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Accueil du site > Actualités > International > Rétrospective sur une crise alimentaire « globalisée »

Rétrospective sur une crise alimentaire « globalisée »

« Emeutes de la faim » pour les pays pauvres, « érosion du pouvoir d’achat » pour les riches. Malgré cette divergence sémantique, la réalité est la même partout dans le monde. La crise alimentaire est bien là, et chacun cherche à sa manière à s’en sortir. Malheureusement, pour les pauvres du tiers-monde, le problème se pose autrement du fait de la désintégration de leurs économies.

Environ 35 pays des différents continents sont concernés par cette vague d’émeutes de la faim. La liste ne fait que s’allonger avec des nouveaux venus dans ce « cercle de la faim ». L’Afrique avec l’Egypte, le Maroc, le Nigeria, le Cameroun, la Côte­ d’Ivoire, le Mozambique, la Mauritanie, le Sénégal, le Burkina-Faso, le Gabon et la Somalie. L’Asie avec l’Indonésie, les Philippines et même la Thaïlande serait aussi sur le point de « tomber » dans ce « périmètre de la faim ». L’Amérique du Sud avec le Venezuela et le Mexique. Au total, on a dénombré plus de 30 morts. Même le Vieux Continent n’a pas été épargné par cette déferlante, à la seule différence et par euphémisme, on préfère parler de l’érosion du pouvoir d’achat.

Ainsi, en un tour de main, le système capitaliste a réussi, à l’image de sa politique ultra-libérale, à « globaliser » la faim, tel un système des vases communicants où la base est envahie en premier lieu, c’est-à-dire « les exclus de la globalisation », avant d’atteindre les hauteurs. Pratiquement tous les cinq continents de la planète ont été touchés par cette vague d’émeutes à des degrés différents bien évidemment. Quoi de plus normal quand l’on sait que la globalisation constitue désormais le cadre structurel de l’économie mondiale !

Ces émeutes se seraient passées pendant la guerre froide, les bonzes de l’orthodoxie libérale ainsi que leurs médiums auraient parlé d’une « vaste conspiration internationale d’inspiration communiste visant à déstabiliser le monde libre » et on y verrait le « spectre rouge » partout, Moscou et Pékin auraient été pointés du doigt comme étant les principaux instigateurs. Mais les choses ont bien changé depuis...

Or, chaque jour qui passe apporte son nouveau lot de pays « contaminés » par la « gangrène libérale » de la faim. Comme toujours en pareille circonstance, tout le monde crie au scandale, la communauté internationale s’en émeut et cherche de s’en acquitter, pour des maux aussi graves et profonds, par des solutions palliatives et ponctuelles. D’ailleurs, le coup de gueule du président sénégalais, A.Wade, va dans ce sens quand il s’en prend ouvertement à la FAO, dénonçant son échec manifeste oubliant sûrement que « ceux qui sont en colère se trompent parfois de colère », en feignant d’ignorer que la quasi-totalité des pays africains n’ont pas consacré à l’agriculture plus de 10 % de leur budget, plus de quarante ans après les indépendances.

LA REPETITION DE L’HISTOIRE

La particularité de ces émeutes de la faim en Afrique, comme ailleurs dans le monde, est d’abord leur caractère spontané, prenant au dépourvu gouvernants, partis politiques et syndicats, qui ont démontré leurs limites de pouvoir anticiper sur les événements et partant, leur faillite. Et pourtant certains esprits lucides, intelligents et visionnaires avaient déjà prédit que le monde courait à sa catastrophe par cette politique ultra-libérale poursuivie, taxée de suicidaire et d’anti-sociale, voilà bientôt vingt ans. Ensuite, il y a le fait que la plupart des pays africains secoués par cette crise avaient déjà atteint leur point d’achèvement, c’est-à-dire éligibles au programme PPTE(pays pauvres très endettés) du FMI et de la Banque mondiale d’allègement de la dette. C’est à se demander sur l’efficacité de ce programme qui en définitive met les économies africaines en coupe réglée, d’autant que malgré cet allègement, les pays en voie de développement remboursent bon an mal an, de 190 à 220 milliards de dollars, soit deux à trois fois la somme requise pour la satisfaction des besoins fondamentaux tels que définis par les Nations unies.

