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Ro(bi)n des bois Fed up !

Qu’est-il advenu de la rêv...olution RON PAUL  ?

Aux dernières nouvelles, elle se porte bien. Si Dieu lui prête vie, il sera le prochain chef des Etats-Unis d’Amérique.
Au vote en ligne pour la présidence 2012 US, le vieux monsieur discret du vrai « change » gagne largement devant les autres candidats : environ 61 000 votes le 27 mars 2009, contre, par exemple, 26 000 pour Sarah Palin, ou 38 000 pour Mitt Romney.

Pourtant, depuis le retrait de Ron Paul au printemps dernier de la course présidentielle, le mouvement semblait assommé, que ce soit d’ennui ou de pessimisme : il a subi la coutumière omerta dans les médias payés, qui depuis s’écroulent les uns après les autres. Conséquence économique du conformisme ? Question un peu ironique pour le Washington Post ou le New York Times : s’ils avaient fait en conscience leur travail d’information sur, entre autres, les évènements du 11/09/2001, la candidature Ron Paul ou l’identité de Barack Obama, les ventes et le soutien des lecteurs auraient-ils sauvé leur peau de chagrin ?
Car on sait sans conspirer le moins du monde que le vrai client de la grande presse, c’est celui qui paie les pages de pub et dicte la ligne éditoriale. Or ce client va mal, et ce n’est pas qu’une impression. Moralité : à trop faire marcher la planche à billets, on cesse d’imprimer les nouvelles.
Fin de la parenthèse.

Du fait du silence médiatique, on abritait encore à Noël le sentiment que l’intérêt des internautes pour les idées et le style Ron Paul, sollicité par les rebondissements économiques et financiers des actifs pourris et par le nouvel occcupant de la Maison Blanche, s’était dispersé ou ralenti. On s’était même habitué chez les rêv..olution-R à l’idée d’une catastrophe rampante, sournoise, énorme, sanglante peut-être, qui attend au coin de la rue, associée au souci prenant du chômage, du logis, des petits boulots, des frontières trouées comme un gruyère ou pire encore. On se montrait, appuyé par force vidéos, les 500 000 "cercueils" de la FEMA, les camps vides et flambant neufs attendant le truther, les tueurs et les passeurs naguère en poncho, aujourd’hui grimés de pied en cap en policiers de Phoenix, les trains blancs qui filent comme un rêve à l’aube, chargés dit-on de prisonniers en partance vers d’atroces prisons proxy transatlantiques du Maroc ou de Kaboul où on pratique la torture auditive sur les airs entraînants d’Eminem ou de Britney Spears (hit me baby one more time).

On se faisait peur cet été. Aujourd’hui on attend. C’est pour quand ? Obama, Sarkozy, Gordon Brown, Diabola Merkel et les autres moissonnent les billets à foison pour les remettre à la cordée de leurs amis banquiers, assureurs, grands patrons de multinationales, qui trébuchent, qui s’afffaissent et qui chutent lourdement sur le pauvre peuple d’en bas auquel les oreilles ont poussé : il a trop fait l’âne à les reconduire dans l’or de ses palais séculaires, élection après élection. Ils lui ont toujours menti effrontément et marché sur le dos, ces gens de sac et de corde, mais maintenant, ils pèsent et ça fait mal ! Un paquet de plus et Cadichon s’écroule.
Hi han !

Ah s’il avait élu Ron Paul , le canasson qui brait en anglais ! Il se serrerait le harnais, certes, comme tout endetté qui voit venir la facture et doit porter son faîx, mais avec fierté, avec l’énergie que donne le petit chemin de montagne où on déguste à son gré les chardons. Maître de son trot, sans plus chercher noise à personne, en avant pour la reconstruction semi autarcique d’une Amérique en paix avec le monde (mais gare aux revanches) qui n’aurait plus qu’à assumer son destin et vivre au comptant, de ses productions et de ses échanges, de ses recherches spatiales et médicales plutôt que de ses ventes d’armes. Une Amérique bien protégée par ses deux océans truffés de sous-marins, et le renforcement de sa frontière sud.

Mais le peuple américain a, depuis JFK, toujours élu son maître sur discours déboussolant, plus récemment socialo-mélangiste, avec constance et fidélité, acceptant aveuglément les candidats prédéterminés, le grand capital, symbolisé par la FED, qui n’est rien d’autre qu’un conglomérat de 12 banques privées détentrices illégitimes du privilège de battre monnaie, et dont les profits ne reviennent pas au peuple américain, alors que les dettes, oui.

Comment est-ce possible ? La FED est en effet censée être une réserve, et fédérale avec ça. Or sur le plan des individus, cette organisation profite exclusivement à une hyperclasse réduite, richissime, arrogante et interconnectée.

