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Qui importe le conflit israélo-palestinien ? Du sionisme en politique intérieure

Si l’on s’en tient au nombre de morts qu’il a engendré depuis ses débuts, il faut reconnaître que le conflit israélo-palestinien ne mérite peut-être pas l’attention qu’on lui porte (comparé par exemple au conflit congolais qui en a fait plus de 5 millions depuis 1998). Cela dit, il n’en est pas moins qu’il menace comme aucun autre la sécurité internationale et que son champ d’application est bien plus large que le seul Moyen-Orient . Plus qu’un simple problème de politique extérieure, pour nous, occidentaux, il semble avoir de longues ramifications dans la politique intérieure.

À l’occasion du reportage de Caroline Fourest diffusé ce mardi 19 février sur France 2, intitulé « Les Naufragés de Sion », les ultra-sionistes et les ultra-antisionistes sont renvoyés dos à dos comme étant obsédés du conflit israélo-palestinien. C’est l’occasion de répondre à sa thèse en revenant sur les raisons qui font que ce conflit anime à ce point les passions, et les mécanismes qui en permettent l’importation dans nos sociétés. 

La cause palestinienne : obsession pathologique ou intérêt justifié ?

Il y a au moins une chose sur laquelle on ne peut donner tort à C. Fourest : la cause palestinienne fait couler beaucoup d’encre. Mais, plutôt que de céder au simplisme en y voyant une obsession antisémite classique, tentons d’expliquer ce phénomène par les faits. Si l’on se place dans la perspective occidentale, le conflit semble important à deux niveaux.

Premièrement, au niveau de la politique extérieure, les faits favorisent une lecture symbolique, teintée soit d’anticolonialisme, soit d’anti-impérialisme, soit de droit à l’autodétermination des peuples. Tout d’abord, il faut reconnaître que le cas d’Israël fait tache dans nos sociétés post-coloniales. Alors que l’Europe a subi une vague de décolonisation au cours du XXe siècle, l’État hébreu continue de pratiquer la colonisation de peuplement. En effet, depuis la Guerre des Six Jours en 1967, celui-ci envoie sa population s’établir sur des territoires occupés illégalement (notamment la Cisjordanie, Jérusalem-Est et Gaza, mais aussi le plateau du Golan et le Sinaï). Force est donc de constater qu’Israël est l’une des dernières colonies occidentales. Accordant un statut inférieur aux citoyens arabes, la pratique d’une forme d’apartheid lui est également souvent reprochée. De manière plus globale, certains soulignent aussi la dimension Nord-Sud du conflit, Israël étant vu comme une sorte de réplique miniature de l’impérialisme étasunien. Enfin, il faut savoir que l’occupation israélienne, qui « fête » cette année ses 46 ans, est, selon les mots de Yitzhak Laor dans le journal israélien Haaretz, « la plus longue occupation militaire de l’époque moderne » (1).

Mais l’importance de ce conflit se situe également de plus en plus au niveau de la politique intérieure, affectant notamment la liberté d’expression ou la neutralité médiatique dans nos pays mêmes. Ainsi, au moins deux mécanismes sont régulièrement utilisés dans la sphère politico-médiatique pour faire taire toute critique sérieuse de la politique israélienne.

 

Le chantage moral

Il se fait de deux façons : en utilisant la culpabilité par rapport au génocide de la Seconde Guerre mondiale, et deuxièmement en accusant les critiques d’Israël d’être des antisémites déguisés.

Ainsi, la mémoire de l’Holocauste, qui pourrait être utilisée à des fins éducatives, est en réalité détournée à des fins politiques pour soutenir l’État hébreu. Ce mécanisme, parfaitement décrit par Norman Finkelstein (2) consiste à utiliser la souffrance du peuple Juif pour lui donner davantage de droits, selon l’adage « plus jamais ça ». En clair, cela veut dire qu’on culpabilise la population occidentale pour des événements auxquels elle n’a généralement pas participé puisque ceux-ci se sont produits avant sa naissance. Cette technique, combinée à la reductio ad hitlerum (3), contribue à faire perdurer deux mythes : celui de la création d’Israël après l’Holocauste pour protéger les Juifs, et celui de la « seule démocratie du Moyen-Orient », qui protégerait les Juifs du nouveau fascisme islamiste. C’est probablement ce raisonnement qui fit déclarer à Menachem Begin, membre du Likoud : « Notre destin est qu’en terre d’Israël, il n’y a pas d’autre solution que le combat (...) Croyez moi, l’alternative à ce combat, c’est Treblinka(...) » (4). Par ce subtil tour de passe-passe, un militant pro-palestinien anti-impérialiste et anti-colonialiste devient donc un affreux fasciste antisémite !

Cette accusation d’antisémitisme est également utilisée à outrance dans les médias pour discréditer toute personne trop critique de la politique israélienne. Les exemples sont légions : de Siné à Edgar Morin en passant même par un ancien résistant : l’Abbé Pierre ! Le problème, c’est que cette accusation fonctionne sur le mode de la rumeur. Lorsque l’on subit un procès d’intention de la sorte, il est extrêmement difficile voire impossible de s’en détacher... De plus, cette accusation d’antisémitisme ne marche que parce que le conflit est réduit à sa dimension religieuse, qui n’est certes pas négligeable mais qui est loin d’être la seule composante !

 

Le paradoxe antifasciste : la censure et l’autocensure

Lorsque le chantage est inefficace, un deuxième mécanisme rentre en jeu : celui de la censure, légale ou illégale.