Il faut remonter vers les années 1870, pour découvrir des cas similaires de famine à la seule différence que la famine de ces années-là avait pour cause la grande sécheresse des années 1876 à 1879, qui a constitué un véritable désastre aux proportions véritablement planétaires, puisque des cas de sécheresse et de famine étaient signalés à Java, aux Philippines, en Nouvelle-Calédonie, en Corée, au Brésil, en Afrique australe et en Afrique du Nord. Le coût humain de cette hécatombe était estimé à une dizaine de millions de victimes.

Cependant, l’Histoire démontre que ces hécatombes furent aussi et surtout des occasions pour les puissances d’alors - l’Europe, imitée en cela par le Japon et les Etats-Unis - pour se tailler de nouvelles colonies, d’exproprier des terres et de s’accaparer de nouvelles ressources minières et agricoles. Elles participaient déjà à l’époque à la logique impérialiste d’étendre les zones d’influence dans le Tiers-monde.

Ainsi donc, chaque grande vague de sécheresse correspondait à une nouvelle avancée impérialiste, et le rythme de l’expansion coloniale répondait avec une étrange régularité à celui des catastrophes naturelles et des épidémies, selon les historiens. Autant dire qu’à l’époque déjà, l’implacable logique impérialiste était en marche en utilisant les famines et autres épidémies comme arme pour mieux fragiliser et écraser certaines populations rétives, avant de les soumettre à la dictature du capital. Au commencement était le subprime…

En fait, les causes profondes de ce « crash alimentaire » trouvent leur source aux Etats-Unis, désormais la seule et unique hyper-puissance mondiale, depuis 2001 quand la Réserve fédérale (Fed) décida d’orienter les investissements vers l’immobilier. Ainsi naquit le système de subprime, crédits hypothécaires à risque et à taux variable consentis aux ménages les plus fragiles. Il a suffi à la Fed de réviser ses taux directeurs à la hausse en 2005, pour que la machine se détraque et fasse vaciller tout le système bancaire international. Environ trois millions de ménages américains ont été mis en situation d’insolvabilité avec des endettements évalués à environ 312 milliards de dollars et par effet de domino, cette crise financière va entraîner d’autres secteurs notamment par l’envolée du prix du pétrole avec le baril à 130 dollars, des matières premières et des produits agricoles avec la hausse exponentielle du prix de la tonne de riz Thaï, qui est passée de 300 dollars au début 2007, à 760 dollars au premier trimestre 2008 !

Mais le facteur le plus aggravant de cette crise, hormis ceux déjà cités, est sans conteste cette « ruée » vers les biocarburants dont la production entre directement en concurrence avec la production alimentaire. La production d’éthanol à partir du maïs américain a considérablement renchéri le prix des tortillas, ces galettes de maïs qui sont l’aliment de base de millions de Mexicains. Il en est de même de l’augmentation des superficies consacrées à la canne à sucre brésilienne pour produire de l’éthanol qui se fait souvent au détriment du soja dont les cours aussi se mettent à flamber. En Egypte, le pain est subventionné et rationné. En Thaïlande, les rizeries sont désormais gardées par l’armée.

Par ailleurs, et cela où l’on découvre le côté à la fois cynique et inique de l’impérialisme mondial, on estime que les fermiers américains - les USA étant le premier pays producteur du monde des céréales- n’avaient pas encore arrêté leurs choix de cultures de printemps 2008, entre le soja, le maïs et d’autres cultures de rente dans l’unique espoir de semer au dernier moment celle qui se vendra le plus cher dans quelques mois.

Il ne serait pas vain de rappeler que les Etats-Unis viennent d’accorder 6 milliards de dollars de subventions à leurs fermiers, pour la production de biocarburant qui va drainer hors du marché alimentaire, environ 138 millions de tonnes de maïs. Et ceci, pendant que l’humanité peine à satisfaire les besoins fondamentaux des humains et qu’environ 2 milliards d’êtres humains vivent encore en dessous du seuil de pauvreté. J. Ziegler, le Rapporteur de la Commission des Nations unies pour le droit à l’alimentation, qualifie carrément cette situation de crime contre l’humanité !

Même la vieille Europe, qui pourtant a des liens historiques et » privilégiées » avec l’ Afrique, s’est fixée comme objectif d’ici à 2010, l’utilisation de 5.5 % d’agrocarburant dans les moteurs, et de porter ce taux à 10 % en 2020.0bjectif pour le moins irresponsable, car il va aggraver davantage la pénurie alimentaire dans le monde.

Comme si cela n’était pas suffisant, et obéissant toujours à la logique néolibérale, les pays de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économique), qui est un organisme constitué à Paris en 1961 par dix-neuf Etats européens, les Etats-Unis, le Canada, le Japon, en vue de favoriser l’expansion des Etats membres et des Etats sous-développés ont accordé en 2006 à leurs fermiers et agriculteurs, des subventions à la production et à l’exportation pour plus de 350 milliards de dollars, contre 106,5 milliards accordés en 2005 à l’APD (Aide publique au développement), pratiquant ainsi un dumping agricole sans pareille avec comme conséquence la destruction systématique des agricultures vivrières africaines. Cette situation ne va sans rappeler l’échec de la politique de l’APD qui, jusqu’à ce jour, n’a jamais atteint le taux de 0.7 % du PNB (Produit national brut) des pays riches, qui est l’Objectif du millénaire de développement (OMD) et que par ailleurs, de 1980 à 2000, la part consacrée à l’agriculture dans l’APD a été réduite de 50 %.

Depuis la fin de la guerre froide, c’est la toute première fois que le système capitaliste dans son stade actuel de développement, vient de connaître une crise aux véritables dimensions planétaires parce que touchant à un des besoins fondamentaux de l’homme, à savoir la nourriture. Elle a démontré que s’agissant de l’alimentation, l’être humain était prêt à se défendre quel qu’en soit le prix.

Mais elle a surtout révélé que l’arme alimentaire était d’une redoutable efficacité et cette crise était un test grandeur nature de la capacité de nuisance de cette arme sans égale, qui affaiblit d’abord les victimes avant de les assommer...

Elle a aussi permis de mettre en lumière toutes les formes d’antagonismes, d’incohérences et d’exploitation inhérentes à la société capitaliste qui vont sûrement engendrer l’émergence – l’histoire étant le lieu d’un perpétuel changement de formes­ d’une nouvelle forme de la lutte des classes, comme moteur des événements...

Mayifilua N’Dongo

 

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11 réactions à cet article    


  • ddacoudre ddacoudre 24 février 2009 22:38

    bonjour n’dongo

    bon article qui met en évidence les politiques d’hommes dont parfois j’en viens a me demander s’il ne sont pas "fous", car ce qu’ils déscident ils le font en conscience. je me souvient avoir salué la création de l’ONA, mais je ne pense pas qu’elle soit caractérisé par son efficacité à mobiliser les peuples africains pour peser dans l’échiqier mondial, où a faire de ses pays riches les greniers de ses populations.

    cordialement.


    • JONAS JONAS 24 février 2009 23:25

      @ L’Auteur :

      Vous êtes un de ces petits " dieux " qui prétendent sauver le monde !

      Cette crise inventée de toute pièce par les pays du G8, est destinée à sauver ce qui peut encore l’être, en arrêtant la croissance continue.

      Lorsqu’on ne maîtrise pas sa " quiquette ", un jour le gâteau ne suffit plus pour nourrir tout le monde… !

      Plus grave encore, les modifications climatiques, vont aggraver la situation et certaines terres seront submergées.

      Alors, on fait quoi ! ?

      Nous n’en sommes plus à vos comptes d’apothicaires, d’aides de subventions, etc.

      Bientôt, nous allons connaître la faim en Occident ! Un mot qui symbolise peut être notre destin " Occis par les dents ! ".

      Vous voyez, les hommes sont toujours des prédateurs, et en tant que tels, ce sera chacun pour soi… !

      Chez vous la démographie va diminuer, mais, la nature est, et sera encore généreuse… ! Mais chez nous, sans pétrole, plus de culture intensive, plus de chauffage, sauf au bois dans les campagnes !

      En bref ! Environ 95 % de la population condamnée à mort par la faim et les affrontements qu’elle occasionnera.

      Alors, relativisons… smiley


      • Romain Desbois 25 février 2009 00:08

        Hélas on constate que le FMI et l’OMC bien que dirigés par deux socialistes français, ne font pas plus maintenant qu’avant pour faciliter les choses


        • Arunah Arunah 25 février 2009 06:24

          Vous oubliez de mentionner un élément déterminant : la démographie et surtout la contraception. Tant que les pauvres ne comprendront pas qu’on ne doit pas avoir plus d’enfants qu’on ne peut en nourrir, ils resteront pauvres voire misérables. Quant à l’irresponsabilité de leurs gouvernants, elle revient en boomerang sous la forme d’émeutes de la faim. Sans parler des budgets militaires en augmentation constante - au détriment des budgets consacrés au développement agricole - ; d’importation de produits de luxe - au détriment de dépenses de santé et d’éducation - et évidemment de la corruption.
          Pourquoi les pays riches devraient-ils déverser des aides dans ces tonneaux des DanaÏdes ? 


          • paul muadhib 25 février 2009 11:28

            pour répondre à votre derniere question, parce que pour être riche,il faut avoir réussi à capter le travail et la production de biens et de richesses des autres, donc partager serait rendre le produit d’un vol..ce serait sympa,humaniste,généreux..et normal et logique !
            Il y a 2 façons de vivre ensemble, soit par coopération volontaire sur des projets de partage équitable pour assurer en commun le bien commun matériel, soit ce que nous connaissons depuis toujours, c’est à dire , par coopération forcée, souvent par la violence physique, sur des projets de non partage.
            D’ailleurs en ce moment les " puissants" accélerent, pour bcp de raisons, l’une d’entre elle étant que bien qu’ayant atteint des degrés de fortune et de pouvoir inimaginables, ces " messieurs " ne sont toujours pas content de leur sort...ils ne comprennent pas qu’ils sont en train de remplir un tonneau percé ( réalisation de TOUS leur désirs..) et donc tous les jours se précipitent dans un perpétuel mouvement du toujours plus qui , probablement , va couter la disparition de l’espèce humaine un de ces jours.
            Bon cela dit 13.7 milliards d’années lumières pour arriver à ce résultat, on peut se poser des questions sur "l’intelligence" de l’Univers" mais aussi sur notre propre intelligence globale dont nous semblons totalement dépourvus, certes nous avons développés des " capacités techniques" , apparemment l’intelligence semble se situer ailleurs.
            salut d’irlande.


          • plancherDesVaches 25 février 2009 12:39

            Paul Muhadib, toutes les capacités techniques ne sont pas mauvaises : c’est ainsi que nous échangeons sur ce site.
            C’est l’utilisation que l’on fait de ces (et ses) moyens qui compte.
            (voir Einstein désespéré de la création de la bombe)


          • JONAS JONAS 25 février 2009 14:41

            @ paul muadhib :

            Moi j’aime bien votre idée de partage…vous redécouvrez l’idéologie communiste !

