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Accueil du site > Actualités > International > RDC et Joseph Kabila : la corruption fait abattre certains magistrats

RDC et Joseph Kabila : la corruption fait abattre certains magistrats

Les perspectives électorales qui se profilent à l’horizon imposent, certes, à chacun de savoir se positionner dans l’opinion où se recrute l’électeur. Mais une autre chose est de choisir le bon combat au-delà des velléités politiciennes.Touchons du bois pour que cette fois-ci soit la bonne. Emanation du pouvoir issu de la longue marche, Joseph Kabila a été témoin du changement de mentalités des Congolais au tout début du régime de M’Zee. Mais, dès l’instant où les libérateurs ont commencé à prendre des libertés avec les principes de la bonne gouvernance, le pays est retombé dans les travers d’antan. Comme sous Mobutu, c’est encore par la tête que le poisson s’est mis à pourrir.

Ces derniers temps, la presse s’est étendue sur la correspondance que le chef de l’Etat, Joseph Kabila, a adressée aux trois principaux corps constitués, notamment le président du Sénat, Léon Kengo wa Dondo, le président de l’Assemblée nationale, Evariste Boshab et le Premier ministre Adolphe Muzito. Aussitôt la correspondance arrivée aux destinataires, nous avons fait le tour de ces institutions, y compris à la présidence de la République, pour en savoir quelques choses de ces mesures. Au cabinet du chef de l’Etat, on exprime la détermination de Joseph Kabila de s’engager personnellement dans la lutte contre la corruption et l’impunité, déplorant l’entêtement de certains mandataires et responsables publics à ne vouloir pas s’inscrire dans le schéma de la bonne gouvernance. Pour ce faire, le chef de l’Etat a besoin du dévouement de tous ses collaborateurs. Au cas contraire, même à ce niveau, le chef de l’Etat est prêt à frapper considérant le comportement de ceux qui ne suivront pas les instructions en matière de lutte contre la corruption comme une complicité dans la promotion des anti-valeurs. Une indiscrétion nous laissera même entendre que les deux chefs de corps de l’appareil judiciaire auraient payé le prix de la non collaboration.

Cela a entraîné une révocation massive par le Président de la République, le Rais Joseph Kabila Kabange, des magistrats. Il semblerait que les magistrats Congolais ne s’autogèrent pas et il est tout a fait normal que devant l’impasse et l’urgence des mesures soient prises, pour sauver ce qui peut encore l’être. Après avoir dénoncé à plusieurs occasions les mauvaises pratiques sévissant au sein de l’appareil judiciaire, le chef de l’Etat a frappé très récemment des magistrats accusés de corruption et d’autres faits n’honorant pas ce corps

Pendant ce temps, le détournement des deniers publics est devenu une pratique courante dans bien des secteurs de la vie nationale en RDC. Pour son éradication, le gouvernement doit prendre des mesures coercitives à l’endroit des auteurs de ce fléau. Le détournement de deniers publics est l’un des maux qui rongent la société congolaise. Il suffit de faire la ronde des provinces pour se rendre compte de l’ampleur de ce fléau. C’est ainsi qu’il ne se passe pas un long temps sans qu’on ait enregistré un cas de détournement à travers le pays. Qu’est-ce qui est à la base de cette situation ? Que faire pour éradiquer ce fléau ?

La justice est un maillon important de la démocratie dans un pays. La révocation abracadabrantesque des magistrats laissent pantois les Congolais de la diaspora qui s’interrogent sur l’urgence de cette décision politique, sans lendemain meilleur. Avant 2011, le gouvernement en place doit montrer de quoi il est capable.

Considérons que ces magistrats révoqués avaient un revenu de moins de $ 100 USD, si on considère le barème de 2006 en plus de l’inflation galopante, la flambée des prix en République Démocratique du Congo. Comment arriverons-nous à la politique de bonne gouvernance. Notre grand RDC vivra toujours avec des équations à plusieurs inconnus. Toutefois, nous devons reconnaître que si le Rais J. Kabila ne fait pas cela, nous n’arriverons pas au changement de mentalités.

Dans les idées répandues aujourd’hui, je note ce qui suit : Le combat du Congo est un combat pour la dignité de l’homme, un combat universel.

Rangot Tsasa

De Manchester/ Grande Bretagne


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3 réactions à cet article    


  • mclerc 25 juillet 2009 16:44

    Et encore du verbalisme verbal à la congolaise...


    • Rangot Rangot 26 juillet 2009 12:41

      Verbalisme verbal ? Et si on s’expliquait un peu plus. Je fais des constats et je parle de l’actualité. Si vous me dites que vous etes choqué, je dirai que vous etes un ami de la RDC.


      • Rangot Rangot 26 juillet 2009 16:40

        Les évêques de RDC dénoncent la corruption qui gangrène toutes les institutions du pays et affaiblit l’autorité de l’État. Dans le long document que nous reproduisons ci-dessous et qui a été rendu public aujourd’hui en vue du cinquantenaire de l’indépendance, ils brossent un sombre tableau de la situation : les infrastructures sociales s’effondrent, la population s’appauvrit, le mécontentement grandit et des forces externes en profitent pour tenter de mettre la main sur les richesses du Congo. Pour la Conférence des évêques, la responsabilité du gouvernement est engagée. Il est urgent d’opérer des choix judicieux et courageux.
        Écoutez Mgr Nicolas Djomo, président de la Conférence des évêques de RDC, au micro de Romilda Ferrauto sur le site de Congovision.
        Ceci avait été publié le 13/o7/2009

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