Que l’on apprécie le personnage ou qu’on le trouve détestable, un cas d’école reste celui de Dieudonné, mis en cause dans le documentaire de C. Fourest. Celui-ci est régulièrement censuré par différents groupes de pression (communautaires ou antiracistes) qui font pression sur les propriétaires de salles ou sur les mairies afin de l’empêcher de se produire. Dans ce cas, le problème n’est pas que ces associations tentent de faire interdire la venue de l’humoriste (ce qui est leur droit), mais bien que les mairies cèdent à ces pressions et empêchent de manière illégale et arbitraire la tenue des spectacles, et ce sans qu’aucun jugement ne soit rendu. Cette illégalité est souvent condamnée par la suite (comme par exemple, à La Rochelle) (5), mais cela n’empêche pas le processus d’être sans cesse ré-itéré. Considérant les cibles de prédilection de cette pratique (qui touche des personnalités de tous bords), ces entraves à la liberté d’expression semblent se cristalliser particulièrement autour de la question israélo-palestinienne, installant un climat de terreur via la capacité disproportionnée de certains groupes à agir. Ces pressions et la crainte du black-out médiatique poussent ensuite logiquement une bonne partie des journalistes à l’autocensure.

Mais la censure peut également se faire de manière légale. Ainsi, l’introduction de lois mémorielles en Europe (nommée « Loi Gayssot » en France) à partir des années 90 condamne d’emprisonnement toute personne niant les crimes établis par le tribunal militaire de Nuremberg. Cela a notamment permis, sans qu’Amnesty International ne s’en insurge, de faire condamner à trois ans et demi de prison Sylvia Stolz, l’avocate du révisionniste allemand Ernst Zundel, parce que celle-ci avait utilisé des arguments révisionnistes pour défendre son client. Cette attitude de censure est critiquable : elle entretient le sentiment qu’on évite le débat, et se révèle ainsi contre-productive. De plus, le fait d’autoriser l’État à légiférer sur l’Histoire officielle n’est pas une pratique particulièrement démocratique... Ainsi, en refusant la liberté d’expression à ceux dont on ne partage pas les idées (ce qui en est l’essence même), on légitime une caractéristique des régimes totalitaires au nom de l’antifascisme !

 

Qui importe le conflit en Occident et de quelle manière ?

Une des stratégies primordiales est la monopolisation du débat par des associations censées représenter « les Juifs » (notamment le CRIF français ou son équivalent belge, le CCOJB), qui se font en fait le relais de la politique israélienne. C’est également le cas pour certaines associations pseudo-antiracistes, comme la LICRA. En réalité, la proximité plus qu’évidente du CRIF avec la politique pro-israélienne entretient l’amalgame entre Juifs et sionistes qui est souvent mis en cause par ceux qui pratiquent la chasse aux sorcières antisémites. Et pour cause : le fait que Bernard Henri Levy, sioniste notoire, mette systématiquement en avant sa judéité (comme par exemple lors de l’intervention de l’OTAN en Libye) pourrait effectivement attiser l’antisémitisme (6). Il est donc important que les nombreux membres de la communauté juive qui ne se reconnaissent pas dans ce type d’associations reprennent une parole qui, actuellement, dessert leurs intérêts bien compris.

Le système médiatique (dont C. Fourest fait partie) a également son rôle a jouer puisqu’il relaye massivement la propagande d’un pays en guerre. Ainsi, lors de l’offensive contre Gaza de 2012, les grands médias nous ont souvent présentés le point de vue israélien : une réponse disproportionnée au Hamas qui avait rompu la trêve. En réalité, on a pu s’apercevoir que c’était Israël qui avait ouvert les hostilités en assassinant des dirigeants du Hamas, qui avait suspendu ses tirs de roquettes (7). De plus, il faut rappeler à ceux qui reprochent au Hamas d’user de violence (dont C. Fourest), qu’Israël viole entièrement le droit international, notamment par l’occupation, et que la résolution 2621 de la charte des Nations Unies proclame « le droit inhérent des peuples coloniaux de lutter par tous les moyens nécessaires contre les puissances coloniales qui répriment leur aspiration à la liberté et à l’indépendance. » Mais si le système médiatique tait ces faits, c’est qu’il est en grande partie financé par des gens comme Dassault (marchand d’armes) ou Lagardère, peu enclins à l’objectivité. De plus, les nombreux « chiens de garde » invités sur les plateaux TV (Philippe Val, BHL, Frederic Encel etc) monopolisent la parole autour de ce sujet.

Enfin, la posture morale qui consiste à pratiquer le deux poids deux mesures sur le modèle du choc des civilisations est également fortement responsable. Dans nos sociétés, les revendications identitaires des musulmans (nourriture halal, construction de mosquées etc) sont régulièrement critiquées au nom de la liberté d’expression. Il devrait donc être possible d’en faire de même pour celles des juifs, ce qui n’est actuellement pas le cas. Prenons l’exemple de Véronique Genest, qui déclarait tranquillement dans une émission populaire : « Oui, probablement que je suis, comme beaucoup de français, islamophobe » (8). On ose à peine imaginer le tollé si elle avait déclaré dans les mêmes circonstances « Oui, je suis antisémite »...

Caroline Fourest, tout un symbole...

C. Fourest et son documentaire sont l’incarnation de ces mécanismes qui permettent d’importer le conflit chez nous. Premièrement, parce qu’elle participe au verrouillage de la parole médiatique, notamment autour de la question israélo-palestinienne, en refusant toute remise en question. Ainsi, une de ses intervenantes est une journaliste de TF1 qui vient nous expliquer qu’on peut être fier de la couverture objective du conflit. En plus de cela, elle présente des citoyens radicalement opposés à la politique israélienne comme étant des obsédés complotistes, alors que, nous l’avons vu, de nombreux faits expliquent l’intérêt qui y est porté. Elle fait ensuite systématiquement référence à l’antisémitisme des mouvements de résistance palestinienne et à l’Holocauste (le terme « Shoah » apparaît après 3 minutes de documentaire).

