Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > International > Quoi qu’il arrive ce mardi 8 novembre, Trump a déjà gagné

Quoi qu’il arrive ce mardi 8 novembre, Trump a déjà gagné

Quoi qu’il arrive aujourd’hui, la principale surprise est bien que Donald Trump ait pu aller aussi loin. Qu’il remporte ou non l’élection, la politique américaine – et peut-être mondiale – ne sera plus jamais la même. En cela, Donald Trump a d’ores et déjà gagné.

Voici le message de clôture de la campagne de Donald Trump.

Notre mouvement existe pour remplacer un establishment politique raté et corrompu par un nouveau gouvernement contrôlé par vous le peuple américain. L’Establishment a des trillions de dollars en jeu dans cette élection. Pour ceux qui contrôlent les leviers du pouvoir à Washington et pour les intérêts privés mondiaux – ils sont en cheville avec ces gens qui ne veulent pas votre bien.

L’establishment politique qui essaie de nous arrêter est le même groupe responsable de nos accords commerciaux désastreux, de l’immigration illégale massive, et des politiques économiques et étrangères qui ont saigné notre pays à blanc. L’establishment politique a entraîné la destruction de nos usines et de nos emplois, qui fuient au Mexique, en Chine et dans d’autres pays du monde entier. C’est une structure de pouvoir mondiale qui est responsable des récessions économiques qui ont volé notre classe ouvrière, dépouillé notre pays de sa richesse, et mis cet argent dans les poches d’une poignée de grandes entreprises et entités politiques.

La seule chose qui puisse arrêter cette machine corrompue, c’est vous. La seule force suffisamment puissante pour sauver notre pays, c’est nous. Le seul peuple assez brave pour voter la fin de cet establishment corrompu c’est vous le peuple américain. Je fais cela pour le peuple, et pour le mouvement, et nous reprendrons ce pays pour vous, et nous rendrons à l’Amérique sa grandeur.

Une vidéo de 2 minutes, très efficace visuellement, publiée à deux jours de l’élection comme un résumé du message du candidat, comme l’image finale de qui est et de ce que veut Trump, avant que chaque Américain ne se prononce.

Message à la fois radical par la dénonciation globale des gouvernements américains quel que soit leur parti ainsi que de puissants intérêts privés qu’ils serviraient, et remarquablement positif, fondé sur l’espoir et non la peur, en plus de la colère.

Un puissant message populiste, dans le sens exact de ce mot – se présentant comme défenseur du peuple face à des élites faillies ou hostiles – qualificatif qui n’est pas considéré comme infâmant aux Etats-Unis, du moins pas au même degré qu’en France.

Bien sûr, quoique le fondement de ce message soit indubitablement vrai - le gouvernement américain est contrôlé et sert depuis belle lurette des intérêts privés qui n'ont pas le bien du peuple américain à coeur - la conséquence que Trump en tire comme quoi "(son) mouvement" arrivé au pouvoir formerait un gouvernement "contrôlé par le peuple américain" n'en découle pas obligatoirement. Nul n’est obligé de croire que le tribun ait véritablement les solutions.

Aujourd’hui, les chances des deux candidats sont équivalentes

Le graphique de l'évolution depuis un an des intentions de vote est révélateur et dit l'essentiel de ce qu'il faut savoir. Trump s’est toujours trouvé depuis un an soit à quelques points derrière Clinton, soit à un niveau équivalent. C’est-à-dire que toute chute dans les intentions de vote pour le milliardaire – faisant suite à quelque « sortie » verbale ou à quelque scandale – n’a pas manquée d’être compensée quelques semaines plus tard.

Résilience des sondages de Trump - absolument increvable depuis un an !

La chute des intentions de vote pour Trump constatée à la mi-octobre était ainsi la troisième en pas plus de cinq mois, et chacune des deux précédentes avait été suivie d'une remontée. Comme à chaque fois, Trump est remonté et il se situe aujourd’hui à un niveau quasi-équivalent dans les intentions de vote au niveau national – la différence dans la moyenne des sondages de l’ordre de 3% est dans la marge d’incertitude.

