place d’un régime discutable, les richesses minérales pourraient entraîner un décollage économique pour que la paix s’instaure. Si l’insurrection mine principalement les pays pauvres, c’est en premier lieu parce que l’engagement dans des forces rebelles représente pour des paysans misérables un moyen de gagner leur vie. Lorsque les salaires augmentent, les groupes armés ont plus de mal à recruter et les violences diminuent ». Les partisans de la contre-insurrection verront dans cette dernière analyse un déclin annoncé de l’emprise des talibans sur des pans non négligeables de la population afghane. Un recul de la pauvreté de l’Afghanistan annoncerait sans détour un virage important dans le conflit afghan au bénéfice du Pentagone.
 

Les réactions les plus appréciées

  • barrere (---.---.---.69) 17 juillet 2010 09:44

    quel ennemi ?

    ce sont nous les ennemis. nous sommes chez eux.

  • le naif (---.---.---.208) 17 juillet 2010 09:21
    le naif

    @ l’auteur

    Article surréaliste, surtout dans sa conclusion : " Le site qantara.be va même plus loin en citant le cas de la Norvège « où des fonds ont été mis en place grâce aux revenus générés par le gaz naturel et le pétrole, avec l’exigence que l’argent soit dépensé à une date ultérieure sur des projets sociaux ». Dans le contexte de la guerre actuelle, un optimisme naissant s’empare ainsi des experts."

    Comparer la situation Norvégienne à la situation Afghane, il faut oser, ce n’est plus de l’optimisme, mais une euphorie due probablement aux vapeurs d’opium !!!
    Les USA et leurs alliés (dont nous faisons malheureusement parti) n’ont aucunes chances de remporter cette guerre, sauf à vitrifier le pays. Le but initial de cette guerre, n’était pas la chasse a Ben Laden ou aux Talibans, mais entre autre, d’encercler soigneusement L’iran en vu d’opérations futures qui ne sauraient tarder....

    Slts

  • goc (---.---.---.40) 17 juillet 2010 04:13
    goc

    je crains que cette analyse ne résiste pas a la réalité afghane
    ce n’est pas en croyant importer nos valeurs qu’on réussira à ramener notre notion de paix dans un pays qui est aux antipodes de l’occident

    décidément les américains devront un jour faire preuve d’humilité et ne se sortiront de ce bourbier qu’en regardant ce qu’ont fait les russes. Humilité pour comprendre qu’ils ne sont pas plus fort que les russes, et si ces derniers ont échoué, les ricains échoueront aussi. Humilité pour comprendre que leurs valeurs n’ont rien a faire dans ce pays. humilité pour comprendre que l’argent n’est pas tout

    Vous dites que les hauts salaires empêcheront le recrutement de talibans, mais ouvrez les yeux, il y a eu des milliards déjà distribués,et le résultat ??, rien !, les talibans continuent d’embaucher

    le jour ou vous et les ricains comprendront que leur dieu n’est pas le même que celui des afghans, que s’ils y croient tellement qu’ils le mettent sur leurs billets de banques, d’autres ont aussi des croyances tout aussi fortes, en tout cas suffisamment fortes pour ne pas vouloir de nos valeurs.

    La France peut envahir Monaco et y imposer ses valeurs car celles des monégasques sont proches des notre, mais que les ricains puissent croire qu’il leur suffit d’envahir l’Afghanistan, et de l’inonder de dollars pour que ce pays devienne le 53eme état américain, est une erreur majeure et un péché d’orgueil !. Et ce péché là, ils vont le payer très cher.

  • le naif (---.---.---.208) 17 juillet 2010 09:57
    le naif

    Bonjour armand

    Bravo pour le point Godwin  smiley

    La guerre peut être gagnée - à condition de ne pas la mener avec un bras, voir les deux, attachés derrière le dos.

    Si tu as Google Earth sur ton ordi, je te conseille un petit survol de la région afin de bien visualiser le théâtre des opérations. Les Russes s’y sont cassé les dents, à la fin, ils n’osaient même plus utiliser leurs hélicoptères ou sortir de leurs bases tellement les pertes étaient lourdes. C’est une guerre asymétrique avec d’un côté des troupes et une logistique complexe, face à des maquisards très mobiles. Dans ce genre de conflit, une coalition hétéroclite n’a aucune chance, même en bombardant massivement et aveuglément.

    Peu importent les motifs - riposte à une attaque terroriste, souci de ne pas laisser des ressources énormes tomber entre les mains des talibans - en tout cas on a affaire à un ennemi qui ne doit inspirer la moindre réserve, humanitaire ou autre, un ennemi aussi cruel que le nazi d’antan.

