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Accueil du site > Actualités > International > « Quelque part entre le Liban et l’Argentine... »

« Quelque part entre le Liban et l’Argentine... »

Les émeutes du mois de novembre ont été très largement traitées par les médias internationaux, et ont provoqué une critique sans concession du modèle français d’intégration des populations d’origine immigrée. C’est désormais au tour des centres de réflexion, en particulier aux États-Unis, de s’emparer de la situation française avec un mordant tout aussi ravageur. À l’initiative du Hudson Institute, une rencontre intitulée "Emeutes françaises, Musulmans d’Europe" s’est déroulée le 19 décembre à Washington en présence d’un sociologue français, Xavier Guilhou, et de trois spécialistes états-uniens de l’Europe et de l’islam. Le Hudson Institute figure parmi les think tanks les plus en vue de la capitale fédérale, et il est très proche des milieux néoconservateurs, ce qui explique l’attention, disons... soutenue, qu’il accorde à la France. D’ailleurs, un spécialiste français des affaires militaires, Laurent Murawiek, est au nombre des analystes du Hudson Institute, après être passé par le ministère de la Défense.

Selon Xavier Guilhou, la France est aujourd’hui confrontée à une crise politique si grave qu’elle risque de se trouver bientôt "quelque part entre le Liban et l’Argentine..." Le marasme socio-économique, et la crise d’identité sans précédent que traverse notre pays, ne font qu’annoncer de terribles lendemains : "C’est la fin du système politique français qui a prévalu depuis l’arrivée de de Gaulle au pouvoir (...) Le système est en fin de course et je m’attends à une implosion générale qui mènerait à quelque chose entre la crise politique et l’effondrement économique qui ont frappé l’Argentine en 2001 avec le renversement du gouvernement, et la situation libanaise. L’on peut alors envisager l’émergence de réflexes populistes au sein des classes moyennes débouchant, comme d’habitude dans les cas de crise, sur l’arrivée d’un nouveau bonapartisme."
Devant ce sombre tableau, un diplomate de l’Ambassade de France qui assistait à ce débat a pris la parole pour évoquer les mesures prises par le gouvernement en faveur des banlieues défavorisées.


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4 réactions à cet article    


  • (---.---.63.53) 22 décembre 2005 15:22

    Bonjour, c’est Yves.

    Ne nous inquiétons pas trop, la situation n’est pas si grave. Ne confondons pas la vision du monde de quelques pseudo-intellectuels américains, persuadés que leur modèle de société est le meilleur, avec la réalité. Les propos tenus dans ce genre de circonstances sont de toutes manières démesurément exagérés et décalés.

    Je me souviens qu’il y a une dizaine d’années, un petit émoi avait été provoqué en France par une phrase lancée dans une réunion de ce type, à propos de la position de la France sur Dieu sait quel sujet. Quelqu’un avait dit « Pas de problème, la France est déjà inclue dans l’Allemagne ». C’était peu de temps après la réunification, pour le contexte.

    10 ans après, il ne semble toujours pas que ce soit le cas.

    Il y a un an, les conseillers de Bush lui disaient de ne pas s’inquiéter de la France, qui sera bientôt dépassée par le Brésil, l’Inde, etc...

    Il s’agit là de paroles en l’air, bâties sur des classements et des statistiques établies avec une arrière-pensée, celle de reléguer des pays « rebelles » au second rang.

    Mais n’en déplaise aux américains, en tous cas à certains d’entre eux, la société française est stable, la France est un pays dans lequel il fait bon vivre même si certains ne mettent en avant que ses défauts.

    Je ne vais pas revenir sur le thème éculé des français qui ne voient que la merde en eux-mêmes. Ceux qui croient que le pays va s’écrouler sous le poids d’une population miséreuse réduite aux abois ne voient de toute évidence que ce qu’ils ont envie de voir. Et les violences récentes ne sont pas les prémisses d’une quelconque révolution.

    Si l’on commence à relever toutes conneries pouvant être dites par des hommes politiques à travers le monde, on n’en n’a pas fini.

    Le plus navrant dans tout cela est peut-être que de telles opinions puissent aussi être proférées par un français. Je ne connais rien de ce M. Guilhou, mais tenir de tels propos avec la caution morale d’être originaire du pays visé n’est pas très sympa.

    Voila, c’était Yves.


    • Olivier de Toulouse (---.---.71.248) 23 décembre 2005 12:34

      Bonjour, Yves, je suis tout à fait d’accord avec votre analyse, il suffit de regarder, de voyager dans d’autres pays pour voir qu’en France on est BIEN c’est vrai que tout n’est rose mais rien n’est parfait.


    • caramico (---.---.227.2) 22 décembre 2005 21:57

      100 000 Britanniques réside en France. 300 000 y ont une résidence secondaire. Ils ne savent pas à quoi ils s’exposent, ces imprudents.

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