Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > International > Rohingyas : Les oubliés du Myanmar

Rohingyas : Les oubliés du Myanmar

Minorité la plus persécutée au monde d’après l’Onu, les Rohingyas, habitants de l’Etat d’Arakan au Myanmar (Birmanie actuelle), sont totalement ignorés de la communauté internationale. Apatrides depuis 31 ans, ils subissent quotidiennement des violences et des lynchages exercés par une partie de la population bouddhiste et des autorités birmanes. Alors que les heurts intercommunautaires secouent le centre du pays, retour sur ce peuple persécuté depuis plusieurs siècles.

Le 26 février dernier, à 25 kilomètres au nord de l’Indonésie, 121 personnes ont été retrouvées par des pêcheurs sur une embarcation de fortune dérivant au large. Ces “boat people” fuyaient le Myanmar, où les persécutions sont quotidiennes. Parmi elles, des femmes et des enfants déshydratés, quasiment morts de faim. Ce fait s’ajoute à la longue liste d’immigrants Rohingyas ayant déjà entrepris ce périlleux trajet (Au moins 7000 personnes pour les deux premiers mois de l’année 2013, selon le Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés [1]).

Malheureusement, cet événement est dans la continuité de ce qu’a subi le peuple Rohingyas au cours des siècles par les différentes puissances dirigeantes de ce qu’est l’actuelle Birmanie.

 

 

Odyssée d’un peuple déchu

Pour déchiffrer la situation actuelle, un retour à l’histoire s’impose.

Convertis à l’Islam au XVème siècle, les Rohingyas subissent de nombreuses persécutions perpétrées par les Portugais, adeptes du Mercantilisme, et par les Birmans, récents conquérants de l’Etat Môn, une province au sud de l’actuelle Birmanie.
En 1785, on relate une attaque de 30 000 soldats birmans sur les rohingyas [2], qui entraîna une violente dérive esclavagiste, des lynchages, l’immolation par le feu de plusieurs centaines de personnes, et le parcage en enclos de milliers d’hommes. Cela dans un but précis, éteindre la flamme de la résistance Rohingya. Et, bien entendu, sous le regard complaisant de la Monarchie Birmane.

Il fallut attendre le début du XIXème siècle, vers 1825, pour que l’occupation Britannique offre en bonne “philanthrope” colonialiste une certaine liberté intellectuelle et politique à ce peuple opprimé, dont ils purent relativement jouir, à l’égal des quelques autres populations minoritaires acceptées. Cependant, dans les années 1940, leur fidélité aux britanniques entraîna des exactions manu militari de la part des Birmans et des Japonais, conduisant aux massacres, aux viols et à la torture de milliers de personnes. Un bilan de 100 000 morts fut avancé dès 1942 [3].

S’ensuivit l’annexion de l’Arakan par la Birmanie en 1948. Les Rohingyas durent alors subir le rejet et les violences des populations principalement bouddhistes. Ironie du sort quand l’on sait que les cinq préceptes - communs à tous les bouddhistes, laïcs et moines, de toutes traditions - prônent entre autres la non-violence et la maîtrise des sens.

Mais comme dans beaucoup de conflits inter-ethniques, certains chefs religieux utilisent leur influence sur une grande partie de la population pour attiser les haines et les tensions. Cela se fait par la publication de livres xénophobes et ultra-nationalistes, ou par la stigmatisation dans les discours adressés aux croyants. Par exemple, le moine en chef du monastère Than Phyu utilise l'appellation péjorative “Kular”, qui signifie “noir de peau”, pour qualifier la minorité Rohingya [4].

Plus tard, en 1962, avec l’arrivée au pouvoir de Ne Win grâce à un coup d’Etat et la mise en place de la dictature militaire, les vagues d’immigrations s’intensifièrent vers le Bangladesh. En 1978, d’après le chercheur Nicholas Van Hear, 200 000 personnes fuirent un recensement visant à établir la liste des nationalités du pays. Plus tard, en 1991, ce fut un second exode d’au moins 250 000 rohingyas qui se déclencha, ceux-ci cherchant à échapper au travail forcé imposé par le pouvoir militaire [5].

Il faut dire qu’en 1982, la junte de Ne Win décréta une loi sur la citoyenneté privant les Rohingyas de leur nationalité birmane, alors qu’en même temps 135 ethnies minoritaires furent reconnues officiellement par l’Etat. En faisant d’eux des apatrides, et en leur enlevant la liberté de circulation, le pouvoir militaire facilita l’application du travail forcé et la ségrégation.

Selon Amesty International, cette loi de 1982 relative à la citoyenneté est utilisée pour priver les Rohingyas et les membres d'autres minorités ethniques de leurs droits fondamentaux [6].