    J’adore cette formulation : « Peu importe les motifs » du pur Busch dans le texte.... suffit de déclarer : Voici l’axe du mal pour justifier toutes guerres préventives et attaquer n’importe qui. Juste un détail, ceux que l’on considère comme des terroristes, se considère eux comme des résistants à juste titre dans la mesure ou ils sont chez eux....

    Slts


Réagissez à l'article

106 réactions à cet article

  • goc (---.---.---.40) 17 juillet 2010 04:13
    goc

    je crains que cette analyse ne résiste pas a la réalité afghane
    ce n’est pas en croyant importer nos valeurs qu’on réussira à ramener notre notion de paix dans un pays qui est aux antipodes de l’occident

    décidément les américains devront un jour faire preuve d’humilité et ne se sortiront de ce bourbier qu’en regardant ce qu’ont fait les russes. Humilité pour comprendre qu’ils ne sont pas plus fort que les russes, et si ces derniers ont échoué, les ricains échoueront aussi. Humilité pour comprendre que leurs valeurs n’ont rien a faire dans ce pays. humilité pour comprendre que l’argent n’est pas tout

    Vous dites que les hauts salaires empêcheront le recrutement de talibans, mais ouvrez les yeux, il y a eu des milliards déjà distribués,et le résultat ??, rien !, les talibans continuent d’embaucher

    le jour ou vous et les ricains comprendront que leur dieu n’est pas le même que celui des afghans, que s’ils y croient tellement qu’ils le mettent sur leurs billets de banques, d’autres ont aussi des croyances tout aussi fortes, en tout cas suffisamment fortes pour ne pas vouloir de nos valeurs.

    La France peut envahir Monaco et y imposer ses valeurs car celles des monégasques sont proches des notre, mais que les ricains puissent croire qu’il leur suffit d’envahir l’Afghanistan, et de l’inonder de dollars pour que ce pays devienne le 53eme état américain, est une erreur majeure et un péché d’orgueil !. Et ce péché là, ils vont le payer très cher.

    • armand (---.---.---.144) 17 juillet 2010 09:34
      armand

      goc

      La grande majorité des Afghans, qui haïssent les talibans, apprécieront votre raisonnement.
      Cessez de confondre des talibans avec les Afghans en général.

    • goc (---.---.---.40) 17 juillet 2010 13:33
      goc

      La grande majorité des Afghans, qui haïssent les talibans, apprécieront votre raisonnement.

      vous prenez vos désirs pour des réalités
      demandez donc à un afghan qui il préfère voir partir du pays, un américain ou un taliban

      quand vous aurez compris cela vous aurez doubler le nombre de vos neurones en passant allègrement à 2 !!

    • wesson (---.---.---.219) 17 juillet 2010 21:46
      wesson

      Bonjour Armand,

      « La grande majorité des Afghans, qui haïssent les talibans [...] »

      exact, à ceci près que les Américains ont réussi à faire regretter à la population Afghane l’époque ou les talibans étaient les maitres du pays. Il sont arrivés à ce splendide résultat par le truchement d’une politique qui a pourtant déjà montré ses limites au Vietnam, et que l’on peut résumer ainsi :

      Bonbons le matin, Napalm l’après-midi.

      Dans ces conditions là et lorsque on se retrouve du mauvais coté du napalm, effectivement les Talibans peuvent alors paraître comme étant un moindre mal.

      Le plus grand problème des Américains, c’est de croire que leur modèle et leurs valeurs sont universelles.

    • armand (---.---.---.188) 18 juillet 2010 00:38
      armand

      Bonjour Wesson,

      Pourquoi imaginez-vous que par quelque perversion de l’esprit les Afghans sont plus indignés par les bavures de l’Otan que par les attentats-suicide des talibans et leurs exactions sanglantes contre les civils ?
      Parce qu’ils sont musulmans ?
      La vengeance et la vendetta jouent tout autant.
      E quand on laisse les Afghans eux-mêmes s’occuper des talibans ça donne l’enorme container dans lequel les Ouzbeks de Dostom ont fait mariner quelques cinq cents prisonniers talibans... Pas très joli.

    • OuLaLA33 (---.---.---.95) 18 juillet 2010 02:54
      À Mehdi Thé

      @armand

      Votre commentaire est celui d un occidental qui est convaincu qu on est en Afghanistan pour le bien de se pays !

      Alors concernant le sujet de l Afghanistan, je pense que mon experience de militaire engagé dans les troupes de renseignement aeroportés française pendant 6 ans et ayant été envoyé en Afghanistan pendant 6 mois me permet de donner un avis plus reel de la situation que des simples pseudo analyse qui essayent de penser aux Afghans !