            L’ex URSS en a fait l’expérience, nous en connaissons les résultats.

            On retrouve aussi dans la Bible et le Coran les idées de charité et de partage, qu’en est-il aujourd’hui après plusieurs siècles d’expérimentations ? Rien !  smiley

            @ +


          • paul muadhib 25 février 2009 14:51

            Je vous ai bien lu, je ne redecouvre rien, je précise que le partage n’a jamais existé, s’il existe un jours ce ne sera pas avec l’humain tel que nous le connaissons et ,hélas , il n’y a pas de quoi s’en réjouir.
            Si il y a partage ce sera par le biais d’une coopération volontaire, et ne sera dépendant ni d’un système, ni de pouvoir. Vous pouvez dormir tranquille, votre monde est encore là pour longtemps.
            Salutations irlandaises


          • paul muadhib 25 février 2009 15:15

            Oui, çà semble être juste ce que vous dites. La technique est soi est inerte, manipulée par un déprimé psychopathe, suicidaire,rempli de haine, c’est sur que çà peut être "ultra" dangereux !!
            Avec mon marteau de menuisier je peux aussi fracasser la tête de mon voisin qui m’énerve.
            L’origine d’un tel comportement est dans le cerveau , plus précisement dans la partie du cerveau que nous utilisons quasiment exclusivement et que j’appelle le "cerveau analytique"-( genre d’ordinateur en moins performant mais plus destructeur),- siège de l’égo et du moi,moi,moi,moi,moi...ad libitum..
            L’égo étant expériences,mémorisation d’expériences,projection de désirs dans le futur, là intervient la peur, peu de ne pas y arriver, de mourir etc..donc désir et peur ; - le choix se situe là aussi , j’aime, j’aime pas, ; le racisme aussi ( en fait toutes formes de sectarismes,le racisme étant une forme de sectarisme..) je n’aime pas tout ce qui n’est pas moi,moi,moi,moi,moi...
            en fonctionnant avec un peu de rationalité un tel cerveau peut créer des conditions de vie décentes , hélas ce n’est pas suffisant.
            Un cerveau trop névrosé voit le monde au travers de son prisme unique ,.Ce "cerveau analytique", qui est un processus mort car basé sur l’expérience donc la mémoire, qui devient trop névrosé a tendance a vouloir que absolument tout son environnement soit conforme à sa pensée, c’est le début du totalitarisme.
            Nous le sommes tous un peu, mais les cas les plus graves basculent dans une folie totalitaire et destructrice , et çà les livres d’histoires passé,présent et à venir , en sont rempli de cas graves.
            14h14 en irlande ,les enfants finissent l’école à 14h45 donc j’y vais .
            salutations celtiques !!


          • Romain Desbois 25 février 2009 20:18

            @arunah
            Il a été démontré que le meilleur des contraceptifs est une hausse du niveau de vie.


          • plancherDesVaches 25 février 2009 15:58

            Bonjour monsieur N’dongo.

            Il y a fort à craindre, en effet, que les pays les plus pauvres se prennent comme d’habitude, les pires inconvénients d’une conjoncture mondiale dont ils ne sont en rien responsables.
            Lorsque l’on sait que ces pays pauvres (et majoritairement en Afrique) ont été maintenus en guerre, dictatures, spoïlés de leurs richesses naturelles par les pays les plus riches, cela fait mal aux tripes.

            Maintenant, et tout comme en Amérique du Sud où se trouve des dirigeants qui pensent à leur pays avant leur propre intérêt (Salvador Allende n’a pas fait de vieux os grâce au pouvoir américain), rien n’empêche que des pays partout dans le monde arrivent à s’en sortir.

            Sauf si un dictateur réussit à bien rouler la foule...

            Et vous savez aussi que dans des pays "développés", parfois, certains dirigeants arrivent à avoir une côte de popularité à 37% au bout de 18 mois.
            Je cherche des hommes, disait Diogène...

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