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Romney est un pignouf et 68 prix Nobel soutiennent Obama

68 prix Nobel de science ont signé une lettre de soutien à Barack Obama. Parmi lesquels figurent les deux récipiendaires du Nobel 2012 de chimie décerné il y a quelques semaines. D’aucuns Raymond la science de bistrot très au fait de tout ce qui se passe dans le monde et capables d’avoir un avis sur tout vous dirons que Romney et Obama, c’est blancbama et romneyblanc. Mais la vérité est ailleurs car même si un Nobel n’a rien d’un ponte infaillible, 68 Nobel qui soutiennent Obama, ça compte et ça indique bien qu’une différence d’appréciation existe et que ces deux candidats divergent sur quelques points fondamentaux, tout autant que peut l’être la recherche fondamentale que défendent ces honorables et honorés savants.

Cette lettre de motivation est argumentée clairement. Obama est loué pour sa compréhension du rôle de la recherche scientifique fondamentale sans laquelle l’Amérique n’aurait jamais été aussi prospère. Et d’ailleurs, cette recherche a été bien soutenue par le président actuel. A l’inverse, Mitt Romney suscite moult inquiétudes, surtout au vu de ses intentions affichées pour ce qui relève du budget fédéral et d’éventuelles coupes susceptibles de réduire les crédits alloués aux laboratoires et donc de mettre en péril l’excellence de la recherche américaine. Les signataires de cette missive vont jusqu’à déclarer que Romney pourrait rompre avec la longue tradition consistant à ne pas économiser les fonds attribués au chercheurs, avec des résultats tangibles, tant sur le plan technologique, économique qu’institutionnel avec la notoriété des universités américaines et bien évidemment tous ces Nobel prêt à en découdre avec ce candidat Romney que nous Français, pourrions considérer comme un pignouf. Vocable peu flatteur désignant un personnage rustre agissant avec ignorance. Et c’est ce que sous-entendent ces Nobel craignant que l’ignorance de Romney ne provoque des conséquences désastreuses pour la recherche. On entend ce Romney clamer dans les médias qu’il veut préserver les Etats-Unis d’un scénario à la grecque mais, rétorquerait un bretteur de la politique, en voulant éviter la Grèce, Romney pourrait bien mener son pays vers la Rome antique et son effondrement.

En septembre 2008, 61 Nobel soutenaient Obama, rejoints en octobre par quelques autres pour un total de 76. Autant dire que la crème de la science américaine penche pour le candidat démocrate. Une anecdote raconte que Martin Chalfie, sitôt informée en octobre 2008 de sa récompense décidée à Stockholm et connaissant l’existence de la pétition, téléphona sur le champ à un de ses confrères pour s’assurer qu’il serait ajouté à la liste des signataires. Chalfie déclara par la suite que ce coup de fil fut la première de ses préoccupations une fois informé de l’attribution du Nobel ; et quatre ans plus tard, le voilà en première ligne pour organiser le soutien des grosses têtes de la recherche pour le président candidat Obama. Parmi lesquels le tout nouveau Nobel de chimie Dr. Kobilka qui insiste à son tour sur le rôle déterminant de la recherche fondamentale pour le pays.

Le soutien de ces 68 Nobel prend la forme d’une lettre ouverte au peuple américain et peut être consulté en cliquant sur ce lien. Ce plaidoyer concerne la recherche mais aussi l’éducation. Comme quoi, en Amérique comme en France, la question des savoirs prend une importance substantielle et on ne va pas s’en plaindre. Néanmoins, la recherche française, malgré le dernier Nobel de physique, ne se porte pas très bien et nos pontes de la science seraient bien inspirés de se fendre d’une missive pour en appeler à une grande réforme de la recherche française minée par des décennies de bidouillage bureaucratique.




par Bernard Dugué (son site) samedi 20 octobre 2012 - 14 réactions
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  • Par Jean-Louis CHARPAL (---.---.---.203) 20 octobre 2012 11:21
    Romney est un bienfaiteur de l’Humanité !

    Il a fait fortune en faisant 3 choses très constructives : spéculer, délocaliser et planquer son fric dans les paradis fiscaux.

    Son programme consiste à supprimer l’ Etat en confiant ses missions au privé et pour celles dont le privé ne voudra pas,à la charité.

    Les 40 millions de pauvres continueront à ne pouvoir à la fois se nourrir, se loger et se soigner et les sans abris à crever dans la rue  !

    OBAMA NE VAUT GUERE MIEUX !

    Dépendant pour sa réélection du fric de ses donateurs, il est flanqué d’ une armada de « conseillers » dont il est l’otage et qui veillent au « retour sur investissement ».

    Il est de ce fait dans l’incapacité de promouvoir la moindre mesure de justice sociale et de partage des richesses.

    La « démocratie » américaine n’est plus qu’un coquille vide ,un système ultra réactionnaire, camouflé derrière un décor de carton pâte.

    Complètement paralysé il ne peut qu’être décadent, puisqu’ aucune contradiction ne peut l’enrichir.

    L’abstention massive signe la sclérose d’un pays qui a pour seul devise : le pouvoir du fric, par le fric, et pour le fric.

    Moyennant quoi, les démocrates qui furent jadis relativement progressistes, se retrouvent au centre droit ,comme chez nous nos zozocialistes.

    Avec Romney, c’est « tu crèves tout de suite », avec Obama c’est « tu crèves à petit feu ».

    Tout ce que pourront dire ceux qui voteront Obama : « on s’en fout, on est pas
    pressé ! »

    NB : Romney est une brute du capitalisme sauvage, mais au moins il est franc et ne prend pas les gens en traître.

    Ce qu ’il veut faire - liquider l’Etat et toute notion d’intérêt général - c’est exactement ce que veut faire la clique ultra libérale et non élue qui dirige l’ Europe.

    Sauf que cette dernière (le caniche qui a reçu le prix Nobel de la paix) se cache de façon odieusement hypocrite derrière des textes et des traités volontairement abscons !

  • Par jean-jacques rousseau (---.---.---.164) 20 octobre 2012 12:59

    Il est clair que si Obama dispose du soutien de prix Nobels, cela ne détermine en rien la clarté du diagnostique ou les orientations politiques qui ont été ou qui seront celles de son administration.
    En 2009 les managers des grandes banques de Wall Street ont été stupéfaits de s’en tirer à si bon compte après leur rencontre avec Mister Obama. J’avoue que nous aussi nous avons été surpris de son attitude conciliatrice et son incapacité à tracer des lignes claires pour le secteur et l’activité financière impliqués au premier chef dans le dysfonctionnement systémique et la crise globale.
    On dit que Roosevelt avait mis 3 mois pour tracer son plan de lutte contre la récession. Obama n’a pas encore commencé au bout de 4 ans... Et ce n’est pas avec le recours à l’endettement pour relancer la croissance ou à ce concept ridicule de désendettement qu’il va monter le bout du chemin ou du tunnel à quelqu’un de lucide ! L’endettement est un paradoxe intrinsèque de la logique monétariste puisque la monnaie est émise avec la contrepartie d’une créance usuraire, ainsi le taux d’intérêt du loyer de l’argent bloque toute perspective de croissance à moyen et long terme.

  • Par SEPH (---.---.---.154) 20 octobre 2012 16:36
    Un ex-président américain accuse Obama d’être un assassin

    Bill VAN AUKEN


    La rubrique écrite par Jimmy Carter, le 39ème président des Etats-Unis, et publiée lundi dans le New York Times, constitue une condamnation exceptionnelle du gouvernement Obama, de sa pratique de l’assassinat, de ses violations criminelles du droit international et de la constitution américaine.

    Dans sa rubrique intitulée « Un bilan cruel et inhabituel » Carter écrit : « Les révélations selon lesquelles des responsables de haut niveau ciblent des gens pour être assassinés à l’étranger, dont des citoyens américains, ne sont que la plus récente et inquiétante preuve de l’ampleur donnée à la violation des droits de l’Homme par notre pays. »

    Faisant allusion aux dispositions tristement fameuses de la Loi d’autorisation de la Défense nationale (National Defense Authorization Act, NDAA), promulguée le 31 décembre de l’année dernière par Obama, Carter écrit : « Une récente loi a rendu légal le droit du président de détenir indéfiniment une personne parce qu’elle est soupçonnée d’affiliation à des organisations terroristes ou à ‘des forces associées’, un vaste et vague pouvoir qui peut donner lieu à des abus sans contrôle significatif des tribunaux ou du Congrès.  » Il poursuit faisant référence à « des violations sans précédent de nos droits » au moyen d’écoutes téléphoniques et d’exploitation de données électroniques sans mandat.

    Elaborant sur les frappes de drones américains, l’ancien président ajoute, « En dépit d’une règle arbitraire que tout homme tué par des drones est déclaré être un ennemi terroriste, la mort de femmes et d’enfants innocents se trouvant à proximité est considérée comme inévitable… Nous ne savons pas combien de centaines de civils innocents ont été tués dans ces attaques, chacune d’entre elles approuvées par les plus hautes autorités à Washington. Ceci aurait été impensable dans le passé.  »

    La rubrique de Carter est apparue le jour même où l’ambassadeur du Pakistan auprès des Nations unies témoignait devant la Commission des Droits de l’homme de l’ONU, pour dénoncer les attaques de drones américains sur son pays et lors desquelles «  des centaines d’innocentes personnes, dont des femmes et des enfants ont été assassinées. » Il a dit que rien qu’en 2010, 957 Pakistanais avaient été tués.

    Carter continue en dénonçant le gouvernement pour la poursuite des activités du camp de détention de la Baie de Guantánamo à Cuba où, souligne-t-il, sur 169 prisonniers « la moitié ont été déclarés libérables, et pourtant ils ont peu de chance de jamais obtenir leur liberté, » et d’autres « n’ont aucune perspective d’être jamais ni inculpés ou jugés. »

    Dans les rares cas où des prisonniers ont comparu devant des cours martiales, remarque-t-il, les prévenus « ont été torturés plus de 100 fois par le « waterboarding » (simulation de noyade, n.d.t) ou ont été intimidés à l’aide d’armes semi-automatiques, de perceuses électriques ou on les a menacés d’abus sexuels à l’encontre de leurs mères.  » Il poursuit : « Chose étonnante, ces faits ne peuvent pas servir pour la défense de l’accusé parce que le gouvernement prétend qu’ils se sont produits sous le couvert de la ‘sécurité nationale’. »

    Mises à part les objections morales, et il n’y a aucune raison de douter qu’elles jouent un rôle important dans le cas de Carter, l’ancien président exprime de profondes inquiétudes comme quoi la criminalité flagrante des actions menées par le gouvernement américain mine la politique étrangère américaine. Non seulement ses méthodes attisent l’hostilité populaire dans le monde entier, elles privent encore Washington de la capacité de draper sa politique du prétexte des droits de l’Homme et de la défense de la démocratie, une méthode employée de manière significative par l’impérialisme américain depuis son avènement à la fin du 19ème siècle.

    Carter, lui-même, avait joué de manière évidente la carte des « droits humains » durant son mandat présidentiel, alors même que son gouvernement tentait de soutenir le régime de torture du Shah en Iran, avait initié l’insurrection islamiste en Afghanistan appuyée par la CIA et affirmé le droit – dans la doctrine Carter – de l’Amérique d’utiliser la force militaire pour asseoir sa domination sur les réserves pétrolières dans le Golfe Persique.

    On avait fait entrer Carter, ancien officier supérieur de la marine et spécialiste des sous-marins, à la Maison Blanche en 1977 pour restaurer la crédibilité et la renommée de la présidence américaine suite à la débâcle subie par l’impérialisme américain au Vietnam et à la criminalité révélée par le scandale du Watergate.

    Et pourtant, près de quatre décennies plus tard, les méthodes extraconstitutionnelles et la criminalité à la Maison Blanche dépassent de loin tout ce qui avait été fait sous Richard Nixon.

    Il n’y a aucun doute que Carter a soigneusement pesé chaque mot de sa rubrique en évitant toute exagération. En effet, le nom d’Obama n’apparaît pas. Avec les premiers mots de l’article, il a toutefois inséré un lien vers un article assez long paru le 1er juin dans le New York Times et qui documente comment Obama a personnellement dirigé la préparation de la « liste des personnes à tuer, » choisissant des victimes et apposant sa signature sur les frappes des drones alors qu’il est sûr que d’innocents civils seront tués.

    Dans ce contexte, le recours de Carter au mot « assassinat » pour décrire les attaques de drones a une signification évidente. Le président des Etats-Unis, dit cet ancien président, est coupable de crimes de guerre et de meurtres.

    A l’âge de 88 ans, Carter est un observateur impartial, plus préoccupé par son héritage que par un quelconque gain politique. Son témoignage est d’autant plus exceptionnel qu’il a occupé la même fonction qu’Obama, qu’il est du même parti et qu’il avait soutenu l’élection d’Obama.

    Qu’est-ce qui l’a poussé à un peu plus de quatre mois des élections présidentielles, de lancer de telles accusations contre le candidat de son parti et le président en exercice ? Il doit croire que le système politique en Amérique est tombé tellement bas dans la criminalité et que la menace d’un Etat policier est tellement grande qu’il est essentiel pour lui de faire entendre sa voix.

    Carter déclare que ces activités criminelles ont été commises avec le soutien « bipartite du pouvoir exécutif et législatif » et pratiquement « de façon unanime ». En effet, comme pour faire valoir son argument, ses propres commentaires dans la rubrique – qui ont une signification politique explosive – ont largement été ignorés par les médias de masse.

    Douze ans après le vol des élections présidentielles en 2000, la principale leçon de cet épisode crucial de la vie politique américaine est démontrée de plus en plus fortement : il n’existe au sein de l’establishment patronal et politique américain aucune base pour la défense des droits démocratiques et des méthodes constitutionnelles.

    Le gouffre sans précédent entre l’oligarchie financière dirigeante et les masses de travailleurs – qui s’est accru de manière continue durant cette période – est totalement incompatible avec de tels droits et de telles méthodes.

    Les mots de Carter sont un avertissement. La menace d’un Etat policier américain et le recours aux méthodes meurtrières utilisées à l’étranger par l’impérialisme américain contre la classe ouvrière aux Etats-Unis mêmes, est réelle et grandissante. La classe ouvrière doit se préparer en conséquence en mobilisant son pouvoir politique indépendant contre le système de profit capitaliste duquel ces menaces découlent.

    Bill Van Auken

    Source : http://www.legrandsoir.info/un-ex-p... ;

    http://www.wsws.org/fr/articles/2012/jui2012/cart-j28.shtml


    (Article original paru le 27 juin 2012)

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