      Je suis de confessions musulmans donc mon approche envers les Afghans etait facilité de par la religion.Pour commencer il faut savoir que c est un pays composé de plusieurs ethnies (Ouzbek,Tadjik,Pachtoune...) ensuite le president Karzaï controle seulement la capitale : Kaboul.Toutes les autres regions sont gerées par les Maleks(chefs de villages).L ethnie majoritaire en afghanistan est le Pachtoune qui sont à 90% pro Taliban.
      Les forces de l Otan sont considérées comme une force d occupation et tous vous diront la meme chose c est un peuple qui est fier et qui a toujours connu des invasions et donc connaissent se probleme d occupation.

      L armée americaine meprise les populations ,et je le dis pour avoir patrouillé avec eux plusieurs fois et croyez moi ils savent se faire detester.Les français,au debut de l invasions ,etaient globalement bienvu jusqu à se que Sarkozy arrive au pouvoir et change les missions du contingent français.Au debut les français avaient pour mission de securiser la region de kaboul et faire de l humanitaire(creuser des puits ,construction d ecoles....)ensuite les USA ont fais pression sur la France pour que le contingent français prennent par à la guerre avec les USA,Allemands et depuis c est devenu la merde d ailleurs juste apres j ai arreté mon contrat apres qu un de mes amis soit tomber sur une mine USA balargué par l avaiation americaine au debut du conflit !!

      Les Afghans sont simplement des resistants qui ne supporte pas l idée que des etrangers viennent dans leurs pays donnaient des leçons de morales ou de vies !J ai pu apercevoir lors de ma mission des cimetieres de char russes completement desossés,etalé sur des centaines d hectares et croyez moi c est hallucinant.

      Pour finir personne ne pourra prendre se pays se sont des combattants aguerris ,rustique mais tres tres efficace et ils n ont pas besoin d avoir recours aux kamikaze comme tu peux le pretendre,les IED(improvised explosive device) qu ils fabriquent sont d une efficacité redoutable et toutes les troupes qui sont en missions labas le savent pertinement.Les Afghans demandent jsuet que toutes les troupes etrangeres quittent LEURS pays et donc effectivement nous sommes les ennemis et eux des resistants.

      Les seuls personnes qui desirent que l OTAN reste sont les traficants d opium qui,depuis l invasion USA,ont repris leurs trafic alors que sous le regne des Talibans, cultiver de l opium etait passible de peine de mort.Et depuis l invasion USA ,l heroine fait à partir de l opium revient en force en Russie et en Europe.Merci à qui merci à l Otan qui croyait acheter les gens en les laissant cultiver cette drogue et encore une fois je suis temoins de ses champs à pertes de vues et notre missions etait de ne pas s en occuper !!!Chercher l erreur !!

      Alors Armand je vous invite à vous rendre dans se pays pour voir reellement se qui s y passe et vous comprendrez que votre vision de se conflit et biaisé par la Tv .Parceque entre se que je lis dans les journaux et se qui s y passe il y a un enorme fossé encore une fois j en suis temoin et j ai gardé contact avec des gens qui à l heure ou je vous parle sont sur le terrain et subissent des degats quotidiennement meme si aucun journaux n en parlent...

      Peace 

    • goc (---.---.---.40) 18 juillet 2010 03:53
      goc

      @oulala

      on ne peut qu’approuver votre analyse

      et ne faites pas attention à armand, on est obligé d’employer des handicapes mentaux (7%) pour ne pas avoir d’amende à payer, alors lui ou un autre... tant que ça amuse les enfants, on va pas s’en priver !! smiley

    • armand (---.---.---.200) 18 juillet 2010 10:59
      armand

      Oulala,

      Merci de votre témoignage. Si je puis me permettre, d’autres, avec autant d’expérience que vous, n’arrivent pas à la même conclusion.
      J’ai beaucoup voyagé dans la région, je parle assez bien le farsi et surtout l’ourdou, je m’estime bon connaisseur de l’histoire locale, et j’ai gardé de nombreux contacts.
      Ce que vous dites des ethnies est exacte - à une exception près, la « majorité » pachetoune est généralement détestée par les autres ethnies, pour qui taliban = retour à la domination pachetoune.
      Personne n’affirmerait que les Afghans souhaitent garder une force étrangère sur leur sol, surtout assaisonné d’innombrables clashs culturels. Il paraît que ce sont les troupes du Qatar qui s’intègrent le mieux. Mais les talibans sont perçus par beaucoup comme les alliés des Pakistanais, généralement détestés, et leurs exactions ont provoqué largement autant de haine que celle qui pourrait s’exercer contre l’OTAN.
      Quant au rappel du sort des Russes, je vous rappelle que les moudjahidine n’ont commencé à gagner la partie qu’à partir du moment où les USA les ont massivement équipés de missiles Stinger.
      Salam

    • wesson (---.---.---.95) 18 juillet 2010 12:55
      wesson

      Bonjour Armand,

      "Pourquoi imaginez-vous que par quelque perversion de l’esprit les Afghans sont plus indignés par les bavures de l’Otan que par les attentats-suicide des talibans et leurs exactions sanglantes contre les civils ?"

