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Sarkozy, Poutine, Chavez, Bush, Clinton : quelques considérations sur la limitation des mandats présidentiels...

Le Président de la Fédération de Russie, Vladimir Poutine, restera bien le maître du Kremlin pour les quatre prochaines années. Une information qui me donne l’occasion de faire quelques considérations sur le mandat présidentiel en général.

Lorsque Nicolas Sarkozy s’était présenté à la présidence de la République, il avait fait savoir qu’il souhaitait faire quelques modifications de notre Constitution de 1958. Parmi ses idées, il y avait notamment la limitation à deux mandats présidentiels consécutifs, pour empêcher à toute personnalité politique d’occuper plus de dix ans de suite le pouvoir régalien.

En finir avec les présidences interminables.

Parfois soupçonné de tentation de pouvoir absolu, Nicolas Sarkozy se montre, en revanche, très sincère lorsqu’il assure qu’il ne souhaite pas ’durer’ au pouvoir.

Les deux dernières présidences interminables de François Mitterrand (14 ans) et Jacques Chirac (12 ans) semblent d’ailleurs un solide argument pour écourter ces longs mandats qui, par usure, incitent à l’immobilisme.

À la fin d’un éventuel second mandat (mai 2017), Nicolas Sarkozy aurait à deux années près quasiment le même âge que François Mitterrand et Jacques Chirac quand ils ont commencé leur présidence ! (Valéry Giscard d’Estaing, quant lui, lorsqu’il finissait son septennat, avait l’âge, toujours à deux ans près, de Nicolas Sarkozy commençant ce quinquennat).

Agir et réagir au lieu de durer

Par ailleurs, dans le monde actuel, fait de haute technologie à évolution très rapide et de conquêtes économiques très réactives, le temps semble s’être accéléré à tel point que redemander aux électeurs plus souvent leur avis est un gage d’efficacité dans le bon contrôle démocratique. C’était d’ailleurs l’objectif déclaré de la réduction de sept à cinq ans de la durée du mandat présidentiel adopté par référendum en septembre 2000 (auquel j’ai voté ’non’ pour refuser la concomitance de l’élection présidentielle et des élections législatives).

Nicolas Sarkozy, lui, veut surtout agir. Et agir vite.

Je ne sais pas si ’agir’ et ’communiquer’ sont synonymes pour lui, mais ce qui est clair, c’est que Nicolas Sarkozy est sans doute plus axé sur le présent que sur le passé ou le futur. Au risque d’ailleurs d’adopter les mêmes mauvais réflexes que nombre de ses contemporains : zapping, boulimie d’activités, absence de vision claire et cohérente à long terme et oubli des leçons antérieures.

Si, étrangement, cette mesure (limitation à deux mandats présidentiels consécutifs) n’a pas été reprise par le Comité Balladur’, Nicolas Sarkozy l’a explicitement indiquée comme objectif dans sa lettre de mission à François Fillon du 12 novembre 2007 :

« Conformément aux engagements de la campagne présidentielle, et alors même que le comité ne l’a pas retenu, je propose que le nombre de mandats successifs d’un même président de la République soit limité à deux. Je considère que le rôle de la Constitution est aussi d’aider les responsables politiques à agir plutôt qu’à chercher à se maintenir. ».

En ce sens, Nicolas Sarkozy est très cohérent avec ce qu’il a toujours dit sur le sujet et avec sa pratique actuelle.

Je n’ai pas encore connaissance du texte (a priori édulcoré pour obtenir la majorité des trois cinquièmes) qui a fait l’objet des récentes consultations à Matignon et qui sera présenté au Conseil d’État dans quelques jours (le texte de l’avant-projet comportant 28 articles circule depuis le 19 décembre 2007, notamment dans les rédactions du Figaro et de Libération), et donc, je ne sais pas si cette mesure sera reprise in fine, mais c’est sûrement probable puisque c’est la volonté présidentielle et qu’elle n’est soumise à aucune opposition frontale.


Limitation à deux mandats : avantage sur la démocratie

Pourtant, la capacité de renouveler les mandats présidentiels autant de fois que souhaite le peuple pourrait être une liberté qu’on pourrait ainsi lui retirer. Certes, dans une optique de meilleure redistribution de la démocratie, éviter qu’une même personne reste trop longtemps au même poste à responsabilité est sain et nous pourrions même penser que ce serait sain également dans toutes les collectivités locales où la durée est parfois, effectivement, impressionnante (trois voire quatre décennies !).

D’ailleurs, dans la pratique, le second mandat présidentiel a toujours été le dernier. Et avant la réélection de François Mitterrand en 1988, aucun président de la République française n’avait réussi à terminer son éventuel second mandat : ni Jules Grévy rattrapé par les scandales, ni Albert Lebrun noyé dans les pleins pouvoirs à Pétain, ni même de Gaulle éconduit lors du référendum de 1969 (de toute façon, mort en novembre 1970, il n’aurait pas pu terminer son mandat jusqu’au bout, en décembre 1972).

Limitation à deux mandats : inconvénient sur l’autorité présidentielle

La raison qui me paraît plus intéressante pour conserver l’état actuel d’imprécision, c’est de préserver l’autorité présidentielle. Laisser au président de la République, au cours de son second mandat, la possibilité de garder le leadership de ses troupes dans la perspective d’une éventuelle nouvelle candidature.

Évidemment, dit comme cela dans le contexte de l’année 2007, cela pourrait paraître risible. Car la non-candidature d’un Jacques Chirac vieillissant en 2007 n’a pas du tout été une surprise (prévisible depuis août 2005) et Dominique de Villepin en aurait même profité dans son autorité de Premier ministre.

Et aussi, vu la manière dont Nicolas Sarkozy assume aujourd’hui sa fonction présidentielle dans une omnipotence quasi-ministérielle, on pourrait se dire que le président n’a plus besoin de préserver son autorité, car il en a largement, voire il en déborde institutionnellement de toutes parts.

Certes. Mais si l’un des trois grands candidats de 2007 (qui avaient à peu près le même âge) avait été élu deux fois de suite, une fois en 2007, et une autre en 2012 (mon raisonnement n’est pas valable seulement pour Nicolas Sarkozy donc), à la fin du second mandat, on pourrait penser qu’entre 62 et 65 ans, le président pourrait encore être capable d’exercer un nouveau mandat sans craindre le ’naufrage de la vieillesse’. D’autant plus que la réforme du quinquennat renforce la capacité de ’zapping’ présidentiel.

Tant que l’élection présidentielle se déroule dans des conditions loyales et sans fraude, je ne vois donc pas l’intérêt d’une limitation du nombre de mandats présidentiels successifs. La précision ’successifs’ d’ailleurs permettant constitutionnellement à un ancien président après dix ans de mandat de se représenter cinq après la fin de son dernier mandat.

Il peut s’avérer d’ailleurs que des circonstances particulières, comme la guerre ou des crises exceptionnels rendent une personnalité plus indispensable que d’autres (dans une conjecture où les électeurs le veulent évidemment).

Et puis voici que l’actualité internationale nous donne quelques éléments pour contourner cette règle quand on veut s’accrocher au pouvoir.

En Russie

La Constitution de la Fédération de Russie du 12 décembre 1993 s’est largement inspirée du modèle américain en limitant une présidence à deux mandats de quatre ans consécutifs.

Pour Vladimir Poutine, qui finira son second mandat à la tête de la Fédération de Russie en mars 2008 (l’élection présidentielle est prévue les 2 et 23 mars 2008), la question était en gros : comment pourra-t-il garder son pouvoir sans changer la Constitution, une réforme qui aurait une fâcheuse ressemblance avec le Venezuela de Chavez, et qui serait une sorte de coup d’État à la russe.

Comme prévu, Poutine a trouvé beaucoup mieux.

Premier acte le 14 septembre 2007, il nomme un nouveau Premier ministre, Viktor Zoubkov, un haut fonctionnaire collaborateur de Poutine du temps de Saint-Pétersbourg (1992), économiste compétent, mais sans ambition politique.

Deuxième acte, il est leader de son parti pour les élections législatives du 2 décembre 2007 (ce qui est exceptionnel dans la brève histoire de la démocratie russe).

Le troisième acte en est la conséquence : une large majorité de députés de son parti, Russie unie, à la Douma (avec 315 sièges sur les 450, et 64 % des voix), lui permet de contrôler tous les gouvernements futurs pendant les quatre prochaines années.

Quatrième acte le 10 décembre 2007, il annonce le soutien de son parti à Dimitri Medvedev à l’élection présidentielle. Premier vice-Premier ministre de 42 ans, Medvedev est aussi le président du Conseil d’administration du géant Gazprom et ancien collaborateur de Poutine à Saint-Pétersbourg (1990 à 1995).

Enfin, cinquième acte le 17 décembre 2007, Poutine confirme qu’il acceptera d’être le Premier ministre de Medvedev si celui-ci est élu à la présidence de la Fédération de Russie (Medvedev le lui avait proposé dès le 11 décembre 2007, le lendemain de sa désignation comme candidat).

Auparavant, il avait été imprudemment dit que Poutine aurait pu devenir le président d’une sorte d’Union entre la Russie et la Biélorussie que voulait le président biélorusse autocrate Loukachenko à la fin de l’ère Eltsine pour s’emparer de la Russie (union dont il ne veut plus vraiment depuis l’instauration d’un pouvoir fort par Poutine).

Tout est donc mis en place pour minimiser le suspense qu’aurait pu entretenir l’échéance de mars 2008.

Cette perspective donne donc à Poutine encore beaucoup de pouvoirs malgré cette limitation constitutionnelle. Il peut même espérer revenir à la présidence pour l’élection de mars 2012 (il n’aura que 59 ans) ou même lors d’une élection anticipée en cas de démission de Medvedev.

Pour l’instant, Medvedev et Poutine semblent très complices, ce qui ne peut être autrement avant l’élection présidentielle. Toutefois, les politologues pensent que Medvedev pourrait très bien avoir des ambitions politiques et créer la surprise. Tout en restant loyal avec Poutine, il pourrait en effet prendre de plus en plus d’influence personnelle, surtout que le gouvernement a, depuis 1990, toujours été court-circuité par les conseillers présidentiels et que Poutine ne veut pas remettre en cause le pouvoir présidentiel.

Certes, la situation russe est très différente de celle de la France, les médias y sont tous muselés, le déroulement des élections parfois peu loyal (en tout cas, contesté).

Au Venezuela

Là aussi, les droits de l’opposition semblent bafoués et l’autocratisme reconnu, voire revendiqué. Mais la tentative de contournement de la limitation à deux mandats s’est faite de manière un peu moins habile.

En août 2007, Hugo Chavez annonce une large réforme de la Constitution du 30 décembre 1999 (qu’il avait pourtant lui-même élaborée !) pour instaurer une République socialiste et dont l’un des éléments-clés est l’abrogation de la limitation à deux mandats présidentiels.

Cette réforme lui permettrait ainsi de briguer un nouveau mandat. Élu le 6 décembre 1998, réélu par anticipation le 20 juillet 2000 et le 3 décembre 2006, il ne pourrait pas en effet se représenter en 2012.

Cependant, le référendum du 2 décembre 2007 fut un échec. Il est bien sûr obligé d’accepter ce verdict des urnes (comme Pinochet avait accepté le résultat du référendum du 5 octobre 1988 en renonçant à prolonger son mandat à la tête du Chili), mais, apparemment, Chavez n’a pas dit son dernier mot et s’était fixé jusqu’en 2010 pour réformer la Constitution.


Et même aux États-Unis

Heureusement, comme la France, les États-Unis, vivent dans une longue tradition démocratique et la presse est même parfois un sérieux contre-pouvoir.

Pendant très longtemps, il n’y avait pas de règles constitutionnelles sur le nombre de mandats présidentiels. Après la longue présidence de Franklin Roosevelt (élu quatre fois de suite), un amendement (le vingt-deuxième) a été adopté le 27 février 1951 pour limiter à deux mandats consécutifs.

Pour ce pays, un amendement est aussi précieux que le texte même de la Constitution du 17 septembre 1787 (220 ans de longévité avec 27 amendements, un record pour une constitution écrite après celle de Saint-Marin) et ne se modifie pas facilement.

Pourtant, depuis une vingtaine d’années, il semblerait quand même que cette règle commence à être contournée par famille interposée. George Bush père battu a eu sa revanche avec son fils George W. ; et maintenant, Hillary Clinton semble bien partie pour récupérer la Maison-Blanche de son mari Bill. Bush, Clinton... familles régnantes... ’à la Kennedy’... les Américains se monarchiseraient-ils ?

Une américanisation des institutions qui n’a rien d’un bonapartisme

Évidemment, chaque pays est dans une situation très différente, où les règles de la démocratie sont très diversement appliquées.

Si nous revenons à la France, le projet de limiter à deux mandats consécutifs la présidence de la République n’est certainement pas l’élément le plus marquant de la réforme. Il concourt sans doute, avec l’éventuelle possibilité donnée au président de la République de s’exprimer devant les parlementaires, à une américanisation symbolique de nos institutions qui ne me paraît ni utile ni souhaitable.

Mais au moins, nous pourrons dire que sur ce terrain-là, Nicolas Sarkozy s’éloigne nettement des tentations bonapartistes qui, par deux fois dans l’histoire de France, ont commencé par une présidence (ou un consulat) de dix ans, puis à vie.

Aussi sur le blog.

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Sarkozy, Poutine, Chavez, Bush, Clinton : quelques considérations sur la limitation des mandats présidentiels...

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54 réactions à cet article    


  • tvargentine.com lerma 21 décembre 2007 11:08

    Vous avez oublié d’indiquer aussi la présidence argentine


    • bernard29 candidat 007 21 décembre 2007 12:09

      Sur le Vénézuela , on ne peut pas ne pas avoir remarqué que les médias français se sont donnés à coeur joie sur le fait que CHAVEZ voulait devenir un « Président à vie ». C’était quasiment le seul argument mis en avant pour dénoncer le caractère autocratique de Chavez.

      A mon avis la limitation à deux mandats est une bonne chose pour la démocratie. On ne peut pas dire d’ailleurs que les conditions de compétition entre un sortant-« président de la république » et son challenger sont loyales. Il me semble ne serait-ce que du point de vue médiatique que la balance penche largement du côté de celui qui est au pouvoir.

      Peut-être que l’envie et la perspective de durer nuisent à l’expression d’une volonté de réformes, tandis que fixer un terme à une fonction peut au contraire y être favorable.

      Je ne sais pas, non plus, si cette proposition a été retenue dans l’avant projet de loi.


      • ronchonaire 21 décembre 2007 12:47

        @ l’auteur :

        Merci pour cet article très intéressant.

        Vous mentionnez la réforme de 2000 qui a en pratique signé l’arrêt de mort du Parlement (les derniers sacrements ayant été administrés par Jospin avec l’inversion du calendrier). Savez-vous si le projet de réforme des institutions prévoit de « dé-synchroniser » le cycle législatif du cycle présidentiel afin de rendre un minimum de valeur aux élections législatives ?


        • Internaute Internaute 21 décembre 2007 12:52

          La direction de l’Etat doit s’établir dans la durée et n’a aucun besoin de suivre la frénésie des modes et des innovations techniques. Dans ce sens il me paraît bien qu’un président puisse de représenter autant de fois qu’il veut. Si le peuple le trouve bon il n’y a aucune raison valable pour empêcher un tel verdict.

          La démocratie doit par contre s’améliorer en favorisant l’émergence de contre pouvoirs et de contre propositions. Par exemple, le système actuel de présélection des candidats français par les partis « de gouvernement » en place au travers du chantage des maires nous retire le droit de nous appeler démocratie.

          La rotation rapide des présidents conduirait au contraire à deux éceuils : 1/ chacun voulant marquer le monde de son empreinte, un peu comme les ministre de l’éducation nationale qui font une nouvelle réorganisation des études tous les deux ans, le peuple devra subir une quantité de lois et de réglements inutiles, coûteux et contraignants. 2/ on cherchera en priorité à faire plaisir aux revendications immédiates, sans se préoccuper de l’avenir du pays. Le cas typique est l’endettement du pays qui permet d’acheter l’électorat en passant la facture au suivant.


          • bernard29 candidat 007 21 décembre 2007 16:27

            je crois que votre argumentation ne tient pas la route.

            - Vous dites ; « La direction de l’Etat doit s’établir dans la durée et n’a aucun besoin de suivre la frénésie des modes et des innovations techniques. Dans ce sens il me paraît bien qu’un président puisse de représenter autant de fois qu’il veut. »

            Le mandat présidentiel est établi à 5 ans. Qu’est-ce que ça a voir avec les innovations techniques. ? « Dans ce sens » vous devriez plutôt être pour l’allongemeent du mandat présidentiel.

            - Vous dites ; Si le peuple le trouve bon il n’y a aucune raison valable pour empêcher un tel verdict.

            Pas d’accord. Deux mandats de cinq ans c’est amplement suffisant pour valoriser ses capacités. Ensuite les moyens de rester au pouvoir ne ressortent plus seulement des compétences personnelles mais aussi des réseaux d’influence qu’on a réussi à entretenir. Le renouvellement est à la base d’une république vivante et dynamique.

            - Deuxième paragraphe traite de choses qui n’ont strictement rien à voir. (contre-pouvoir et selection des cnadidats à la présidnetielle)

            - Vous dites ; La rotation rapide des présidents conduirait au contraire à deux éceuils : 1/ chacun voulant marquer le monde de son empreinte, un peu comme les ministre de l’éducation nationale qui font une nouvelle réorganisation des études tous les deux ans, le peuple devra subir une quantité de lois et de réglements inutiles, coûteux et contraignants. 2/ on cherchera en priorité à faire plaisir aux revendications immédiates, sans se préoccuper de l’avenir du pays. Le cas typique est l’endettement du pays qui permet d’acheter l’électorat en passant la facture au suivant

            OR,

            1) Ce n’est pas le Président qui fait les lois . Enfin normalement ça devrait être le parlement. Or le parlement peut changer à chaque élection législative. Donc ça n’a rien a voir avec la durée de présence du président.

            2) Pour rester au pouvoir, un Président aura tendance justement à acheter son électorat ou a satisfaire sa clientèle.

            De fait je crois que vous avez une conception « de droit divin » de la fonction de Président.


          • Internaute Internaute 21 décembre 2007 20:46

            >>Le mandat présidentiel est établi à 5 ans. Qu’est-ce que ça a voir avec les innovations techniques. ? « Dans ce sens » vous devriez plutôt être pour l’allongemeent du mandat présidentiel.

            R : Je ne suis pas contre l’allongement mais le sujet de l’article est sur l’interdiction de se représenter aprés deux mandats. L’article dit « Parmi ses idées, il y avait notamment la limitation à deux mandats présidentiels consécutifs, pour empêcher à toute personnalité politique d’occuper plus de dix ans de suite le pouvoir régalien. » L’article dit que la présidence devrait suivre les nouveautés technologiques « Par ailleurs, dans le monde actuel, fait de haute technologie à évolution très rapide et de conquêtes économiques très réactives, le temps semble s’être accéléré à tel point que redemander aux électeurs plus souvent leur avis est un gage d’efficacité dans le bon contrôle démocratique »

            >>Deuxième paragraphe traite de choses qui n’ont strictement rien à voir. (contre-pouvoir et selection des cnadidats à la présidnetielle)

            R : Si cela est directement lié. La raison que donne l’article pour la limitation à 2 mandats est que cela améliorerait le fonctionnement de la démocratie. Je note simplement que l’amélioration peut passer plus simplement par une liberté politique qui n’existe qu’en surface. Par exemple, on critique beaucoup Poutine qui a interdit une manif de Gasparov mais on a trouvé normal que pendant des années le FN n’ait pas le droit de manifester ni de louer des salles de réunions publiques. Donc, l’histoire des 2 mandats est une futilité qui ne résoudra pas le déficit démocratique dont nous souffrons.

            Finalement, dans la pratique vous savez trés bien que c’est le Président qui fait les lois. Ce qui sort du tuyau législatif n’est pas exactement ce qui y rentre mais cela en a quand même bien la couleur. Imaginez-vous une seconde que l’UMP va voter contre un projet de Sarkozy ?

            Pour ce qui est de la dette il suffit de regarder le fonctionnement des pays sous-développés. C’est exactement ce qui s’y passe. Je parle d’un danger potentiel, pas d’une réalité objective en France. D’ailleurs, comme le dit l’auteur, aucun président en France n’a jamais fait 3 mandats. Je ne vois donc pas l’urgence de ce changement.


          • William7 21 décembre 2007 15:43

            La comparaison chavez-Pinochet est indigne ! Dégueulasse !

            Chavez a reconnu sa défaite, c’est la preuve que c’est un autocrate (bigre, qu’aurait-il été dans le cas contraire ?)

            Pire, ce type ne renonce pas à ses convictions et veut se relancer dans la bataille politique...quel salaud !

            Pathétique !!

            En parlant d’autocrates, combien de fois faudra t-il le répéter encore ? Les médias sont essentiellement dans les mains privées au vénézuela !!!!


            • Daniel Duquenal Daniel Duquenal 23 décembre 2007 02:34

              William

              Je vous recommande de lire mon dernier billet sur le sujet des médias au Venezuela (Hypocrisie électorales). Vous verrez que le secteur privé des média est de nos jours minoritaires AU MOINS quant a l’étendue du public qu’il pourrait joindre. Ceci a été dument constate par l’observation Européenne des élections de 2006.

              Il faut vous mettre a jour William, avec 9 ans de règne et un chéquier pétrolier il y a belle lurette que Chavez s’est occupé de devenir le premier réseau de média au Venezuela. Murdoch n’a plus grand chose a lui envier.


            • William7 21 décembre 2007 18:07

              J’ai toujours pas compris comment un type qui a gagné de multiples élections libres (cela fut attesté !!) pouvait être qualifié de dictateur !

              Ce sont essentiellement les réactionnaires de droite ou les gauchistes (employé dans le sens qu’il a pris au sein du mouvement ouvrier, pas dans la langage usuel du beauf droitiste de base) qui parlent d’autocratie.

              Ce qui vous emmerde, c’est pas ce que soit un autocrate. La plupart n’en avait rien à battre du vénézuela avant chavez. Non, ce qui emmerde c’est son idéologie politique.

              Vous êtes tous de petits bill ’oreilly en culottes courtes !


            • Dogen 21 décembre 2007 18:30

              « Vous mentionnez la réforme de 2000 qui a en pratique signé l’arrêt de mort du Parlement (les derniers sacrements ayant été administrés par Jospin avec l’inversion du calendrier). Savez-vous si le projet de réforme des institutions prévoit de »dé-synchroniser« le cycle législatif du cycle présidentiel afin de rendre un minimum de valeur aux élections législatives ? »

              Pouvez-vous preciser votre pensee ? En quoi la synchronisation est-elle un probleme ? En quoi l’inversement du calendrier en est-elle un egalement ? Nostalgique de la cohabitation ?

              Sinon, concernant l’article, je ne trouve pas que le passage au quinquenat soit un progres.

              Je trouve que le principal vice de la democratie est que les gouvernant prennent leurs decisions pour se faire reelir, et non pour le bien du peuple... Plus le mandat se raccourcis, plus la part de celui-ci consacre aux « mesures de reelection » est importante.

              Si ca dependait de moi, ce serait :
              - Mandat 8 a 10 ans
              - Une election legislative a mi-mandat avec demission forcee du president s’il n’a pas la majorite.


              • Le Chacal Le Chacal 21 décembre 2007 22:25

                Si on veut partir dans les « si ça ne dépendait que de moi... », on peut aller très loin.

                Pour ma part, j’irai jusqu’à l’élection par tirage au sort des députés, parmi tous les citoyens. Statistiquement, on aurait une assemblée beaucoup plus représentative de la population. Je suis désolé d’être aussi cynique, mais avec le temps, je finis par trouver toute personne briguant un poste comme suspecte : tant le font juste pour les avantages du poste, les joies de devenir un nanti. Et trop de technocrates parmi eux...


              • Gilles Gilles 21 décembre 2007 18:35

                L’auteur

                « dans le monde actuel, fait de haute technologie à évolution très rapide et de conquêtes économiques très réactives, le temps semble s’être accéléré à tel point que redemander aux électeurs plus souvent leur avis est un gage d’efficacité dans le bon contrôle démocratique. »

                Je suis en total désaccord. Déjà que les campagnes électorales commencent un à deux ans avant l’échéance (avec Sarko je prévois mini 2 ans avant, voir plus), alors si on les raccourcis, se sera la campagne permanente, les gens vont encore plus se lasser de cette exhibition indécente de gens qui racontent n’importe quoi, qui vous promettront encore plus souvent la lune, pour être élus et qui ensuite n’auront même plus le temps d’agir un tant soit peu.

                N’oubliez pas que les projets politiques d’importance se jouent sur plusieurs années. Ne devenez pas Sarkophique et ne croyez pas que tout peut se régler en deux temps trois mouvements avec simplement de la volonté. Ne confondez pas « Le Politique » avec la "Communication.

                Et quel rapport avec les hautes technologies ? L’information va plus vite, alors le politique devrait aussi ? Dérisoire...

                En plus il existe déjà un moyen de savoir ce que pense le peuple. Les sondages...et justement leur multiplication et l’immédiateté de la réaction attendu par le peuple prive le pouvoir politique de l’inertie nécessaire à l’établissement de politiques sur le long terme


                • Yannick Harrel Yannick Harrel 21 décembre 2007 21:13

                  Bonjour,

                  Deux points :

                  1) je suis d’accord, la limitation à deux mandats me semble superfétatoire : si un personne est populaire pourquoi devrait-il s’éclipser en dépit de la volonté de la population à le représenter ? Ce fut notamment le dilemme sous la IInde République qui conduisit Napoléon III au coup d’Etat. Alors si en plus on doit raccourcir le mandat, on va se retrouver avec des politiques à la petite semaine, sans vision à long terme smiley

                  2) Les sondages sont un poison plus qu’un indicateur. D’une part leur méthodologie prête facilement le flanc aux critiques et d’autres part il est très facile d’orienter les questions posées et l’interprétation de ceux-ci.

                  Cordialement


                • bernard29 candidat 007 22 décembre 2007 00:04

                  qui vous a parlé de réduire le mandat présidentiel ?


                • Yannick Harrel Yannick Harrel 22 décembre 2007 00:33

                  Bonjour,

                  Je partais sur le mimétisme avec le modèle Américain qui, si on continuait à le suivre, pourrait voir le mandat ramené de 5 à 4 ans.

                  Cordialement


                • Dogen 21 décembre 2007 18:46

                  @ Gilles

                  ... Tou a fait d’accord ...


                  • Dudule 21 décembre 2007 18:48

                    Pour ma part, je ne vois aucune raison pour limiter le nombre de mandats. Si le peuple est satisfait d’un dirigeant, pourquoi l’obliger à changer ?

                    De plus, j’aimerai rappeler que la limitation à 2 mandats aux USA a été mise en place par les républicains après les mandats successifs de Roosevelt, qui furent pourtant loin d’être catastrophiques. De quoi avaient-ils peur, ces braves Républicains ? Pensaient-ils qu’un président démocrate populaire a plus de chances d’exister qu’un président Républicain populaire, leur barrant ainsi la route plus souvent qu’à leur tour ?

                    D’ailleurs, il me semble bien que si cette règle n’existait pas, Bill Clinton aurait été réélu au moins une fois de plus, et je pense exprimer plus qu’une opinion en affirmant que tout le monde s’en porterait beaucoup mieux !

                    Très franchement, votre charge contre Chavez est de mauvaise foi, et vos analogies demande un effort d’imagination au-dessus de mes moyens cognitifs, peut-être trop limités.

                    Je vous site : « Là aussi, les droits de l’opposition semblent bafoués et l’autocratisme reconnu, voire revendiqué. »

                    Drôle d’autocratisme « reconnu » et « revendiqué » (par qui, d’ailleurs ?), qui soumet une réforme de la constitution à un référendum ! J’aimerai quand même bien qu’on use du même procédé à notre égard dans notre belle démocratie (suivez mon regard)... Et les droits de l’opposition « semblent » tellement bafoués que Chavez l’a perdu, son référendum !

                    « Il est bien sûr obligé d’accepter ce verdict des urnes (comme Pinochet avait accepté le résultat du référendum du 5 octobre 1988 en renonçant à prolonger son mandat à la tête du Chili) »...

                    Alors, il faudrait savoir ! Si c’est un autocrate « reconnu », je ne vois pas ce qui l’oblige à accepter quoi que ce soit ! Et le parallèle avec Pinochet est pour le moins étrange !

                    J’avoue y perdre mon latin ! C’est un peu facile de faire un parallèle entre Pinochet et Chavez, parce qu’ils sont latino-américains et qu’ils ont organisé des référendums ! Vous poussez tellement loin le bouchon qu’en comparant ces deux personnages et les situations, le ridicule de votre analogie saute aux yeux (il est vrai que l’analogies un peu (très) rapide est un procédé rhétorique très à la mode ces temps-ci). Je n’épiloguerai donc pas...

                    Pour revenir au sujet, la limitation du nombre de mandats est administrative, donc clairement anti-démocratique. Je sais bien que c’est une opinion à contre courant, mais c’est la mienne et je la partage...

                    Si l’on veut améliorer notre démocratie, une interdiction totale et absolue du cumule des mandats (complètement aberrante et injustifiable à tout les points de vue), me semble non seulement beaucoup plus appropriée, mais en plus terriblement plus urgente, que de chercher à les limiter... et franchement, au risque de me répéter, au nom de quoi limiterait-on le nombre de mandats ? Aurait-on peur de la popularité « excessive » des dirigeants qui améliorent vraiment le sort des populations ?


                    • bernard29 candidat 007 22 décembre 2007 00:16

                      Au nom de quoi ? au nom du fait que « qui a le pouvoir est tenté d’en abuser ». et en abuse évidemment. C’est tellement évident et reconnu que c’est triste de devoir le signaler.

                      Dans mon ancienne commune, il y avait un maire communiste depuis tellement longtemps qu’il considérait que c’était son siege, sa maison et que la perte de l’élection ultime lui a fait dire qu’on lui avait volé sa place. Sa dernière déclaration était pathétique. Il ne se rendait même plus compte que ce n’était pas Sa ville, mais qu’il était au service de la ville. Il avait placé tellement de personnes partout dans tous les services, associations et même dans les entreprises, une vraie toile d’araignée, il avait rendu tellement de passe-droits personnels à son électorat qu’il n’imaginait même pas qu’il puisse être désavoué.


                    • Dudule 22 décembre 2007 02:13

                      Ce n’est pas un nom... Je parle de principe. L’abus de pouvoir est prévu et modéré, les pouvoirs sont séparés et morcelés, c’est fait pour ça, et ce contrôle fonctionne assez correctement, jusqu’à preuve du contraire... c’est l’information des citoyens et la pluralités des opinions « exprimés » par les gens « raisonnables », qui fait clairement défaut aujourd’hui.

                      L’abus de pouvoir est prévu depuis longtemps, et donc on sépare lesdits pouvoirs pour que personne n’en abuse, sans retour de manivelle conséquent... un certain JC est en train d’en prendre un en plaine figure, et ce n’est ni le premier, ni le dernier a expérimenter ce genre de mésaventure.

                      Que le maire d’une ville considère le pouvoir comme sa propriété personelle est un phénomène réversible, quelque part, vous en apportez la preuve par votre propre témoignage. Ce n’est donc pas un contre-exemple, si l’on considère le fait que l’éléction de Bush junior est clairement une conséquence de la limitation des mandas aux US... et un phénomène clairement irréversible.

                      J’irai même plus moin : il semble que nous vivions une époque étrange où la souveraineté populaire est qualifié de « populiste », et où toute limitation de cette souveraineté est considéré comme « raisonable » par les gens « raisonnables »... Le louisphillipardisme comme vertue moderne. Parce qu’il faut parler de principe, parce qu’il s’agit de principe.

                      Le pouvoir émane du peuple et de personne d’autre. Si le peuple se plante, il en supporte les conséquences. Point barre. La limitation du nombre de mandats et un coin dans ce principe, un petit levier de rien du tout qui remet en cause tout le système. Le pouvoir, c’est le peuple à travers ses représentants, et puis c’est tout. La limite du nombre de mandats s’oppose clairement à la souveraineté populaire, et elle est justement faite pour ça, et c’est pour ça qu’on nous en parle tant, puisque nous vivons une époque de régression sociale et démocratique sans précédent (sous couvert de bons sentiments « raisonnables », naturellement.)

                      Que l’on me cite un seul exemple d’une personalité élue à répétition qui ait conservée le pouvoir jusqu’à des abus condamnables, et celà dans le cadre d’une démocratie qui fonctionne. Citez moi un seul exemple et je révise mon opinion.

                      J’ai cité Roosevelt, élu à répétition qui a servi de prétexte à la limitation du nombre de mandats aux USA (pour on ne sait quelles raisons d’ailleurs, les mandats de Roosevelt ayant été plus que globalement positif pour les USA, et je ne pense pas qu’il puisse y avoir une quelconque polémique là-dessus), citez moi un exemple concret, hors de Trifouilli les Oies, immondément gouvernée par un Bolchévique le couteau entre les dents (et qui a fini par s’en mordre les doigts, se prenant les pieds dans le tapis), quelque part, d’un abu de renouvellement de mandat dans une démocratie qui fonctionne... (l’abut pouvant être un symptôme d’une démocratie qui ne fonctionne pas, ou plus, le renouvellement des mandats sans limitation n’en étant pas la cause.)

                      Aidez moi, parce que j’ai beau chercher, je ne trouve pas !

                      C’est vraiment étrange d’être obliger d’énoncer se genre de vérités premières au début du XXIième siècle...

                      Bientôt, il faudra militer contre le suffrage sensitaire ! Puisque seuls les gens raisonnables sont raisonnables, et que les gens raisonnables ont du pognon (comme le monde est bien fait !), il est bien normal de ne faire voter que ceux qui ont du pognon, n’est ce pas ? La plèbe vote mal et pue de la gueule, c’est bien connu...

                      Je place la limite du nombre de mandats sur le même plan, si ça en choque certain, j’en suis bien désolé, mais c’est comme ça. Sur le plan des principes, je ne vois aucune différence : le peuple élit ses représentants, et si le peuple est satisfait, les représentants restent aussi longtemps que le peuple le souhaite. Limiter le nombre de mandats est un chèque en blanc à l’élu pour son dernier mandat ; quoiqu’il fasse, ça ne change rien pour lui... le pouvoir populaire est « shunté », court-circuité.


                    • Proudhon Proudhon 22 décembre 2007 11:09

                      Je vous rassure tout de suite. Le même cas se pose dans une commune près de chez-moi, sauf que le maire exerce toujours et qu’il est (capitaliste ?) de droite.


                    • Proudhon Proudhon 22 décembre 2007 11:21

                      Votyre texte est intéressant mais une erreur souvent faite est évidente. Quand vous dites que le peuple se plante, et il en subit les conséquences. Ce n’est pas le peuple qui se plante, c’est une partie du peuple qui se plante.

                      Dans un premier temps par rapport aux nombres de voix réelles se portant sur un candidat de parti entre le premier et le second tour.

                      Dans un second temps, tout dépend de quelle partie du peuple. Par exemple en ce qui concerne N Sarkozy, la partie du peuple des notables et autres ploutocrates à l’inverse d’autres individus de plus en plus nombreux, n’estime pas s’être plantée sur cette élection.

                      Donc au final la masse populaire subit les effets néfastes d’un vote d’une minorité qui vise ses propres intérêts et d’une autre qui croyait au Père Noël et qui s’est faite baiser en profondeur.

                      C’est pourquoi je ne crois plus en la démocratie !


                    • bernard29 candidat 007 23 décembre 2007 13:45

                      à dudule ,

                      « La limite du nombre de mandats s’oppose clairement à la souveraineté populaire, et elle est justement faite pour ça, et c’est pour ça qu’on nous en parle tant, puisque nous vivons une époque de régression sociale et démocratique sans précédent (sous couvert de bons sentiments »raisonnables« , naturellement.) »

                      la limitation du nombre de mandats dans le temps est une mesure pour empêcher la profesionnalisation de la vie politique. C’est au contraire de ce que vous pensez une mesure de souveraineté populaire et de salubrité publique.

                      J’espère que vous avez écouté les vidéos sur le colloque sur les abus de pouvoirs parues hier sur Agoravox. « Le citoyen face aux abus de pouvoir ».http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=33209. Vous vivez sur une autre planète. Et les contre-pouvoirs actuels ? vous rigolez, je pense !

                      Que l’on me cite un seul exemple d’une personalité élue à répétition qui ait conservée le pouvoir jusqu’à des abus condamnables, et celà dans le cadre d’une démocratie qui fonctionne. Citez moi un seul exemple et je révise mon opinion.

                      Les exemples mais il sont légion dans la presse , Vous lisez un peu les journaux ? Gauche, droite, centre, confondus il n’y a pas de problèmes. Exemples sans aucun cynisme polituque, Monsieur Raush, maire de puis 30 ans et qui se représente à 78 ans. Monsieur Ayrault à Nantes qui demande à ses militants d’établir des listes de personnes qui le critique dans sa ville.

                      Dans l’article d’hier de la responsable d’anticor, il y avait une intervention sur le fait que la professionalisation du pouoir politique est la chose la plus grave pour la démocratie. En particlier Monsieur Doma y analyse le pouvoir politique local comme porteur par essence de l’abus de pouvoir.

                      Bonne écoute des reportages....Le citoyen face aux abus de pouvoir. http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=33209


                    • JL JL 21 décembre 2007 18:49

                      Cette photo aurait dû paraître seule, sans article. Cette photo humilie 60 millions de français.

                      Ps. L’interlocuteur aurait pu être GWB : il n’y aurait eu aucune différence de jugement de ma part.

                      Sarkozy c’est Tatcher + Bush + Berlusconi + les frères Kacinsky. Nb : je n’ai pas dit Poutine.


                      • Dudule 21 décembre 2007 18:55

                        Il arrive à faire mieux que les jumaux Kacinsky, sauf qu’il est tout seul !

                        Il est très fort, on a pas fini de rigoler !


                      • Gilles Gilles 21 décembre 2007 18:50

                        L’auteur toujours

                        « Si, étrangement, cette mesure (limitation à deux mandats présidentiels consécutifs) n’a pas été reprise par le ’Comité Balladur’, Nicolas Sarkozy l’a explicitement indiquée comme objectif dans sa lettre de mission à François Fillon du 12 novembre 2007 : »

                        Etrange en effet, car a peu prés tout le reste, même le plus décrié l’a été lui. Pourquoi ????? Comment croire que la possibilité d’intervenir devant le parlement ait été considéré comme primordial par cette commission, sans bien sûr de volonté express de plaire à Sarko, alors que quasiment tout les constitutionalistes en ont pointé les risques ? Idem pour le renforcement du rôle du président ? Pourquoi renforcer son pouvoir d’ailleurs ? Et tient on oublie le seul truc qui allait dans le bon sens !!!

                        Il y a anguille sous roche. Je ne serais pas surpris que cette promesse passe à la trappe

                        Comme tus les populistes, au début on affirme son amour pour les régles démocratiques quand elles vous font élire, et ensuite, vers la fin du mandat, on s’inquiète de son départ et on essaie de rester. Poutine et Chavez ont tout deux trouvé la faille...et Sarko ?


                        • Dogen 21 décembre 2007 19:15

                          « Poutine et Chavez ont tout deux trouvé la faille...et Sarko ? »

                          Sarko est un dictateur en puissance !!! Attention !! Attention !!!

                          pfff


                          • parousnik 21 décembre 2007 21:41

                            Le problème de « la démocratie » en France et ailleurs s’est d’évoluer toujours plus au profit du plus petit nombre, les nantis... Il n’est absolument pas démocratique que les candidats à une élection au suffrage dit universel n’aient pas tous les mêmes droits... temps de parole et d’antenne radio, télé,presse, ni le même budget, etc... Alors c’est toujours un candidat complice des privilégiés payeurs qui sera élu... et la loi bidon sur le financement des partis politiques n’a rien changé. Il n’est pas sain pour le rêve démocratique que ce ne soit pas le candidat qui a les meilleurs dispositions pour remplir cette fonction qui l’occupe. Le meilleur n’est certainement pas celui qui bénéficie du dopage de l’argent...et des moyens et des gens qu’il achète...Est ce démocratique que les plus pauvres soient tellement pauvres et les nantis tellement avares...


                            • jrr 21 décembre 2007 23:50

                              ... sans DW, AVox n’est hélas qu’un ramassis de crétins... sans intérêt.


                              • Michel Maugis Michel Maugis 22 décembre 2007 00:25

                                @ l’auteur

                                Comme d’habitude, cet article ne traite pas du problème de fond, il l’esquive. Il s’agit bien d’un article conservateur, petit bourgeois qui prend pour postulat la pérennité du système capitaliste. Le mot d’ordre est toujours le même : NE PAS TOUCHER LE FOND DU PROBLÈME.

                                Pour l’auteur, les présidents sont au pouvoir, pour le pouvoir, et s’ils veulent y rester malgré la constitution, ce n’est pas pour poursuivre une politique qu’ils jugent bonne. Mais pour s’afférer au pouvoir. Le pouvoir pour le pouvoir.

                                Et bien sûr les expressions « coup d’Etat » sont réservées pour Putine et Chavez, mais pas pour Bush qui en fit vraiment deux, l’un après l’autre.

                                Quant à la comparaison entre Chavez et Pinochet, elle est tout simplement ignoble, car le référendum du 2 décembre au Venezuela n’était en rien plébiscitaire. Pinochet était une ordure du même camp que Sarkosy et Bush, et est resté au pouvoir sans élections durant 17 ans. Chavez a été élu et re élu et a encore tout le temps de présenter une nouvelle constitution avant 20012.

                                Passons sur le fond escamoté par l’auteur et la presse bourgeoise.

                                Vouloir modifier la constitution comme l’a proposé Sarkozy « pour empêcher à toute personnalité politique d’occuper plus de dix ans de suite le pouvoir régalien. » est une atteinte flagrante à la démocratie, car c’est enlever au peuple le pouvoir de décision.

                                C’est aussi une démonstration d’hypocrisie, car la raison fondamentale de la limitation n’est pas dite.

                                Pourquoi limiter le nombre de mandats ? Pour éviter une permanence trop longue au pouvoir, pardi !!!

                                Monsieur de Lapalisse en aurait dit autant Et notre Sarkozy est donc un hypocrite qui joue sur du velours car il sait très bien qu’il n’a absolument aucune chance d’être réélu une deuxième fois et encore moins une troisième fois.

                                Mais pour l’auteur et la presse, c’est une preuve d’humilité de Sarkozy qui est au pouvoir non pour gérer au mieux les affaires de la France et des français, mais pour être au pouvoir auquel, preuve de modestie, il ne veut pas s’afférer.

                                Car Sarkozy sait qu’il serait élu et reélu autant de fois qu’il le voudrait, mais il ne veut pas s’afférer au pouvoir le pauvre, et veut donc s’auto limiter car il sent qu’il ne pourrait résister à être encore et encore candidat à la présidence. S’il ne veut pas s’afférer, point nécessaire de limiter le nombre de mandats, la postulation n’est pas encore obligatoire.

                                Si Sarkozy est sincère il est alors un débile mental profond.

                                La réalité est toute autre et bien plus explicite. Encore faut il avoir l’esprit libre pour l’appréhender.

                                Sarkozy n’a fait que proposer une commande du Grand Capital qui veut se prémunir d’une toujours possible arrivée d’un leader intègre et progressiste qui pourrait à la faveur des lois de la république et avec le soutien renouvelé du peuple français faire des changements profonds et donc révolutionnaires qui mettraient en question le pouvoir de l’oligarchie.

                                Sarkosy aurait dit : « Je considère que le rôle de la Constitution est aussi d’aider les responsables politiques à agir plutôt qu’à chercher à se maintenir. »

                                Cela est une insulte et un mensonge au style bushien. Une constitution en ne limitant pas le nombre de mandats ne cherche pas à les maintenir. Dire le contraire est une insulte. C’est le peuple qui est souverain, et non la constitution qui si bonne soit elle ne peut remplacer le peuple.


                                • Dudule 22 décembre 2007 02:35

                                  On ne saurait mieux dire...

                                  Encore une fois, le pouvoir appartient au peuple.... S’il est satisfait, il renouvelle ses mandats aussi longtemps qu’il le veut.

                                  La limitation du nombre de mandat ne peut-être soutenu que par ceux qui ont peur de la satisfaction à répétition des aspirations populaires... Par contre, les élus n’ont plus aucunes obligations vis-a-vis de leurs électeurs lors de leur dernier mandat, en cas de limitation ! Quelle étrange conception de le souveraineté populaire !

                                  Il est bien possible qu’une des causes (pas la seule, mais une des causes) du pourrisement sur pied de la « démocratie » étasunienne soit justement la limitation du nombre de mandats présidentiels.


                                • Michel Maugis Michel Maugis 22 décembre 2007 01:07

                                  @ l’auteur

                                  « Là aussi, les droits de l’opposition semblent bafoués et l’autocratisme reconnu, voire revendiqué. »

                                  Seriez vous à ce point malhonnête que vous le revendiquiez si clairement !

                                  Vous reconnaissez que vous n’avez aucune preuve pour user de la rhétorique des hypocrites.

                                  Pour vous, peut importe les faits. « semblent bafoués » Donc pour vous, ce n’est pas établi, vous vous basez sur ce que dit la presse « libre » sans tenir compte de ce que dit la presse alternative. Est-ce honnête ?

                                  « Autoritarisme reconnu » . Qu’est ce que c’est ce truc ? Autoritarisme ?

                                  Vous auriez paru plus original en disant « autoritarisme tropical ».

                                  Reconnu ? Par qui ? Par Bush, celui que vous choyez alors qu’il fit 2 coups d’états et massacre démocratiquement. Revendiqué ?

                                  « Mais la tentative de contournement de la limitation à deux mandats s’est faite de manière un peu moins habile. » Tentative de détournement.... moins habile ?

                                  On ne saurait manifester plus clairement sa malhonnêteté. Justement, il n’y a pas eu de tentative de détournement. Mais il a bien de votre part une tentative de prendre vos lecteurs pour ce que vous êtes.

                                  « En août 2007, Hugo Chavez annonce une large réforme de la Constitution du 30 décembre 1999 (qu’il avait pourtant lui-même élaborée !) pour instaurer une République socialiste et dont l’un des éléments-clés est l’abrogation de la limitation à deux mandats présidentiels. »

                                  Faux. Cela n’aurait pas instauré une république socialiste, mais aurait permis d’y aller démocratiquement.

                                  L’abrogation de la limite n’était pas un élément clé. Cette abrogation permettait à Chavez de se représenter, Et il peut toujours représenter une nouvelle constitution.

                                  « Cependant, le référendum du 2 décembre 2007 fut un échec. Il est bien sûr obligé d’accepter ce verdict des urnes (comme Pinochet avait accepté le résultat du référendum du 5 octobre 1988 en renonçant à prolonger son mandat à la tête du Chili), »

                                  Quelle infamie !! Quelle malhonnêteté. Il n’y a aucune comparaison possible avec le plébiscite de Pinochet qui contrairement à ce que vous dîtes n’a jamais eu un mandat à la tête du Chili.

                                  Le référendum du 2 décembre ne met pas un terme au mandat de Chavez en 2012. C’est la constitution actuelle qui lui interdit de se représenter.

                                  L’ échec du référendum ne change donc rien.

                                  Michel Maugis


                                  • Daniel Duquenal Daniel Duquenal 23 décembre 2007 02:40

                                    Décidément Michel votre rengaine est partout la même. Il faudra un jour quand même que vous compreniez qu’élections multiples ne signifient pas démocratie, même si elles en sont un élément indispensable. Hé ! il y a même des élections en ce moment a Cuba et personne en va accuser Cuba d’être une démocratie !!!!


                                  • Michel Maugis Michel Maugis 23 décembre 2007 20:05

                                    @ DUQUENAL

                                    « Décidément Michel votre rengaine est partout la même. »

                                    Décidément M. Duquenal, vous avez du mal à comprendre que nous n’avons pas gardé les cochons ensemble. Ce n’est pas en m’appelant par mon prénom que vous gagnerez en sympathie et crédibilité. En fourberie sûrement.

                                    Quant aux rengaines, ce sont les vôtres qui polluent ce forum avec celles de vos amis. On n’y trouve aucun argument. Elles partent toutes d’un parti pris anti Chavez. Pourquoi ? Nous n’avons pas encore eu l’honneur de savoir pourquoi. Chavez n’agit pas pour le peuple ? Chavez n’agit pas en faveur de l’Oligarchie ? Chavez agit en faveur de l’Empire ? Avec vous on ne sait pas. Que fait t’il donc de mal ce Chavez selon vous ?

                                    Démocratie ? Droit d’expression ? Vous avez des drôles de préoccupation, mais examinons vos rengaines une fois de plus.

                                    Votre rengaine, d’une connerie monumentale, à faire breveter..

                                    « Il faudra un jour quand même que vous compreniez qu’élections multiples ne signifient pas démocratie, même si elles en sont un élément indispensable. »

                                    Absolument d’accord avec vous, sauf que ce ne sont pas forcément un élément indispensable dans la définition étymologique de la démocratie.

                                    Et des exemples et contre exemple, il y en a :

                                    AUX USA : Bush tricha à chaque élection. En France, le candidat est choisi par les partis bourgeois et la presse inféodée, celle du Fric et du « monde libre ». Les français n’ont à choisir qu’entre Bonnet blanc et blanc bonnet, avec un plus à droite que l’autre mais d’accord sur l’essentiel : Les possédants doivent continuer à gouverner.

                                    Démocratie signifie pouvoir du peuple par le peuple et pour le peuple. Ou avez-vous vu la notion d’élection ?

                                    Et si on parle de peuple c’est qu’il y a un NON-PEUPLE. Celui-ci est ce que l’on appelle l’élite gouvernante. Au Venezuela comme à Cuba, il y a une élite gouvernante aussi. Mais elle gouverne pour le peuple et elle représente le peuple. Voilà la différence. C’est bien cela que vous reprochez à Chavez et Castro.

                                    Pour Pericles, le peuple était les 20% de gens qui formaient l’élite athénienne. Les esclaves, les femmes, les métèques n’avaient pas le droit de paroles sur les décisions. Rien de changer dans votre démocratie bourgeoise, que vous appelez démocratie sans la qualifier. Et bien OUI, le Venezuela et Cuba ne sont pas des démocratie à la mode bourgeoise, à la mode de Péricles.

                                    Mais Duquenal, des démocraties il y en a de toutes les sortes, pas seulement celle des nantis. Je vous ai déjà dit N fois que démocratie bourgeoise s’oppose à fascisme. Mais les deux démocratie bourgeoise et fascisme sont des dictatures, celles de la bourgeoisie, celle du Capital sur le Travail.

                                    Alors quand en démocratie bourgeoise la classe du Travail arrive à prendre le pouvoir politique, rien ne va plus, ce n’est plus une démocratie....bourgeoise.

                                    « Hé ! il y a même des élection s en ce moment a Cuba et personne en va accuser Cuba d’être une démocratie !!!! »

                                    Vous continuez avec vos rengaines stupides.

                                    SI, CUBA EST UNE MERVEILLEUSE DEMOCRATIE, Celle qui est SOCIALISTE et NON BOURGEOISE.

                                    Car dans une véritable démocratie, les leviers de l’économie sont dans les mains du peuple et non dans celles d’une poignée de nantis apatrides.

                                    La démocratie tout court ne peut donc être que SOCIALISTE.

                                    Ici, à Cuba, aucun dirigeant n’est possédant, aucun n’est riche. Tous travaillent pour le peuple et non pour leurs intérêts égoïstes. Le voudraient ils que cela n’aurait aucun sens puisqu’ils ne possèdent aucun moyen d’enrichissement, aucune entreprise. Les Fils de Fidel ou de Raoul ou de Lage ou de Felipe ne vont pas hériter d’une fortune.

                                    Voilà la raison fondamentale pourquoi vous haïssez et Cuba et le Venezuela, et aussi Morales et Carrera et Ortega et encore bien d’autres à venir.

                                    Il est d’ailleurs curieux que pour donner une valeur à votre thèse stupide vous révélez une information tue par vos journaux favoris que sont Libé et le Monde.

                                    A Cuba il y a des élections !! C’est un scoop. Conclusion : il n’y a pas de démocratie.

                                    Pourquoi ? Vous ne l’avez toujours pas dit.

                                    Michel Maugis


                                  • Emile Red Emile Red 24 décembre 2007 13:42

                                    Pauvre, pauvre Duquenal, toujours du coté du manche...


                                  • wesson wesson 22 décembre 2007 02:09

                                    Voilà l’archétype l’article à passer dans la PQR ou chez les plus serviles des journaleux couchés pour qui le summum du courage consiste à critiquer depuis Paris ce qui se passe à Moscou ou Caracas.

                                    Des affirmations dignes de madame Irma (« Nicolas Sarkozy se montre, en revanche, très sincère lorsqu’il assure qu’il ne souhaite pas ’durer’ au pouvoir. » ...), des contres-vérités (« Au venezuela, Là aussi, les droits de l’opposition semblent bafoués ») et des poncifs absolus (« Heureusement, comme la France, les États-Unis, vivent dans une longue tradition démocratique et la presse est même parfois un sérieux contre-pouvoir. »). J’en passe et des meilleures.

                                    Bref, chez mado moules frites à toute heures, c’est plus digeste et gouteux que cet article fadasse et sans interêt...


                                    • Proudhon Proudhon 22 décembre 2007 11:37

                                      J’ai hésité en lisant cet article entre voter oui ou non. J’ai au final voter oui parce qu’il est intéressant dans le fait qu’il montre bien le mode de pensée des pantins du libéralisme. Quand le problème concerne ses petits amis de pensée unique, on minimise et on assène des contre-vérités comme celle-ci :

                                      « Heureusement, comme la France, les États-Unis, vivent dans une longue tradition démocratique et la presse est même parfois un sérieux contre-pouvoir. »

                                      J’aime bien le « parfois » qui souligne la honte consciente ou inconsiente de l’auteur devant de tels propos.

                                      Sur le fond du problème du nombre de mandats, si je suis ma pensée idéologique profonde, le problème ne se pose même pas, vu que je suis contre une présidence, quelle qu’elle soit. Celle des députés, sénateurs, maires et autres dictateurs aussi d’ailleurs.

                                      Le pouvoir au peuple.


                                      • Emile Red Emile Red 24 décembre 2007 13:45

                                        Et mieux : le peuple au pouvoir...


                                      • moebius 22 décembre 2007 21:00

                                        ..et le peuple c’est toi ?

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