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Accueil du site > Actualités > International > Ron Paul : La chute en douceur de l’empire

Ron Paul : La chute en douceur de l’empire

Ron Paul, un médecin adepte d’économie

Ron Paul est né en Pennsylvanie en 1935, dans une famille modeste, son père était propriétaire d’une petite exploitation agricole. Il y travailla étant enfant. Plus tard, il choisit de faire des études de médecine, qu’il achève en 1961. Il devient alors gynécologue obstétricien pour quelques temps, puis en 1971, il décide de s’engager en politique. Eternel lecteur et admirateur des économistes de l’école autrichienne comme Friedrich Hayek ou Ludwig von Mises, il fait ce choix après la décision du Président Nixon de mettre fin à la convertibilité du dollar en or, qui est pour lui l’amorce de la réalisation des écrits de ces auteurs. A savoir qu’un excès des dépenses étatiques dans la guerre et l’Etat-social conduirait à une crise monétaire, et cela favorisé par une plus grande fluctuation des monnaies. Elu deux fois à la Chambre des représentants en 1976 et 1979, il y siège en continu depuis 1997 comme représentants du Texas, état où il vit.

Le libertarianisme, minimalisme étatique et retour aux sources

Candidat à l’élection présidentielle en 1988 en tant que candidat du Parti Libertarien, il recueille seulement 0,5% des voies. Il déclarera, pragmatique, que sa candidature avait davantage comme objectif à ses yeux de promouvoir ses idées, que d’accéder à la fonction présidentielle. Promouvoir donc le libertarianisme, dont il est aujourd’hui le chantre. Une philosophie politique qui défend la liberté individuelle, droit fondamental régissant les rapports sociaux, les échanges économiques et le système politique. Qui choisit l’isolement à l’international, et prend à son compte le principe de non-intervention. Qui refuse toute régulation de l’économie de marché par l’Etat. Un Etat qui doit se limiter aux devoirs spécifiés dans la Constitution.

Au regard de la conjoncture actuelle, quelle soit économique, politique, géostratégique ou sociale, les positions de Ron Paul apporte certaines réponses, et surtout la possibilité d’une alternative dépassant l’offre politique traditionnelle, ce dont souffre tous les pays occidentaux. Ainsi on le qualifie d’ « idole des jeunes », cet homme de 76 ans, petit et frêle, surnommé par ses collègues « Dr. No » pour son habitude à voter non aux lois qui violent la constitution américaine, tel un descendant direct des Pères fondateurs.
 
Une position légitimée par un discours alternatif

Ron Paul veut abolir nombres de choses. La Réserve Fédérale américaine qui conduit les Etats-Unis droit dans le mur de l’hyperinflation à force de faire usage de la planche à billet. La CIA, officine secrète qui déclenche des révolutions et renverse des régimes. Il veut aussi mettre fin aux interventions militaires américaines à travers le globe. Une stratégie isolationniste qui admet que la situation économique, et notamment l’endettement du pays, ne permet plus à l’empire américain de maintenir sa domination sur le reste du monde, dont il est devenu trop dépendant au point dans adopter une attitude belliqueuse qui ne fait que renforcer le sentiment que cette domination est illégitime, et de moins en moins justifiée.

Plus généralement, Ron Paul considère que toutes les questions sociétales, tel que le mariage gay, l’avortement, la peine de mort ou l’euthanasie, doivent être traiter au niveau des Etats fédérés, et pas de l’Etat fédéral, les relayant ainsi à un niveau d’importance secondaire dans une époque où ces évolutions sont présentés comme des révolutions, alors qu’elle ne sont que des illusions de progrès. Il veut aussi supprimer le département de l’Education car une gestion décentralisée serait plus efficace qu’une gestion nationale. Favorable à la vente libre de tous les stupéfiants, il a conscience de l’échec des mesures de prohibition, aussi couteuses qu’elle sont peu fructueuses. Il a aussi voter contre le Patriot Act après les attentats du 11 septembre, ainsi que contre toutes les législations relatives à la réglementation d’Internet. Il partage donc la méfiance grandissante envers l’Etat américain, et sa tentation totalitaire. Sa légitimité repose dans la réceptivité d’une part grandissante de la population à son discours.

Pas de victoire sans le soutien des lobbys

Ron Paul est donc largement soutenu par les moins de 30 ans. Les mauvaises langues diront que ce parce-qu’il veut légaliser le cannabis, mais la vérité est que malgré son âge, Ron Paul à l’esprit jeune. Il met l’économie au coeur de son discours devant une génération qui a bien assimilée le fait qu’il s’agit là du moteur qui fait tourner la terre. Il défend les technologies comme moyen d’émancipation et de libération, et non comme un outil totalitaire. Il rejette cet Amérique arrogante, dont les soldats urinent sur les cadavres des pays qu’ils envahissent, soumises au complexe militaro-industriel et au cartel bancaire, dont Mitt Romney est le cheval gagnant et le vainqueur certifié.

Un regard aux principaux contributeurs à la campagne de Romney, multi-millionnaire qui, comble de l’indécence, a proposé un pari de 10 000 dollars a Rick Perry durant un débat entre républicains (http://www.youtube.com/watch?v=4laRUcuYXmY), permet de mieux comprendre sa position. Fond d’investissement privés et grandes banques responsables de la crise économique (Goldman Sachs, JPMorgan, Morgan Stanley, Crédit Suisse, HIG Capital, Barclays, etc...) sont présents. Ron Paul lui, se finance essentiellement grâce à des petits donateurs, et ne reçoit aucun don de firmes transnationales. Il est également le seul candidat républicain à ne pas être un fervent sioniste, pas par soutient à la cause palestinienne, mais parce-que sa doctrine inclut de supprimer toutes les aides envers Israël. Mais sans le soutien de l’AIPAC (lobby israëlien au Etats-Unis) où vont se prosterner tous les hommes politiques américains tous les ans(documentaire sur l’AIPAC : http://www.youtube.com/watch?v=2_5KSBNVLu8),du lobby bancaire et militaire, impossible pour Ron Paul d’être élu président.

Malgré tous ces éléments en sa défaveur, Ron Paul arrive à exister par la pertinence de ses propos au regard des circonstances. Qualifié régulièrement d’antisémite et de complotiste, il est plus facile de s’attaquer à sa personne qu’à son discours, qui pourtant, n’est pas sans faille. Dans une société libertarienne, il n’existe aucune redistribution de richesses envers les pauvres, qui dépendent seulement des fonds privés de charité pour financer la santé et l’éducation. Mais aux Etats-Unis, la protection sociale n’existe que depuis 2010, elle laisse toujours 50 millions de personnes sans assurance, et il y a peu de chances que cette réforme survive au prochain président républicain de toute façon. Quant à l’éducation, elle est déjà quasiment privé, le prix annuel des grandes universités est prohibitif pour les populations les plus modestes.

Le régime parfait n’existe pas, il doit juste être adapter à la conjoncture et aux lieux. Les Etats-Unis ne seront pas éternellement le centre du monde, leurs domination est amenée à disparaitre. La question est de savoir quels seront les dégâts provoqués par cette chute pour les Etats-Unis eux-même, mais aussi pour le reste du monde.


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40 réactions à cet article    


  • Brath-z Brath-z 20 janvier 2012 06:08

    Un candidat atypique, c’est vrai, pour les républicains, mais qui conserve un fort pouvoir d’attractivité sur l’ancienne branche « droite » du GOP (avant que les typologistes n’attribuent ce secteur aux courants évangélistes), les ultra-libéraux et constitutionnalistes. Cependant sa croisade jacksonienne contre le « big business » séduit surtout les indépendants, pas nécessairement les électeurs aux primaires républicaines.
    Cela dit, il y a déjà eu les surprises du Caucus de l’Iowa (3ème place, 22% des mandats) et de la primaire du New Hampshire (2ème place, 23% des voix), le fait que le GOP privilégie désormais la répartition proportionnelle des délégués au winner take all (enfin, ce système de « démocratie fédérale interne » reste contrebalancé par la présence de plus d’une centaine de « superdélégués », caciques du parti dont il ne faut pas attendre qu’ils rejoignent Paul), et puis les sondages indiquent qu’il serait l’un des seuls avec Romney en mesure de faire jeu égal avec Obama, ce qui peut pour une fois faire jouer le « vote utile » dans son sens. Mais ses soutiens hétéroclites (libertariens, constitutionnalistes, progressistes, Ralf Nader, Julian Assange, etc.) très éloignés de la base partisane républicaine, qui pourraient être un avantage dans l’élection présidentielle, sont un boulet lors de ce processus de sélection des candidats par les réseaux que sont les primaires.

    A tout le moins pourra-t-il, très certainement, se faire le « faiseur de roi » entre les candidats républicains.


    • Aureus 20 janvier 2012 12:09

      Très bon article.
      Mais il aurait gagné à être relu pour en corriger les -nombreuses- fautes d’orthographe et de grammaire.
      .


      • Markus 20 janvier 2012 12:49

        Tu m’en fais un beau de troll, avec ta propagande anti-islam que tu ponds à droite, à gauche, quitte à être totalement hors sujet.

        C’est ou que tu as appris à écrire français ? En Turquie ? Et l’avatar, tu l’as pécho sur quel site de cul ?


      • Pyrathome Pyrathome 20 janvier 2012 17:55

        Pour l’instant mon petit gros nez, les fascistes de la finance, ce sont la marionnette Obama et ses sbires, juste continuité du totalitarisme de la FED et de la finance Wallstreet.......personne d’autre ne pourra faire aussi pire que toutes ces crapules qui se succèdent depuis 60 ans....ce n’est pas Ron Paul qu’il faut à l’Amérique pour nettoyer ses écuries d’Augias, mais un gigantesque karcher...
        Et comme ton nom l’indique, l’Amérique entière est un vaste complot à lui tout seul !!


      • symbiosis symbiosis 20 janvier 2012 13:48

        Ron Paul est apprécié, non pas tant pour ses idées, qui sont un fourre tout hétéroclite, mais pour la sincérité dont il est animé. Cela est perçu comme un bol d’air face à la nomenclature politique qui vit des subsides des corporations et de la langue de bois.Il y a une part de schizophrénie dans son positionnement politique mais qui parait beaucoup moins malsain et décadent que l’hystérie ambiante qui gouverne les États Unis.

        Il est l’archétype de la fin, de l’implosion de la fédération, d’ailleurs les États sécessionnistes le soutiennent car il est le seul à régulièrement employer le terme « nullify » dans ses discours qui est la porte ouverte à la sécession.


        • Hijack Hijack 20 janvier 2012 14:50

          Merci l’auteur pour cet article ... Ron Paul mérite d’être plus connu !

          Je le connaissais presque pas auparavant, mais l’ayant entendu il y a quelques semaines ... il apparaît comme le vrai sauveur de l’Amérique ... si on le laisse faire.
          Contre tous les lobbys, contre toutes les guerres d’agression, pour une enquête indépendante sur le 911 ... il aura d’énormes barrières devant lui.


          • Brath-z Brath-z 20 janvier 2012 20:09

            Ron Paul pourrait certainement être un bon président... des États Unis d’Amérique, cette construction si particulière qu’elle peut s’adapter à à peu près tous les tempéraments, depuis le pouvoir individuel jusqu’au règne du consensus généralisé.
            Autrement, il ne faut pas attendre trop, même du Dr. No.


          • Jean-Paul Foscarvel Jean-Paul Foscarvel 20 janvier 2012 14:57

            C’est la fin de la civilisation.


            Si une entité, que ce soit un état, une institution, ou toute forme d’organisation, ne renforce pas le faible, et n’affaiblit pas le fort, l’humanité disparait, tout simplement.

            Laisser les forts dominer sans entrave est le souhait de la nouvelle droite hyper cynique. 

            Ce que prone cet homme et son idéologie. ce que met en place l’infantile président en France.

            C’est ce qui nourrit la crise, jusqu’a une explosion sociale incommensurable.

            La voie de l’humanisation, de mettre au coeur l’homme et non l’argent, est la seule porte de sortie.



            • John_John John_John 20 janvier 2012 17:13

              Le fort c’est l’Etat et les cartels soit disant privés mais en fait quasi publics qu’il protège et subventionne. 


              Le faible, c’est le citoyen, le petit entrepreneur qui essaye de faire quelque chose et à qui la bureaucratie et le fisc mettent des bâtons dans les roues à longueur de journée.

              Affaiblir le fort (en réduisant ses pouvoirs) c’est mécaniquement renforcer le faible (en libérant les individus et en leur donnant plus de pouvoir d’achat). C’est précisément le but de Ron Paul : enlever le pouvoir des mains des élus et des grosses multinationales corrompues pour le remettre dans les mains des individus et des structures économiques et sociales respectueuses des droits. 

              C’est cela l’humanisation concrète. C’est cela l’humain d’abord. 

            • epicure 20 janvier 2012 19:11

              Effectivement : pas de liberté et de démocratie sans contre pouvoir.
              Le libertarianisme, donc c’est laisser les puissances économiques pouvoir dominer sans contre pouvoir, bref confisquer la vrai liberté de la société au seul bénéfice de leur pouvoir..
              Diminuer le pouvoir de l’état, ne changera rien à la situation de domination de certaines multinationales américaines, bien au contraire, elles auront les coudées franches pour pouvoir s’imposer encore plus..

              Et puis comment parler de liberté quand on laisse crever les gens, quand on les laisse devenir ignare faute de système éducatif etc... Une société de liberté doit permettre à tout le monde de pouvoir accéder au niveau éducatif qu’il est capable d’atteindre, et ne pas être limité parce que ses parents n’ont pas eu la chance d’être riches.
              Sans éducation, la Liberté est un vain mot, car c’est le seul outils pour être formé à être libre.

              L’état est un outils, comme tout outils il peut être utilisé de façon positive ou négative.
              Mais face aux puissances économiques, lui seul peut servir de garde fou, pour autant que les politiques qui le gèrent en aient la volonté. mais actuellement les états sont dirigés par des politiques qui sont au service de ces puissances économiques, finançant souvent leur élection.

              Bon par contre certaines de ses positions ne sont pas inintéressantes sorties du domaine de l’économique et du social, surtout considérant la situation des états unis, là au moins il se fait vraiment le défenseur de la liberté et al lutte contre l’autoritarisme : au sujet de la politique extérieure, le patriot act , le contrôle d’internet etc.....


            • flesh flesh 20 janvier 2012 15:40

              Je n’aime pas beauoup les libertariens (à cause de leur égoïsme) mais si j’étais américain j’irai voter Ron Paul en courant, car en 2012 ce sera lui ou le fascisme ( fascisme = fusion de l’état et de la grande industrie selon Mussolini )


              • dawei dawei 20 janvier 2012 16:17

                il parait qu’il fait un carton aupres aupres des minorité majoritaire latinos et noires, habituellement democrates, pour la simple et bonne raison qu’ils en ont marre de servir de chaire à canon, et que Ron Paul est le seul candidat pacifiste.


              • John_John John_John 20 janvier 2012 17:16

                Les libertariens ne sont pas égoïstes, ce sont les gauchistes qui le sont, vous confondez tout là.


              • flesh flesh 20 janvier 2012 18:12
                De quels gauchistes vous parlez ? De ceux du type Cohn Bendit qui crache sur Chavez ? Ou NPA qui veut que Sarko bombarde aussi la Syrie après la Libye ? Un de ceux-là ?

                Ou alors expliquez-moi comment je confond ... mais SVP vous limitez pas cette fois à des jugements de valeur utilisant les noms d’oiseau de la politique du siècle dernier.


              • epicure 20 janvier 2012 19:40

                Le libertarianisme repose sur une vision du monde individualiste ET particulariste très poussée, donc se confondant avec la mentalité égoïste : je fais ce que je veux, qu’importe ce qui arrive aux autres.

                En promouvant une dérèglementation économique totale, c’est ce qu’il fait, défendre l’égoïsme des puissances économiques voraces qui depuis 30 ans sucent le sang de l’économie des société occidentales, pour aboutir à la crise de 2008, et ce au dépend des petites entreprises achetées et pressées avant d être jetées, au dépend des travailleurs et aux gens modestes dont on a demander de faire des sacrifices (mais pas aux plus riches), etc...

                En fait l’isolationnisme international de ron paul, ne résulte pas d’un pacifisme qui demanderait d’avoir une vision universelle des relations à l’autre (ce que rejette le libertarianisme), mais bien de cette attitude isolationniste , égoïste de l’individualisme particulariste : ce qui se passe à l’extérieur ne me concerne pas, chacun sa m**de.

                L’Individualisme particulariste, et donc le libertarianisme, repose sur le principe que tant qu’il peut faire ce qu’il veut, l’individu particulier n’est pas concerné par ce qui se passe à l’extérieur.
                Si la liberté du voisin est menacée, tant ce n’est pas la sienne qui est en cause il ne sent pas une atteinte à la liberté.
                Donc la société individualiste particulariste c’est une société où tout et son contraire peut cohabiter : la grande richesse avec la grande misère à ses portes, des communautés ultra puritaines juxtaposées avec des des communautés où règne la plus grande débauche, des communautés ethnico-raciales où les individus sont limités par leur appartenance à ces communautés, et des communautés mixtes où chacun est libre de ses appartenances, etc...

                Tiens c’est exactement le portrait des états-unis d’Amérique. SI le courant libertarien y existe c’est parce que la culture américaine ( pas les films et la musique, mais la manière d’être ) repose sur des fondements individualistes particularistes, ce qui est expliqué par emmanuel todd par la famille typique anglo-saxonne de type nucléaire.


              • librexavier 20 janvier 2012 21:29

                Quelle déréglementation ? Nous vivons dans un système où la taille de l’état a doublé en un siècle. Les dépenses de l’état et des collectivités publiques dépassent 56 % du Pib.

                L’état est partout, le code du travail dépasse les 2000 pages,le code de l’urbanisme a grossi sans limite, les lois s’empilent sur la tête du citoyens français.

                Arrêtez vos délires, revenez au faits

                « La puissance de l’idéologie trouve son terreau dans l’incuriosité humaine pour les faits » JF REVEL

                Quant au libéralisme, il ne prone pas l’égoisme, il refuse simplement que certains utilisent l’argent des uns pour faire la charité aux autres. La spoliation n’est pas justifiable.

                Le libéralisme ne prone pas l’égoïsme, il encourage au contraire toutes les initiatives privées (Ong caritatives, Resto du coeur etc ..) pourvu que les contributions soient volontaires.

                Je vous signale que si l’état cessait de s’occuper de toutes sortes de missions qui ne sont pas de son ressort, alors les impôts et les taxes pourraient baisser, ce qui redonnerait des centaines de miliards aux Français. Ceci permettrait à ces millions de français qui n’ont à la bouche que « solidarité », « social » de mettre en accord leur pensée et leurs actes en donnant généreusement aux associations caritatives.

                Une simple baisse de TVA de 19,6 % à 5,5 % redonnerait mécaniquement 15 % de pouvoir d’achat en plus pour les Français.

                 


              • epicure 21 janvier 2012 19:43

                @Par librexavier (xxx.xxx.xxx.162) 20 janvier 21:29

                avec le libertarianisme , il ne s’agit pas de réduire les règlementations mais de les supprimer totalement, si j’ai bien compris.
                Tu as beau aligner les chiffres, cela n’empêche pas une situation où « l’état ne peut rien » comme disait Jospin, où ce ne sont pas les états en fonction des choix des électeurs qui font al politique économique, mais bien la bourse, les agences de notations , les multinationales. Le petit patron de PME, à ce niveau là est autant le dindon de la farce que les employés. Regardes un peu ce qui s’est passé ces dernières semaines, où c’est le FMI, la commission européenne, les agences de notation etc... bref des institutions non élues qui dictent la politique des états.

                Le problème n’est pas l’état, mais ce qu’on en fait, s’il accomplit son rôle de représentant du peuple et de l’intérêt général, ou au contraire s’il n’est soumis qu’à des intérêts particuliers oligarchiques.

                Faire disparaitre l’état, n’améliorera pas la situation des gens qui ont le plus besoin d’aide, au contre cela ne faira que l’aggraver. En fait cela va aggraver aussi la situation des classes moyennes aussi.
                Faire disparaitre l’état ne changera rien à la situation économique générale, parce que tout dépend d’intervenants privés et d’institutions extra-nationales non démocratiques.
                Oui cela changera le chiffre de la dette d’état, mais une société ne se résume pas à un chiffre mais est faite d’être humains, donc faire disparaitre la dette, ne signifie pas améliorer la situation des habitants d’un pays, si cela se fait à leur dépend..
                Faire disparaitre l’état rendra la vie difficile pour une grande majorité de gens pour : l’éducation, la santé, la protection en cas de perte d’emploi, la protection contre l’arbitraire patronal etc....

                Prôner la disparition pure et simple de l’état, c’est bien une attitude égoïste, de celui qui pense qu’à ses sous-sous et se fout complètement des conséquences graves que peuvent avoir certaines décisions.

                Enfin oui l’état régalien, c’est celui de l’ancien régime, tu ceux aussi la criminalité qui allait avec ?
                le libertarianisme ne fait que prôner des mesures qui augmentent l’indice gini, c’est à dire l’enrichissement des plus riche et l’appauvrissement des pauvres et des classes moyennes, et un indive gini élevé s’accompagne d’une augmentation donc des inégalités et de al violence dans al société, donc une perte de liberté, puisque les violences sont les premières atteintes à la liberté et les plus graves.

                Alors quand on dit défendre la liberté, on défend avant tout la diminution des violences physiques dans al société, donc on soutient ce qui réduit l’indice gini. Et non la concentration des richesse dans les mains de quelques uns, ce qui se passe dans une société sans régulation.


              • dawei dawei 20 janvier 2012 16:15

                "Mais sans le soutien de l’AIPAC (lobby israëlien au Etats-Unis) où vont se prosterner tous les hommes politiques américains tous les ans"
                et certains politiques français, tels que Marine Le Pen ... en compensation d’un entretien expeditif avec ... Ron Paul lui même. Donc MLP beaucoup plus proche de l’AIPAC que du libertarianisme antisystem de Ron Paul ... avis aux amateurs


                • Scorsonère noire géante de Russie 20 janvier 2012 18:22

                  Oula, pas si vite petit koala !  Gilles Bernheim, grand rabbin de France déclarait dernièrement les valeurs du judaïsme sont incompatibles avec celles du FN. Bonne nouvelle !


                • Brath-z Brath-z 20 janvier 2012 20:14

                  Il faut remettre les choses à leur place : les querelles domestiques franco-françaises sur les relations entre le FN et la « communauté juive » sont spécifiques à la France, point. Le Front National a été depuis le début des années 1970 (quasi depuis sa création) un partisan de principe d’Israël, et Jean-Marie Le Pen avait même reçu le titre honorifique d’ « ami d’Israël » en 1988. Il devait d’ailleurs y faire au moment de la campagne présidentielle de 1988 une visite, mais les pressions de l’autoproclamée « communauté juive » française (reliée étroitement aux différents lobbys israéliens en France) l’en avaient à l’époque empêché, sans pour autant que les autorités officielles israéliennes changent d’opinion sur le FN.


                • dawei dawei 20 janvier 2012 16:26

                  Je pense qu’il faut arreter de regarder cet Homme en essayant de l’imaginer diriger la France ... c’est le piège dans lequel on tombe à chaque fois ... nos pays sont tellements differents que ça ne sert à rien, les fondamentaux sont aux antipodes :
                  les fondamentaux de l’amerique : aide toi Dieu t’aidera
                  ceux de la France : aide l’Etat et l’Etat t’aidera toi et ton prochain
                  C’est pourquoi , la pire connerie qu’on ai faite est le fait de croire qu’un president omnibulé par le « modele americain » puisse etre un bon president français. Alors même que la plupart des americains deteste la moindre honce de sympathie francophile chez leurs presidents.
                  Ron Paul correspond aux fondamentaux americains, et vu qu’il n’ai pas belliciste comme les Bush, j’espere vraiment pour l’Amerique et pour le reste de l’Humanité qu’il sera élu ; tout comme je pense que Melenchon, Montebourg ou Chevenement correspondent aux fondamentaux de la France (genereuses, socialiste, patriote, humaniste, intellectuelle, souverainiste, laborieuse et laique ). Et oui, autre pays, autres moeurs.


                  • dawei dawei 20 janvier 2012 16:34

                    j’oubliais (genereuses, socialiste, patriote, humaniste, intellectuelle, souverainiste, laborieuse, ouverte sur le monde, fiere de sa culture, grande gueule , rebelle et laique )


                  • Brath-z Brath-z 20 janvier 2012 20:15

                    Oui, voilà, tout est bien dit. Ron Paul pourrait être un bon président... des États Unis d’Amérique, et de rien d’autre (enfin si, d’un éventuel Texas indépendant).


                  • kafka 20 janvier 2012 18:26
                    "  Mais aux Etats-Unis, la protection sociale n’existe que depuis 2010, elle laisse toujours 50 millions de personnes sans assurance," c’est une information complètement fausse ; contrairement à la propagande des médias français il existe une sécurité sociale aux USA depuis Roosevelt et qui aujourd’hui rencontre les mêmes problèmes de financement, et fait l’objet de nombreux débats. Et au USA il y a des allocations chomages, une assurance santé d’etat pour les plus de 65ans, les enfants et les malades lourds (ce qui coûtent le plus cher),un smic, une éducation public etc....il suffit de lire les journaux américains pour s’en rendre compte ou vérifier sur internet : http://fr.wikipedia.org/wiki/Social_Security_Act


                    • suumcuique suumcuique 20 janvier 2012 19:18

                      « Ron Paul est né en Pennsylvanie en 1935, dans une famille modeste, son père était propriétaire d’une petite exploitation agricole. »

                      Les débuts de Mayer Amshel Rothschild furent également modestes.

                      « Ainsi les derniers seront les premiers, et les premiers seront les derniers. » Matthieu 20:1-16


                      • Roosevelt_vs_Keynes 20 janvier 2012 20:08

                        L’auteur dit :
                        "Mais aux Etats-Unis, la protection sociale n’existe que depuis 2010, elle laisse toujours 50 millions de personnes sans assurance, et il y a peu de chances que cette réforme survive au prochain président républicain de toute façon.« 

                        Cette intox a été dénoncée depuis longtemps : en 2010, Obama a offert la santé des américains aux lobbies pharmaceutiques.

                        L’auteur ose dire :
                         »Le régime [...] doit juste être adapter à la conjoncture et aux lieux« .

                        Où la conjoncture et les lieux sont évidemment déterminés par... »la main invisible« d’Adam Smith ! MDR

                        En imposant le Glass-Steagall Act aux 200 familles de la Banque de France en 1945, le Conseil National de la Résistance ne s’est pas franchement »adapté à la conjoncture"...

                        L’oligarque est démasqué :) :)

                         


                        • librexavier 20 janvier 2012 21:06

                          Le fachisme je vois à peu près ce que c’est.

                          La finance je vois à peu près ce que c’est.

                          En revanche j’aimerais que tu me définisses ce qu’est le fachisme financier ?!?

                           


                          • morice morice 20 janvier 2012 22:20

                            Quand donc allez-vous vous rendre compte que Ron Paul se situe ici à l’extrême droite, prônant un libéralisme déchaîné et un capitalisme au galop ?


                            Jamais ?

                            Arrêtez donc de le présenter comme « libertaire » enfin !!

                            il n’en a rien à cirer, lui, des autres !

                            • morice morice 20 janvier 2012 22:21

                              Ron Paul veut abolir nombres de choses.


                              il veut pas de régulations pour s’en mettre plein les POCHES (no tax !) arrêtez de présenter ça comme un révolutionnaire !!! 

                              • morice morice 20 janvier 2012 22:24

                                Ron Paul est donc largement soutenu par les moins de 30 ans. 

                                logique ils n’ont aucune conscience politique : ils voteraient POUR Pol Pot de la même façon !!

                                manipulés, on leur fait voter ce qu’on veut : ils « s’expriment » ils disent, sans s’apercevoir qu’ils se font baiser par le vieux grigou qui en a rien à faire des jeunes !

                                • morice morice 20 janvier 2012 22:26

                                  Qualifié régulièrement d’antisémite et de complotiste


                                  il l’est, ce qui ne l’arrange pas : pro-capitaliste, anti-étatique et en prime antisémite, on en tient un bon là.. le NDSAP n’est pas looin !

                                  • morice morice 20 janvier 2012 22:27

                                     Dans une société libertarienne, il n’existe aucune redistribution de richesses envers les pauvres, qui dépendent seulement des fonds privés de charité pour financer la santé et l’éducation. 


                                    qu’ils crèvent pourrait être son slogan : il n’en a RIEN à cirer je vous dit !

                                    lire qu’on peut encenser pareil connard me révolte !

                                    • flesh flesh 21 janvier 2012 12:01

                                      Lequel des autres vous préférez (obama inclu) ?



                                    • rototo 21 janvier 2012 00:09

                                      j’adore les mecs qui sont toujours en extase devant leur « gourou » avant les éléctions , et voir leur tete apres les élections. rien à voir


                                      • tetatutelle 21 janvier 2012 04:57

                                        En France aussi nous avons « notre Ron Paul : il s’appelle Christophe Vincent, il est »le candidat des libéraux et libertariens à la Présidentielle de 2012 : faites connaître largement cette candidature autour de vous !!

                                        http://lechamplibre.perso.neuf.fr/index.htm


                                        • tetatutelle 21 janvier 2012 05:11

                                          La première interview de Christophe Vincent dans Nouvelles de France : d’autres suivront, à n’en pas douter !

                                          http://www.ndf.fr/poing-de-vue/16-01-2012/christophe-vincent-candidat-libertarien-a-la-presidentielle-2012#.TxQan4GYRgd


                                          • FYI FYI 22 janvier 2012 11:33

                                            Ron Paul est un des rares contre l’empire (comprenez l’oligarchie financière, les sociétés occultes bref tous ces criminels qui appauvrissent la planète pour leur besoin personnel et qui complote derrière le dos des populations).
                                            Pour l’instant nous sommes dans une scène de théâtre, les acteurs (les politiciens) attendent de voir comment les spectateurs vont réagir.
                                            Dès que la racaille khasare sera bien identifié et le système honni par les populations, Ron Paul sera un des rare à l’heure actuelle pour mettre en place NESARA, mais il a besoin de soutien de la plèbe.
                                            Pour le reste l’armée va s’en occuper. Ils sont déjà entrain de faire le ménage chez eux puis au niveau civile. Tout doit se faire dans la légalité et en douceur comme le titre de cette article.


                                            • lloreen 22 janvier 2012 21:01

                                              Sans le soutien des lobbies il n’a aucune chance:c’est clair comme de l’eau de roche.
                                              C’est aussi la preuve par a+b qu’il faut abolir ce système qui a besoin d’un soutien de lobbies.

                                              Ce ne sont pas des lobbies qui ont à décider des choix sociétaux mais les citoyens.Ce qui implique qu’on ne doit plus déléguer sa voix à quiconque et que de spectateur impuissant on devienne des acteurs responsables.

                                              C’est d’ailleurs le choix que les islandais ont fait.
                                              http://www.presseurop.eu/fr/content/article/1320091-l-islande-est-notre-utopie-moderne


                                              • lloreen 22 janvier 2012 23:06

                                                FYI
                                                Tout à fait.
                                                Voyez ceci et n’oubliez pas d’informer à grande échelle...
                                                http://divinecosmos.com/media/Keenan_complaint_11-23-2011_SDNY.pdf


                                                • Syphax Massnssen Syphax Massnssen 25 janvier 2012 09:19

                                                  Supprimer les impôts.
                                                  Ne plus se mêler de rien sauf de ce qui est prévu dans leur constitution.
                                                  La législation se ferait tout de même, mais au sein des Etats.
                                                  Ainsi, un Etat pourrait être socialiste et proposer une sécu universel, l’education gratuite... et tel autre pourrait se contenter d’un etat minimaliste.
                                                  Les gens seraient plus libre vis àvis de l’Etat féderal et auraient donc une plus grande prise sur les politique qui les concernent. Ainsi, lorsque l’Etat fédéral est soumis au lobbys juif, au lobbys gay, mais surtout aux lobbys des multinationales et des banques, il peut devenir tyrannique. L’Etat, lui, connait une moindre influence de ces groupes de pressions, à la place, il a les vrais habitants de son Etat qui sont là pour lui dicter sa conduite.

                                                  Après, Ron Paul ne veut pas s’isoler, argument de ses opposants. Non, il veut être neutre. Entretenir les meilleures relations possible avec toute les nations du monde en ne se mêlant que de ses affaires interieures, et en n’intervenant jamais. Une Suisse de 350millions d’habitants en somme.

                                                  *****
                                                  En Europe, on ferait bien de s’inspirer de ses idées. Au lieu de s’orienter vers un Etat européen tyrannique : la Hongrie va subir des sanctions de Bruxelles car son déficit ne va pas, même s’il est sous la barre des 3% !!! Des sanctions donc, pour sanctionner le peuple qui a encore mal voté en Hongrie vu que la GB a 8.4% de déficit et qu’elle n’est pas inquiétée.
                                                  On devrait bâtir une europe démocratique, pour mener notre politique étrangère commune et entretenir une force d’auto-défense commune (on arrêterait avec l’ingérence systematique). Tout le reste dépendrait de l’Etat.

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