Depuis cette loi, les violences entres les différentes communautés se sont accrues, avec le soutien des forces militaires du pouvoir, pourtant officiellement en plein processus de démocratisation. Les récents affrontements entre Bouddhistes et Rohingyas et les vagues de migrants illustrent l’urgence de cette crise. Livrés à la famine, à la violence des autorités, à la précarité, au trafic d'esclaves [7], ils subissent également une haine raciale et religieuse que l’on retrouve même chez les dissidents du pouvoir. Et aussi, bien entendu, dans les grands médias birmans.

 

Une “démocratisation” à deux visages

Et concernant la grande presse birmane, il n’y a pas à chercher loin pour se rendre compte qu’ils sont majoritairement haineux à l’encontre des Rohingyas.
Par exemple, U Win Tin, journaliste proche d’Aung San Suu Kyi et personnalité importante du fameux “processus de démocratisation” tient des propos relativement angoissants. Celui-ci déclare, dans un reportage de Cyril Payen datant de 2011 : “Ils parlent une langue qui n'est pas la nôtre, ils appartiennent à une race qui n'est pas non plus la nôtre. Même leur visage n'a rien à voir avec le nôtre, et en plus ils pratiquent une religion différente. Donc la solution, même provisoirement, c'est de mettre les Rohingyas dans des camps dans tout l'Arakan”. Quand on voit les conditions de vie dans les camps au Bangladesh, on se demande comment un homme de cette éminence peut en arriver à des propos aussi ségrégationnistes et violents [8].

Plus inquiétant encore est le discours de Way Phyo, journaliste chez Eleven Media [9], le numéro 1 de l’actualité nationale Birmane censé représenter “l’avenir médiatique” du pays : “Et vous savez, la vérité, c’est que ce sont ces Rohingyas qui ont eux même mis le feu à leurs maisons avant de s’enfuir pour que l’incendie se propage, et que les maisons bouddhistes flambent elles aussi !”. Des paroles stigmatisantes, et largement contredites par Human Right Watch [10]. Si un média populaire au Myanmar répand des idées pleines de haine comme celle-ci, on comprend pourquoi le sort des Rohingyas importe peu à la majorité de la population.

Ce même journaliste déclare aussi : “Vous les médias étrangers, nous n’arrêtez pas de répéter que les bouddhistes ont lynché une dizaine de Rohingyas qui étaient dans un bus. Mais vous n’expliquez jamais la vraie cause de toute cette violence : Ce sont les Rohingyas qui ont commencé. Ils ont violé une bouddhiste tout de même !”. Il fait ici référence à un fait divers tragique, le viol et le meurtre d’une femme bouddhiste, attribués à des Rohingyas. L’amalgame est facile pour justifier le massacre de dix personnes innocentes, si on assimile la minorité musulmane à des violeurs et des meurtriers [11].

Cependant, des voix se font entendre contre cette politique d’apartheid, en marge de l’opinion publique. C’est le cas de U Gambira, l'un des membres fondateurs de l'Union des Moines de Birmanie, et opposant farouche à la junte militaire. Dans le reportage de Cyril Payen, il témoigne : “Il est clair que le gouvernement est derrière tous ces troubles, il divise pour mieux régner comme d'habitude, c'est la stratégie du pouvoir pour contenir notre démocratie naissante”.
Ainsi, d’après Gambira, le renouveau démocratique serait entaché par une politique attisant les conflits ethniques pour protéger ses intérêts. Ce n’est pas quelque chose d’étonnant, quand on voit comment le gouvernement cherche à se racheter une conduite à l’échelle internationale, alors que les pouvoirs politiques appartiennent toujours à l’élite de l’ancienne junte militaire.

On peut s’interroger sur la motivation de ce “renouveau démocratique”. Ne serait-ce pas finalement la levée des sanctions économiques, et donc l’obtention d’aides du FMI ou de la Banque Mondiale s’accompagnant d’une possible libéralisation des structures publiques, au profit (comme toujours) des entreprises étrangères ? Au regard des pays ayant suivi ce chemin, on peut difficilement rêver à une amélioration des conditions de vie des birmans, et encore moins des Rohingyas, dont le sort n'intéresse pas vraiment les investisseurs.

 

Pour David Mathieson, chercheur spécialiste de la Birmanie chez Human Right Watch : “Comme l'appareil de sécurité et les lois qui le légitiment restent en place, le régime peut faire machine arrière [Dans le processus de démocratisation] quand bon lui semble”.

La répression est toujours en place, les pouvoirs sont les mêmes. Et maintenant, les grandes firmes s'intéressent de près aux ressources du pays [12]. Est-il excessif, au regard de la situation diplomatique de la Birmanie, de s’inquiéter du sort de la population, et surtout de celui des minorités ?


 

Une indifférence imbibée de sang

La plus connue des dissidentes, Aung San Suu Kyi, prix Nobel de la paix en 1991 et figure de l’opposition à la junte militaire, était un véritable espoir pour la population Rohingya. Son statut international lui conférant une audience diplomatique importante, on aurait pu s'attendre à ce qu'elle s’élève contre les traitements que font subir les pouvoirs à la minorité musulmane.