Quant à la carte prévisionnelle du collège électoral tel que la prévoient l’ensemble des sondages – rappelons que l’élection présidentielle américaine est indirecte, les citoyens élisant de « grands électeurs » qui élisent le président – elle est remarquablement équilibrée. Il suffirait d’un cheveu pour que la victoire bascule dans un camp ou dans l’autre.

On ne mesure pas suffisamment à quel point cet équilibre des chances est extraordinaire.

Le parallèle avec la France est éclairant. Marine Le Pen a multiplié le score du FN par 2 ½– de 10-12% à 27-28% – ceci en cinq ans et en se basant sur un parti existant, performance déjà impressionnante. Or c’est en un an et demi que Donald Trump s’est transformé de candidat « pour rire » suscitant les moqueries à un candidat rassemblant peu ou prou une moitié des votants, et disputant dans la dernière ligne droite l’élection à la présidence du pays le plus puissant au monde. Ceci en ne disposant de rien d’autre que de sa notoriété comme promoteur immobilier et personnage médiatique, et surtout pas d’aucun parti politique avant de prendre d’assaut le parti républicain. Contre non seulement le parti démocrate, mais encore une bonne partie du parti républicain, et encore le plus clair des grands médias. Et avec un contrôle de son expression publique bien plus lâche que celui de la présidente du Front National, ressemblant en réalité bien davantage à celui de Jean-Marie Le Pen.

Donald Trump soulignait cette performance lors du deuxième débat avec Hillary Clinton, dont on peut trouver ici un verbatim complet :

Donald Trump : –– (...) elle a dépensé des centaines de millions de dollars pour des pubs contre moi, dont beaucoup étaient complètement fausses. (…) Ce sont des centaines de millons, et la seule chose qui me réjouit c’est que j’ai vu les sondages aujourd’hui, et avec tout cet argent (…) plus de 200 millions de dollars dépensés (…) et soit je gagne soit je suis à égalité (…) et je n’ai pratiquement rien dépensé.

Bien sûr, le "pratiquement rien" est une exagération, en réalité il s’agit d’environ un tiers de ce que Clinton a dépensé. La différence d’efficacité reste frappante. Quoi qu'il arrive aujourd'hui, que Trump perde d'un cheveu ou qu'il soit élu du même cheveu, la surprise principale de cette année c'est bien qu'un mouvement aussi clairement populiste puisse arriver aussi loin.

Comment une telle chose est-elle possible ? Le mystère résiste à l’analyse

Nous ne sommes évidemment pas dans une élection ordinaire et les analyses basées sur "les choses telles qu'elle se passent d'habitude" se sont avérées fragiles, alors qu’à plusieurs reprises les experts politiques les plus réputés ont cru pouvoir annoncer que Trump était « fini », qu’il avait perdu toute chance de victoire, pour être bientôt démentis… avant de se convaincre à nouveau un peu plus tard de sa chute définitive et d’être encore démentis.

Une partie des présupposés et de ce qu'apprend l'expérience des élections passées est désormais faux. Il faut constater que des raisonnements étayés et appuyés sur une forte connaissance de l'histoire et du fonctionnement du système électoral et des préférences de la population américaine se sont révélés à plusieurs reprises dénués de pouvoir prédictif. Personne n’a de véritable explication étayée de cette force qui a fait remonter à chaque fois le tribun milliardaire, alors que tant de raisons auraient pu provoquer son explosion en plein vol.

Certes on peut parler de vague de révolte, mais ce n’est même pas une hypothèse explicative, ça ne va guère au-delà de la description.

