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Russie vs Occident

Antagonisme structurel ou fatalité géopolitique ?

Quels que soient les accommodements diplomatiques, les statu quo, les modus vivendi passés et à venir entre Russes et thalassocraties – peuples de l’Hinterland contre peuples de la Mer - rien ne pourra à court terme changer les données structurelles conditionnant l’antagonisme qui opposent en ce moment même la Fédération de Russie et l’Union européenne… (appendice1) sur le Vieux Continent de la superpuissance nord-américaine. Une rivalité qui se situe bien au-delà du simple contrôle des ressources pétrolières du Bassin de la Mer Caspienne où de la mise sous tutelle de ces corridors de transit énergétiques que sont l’Ukraine et la Géorgie. Raison élémentaire qui en font a priori les sujets de cette intense concurrence qui réunit sur ces territoires Fédération de Russie et Alliance euratlantique. Deux blocs qui s’affrontent selon des stratégies indirectes, révolutions colorées, menées subversives et autres dirty tricks tout au long d’une ligne de séparation géostratégique partant de la Méditerranée et débouchant sur la Caspienne via la Mer Noire.

C’est suivant ce schéma qu’il nous faut comprendre et interpréter les conflits gaziers qui ont mis aux prises Kiev et Moscou de 2006 et 2008. Des crises successives à placer au rang des séquelles à la fois mécaniques et politiques qui accompagnaient à cette époque la rupture d’alliance entre Kiev et Moscou. Divorce qui n’était au final que l’une des manifestations, parmi d’autres, de la politique d’endiguement de la Russie menée par les États-Unis et d’élargissement de sa sphère d’influence et de dominance2, dans le contexte d’un monde temporairement unipolaire. Politique de containment qui s’est accentuée à partir de 2004, au moment où la Russie commençait à se relever des années sombres au cours desquelles son économie fut mise au pillage par les oligarques, au lendemain de l’effondrement de l’empire soviétique. Une inversion de tendance identifiable dans l’amorce d’une restauration - sensible depuis une petite décennie - des capacités militaires de la Fédération.

Les conséquences du divorce russo-ukrainien

Une révision des relations russo-ukrainiennes impliquait de facto un changement de statut commercial des échanges entre les deux pays, Moscou souhaitant alors l’alignement des prix du gaz vendu à Kiev sur ceux pratiqués avec les Vingt-Sept ! Il s’agissait malgré tout d’un retour au réel difficile à admettre pour des gouvernants ukrainiens résolument atlantistes mais habitués de longue date à des tarifs “soviétiques”. Ce contentieux gaziers – et accessoirement territoriaux - opposant la Russie à l’Ukraine et à la Géorgie, ne sont donc au fond que l’expression d’un différend Russie/États-Unis enraciné dans l’histoire contemporaine et dont les effet pervers reprennent maintenant, au fil des ans, force et vigueur …

C’est à cette aune qu’il faut apprécier l’offensive géorgienne du 8 Août 2008 sur Tchinkvali, capitale de l’Ossétie du Sud, et la guerre de soixante-douze heures qui s’en suivit. Ou encore la crise commerciale bilatérale Russie versus Ukraine qui éclata entre 2 et le 20 janvier 2009. Des événements majeurs aujourd’hui oubliés ou escamotés, qui ont au demeurant substantiellement modifié les relations Russie/Europe… suivant parfois une dialectique assez déconcertante. Ainsi après l’affaire d’Ossétie du Sud, l’Europe centrale et orientale - y compris Berlin, attentiste jusque-là - réclama à cor et à cris l’adhésion de la Géorgie et de l’Ukraine à l’Otan. Mais après le dur avertissement gazier de l’hiver suivant, la question fut aussitôt renvoyée aux calendes grecques, les européens venant de découvrir à leurs dépends, les risques et périls de la dépendance énergétiques.

Il est vrai que l’Union européenne, dogmatique autant qu’acéphale, n’a pris que tardivement conscience qu’il pouvait y avoir un prix à payer, et peut-être élevé, pour faire entrer l’Ukraine dans l’Otan, autrement dit pour provoquer la Russie sur ses propres frontières. Ou pour avoir, avec trop de hâte, joué une partition écrite à Washington par des hommes non fiables car servant une Administration lointaine, régulièrement désavouée dans ses entreprises par les événements et par la morale collective. Pourtant ce n’est peut-être pas tout à fait sans raison que l’expression de “nouvelle guerre froide” a fait son apparition en 2006. Une évolution non démentie à l’heure actuelle, cela quelque soit la table des négociations autour de laquelle se retrouveront l’Est et l’Ouest pour régler la question du dossier nucléaire iranien ou la révolution en passe d’avorter dans la République arabe syrienne.

Le Grand Échiquier

En dépit de tout cela, il ne faut pas oublier, pour comprendre du mieux possible, les troubles qui paralysent l’Ukraine en ce moment précis que l’ancien conseiller du Président Carter, Zbigniew Brzezinski et mentor “behind the curtain” du président Obama, soulignait dans « Le Grand échiquier » [1997p.140] : « … Dés 1994, Washington accorde la priorité aux relations américano-ukrainiennes. Sa détermination à soutenir l’indépendance du pays est généralement perçue à Moscou – y compris par les “modernisateurs“ – comme une intrusion dirigée contre les intérêts vitaux de la Russie ». Onze ans plus tard, le même homme, mettant en évidence la rigoureuse continuité de la pensée géostratégique animant les cercles dirigeants américains, insistait sur la nécessité pour les États-Unis « de saisir l’occasion du “moment unipolaire” né de l’effondrement de l’Union soviétique » pour consolider les positions des États-Unis en Mer noire3 [Washington Post 30 mars 2008]… No comment !

Au demeurant, il est certain que le temps n’est plus où les deux Blocs se menaçaient mutuellement de vitrification. La Russie, dont le classement économique [Pib] vient au huitième rang derrière Brésil [6e rang, la France étant au 5e], ne menace plus vraiment le camp atlantique de représailles meurtrières… encore que le recours à l’usage de l’arme atomique ait été plusieurs fois évoqué ces dernières années mais en réponse, par exemple, aux propos déplacés du sénateur John MacCain fin décembre 2011. Propos selon lesquels « le Printemps arabe s’approche irrésistiblement de la Russie » [almanar.com.lb30déc11]4. Plus récemment, le 7 juin 2012, ce sont deux missiles balistiques à têtes multiples – vraisemblablement un Boulava tiré depuis un sous-marin d’attaque en Méditerranée et un Topol lancé depuis un silo de la Mer Caspienne - qui ont traversé le ciel du Proche-Orient de l’Arménie à Israël. Un coup de semonce qui aura refroidi les ardeurs de Washington… si l’on en croit les dernières évolutions.