 

Enfin, elle pratique le deux poids deux mesures en faisant passer l’extrémisme islamiste (son obsession à elle ?) au dessus de l’extrémisme juif. Ainsi, dans une conférence donnée en Israël en compagnie d’Alain Finkielkraut et d’Hassen Chalghoumi, elle déclarait « En France (…), depuis dix ans (…) on ne parle que d’islamisme quasiment quand on parle d’atteinte à la laïcité (…) et de temps en temps, on est bien obligé de rééquilibrer un petit peu (…) et donc quand il y a des atteintes à la laïcité en Israël ça nous fait au moins un exemple qu’on peut citer pour rééquilibrer tous les débats que nous avons en France sur l’Islam » (9). Autrement dit, C. Fourest s’excuse de devoir dénoncer les atteintes à la laïcité en Israël (qui est, ça lui aura sûrement échappé, un État religieux par excellence), mais le fait pour « ne pas stigmatiser l’Islam », comprenez « ne pas être traitée d’islamophobe »...

 

Conclusion : le conflit israélo-palestinien se joue aussi chez nous

Cela n’aura échappé à personne, Israël est assez peu populaire au sein des opinions publiques du monde arabe, qui se sentent généralement assez proches de la cause palestinienne. L’État est relativement isolé dans la région, même si certains dirigeants orientaux continuent d’entretenir des relations correctes avec lui. Bien que l’État hébreu dispose d’une armée assez puissante, son maintien tient en grande partie au soutien économique et politique des États-Unis, et, dans une moindre mesure, de l’Europe. Par conséquent, le rôle des réseaux pro-israéliens est d’importer le conflit dans nos sociétés occidentales, de monopoliser la parole via une terreur intellectuelle, tentant ainsi de s’assurer du soutien du monde politique, mais aussi, tant que possible, de l’opinion publique.

Pour contrer cette stratégie, il importe donc de réhabiliter la neutralité du monde politique et médiatique en Europe afin que chacun puisse se faire une opinion de façon dépassionnée. A terme, cela pourrait aider l’opinion à enfin influer sur ses gouvernants à ce sujet. Pour nous, occidentaux, la lutte pour la cause palestinienne passe avant tout par une lutte dans nos propres sociétés. Comme le dit très justement Jean Bricmont, les Palestiniens se fichent pas mal qu’il y ait des rassemblements de soutien à la Palestine en France ou en Belgique. En revanche, une action politique efficace impose d’abord de libérer la parole juive (en diminuant le pouvoir des organisations juives qui ne représentent qu’elles même) et non-juive ici même, en vue de faire entendre aux dirigeants occidentaux une volonté populaire : celle de stopper le soutien à un État qui viole le droit international depuis des décennies, n’en déplaise à Caroline...

 

Louis Maréchal

 

1. Yitzhak Laor (2011). « Siege of Gaza has become a moral blockade of Israël » dans Haaretz, consulté sur : http://www.haaretz.com/print-edition/opinion/siege-of-gaza-has-become-a-moral-blockade-of-israel-1.371516

2. Norman Finkelstein, L’industrie de l’Holocauste, éditions La Fabrique

3. Raisonnement qui consiste à faire systématiquement référence à Hitler, dans ce cas-ci pour des personnes qui critiquent la politique israélienne.

4. La citation originale : « But our fate is that in the Land of Israel there is no escape from fighting in the spirit of self-sacrifice. Believe me, the alternative to fighting is Treblinka, and we have resolved that there would be no Treblinkas. » Source : Avi Shlaim, The Iron wall : Israël and the Arab world.

5. Raphaël Bosse-Platière (2012). « Dieudonné : La Rochelle doit lui verser 40.000 euros » dans Le Figaro, consulté sur : http://www.lefigaro.fr/theatre/2012/09/05/03003-20120905ARTFIG00579-dieudonne-la-rochelle-doit-lui-verser-40000-euros.php

6. AFP (2011). « Libye : BHL s’est engagé « en tant que juif » dans Le Figaro. Consulté sur http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/11/20/97001-20111120FILWWW00182-libye-bhl-s-est-engage-en-tant-que-juif.php

7. Alain Gresh (2012). « Gaza, assassinats et désinformation » dans Les Blogs du Monde diplomatique. Consulté sur http://blog.mondediplo.net/2012-11-15-Gaza-assassinats-et-desinformation

8. http://www.youtube.com/watch?v=TfMMpoQQ-F8

9. http://www.youtube.com/watch?v=Icjb_m7R2Jk (à 3 minutes 30)

 


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70 réactions à cet article    


  • Aldous Aldous 21 février 2013 10:59

    La victimitude...



    • Traroth Traroth 21 février 2013 16:50

      @edelweiss : le problème qu’on ne soulève pas, c’est la responsabilité des sionistes dans la dérive islamiste de leurs innombrables victimes.


    • Pingouin094 Pingouin094 21 février 2013 17:11

      L’argument est à inverser totalement !!!

      L’islamisme est un problème beaucoup plus grave pour la sécurité et la liberté dans le monde que le besoin de « profondeur stratégique » d’un petit état du proche-orient ( Israël).

      En Palestine, tant que perdurera l’occupation israélienne, elle suscitera des vocations à la lutte armée et donc des vocations envers sa dérive du terrorisme islamiste. Mais les décennies précédentes ont bien montré que le peuple palestinien est en profondeur laïc et démocratique, et que ce n’est que l’abscence d’espoir de résolution du conflit palestinien qui l’a jeté dans les bras des mouvements religieux depuis une dizaine d’année environs.

      Dans le monde surtout, la perpétuation des injustices commises par l’état israélien envers le peuple palestinien avec le soutien des USA sera toujours perçu (même si c’est à tord) comme la perpétuation d’inégalité commise par les juifs contre les musulmans avec le soutien de l’occident. La perpétuation de l’occupation continuera à causer des vocations pour le terrorisme islamique, à être une justification morale à ces actes, bref à importer le conflit en France, en Europe et en occident de manière générale.


    • OMAR 21 février 2013 17:37

      Omar 33

      Edelweiss : « l’existence d’un petit état du proche-orient ... »..

      C’est comme cela que nait un cancer dans l’organisme humain...

      Il est tout petit, tout gentil au début....

      Mais déjà, ses métastases sont implantées au Golan, à Jérusalem et en Cisjordanie...