En réalité, depuis longtemps, la FED PRÊTE un capital fictif (du papier imprimé dollar) au peuple américain, et empoche sur ce prêt des intérêts réels (issus du travail et de la production). Belle entourloupe, pas vrai ? Tant que les Américains pouvaient, eux aussi, consommer à crédit (donc avec de l’argent fantôme) tout roulait, et surtout la planche à billets, ce qui explique les œillères volontaires du bourricot.
Mais le ballon plein d’air a subi depuis peu sa piqûre de rappel.
Psssch..... Vite, un sparadrap. A vos poches !

On doit le savoir : personne ne contrôle la FED. La Fed c’est Dieu, le veau d’or, disons.

Vous êtes d’accord : il faut que cela cesse. Il faut rendre à Dieu ce qui est à Dieu, au veau la vache, et à César ce qui lui appartient. Or César, en l’occurrence, c’est le peuple états-unien dont la souveraineté est garantie par la constitution.

Ron Paul a donc lancé le mouvement
END THE FED (finissons-en avec la FED). En tant que congressiste, il a introduit une proposition de loi pour abolir cette organisation privée qui établit de fait les taux d’intérêt et les priorités monétaires.
"La Constitution, dit-il, n’autorise personne d’autre que le Congrès à battre monnaie et réguler la valeur de cette monnaie".
Il en appelle donc au directeur du Département de la Gestion et du Budget pour "liquider" les avoirs de la Fed
"de façon ordonnée, afin d’expédier la liquidation aussi rapidement et pragmatiquement que possible, tout en favorisant au maximum le retour de ces avoirs au Trésor."

Il s’agit tout bonnement de reprendre aux riches ce qu’ils ont volé aux pauvres par ruse et trahison. Ces riches, Ron Paul les a désignés par leur nom dés les premiers signes de maladie du système : Bernanke, Greenspan, et d’autres. Il les connaît bien.

Alors : Ron Paul, Robin Hood ? L’hyperclasse le ressent comme tel et l’attaque où elle le peut : par le silence maximal (mais qui musèlera les vent d’ouest ?), éventuellement par la suppression physique de ses partisans (deux morts suspectes récentes chez des résistants connus à la VO du 911) ou par l’agression carrément brutale, comme celle de la chanteuse Aimee Allen, l’égérie des paulistes, en juin, dont on vient tout juste d’apprendre les détails dans l’émission en ligne d’Alex Jones (Alex Jones online internet show). Agression qui l’a laissée avec une mâchoire cassée sur le pavé au milieu d’autres personnes qui l’accompagnaient.
Elle seule dans le groupe a été attaquée par trois Mexicains, et rien ne lui a été volé. C’est signé !

Les femmes y passent donc aussi. Chuck Baldwin, un journaliste américain pense qu’il est grand temps qu’un Ro(bi)n sorte du bois, sans capuchon : parlons haut et clair, à visage découvert :
"Nous n’avions jamais vu dans notre histoire autant d’argent sortir par la porte arrière du gouvernement" déclare-t-il, appuyé par le sénateur démocrate Byron Dorgan du Dakota, qui écrit : " Personne ne sait ce qu’il advient de cet argent sorti en douce, qui en profite, dans quel but (...) Quand ? Comment ?"

En réalité, il se trouve des gens pour le savoir, mais on ne les entendra guère ailleurs que sur Internet, et encore. Personne n’aime risquer sa vie.

Les rêv...volutionR graphistes, informaticiens, artistes, intellectuels, employés modestes ou chômeurs qui, entre deux recherches sur le 911 se sont donné la peine de faire connaître Ron Paul à leurs familles récalcitrantes, à leur ville binaire, qui l’ont acclamé dans ses meetings, qui l’ont soutenu pendant sa campagne à grands coups de pétitions, marches et chansons, qu’on a traités de "paultards" (traduction approximative : gogols paulistes) se voient d’ores et déjà suivis ou encadrés par des gens très costard-cravate : économistes, banquiers, assureurs et traders consciencieux, entrepreneurs, braves gens dépouillés de leurs économies, de leur maison, déçus du change à la Obama. Ceux-là ne parlent pas de l’accumulation des conspirations, chaque jour apportant de l’eau à ce moulin qui tourne à plein régime, mais plutôt de l’école autrichienne, théorie économique très pointue qui se donne de petits airs rebelles puisqu’elle fait appel au bon sens, chiffres à l’appui.