D’une crise ukrainienne à l’autre

Pour nous résumer, la crise ukrainienne avec la Russie, qui hier encore prenait la forme d’une crise “gazière” - alors qu’il ne s’agissait de prime abord que d’aligner les prix des fournitures à l’Ukraine sur les tarifs pratiqués avec l’UE et par conséquent de mettre fin à un système préférentiel n’ayant plus lieu d’être - n’est dans la durée ni un épiphénomène ni un simple accident. À telle enseigne que Berlin, d’abord réservée quant à l’adhésion de l’Ukraine à l’Otan – un point de vue explicitement partagé avec Paris au sommet de l’Otan le 4 avril 2008 à Bucarest - change son fusil d’épaule après la décision d’indépendance de l’Ossétie du Sud et de l’Abkhazie, et exige une accélération de la procédure d’intégration. Changement d’attitude qui signale des divergences notables au sein de l’Union, en particulier dans l’analyse des situations et dans la défense des intérêts collectifs européens… surtout lorsqu’ils entrent en conflit avec des intérêts nationaux immédiats. Paradoxalement, M. Sarkozy qui assurait alors la présidence tournante de l’Union, ne fut nullement – comme l’on aurait pu s’y attendre en raison de ses amitiés néoconservatrices – celui qui se montra le plus intransigeant au cours de la crise d’août 2008.

Cependant il est indéniable que l’élection en 2007 de M. Sarkozy, atlantiste convaincu, refermait la parenthèse souverainiste ouverte avec l’avènement de la Ve République. Clôture scellée par le retour de la France dans le giron du commandement intégré de l’Otan au sommet de Baden-Baden au mois d’avril 2009. Or il est à rappeler que l’une des missions officieuses assignée à l’Union - notamment par le truchement de l’Otan - est d’isoler la Russie dans ses frontières et de neutraliser son influence dans le Caucase et en Asie centrale. Une stratégie qui a atteint hier ses limites en Géorgie, mais qui aujourd’hui réapparaît en Ukraine et dans toute sa clarté. Maintenant jusqu’où ira la crise ? Une voyante égyptienne de grande renommée, Joy Ayyad6, astrologue, numérologue et francophone, n’a-t-elle pas annoncé qu’en 2014 la Russie étendrait son territoire ? Quant à nous, nous resterons très réservé sur le pronostic. Attendons et nous verrons !

 

Notes :

1 – À l’heure où les manifestants s’affrontent à Kiev aux forces de police, l’UE négocie avec les É-U un « Partenariat transatlantique de commerce et d’investissement ». En un mot l’établissement ou plutôt l’institutionnalisation d’une zone de libre échange qui existe déjà dans les faits… mais qui, si l’accord est adopté, permettra à l’Amérique du Nord (Alena) d’inonder le marché européen de produits frelatés à bas prix lesquels, par exemple, mettront à et en terre notre secteur agricole : poulets chlorés, bœufs poussés aux hormones, céréales génétiquement modifiées et tutti quanti.

2 - Dans son « Grand échiquier », publié en 1997, Zbigniew Brzezinski avance que « la priorité géostratégique [des États-Unis] est de gérer l’émergence de nouvelles puissances mondiales de façon qu’elles ne mettent pas en péril la suprématie américaine ». Puissances émergentes concentrées sur le « continent eurasien » entre Lisbonne et Tokyo via Berlin, Moscou, Tachkent, Pékin, New Delhi. Là, au sein de quatre grandes aires géopolitiques, Europe de l’Ouest, Russie, Balkans asiatiques (Caucase et Ukraine), Asie (Chine, Japon, Inde), se joue la suprématie des États-Unis. Suivant ce schéma, « l’Europe deviendrait, à terme, l’un des piliers vitaux d’une grande structure de sécurité et de coopération, placée sous tutelle américaine et s’étendant à toute l’Eurasie... Si l’Europe s’élargissait, cela accroîtrait automatiquement l’influence directe des États-Unis… l’Europe de l’Ouest reste dans une large mesure un protectorat américain et ses États rappellent ce qu’étaient jadis les vassaux et les tributaires des anciens empires ».

3 - La guerre entre la Russie et la Géorgie en Ossétie du Sud, a mis en évidence la nouvelle importance stratégique de la mer Noire et à ce titre, des six États riverains, Turquie, Bulgarie, Roumanie, Ukraine, Russie, Géorgie et Moldavie, situés sur une ligne de démarcation séparant l’Europe orientale, la Méditerranée et le Caucase. Plusieurs conflits gelés affectent la région : Transnistrie, Abkhazie, Ossétie du Sud et Haut-Karabakh. Or la Mer noire est devenue, à l’instar de la Méditerranée, une mer américaine, un pont maritime entre la Mer Caspienne (et ses précieux gisements d’hydrocarbures) et la Mare vestrum [Méditerranée] sous contrôle de la VIe Flotte. D’où l’empressement de Washington à intégrer dans son dispositif géostratégique les corridors énergétiques que sont l’Ukraine et la Géorgie, c’est-à-dire dans l’Otan et accessoirement dans l’UE dont 21 membres sur 28 sont membres de l’Alliance atlantique (25 pays européens sur 28 membres de l’Alliance).

4 – McCain aurait récidivé le 6 nov. 2013 dans un twitt adressé personnellement à Vladimir Poutine « Cher Vlad le “printemps arabe” est proche de vos frontières » [americanews.ru/fr].

5 - En décembre 2011 le chef d’état-major russe le général Nicolaï Makarov évoquait le recours à l’armement nucléaire en cas de conflit sur les territoires de l’ex-Union soviétique. La Komsomolski Pravda précisait que cette éventualité pourrait intervenir en cas d’ingérence extérieure… en Ukraine ou en Asie centrale, ceci en cohérence avec la doctrine d’emploi de l’armement nucléaire en vigueur dans les armées de la Fédération. En novembre la Russie achevait l’installation de sa base militaire “102” en Arménie. Le mois suivant, au moment où le général Makarov faisait le déclaration susmentionnée, les forces russes étaient mises en alerte dans leurs bases d’Ossétie et d’Abkhazie alors que des navires de guerre patrouillaient en Mer, preuve s’il en est que ce secteur géographique est et reste considéré comme ultra “sensible”.

6 – « En 2014, la carte mondiale changera et la Russie aura une plus grande influence que les États-Unis et la Chine. L’Arabie saoudite sera inondée dans un avenir proche… La Russie renforcera son influence. Plus que les États-Unis et la Chine. L’Égypte et la Russie créeront une union solide. Toutefois il y aura une deuxième révolution en Tunisie et un changement de pouvoir en Libye ». Ah mais ! Entretien accordé à La Voix de la Russie [ruvr.ru5déc13].

 


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101 réactions à cet article    


  • Piotrek Piotrek 2 janvier 2014 10:35

    alors qu’il ne s’agissait de prime abord que d’aligner les prix des fournitures à l’Ukraine sur les tarifs pratiqués avec l’UE et par conséquent de mettre fin à un système préférentiel n’ayant plus lieu d’être

    Si j’ai un gazoduc qui traverse mon jardin pour alimenter tous mes voisins, avec qui plus est un gros robinet dessus, je crois que j’ai tous les éléments pour négocier un tarif préférentiel.
    C’est comme ca que ça marche le business capitaliste.

    Donc oui l’Ukraine a une position de force suffisante pour demander un petit plus. Reste à savoir combien.


    • Pierre Pierre 2 janvier 2014 11:32

      Vous avez raison mais il faut aussi dire que l’Ukraine perçoit un droit de transit indépendant du prix du gaz qu’elle paye.


    • Pierre Pierre 2 janvier 2014 11:12

      @ l’auteur,
      Vous avez entièrement raison de placer les contentieux Europe vs Russie dans une perspective géostratégique dont les États-Unis sont le pilier central. Effectivement, la doctrine du Grand Chessboard sert de base pour contenir, voire refouler, la Russie et la Chine mais un autre livre, The World America Made de Robert Kagan, a aujourd’hui une aussi grande importance pour les dirigeants étasuniens. Il s’agit de consolider les positions de la thalassocratie étasunienne de façon définitive. Les moyens mis en place pour cela sont les Traités trans-pacifique et transatlantique ainsi que le contrôle sur les moyens de communications et militaires. Les candidats acheteurs d’avions F35 feraient par exemple bien de s’intéresser à ses caractéristiques électroniques qui pourront être désactivées à partir des États-Unis.
      Je pense depuis quelques temps, et surtout depuis la fixation définitive de la frontière russo-chinoise, que le Heartland va échapper aux États-Unis. Je vois le rapprochement États-Unis-Iran comme une ultime tentative de pénétrer le continent eurasiatique mais je suis sceptique quant au résultat final.
      Les États-Unis ont perdu 10 ans dans leurs dernières guerres et cela a permis la résurgence de la Chine et de la Russie qui, contrairement aux vœux de Zbigniew Brzezinski, consolideront sûrement leur alliance dans les années à venir.
      Quand on place tous les événements qui se passent actuellement dans le monde dans une perspective géostratégique, tout entre dans une logique limpide alors que chaque conflit parait avoir des objectifs confus. Tout le monde devrait davantage s’intéresser à la géopolitique et à la géostratégie.


      • Le Kergoat [Frédéric MALMARTEL] Le Kergoat 2 janvier 2014 11:56

        Merci pour votre article très intéressant.

        Pour ma part, je replacerais l’opposition Russie/Occident dans une perspective historique plus large qui voit s’opposer les Chrétiens d’Occident aux Chrétiens d’Orient.

        Ces rapports sont marqués depuis 10 siècles(!) par bien plus d’hostilité que de solidarité.

        10 siècles parce que la séparations des églises orthodoxes et catholiques datent de l’année 1054.

        Il ne faut jamais oublier que le premier empire chrétien de la planète, l’Empire de Byzance a été détruit d’abord par les Chrétiens d’Occident, lors de la prise de Constantinople par les Croisés en 1204, avant d’être détruit par les Turcs Musulmans !

        La Russie fait partie de l’Eglise d’Orient. Elle est l’Empire qui succède à Byzance.

        Depuis la fin de l’URSS qui ne fut qu’une parenthèse dans l’Histoire de la Russie Éternelle, la Russie a repris cette place de successeur de Byzance et, comme il y a 8 siècles, certains en Occident ne le supportent pas !

        L’Occident, au moins ses dirigeants, est matérialiste accroché jadis à l’or de Venise, aujourd’hui aux puits de pétrole.
        Au contraire l’Orient Chrétien se place dans une perspective historique éternelle que ces matérialistes ne peuvent pas comprendre.


        • Pyrrhos 2 janvier 2014 12:32

          Bref, vous défendez la « Sainte Russie » et bénissez les « saints missiles » que « Saint Poutine » braque sur nous ! Vous êtes fou.


        • escoe 2 janvier 2014 16:12

          Bref, vous défendez la « Sainte Russie » et bénissez les « saints missiles » que « Saint Poutine » braque sur nous ! Vous êtes fou.

          A votre avis vers qui sont dirigés les missiles de Saint Cameron, Saint Hollande et Saint Obama ? je ne parle pas de ceux de saint Netanyahoo, ne voulant pas avoir d’ennuis avec le CRIJF et la LICRA.


        • Pyrrhos 2 janvier 2014 16:28

          Mais il me semble qu’aucun de ces « saints » n’ait envoyé d’armées en Tchétchénie ou en Géorgie ! Ils ne sont pas non plus coupables d’horribles exactions et de crimes de guerre et n’appuient pas le dictateur le plus odieux qu’on ait vu, peut-être depuis Ceausescu ! Ils sont à la tête de pays plutôt démocratiques et n’ont pas le sang de centaines de milliers de personnes sur les mains.


        • escoe 2 janvier 2014 17:14

          Ils sont à la tête de pays plutôt démocratiques et n’ont pas le sang de centaines de milliers de personnes sur les mains

          Sans déconner ? L’Angleterre n’a pas déporté 120 millions de chinois et d’indiens vers ses colonies entre 1830 et 1910 ?


        • Pyrrhos 2 janvier 2014 19:58

          Que je sache, David Cameron n’a pas 183 ans. Ou alors il fait jeune quand même.


        • Laurent 47 4 avril 2014 19:46

          Qui est-ce qui a commencé à braquer ses armes contre la Russie depuis des années, et à l’entourer de toutes parts, en s’imaginant que ces crétins de russes n’allaient pas s’en apercevoir ?