    • Henri Diacono alias Henri François 22 février 2013 03:24
      • Félicitations à l’auteur pour cette longue et excellente analyse.tout d’abord !.
      • Mais il faut être aveugle ou sourd ou surtout IDIOT et sioniste muni d’œillères pour ne pas se rendre dompte que « l’islamisme » dont on parle tant est alimenté, financé , encouragé, semé, grossi dans les pays arabophones notamment et souvent laïcs, par les Occidentaux dont la France, lâches jusqu’au bout des ongles qui utilisent à cet effet (en employant les salops le mot islam modéré) leurs alliés stupides se déplaçant dans les déserts sur des dromadaires mais riches à en mourir de dollars et...d’extrémisme moyenâgeux chez eux.
      • Tout ce qui se passe actuellement, dans le monde arabophone de confession musulmane (et loin d’être anti-juif) en est un exemple frappant en Syrie, Tunisie et Egypte notamment, sans oublier une partie de l’Afrique, réservoir de richesses tellement convoité.
      • Ces mêmes occidentaux ,la main sur le cœur et la larme à l’œil pratiquent exactement de la même façon en faveur des sionistes de tout bord côté israélite en mêlant là aussi religion et cette idée absurde du Grand Israël. Il stigmatisent le feu par tous les moyens contre tous les arabophones musulmans qui finissent ainsi et hélas par le devenir. Il faut vivre dans l’un de ces derniers pays pour constater dans la population, que le « juif est loin d’être considéré comme un diable ».
      • Et puis enfin, soyons sérieux une bonne fois pour toutes. Combien de temps encore à travers les âges 15 millions (je dis bien 15 millions d’adeptes du judaïsme aujourd’hui recensés) vont faire c.... passez moi l’expression pas loin de 6 milliards d’individus ne cultivant pas leur croyance et ne croyant plus en ....leurs pleurnicheries et leurs méfaits sur terre d’Orient où ne vivent même pas la moitié d’entre eux.
      • Pour faire plus court et même plus con, à l’instar de ceux ici sur ce site et même ailleurs qui disent aux arabophones mais français sachant bien sûr manier la langue de Molière, « ... mais vous les BHL, Caroline, CRIF et autres couettes, aller donc vivre chez vous.... » J’en connais personnellement beaucoup, des potes, qui en sont revenus la queue entre les jambes. J’en connais d’autres aussi, des anciens potes d’enfance surtout qui ne m’adressent plus la parole car j’ai épousé, chez elle, moi l’ancien chrétien un amour ...de tunisienne (elle a horreur du voile rassurez vous mais rie Allah et ne m’oblige pas à le faire). Qu’ils aillent au diable !!!!
      • Dernier point et qui à mon avis doit être développé sans fin : la solution finale mise en place par Hitler (et qui n’a touché que les pauvres hères juifs et pas les fortunés) cette fameuse et horrible Shoa qu’on sort à tout moment depuis pus de 50 ans, a tiré son inspiration de faits datant de bien avant les années 30 aux Etats Unis (il en existe toujours sous forme de loi même) et en Angleterre puis en France,de la part d’eugénistes dans des pratiques pas aussi barbares mais presque, Anglais (dont Churchill), Américains et Français (et oui) célèbres et que par exemple la Fondation Rockefeller a très longtemps financé de ses dollars en Allemagne où régnait déjà Hitler, un laboratoire de recherches sur "la façon de se débarrasser des sous hommes et des populations déshéritées ou nocives à la race...PURE.
      • Alors une bonne fois pour toutes foutez moi la paix avec ces faux conflits meurtriers exécutés par des pantins diaboliques. Je vous fiche aujourd’hui mon billet que si les pays musulmans arabophones arrivaient à s’émanciper des rois ou dictateurs et surtout de l’extrémisme religieux que d’autres essaient à tout prix leur inculquer, la paix s’installerait très vite en Israël et Palestine. Et cela emmerderait une bonne fois pour toutes des bandes entières intelligentes ou pas, de niais sanguinaires.

    • COLRE COLRE 21 février 2013 11:53

      « Si l’on s’en tient au nombre de morts qu’il a engendré depuis ses débuts, il faut reconnaître que le conflit israélo-palestinien ne mérite peut-être pas l’attention qu’on lui porte (comparé par exemple au conflit congolais qui en a fait plus de 5 millions depuis 1998). »
      Excellent ! on devrait arrêter la lecture ici. Ce conflit prend en effet une place hypertrophiée dans l’intelligentzia française, c’est l’alpha et l’oméga de toute pensée, de toute analyse. On se demande comment l’auteur va récupérer son message après avoir lâché une telle évidence !

      « Cela dit,(poursuit-il, aïe…) il n’en est pas moins qu’il menace comme aucun autre la sécurité internationale et que son champ d’application est bien plus large que le seul Moyen-Orient  »

      Voici une affirmation qui va être difficile à argumenter… Donc, au moins 2 stratagèmes :

      le sophisme de la question coloniale.
      1. « Alors que l’Europe a subi une vague de décolonisation au cours du XXe siècle, l’État hébreu continue de pratiquer la colonisation de peuplement. » prémisse juste, la décolonisation est devenue - heureusement !- une valeur partagée par les nations européennes et occidentales. Israel pratique des colonies sauvages sur les territoires palestiniens, c’est vrai également.

      2. « Force est donc de constater qu’Israël est l’une des dernières colonies occidentales » : non, inférence fausse, la conséquence n’est pas celle là.
      L’auteur glisse donc subrepticement qu’Israel dans son ensemble EST une colonie… et que l’Etat hébreu n’aurait aucune légitimité sur un territoire entièrement palestinien… Occultation totale des conditions de création et de partition du territoire entre 2 nations en 1948 par les instances de droit international que représente l’ONU.

      l’idéologie de la domination juive
      Deuxième argument nécessaire, car le premier serait insuffisant : il faut argumenter que ce conflit est une menace pour tout le monde (alors que les 5 à 6 millions de morts congolais ne menaçaient évidemment personne : que Dieu ait leur âme, on a mieux à faire…).
      Jusqu’à présent, il n’y avait de menace que pour les Palestiniens spoliés… Il faut donc élargir les risques que font peser les Israeliens les Juifs sur le monde pour soutenir que le sujet est crucial. Et voilà donc l’argument massue du Je suis partout, de l’Ordre Mondial, des médias infiltrés et aux ordres…
      etc., etc., etc.…


      • L.F. L.F. 21 février 2013 12:24

        « L’auteur glisse donc subrepticement qu’Israel dans son ensemble EST une colonie… et que l’Etat hébreu n’aurait aucune légitimité sur un territoire entièrement palestinien… Occultation totale des conditions de création et de partition du territoire entre 2 nations en 1948 par les instances de droit international que représente l’ONU. »


        1) Ne confondez pas le légal et le légitime : sinon, les lois antisémites de 1935 en Allemagne sont légitimes car légales

        2) La « légitimité » d’Israël tient à deux choses : - déclaration Balfour de 1917 ( promesses des Anglais de donner un territoire aux Juifs afin, entre autres, d’obtenir l’aide financière de banquiers juifs juifs http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9claration_Balfour_de_1917)
           - culpabilité des Européens d’avoir laissé la Shoah se faire sur leur continent
        Alors oui, légalement la Palestine appartenait au RU et donc légalement ce dernier avait le droit d’offrir un Etat aux Juifs : mais avait-il la légitimité d’offrir un territoire déjà peuplé par un peuple à un autre peuple, au seul motif de régler une vieille dette et de soulager sa conscience ?

      • COLRE COLRE 21 février 2013 13:53

        Je ne confonds pas le légal et le légitime, mais l’auteur si. Il cherche à dénier une légitimité à la création des 2 états sur le territoire dévolu à la partition de 48. Et il passe sous silence sa légalité.

        La légitimité d’Israel tient à bien davantage que vos 2 points tout à fait tendencieux à propos de la Palestine ottomane et du rôle de la Shoa. C’est faire fi de 3000 ans d’histoire. Et je n’ai aucunement l’intention de rentrer dans des arguties sans fin sur la notion de « peuple ». Ce conflit est instrumentalisé et les ficelles sont grosses.

        La partition de l’Inde a « donné » un pays aux revendications de la Ligue musulmane et cette partition ne semble pas vous déranger outre mesure. Elle a pourtant « provoqué l’un des plus grands déplacements de population de l’histoire : 12,5 millions de personnes ont rejoint l’un ou l’autre des nouveaux pays, occasionnant de quelques centaines de milliers à un million de morts ».

        Mais c’est comme pour les Congolais, ce n’était pas une affaire de juifs, et ce million de morts, c’était quand même moins grave…


      • L.F. L.F. 21 février 2013 15:59
        Sur la légitimité historique : d’où sorte-t-elle précisément ? Non, parce que le motif selon lequel la Palestine a toujours été la Terre Sainte pour les Juifs, ça ne tient pas, et en général c’est cet argument là qui est avancé.

        Ah, au faut, je peux savoir à quel moment j’ai dit que la partition de l’Inde ne me dérangeait pas ??

      • L.F. L.F. 21 février 2013 16:02

        Et même question sur ma prétendue indifférence vis-à-vis des Congolais : à quel moment avez-vous lu ça sous ma plume ??


      • Traroth Traroth 21 février 2013 17:00

        @COLRE : donc pour vous, la création d’un état palestinien est tout aussi légitime que celle de l’état israélien, si je comprends bien ?


        « 2. « Force est donc de constater qu’Israël est l’une des dernières colonies occidentales » : non, inférence fausse, la conséquence n’est pas celle là. 
        L’auteur glisse donc subrepticement qu’Israel dans son ensemble EST une colonie » : On pourrait discuter de ce point, mais sans aller jusque là, vous prônez donc un retrait d’Israël dans ses frontières de 1948, si je comprends toujours bien.

        «  l’idéologie de la domination juive
        Deuxième argument nécessaire, car le premier serait insuffisant : il faut argumenter que ce conflit est une menace pour tout le monde (alors que les 5 à 6 millions de morts congolais ne menaçaient évidemment personne : que Dieu ait leur âme, on a mieux à faire…). 
        Jusqu’à présent, il n’y avait de menace que pour les Palestiniens spoliés… Il faut donc élargir les risques que font peser les Israeliens les Juifs sur le monde pour soutenir que le sujet est crucial. Et voilà donc l’argument massue du Je suis partout, de l’Ordre Mondial, des médias infiltrés et aux ordres…
        etc., etc., etc.… » : Et c’est à quel endroit de l’article, ça, exactement ?

      • Traroth Traroth 21 février 2013 17:02

        « C’est faire fi de 3000 ans d’histoire » : On ne peut pas faire de politique contemporaine en se basant sur des histoires vieilles de 3000 ans.


        « La partition de l’Inde a « donné » un pays aux revendications de la Ligue musulmane et cette partition ne semble pas vous déranger outre mesure » : qu’est-ce que vous en savez ? Vous connaissez L. F. personnellement ???

      • Louis Maréchal Louis Maréchal 21 février 2013 17:17

        Bonjour,


        Le but de l’article n’est pas de dire si le conflit mérite qu’on s’y intéresse à ce point ou non, vous êtes assez grand pour vous faire une opinion, mais simplement d’expliquer les raisons de cet intérêt.

        Pour votre remarque sur la colonie, Israël n’ayant pas de frontières (car pas de Constitution), vu que c’est un pays qui pratique la colonisation, on peut dire que c’est une colonie. D’ailleurs mon exemple pour cela est «  En effet, depuis la Guerre des Six Jours en 1967 »
        Pour ce qui est de la période pré-1967, ce n’est effectivement pas de la colonisation au sens strict (car notamment pas de métropole), mais certains éléments permettent un rapprochement, notamment : rôle joué par le Royaume Uni, appropriation des terres et des richesses, statut inférieur des autochtones arabes etc. 
        Pour votre deuxième remarque, j’attends que vous me contredisiez sur les faits...
        Et pour clarifier l’allusion au conflit congolais, je ne fais que constater qu’il n’a pas de répercussion aussi importante dans la politique intérieure de nos sociétés, ce que vous pouvez trouver regrettable, mais qui reste un fait (à moins qu’on ne vous ait déjà traité de congolophobe parce que vous émettiez une opinion à ce sujet ! smiley )

      • Louis Maréchal Louis Maréchal 21 février 2013 17:18

        PS : mon message était en réponse à COLRE smiley


      • emphyrio 21 février 2013 17:38

        Colre pouvez-vous clarifier ce que vous entendez par 3000 ans d’histoire ?


