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Réveil en fanfare

J’ajoute cet article au précédent intitulé « coup d’accélérateur nucléaire » en réponse à la violence de certaines réactions liée à la fois au tranchant du propos autant qu’aux peurs réveillées.

La réalité des évènements planétaires, qu’ils soient tectoniques, magnétiques, nucléaires ou sociaux n’a de raison d’être que dans l’enseignement que l’on peut en tirer. Les accidents, les hasards sont des mots qui tentent de justifier notre irresponsabilité, notre impuissance face à des forces que nous considérons comme étrangères, supérieures ou tout au moins sur lesquelles nous n’avons aucune prise et face à un monde ou nous pensons avoir été déposé fortuitement.

Croire que les évènements arrivent sans cause, c’est nier le pouvoir créateur et organisateur de la conscience sur toute chose. En pratiquant ainsi on se défausse de toute responsabilité quant à la situation présente et l’on tente de minimiser l’impact de nos choix, de nos actions personnelles et collectives et de nos sentiments sur la réalité, support de notre existence. Or ce support d’expérience dans lequel nous évoluons n’existe que pour permettre à la conscience de s’observer à travers les mille et une formes de sa cristallisation. Le monde est un miroir toujours exact. La vie que nous vivons est précisément celle qui convient à notre besoin évolutif de l’instant. Elle est réinventée et recrée en permanence pour mettre en lumière notre parcours et nous renseigner sur les conséquences de nos choix mentaux et de nos expressions émotionnelles.

A propos du Japon contemporain, en 1999, le journaliste DAVID ESNAULT écrivait pour le monde Diplomatique : Crimes atroces, suicides, prostitution, l’explosion de la délinquance chez les jeunes Japonais inquiète l’archipel. Alors que, pour certains, « tout semble fonctionner parfaitement », serait-il possible qu’un sentiment mortifère fonde sur une jeunesse nourrie de jeux vidéo ultraviolents et de séries télévisées décalées ? Mais cette extrême violence ne reflète-t-elle pas plutôt la pression d’une société hyper-exigeante, où les repères civilisationels et familiaux ont volé en éclats, où l’argent est la valeur reine - et corruptrice -, et où le système éducatif, extrêmement sélectif, ne tolère aucune faiblesse ? »

La puissance de toutes ces consciences fortement comprimées dans le moule d’une « réussite préfabriquée » a sans aucun doute eu besoin de casser le cadre imposé pour tenter de retrouver la liberté et l’harmonie perdue. La violence des éléments et des évènements peut paraître sans proportion mais elle n’est pourtant que le reflet exact de nécessaires ruptures de tensions internes individuelles et collectives. Devant l’insupportabilité énergétique d’un monde de plus en plus antihumain, il s’impose en échos la nécessité de mettre en lumière une vague géante de compassion collective. Espérons que ce n’nième coup de semonce planétaire saura faire entendre raison à un système carcéral de marchandisation des peuples et du vivant en général. Si rien ne change en conscience, le sacrifice des kamikazes de la centrale Fukushima, n’aura servi à rien et l’esprit créera les conditions pour de nouvelles leçons de plus en plus spectaculaires.

La nature sera à jamais, de part sa fonction de support énergétique vivant et réactif, le révélateur de nos pensées et de leur carburant, nos émotions. Elle est le guide implacable qui trie le bon grain réel de l’ivraie des virtualités phantasmatiques. Le collectif Japon, pays de grande civilisation, a visiblement atteint un point de rupture dans la paranoïa qui oppose sagesse millénaire sous jacente et extrême rigidité d’un matérialisme contemporain illusoire. Par l’acte de conscience qui doit nécessairement suivre la révélation donnée par l’expérience, ils peuvent et nous pouvons encore changer et privilégier l’être par rapport au paraître et à l’avoir. Comme le dit la philosophe, Dominique Aubier, « L’ignorance de la vérité est beaucoup trop dangereuse et l’humanité s’y complait avec beaucoup trop d’assurance ».

Nous vivons dans un univers participatif en accélération et les réponses qui nous seront données le seront avec une réactivité de plus en plus grande. La vigilance personnelle est collective ne sera bientôt plus une option dans la radiance du monde qui s’en vient. Nous sommes en train de passer rapidement de l’ombre à la pleine lumière mais jusqu’au bout nous aurons le libre choix de voir ou de refuser de voir.

Erik Gruchet, Saint Pierre le mercredi 30 mars 2011


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3 réactions à cet article    


  • colza 31 mars 2011 11:01

    Euh, bof !
    Ce qui se passe actuellement au Japon a plus à voir avec l’ultra libéralisme et la privatisation de choses qui ne devraient pas l’être qu’avec la « compression des consciences ».
    Ajoutez-y un phénomène, qui pour être catastrophique, n’en est pas moins naturel et vous obtenez un cocktail détonnant.
    Je crois que vous tenez le bon bout pour créer une secte.


    • Kalevala 31 mars 2011 12:01

      je te propose de réécrire ton article je ne vois pas ou tu veux en venir.


      • Muriel74 Muriel74 31 mars 2011 21:56

        Merci pour votre article, bien d’accord avec vous, nous co-créons consciement notre réalité
         smiley

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Auteur de l'article

Erik Gruchet


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