          Manque de chance, les dirigeants russes ne sont pas d’anciens acteurs de cinéma, mais de très bons joueurs d’échecs, et devant eux, les européens ne font pas le poids et les américains sont parfaitement conscients de la limite à ne pas franchir !
          Le résultat logique de cette hystérie collective anti-russe, c’est le réarmement que Poutine a engagé dans tous les domaines, terrestres, navals (sous-marins et torpilles Skhval), aériens (notamment Sukhoï SU 35 et 50, de 5ème génération), et missiles en tous genres (S400 et S500), qui n’ont rien à envier sur le plan technologique avec les équivalents occidentaux.
          Comme dit ce vieil adage : Si vis pacem, para bellum !

        • Laurent 47 4 avril 2014 20:09

          Non, c’est vrai ! Juste le sang de 20.000.000 de morts lors de la dernière guerre, victimes des nazis du troisième Reich ! Et la chancelière Angela Merckel en rajoute une couche en participant à la curée américaine, avec notre sympathique Laurent Fabius, et notre désopilant comique-troupier Bernard Henri-Lévy, qui en applaudissant les drapeaux à croix gammée du Maïdan de Kiev, semble avoir oublié qu’il est juif.

          Et si on parlait pour changer, des millions de morts des guerres menées par les Etats-Unis en Allemagne (les plus grandes villes peuplées uniquement de civils rayées de la carte à coup de bombes au phosphore blanc), au Japon (deux villes uniquement peuplées de civils anéanties à coup de bombes atomiques), en Serbie en Afghanistan, en Irak, en Libye, et maintenant en Syrie.
          Alors, les leçons de morale...à d’autres !

        • Arnaud69 Arnaud69 2 janvier 2014 12:04

          Invitation à lire, écouter et regarder Aymeric Chauprade : Réalpolitik.TV

          Les dès sont jetés depuis le livre blanc de la défense nationale datant de plus de 10 ans, tout ce qui se passe y était consigné et planifié.
          Visionnaire, boule de cristal, tarot, runes  ?

          Livre blanc de la défense nationale qui donne largement matière à remettre en question certains mouvements citoyens, sois disant « spontanés » ..


          • Pyrrhos 2 janvier 2014 12:46

            Chauperade, le même qui prend mathématiquement le parti de la Russie, quelle que soit la question ! Avant d’ouvrir la bouche, il jette un oeil sur les dépêches de Ria Novosti (que Poutine ne trouve pas assez poutinienne d’ailleurs et va faire remplacer par une nouvelle agence, mieux orientée).


          • Aristoto Aristoto 2 janvier 2014 22:15

            Il est sympa aymeric chauprade d’avoir pris sa carte au FN, comme ça je n’ai plus à l’écouter parler !!

            Oui c comme ça de l’analyse objective sur les conflit géo-politique ouest-est ne se trouve pas plus sur itélé sur chez un afflé du FN partie finance par les plus gros bankster russe !

            Apr_*ès les allemand vous voilà collabo des russe, une vrai tradtion transmise de famille en famille !!!


          • Arnaud69 Arnaud69 2 janvier 2014 22:22

            Pour dégager les TRAITRES les Français s’allieraient avec le diable en personne s’il le fallait, ils l’ont bien fait avec les USA c’est pour dire ...


          • Pyrrhos 2 janvier 2014 12:27

            Monsieur, vous venez de décrire une série de moyens par lesquels des pays démocratiques de l’Ouest s’opposent à la Russie de Poutine. J’ajoute que vous prenez ouvertement parti pour Poutine.

            Effectivement, le « containment » est la stratégie utilisée par les Etats-Unis pour tenter d’endiguer les menées expensionnistes de la Russie. Dans ce contexte, l’Ukraïne est un enjeu d’importance, car elle située aux portes de la Russie. Elle a d’ailleurs un passé d’occupation soviétique, et si l’on remonte plus loin encore, elle faisait partie de l’Empire des tzars (et enfin, la première Russie était la Russie kiévienne !). Pour autant, aujourd’hui, l’Ukraïne n’est pas une terre russe, c’est ce que le Kremlin a beaucoup de mal à admettre.

             Cette position impérialiste de la Russie la conduit d’ailleurs à revendiquer aujourd’hui la souveraineté sur le pôle nord !

            Pour autant, si l’on compare les stratégies russe et occidentale, comme vous le faites, alors on devrait tout de suite être frappé par une certaine disproportion : l’occident soutient la volonté des Ukrainiens à se rapprocher de l’Union Européenne, qui constitue un partenaire politique et économique plus intéressant pour l’Ukraïne, en tant que pays et en tant que Nation.
            C’est effectivement l’un des aspects de cette stratégie du « containment ».

            A l’inverse, la Fédération russe met au point des missiles nucléaires de nouvelle génération, et met en place des batteries de missiles aux portes de l’Europe (récemment à Kaliningrad, ancienne Gdansk) et semble se préparer activement à un conflit mondial nucléaire.

            Il est évident que toute personne saine d’esprit serait scandalisée par l’attitude affichée par le Kremlin et apporterait plutôt son soutien à la politique menée par les démocraties occidentales — sans pour autant abdiquer son esprit critique, cela va de soi !

            Mais ce n’est pas ce que vous faites ! Votre conclusion (complètement folle d’après moi) est la suivante : la Russie a maintenant les capacités de nous frapper très durement sur le plan miliaire, c’est une excellente chose, donc nous devons nous incliner et lui livrer la Syrie, l’Ukraïne et tout ce que Poutine pourra demander en plus !

            Votre attitude relève soit de la lâcheté la plus abjecte, soit du masochisme, car enfin, je vous signale que vous aussi, vous êtes dans la ligne de mire du Kremlin ! A moins que vous pensiez que les missiles fassent la différence entre les poutiniens comme vous et les autres Européens.

            On réclame quelque chose « à corps et à cris » et non avec un « cor ».


            • Arnaud69 Arnaud69 2 janvier 2014 12:40

              La batterie de missiles US implantée aux portes de la Russie depuis 10 ans, vous avez oublié ? (Pologne, Roumanie etc...)

              C’est la simple réponse du berger à la bergère, quoi de plus normal ?.

              En image.

              Dans le détail.


            • Pyrrhos 2 janvier 2014 12:43

              Ah oui, dix ans, c’est très rassurant !!

              Moi Poutine me fait peur, je n’ai pas honte de le dire.


            • Arnaud69 Arnaud69 2 janvier 2014 13:35

              J’ai beaucoup moins peur de Poutine que je n’ai peur des déséquilibrés qui nous gouvernent  US ou Européens...

              Moi non plus je n’ai pas peur de le dire, quitte à choisir, le choix est déjà fait, nos pires ennemis vivent au cœur de nos états.


            • Pierre Pierre 2 janvier 2014 15:17

              @ Pyrrhos,
              Quand on a une connaissance aussi limitée de l’actualité et de l’Histoire, il vaut mieux éviter d’aborder le sujet et surtout de critiquer Aymeric Chauprade qui est un des plus grands spécialiste de géopolitique et qui, lui, a une vision globale du monde.
              En ce qui me concerne, ici où je me trouve, je me sens plus menacé par les États-Unis qui nous ont entraînés pour la deuxième fois dans une crise économique et qui veulent nous entraîner maintenant dans des guerres dans des contrées lointaines où nous n’avons rien à gagner.
              Avec 50 % des dépenses militaires du monde et 52 milliards de dollars de dépenses annuelles pour ses agences de renseignements civiles (donc renseignements militaires exclus), je trouve que ce pays a une présence étouffante partout sur la terre.
              Ukraine. Vous ne connaissez rien à l’Histoire de l’Ukraine. Vous n’y êtes jamais allé et vous ânonnez un discours qui passerait dans Le Monde ou dans Libération mais pas face à des connaisseurs de l’Histoire. L’Ukraine est rattachée à la Russie depuis le milieu du XVIIIe siècle, c’est à dire avant que la Floride, le Texas ou la Californie ne devienne étasunienne ou que la Corse ne devienne Française. Avant cela, ce pays connut une domination lituano-polonaise et encore avant, une domination mongole. L’Ukraine orientale a joui d’une relative indépendance pendant environ un siècle quand Bohdam Khmelnytsky arracha l’indépendance à la Pologne en 1654 et aussi de 1917 à 1920 à cause des imprécision du Traité de Versailles et des Traités suivants. Depuis l’unification avec la Russie de Catherine II et jusqu’à la fin de l’URSS, les deux peuples ont été unis par des mariages, des installations industrielles complémentaires, des guerres contre des envahisseurs etc.
              L’Union européenne n’a pas proposé de traité équitable à l’Ukraine et les Ukrainiens finiront par le comprendre.
              Russie. Vous n’avez pas suivi l’actualité depuis 1989 ou alors vous avez oublié. Quand l’URSS de Mikhaïl Gorbatchev a volontairement mis fin au communisme, c’était pour entrer dans la « communauté occidentale » par la grande porte. Quand Boris Eltsine s’est entouré de conseillers étasuniens, il pensait que c’était pour aider la Russie à acquérir une économie de marché et pas pour la piller ou le partager en 8 ou 10 États indépendants. Quand il comprit qu’il fut roulé dans la farine, il fit appel à Vladimir Poutine dont il connaissait les qualités et le patriotisme. Vladimir Poutine a relevé la Russie alors que les États-Unis ont coulé l’Europe. Les Russes le savent et c’est pour cela qu’il jouit d’un soutien de 60% de ses compatriotes. A coté des ridicules scores de Barack Obama et je n’ose même pas évoquer celui de François Hollande, je trouve qu’il s’en sort plutôt bien. Vous ne savez pas ou vous feignez ne pas savoir que Vladimir Poutine défend les intérêts russes, donc il n’a rien à cirer de ce que pense de lui les pénibles « journalistes » occidentaux ou les opinions publique européennes.
              Le pôle Nord. Les Canadiens aussi.
              Les missiles Iskander. A ma connaissance, ils ne sont pas encore installés. 
              Les missiles, les avions et les sous-marins de nouvelles générations. C’est simplement une mise à niveau avec les armes équivalentes de l’OTAN. 
              PS. Je me sens sain d’esprit et je suis plutôt scandalisé par l’insulte à mon intelligence qui consiste à me faire croire que le bouclier anti-missiles qu’on se prépare à installer en Europe va servir à contrer des missiles balistiques nucléaires iraniens. Je ris à pleine gorge avec Vladimir Poutine. (lien)


            • escoe 2 janvier 2014 16:16

              Moi Poutine me fait peur, je n’ai pas honte de le dire.

              C’est pourtant un bien brave homme, beaucoup de gens vous le diront en Russie. Encore faut-il y aller.


            • Pyrrhos 2 janvier 2014 16:17

              Ah, vous revoilà, vous !

              Que les missiles soient installés ou non ne change rien. Poutine menace de le faire, cela me suffit pour le considérer comme un extrémiste dangereux. Cela devrait vous suffire à vous aussi, personnellement, je ne veux pas vivre avec une épée de Damoclès sur la tête, dans un monde où Poutine dicte sa volonté partout, et menace de tous nous atomiser si nous ne sommes pas d’accord — je préfère crever.

              Ce que vous appelez « vision globale du monde » et que Hitler appelait « Weltanschaung » (vision du monde), c’est faire du monde un vaste espace dominé par une volonté, autoritaire et impérialiste, d’éteindre toute idée d’auto-détermination des peuples.

              Chacun de vos posts sur ce forum est dirigé par cette idéologie, vous qui aimez Chauperade, le valet de Poutine et son hérault en France. Votre post est l’exacte traduction de cette idéologie totalitaire, c’est bien simple pour vous l’Ukraine n’est RIEN ! elle n’existe pas ! Mais je sais que pour vous les Droits de l’Homme ne sont RIEN non plus ! Vous l’avez assez démontré dans nos précédents entretiens sur ce forum.

              Vous réduisez l’Ukraine à un statut de province de la Russie, voici vore discours : « de tout temps, elle a fait partie de la Russie éternelle... » C’est infâme ! Apprenez qu’aujourd’hui l’Ukraine est un pays, une Nation et un Peuple, et que ce peuple n’a pas envie de frayer avec la Russie de Poutine.

              Vous qui aimez l’histoire, apprenez que les Ukrainiens ont été affamés par Staline en 1932-1933 ! Cette famine, l’« Holodomor », a fait entre 2,6 et 5 millions de victimes dont vous vous fichez éperdument. Voilà ce que la Russie a apporté à l’Ukraine et les Ukrainiens s’en souviennent aujourd’hui. Que vous le vouliez ou non, l’avenir de l’Ukraine est avec l’Union Européenne et non avec la Russie passéiste de Poutine. Que des relations puissent être rétablie entre les Ukrainiens et la Russie est donc inimaginable si la Russie persiste à revendiquer le sombre héritage soviétique et son cortège d’atrocités ! Le fameux accord avec la Russie n’en est d’ailleurs pas un, c’est tout simplement un hold-up, une résurgence du statut de « pays satellite » à la grande époque de l’URSS. C’est « achetez nos hydrocarbures ou nous vous en ferons voir ! », « la bourse ou la vie ! ». Quant au pôle nord, sachez qu’il n’est à personne, il serait bon d’admettre enfin les faits géographiques en géopolitique.

              Les Syriens non plus ne veulent pas de Poutine. Les Russes en veulent ou n’en veulent pas, difficile à dire... Mais ce qui est certain, c’est que ceux qui n’en veulent pas n’ont pas le droit de le faire savoir ! Ce simple fait, que l’opposition, dans un pays quelconque soit systématiquement réduite à RIEN par les gouvernants, est inadmissible et insupportable.

              La vérité, c’est qu’on ne sait pas ce que les Russes choisiraient s’ils avaient le choix ! Mais vous, vous aimez les grands scores, les scords soviétiques ! Bien sûr, 60% c’est bien, mais ça n’est pas encore assez pour vous ! 98%, cela, ce serait bien ! Cela vous excite, vous impressionne, n’est-ce pas ? 52%, cela vous semble petit, misérable, bassement « démocrate » et « bourgeois »...
              Quand vous disiez qu’Assad a le soutien des Syriens, c’est la même chose, vous n’avez pas le droit de le dire, vous n’en savez rien, les Syriens n’ont pas la possibilité de choisir.

              Je vous l’apprends aussi, mais c’est le b-a ba en pensée politique, la liberté de la presse est la seule véritable garantie de démocratie. Je ne dis pas que les journalistes en occident soient entièrement libres, mais en Russie, on les tue : https://cpj.org/killed/europe/russia/

               Mais la vérité, c’est que vous vous en fichez totalement. Vous n’en avez rien à faire de ce qui se passe là-bas, vous ignorez ces principes, vous leur tournez un dos souverain. Votre attitude est inqualifiable, mais si vous voulez vraiment Poutine, alors allez le retrouver et rire avec lui comme vous dites si bien  ! Demandez votre visa et disparaissez, allez vous-en !


            • escoe 2 janvier 2014 16:33

              Mais la vérité, c’est que vous vous en fichez totalement. Vous n’en avez rien à faire de ce qui se passe là-bas, vous ignorez ces principes, vous leur tournez un dos souverain. Votre attitude est inqualifiable, mais si vous voulez vraiment Poutine, alors allez le retrouver et rire avec lui comme vous dites si bien ! Demandez votre visa et disparaissez, allez vous-en !

              Vous devriez aller faire un tour à Moscou et vous verriez qu’on y discute bien aussi librement qu’à Paris et même plus à certains égards parce qu’on y connaît en général mieux le monde.
              Mais avant lisez donc « Le voyage en Russie, anthologie des voyageurs français eu 18eme et 19eme siècle ». Vous verrez que les stupéfiants préjugés des français ne sont pas nouveaux.
              N’oubliez pas non plus d’étudier l’histoire des armes stratégique et des négociations américano-soviétiques (russes) sur le sujet. Une collection du Scientific Américan fera l’affaire. Ca nous évitera bien des clichés. Pour conclure, pourquoi Varsovie ne serait elle pas sous la menace d’être détruite sans retour en trois minutes si Moscou l’est aussi ? Il y aurait des menaces légitimes et d’autres moins ?


            • Pyrrhos 2 janvier 2014 16:48

              Mais absolument ! Quand Poutine fait des menaces, elles ont effectivement une toute autre portée que celles d’Obama dont tout le monde se moque à l’heure actuelle (même les rebelles syriens le surnomment « Big mouth »...).

              Je suis le premier à critiquer nos dirigeants occidentaux, croyez-moi.

              Le problème, c’est que Poutine est un criminel de guerre notoire qui ne mérite pas autre chose que de croupir dans une cellule du TPI.

              Mais soyons clairs, ni Obama, ni Cameron, ni Hollande ne vont détruire Moscou, vous le savez comme moi, pourtant, vous êtes très contradictoires : vous les considérez comme des clowns et en même temps vous leur prêtez des intentions monstrueuses ! Or, ce sont des gens mesurés ; par contre Poutine, lui, a prouvé qu’il était un extrémiste ! Et oui, il me fait peur, très peur.

              Vous aussi d’ailleurs, vous me faites peur. Vous parlez de détruire Varsovie comme s’il ne s’agissait de RIEN ! Votre légèreté est complètement criminelle... Mais, je vous en prie, précisez votre éminente pensée, apportez des arguments, des exemples... Bref, développez !


            • Pyrrhos 2 janvier 2014 16:50

              Lisez Les Démons de Dostoïevski. Poutine est une sorte de Piotr Verkhovensky, en bien pire...


            • escoe 2 janvier 2014 16:53

              Pour vous remercier de votre excellent réponse je vous offre quelques classiques

              http://www.youtube.com/watch?v=AEnSMa-lTzM

              http://www.youtube.com/watch?v=a0MAz81K7zU
              A noter que le commentaire de ce morceau est faux. Cette musique a été créé pandant les guerres balkanique en 1912 donc avant l’Union Soviétique et accompagnait les soldats lors de leur départ. C’est resté une tradition et il est toujours émouvant de quitter un port ou une gare avec la fanfare qui joue ça. Aucun français qui a vécu çela ne peut l’oublier.

              http://www.youtube.com/watch?v=FVuhxlgb28I
              A écouter en vrai à Moscou au défilé du 9 mai. Impressionnant.


            • Pyrrhos 2 janvier 2014 17:00

              Je vous arrête tout de suite, je ne regarde pas les vidéos youtube. A vous de mettre en mots votre point de vue, ne cachez pas votre laideur morale derrière des images, c’est la méthode des régimes totalitaires.


            • Pyrrhos 2 janvier 2014 17:01

              Et ne me prenez pas pour un imbécile, quand Poutine a rétabli l’hymne soviétique, il pensait à l’URSS et à rien d’autre.


            • escoe 2 janvier 2014 17:02

              Mais absolument ! Quand Poutine fait des menaces, elles ont effectivement une toute autre portée que celles d’Obama dont tout le monde se moque à l’heure actuelle

              Pour l’instant ce sont les missiles de croisière américains qui s’abattent sur les cours d’école en Somalie, au Pakistan ou au Yemen. Pas les missiles russes.


            • escoe 2 janvier 2014 17:11

              Et ne me prenez pas pour un imbécile, quand Poutine a rétabli l’hymne soviétique, il pensait à l’URSS et à rien d’autre.

              Et il y avait plus de deux cent millions de personnes qui pensaient la même chose. Prenez votre courage à deux mains et allez leur demander.


            • Pyrrhos 2 janvier 2014 17:11

              Mais ce sont des missiles russes qui s’abattent sur le peuple syrien, vous pensez qu’Assad a trouvé ses armements dans des pochettes surprises ? Ce sont des fleurs, d’après vous, qui s’abattent à Grozny depuis que Poutine est arrivé au pouvoir ?

              Sans minimiser les dégats que cause Obama, ils sont peu de choses en comparaison des exactions répétées que cautionne ou que commet directement Poutine. Ce type est responsable de la mort de centaines de milliers de personnes et de dizaines et de dizaines de journalistes.

              Mais vous aussi, vous vous en fichez éperdument.


            • Pyrrhos 2 janvier 2014 17:13

              Et il y avait plus de deux cent millions de personnes qui pensaient la même chose. Prenez votre courage à deux mains et allez leur demander.

              Qu’est-ce que ça veut dire, « escoe », ou plutôt « escroc » ? De qui parlez-vous ?


            • escoe 2 janvier 2014 17:20

              Ce sont des fleurs, d’après vous, qui s’abattent à Grozny depuis que Poutine est arrivé au pouvoir ?

              Grozny c’est très joli et très calme. D’ailleurs Depardieu y possède un appartement à sa grande satisfaction. Moi j’ai bien des tchétchène pas loin de chez moi mais ils foutent le feu dans les ascenseurs et font des mariages très bruyants. Bon, nous n’avons malheureusement pas de Poutine.


            • Pyrrhos 2 janvier 2014 17:36

              « Joli et calme ». Après tous ces bombardements, c’est certainement très calme, en effet...

              En tout cas, vous faites tomber le masque. Vous êtes une herbe qui prospère dans les ruines, et un charognard qui profite de l’occupant.


            • Pierre Pierre 2 janvier 2014 18:29

              @ Pyrrhos,
              Waouh, vous vous laissez emporter par votre logorrhée dans un discours incohérent !
              Je n’ai pas envie de me lancer dans une leçon d’Histoire mais ce que vous écrivez est tellement caricatural que je m’y sens obligé.
              Épée de Damoclès. Donnez-moi un lien qui démontre que Vladimir Poutine menace l’Occident de l’utilisation de ses missiles. Ne cherchez pas, il n’y en a pas. Il y a 180 bombes nucléaires B61 étasuniennes déployées en Europe. Je sais, vous allez dire que ce n’est pas une menace pour la Russie. Elles sont sans doute destinées à la Corée du Nord ou à la Mongolie. En tout cas, je me sentirais plus à l’aise si elle n’étaient pas là.
              Journalistes assassinés. Je vous signale qu’ils enquêtaient (mais est-ce leurs rôles) tous sur les trafics de la région caucasienne et qu’il y a eu plus d’assassinats avant l’arrivée de Vladimir Poutine qu’après. Quand on enquête sur des organisation mafieuses dans des région troubles, on risque sa vie. Allez enquêter sur les trafics à Marseille. Je vous donne deux semaines avant votre nécrologie.
              Ukraine. L’URSS était une union de pays. L’Ukraine avait même un siège indépendant à l’ONU. A la dislocation de l’URSS, ces pays ont pu librement choisir entre l’union avec la Russie et l’indépendance. La plupart de ceux qui ont choisi l’indépendance le regrette amèrement. Du temps de l’URSS, l’Ukraine avait une économie intégrée avec celle de l’URSS. L’Ukraine d’aujourd’hui ne peut survivre sans la Russie.
              Auto-détermination des peuples. Et la Corse, et le Pays Basque, et la Bretagne, et la Martinique, et la Guadeloupe, et la Nouvelle Calédonie, et la Guyane etc. Il y aurait du travail (et des soucis) pour la France si on vous écoutait.
              Holodomor. Ce drame n’a rien à voir avec la Russie. Vous impliquez Staline. Pour mémoire, il était géorgien et son entourage l’était en grande partie aussi. Les autres étaient juifs d’origine khazares. La Russie et le Kazakhstan ont aussi été touchés par cette famine. Ce n’était donc pas un génocide contre les Ukrainiens. Si vous citez cet évènement, vous devez quand-même savoir que la responsabilité est partagée avec les coopératives privées qui avaient fait de la spéculation sur les récoltes.
              Les Syriens non plus ne veulent pas de Poutine. Qu’en savez-vous ?
              La vérité, c’est qu’on ne sait pas ce que les Russes choisiraient s’ils avaient le choix ! Ils ont le choix et leur choix est Poutine. Leur deuxième choix est les communistes et le troisième est les nationalistes. Les démocrates pro-occidentaux représentent 5 % des intentions de vote malgré toute l’aide qu’ils reçoivent des ONG étasuniennes.
              La liberté de la presse est la seule véritable garantie de démocratie. D’accord, mais il faudrait commencer par mettre de l’ordre chez nous où la presse fait de l’auto censure. Le seul espace de liberté est Internet, en Europe et en Russie. Je vous fais remarquer que la Russie est le pays le plus connecter et que les réseaux ne sont pas censurés. Le vrais débat politique se passe sur Internet en Russie.
              Demandez votre visa et disparaissez, allez vous-en ! Pourquoi un visa ? Je préférerais demander la citoyenneté russe, comme Depardieu, et payer moins d’impôts comme lui.  smiley


            • Pierre Pierre 2 janvier 2014 18:52

              @ escoe,
              Merci pour les liens youtube, j’adore. Je ne savais pour Slavank.


            • Pierre Pierre 2 janvier 2014 19:04

              @ Pyrrhos,
              Une synthèse de la neuvième grande conférence de presse annuelle de Vladimir Poutine pour vous. (lien) (A moins que Ria Novosti vous donne l’urticaire.) Il répond aux questions devant 1300 journalistes pendant plus de 4 heures et sans langue de bois. Il n’y a que Superman qui peut faire mieux.


            • Pyrrhos 2 janvier 2014 19:28

              Rien d’incohérent au contraire ! Votre ami ou partisan, « escroc », m’a montré qu’il avait un intérêt à soutenir l’impérialisme russe : il vit à Grozny et il y vit bien pour une raison (il fait des affaires avec l’occupant).

              Vous aussi, vous avez un intérêt à soutenir Poutine, j’ignore lequel, voilà tout.

              1) Vous vous moquez de moi. Vous le savez bien, en géopolitique, on menace en faisant des essais. C’est ce qu’a fait Moscou, d’après un de ces organes de presse peu fiables mais que vous et les vôtres utilisaient à plein régime : http://fr.ria.ru/defense/20131010/199522184.html
              Ces missiles ont, d’après cet article, une portée de 10 000km, ce qui est largement suffisant pour frapper n’importe quelle ville française. Les menaces de Poutine sont donc parfaitement explicites en termes géopolitiques, encore faut-il se préoccuper de son pays et de ses voisins.

              2) Qui vous parle des trafiquants marseillais ? Enfin, vous comparez Poutine à un mafieux, c’est tout à votre honneur et je vais pas m’en plaindre, même si le milieu marseilais ne tue pas le dixième de ce qu’il tue (civils, journalistes, enfants...).

              En plus, vous me dites, grosso modo : « Poutine, il a tué moins de journalistes que Elstine », mais ça n’est pas une justification ! Il n’aurait dû en tuer aucun ! Tuer, même peu, c’est tuer ! C’est être un meurtrier ! Mais peut-être êtes-vous un meurtrier vous-même ? Avez-vous tué des gens ? On comprendrait mieux votre laxisme et votre « m’en-fichisime ».

              Mais pour l’anecdote, ce que vous dites est faux. On peut dénombrer 312 journalistes tués ou disparus entre 1993 et aujourd’hui, or plus de 180 sont morts sous le régime de Poutine. Renseignez-vous : http://journalists-in-russia.org/journalists/

              3) L’URSS, une « union de pays » ? Mais de qui vous moquez-vous au juste ? Des Ukrainiens, des Lituaniens, des Estoniens, des Lettons, des Arméniens, des Géorgiens, des Moldaves ?.. etc. Le choix ? L’avaient-ils quand l’armée rouge les a occupés après la Seconde Guerre Mondiale ? Croyez-moi, ils regrettent l’URSS comme on regrette le Choléra, vous dites vraiment n’importe quoi ! Mais vous le dites de manière péremptoire et avec un tel aplomb ! Vous êtes un menteur professionnel.

              4) Vous le montrez à nouveau, vous vous moquez de l’auto-détermination des peuples, vous en riez avec Poutine, comme vous le disiez si bien. Que voulez-vous que je vous dise ? Je ne peux pas discuter avec vous, vous vous fichez de tout !

              5) Staline était géorgien, il s’appelait Djougashvili, tout le monde le sait. Et alors ? N’en était-il pas moins le Secrétaire général du parti communiste russe et le responsable de toutes les atrocités qui ont eu lieu en Europe de l’Est de la fin des années 20 jusqu’à sa mort en 1953 ! Bien sûr, les Ukrainiens n’ont pas été les seules victimes des famines organisées, mais là c’est évident et vous ne faites qu’apporter de l’eau à mon moulin ! Vous ne savez vraiment pas quoi dire.

              6) Les Russes n’ont pas le choix ! Encore une fois, vous faites l’idiot et me faites répéter ce que je viens de d’écrire : dans un pays où l’opposition n’est pas libre de se manifester, on ne peut pas dire que le peuple soit libre de choisir ses dirigeants. Or, en Russie, les opposants sont arrêtés pour être envoyés en camps :
               
              http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20120817.OBS9835/pussy-riot-a-quoi-ressemble-un-camp-de-prisonnieres-russes.html

              http://www.francetvinfo.fr/monde/europe/les-camps-russes-qui-attendent-les-pussy-riot_130329.html

              7) Quand on vous parle de liberté de la presse, ne faites pas l’idiot, encore... On vous parle de journalistes ou de reporters professionnels, pas simplement de blogueurs ou de forumeurs. Or leur sort, c’est de se faire assassiner dès qu’ils touchent aux agissements du régime.

              Enfin, partez puisque vous le voulez ! Que vous dire ? Vous n’avez aucune valeur, aucun principe, aucun scrupule. Aucune base commune, langage commun pour lancer une discussion. Peut-être vous sentiriez mieux dans un pays totalitaire. Vous avez le profil, vous mentez de manière éhontée et avec un aplomb incroyable. La vérité, c’est effectivement que vous vous fichez de tout.


            • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 2 janvier 2014 21:46

              Pyrrhos,

              Création de réserves de devises communes entre les BRICS, d’un 1er montant de 100 milliards de dollars. Les deux principaux contributeurs sont la Chine et la Russie qui garantissent leur monnaie sur leurs stocks d’or, et pas sur la planche à billets de la FED.

              La Russie et la Chine sont entourées de bases de missiles US :
               « Réseau mondial des bases militaires US. »

              Et l’ US Navy est en Mer de Chine , article du Monde Diplomatique :
              « Quand le Pentagone met le cap sur la mer de Chine »


            • Pyrrhos 2 janvier 2014 22:11

              Et alors, « fifi » ? L’ennui aves les phrases nominales, c’est qu’on ne voit jamais où les gens veulent en venir.

              L’or est une valeur obsolète en économie. On peut faire sans et on fait mieux. Ne me dites pas qu’il est un garant contre les crises, en 1929, le dollar était étalonné sur l’or.

              L’US Navy est présente dans toutes les mers et les Etats-Unis ont de nombreuses bases dans le monde, car effectivement les Américains ont gagné la Guerre Froide. Donc, enfoncez des portes ouvertes si ça vous chante, mais rappelez-vous ! Après sept décennies d’URSS, le système américain, capitaliste et, malgré tout, démocratique, s’est imposé dans le monde. Les gens ont eu l’air de considérer, à l’époque, que l’hégémonie américaine était largement préférable à l’impérialisme soviétique.

              Pour ma part, je pense que c’est toujours le cas aujoud’hui. Mais de vieux nostalgiques de l’URSS, des partisans du totalitarisme sous toutes ses formes, reprennent les armes maintenant parce qu’ils flairent la bonne occasion. Vous en faites partie ? C’est votre affaire.

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