Le mouvement END THE FED prend une ampleur que rien n’arrrrêtera. Le 15 avril, dix jours après après la grande réunion européenne des 3 et 4 avril de l’OTAN, les fedups uniront leurs forces populaires pacifiques dans plus de quarante villes états-uniennes, manifestant devant les banques fédérales. Le dernier rassemblement similaire avait eu lieu en novembre 2008 et avait accusé une forte mobilisation.

Un grand espoir ou une dernière convulsion avant l’armaggedon ?

En attendant, les Européens et plus particulièrement les Français, se voient refiler la patate chaude : à nous les joies de l’Afghanistan, les virées au Congo, les Bondsteel au Kosovo... On donne son sang et shut up. Les USA ont besoin de leurs soldats pour la défense de leur frontière sud. D’ailleurs, dit le Times Online, qui a bien réfléchi, on ne peut plus les gagner, ces guerres.
Compris ?

Hé Ho ! On n’aurait pas de frontières à protéger des dealers, par hasard, nous autres ? De partout les passeurs se faufilent : par mer, des pays de l’est, d’Afrique, de la grande muraille même... Par avion, par bateau, train, voiture, à pied, à vélib, en trottinette... La dernière affaire de drogue, c’est l’assassinat de deux dignitaires africains début mars en Afrique. Leur pays vit et meurt du transit des drogues latino-américaines vers l’Europe. Nous avons un, deux trois, cent mexiques à nos portes et aux portes des portes, actuellement grand ouvertes !

End the FED, reprends l’OTAN, America, et pendant que tu y es, profite-z-en pour récupérer les présidents et ministres des pays de l’UE, avec les fonctionnaires bien gras de ton UE proxy, et leur cour innombrable. Ils pourront toujours former une vigoureuse armée en treillis pour assurer leurs idéaux humanitaires afghans, zoé, mickey.

Parce que si ça continue, nous aussi nous organiserons des rallyes (en haillons ?) devant quarante villes d’Europe. Au Luxembourg tiens, peut-être ?


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5 réactions à cet article    


  • paul muadhib 3 mai 2009 10:24

    interessant a lire ! la patate chaude pour certains, surtout la france...bien vu , bien dit.
    a trop etre dans la haine , attention au retours de main, pour les francais......
    dommage , le noyeau dur fascho, doit etre a environ 10% , tout le monde va payer, mais bon , c est beau la democratie,, surtout dans la haine, la torture, la guerre, finalement il faudrait demander a la fed d imprimer des euros, ca permettrait a cerains d acheter des rollex..il y a 25 ans , alors vrp , je vendais des copies de rolex a 15 € de quoi frimer a faible cout, ca marchait bien..


    • lisca lisca 3 mai 2009 11:38

      Merci Paul pour l’appréciation, pour cet article publié un peu en décalage et passé inaperçu !
      Voici quelques compléments d’information : un autre lien sur la la FED. Le site de Sacra Moneta informe que "c’est le 30 septembre 2008 que la dette globale américaine a dépassé le seuil psychologique des 10 000 milliards de dollars."
      Parmi les dirigeants de la FED on trouve Bernanke,Greenspan et d’autres. Le criminologue Xavier Raufer (article du 26 mars 2009 paru dans le magazine Valeurs Actuelles) cite des financiers en vue, proches de Madoff : Robert Jaffe, associé à Gennaro Angiulo, mafieux de Boston ; Nicholas Cosmo, conseiller financier de la famille Genovese de New York, Allen Stanford, associé au cartel du Golfe. D’après Raufer, le FBI a rebaptisé la Bank of Credit and Commerce International  : Bank of Crooks and Criminals International (banque des escrocs et des criminels internationaux).
      Tout cela commence à se savoir. La patience de ceux qui soutiennent le système US de leur travail et de leur investissement ne durera qu’en fonction de la réception de leurs salaires et actions.
      Enfin bon, maintenant, un virus de grippe.


    • fonzibrain fonzibrain 3 mai 2009 22:06

      c’est parce que la situation leur ai intenable que je m’attend au pire

      ces gens sont totalement démentiel
      rien ne les arretera

      • dom y loulou dom 4 mai 2009 00:21

        invoquez les sept rayons harmoniques pour axer vos énergies, la divinité vous habite, sinon vous n’existeriez pas, ne l’oubliez jamais.

        www.ludus.ch


      • lisca lisca 4 mai 2009 00:08

        Fonzibrain
        Quelque chose va arriver de positif, parce que trop, c’est trop et tout le monde en a un peu assez.
        Je m’aperçois que le lien vers JFK ne renvoie pas à la vidéo qui explique que JFK avait aboli la FED sur le papier avant d’être assassiné. Plus tard, sa décision fut invalidée par son successeur. Voici un autre lien expliquant l’affaire qui coûta la vie à
        John Fitzgerald Kennedy .

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