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Quelques parutions littéraires, à la veille des élections aux USA

Avec les quatre premiers mois de l’année 2008, quelques analystes à la pointe de la connaissance du mythe yankee, certainement davantage inspirés par l’étendue du branle-bas électoral, ont fait paraître des travaux. Dans ces œuvres livresques que nous avons tenté de décrypter, l’explication du destin du libéralisme américain, qui s’accouple bien à l’avenir d’une société refusant de baisser les bras dans son influence sur le reste de la Terre, n’est plus aussi envoûtante que par le passé, minée par les fortes inégalités.

La belle démocatie des USA n’est pas aussi rose que l’on croit... Livres révélateurs des dessous que Barak Obama ne peut pas changer. Consultation conseillé du document en PDF, joint à ce sujet.

 

Des livres qui soulèvent les inégalités et la censure aux USA ; leurs particularités : ils sortent à la veille des élections 2008 et en Europe pour échapper à l’interdit officiel et institutionnel d’un régime qui prétend propager la démocratie...

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Parutions littéraires à la veille des élections aux USA, c’est aussi la bonne saison. Ce mois d’avril à renaissance printanière nous a exhortés, plus que les autres mois écoulés, à suivre les soubresauts de l’investiture des démocrates américains à travers deux candidats qui n’ont rien de commun, sauf la chapelle politique. Beaucoup, sinon tous, des habitants du monde ont suivi les échéances écoulées et sont stupéfaits du processus par lequel les républicains ont, avec presque une simplicité déconcertante, placé leur candidat, John MacCaine, alors que le camp adverse tient en haleine pour la suite attendue en résultat crucial renfermant de minces espoirs. Une bonne majorité des terriens continuera encore de scruter le déroulement de l’atmosphère toute circonstancielle de la faisabilité de l’activité politicienne au pays du Lincoln, jusqu’au jour J.

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L’attrait est rehaussé par la déférence envers cette puissance surestimée en gendarme universel. Surtout que le questionnement essentiel sur les parcours à rebondissements auxquels se livrent autant l’ex-première dame, Mme Clinton, bien classée aux remparts du conservatisme, que le métis Obama Barak vu comme le phénomène du postmodernisme, n’a pas encore de réponse. Et parce que la dispersion du spectre de la communication vit pleinement son ère et convie les terriens, de même chez eux, à suivre ce qui se passe dans ce pays bien rayonnant.

Très peu de littératures continuent comme Américan Vertigo de Bernard-Henri Lévy de faire l’apologie du pays aux défauts incalculables, y compris les Anglais qui nous offrent plusieurs titres aussi remarquables les uns que les autres. Le plus percutant est : De l’inégalité en Amérique. La vague conservatrice de Reagan à Bush (1), suivi de De la religion en Amérique (2) et Obama, le roman de la nouvelle Amérique (3), revenant à des Français. En plus, depuis les dernières guerres expéditives en Irak et en Afghanistan qui interpellent fortement les Américains avec les mêmes intonations que l’agression impérialiste du Viêtnam, car dépourvues de justesse en leurs causes, créant une culpabilité tout autour de leurs menées et conséquences. Elles sont à l’origine d’une crise identitaire transversale qui sillonne profondément et avec un choc, telle une brisure foudroyante, ce peuple ressentant qu’il est tout à fait offensé en deux temps.

Premièrement par son dirigeant actuel qui ne remonte pas au-devant des scènes diplomatiques et n’est plus apprécié de par le monde. Et en second lieu par les appels incessants aux meurtres et aux saccages, de terroristes que les Américains avaient cru avoir apprivoisés dans des élans anticommunistes, se rendant compte que la bête immonde est indomptable et tarde à être éradiquée. C’est là qu’une certaine déprime donne à la conscience collective le malaise d’une culpabilité pour l’agressivité des rapports avec les non-partenaires étrangers, classés par étroitesse en ennemis à attaquer toujours et davantage. Cette remise en cause du soi américain est loin d’être généralisée et trouve sa panacée dans l’obligation de se défendre par la dissuasion. Ce qui donne désormais plus d’importance à l’intéressement exogène, aux yeux des citoyens américains, pour savoir ce qui est pensé d’eux. C’est aussi la recherche de sauver la face du fatras local de violences et faits sociaux comme les fusillades dans les établissements scolaires. 36 fusillades entre le vendredi 18 avril 2008 et le lundi 21, uniquement dans la ville de Chicago faisant 7 morts et de nombreux blessés. Au plan international, ceux des Américains qui savent que le président G.W. Bush termine en queue de poisson son règne, ne pouvant se déplacer dans le monde et surtout en Europe, l’allié traditionnel, sans ameuter des dizaines de milliers de manifestants à le dénoncer pareillement à un criminel de guerre malaimé, n’attendent que la nouvelle tête pour redorer les blasons. La honte prioritaire !

A force de nous asséner que la meilleure démocratie du monde est celle du pays du martyr Martin Luther King, plutôt là où on l’a assassiné, le doute s’est installé dans nos méninges avides de vérités antinomiques, celles qui s’aperçoivent dominées, dont on ne tient pas compte et qui pourtant nous chatouillent les esprits. Rappeler que la démocratie est toujours discutable, perfectible, reste à établir, ébauche interminable et ouverte à des réaménagements qui lui apportent de meilleures facultés ainsi qu’une perspective d’avenir, interpelle. Le mot « chantier » lui convient le mieux et laisse entendre que la chose se réalise. Elle n’est pas toute faite, toute construite, même si des faits probants laissent croire qu’elle s’exerce. Et comme on arrête jamais d’entreprendre en matière de démocratie, l’incertitude pousse à vérifier l’authentique dans l’ivraie. Dans l’ensemble, ce qui ne satisfait pas et met moralement à nue cette démocratie, oblige au scepticisme...

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POPULISCCOOP vous montre l’une des vidéos marquantes de la campagne de Barak Obama

Par respect du peuple américain qu’on ne peut confondre avec son administration, nous ne nous contenterons pas d’amoindrir les riches particularités de ce pays par sa forte criminalité endogène ou bien par la grotesque médisance gratuite que les Etats-Unis n’ont pas d’histoire. Le premier fléau n’étant pas leur propre, sans nul autre parmi toute l’humanité, et la seconde métaphore écourte tous les siècles depuis que le continent a été découvert. Cette dernière formule désormais n’était plus admise dès la première décennie où Christophe Colomb foula le sol du continent encore nouveau et toujours en métamorphose. Si ailleurs on peut se limiter au pour ou au contre envers la politique américaine, en France, deux points de vue entièrement paradoxaux sur le fond restent, à égales opinions, admiratifs du point de vue culturel, et sont colportés ou assumés entièrement tant à droite qu’à gauche. Ils facilitent une lecture limpide par rapport aux ambiguïtés et tergiversations généralisées ailleurs.

Du côté de la première tendance, on en est globalement à la béatitude admirative du capital, faiseur de la croyance envers « le marché », concurrentiel et échangeur de la finance entre les acteurs spéculateurs et peu productifs, même si Sarkozy, qui représente une droite qui se veut pragmatique, a tenu des propos concernant la nécessité de régulation. Du côté de la gauche on s’exalte surtout des luttes et conquêtes féministes et raciales. Les deux familles politiques de France croisent leurs armes sur la discrimination positive chère au camp adverse, comme une radicalité qui n’a point de concessions à offrir et pour qu’on ne puisse pas faire reculer l’époque sur cette question. Et ce sont justement les banlieusards, toutes origines confondues, regroupés en BBB (Blacks, Blancs, Beurs) et qui n’arrivent pas à se frayer une place au soleil dans la partie hexagonale, qui trouvent rendez-vous avec la réussite, selon l’équivalent de la discrimination positive française à travers ce qui est « affirmative action », après avoir déjà exploré le Canada, l’Australie et le royaume d’Elisabeth.

Pays de la censure par excellence, la plus abjecte et de cynisme inégalé agissant en criminalité officielle, les mesures qu’elle enclenche font souvent l’unanimité comme une paranoïa collective du fait que l’Etat fédéral soit le décideur. Le maccarthysme, sagement assumé par beaucoup, est l’incarnation la plus juste des applications de cet interdit, qui vise ceux suspectés de nuire ou de ne pas défendre les valeurs communes protégées par la puissance publique, donc légitimes. Et c’est la littérature romancée, journalistique et des essais, que vise à chaque fois cette nuisance chargeant ouvertement les libertés de pensée et d’expression. Depuis les années 20 où les écrivains – Dos Passos, Fitzgerald, Hemingway... – ont pris conscience que le puritanisme américain leur était fatal, des vagues d’auteurs ont préféré l’exil auprès de grises banlieues européennes au confort de leur bercail. Comme l’ex-URSS, les USA gardent souvent leurs subversifs chez eux, et aussi ne leur autorisent pas la paix douillette en leur infligeant leurs goulags comme l’emprisonnement du maître du polar Dashiell Hammett, ou bien les persécutions avec les dossiers du FBI de Hoover (4) et du Beria Washington (4) qui ont touché James Baldwin, Norman Miller, Allen Ginsberg et beaucoup d’autres.

Dans la puissante machine idéologique hollywoodienne qui a aussi le statut de pôle industriel à orientation inaliénable, on se contente de glorifier, par moult fictions, la suprématie du pays pour faire passer un abominable mépris du reste du monde, reconstituer la personnalité américaine effritée dans des aventures ruineuses, et mettre au-devant des malveillances en meilleure et éclairée sinécure. Ce qui a donné matière à Théodore Roszak, considéré précurseur de la contre-culture suite à son ouvrage Vers une contre-culture paru en 1969, à décortiquer en 1991 dans La Conspiration des ténèbres » (traduit en français en 2004 et faisant une vente de 70 000 exemplaires) l’immensité de cet appareil phénoménal du 7e art qui fonde un imaginaire universel aussi fort que les conquêtes de l’espace par la NASA. Cet auteur publia en 2006 La Menace américaine à la veille de la réélection de Bush-fils. Et son dernier livre L’Enfant de cristal (5), qui sort en France plutôt qu’en son propre pays au regard du traitement d’indésirable qui lui est fait, et cette oeuvre est consacrée au thème du cinéma.

L’histoire dite de la « Black List » (la liste noire), qui est d’abord un livre portant ce tire et a visé des journalistes au professionnalisme incontesté, détenteurs des plus grandes distinctions (Pulitzer, Emmy Awards, Peabody Awards), illustre le système de contrôle et de répressions, souvent chanté par ignorance ou complaisance envers la belle démocratie. Commencée en 1996 avec l’affaire de l’avion de la TWA à destination de Paris, qui explosa comme abattu par un missile tiré de l’un des nombreux bâtiments de la US Navy en manœuvre là où a eu lieu le drame, elle explique désormais le culte principal d’une administration pervertie. Kristina Brojesson, reporter et productrice très en vue, travaillant à CBS, qui découvre le pot-aux-roses, constate aussi l’indécence, sans être vraiment prête à une autre croyance, des règles abjectes en place. Quand elle décide de savoir si vraiment la censure peut l’empêcher de faire son travail, alors qu’elle vivait l’idée idéale confectionnée par le précédent du Watergate, en enquêtant auprès de ses collègues, elle fut ahurie par l’éthique de surveillance généralisée et bien établie. Corruption en retraites dorées ou en cachets surévalués, licenciements, pressions, autocensures...

Toutes les panoplies qui laissent croire à l’inexistence de la liberté d’expression au pays de la belle démocratie, ont été vérifiées par Kristina. Surtout qu’il ne fallait pas toucher au niveau de la presse, pendant les années 90 où éclata ce scandale, à l’industrie du tabac. Mais ça reste encore en vigueur en matière d’autres industries de l’armement, de l’énergie, de la pharmacologie et bien d’autres secteurs où il est complètement impossible de révéler les malversations, secrets inhumains et autres odieuses réalités. Comme pour d’autres arts où la censure est omniprésente, nous y reviendrons un jour.

(1) De l’inégalité en Amérique. La vague conservatrice de Reagan à Bush de Godfrey Hodgson, éditions Gallimard

(2) De la religion en Amérique de Denis Lacorne, éditions Gallimard

(3) Obama, le roman de la nouvelle Amérique d’Audrey Claire, éditions Le Rocher

(4) Le FBI et les écrivains, 1991, de Nathalie Robins, éditions Albin Michel

(5) L’Enfant de cristal de Theodore Roszak, traduit par E. Ochs, éditions Le Cherche Midi, collection « Néo »


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5 réactions à cet article    


  • bernard29 candidat 007 6 mai 2008 12:55

    trop compliqué, trop ampoulé pour que l’on y comprenne quelque chose.

    Sauf une chose ; personne n’a jamais cru que "la belle démocratie des USA était ausi rose..." que vous le croyiez".


    • Olga Olga 6 mai 2008 14:01

      Effectivement l’article est difficile à lire, pour ne pas dire illisible. Dommage, car le propos semble pertinent, tant il est vrai que les valeurs démocratiques sont bien malmenées outre-atlantique.


    • N.E. Tatem N.E. Tatem 6 mai 2008 16:08

      salut.

      C’est vrai la construction de ce texte est destructuré. Je ne vous dément pas. Je dois apporter une idée, qu’en ce qui concerne les styles d’écriture sont souvent personnalisées. Je ne crois à la faut de style.

      Par ailleurs, je vous propose de lire CE SUJET déjà publié sur cet organe AGORAVOX.

      Cordialement.


    • Olga Olga 6 mai 2008 16:51

      Destructurer la construction du texte,

      ou construire la destructuration du texte,

      that is the question.


    • N.E. Tatem N.E. Tatem 6 mai 2008 17:52

      Oops..

      Construction destructurée, en effet

       

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