      Nulle perversion de l’esprit, mais une analyse froide de la situation qui nous fait découvrir une réalité parfaitement conforme à son concept. Avec les Talibans, la population a au moins l’espoir de pouvoir discuter, et si elle fait ce que on lui demande, d’arriver à survivre.
      Par contre, avec une bombe qui vous tombe sur la gueule, il n’y a pas de discussion possible. Il ne s’agit là que de l’expression la plus élémentaire de la capacité de l’homme à choisir le moindre mal pour sa survie.


      "je vous rappelle que les moudjahidine n’ont commencé à gagner la partie qu’à partir du moment où les USA les ont massivement équipés de missiles Stinger."

      et moi je vous rappelle que avant cela, il ne l’avait pas perdu non plus  !

  • mordoric (---.---.---.162) 17 juillet 2010 07:27

    « qui puise certaines de ses inspiration dans la guerre d’Algérie, perdue en 1962 »

    La guerre d’Algérie fut victorieuse pour l’armée française et son mode opératoire fut un modèle du genre à l’époque et de nombreux pays s’en inspirèrent.

    Que l’auteur de l’article écrive plutôt que ce fut une décision politique voulue par De Gaulle qui ne voulait pas voir de djellaba à Paris pour préciser sa pensée.

    Résultat, l’Algérie fut perdue effectivement et la France aussi puisque nous avons les djellabas, les mosquées et les descendants du Fln dans nos banlieues.

    • armand (---.---.---.144) 17 juillet 2010 09:37
      armand

      Il faudrait rappeler aussi l’importance de l’aide occidentale aux moudjahidine afghans (qui comprenaient des factions allant des plus rétrogrades aux (relativement) modérés de Massoud). Les Russes ont perdu la guerre quand leurs adversaires ont commencé à disposer de Stingers anti-aériens.

  • Christoff_M (---.---.---.178) 17 juillet 2010 08:02
    Christoff_M

    Visiblement suite à des études géologiques confirmée ou publiées récemment les autorités américaines sont en train de changer d’optique sur l’Afghanistan...

    Alors vérité ou pas, vrai argument ou info bidon concoctée par des centres proches du pouvoir pour justifier le maintien de leurs troupes....

    Le fait est, que la chasse au Ben Laden ou au terroristes volants, pilotes expérimentés capables de looping avec gros porteur.... les infos bidons ont de plus en plus de mal à passer même dans la population américaine, pourtant bien endoctrinée...

    le fait que la production d’opium a augmenté, les paysans sont exsangues, leurs terres inutilisables, solution de facilité pour avoir de l’argent, donc tolérance du pouvoir karzai et des américains...

    Et cette fameuse info que le sous sol recèleraient des milliards de dollars en diverses minerais et pierres... le pouvoir américains ne se déplace pas pour des clopinettes, il n’y a que les bobos et les naifs pour croire aux ONG envoyées par ces chercheurs de ressources une fois le pays détruit et une marionnette homme de paille mise à la tete du pays, contre des largesse pour les nouveaux exploitants miniers.

    On se disait bien connaissant le pouvoir américain et le coté conquérant et opportuniste anglo-saxon, que nos GI n’étaient pas la pour des prunes, la ou il y a intérêt il y a armée voir gardes privés américains pour la main mise sur les ressources à exploiter....

    Voir le tiste bilan en Irak et en Afghanistan, avec des pouvoirs corrompus soigneusement mis en place par les américains, avec leur mascarade habituelle d’élections démocratiques...
    si les combattants afghans cèdent il se retrouveront dans un espèce de camp humanitaire géré par les states ou dans un gaza bis avec le pouvoir de se taire quand ils verront débarquer les sociétés de forage anglo-saxones, hollandaises ou australiennes vou petre même maintenant sud africaines

  • zelectron (---.---.---.240) 17 juillet 2010 08:44
    zelectron

    Que la guerre soit bien ou mal fondée elle se traite comme un incendie. C’est dans les 5 première minutes qu’il faut frapper vite et fort, après ce sont des moyens colossaux qu’il faut déployer au risque de toute façon de voir l’incendie se propager vers les pays, pardon, constructions voisines. L’issue déliquescente ne fait hélas plus de doute à moins de trouver dans la population afghane les ressources d’un sursaut de vie.

  • le naif (---.---.---.208) 17 juillet 2010 09:21
    le naif

    @ l’auteur

    Article surréaliste, surtout dans sa conclusion : " Le site qantara.be va même plus loin en citant le cas de la Norvège « où des fonds ont été mis en place grâce aux revenus générés par le gaz naturel et le pétrole, avec l’exigence que l’argent soit dépensé à une date ultérieure sur des projets sociaux ». Dans le contexte de la guerre actuelle, un optimisme naissant s’empare ainsi des experts."

    Comparer la situation Norvégienne à la situation Afghane, il faut oser, ce n’est plus de l’optimisme, mais une euphorie due probablement aux vapeurs d’opium !!!
    Les USA et leurs alliés (dont nous faisons malheureusement parti) n’ont aucunes chances de remporter cette guerre, sauf à vitrifier le pays. Le but initial de cette guerre, n’était pas la chasse a Ben Laden ou aux Talibans, mais entre autre, d’encercler soigneusement L’iran en vu d’opérations futures qui ne sauraient tarder....

    Slts

    • DESPERADO (---.---.---.69) 17 juillet 2010 12:49

      A l’auteur

      Quelle issue pour ce conflit ?
      L’issue de secours au fond à gauche.
    • Tarouilan (---.---.---.172) 17 juillet 2010 15:07
      Tarouilan

      Ce n’est pas l’Iran, qui est le plus visé, mais la Chine, qui commence a avoir des intérêts économiques en Afghanistan, pour le minerai de cuivre en autre, et les USA veulent créer une logistique d’implantation militaire sur la frontière avec la Chine..... et justement sur son flan le plus sensible, qui fait l’objet de déstabilisation de la part de la CIA, financier du Dalaï-Lama (via NED et deux autres organismes inféodés à cette CIA) et qui a réussi avec brio, a générer les « troubles sociaux Ouighours » ces troubles sociaux au demeurant affaiblissent la Chine, en générant une obligation d’investissements financiers trés conséquents dans ces deux régions.

      Espérons pour la paix du monde, que la Chine pourra vite régler son déséquilibre de potentiel militaire vis à vis des USA et leurs alliés, car autrement cela sent la guerre...la 4° guerre mondiale... aprés la troisième économique, qui et en cours

    • Pierre JC Allard (---.---.---.170) 19 juillet 2010 01:39
      Pierre JC Allard

      @ NAIF’


      Vous êtes bien courtois. Cet article est pure propagande américaine au soutien de l’intervention en Afghanistan. Ne mérite pas un commentaire sérieux


       Pierre JC Allard.
    • le naif (---.---.---.196) 19 juillet 2010 18:10
      le naif

      @ Pierre JC Allard 

      Bonjour,


      Vous êtes bien courtois. Oui, je devrais me faire violence et me mettre au diapason de certains intervenants dont l’invective et l’insulte tiennent lieu d’arguments....

      Cet article est pure propagande américaine au soutien de l’intervention en Afghanistan. Ne mérite pas un commentaire sérieux. Dans l’absolu, vous avez raison, cependant mes commentaires s’adressent plus aux lecteurs qu’aux auteurs, surtout lorsque ces derniers lâchent leurs articles comme un chien lâche un étron et ne prennent pas la peine de participer au débat.


      Concernant votre article que je viens de lire, je ne peux que partager votre analyse. Si au lendemain du 11/09 il a pu paraître opportun d’intervenir là bas sous mandat de L’ONU, aujourd’hui, il serait tout aussi opportun de nous retirer au plus vite de ce conflit stupide et sans issue avant que les choses dégénèrent vraiment.

      Au plaisir de vous lire

       
  • armand (---.---.---.144) 17 juillet 2010 09:32
    armand

    Faux.
    La guerre peut être gagnée - à condition de ne pas la mener avec un bras, voir les deux, attachés derrière le dos.
    Peu importent les motifs - riposte à une attaque terroriste, souci de ne pas laisser des ressources énormes tomber entre les mains des talibans - en tout cas on a affaire à un ennemi qui ne doit inspirer la moindre réserve, humanitaire ou autre, un ennemi aussi cruel que le nazi d’antan.

    Mais bien sûr, en agissant envers les talibans avec la même mollesse qu’avec les caïds de nos cités (voir les émeutes de Grenoble) on ne fait que prolonger l’affaire.

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON

ECRIVEZ UN ARTICLE !





Les thématiques de l'article


Palmarès