On peut parler du mépris toujours plus évident d’une certaine classe politique pour la majorité des Américains, mépris d’autant plus stupide qu’il ne se même cache plus. Donald Trump s’était ainsi fait un nouveau thème de campagne de la sortie méprisante de Clinton envers les électeurs de son adversaire, avec un discours adressé à "Les Deplorables" – en français dans le texte – avec détournement de l'affiche du spectacle des Misérables.

Donald Trump et "Les Déplorables"

Sortie de Clinton parallèle à celle de Mitt Romney en 2012 contre les « 47% » d’Américains qui seraient des assistés, qui ne contribua pas peu à lui faire perdre l’élection contre Obama. Ce mépris social contribue sans doute aussi à l’explication, mais ne peut rendre compte à lui seul d’un phénomène aussi puissant.

On peut encore remarquer que Trump s’est mis dans la position d’un homme seul contre un groupe – non seulement adversaire direct Hillary Clinton, mais encore principaux médias – position non pas strictement réelle, mais position qu'il semble avoir, du fait justement de l'opposition décidée et très visible des principaux médias. Or un homme contre un groupe – et encore, on serait parfois tenté de dire : contre une meute – c'est un tableau qui attire naturellement une certaine sympathie. Sans oublier qu'au moment le plus crucial, celui de la décision, le chef est toujours seul, et dans la mesure où Hillary Clinton est apparue comme simplement la première d'un groupe – le groupe de ceux qui attaquent Trump à l'écran – elle ressemblait alors moins à un véritable dirigeant que son adversaire. Mais là encore, difficile de prétendre y voir plus qu’un facteur contribuant au succès du tribun républicain.

La réalité c’est que comme Judy Garland découvrant le monde enchanté du Magicien d’Oz, nous ne pouvons que constater : « We're not in Kansas anymore ». (« Nous ne sommes plus au Kansas »)

"Toto, j'ai l'impression que nous ne sommes plus au Kansas"

Ce n'est plus le système classique, les mécanismes bien huilés et le petit train-train du quotidien dans le meilleur des Washington possibles. Les choses sont en mouvement, peut-être profond, en tout cas de grande ampleur. Faire la distinction entre ce qui est possible – et qui surprend voire stupéfie, et qu'on aurait cru exclu – et ce qui reste impossible est extrêmement difficile. Les clés d'analyse utilisées jusqu'ici ont une valeur au minimum sujette à caution, et celles que l'on construira en tenant compte de l'analyse a posteriori de ces événements... eh bien il va falloir attendre un peu pour les avoir.

On comprendra certainement mieux les choses avec du recul, mais pour l'instant tout le monde est dans le brouillard, et mieux vaut l’avouer ouvertement.

L’Establishment joue à la roulette russe avec trois balles dans le barillet

Les enjeux de l’élection sont multiples.

A l’évidence, le mouvement de libéralisation du commerce, et sa conséquence la délocalisation des emplois des nations développées. Et encore l’ouverture aux mouvements migratoires de grande ampleur des Etats-Unis. Et la politique militaire américaine interventionniste des quinze ou vingt dernières années. Et aussi l’influence démesurée des grandes entreprises et des grandes banques dans la politique américaine, mécanismes de lobbying que Trump propose de sévèrement encadrer.

Vu les chances équivalentes des deux candidats, c’est en réalité le système politique démocrate-républicain – ou républicain-démocrate si l’on préfère – qui joue à la roulette russe… avec trois balles dans le barillet.

"Tu penses que c'est ton jour de chance, punk ? Eh, t'en es bien sûr ?"

(Clint Eastwood est bien un partisan du milliardaire à la houppe orange)

Ce qui se joue, c’est aussi peut-être la vie d’un homme, Julian Assange. Rappelons que les révélations de Wikileaks ont montré que Hillary Clinton avait milité pour son assassinat. Le fait même qu’il soit encore vivant démontre que Barack Obama a dit Non au projet meurtrier de sa secrétaire d’Etat.