      • COLRE COLRE 21 février 2013 17:56

        L.F.

        Je parle de terre « sainte » ?? je m’en fous, je suis athée. Je parle de tradition et d’histoire. L’auteur lui-même parle d’État « hébreu », et il faudrait être d’une sacré mauvaise foi pour nier qu’il y a une légitimité pour les Juifs à être sur cette terre ancestrale qui fut la leur. Maintenant, selon quelles modalités, ce n’est pas mon problème. Qu’ils se démerdent. Les Arabes n’ont pas voulu donner un iota de terre et ils ont immédiatement fait la guerre après la partition de l’ONU. Résultat : ils attendent toujours, leur terre et finalement ils devront se contenter de moins que ce qui leur avait été attribué…
        A moins qu’ils n’arrivent à exterminer les Israéliens, comme en rêvent les Gazaouites et tant d’Islamist friendly sur les forums d’ici et d’ailleurs… mais, chose curieuse, je n’ai pas l’impression que les Israéliens soient prêts à se laisser massacrer… 


        (Vous demandez : qui parle des 5 millions de Congolais massacrés - dans l’indifférence médiatique - ? l’auteur.

        Qui parle du Pakistan ? moi, pour vous répondre en rappelant que les colonisations arabo-musulmanes ont fait des millions de morts et qu’Israël, pour l’instant, est un tout tout petit amateur)


      • COLRE COLRE 21 février 2013 17:57

        Traroth,

        « donc pour vous, la création d’un état palestinien est tout aussi légitime que celle de l’état israélien, si je comprends bien ? » : oui, c’est cela.

        « vous prônez donc un retrait d’Israël dans ses frontières de 1948, si je comprends toujours bien. » : je ne prône rien… et je n’y habite pas, à eux de se démerder pour les nouvelles frontières sur lesquelles se mettre d’accord. Les frontières de 67 semblaient, à une époque d’espoir de paix, correspondre grosso modo à un consensus entre les 2 parties (à 3 ou 4% près de désaccord, et à des tracés en dentelle dignes des tracés de Pasqua pour les circonscriptions…). Ce qui a capoté, à Taba (sans rentrer dans le détail), c’est le statut et le « retour » des réfugiés palestiniens. 

        « Et c’est à quel endroit de l’article, ça, exactement ? » euuuuh… smiley vous plaisantez ?

        « On ne peut pas faire de politique contemporaine en se basant sur des histoires vieilles de 3000 ans. » ben si, c’est ce qu’on fait les Israéliens, réussir à créer sur ces bases un état légitime qui a convaincu plus de la moitié des pays de l’ONU (33 pour)

        Ont voté pour : États-Unis d’Amérique, Australie, Belgique, Bolivie, Brésil, République socialiste soviétique de Biélorussie, Canada, Costa Rica, Danemark, République dominicaine, Équateur, France, Guatemala, Haïti, Islande, Libéria, Luxembourg, Pays-Bas, Nouvelle-Zélande, Nicaragua, Norvège, Panama, Paraguay, Pérou, Philippines, République populaire de Pologne, Suède, Tchécoslovaquie, République socialiste soviétique d’Ukraine, Union Sud-Africaine, URSS, Uruguay et Venezuela.

        Se sont abstenus : Argentine, Chili, Chine, Colombie, Salvador, Éthiopie, Honduras, Mexique, Royaume-Uni, Yougoslavie.

        Ont voté contre : Afghanistan, Arabie saoudite, Cuba, Égypte, Grèce, Inde, Iran, Irak, Liban, Pakistan, Syrie, Turquie, et Yémen.

        « Le Yishouv accepta sans condition le plan de partage tandis que les autorités des pays arabes voisins rejetèrent ce plan. La conséquence immédiate en fut le déclenchement d’une guerre civile en Palestine suivie de la guerre israélo-arabe de 1948. »


      • COLRE COLRE 21 février 2013 18:32

        Louis Maréchal, bonjour,

        Je ne suis pas d’accord sur votre raisonnement. Avant 67, comme vous le dites, Israel n’était pas une colonie, puisque pas de métropole. Je ne vois donc pas pourquoi l’état le serait devenu après la guerre des 6 jours… La métropole israélienne à colonisé des territoires, mais lui-même n’est pas une colonie.

        Si vous dites que le « conflit congolais, je ne fais que constater qu’il n’a pas de répercussion aussi importante dans la politique intérieure de nos sociétés », c’est un raisonnement circulaire. C’est bien ce que je vous reproche, à vous et à tous ceux qui font une fixette idéologique sur le « sionisme » cause de tous les maux de la planète.
        S’il n’a pas de répercussion importante, c’est bien parce que tout le monde ferme les yeux sur ces génocides entre Africains… On n’en parle pas => ce n’est pas important => on n’en parle pas puisque ce n’est pas important… etc.

        Un épiphénomène de l’histoire, sans doute ?… ben non : c’est crucial.


      • L.F. L.F. 21 février 2013 18:54

        « il y a une légitimité pour les Juifs à être sur cette terre ancestrale qui fut la leur » ( je passe sur l’accusation de mauvaise foi ) : elle ne fut pas qu’à eux, pourquoi donc la leur donner ?


        ( si je comprends bien, j’accepte la partition de l’Inde et le sort des Congolais m’indiffère parce que je n’en parle pas dans mon commentaire. Ou peut-être ai-je mal compris ? )

      • COLRE COLRE 21 février 2013 19:45

        L.F.
        Disons que mon commentaire ne s’adressait pas à vous en particulier mais à tous vos semblables… Je suis souvent allée lire les articles qui traitaient de ces tragédies africaines pour y découvrir une morne plaine… L’audience sur ce site n’est pas corrélée au nombre de morts ni aux viols de masse, ni peut-être même à la couleur des victimes… 

        Quant à la partition de l’Inde, je la cite en exemple car l’événement ressemble à la partition de la Palestine anglaise, mais à la puissance 100 ! des millions de déportés, réfugiés, voire de massacres et de guerres civiles. Et qui s’en plaint aujourd’hui ? y a-t-il qqu’un ici qui trouve que les musulmans ou les indiens ne sont pas légitimes dans leurs nouvelles frontières ?


      • L.F. L.F. 21 février 2013 22:24

        « à tous vos semblables » : c’est-à-dire ? 


        ( et je note que vous n’avez pas relancé sur la question de la légitimité historique : au moins vous savez changer d’avis smiley )

      • emphyrio 21 février 2013 23:04

        « Le sionisme est l’enfant illégitime de l’antisémitisme et de la Grande-Bretagne. Le premier l’engendra après des siècles d’ivresse et de débauche ; la seconde le mit au monde alors qu’elle était épuisée par une guerre longue et pénible. L’enfant qui naquit ainsi ne pouvait être sain. Et le sionisme ne fut pas un enfant sain.
        Il se développa brusquement grâce à une vague de folie qui s’empara du monde. Sans Adolf Hitler, le sionisme n’aurait pas survécu et il n’aurait pas contracté avec la communauté juive universelle cette union d’où est sorti le peuple hébreu.
        Des pères malsains engendrent parfois des enfants sains ; la nation hébraïque est saine, et il y toutes les raisons de croire qu’elle poussera vivace et robuste si on la retire de la maison malsaine de ses parents.
        Elle a pour père un névropathe et pour mère cette communauté juive qui la gâte et la chérit au-delà de toute imagination. Le Sionisme souffre d’illusions. La peur de l’antisémitisme le persécute ; à ses yeux ce fléau continuera de sévir jusqu’à la fin du monde...
        ... le problème palestinien se réduit essentiellement aux rapports réciproques des Hébreux et des Arabes.
        Si la fatale question de savoir qui gouvernera la Palestine se pose constamment, il n’y a aucun espoir possible d’instaurer la paix. Et tant que l’organisation la plus qualifiée à laquelle les peuples peuvent recourir aujourd’hui n’aura pas décidé que les Juifs et les Arabes gouverneront »ensemble« la Palestine, la question redoutable se posera et ne cessera de hanter l’esprit des Palestiniens.
        Le Sionisme s’opposera à cette solution. Il continuera d’exciter la jeunesse juive de Palestine et à provoquer les réactions violentes des Arabes. Si l’ONU devait accepter la suggestion de la Commission d’Enquête - et déclarer que la Palestine doit être un Etat où les intérêts des musulmans, des juifs et des chrétiens doivent être également sauvegardés, - il ne pourra la réaliser que sur le cadavre du Sionisme. »
        (George MARANZ - La malédiction d’Esdras, 1947)

        En 1948 l’ONU commettait sa première grande erreur en votant le plan de partage de la Palestine.


      • emphyrio 21 février 2013 23:05

        Vote du plan de partage : 1947


      • Traroth Traroth 22 février 2013 15:28

        « « Et c’est à quel endroit de l’article, ça, exactement ? » euuuuh…  vous plaisantez ? »


        euuuuuh... vous ne répondez pas ?

      • Traroth Traroth 22 février 2013 15:31

        Nous, Français, sont les descendants des peuplades indo-européennes. Tout comme les Allemands, Espagnols, Italiens, et autres Européens (à part les Basques), mais aussi les Iraniens et les Indiens.


        Vous imaginez si tout ce petit monde revendiquait la terre d’origine de cette peuplade (la culture Kurgan), qui se trouve en Anatolie ? Je ne suis pas sûr que les Turcs seraient d’accord.

        Pourtant, c’est exactement ce que les Israéliens ont fait.

      • ZEN ZEN 21 février 2013 12:28

        L’instrumentalisation de la Shoah, qui paralyse la diplomatie européenne, sommée d’aider les infrastructures palestiniennes, ce qui arrange le colonisateur, est régulièrement condamnée par des Juifs, israëliens ou non
        Burg, Finkelstein (qui connaît des problèmes au sein de l’université US), entre autres, sont de ceux-là
        Dans son livre, « La démocratie maintenant », le professeur Avi Shlaim de l’université d’Oxford, expert reconnu du conflit israélo-palestinien a déclaré que : «  Israël n’a pas d’immunité contre la critique, il n’a d’immunité morale contre la critique en raison de l’holocauste. Israël est une Etat-nation souverain, il devrait être jugé sur les mêmes critères que n’importe quel autre Etat et Norman Finkelstein est quelqu’un de très sérieux, quelqu’un de bien informé et un critique sévère des pratiques israéliennes d’occupation des territoires et de dépossession des Palestiniens »
        Tant qu’Israël ne sera pas considéré comme un Etat comme un autre, soumis au droit commun international, le problème perdurera...


        • Ouallonsnous ? 21 février 2013 19:12

          Tant qu’Israël ne sera pas considéré comme un Etat comme un autre, soumis au droit commun international, le problème perdurera...

          Tout le problème est bien là, Israél n’est pas légitime et même pas un état, mais une tête de pont militaire anglo-européo-yankee en terre arabe, camouflé en état théocratique relevant du judaïsme, pour le plus grand bénéfice de l’impérialisme financier et pétrolier anglo-américain, l’UE n’en étant que le valet !


        • Traroth Traroth 21 février 2013 17:04

          « Le conflit israélo-palestinien n’existe plus » : Ah bon ? Vous voulez dire qu’Israël a reconnu un état palestinien ? Que les deux états ont désormais des relations apaisées ?


          On entend constamment parler des bombardements israéliens. Votre culot est abject, et vous ne trompez personne.

        • QAmonBra AmonBra 21 février 2013 13:55

          L’injustice faite aux palestiniens, ainsi que toutes ses conséquences dans et hors moyen orient, ne sont qu’un des aspects visibles d’un iceberg nommé $ionisme. 


          $ion sera pour le 21ème siècle, toutes proportions gardées, ce que l’Allemagne national-socialiste a été pour le 20ème.

          En effet, l’avenir le dit déjà, comparées à l’holocauste final que nous prépare cette folle idéologie, toutes les horreurs cumulées ayant marqué l’histoire de l’humanité à ce jour, sembleront des « pets de mouche  ». 

          • ggo56 21 février 2013 14:14

            Les sanctions contre la Palestine, c’est fini ? La Croix-Rouge qui n’a pas le droit de visiter les grévistes de le faim palestiniens dans les prisons de l’état juif, c’est inventé ? Les violences de l’armée pour déloger les palestiniens de chez eux, ça n’existe plus ? (http://www.info-palestine.eu/spip.php?article13226 )
            Vous voudriez bien qu’on n’en parle plus, c’est sûr !


            • Traroth Traroth 21 février 2013 17:06

              Désaccord sur les lignes de frontière ? Oui, Israël voudrait un état palestinien de 0 km², et les Palestiniens ont le culot de ne pas être d’accord avec cette « offre généreuse » !


            • Olivier Perriet Olivier Perriet 21 février 2013 14:24

              Oui, l’article tourne en rond :
              l’importance de ce conflit est disproportionnée, mais il est recommandé de s’indigner de la situation des Palestiniens.

              Quant à savoir qui a importé le conflit, l’auteur va sans doute nous expliquer que les Mohamed Merah et autres Fofana sont des agents du Mossad.  smiley


              • Traroth Traroth 21 février 2013 17:07

                Manifestement, vous n’avez pas lu l’article. Votre commentaire vaut donc moins que zéro.


              • emphyrio 21 février 2013 15:58

                Non moi je ne m’en fous pas. Il n’y a rien de plus important pour la paix du monde que le respect du droit et Israël a constamment bafoué le droit depuis sa création. Il est primordial pour la communauté internationale de déjouer ses projets guerriers. Il n’est que de constater la crainte des sionistes d’une l’investiture de Chuck Hagel comme secrétaire à la défense pour mesurer leur jusqu’au-boutisme.


              • Traroth Traroth 21 février 2013 17:09

                « Vous répétez-vous sans arrêt la même chose, comme un vieux disque rayé !


                C’est pathétique.....

                Tout le monde s’en fout de vos « Résolutions » ! »

                Et vous, vous ne répondez jamais sur le fond. Et NON, tout le monde ne s’en fout pas. Pour qui vous prenez-vous, pour parler pour « tout le monde », minus ?

              • emphyrio 21 février 2013 17:12

                Tu dois être un gros mytho toi.
                En tout cas ce n’est pas le genre d’ami qu’Israël a envie de voir à la tête du DOD. Le blocage de son investiture est délibérément provoqué en raison de la prévention du lobby israélien contre lui et des mesures qu’il pourrait prendre en faveur d’une pacification de la crise iranienne.
                Ce qui énerve dans votre hasbara, c’est ce mépris profond de la vérité qui vous anime. Peut-être un jour, vous rendrez-vous compte du tort considérable que vous aurez fait à vous-mêmes et à l’image d’Israël.


              • Henri Diacono alias Henri François 22 février 2013 03:58
                • Lorsque vous allez aux Etats Unis (à New York certainement) vous vous sentez comme en Israël mais bien sûr les sionistes là bas sont trois fois, que dis je quatre fois plus nombreux que chez vous et cela va de soi, vous ne visitez que ceux là..
                • En outre je vis dans un pays arabophone (pas arabe car l’arabe n’est que dans l’Arabie), bien moins belliqueux qu’Israël qui ne revendique pas son territoire biblique (au fait son territoire existait bien avant votre foutue Bible) et je m’y sens bien, ayant même de sérieux copains juifs vivant tranquilles là-bas. Attention ce pays - petit de taille mais plus chargé d’Histoire et civilsations et surtout moins agressif et ...peureux que le vôtre - risque de basculer un jour dans la haine des vôtres si vous continuez à vous comporter de la sorte. Voyez-vous je ne suis pas loin de comparer vos dirigeants actuels au fou sanguinaire de la dernière guerre dont les occidentaux se seraient bien accommodés avant qu’il n’aille trop loin à leur goût..

              • Moâh Setou Moâh Setou 24 février 2013 20:26

                Si le jeu c’est de faire du copier/coller de listes, je proposerai bien aussi celles des attentats commis dans le monde par les islamistes et leurs adeptes de la religion d’amur et de paix, mais là je crois que ça ne va pas être possible. 

                Il y en a tellement que même wikipédia dans sa page « attentats meurtriers » en a oublié la moitié. En plus cette longue liste non exhaustive s’arrête en nov. 2012. 



              • Traroth Traroth 21 février 2013 17:12

                C’est très loin d’être un point de passage libre :



                Et il y a un endroit où les Palestiniens ne peuvent pas aller : Israël.

              • Pingouin094 Pingouin094 21 février 2013 17:24

                A propos de la prétendue liberté d’aller et venir des gazaouis : Faut-il rappeler qu’à l’heure actuel, c’est Israël qui délivre des passeports aux gazouis.

                Et donc, si un palestinien peut éventuellement quitter Gaza pour l’Egypte par Rafah ( les conditions ne sont pas évidentes ), il ne peut guère aller ensuite dans le reste du monde, dans la mesure où il n’a - en général - pas de passeport (puisque non délivré par Israël).

                Quant à pouvoir se rendre librement en Cisjordanie, c’est totalement faux. C’est un mensonge absolu et criminel que de dire cela ...

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