Cependant, dans une interview rapportée par Sophie Ansel dans l’ouvrage “Nous les Innommables” (un livre traitant de l’exil de Habiburahman, un réfugié rohingya également co-auteur), à la question ”Les rohingyas peuvent-ils être considérés comme des birmans ?” la secrétaire générale de la LND (National League for Democracy) a répondu un timide “Je ne sais pas” [13].

La peur de perdre son électorat a eu raison de l’espoir que nourrissaient des centaines de familles autour du “papillon de fer” Suu Kyi. Et malheureusement, c’est cette stagnation politique qui risque de sonner le glas pour le peuple Rohingya.

 

La fin de la résidence surveillée, imposée à Aung San Suu Kyi en 1990 après le refus de sa victoire aux législatives, aurait dû lui permettre de parler des conflits sanglants qui ébranlent la Birmanie, et de faire entendre la voix de ces centaines de milliers d’opprimés. Ce n’est pas faute d’audience pourtant, vu le nombre de médias et de sommets internationaux l’ayant conviée depuis sa libération. Même François Hollande l’a invitée 3 jours en France, au mois de juin dernier. Un séjour d'ailleurs largement couvert par la presse française, sans une ligne sur les positions ambiguës de “la dame de Rangoon” concernant la question des rohingyas.


Dès lors, que peut-on espérer pour les Rohingyas à l’heure actuelle ? Il semble qu’à court terme, la solution ne viendra pas du gouvernement. La reconnaissance de la minorité (comme faisant officiellement partie des populations birmanes) n’est pas à l’ordre du jour, et la répression policière arbitraire n’arrange en rien l’image qu’ont les Rohingyas des dirigeants du pays. Dans les camps de réfugiés, certains hommes n’ayant plus grand chose à perdre appellent à l’aide militaire de la communauté internationale pour pouvoir défendre leurs terres perdues.

Les Rohingyas, que quelques-uns appellent d’ores et déjà “les Palestiniens de l’Asie”, vont-ils subir encore longtemps l’acharnement, l’expropriation, les camps, le racisme et les violences d’un pouvoir pernicieux qui attise les haines raciales et religieuses ?


Et si ce peuple n’existe pas légalement sur ses propres terres, il est à craindre qu’il n’existera bientôt plus physiquement, au vu d’une situation de plus en plus violente et non contrôlée dans tout le pays.

 

Alors qu'au moins un million de Rohingyas continuent de vivre dans des conditions horribles, avec le silence complice de tous les acteurs du pouvoir birman, les affrontements entre bouddhistes et musulmans font rage dans le centre du Myanmar [14].

 

En effet, d’après le journal Le Monde (22/03), la situation actuelle n’est en aucun cas encline à la paix. Au contraire, de nombreux heurts meurtriers ont éclaté, il y a quelques jours. En cause, à nouveau un fait divers : une dispute entre un vendeur de confession musulmane et des clients bouddhistes à Meiktila, une ville située au centre du pays.
Et ce sont dorénavant les musulmans de tout le Myanmar qui sont la cible des violences, alimentées par des propos nationalistes qualifiés parfois de “néo-nazis” par la presse occidentale. D’après les chiffres récents des Nations-Unies, il y aurait au moins 12 000 personnes déjà déplacées à cause des violences à Meiktila, essentiellement en raison des destructions des quartiers musulmans, se poursuivant à l’heure actuelle. [15]

 

Sans une forte sensibilisation de l’opinion publique, et sans une réelle condamnation par la communauté internationale et par les grandes institutions comme l’ASEAN, le sort des Rohingyas retombera dans l’oubli dès la fin de l'intérêt médiatique autour du conflit actuel. Et c'est exactement comme ça qu'un génocide est commis, loin de tous les regards.

 

J.D & A.R pour AgoraVox

 


Moyenne des avis sur cet article :  3.93/5   (15 votes)




Réagissez à l'article

31 réactions à cet article    


  • Constant danslayreur 6 avril 2013 14:07

    Merci pour l’article.

    "à la question ”Les rohingyas peuvent-ils être considérés comme des birmans ?” la secrétaire générale de la LND (National League for Democracy) a répondu un timide “Je ne sais pas” [13].«  smiley

    réponse timide dites-vous ? Un véritable arrêt de mort ouais...

    Je ne veux pas spécialement accabler Aung San Suu Kyi ignorant tout de ses motivations, mais volontaire ou pas, en connaissance de cause ou pas, une réponse pareille dans un contexte pareil, c’est bel et bien un arrêt de mort.

    Je préfère et de loin, le »silence assourdissant" pour reprendre l’expression consacrée, du Qatar & associés...


    • JADR 6 avril 2013 14:33

      Bonjour,

      Nous sommes d’accord avec vous, cette réponse est une condamnation pour un peuple.
      Lorsque nous avons écrit le terme timide, nous faisions référence à la façon dont Aung San Suu Kyi a vite écarté la question.
      D’ailleurs, juste après, on insiste sur le fait que c’est cette stagnation politique qui risque de sonner le glas pour le peuple Rohingya.

      Nous ne voulons pas non plus l’accabler, elle n’est pas toute seule à porter les maux de la Birmanie, et la junte est bien plus coupable qu’une Prix Nobel de la Paix.
      Mais comme vous, je suppose, on a pris une véritable gifle en apprenant ce comportement d’une dame, pourtant si appréciée dans les médias occidentaux.

      Néanmoins, je suis forcé de constater qu’elle est de plus en plus sujette à des critiques, j’ai vu récemment un sujet d’Arte là dessus. Cependant, ça n’évoquait pas non plus la situation des Rohingyas... Comme d’habitude.

      Merci à vous
       smiley
      J.D


    • Lou Lou 6 avril 2013 16:14

      Aung San Suu Kyi est le pantin US prévu pour le Myanmar qui va ouvrir le pays aux multinationales américaines et accessoirement une autre base militaire ( déjà environ 920 bases dans le monde ) qu’ elle ne sache pas quoi dire au sujet des Rohingyas est un marqueur de cette autre nobélisée comme les criminels de guerre Kissinger et Oblabla ...


      • amipb amipb 8 avril 2013 15:21

        Aung San Suu Kyi n’est certainement pas un pantin américain, car elle a bien dit se méfier autant de l’amérique que de la Chine.

        Par contre, il est fort possible que les Rohingyas soient instrumentalisés par la Chine voisine qui est bien désespérée de voir la Birmanie échapper à son joug.

        J’ajouterai qu’Aung San Suu Kyi ne dirige pas le pays, même si elle a désormais un rôle majeur dans sa politique, et doit donc mesurer ses propos.


      •  C BARRATIER C BARRATIER 6 avril 2013 18:17

        Le bouddhisme s’en mêle donc ! Finalement ce n’est peut être pas telle ou telle religion qui est critiquable, c’est l’être humain avec ses aspirations de domination et de non respect de la différence.
        Il suffit d’un chef d’état qui exploite par soif de domination cette faiblesse humaine. Nous, Français, ne pouvons pas donner de leçon, voir l’image laissée par notre président heureusement chassé du pouvoir.

        en table des news :

        Identité nationale inconnue d’un président venu d’ailleurs

         http://chessy2008.free.fr/news/news.php?id=118


        • amipb amipb 8 avril 2013 15:23

          Ce n’est pas le bouddhisme qui s’en mêle, mais des tensions vives entre pays frontaliers.

          Sinon, n’importe qui peut se déclarer bouddhiste et faire n’importe quoi, tout comme pour n’importe quelle idéologie ou religion. N’a-t-on pas tué au nom d’une religion qui demande de manière incontournable à ne point tuer ?


        • travelworld travelworld 6 avril 2013 18:19

          Rien à voir mais la région est chaude sans compter la guérilla du sud de la Thaïlande avec les musulmans séparatistes

          http://www.thephuketnews.com/thailand-rejects-massacre-reports-38462.php


          • thierry3468 6 avril 2013 20:54

            ils appartiennent à une race qui n’est pas non plus la nôtre Cette phrase en dit long sur les raisons de cet acharnement contre cette minorité .De plus ,les Rohingyas ont le tord d’être musulmans dans une époque où l’Islam est assimilé au terrorisme ,à la barbarie .....La Thaïlande ,pays du sourire pour les touristes naïfs,a déjà reconduit en pleine mer des réfugiés qui voulaient fuir la Birmanie sans nourriture et sans eau....Cette minorité est persécutée dans l’indifférence générale .Mais où est donc l’archange BHL qui a l’habitude de se draper du costume du sauveur de la démocratie ?


            • hopeless 6 avril 2013 21:46
              Je lis dès la troisième ligne : 

              « ... des lynchages exercés par une partie de la population bouddhiste ... »

              Hum, s’agit-il de moines bouddhistes ? c’est impossible à mon avis. Si ce ne sont pas des moines, qu’on peut reconnaître facilement à leur robe, comment sait-on qu’ils sont bouddhistes ?

              N’oublions pas qu’ici comme ailleurs, la CIA est à l’oeuvre pour foutre le bordel et pouvoir ensuite tirer les marrons du feu. Donc l’information est contrôlée et manipulée, l’objectif étant de faire croire à la communauté internationale qu’on va remplacer ici encore une fois une dictature par une merveilleuse démocratie à l’occidentale. Celle-ci sera alors pro-US, mais chûûût ! il ne faut pas le dire ... 

              Je relève aussi dans l’article plusieurs passages : 

              - Les Rohingyas durent alors subir le rejet et les violences des populations principalement bouddhistes
              - les bouddhistes ont lynché une dizaine de Rohingyas 
              - les affrontements entre bouddhistes et musulmans font rage 

              On essayerait de nous faire croire que le Bouddhisme est une religion de merde, qu’on ne s’y prendrait pas autrement. Après l’Islam, voici le tour du Bouddhisme ! 

              Bon j’arrête, encore un article de propagande pro-US et pro Nouvel Ordre Mondial, c’est d’un lourd !

              • amipb amipb 8 avril 2013 15:29

                Mais oui, c’est bien connu, seuls les Etats Unis ont des services secrets, et seule la CIA contrôle le monde...

                Sinon, ces gens sont bouddhistes de culture, et sont donc autant au fait des enseignements et du sentier à suivre enseigné par le Bouddha Sakyamuni que notre peuple catholique l’est des paroles et actes de Jésus. En résumé, ils pratiquent des rites qui lient leur communauté, rien de plus, et agissent parfois totalement à l’opposé de la philosophie bouddhiste.

                Et n’oubliez pas qu’au nom du Zen les japonais ont créé certaines horreurs, comme le Bushido (voir le Go rin no shô de Musashi Miyamoto).

                Ah, en passant, je suis bouddhiste zen...


              • JADR 8 avril 2013 18:36

                Si nous utilisons les termes bouddhistes et musulmans, c’est tout simplement parce que ce sont ceux utilisés par les organismes de défense des droits de l’Homme.

                Comme nous le disons dans l’article, certains chefs religieux (jouissant de ce fait d’une certaine écoute) profitent de leurs positions pour attiser les tensions. C’est partout pareil.

                Merci de tes réactions amipb.


              • Franckledrapeaurouge Franckledrapeaurouge 6 avril 2013 21:57

                Bonsoir,


                Merci pour ce compte rendu édifiant sur l’homme et sa folie meurtrière, son besoin de domination.

                Je me rend compte de quoi lorsque je lit votre texte, que malheureusement nous avons tous la même histoire, on pourrez remplacer les acteurs de votre récit avec les cowboy et les indiens, les aborigènes en Australie.

                C’est toujours le même récit sur l’autre et sa différence que nous n’acceptons pas, d’autre personne plus instruite que moi trouverons sûrement d’autre situation identique sur d’autre continent et même ici en France.

                Nous somme soyons en sur tous frère, tous des humains qui manquons pour certain d’entre nous cruellement d’humanité, le problème c’est que j’ai comme l’impression que ce sont les avides du pouvoir et de la richesse qui développe a l’outrance cette partie peut ragoutante de notre être.

                Nous devrions peut être être plus vigilant vis a vis de cette catégorie de notre population, laissons lui le plaisir d’exercer le pouvoir car cela lui fait du bien, mais nous devons absolument garder le contrôle et mettre les garde fou démocratique nécessaire. Dépêchons nous, ici aussi.

                Nous devons garder la mains sur les dirigeants politique et industrielle de façon a canaliser et désamorcer cette attirance pour la destruction, attirance surement du à ce sentiment de puissance absolue que leur donne le pouvoir.

                Le pouvoir et les dorures les rendrez t’ils tous fou ??

                Regardons autours de nous comment ce comporte certain de nos grands industrielle dans les pays émergents, Nos industries tue des gens des enfants en respectant rien ni les hommes ni la nature.

                Si nous ne voulons plus nous sentir complice de ces horreur, nous devons vraiment grandir et devenir enfin de vrai être HUMAIN, ici maintenant en obligeant notre société et nos politiques à ce comporté correctement vis a vis de nous, du futur de nos enfants et bien entendu de la biodiversité.

                Une fois que cela serrât fait nos frère humain nous respecterons sûrement plus et serons plus enclins a nous écouter lorsque nous leur dirons qu’ils ne se comporte pas bien vis a vis des leurs.

                Merci pour votre témoignage et votre engagement

                Cordialement

                Franck

                • popov 7 avril 2013 08:53
                  C’est triste de voir le peuple Rohingyas persécuté et chez lui nulle part.

                  En même temps, on sait que les islamiques ne se gênent pas pour persécuter et humilier les autres religions chaque fois qu’ils en ont l’occasion. Il suffit de voir comment sont traités les coptes égyptiens par leurs colonisateurs arabes.

                  Le bouddhisme a été chassé de l’Inde par les islamiques et pour retourner le couteau dans la plaie, il a fallu que les salafistes dynamitent les statues bouddhistes de Bamiyan. On n’a pas vu les bouddhistes déferler en hurlant dans les rues, brûler des voitures et ou poignarder des islamiques dans le dos. Mais il fallait quand même s’attendre à un retour de manivelle un jour ou l’autre.

                  La Birmanie est de plus en première loge pour voir comment les islamiques peuvent foutre la merde en Thaïlande et aux Philippines.

                  • Tom19 8 avril 2013 01:30

                    Merci pour votre compassion pour les malheureux Rohingyas, (1 ligne/10 quand même !!!). Pour les raisons invoquées par les auteurs(maisons en feux, etc...mais tout va bien ils ne se font pas encore poignardé).
                    Ils ne peuvent actuellement pas vous remercier...d’essayer de leur faire porter le chapeau (par coreligieusité interposé je suppose) de la persécution des coptes d’égypte par le pouvoir en place avec votre magistral :

                    « Mais il fallait quand même s’attendre à un retour de manivelle ».
                     
                    S’en est presque à se demander si votre sincérité compassionnelle est réelle ou difficilement feinte ?
                    La compilation de vos écrits (discutable mais bon) ne fait qu’alimenter une caricature bien sombre des « islamiques », ce qui ne flatte guère leur auteur par le raccourci et l’article choisi pour ensuite vomir leurs coreligionnaires (qui ne sont plus musulmans mais « des islamiques ») avec une fausse larmichette comme entrée en matière !!!
                    Il est quand même malheureux de profiter d’un fil pareil pour vous lâcher pourtant les occasions ne manquent pas Avox
                    Votre compassion fait au moins aussi peur que les destructeurs de Bamiyan


                  • popov 8 avril 2013 10:10
                    @Tom19

                    J’essaye simplement de comprendre pourquoi les islamiques sont détestés partout où ils sont.

                    Et vous qu’est-ce que vous faites pour les Rohingyas à part prendre la défense de l’islam.

                    Quant à mon usage du mot islamique, j’utiliserai le mot qui leur plait quand le coran cessera de me traiter d’infidèle ou de mécréant. C’est d’ailleurs bizarre que vous trouviez le mot islamique péjoratif.

                    Pour revenir à la Birmanie, le mieux serait qu’elle donne directement leur indépendance aux Rohingyas. Cela éviterait à ce pays les problèmes dont souffrent la Thaïlande et les Philippines du fait de leurs minorités islamiques.

                  • Tom19 8 avril 2013 15:15

                    @popov

                    Les musulmans que je défend aujourd’hui auraient été juifs à une autre époque ou protestants à une autre...jeter de l’huile sur le feu n’est pas ma tasse de thé car j’ai toujours respecté les croyances de tout un chacun (même si certaines sont hallucinantes) et cela est bien plus difficile que de les haïr.

                    Ce déferlement (pas forcément que votre post) sous prétexte de violence propre à l’Islam alors qu’elle est tout simplement propre à l’homme (croyant ou non croyant)...les exemples assassins sont légions dans les textes religieux !

                    Les plupart des islamiques que je connais sont à des années lumières des caricatures que je lis sur Avox...comme mes amis bouddhistes (pas aussi pacifique que le mythe les présentent ni plus violent d’ailleurs) car ils ne sont que des hommes avec leurs qualités et leurs travers !

                    Quant à la détestation des musulmans partout ou ils sont...posez vous la question pourquoi les pays conquis par les musulmans ne sont jamais retournés à leurs croyances antérieures une fois le déclin de l’Islam entamés (depuis presque 5 siècles) !!!

                    Merci aux auteurs pour leurs contributions, bonne journée à tous
                    Courage à tous les opprimés du monde


                  • Tom19 8 avril 2013 15:19

                    Désolé Popov pour l’oublie de la majuscule à votre nom


                  • popov 8 avril 2013 16:18
                    @Tom19

                    Désolé Popov pour l’oublie de la majuscule à votre nom

                    Pas de problème, popov ne porte pas la majuscule.

                    Quant à la détestation des musulmans partout ou ils sont...posez vous la question pourquoi les pays conquis par les musulmans ne sont jamais retournés à leurs croyances antérieures une fois le déclin de l’Islam entamés (depuis presque 5 siècles) !!!

                    Le fait que l’apostat risque la peine de mort y est peut-être pour quelque chose.

                  • 65beve 8 avril 2013 16:41

                    popov 

                     
                    « Le bouddhisme a été chassé de l’Inde par les islamiques  »
                    vous confondez Inde et Bengladesh ?

                    cdlt

                  • popov 9 avril 2013 13:57
                    @65beve 

                    vous confondez Inde et Bengladesh ?

                    Ben non, pas de confusion possible, le Bengladesh n’existait pas à l’époque de l’invasion de l’Inde par les hordes islamiques.

                  • Altos85 7 avril 2013 12:24

                    Bravo aux Occidentaux d’avoir destabilisé les militaires Birmans afin de favoriser la greluche d’Ang Sang Su kyi. 


                    La Birmanie fait parti de ces pays qui en raison des nombreuses fractures ethniques et religieuses qui existent, ne peux tenir que grâce à un régime fort.

                    Vu l’affaiblissement des militaires, il est évident de voir la situation éclater.

                      • agent orange agent orange 8 avril 2013 05:08

                        Il y a un élément important que l’article oublie de souligner : la construction du pipeline qui doit acheminer le gaz exploité au large de Sittwe jusqu’à la province du Yunnan en Chine. Sittwe est la capitale de l’Arakan, état où vivent la majorité des rohingyas. Il est aussi intéressant de noter que la région où débouche ce pipeline - l’état Kachin - est en proie à une guerre civile qui a repris en 2011.
                        Un projet de pipeline similaire au Pakistan, entre Gwadar et la province du Xinjian en Chine, connait une situation identique. Difficile de ne pas faire un parallèle entre les troubles dans les états de l’Arakan et Kachin (Myanmar) et au Balouchistan (Pakistan).
                        Manifestement, si on voudrait nuire à l’approvisionnement énergétique de la Chine, on ne s’y prendrait pas autrement. En fait il y a tout lieu de croire que ces troubles font parti du plan de « containment » de la Chine.

                        Les idéaux démocratiques et les beaux principes des droits de l’homme tant proclamés par Daw Suu et la mouvance de la NLD ne s’appliquent pas aux rohingyas. Ko Ko Gyi, un ancien prisonnier politique pour son rôle de leader du soulèvement de 1988, a déclaré l’an dernier que les rohingyas étaient des "terroristes qui violent notre souveraineté". Nyan Win, porte parole de la NLD a lui déclaré que « les rohingyas ne sont pas nos citoyens ». Ces déclarations sont dénuées de fondement et équivalent à la position du Ku Klux Klan de vouloir renvoyer les afro-américains en Afrique.

                        Oui, Daw Suu prépare les prochaines élections (en 2015) dont l’objectif majeur est de changer la constitution (il lui faut au moins 75% des sièges). Mais en voulant s’accaparer le vote « birman » par une posture identitaire, elle néglige les revendications des minorités ethniques et s’aliène celles ci. Pas vraiment la solution pour résoudre les problèmes inter-communautaires et souder toutes les composantes ethniques dans une même nation.

                        PS : Thein Sein, l’actuel président, a entreprit de nombreuses réformes, mais sa marge de manoeuvre est limité car celles ci ne font pas l’unanimité dans son propre camp. Il restera au pouvoir tant que les privilèges et les intérêts des militaires ne seront pas remis en cause.


                        • JADR 8 avril 2013 11:40

                          Effectivement, c’est un élément important, mais nous ne voulions pas rentrer dans les détails de la complicité Etat/Entreprises et des financements occultes, il y a tellement de choses à évoquer.
                          Cette pipeline, comme vous le dites si justement, est une insulte aux droits de l’homme des Rohingyas (et à beaucoup d’autres habitants de la Birmanie), et ce n’est pas récent.

                          Pour compléter votre commentaire, nous tenons à rappeler ceci. Notre très cher entreprise Total, non contente de ses exploitations en Afrique, est aussi très très implantées en Birmanie, depuis des dizaines d’années. ce rapport évoque ses pratiques en Birmanie durant les années 1990, avec le projet Yadana.
                          Bien entendu, pour exploiter en Birmanie au temps de la junte, il faut être plus « qu’ami »’ avec le pouvoir.
                          C’est pourquoi ce rapport du Mouvement International Des Droits de L’Homme nous dit que Total apporte son soutien à la Junte (dans le cadre de son projet « Yadana ») :

                          • sur le plan moral et politique, par la caution implicite apportée à une dictature militaire illégale et illégitime, qui compte parmi les régimes les plus brutaux au monde.
                          •  sur le plan économique, par le soutien à ce régime grâce à un apport en devises, et une garantie de revenus futurs qui lui permet de gager des emprunts à moyen et long terme - moyens financiers qui, loin de bénéficier à la population, servent essentiellement à renforcer le pouvoir militaire, en particulier par l’achat d’armements.
                          • sur le plan militaire et logistique, de par le soutien direct à l’armée dans les régions de combat avec les groupes ethniques armés.
                          •  sur le plan des droits de l’Homme, de par les violations massives des droits de l’Homme que le projet lui-même occasionne.

                          Il faut rajouter que Total n’est pas tout seul en Birmanie, puisque la seconde firme occidentale n’est autre que Chevron. Suivent quelques firmes asiatiques se chargeant du reste du gâteau.
                          Aung San Suu kyi avait critiqué l’action de Total en Birmanie (voir le rapport), mais, bizarrement, elle évoque récemment le souci qu’a la firme du respect des droits de l’Homme.
                          On en rit ou on en pleure, mais la pilule reste très amère.

                          Concernant le parti de Suu Kyi, je pense que c’est de l’hypocrisie politique (comme partout) dès que l’on évoque les Droits de L’Homme.

                          Quand il s’agit de conserver un électorat, toutes les techniques sont bonnes, et la stigmatisation fonctionne bien (en France aussi, su vous voyez de quoi je veux parler...)

                          Franckledrapeaurouge : Merci pour ton commentaire, tu as bien raison, Le pouvoir et les dorures sont comme très souvent le moteur des exactions.