Mais si ladite secrétaire d’Etat prend la place du patron dans le Bureau Ovale… c’est elle qui aura la haute main sur la décision de faire tuer ou non le lanceur d’alerte et fondateur de Wikileaks.

Il y a fort à parier que Julian Assange attend le résultat de l’élection avec une certaine angoisse.

Trump a en réalité déjà gagné

Si Clinton l’emporte, il est vrai que la libéralisation du commerce pourra – probablement – continuer encore quelque peu, que le partenariat étroit entre grands intérêts privés et forces politiques tiendra aux Etats-Unis, que l’ouverture à l’immigration y compris illégale et en masse continuera.

Il est vrai encore que celle qui serait la nouvelle présidente a toujours soutenu les projets d’intervention militaire dans les vingt dernières années, que non seulement elle dénonce avec des mots très forts la politique étrangère russe – Poutine étant comparé à Hitler – mais qu’elle laisse dans son entourage des gens qui disent ouvertement que le risque d’un affrontement militaire localisé avec la Russie en Syrie ne doit pas arrêter Washington. Et qu’elle a répété dans le deuxième débat contre Donald Trump son projet d’action militaire contre les forces syriennes, ceci alors qu’elle ne peut ignorer – les hauts responsables militaires américains l'ont dit publiquement devant le Sénat – que c'est impossible sans faire en même temps la guerre à la Russie. Le risque de dérapage vers une guerre américano-russe en Syrie sera donc ouvert.

"Maman, j'ai peur. Je ne veux pas aller à la guerre"

"Chéri, arrête d'être égoïste. Je veux une femme président"

Cependant, même si Trump perd d’un cheveu, le mouvement qu’il a suscité ne disparaîtra pas du paysage. Que ce mouvement soit à l’avenir dirigé par Trump ou par un autre, les Américains qui ont soutenu par conviction sa candidature – sans doute la majorité des quelque 45% à 50% d’électeurs qui prévoient de voter pour lui – ne suivront pas de sitôt un responsable politique qui soutiendrait traités de libre-échange, politique militaire interventionniste et immigration élevée, comme à la fois les Démocrates et les Républicains les ont soutenus, si pas en paroles du moins dans les faits, depuis une bonne vingtaine d’années au bas mot.

En ce sens, il a déjà gagné. La politique américaine ne sera plus jamais la même. Le parti républicain en particulier n’aura pas d’autre choix s’il veut avoir la moindre chance de l’emporter à l’avenir de se placer dans les traces du tribun.

Et en cas d’élection, l’influence politique à l’international du mouvement populiste américain derrière le président Donald Trump en serait évidemment multipliée.

Il faut se représenter dans ce cas le troisième débat de la primaire Les Républicains jeudi 17 novembre… il se pourrait bien alors que plus d’un candidat se présente désormais avec une perruque orange à la mode Trump !


Moyenne des avis sur cet article :  4.41/5   (29 votes)




Réagissez à l'article

78 réactions à cet article    


  • Habana Habana 8 novembre 15:54

    Trump aux USA = Marine en France

    Nos mafieux de l’herpès sont les mêmes que ceux du clan Clinton.
    Ils diabolisent leurs adversaires pour manipuler une population de girouettes alors que le danger ne vient que d’eux même !
    Voyez simplement les courbes bleues et rouges ci-dessus pour voir comment les gens sont capables de changer d’avis. C’est juste effarant !
    Hollande a dit aux journalistes dans la confidence : « n’oubliez pas que les Français sont vraiment des cons ». Il aura au moins eu raison sur une chose !
    Mais j’espère me tromper. Rendez-vous en 2017 !

    • Paul Leleu 8 novembre 16:19

      @Habana

      Trump et les Clinton sont de vieux amis notables et milliardaires... et leurs filles sont des amies personnelles de longue date !!!!! 


      Au passage, Clint Eastwood est un petit-bourgeois planqué qui n’a jamais fait la guerre... il est un peu comme John Wayne... un guerrier à l’écran, et un lâche dans la vie... Eastwood a tout fait pour ne pas partir risquer sa précieuse petite vie en Corée, alors que ses compatriotes y risquaient leur peau face aux mitrailleuses nord-coréennes.. Eastwood c’est un ventre-gras... Comme tous les gens de droite, il fait la propagande du « courage viril », mais dans la réalité c’est un poltron 

    • Osis Osis 8 novembre 17:01

      @Paul Leleu

      Ne croyez-vous pas, qu’il faut aussi être un sacré connard pour être volontaire à porter la guerre n’importe où sur la planète contre des gens qui ne vous agressent pas ???

      Cet acteur est peut-être un poltron comme vous dites, mais lui, il n’a assassiné personne pour soi-disant apporter la« démocratie » de force à des gens qui ne lui demandent rien...


    • Paul Leleu 8 novembre 19:22

      @Osis

      je pense qu’il faut aussi être un sacré connard pour faire des films qui glorifient la guerre alors qu’on est un pied-plat d’Hollywood... parce que après les jeunes s’engagent en Irak ou en Afghanistan et reviennent mutilés...

      désolé d’écorner des idoles...


    • izarn 8 novembre 20:45

      @Paul Leleu
      Ce n’est pas un poltron c’est un acteur de cinéma. Pas un militaire.
      Ne mélangeons pas tout.
      Faut arreter de dire n’importe quoi.


    • izarn 8 novembre 20:47

      @izarn
      Ensuite selon vous, pourquoi il fallait faire la guerre à la Corée ?
      Vous n’aimez pas les communistes asiatiques ?
      Ils allaient attaquer les USA ?
      Ben non, alors ?


    • Pilule Rouge Pilule Rouge 8 novembre 22:12

      @Tous
      Trump est un homme avec ses qualités et ses défauts, ses opinions, on aime ou pas, Hillary est un démon femelle qui adore Lucifer. Entre la grippe et le sida que choisissez-vous ?


    • Pilule Rouge Pilule Rouge 8 novembre 22:16

      @tous
      Même chose avec Marine Le Pen vs. Juppé/Valls et la franc-maçonnerie satanique
      Grippe ou sida ?


    • JBL1960 JBL1960 8 novembre 23:29

      @Osis Bien dit ! Par ailleurs, le titre me fait penser à Royal d’abord, j’ai perdu mais c’est comme si j’avais gagné. A Sarko ensuite, il a perdu mais c’est comme s’il avait gagné... Bah non ! Maintenant, Paul Craig Robert (qui ne cache pas son soutien à Trump) avait déjà porté une analyse au scalpel (qui ne m’avait pas plu, comme aujourd’hui d’ailleurs) et que j’ai sauvegardé ici =
      https://jbl1960blog.wordpress.com/2015/12/27/aucune-raison-de-se-rejouir/ Bon, l’Exceptionnalistan ne sait pas faire autrement que d’apporter la « démocratie » avec des chars, des bombes et des drones... C’est pas glop du tout ça !


    • Cadoudal Cadoudal 9 novembre 05:16

      @Ha

      Merci Donald et Big F. You à tous les bobos


    • Alibaba007 Alibaba007 10 novembre 10:46

      @Pilule Rouge « Même chose avec Marine Le Pen  »



      Franc-maçonnerie satanique ?  Elle semble tout de même déjà bien entourée non ?

       smiley



    • Tall Tall 8 novembre 18:10

      Ce qui est révolutionnaire avec Trump, c’est qu’on a plus besoin de corrompre un politicien pour faire des affaires ... car c’est l’homme d’affaires lui-même qui devient politicien.

       
      Plus besoin de corruption .... le patron a le pouvoir politique direct.
        
      Et pour faire avaler ça au grand peuple des veaux, on n’a eu qu’à dire qu’il est « anti-système » ! smiley

      • Dzan 8 novembre 18:19

        @Tall

        C’est bien formulé, je ne peux vous plusser qu’une fois. Dommage.


      • sampiero sampiero 8 novembre 18:28

        @Dzan


        Dire a Tall que c’est bien formulé est un pléonasme. Il formule toujours bien ! moi aussi je plusse. smiley

      • Eric F Eric F 8 novembre 18:54

        @Tall
        Absolument d’accord avec votre point de vue, qualifier d’« anti-système » un affairiste sans scrupule, il faut le faire ! Du reste, son programme social est celui des néo-conservateurs : suppression du système de soins (Obama Care), baisse des impôts sur les plus fortunés... Il se présente comme plus isolationniste, en cela réside l’intérêt de certains, mais ses alter égos à la tête des multinationales sauront défendre la mondialisation financière.


      • Tall Tall 8 novembre 19:05

        @Eric F
         

        Bernard Tapie avait essayé le même coup il y a 25 ans ...
        mais il s’est fait crocheter par la caste politicienne française avant d’arriver en haut.
        Et ils ne l’ont pas raté !


      • Vipère Vipère 8 novembre 19:52

        @Tall


        Tu te surpasses, enfin des réactions qui ne sortent pas directement du formol du prêt à penser ! - :)

        Si Trump est anti-système alors moi, je marche sur l’eau...

      • Vipère Vipère 8 novembre 19:54


        Tall, cela dit, je pense que le faux suspens prendra fin ce soir, très tard et l’on verra la victoire historique de H. Klinton smiley une femme ... 

      • Vipère Vipère 8 novembre 19:56

        avec un C, of course !

      • Vipère Vipère 8 novembre 19:59

        @ l’auteur



        Quand à dire que T. a gagné, c’est aller vite en besogne !

        Le monde ne que la victoire du vainqueur, plus personne ne se souvient des seconds, autrement dit des vaincus smiley

      • covadonga*722 covadonga*722 8 novembre 20:04

        @Vipère
         yep , vae victis !


      • Vipère Vipère 8 novembre 20:07

        @covadonga*722


        Yep, vae victis : késako ? smiley

      • Tall Tall 8 novembre 20:07

        @Vipère

         
        Comment ça, je me surpasse ?
        Tu rigoles ... je suis assis sur le frein à main ! smiley

      • Vipère Vipère 8 novembre 20:15

        @Tall


        « Tu rigoles ... je suis assis sur le frein à main ! »

        Quel gâchis ! smiley (à tous points de vue)






      • Julien30 Julien30 8 novembre 20:19

        @Vipère
        Oui enfin le prêt à penser du moment consiste justement à diaboliser et à taper à bras raccourcis sur Trump, avec d’ailleurs une intensité que je n’avais à peu près jamais vu. D’après ses intentions déclarées, qui ne sont, on est d’accords, pour le moment que des promesses de campagne, on ne peut contester qu’il incarne ce qu’il y a de plus anti-système sur le marché, il propose notamment de limiter fortement l’interventionnisme américain, l’immigration, de rétablir le Glass-Steagall act, d’établir des relations apaisées avec la Russie, il foule au pied le politiquement correct sur bien des sujets. Après quel est son degré de sincérité, ça reste à vérifier mais bon, encore une fois, en se basant sur les idées qu’il défend et le traitement médiatique qu’il reçoit en retour...


      • Vipère Vipère 8 novembre 20:33

        @Julien30


        Personnellement, je n’ai aucune préférence !

         quel que soit le vainqueur, les ricains sont et resteront des va t’ en guerre, c’est dans leurs gènes ! De. de ce pont de vue, B. Obama n’a pas déçu le monde qui lui a portant décerné un prix Nobel !

        Peut-être pour conjurer le sort ? ce que l’on a pu constater est que le grigri n’a pas fonctionné et que les guerres ont continué de plus belle. 





      • Sozenz 8 novembre 20:38

        @Tall

        Qui avale une « noix de coco » , fait confiance à son anus ... (proverbe africain)


      • Vipère Vipère 8 novembre 20:39

        @Julien


         GRR le clavier ...

        Personnellement, je n’ai aucune préférence !

        Quel que soit le vainqueur, les ricains sont et resteront des va en t’en guerre, c’est dans leurs gènes !

        De ce point de vue, B. Obama n’a pas déçu le monde qui lui a portant décerné le prix Nobel de la paix.’

        Peut-être pour conjurer le sort ? ce que l’on a pu constater est que le grigri n’a pas fonctionné et que les guerres ont continué de plus belle.

      • Tall Tall 8 novembre 20:39

        @Vipère

         
        hmmm ... ça va. c’est bon ... je vais changer l’expression là  > j’ai tiré le frein à main
         
        t’as bien choisi ton pseudo, toi hein ?  smiley

      • Sozenz 8 novembre 20:40

        @Sozenz
        à la petite phrase :

         
        « Et pour faire avaler ça au grand peuple des veaux, on n’a eu qu’à dire qu’il est « anti-système » !  » (Tall)

      • izarn 8 novembre 21:03

        @Tall
        N’importe quoi !
        Le Système n’est pas un. Il y a des oppositions. Il y a des gens, meme milliardaires qui sont opposés à d’autres.
        Votre vision est simpliste, populiste dans le mauvais sens, c’est à dire stérile.
        Vous ne connaissez pas ce qui c’est dit dans le milieu financier après 2008. Ils étaient pret à s’entretuer. De fait Goldman Sachs a eu la peau de Lehman Brothers....
        Toutes mes infos sur le milieu financier, je les dois à eux ! Et certainement pas aux pseudos complotistes qui disent souvent n’importe quoi sur le sujet. Surtout s’ils sont gauchistes.
        Donc certains milliardaires sont parfaitement conscients que d’autres sont en train de les mener à la ruine. C’est une des motivations de Trump.
        De fait il y a le système au pouvoir (Clinton) qui mène à la ruine, et un système (Trump) qui cherche à les en empecher.
        Bien entendu, il ne faut pas voir dans Trump un communiste !
        Le concept d’anti-système a dépasse la stérile opposition libéral contre communiste.
        Ca n’a plus de sens , sauf pour les gogos.


      • Tall Tall 8 novembre 21:19

        @izarn


        Le « système », pour moi, c’est la logique du fric-fric-fric qui s’applique au monde de manière de + en + désastreuse à tous points de vue.
         
        Rien qu’avec la robotisation et le climat, on devine déjà l"ampleur de la catastrophe en route.

        Pas besoin d’avoir lu Marx ou qui que ce soit d’autre pour comprendre ça.
         
        Et à ce niveau, les élections US d’aujourd’hui ne changeront pas grand-chose.

        Sinon peut-être pour le climat, où Trump pourrait encore aggraver la situation si c’était possible.

      • julius 1ER 9 novembre 15:11

        @Vipère


        chez -nous aussi ils y en a qui se prétendent anti-système ...suivez mon regard et qui vivent très très bien du système !!

      • Albert123 8 novembre 18:20

        victoire ou pas, effectivement c’est la chape de plomb néo puritaine et la bigoterie gauchiste qui ont été touché de plein fouet dans cette campagne, 


        Avec ou sans Trump, cet éclatement aurait certainement eu lieux de toute façon, les psychorigides finissent toujours avec une paire de mandales en travers de la gueule, bien méritée par ailleurs.




        • Paul Leleu 8 novembre 19:25

          @Albert123

          il y a aussi des puritains et des bigots de droite qui vont voter Trump... le mal est partagé


        • izarn 8 novembre 21:06

          @Paul Leleu
          Non, il n’y a plus droite et gauche, mais une attaque frontale contre le Système globalisé.


        • Fergus Fergus 9 novembre 09:24

          Bonjour, Albert123

          « c’est la chape de plomb néo puritaine et la bigoterie gauchiste qui ont été touché de plein fouet »

          Pas seulement : dans le discours (apaisé) qu’il vient de prononcer, Trump a annoncé le retour des grands travaux, et donc la mise la mise en place d’un politique keynésienne. S’il tient parole, cela signifie la fin de plusieurs décennies de néo-libéralisme !

          A suivre, avec beaucoup d’intérêt.


        • julius 1ER 9 novembre 16:00

          @Fergus


          une politique keynésienne venant de Trump cela m’étonnerait car depuis des mois il a dit tout et son contraire du genre
          « traquer les terroristes où qu’ils soient .....et deux lignes après dire que les autres pays doivent se prendre en charge militairement parlant et que l’amérique ne doit plus intervenir à l’extérieur ???sic
          et que dire des baisses d’impôts pour tous les entreprises, les riches les pauvres !!!
          en général on prend à l’un pour donner à l’autre çà s’appelle la redistribution !!

          alors séparer le grain de l’ivraie ... relève de la gageure !!!
          je ne crois pas dans les démagos-populistes surtout lorsque ceux-ci ne proposent rien pour améliorer le fonctionnement et le »rendement" démocratique pour que chaque citoyen se sente parti-prenant du système démocratique ... 

          alors il n’y aura pas de Révolution ni verte ni rouge aux USA juste une continuité dans la désillusion pour beaucoup car rien dans les discours de Trump n’a la couleur de changements profonds ... 

          c’est juste un ravalement de façade et bien sûr il n’oubliera pas ses copains .... 
          comme dans la Marine lorsque l’on répare les bateaux avec de la peinture .... 

          peinture sur merde = propreté !!!!!!!!!!

        • Eric F Eric F 8 novembre 18:57

          Sur le fond, il est vrai que le surprenant parcours de Trump auquel absolument personne n’aurait cru au début de la campagne des primaires, même sur des bases usurpées, constitue pour lui une victoire, et un indicateur de la méfiance des citoyens pour le système politique en place. Les populistes provocateurs et manipulateurs ont le vent en poupe.


          • Nicole Cheverney Nicole Cheverney 8 novembre 19:44

            Bonsoir,

            On peut constater d’importantes fluctuations sur ces courbes de sondages. Mais il serait très intéressant d’avoir les intitulés des questions posées. Et par qui ?

            Comme par exemple, sur un panel de femmes, blacks, hispaniques, sans citer forcément le candidat pour lequel le sondeur sonde.

            -Aimeriez-vous voir accéder à la maison blanche un fallocrate, un mysogine, un raciste ?

            On peut se douter de la réponse et de son unanimité.

            Bingo ! un point de moins pour Donald Trump.

            Autre exemple, sur un panel de femmes américaines des classes de la moyenne bourgeoisie citadine.

            Seriez-vous d’accord pour qu’une femme accède à la présidence suprême ?

            Sans citer forcément le nom de la candidate.

            Bingo ! un point de plus pour Hillary,

            Et ainsi de suite et ainsi de suite, ainsi font, font, font les petits sondages pour les marionnettes interviewées.

            Car la plupart du temps, les sondages portent sur des questions très orientées, simples et directes, le système est parfaitement rodé. Quelques mots clés qui vont mettre en marche une réflexion raccourcie chez le sondé, qui aura comme réflexe les restes subliminaux des médias télévisées très regardées aux States, et les quotidiens papiers.

            Ces sondages creux, pas un seul n’ira fouiller sur les bilans désastreux du POTOS Obama, et de Clinton, car cela pourrait fausser les résultats, obligeant le sondé à réfléchir et rassembler ses idées pour répondre de manière un peu plus réfléchie. Il faut des questions brutes, faussées et des réponses rapides et conformes aux attentes des sondeurs.

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès