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Accueil du site > Actualités > International > Qui a autorité pour exiger le départ de El-Assad ?

Qui a autorité pour exiger le départ de El-Assad ?

Voilà bien une question qui met à l’épreuve les défenseurs de la démocratie et du droit international. Les États-Unis et la France réclament haut et fort le départ du président de Syrie, Bachar el-Assad. Bien plus, ils se font les promoteurs et le soutien d’une armée, dite libre, de l’opposition syrienne en vue de créer le chaos et de forcer ainsi le départ ou l’assassinat de l’actuel président de Syrie. Ce dernier, bien qu’élu par son peuple, est devenu persona non grata des principaux dirigeants des pays de l’Occident. Personne ne se surprendra que le leadership de cette opération soit assumé par les États-Unis d’Amérique et la France.

« Je n’imagine pas une situation dans laquelle nous pouvons mettre fin à la guerre civile en Syrie, avec Assad qui resterait au pouvoir  », a déclaré M. Obama en marge d’un forum économique à Manille

« Nous devons tout faire pour qu'une transition politique puisse être trouvée en Syrie, cette transition passe par le départ de Bachar al-Assad.  » Hollande aux Nations Unies.

 

 Les citations de ces deux principaux intervenants sont présentes dans presque chacune de leurs interventions relatives au peuple et au gouvernement syrien. À les écouter, ils sont ceux qui savent ce qui convient le mieux à ce peuple. Ils l’ont dit et le répète à qui veut l’entendre « le président Bachar Al-Assad ne peut faire partie de la solution ». Le régime politique dont il se fait le défenseur n’est tout simplement pas celui qui convient aux besoins et intérêts de son peuple. Tout ce qui reste à ce Président c’est qu’il libère la place avant qu’on l’y oblige par la force.

Cette approche impériale et coloniale des États-Unis et de la France n’est pas partagée par la Russie et encore moins par le président Bachar Al Assad et son peuple qui l’a assuré de sa confiance. Ce fut le cas lors du référendum de février 2012, sur la modification de la constitution et lors des élections présidentielles, en juin 2014.

Dans une entrevue récente au Magasine français « Valeurs actuelles », le président Assad a répondu à cette question portant sur son départ obligé.

 « Je répondrais tout d’abord par la question suivante : le peuple syrien a-t-il désigné le président Hollande pour être son porte-parole  ? Accepteriez-vous, en tant que citoyen français, qu’une remarque pareille vienne d’un homme politique étranger, quel qu’il soit  ? Ne serait-ce pas une offense au peuple français  ? Nous voyons les choses de manière identique. N’est-ce pas insulter le peuple syrien que de tenir de tels propos  ? Cela ne veut-il pas dire qu’il ne reconnaît pas ce peuple  ?

 

Il en va de même avec l’argumentaire russe qui y fait valoir le droit international des peuples à disposer eux-mêmes de leur propre destin.

Lavrov, ministre des Relations extérieures de Russie : “La politique russe ne consiste pas à demander à quelqu’un de démissionner. Le changement de régime n’est pas notre profession

Poutine à la T.V. américaine  : Il n'existe aucun moyen de régler le problème syrien autrement que par le renforcement des institutions d'État légales en place et en les aidant à combattre le terrorisme.”

 Il y a donc un fossé infranchissable qui sépare la compréhension que se font les États-Unis et la France de la démocratie et du droit international par rapport à celle que se fait la Russie. Pour les premiers, la démocratie est surtout la participation contrôlée d’un peuple à l’élection de ses représentants. Le contrôle de cette participation aux suffrages universels peut prendre de multiples formes, allant de la corruption jusqu’au contrôle de chaque étape du processus électoral lui-même. Par son vote, le citoyen a le sentiment de participer au choix de ses dirigeants et du régime politique de son État. 

Tant que les peuples s’accommodent de cette démocratie, l’empire, les oligarchies et leurs alliés en font l’apothéose de la liberté. Toutefois, lorsque des peuples prennent conscience de cette grande tricherie et décident de récupérer leur démocratie en la transformant en un pouvoir du peuple pour le peuple, alors, là, la démocratie perd de son charme pour l’empire et les oligarchies qui en avaient le plein contrôle. Ce fut le cas, en 1973, du peuple chilien sous la gouverne de Salvador Allende. Ce fut également le cas, en 2009, du Honduras, sous la gouverne de Manuel Zelaya. C’est actuellement le cas du Venezuela de Chavez et de Maduro, de la Bolivie d’Évo Morales, de l’Équateur de Rafael Correa. Ces derniers sont constamment menacés par des coups d’État et des interventions terroristes visant la déstabilisation et le renversement de leurs gouvernements. Pourtant, aucun de ces pays ne peut être accusé de torturer et de massacrer leurs peuples. Aucun ne peut les accuser de manipuler en leur faveur le système électoral. Pour ce qui est du Venezuela, la Bolivie et l’Équateur, ils ont un système électoral qui ne permet pas la fraude. L’ex-président des États-Unis et un habitué du suivi d’élections, dans diverses régions du monde, a qualifié le système de votation du Venezuela comme l’un des plus fiables au monde. Alors, c’est quoi ce harcèlement des chantres de la démocratie et du droit international ? 

Ce que veulent les têtes dirigeantes de l’Occident ce n’est ni la démocratie, ni le respect du droit international, sinon le plein contrôle des peuples, des gouvernements et des richesses. Ils veulent être les maîtres du monde. Que ce soit l’Irak, la Libye, la Syrie, l’Ukraine et tous ces pays de l’Amérique latine, d’Afrique, d’Asie et du Moyen-Orient qui leur échappent encore, l’objectif recherché est le même. 

Ce n’est pas pour rien, si ces têtes dirigeantes de l’Occident ont perdu toute crédibilité. Tout est combine et manipulation. Le mensonge et l’hypocrisie sont devenus leur réalité. 

Je vois de façon très positive l’actuation de Vladimir Poutine dans le sens du respect du droit international et de celui des peuples à disposer d’eux-mêmes. Son intervention en Syrie vient renforcer le respect des institutions démocratiques et donne un signal clair à l’empire et à ses acolytes que le jeu de l’interventionnisme et du terrorisme prend fin. Il a les armes et l’intelligence de leur usage pour que ses “partenaires récalcitrants” y réfléchissent, deux fois plutôt qu’une, avant de poursuivre dans le sens de l’interventionnisme qui ne respecte ni les peuples ni leurs droits.

 

Oscar Fortin

Le 20 novembre 2015 

http://humanisme.blogspot,com

 

Kissinger :

http://humanisme.blogspot.ca/2012/02/o-combien-jai-reve-de-ce-moment.html

 


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235 réactions à cet article    


  • bluerage 21 novembre 2015 09:01

    Bravo, je crois que tout est dit...


    • Dom66 Dom66 21 novembre 2015 11:32

      @bluerage

      Exact Tout est dit, comme vous Bravo "Oscar Fortin"


    • Dom66 Dom66 21 novembre 2015 11:34

      @bluerage

      Exact Tout est dit, comme vous Bravo "Oscar Fortin"


    • Dom66 Dom66 21 novembre 2015 11:35

      @Dom66

      Désolé pour le doublon « cause= ça rame chez moi Internet »


    • TOUSENSEMBLE OU L ECUREUIL ROUGE TOUSENSEMBLE OU L ECUREUIL ROUGE 21 novembre 2015 17:01

      @Dom66µ

      EST CE UN JEU COWBOYS/INDIENS soyons sérieux on ne peut garder ASSAD L’ ASSASSIN DE

       SON PEUPLE ( 250000 morts torturés et décédés ! emploi des gaz contre la population ) /////


    • Ben Schott 21 novembre 2015 17:03

      @TOUSENSEMBLE OU L ECUREUIL ROUGE
       
      BLLLL BLLLL / / / / / / /
       


    • oscar fortin oscar fortin 21 novembre 2015 18:56

      @TOUSENSEMBLE OU L ECUREUIL ROUGE : : Mais qu’allez-vous faire d’Obama avec ses 150 000 morts en Libye et ses 200 000 morts en Syrie sans parler des morts en Afghanistan et des victimes collatérales.

      Il y a du travail à faire pour nettoyer de la place publique tous ces assassins. Il y a de quoi occuper les Nations Unies, responsables pour faire respecter le droit international.

    • @bluerage

      Un des complices, c’est le sénateur US John McCain...et ses contributeurs financiers.

      D’abord écoutez attentivement cette entrevu ( traducteur français de France24 ) de McCain a France24 du 19 Novembre 2015 : 
      .
      McCain veut l’envoi de 10 000 soldats américains en Syrie - YouTube
      .
      Il s’agit des derniers soubresauts du porte-parole du réseau sioniste infiltré au sein même de l’administration US. Il faut savoir qu’il y a en plus un conflit personnel entre McCain et le Démocrate John Kerry. (depuis plus de 25 ans ).
      .
      Pour comprendre ce véritable psychopathe , il prendre connaissance des tortures que les Nord-Vietnamiens lui ont infligé :
      .

      D’un site généralement manipulé par les américains :

      .

      Un peu plus tard, le 26 octobre 1967, au cours de sa vingt-troisième mission de bombardement au-dessus du Nord-Viêt Nam où son objectif est la centrale électrique d’Hanoï, son avion est abattu par un missile sol-air SAM-2. Lorsqu’il s’éjecte, la violence du choc lui brise les deux bras et une jambe. Tombé en parachute au milieu du lac du Bambou blanc, situé au cœur de la capitale nord-vietnamienne, il manque de se noyer lorsque des habitants le tirent de l’eau, lui arrachent son équipement et le rossent4.

      Récupéré par les soldats nord-vietnamiens, un garde transperce son épaule avec la baïonnette de son fusil tandis qu’un autre lui perce la cheville. Il en gardera des séquelles physiques toute la vie5 comme une cicatrice sur la tempe, un bras gauche qui ne se lève plus, une jambe qui traîne un peu et une démarche assez raide6.

      Grièvement blessé, il est emmené dans une prison où il est jeté dans une cellule à même le sol. Durant quatre jours, il est interrogé et battu. Au cinquième jour, quand les Nord-vietnamiens découvrent qu’il est le fils d’un amiral américain, il est transféré dans un hôpital où il reçoit des transfusions de sang et de plasma. Au bout du dixième jour d’hospitalisation, un membre du bureau politique du Parti communiste vietnamien lui annonce qu’il va parler à la télévision française. À la suite des menaces qu’il encourrait pour la suite de son hospitalisation s’il persistait à refuser, John McCain obtempère et reçoit la visite du journaliste français de l’ORTF François Chalais. Ce dernier diffusera dans l’émission Panorama7 les images de McCain déclinant son identité et en donnera une copie à l’épouse du pilote6,8.

      En mars 1968, il parvient pour la première fois à se tenir debout et à marcher mais il est alors placé pendant deux ans en isolement total. Suivront ensuite trois années de mauvais traitements, de solitude et d’angoisse. Prisonnier de guerre, il est ligoté et humilié régulièrement par ses geôliers qui lui cassent à nouveau le bras ainsi que quelques côtes6. Roué de coups pendant des jours ou suspendu par ses bras fracturés, il en vient à signer des confessions de piraterie aérienne, avant de tenter de se pendre dans sa cellule9.

      En juin 1968, il refuse, par solidarité avec ses camarades, une offre de libération anticipée lorsque ses geôliers, réalisant que son père venait d’être nommé commandant en chef du United States Pacific Command, ont espéré en faire une opération de propagande10. En décembre 1969, John McCain est transféré à la prison de Hỏa Lò (en), le « Hanoï Hilton », construite par les Français en 1945. Cette fois, il n’est plus en isolement total et peut communiquer avec d’autres Américains, notamment un compagnon de cellule qu’on lui adjoint. À plusieurs reprises, il refuse de rencontrer des délégations étrangères de pacifistes venues à Hanoï, ce qui lui vaut de nouveaux coups et blessures6.

      En janvier 1972, son père, amiral en chef de la zone Pacifique fait bombarder Hanoï par les B-52 en dépit des risques pour son fils, toujours prisonnier au Nord Viêt Nam3.


    • @https://www.youtube.com/watch?v=5zwjkfmMwb4&feature=youtu.be

      Il faut savoir, aussi, que la collaboration de la famille McCain, avec les israéliens, ne date pas de l’arrivé de McCain au sénat. US.
      .
      Il faut remonter, au moins , a l’implication du père du sénateur McCain - John Sidney McCain Jr. -
      lors du camouflage de l’attaque opérée par l’armée israélienne le 8 juin 1967 dans les eaux internationales au large de la péninsule du Sinaï, pendant la guerre des Six Jours, sur le navire de recherche technique (en) de l’US Navy USS Liberty qui collectait des renseignements pour le compte de la NSA.
      .
      Voyez un résumé de cette attaque israélienne ,sous faux drapeaux, sur ce site : 
      Nouvelles révélations sur l’attaque de l’USS Liberty
      .
      .
      De ce dernier site :

      L’article méticuleusement documenté de John Crewdson, de même que les 57 pages que James Bamford à dédiées à cet incident dans son livre « Body of Secrets » et les récentes confessions de ceux qui ont joué un rôle dans cette opération de camouflage, dressent un tableau que les survivants de l’USS Liberty ne peuvent que trouver exaspérant. La preuve de l’intention délibérée des Israéliens, contenue tant dans les communications interceptées que dans les témoignages, n’est pas récusable, même si les Israéliens continuent de décrire cet incident comme n’étant qu’une erreur terrible.

      Crewdson à fait référence au capitaine de la Navy, Ward Boston, qui était l’avocat de la Navy nommé par l’Amiral John S. McCain (le père su Sénateur McCain) comme conseiller senior auprès de l’Amiral Isaac C. Kidd, désigné pour « enquêter sur tous ces faits et ces circonstances ». Le fait qu’ils ne disposassent que d’une semaine pour réunir les preuves et qu’il leur était interdit de contacter les Israéliens pue le « camouflage ».

      Le 8 janvier 2004, le Capitaine Boston, aujourd’hui âgé de 84 ans, a signé une déclaration officielle, dans laquelle il se dit "indigné par les efforts que font dans ce pays les apologistes d’Israël pour prétendre que cette attaque était un cas ’d’erreur sur la personne’". Voici ce que Boston ajoutait : "La preuve était limpide. Nous avions la certitude, tant l’Amiral Kidd que moi-même, que cette attaque ... fut un effort délibéré de couler un navire américain et d’assassiner tout son équipage ... Non seulement les Israéliens ont bien attaqué ce navire avec du napalm, des tirs d’obus et des missiles, les torpilleurs israéliens ont mitraillé trois canots de sauvetage qui avaient été mis à l’eau dans une tentative de l’équipage de sauver ceux qui étaient le plus gravement blessés - c’est un crime de guerre ... Je sais, à partir de conversations personnelles que j’ai eues avec l’Amiral Kidd, que le Président Lyndon Johnson et le Secrétaire à la Défense, Robert McNamara, lui avaient ordonné de conclure que cette attaque était un cas ’d’erreur sur la personne’, malgré la preuve accablante du contraire".


    • @https://www.youtube.com/watch?v=5zwjkfmMwb4&feature=youtu.be

      McCain n’a jamais blairé Kerry. Le conflit remonte a la guerre du Vietnam.
      .
      .
      Du site généralement contrôlé par les américains :
      .

      John Kerry revient du Viêt Nam résolument opposé à la guerre. Dès 1970, il rejoint le groupe des Vétérans du Viêt Nam opposés à la Guerre (VVAW - Viêt Nam Veterans Against the War). Les membres du VVAW, ayant vécu la guerre de l’intérieur et, mieux encore, ayant servi leur pays, bénéficiaient d’un vrai respect de la part de la population. Ils étaient considérés comme capables de donner le point de vue du simple soldat et pouvaient se permettre de dénoncer la tromperie officielle. D’autres vétérans cependant, notamment ceux qui en 2004 formèrent le SBVT, voyaient d’un très mauvais œil les activités du VVAW, considérant que celui-ci se moquait de leurs états de service.

      Commission Fulbright


      Le 22 avril 1971, Kerry est le premier vétéran du Viêt Nam à témoigner auprès d’un comité sénatorial spécial sur des propositions visant à mettre un terme à la guerre en Asie du Sud-Est. En treillis et arborant ses médailles, il parle pendant près de deux heures avec le Comité sénatorial pour les affaires extérieures (Senate Foreign Relations Committee). Dans son discours, retenu sous le nom de Fulbright Hearing (d’après le sénateur J.W. Fulbright, directeur des débats), il exprime son opinion sur le fait que la guerre au Viêt Nam est essentiellement civile, et qu’elle ne représente aucune menace pour les États-Unis. John Kerry est persuadé que la guerre continue pour des raisons politiques : « Des hommes doivent mourir afin que le Président Nixon ne soit pas, et ce sont ses propres mots, le premier président à perdre une guerre ». Il conclut par cette phrase : « Comment pouvez-vous demander à un homme d’être le dernier à mourir pour une erreur ? »

      FIN DE CITATION

      .

      .

      Il faut savoir, aussi, que Kerry ,en avril 1965, rejoint la société des Skull and Bones à l’invitation de son ami John Shattuck (YALE)

      .

      Kerry, un francophile, et sa nouvelle épouse (héritière de l’empire HEINZ ), sont aussi

      des proches de la famille ASSAD. :

      .

      Voyez l’extraordinaire photo des deux couples dans un restaurant de Damas en 2009 :

      Obama II : la purge et le pacte, par Thierry Meyssan


    • @https://www.youtube.com/watch?v=5zwjkfmMwb4&feature=youtu.be

      Pour bien comprendre ce qui se passe au Moyen-Orient depuis 5 ans, il est extrêmement important, a mon sens, de relire cet article prémonitoire de l’excellent T, Meyssan écrit le 27 novembre 2012 !
      .
      Si les Saoudiens avaient pris connaissance de cet article de Meyssan en 2012, JAMAIS ils n’auraient songé a attaquer le Yémen. Il est maintenant trop tard. L’empire n’a plus besoin
      de l’Arabie Saoudite...et elle sera démantelé en trois secteurs. 

      .
      Obama II : la purge et le pacte, par Thierry Meyssan
      .

      Disposant d’une légitimité renforcée par sa réélection, le président Barack Obama se prépare à lancer une nouvelle politique étrangère : tirant les conclusions de l’affaiblissement économique relatif des États-Unis, il renonce à gouverner seul le monde. Ses forces poursuivent leur départ d’Europe et leur désengagement partiel du Moyen-Orient pour se positionner autour de la Chine. Dans cette perspective, il veut à la fois distendre l’alliance russo-chinoise en formation et partager le fardeau du Moyen-Orient avec la Russie. Il est par conséquent prêt à appliquer l’accord sur la Syrie, conclu le 30 juin à Genève (déploiement d’une Force de paix de l’ONU principalement composée de troupes de l’OTSC, maintien au pouvoir de Bachar el-Assad s’il est plébiscité par son peuple).

      Cette nouvelle politique étrangère se heurte à de fortes résistances à Washington. En juillet, des fuites organisées dans la presse avaient fait capoter l’accord de Genève et avaient contraint Kofi Annan à la démission. Le sabotage semble avoir été ourdi par un groupe d’officiers supérieurs qui n’admettent pas la fin de leur rêve d’empire global.

      À aucun moment cette problématique n’a été évoquée lors de la campagne électorale présidentielle, les deux principaux candidats s’accordant sur le même virage politique et ne s’opposant que sur la manière de le présenter.............

      .........John Brennan, connu pour ses méthodes particulièrement sales et brutales, pourrait devenir le prochain directeur de la CIA. Il serait chargé de tourner la page des années Bush en liquidant les jihadistes qui travaillèrent pour l’Agence et en démantelant l’Arabie saoudite qui n’est plus d’aucune utilité.

      FIN DE CITATION

      Texte écrit par Meyssan en 2012 !


    • @https://www.youtube.com/watch?v=5zwjkfmMwb4&feature=youtu.be
      Donc, après avoir diviser l’Arabie Saoudite en trois secteurs, il y aura un repositionnement de la flotte US face a la Chine. Il est donc intéressant d’écouter l’analyse de Emmanuel Lincot surnommer familièrement ’’Tintin en Chine’’ par son ami le le président chinois :
      .
      Relations militaires entre la Russie et la Chine - YouTube par Tintin en Chine


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 21 novembre 2015 20:39

      @TOUSENSEMBLE OU L ECUREUIL ROUGE


      Vous dites des faussetés et vous le savez. Les USA sont a source du mal et on le sait.. Il n’y a plus d’espoir de dialogue avec la gouvernance américaine. Le peuple américain se délivrera. lu meme des ordures qui le dirigent, ou une action extérieure sera nécessaire. Je souhaite que ce soit la première solution..

      Chacun a le devoir moral de faire tout en son pouvoir pour saboter et détruire la domination USA.

      Pierre JC Allard



    • asterix asterix 21 novembre 2015 21:55

      Fortin, Allard, même combat.
      Quand on les coince avec une vérité, ils vous répondent toujours :
      les Américains ont fait bien pire !
      Et zoup, c’est emballé !
      En l’occurrence, la position d’Assad reste indéfendable. Que la cruauté de Daech soit sans commune mesure avec la sienne, soit ! MAIS il n’en revient pas moins que ce fils de dictateur qui a fidèlement suivi la voie à son papa ( cad l’absence de toute démocratie ) s’est montré si cruel, si « humaniste » dirait Fortin, qu’il n’a plus sa place dans le futur de l’Etat syrien. Sa légitimité dont il fait son cheval de bataille du jour ne tient qu’à une élection pipée et peu représentative.
      Mais cela, Fortin ne le dit pas ! Pôv’ Fortin qui oublie allègrement ses milices, sa police secrète, ses exécutions sommaires, les tortures ( coucou, y’a bien sûr que celles de Guantanamo qui sont innommables... ) les 200.000 Syriens que cet innocent d’Assad a envoyé au sacrifice.
      Qu’il soit une partie de la solution, c’est évident.
      Mais de là à prétendre que c’est parce qu’il représente l’Etat syrien, il ne faut pas rire !
      Mais Fortin aime bien rire...
      Surtout de ceux qui ne partagent pas sa position ...qui osent lui dire : arrête ton char !
      Poutine est bien plus malin. Plus honnête aussi : Assad, il le garde pour le moment, mais s’en débarrassera dès qu’un embryon de solution conforme aux intérêts de la sainte Russie verra le jour. Jamais je ne l’ai entendu exiger en préalable qu’il fallait le garder. Le garder pour le moment pour éviter le Califat, oui. Mais à moyen terme il dégagera ce bourreau dont la seule chance, la survie momentanée, réside dans le fait qu’il a dans le, dans les camps d’en face encore pire que lui.
      Le salut de la Syrie, état multiconfessionnel, est à ce prix.
      A moins que la partition ?
      Sunnites, Chiites, Kurdes, Druzes, à chaque communauté sa « nation »
      Mais bon, Fortin le génie de la géopolitique oxymore a dit que...
      Même processus que sa déification de Cuba : au mépris de toute démocratie, de toute logique.
      Je le soupçonne d’être démocrate quand cela l’arrange.
      Et dictatorial AUSSI quand cela l’arrange..
      Au nom de son antiaméricanisme primaire seulement.
      Parce que si on creuse, hein...
      Franchement, il ferait mieux de s’arrêter à l’humanisme du Pape et aux dangers de l’Ukraine fasciste, là on ne peut lui donner tort.
      Mais c’est plus fort que lui : mélanger le vrai et le faux pour en arriver à conclure que tout est toujours de la faute des Américains, ce qui est en partie vrai.
      De là à en faire un dogme pour exclure toute autre responsabilité.
      Fais dodo, mon petit frère...


    • alinea alinea 21 novembre 2015 22:11

      @asterix
      La Syrie n’est pas un état multiconfessionnel ?


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 21 novembre 2015 22:21

      @asterix

      Cette légende des centaines de milliers de morts d’Assad ne repose sur RIEN. Elle est démentie par toutes les sources crédibles. Et ne parlez pas de Cuba. Fortin a raison et vous n’y connaissez rien. Moi, si.


      PJCA



    • berry 21 novembre 2015 22:36

      @asterix
      « les 200.000 Syriens que cet innocent d’Assad a envoyé au sacrifice. »
       
      Vous ne connaissez pas votre dossier.
      Assad ne fait que se défendre contre une guerre d’agression ; depuis quand c’est un crime de se défendre ?
      Revoyez entre autres cette vidéo de Roland Dumas :
      https://www.youtube.com/watch?v=BH9SHxetO1I
      Il y explique que les anglais préparaient le renversement du régime syrien deux ans avant le début des premières violences.
       
      c’est irréfutable.


    • Lucide bdpif@laposte.net 21 novembre 2015 22:54

      @asterix


      « les 200.000 Syriens que cet innocent d’Assad a envoyé au sacrifice »

      Vous regardez trop TF1 !!!! Vous êtes victimesde propagande !!!!!!!
      J ai beau regarder partout sur sputnik.com,aucunes traces de ces victimes. VOus confondez avec les 250 000 victimesdes bombardements américains en Syrie !!!!!

      Le régime n’a aucun morts sur son compte. Il y a eu quelques photos de ces sois disants massacres, vite dementis par la vérité. C’était en fait un tournage de film !!!!
      Et les soi disants cadavres, des figurants !!!!

      Quand aux prison syriennes, je vous mets au défi de trouver quelqu’un de vivant qui en soit sortis qui corroborent vos accusations !!!! 


    • oscar fortin oscar fortin 21 novembre 2015 23:17

      @asterix : je ne sais pas pourquoi, mais en vous lisant j’avais comme l’impression de lire Morice, vous savez celui dont certains disaient s’ennuyer. Pour le reste, je n’ai pas grand chose à ajouter à votre brillante présentation. 


      Bonne fin de soirée et reposez-vous bien. C’est bien mérité.

    • asterix asterix 21 novembre 2015 23:18

      @alinea

      Bonjour à toi

      Lis cette analyse de la Syrie. C’est autre chose que des divagations sensorielles venues du Yucon...

      https://www.les-crises.fr/2012-analyse-de-la-situation-en-syrie-par-alain-chouet/


    • asterix asterix 21 novembre 2015 23:30


      Et pour les autres qui ne savent pas compter jusqu’à 200.000
      Que faites-vous du nombre de soldats aux ordres d’Assad morts pour défendre sa démocratie ?
      En sus, cet homme vous jure qu’il n’a jamais emprisonné, torturé et mis à mort ceux qui osaient revendiquer un minimum de libéralisation culturelle du pays ?

      Je profite de a présente pour remercier Fortin de m’avoir comparé à Morice.
      C’était pour être méchant mais c’est raté : cela me va droit au coeur.

      Quant à toi, mon cher Allard, tu es allé deux fois un mois à Cuba, je crois.
      Moi je n’y suis resté que 4 ans...
      Je comprends ton désir de m’informer...


    • tf1Groupie 21 novembre 2015 23:31

      @Pierre JC Allard

      Extrait : "J’ai déjà provoqué de mini-crises d’hystérie chez certains de mes amis de la gauche en disant qu’on n’était pas si mal dans l’Espagne de Franco et l’on me jette aujourd’hui des regard noirs quand je souligne que Tito était la SEULE bonne solution pour ce bizarre espace géographique qu’on appelle la Yougoslavie. Ceci dit, je suis CONTRE les dictatures mais, de toutes les « dictatures » que j’ai connues, il n’y en pas qui me soient apparues plus nécessaires que celle à Cuba, ni de dictateur qui m’ait fait meilleure impression que Fidel.« 

      On comprend mieux la démocratie selon Allard et autres quebecois spécialistes de la dictature dont on se dit que pendant la Révolution Française il aurait pas fallu compter sur eux smiley

      M’est avis que le taux d’analphabétisme et le taux de mortalité en Syrie doivent leur sembler »acceptables" smiley


    • oscar fortin oscar fortin 21 novembre 2015 23:34

      @Pierre JC Allard : Bonjour Pierre, c’est toujours un plaisir de vous lire sur ce site et sur d’autres. L’intelligence nourrit d’une histoire et d’un savoir est toujours préférable aux bruits des casserolles.


      Merci et bonne fin de journée

    • Lucide bdpif@laposte.net 22 novembre 2015 11:05

      @oscar fortin


      Bonjour monsieur Fortin !!! S i vous trouvez mes interventions déplacés, je vous l’accorde. C’est du mauvais humour noir. Mais regardez vos chouchous que vous appréciez, eux c en’est pas de l’humour noir, ils sont sérieux dans ce qu’ils avancent !!! Cà devrait vous faire bondir au plafond !

      Et rien ....

      Avec tout mon respect ! 






    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 22 novembre 2015 20:54

      @asterix


       J’y suis allé au moins deux fois par mois, entre 1960 et,1962 , y suis retournè plus terd deux fois pour plus de 6 mois. La dernière récemment.


      PJCA



    • joaopessoa 23 novembre 2015 07:11

      @asterix
      Et en Corée du Nord ?îl souffre le peuple en Corée du nord.mais y a pas de pétrole.

      Comme si les gouvernements occidentaux en avait quelque-chose à foutre du bien être des sans dents syriens,déjà qu ils en ont pas grands choses à foutre des sans dents de chez eux.
      Asterix nous prendrait il pour des cons ?

    • fred.foyn Le p’tit Charles 21 novembre 2015 09:20

      PERSONNE...il est élu démocratiquement...Seul les Russes et ses alliés ont été pnvités pour venir le défendre...Tous les autres sont des envahisseurs-assassins voulant mettre un peu plus de chaos dans la région..


      • Jeussey de Sourcesûre M de Sourcessure 21 novembre 2015 09:27

        @Le p’tit Charles

        euh... pas les Kurdes !

      • Fergus Fergus 21 novembre 2015 09:42

        Bonjour, Le p’tit Charles

        Ce n’est effectivement pas aux Américains ou aux Français d’exiger le départ d’El-Assad, et il semble qu’ils l’aient enfin compris en faisant un pas vers les Russes dans le but d’éradiquer Daech dans le cadre d’une action sinon commune, du moins coordonnée.

        Mais El-Assad ne doit pas se faire d’illusions : les Russes l’ont de facto lâché. Certes pas officiellement, mais en œuvrant (après la chute de Daech) pour une future élection ouverte à tous les Syriens - fidèles au régime alaouite, opposants et Syriens de l’étranger -, ils ouvrent la voie à un départ négocié d’El-Assad en amont de cette élection.

        Cela se comprend aisément : les Russes ne perdent pas de vue leurs intérêts dans la région, et ces intérêts russes exigent l’émergence d’un pouvoir stable et non suspect de crimes envers une partie de son peuple.

        C’est très clairement ce qui se joue dans ce pays sur le plan politique. 


      • roman_garev 21 novembre 2015 10:15

        @Fergus

        Z’êtes trop naïf pour croire à cette « future élection ouverte à tous les Syriens » qui aurait lieu avant cinq ou même sept ans... Ce n’est pas pour passer Damas aux mains d’une marionnette de l’Occident de plus que la Russie oeuvre aujourd’hui en Syrie.

      • Fergus Fergus 21 novembre 2015 10:29

        Bonjour, roman_garev

        Certes. Mais Moscou peut avoir envie de voir émerger une marionnette de la Russie. smiley

        Quoi qu’il en soit, si le scénario d’une élection totalement ouverte n’est pas le plus probable, le départ de Bachar El-Assad est d’ores et déjà dans tous les esprits, y compris celui de Poutine, qui est avant tout un pragmatique et ne veut pas s’encombrer sur place d’un homme aussi haï et potentiellement vecteur de nouvelles difficultés dans l’avenir. D’où sa très probable éviction « en douceur » contre une protection russe lorsque Daech aura été éliminé.


      • roman_garev 21 novembre 2015 10:37

        @Fergus
        «  » le départ de Bachar El-Assad est d’ores et déjà dans tous les esprits, y compris celui de Poutine..."

        Ah bon ? Vous lisez jusque dans son esprit ? Drôle d’argument. Et qu’en disent les astres ?

      • roman_garev 21 novembre 2015 10:43

        @Fergus

        « Poutine... ne veut pas s’encombrer sur place d’un homme aussi haï »

        Ah bon ? Être haï n’empêche en rien Poutine, plutôt l’encourage. Lui-même il est haï par une partie du monde (et surtout par ces « têtes dirigeantes de l’Occident » dont il se moque déjà ouvertement), quoique cette partie se rétrécit à vue d’oeil. 

      • Ben Schott 21 novembre 2015 10:49

        @Fergus
         
        « Certes. Mais Moscou peut avoir envie de voir émerger une marionnette de la Russie. »
         
        Votre relativisme est affligeant. Poutine est un opposant à l’hégémonie de l’Empire. Si «  nous sommes tous responsables », comme vous le dites par ailleurs, alors ne nous trompons pas d’ennemis.

        Ne pas vouloir la balkanisation de la Syrie (dernier verrou que Poutine ne veut pas voir sauter), ce serait vouloir installer « une marionnette de la Russie » ? Poutine ne dit qu’une chose : c’est au peuple syrien de décider de son avenir.

        Ensuite :

        - S’il y a des élections en Syrie, rien ne dit que Bachar El Assad ne s’y présente pas.

        - Si tel est le cas, rien ne dit qu’il ne soit pas élu, voire élu haut-la-main.
         


      • Fergus Fergus 21 novembre 2015 10:53

        Bonjour Ben Schott

        Sur ce point, je constate que vous semblez imperméable à l’humour ! smiley


      • Ben Schott 21 novembre 2015 10:56

        @Fergus
         
        Je n’ai pas le même que celui qu’on pratique sur le plateau d’Yves Calvi...
         
        Désolé.
         
         


      • roman_garev 21 novembre 2015 11:01

        @roman_garev

        N’oubliez pas les réalités du Moyen Orient. Ce n’est point l’Europe périssant dans sa tolérance sans bornes. Il vaut mieux laisser au pouvoir un el-Assad qui a des couilles (haï par les islamistes enragés, mais adoré par les alaouites, par les chrétiens et surtout par les intellectuels), plutôt qu’une parodie à l’hollandouille, ni poisson ni grenouille.

        À propos, savez-vous ce que c’est au juste la tolérance ?
        « Absence de réaction immunitaire à certains antigènes, résultant d’un état de paralysie immunitaire constitutif ou induit par un premier contact avec l’antigène. »

        http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/tol%C3%A9rance/78312


        De sorte que l’organisme atteint par la tolérance périt inévitablement.

      • pemile pemile 21 novembre 2015 11:11

        @roman_garev
        Euh, la définition que vous donnez est la définition médicale !

        Le larousse donne aussi comme définition :

        Attitude de quelqu’un qui admet chez les autres des manières de penser et de vivre différentes des siennes propres.

        Attitude de quelqu’un qui fait preuve d’indulgence à l’égard de ceux à qui il a affaire.

        Aptitude de quelqu’un à supporter les effets d’un agent extérieur, en particulier agressif ou nuisible


      • roman_garev 21 novembre 2015 11:21

        @pemile

        Exact. Mais cette définition médicale nous permet de mieux comprendre le sens véritable du mot.Et même dans ce que vous citez j’en vois la confirmation.

        Aptitude de quelqu’un à supporter les effets d’un agent extérieur, en particulier agressif ou nuisible
        Très bien. Mais que signifie ici « supporter » ? Est-ce subir (en prêtant son autre joue) ou résister, voire s’y opposer ? C’est ça le problème. Et le vendredi 13 donne à refléchir sur ce sujet.

      • oscar fortin oscar fortin 21 novembre 2015 11:51

        @Fergus : ce que défend Poutine c’est la légitimité des institution. Seul le peuple décidera du sort d’Assad dans le cadre d’élection. Poutine ne défend ni Assad ni tout autre candidat potentiel à ces élections. Il défend la légitimité d’élections constitutionnelles. C’est ce que je comprends des diverses déclarations de Poutine et de Lavrov.

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