                          J.D & A.R



                        • agent orange agent orange 8 avril 2013 14:07

                          En ce qui concerne le gazoduc construit par les chinois entre Sittwe et le Yunnan, il n’y a pas de preuves d’exactions commises sur son chantier... ou si elles existent, elles sont moindres que celles occasionnées lors du projet Yadana de la compagnie Total. Il faut savoir que ces atteintes aux droits de l’homme ne furent pas commises sur le chantier de Total proprement dit, mais sur les infrastructures liées à son projet, notamment la militarisation de la zone du « pipe » qui passait en plein territoire karen, un groupe ethnique en conflit avec le pouvoir central depuis l’indépendance en 1948.
                          Oui, l’absolution de Total par Daw Suu Kyi est resté en travers de la gorge de nombreux défenseurs des droits de l’homme et certainement chez les karens qui furent les victimes de ce projet. Il devient clair que Aung San Suu Kyi est une putain du Nouvel Ordre Mondial.

                          Aujourd’hui, les tensions entre bouddhistes et musulmans sont palpables et un couvre feu à 21 heures est en vigueur sur Yangoon depuis une semaine. Ces tensions sont alimentées par des fausses rumeurs propagées par des moines bouddhistes, notamment par un certain Wirathu.


                        • amipb amipb 8 avril 2013 15:37

                          @Agent Orange : il me semble tout de même que la Chine était au courant de ces conflits avant de démarrer la construction du pipeline. Il me semble également que le gaz extrait pourrait d’abord profiter aux birmans.

                          http://www.info-birmanie.org/web/index.php?option=com_content&view=article&id=380:la-chine-creuse-un-pipeline-en-zone-de-conflit-en-birmanie&catid=16:communiques-de-presse-et-tribunes&Itemid=22


                        • agent orange agent orange 8 avril 2013 17:15

                          La guerre civile dans l’état kachin se rallume en 2011 après un cessez le feu signé en 1994/95 entre la KIO et le SLORC (la junte de l’époque) ; guerre civile rallumée bien après le commencement des travaux du « pipe » chinois.
                          Cela serait une bonne chose que le gaz profite avant tout au Myanmar. Les gens de ce pays sont excédés que leurs ressources naturelles partent à l’étranger (Chine, Thaïlande, Inde) et qu’il ne reste plus grand chose pour produire de l’électricité. Les coupures électriques sont fréquentes et sont un handicap à l’installation des investisseurs étrangers, notamment le secteur industriel.
                          Pour l’anecdote, à l’époque du gazoduc de Yadana, Total avait été critiqué que son projet ne contribuerait aucunement au développement économique du Myanmar. Pour la compagnie Total, les revenus de la vente du gaz bénéficieraient au pays.
                          Résultat des courses, ses revenus ont servit en partie à l’édification d’une armée pléthorique et alimenté les comptes off-shore des généraux de la junte.


                        • amipb amipb 9 avril 2013 21:21

                          Effectivement, les généraux étaient et sont d’ailleurs toujours fortement corrompus, c’est ce que l’on retrouve inexorablement dans toute dictature et, dans une moindre mesure, également dans nos démocraties (qui a dit « Karachi » ?).

                          Je ne sais pas qui a plus à y gagner dans ce conflit, mais une chose est étrange : c’est l’inaction de l’armée lors des différents heurts, ou son extrême lenteur à réagir.

                          La junte change mais reste, dans ses actes, très proches de ses positions plus ou moins dictées par la Chine il y a quelques années. Espérons que la « démocratie » qui se fait jour là-bas n’est pas qu’un miroir aux alouettes et que les rohingyas auront enfin un jour la place qu’ils méritent.


                        • agent orange agent orange 10 avril 2013 08:10

                          Il n’y a rien d’étrange. Le racisme à l’encontre des rohingyas est très ancien et très développé parmi l’ethnie birmane (armée inclue - il n’y a pas de musulmans en son sein).
                          Donc, que l’opposition menée par Aung San Suu Kyi prenne le pouvoir ou que les militaires y restent, les rohingyas demeureront toujours des « untermenschs » aux yeux des birmans.


                        • Mugiwara 8 avril 2013 14:45

                          si c’était le seul peuple qu’on décimât ... ces peuples là bien qu’ils n’aient point de valeur aux yeux des personnes dépourvues de valeur, il va de soi que ces derniers faisaient fausse route. 


                          ainsi, on aurait pu procéder autrement, et je n’oublie pas d’autres peuples qui sont aussi persécutés pour des raisons absurdes.

                          les religions, de toutes façons, sont par définition absurdes, oui toutes les religions. c’est bien pour cette raison là qu’elles vont disparaître de façon bizarrement absurde, bien évidemment... 


                          tic tac... 



                          • samusay 9 avril 2013 10:18

                            Merci de signer la pétition en faveur des Rohingyas : œuvrons à un monde plus juste, réveillons nous, comprenons que se faire la guerre n’est profitable à personne, même pas à ceux qui pensent qu’ils auront plus de puissance ou d’argent : Réveillons-nous

                            Merci pour ce petit clic :
                            http://www.change.org/fr/p%C3%A9titions/au-gouvernement-birman-et-%C3%A0-la-communaut%C3%A9-bouddhiste-arr%C3%AAtez-le-massacre-des-rohingyas-en-birmanie

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès