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Accueil du site > Actualités > International > Sayonara, Japon

Sayonara, Japon

Le Japon ne sera plus jamais le même. Il y aura dorénavant un « avant Fukushima » et un « après Fukushima ». La ruine radioactive du Japon a commencé, avec ses répercussions sur le reste de la planète avec le relâchement des démons nucléaires de Fukushima par General Electric (GE) et la Tokyo Electric Power Company (TEPCO). La cruelle réalité est que cette sombre crise va durer des mois ou peut-être même des années et possiblement de longues nombreuses années étant donné que la demi-vie du plutonium 239 est de 24 000 ans.

« « Malheureusement, nous n’avons pas de prévision concrète en ce moment pour nous permettre de dire dans combien de mois ou d’années (que la crise se terminée), » a déclaré Sakae Muto, le vice-président de TEPCO »

Il y a eu plus de 823 tremblements de terre qui ont suivi celui de 9.0 ayant frappé le 11 mars 2011, et ça tremble encore. La ville de Tokyo est située à environ 250 km de Fukushima et plus de 35 millions de personnes y vivent. Tokyo est l’un des trois plus importants centres financier du monde, aux côtés de Londres et New York. Avec trois coeurs nucléaires présentement en fusion, ainsi que les piscines d’entreposage de combustible irradié utilisé en danger, cumulant depuis autour de 40 ans plus de 1700 tonnes de déchets nucléaires entreposés, les retombées nucléaires ne vont que s’accentuer dans les temps à venir et se déposer sur la capitale. Déjà 25 gouvernements étrangers ont soit fermé leurs ambassades à Tokyo, ou ont évacué Tokyo et déplacé leurs ambassades à Osaka. Les banquiers internationaux sont en train de fuir en masse Tokyo et le Japon. La US Navy a annoncé le 17 mars qu’ils étaient prêts à évacuer autant que 87 000 personnes si nécessaire et la USO a annoncé deux jours plus tard, le 19 mars, que l’armée américaine a commencé l’évacuation volontaire de 200 000 militaires et leurs personnes à charge présentement au Japon.

Pendant que tout cela se déroule, le gouvernement japonais a également exhorté plus de gens à évacuer la zone de Fukushima et il a discrètement élargi la zone d’évacuation autour de la centrale de Fukushima. En bon français, toute cette activité signifie que l’évacuation de Fukushima, du Japon et de Tokyo, a déjà commencé. Un grand nombre de personnes sont déjà « volontairement » en train de fuir le danger. Plus la crise s’éternisera, plus le nombre de personnes qui vont partir sera élevé.

L’ensemble de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi devrait être condamné, ce qui en fait le plus important des accidents nucléaires (devant l’accident nucléaire de Tchernobyl) en termes de conséquences techniques.

Les héros qu’on surnomme les « bio-robots », terme originellement donné aux travailleurs qui avaient sacrifié leur santé et leur vie pour contenir l’accident de Tchernobyl, en Ukraine, se sont battus pendant maintenant plus de deux semaines pour tout tenter dans le but de prévenir le pire scénario, soit une fusion incontrôlable des coeurs des réacteurs nucléaires et la combustion des déchets radioactifs contenus dans les piscines d’entreposage situées immédiatement au-dessus des réacteurs Mark 1, un design absolument génial de General Electric. Ils auront silencieusement et courageusement donné leur vie pour éviter le pire au reste des Japonais et du monde entier. Et très malheureusement, il semble que ce soit en vain. La bataille, à toute fin pratique, est perdue. Les taux de radiation sont si élevés qu’il sera bientôt simplement impossible d’envoyer quiconque sur les lieus de la centrale de Fukushima. Déjà, ces employés qui doivent payer le prix de leur santé de façon permanente et risque la mort pour les inepties, les mensonges, l’avarice, l’insouciance et la négligence criminelle de leurs patrons et de GE, ont subi des expositions à la radiation plusieurs fois la norme acceptable annuelle. Nul besoin de rappeler qu’il n’y a pas de dose sécuritaire dans le domaine de la radioactivité.

Dose radiative

Le principe retenu en radioprotection est de maintenir l’exposition au niveau le plus bas qu’il est raisonnablement possible d’atteindre (principe ALARA). Pour faciliter cette optimisation, les sites nucléaires français sont organisés en zones dont l’accès est plus ou moins restreint, et qui correspondent aux débits de doses suivants :

  • zone bleue : de 2,5 à 7,5 µSv⋅h-1 ;
  • zone verte : de 7,5 à 25 µSv⋅h-1 ;
  • zone jaune : de 25 µSv⋅h-1 à 2 mSv⋅h-1 ;
  • zone orange : de 2 à 100 mSv⋅h-1 ;
  • zone rouge : > 100 mSv⋅h-1.

Le débit de dose dont on est certain qu’il produit des effets biologiques dangereux se situe à partir de 1 mSv⋅h-1, c’est-à-dire en « zone jaune ». Les effets varient selon le temps auquel on y est soumis. Les effets statistiquement observables apparaissent pour des doses cumulées supérieures à 100 mSv, soit un stationnement de plus de 50 h (une semaine à plein temps) en zone jaune. Cette exposition peut être atteinte en 1 h en « zone orange ».

La dose cumulée d’une source radioactive artificielle devient dangereuse à partir de 500 mSv (ou 50 rem), dose à laquelle on constate les premiers symptômes d’altération sanguine. En 1992, la dose efficace (E) maximale pour une personne travaillant sous rayonnements ionisants était fixée à 15 mSv sur les 12 derniers mois en Europe (CERN et Angleterre) et à 50 mSv sur les 12 derniers mois aux États-Unis. Depuis août 2003, la dose efficace maximale est passée à 20 mSv sur les 12 derniers mois. En France, la réglementation fixe les limites annuelles de radiation à 20 mSv (2 rem) pour les travailleurs et à 1 mSv (0,1 rem) pour la population. (source)

La dose limite pour un travailleur du nucléaire en France est de 20 millisieverts pour une année. La limite réglementaire d’exposition en circonstances exceptionnelles est de 100 millisieverts, mais cette limite réglementaire a été exceptionnellement relevée à 250 millisieverts pour permettre aux travailleurs de continuer à travailler sur le site de Fukushima, ce qui signifie quand même que ces travailleurs nagent en pleine zone rouge quotidiennement.

Le 16 mars, aux alentours de 16 heures (heure locale), le niveau de radioactivité au-dessus de la centrale de Fukushima Daichi a atteint les 1 500 millisieverts par heure, empêchant ainsi les largages d’eau par hélicoptères[116].

Selon l’AIEA un niveau de radiation de 400 millisieverts par heure a été observé entre les unités 3 et 4[117]. À ce taux de radiation, un travailleur du nucléaire sur le site de Fukushima Daichi est exposé en 3 minutes à la dose limite admise en France pour une année.

Le 24 mars 2011, les équipes de l’AIEA ont enregistré des taux de 161 microsievert par heure dans les villes de Namie dans la préfecture de Fukushima, à 8 km au nord ouest de la centrale[122]. Une population exposée à ce taux pendant 5 jours accumule 20mSV, ce qui correspond à la dose autorisée en un an pour un travailleur du nucléaire en France. En 25 jours soumis à ce taux, la population exposée atteindrait la limite de 100mSV, seuil à partir duquel les risques de cancers dus à la radioactivité augmentent significativement.

Le 13 mars 2011, à 2 km de la centrale de Fukushima Daiichi, la radioactivité ambiante a été mesurée à 0,1 mSv/h[126],[127], soit un taux environ 800 fois supérieur à la radioactivité ambiante moyenne par heure : cela signifie qu’à quelques kilomètres de la centrale, on se trouve déjà en zone jaune.

Selon le Réseau Sortir du Nucléaire[128], des mesures effectuées à 2 km de la centrale de Fukushima Daiichi par six journalistes de l’association Japan Visual Journalist Association ont permis de constater un débit de dose s’élevant à 10 voire 100 milliröntgens par heure (soit 0,1 voire 1 millisievert par heure), débit selon eux « dramatiquement élevé ».

Des mesures indépendantes relevées dans la journée du 12 mars indiquent des niveaux de radioactivité très élevés sur toute la zone : jusqu’à 1 mSv à deux kilomètres de la centrale[129]. (source)

Les taux de radiation à 20 km de la centrale de Fukushima sont maintenant 1600 fois plus élevés qu’à la normale.

Radioactivité dans le site

Le Premier ministre japonais, Naoto Kan, a déclaré « l’état d’alerte maximale », laissant entendre que trois des réacteurs nucléaires situés à Fukushima sont présentement en fusion. Le réacteur N°3 qui fonctionnait depuis peu avec du MOX, un mélange d’uranium et de plutonium, est fissuré et donc des fuites y sont présentes. D’ailleurs, des échantillons prélevés à l’intérieur et à l’extérieur des bâtiments ont décelé du plutonium, l’élément chimique le plus toxique connu de la science. Ils ont décelé du plutonium 238, 239 et 240. TEPCO a rapporté que des taux de radiation 100 000 plus élevés que la norme ont été mesuré dans de l’eau contaminée sous le réacteur N°2, dans des tunnels et qui se déverse maintenant dans l’océan adjacent. (source)

De l’eau dans un tunnel à l’extérieur du réacteur N°2 a un taux de radiation excédant 1 Sievert/heure, a rapporté un porte-parole de TEPCO, un niveau si élevé qu’un employé ne peut demeurer dans la zone affectée plus de 15 minutes, selon les normes d’exposition actuelles. Une exposition à cette dose pendant 30 minutes entrainera des nausées alors que quatre heures d’exposition pourrait mener à la mort, selon la U.S. Environmental Protection Agency (EPA).

Voici donc la situation en détail pour les six réacteurs de la centrale nucléaire de Fukushima :

La société TEPCO a pompé de l’eau douce dans les réacteurs n°1, n°2 et n°3 , a rapporté l’Agence de la sécurité nucléaire et industrielle du Japon. L’alimentation externe a été rétabli pour les six réacteurs en date du 22 mars, selon la Tokyo Electric Power.

Réacteur N°1 : Le réacteur est très dégradé. De l’eau contaminée s’est rendue jusque dans les salles des machines, signifiant clairement que qu’il y a absence d’étanchéité de l’enceinte de confinement ou du circuit de refroidissement. Le combustible est endommagé. L’eau contaminée dans la structure de turbine contient 10 000 fois le rayonnement de l’eau de refroidissement régulière, selon l’agence NHK. La société a commencé à enlever l’eau contaminée provenant du sous-sol de la salle des machines et préparera plusieurs pompes pour évacuer l’eau, a indiqué l’agence. L’appareil a été endommagé depuis l’explosion d’hydrogène survenue le 12 mars qui a détruit les murs du bâtiment. La gravité de la menace que représente le réacteur envers la sécurité est évaluée au niveau cinq sur l’échelle internationale de 1-7.

Réacteur N°2 : Tout comme le réacteur N°1, il est excessivement endommagé et de l’eau contaminée s’infiltre aussi dans les salles des machines. L’eau contaminée dans la structure de turbine contient 100 000 fois plus de rayonnement que l’eau de refroidissement normale, toujours selon l’agence japonaise de nouvelles, NHK. La société prévoit retirer l’eau contaminée, mais avec de tels rayonnements, la tâche sera très ardue et quasiment impossible. La société prévoyait commencer à utiliser de l’eau douce pour remplir la piscine de combustible à partir du 28 mars, a indiqué l’agence. L’enceinte de confinement a été endommagé dans une explosion du 15 mars et un câble d’alimentation a été reconnecté à l’unité le 19 mars. Le réacteur est noté à un niveau de cinq concernant la menace qu’il pose.

Réacteur N°3 : Réacteur lui aussi très dégradé. Les barrières de confinement ne sont certainement plus étanches et le combustible est endommagé. Le New York Times rapporte qu’il y aurait une longue fissure verticale, sur le côté et jusqu’au bas de l’enceinte de confinement, laissant s’échapper des fluides et des gaz toxiques. L’eau contaminée dans la structure de turbine contient 10 000 fois le rayonnement normal et elle s’est infiltrée dans la salle des machines. La société est en train d’examiner des moyens d’éliminer l’eau contaminée. Une explosion survenue le 14 mars a endommagé la couverture de l’unité de combustible. La menace du réacteur est noté à un niveau de cinq. L’analyse de 5 échantillons de sols prélevés indique que du plutonium s’échappe du réacteur et est un signe qu’il y a fusion du coeur, qui rappelons-le, fonctionnait au MOX. Le pire est qu’aux dernières nouvelles, une grue se serait effondrée sur les barres de combustible MOX du réacteur N°3. Il s’agit d’une massive grue interne intégrée à la structure d’acier qui déplace les barres du réacteur vers la piscine de combustible usé, ce qui signifie que les tiges qui contenaient du plutonium sont endommagées.

Cette grue s’est effondrée il y a deux semaines. Le gouvernement japonais et TEPCO ont menti à ce sujet, sachant très bien que seul cet incident pourrait déclencher une catastrophe nucléaire aussi grave que Tchernobyl. Les gouvernements et les banquiers ne veulent pas de panique. Le Nikkei, Dow Jones, et le maintien de l’industrie de l’énergie nucléaire sont plus importants que la vie humaine et l’environnement.

Réacteur N°4 : La société prévoit injecter de l’eau dans la piscine de refroidissement de combustible usé. L’Agence de la sécurité nucléaire et industrielle du Japon a indiqué le 17 mars qu’il n’y a peut-être plus d’eau dans la piscine. Le réacteur est évalué à trois sur le niveau de menace. Ce réacteur était en cours de maintenance lors du tremblement de terre.

Réacteur N°5 : Cette unité était inactive et en entretien avant le séisme. Le réacteur est correctement refroidi. La pompe alimentant le circuit de refroidissement s’est abruptement arrêté le 24 mars, mais elle a été réparé et elle fonctionne.

Réacteur N°6 : Le réacteur est atteint et correctement refroidi depuis le 20 mars à 19h27, lorsque la température est tombée en dessous de 100 degrés Celsius, a indiqué la compagnie. Un générateur de secours a été réparé le 19 mars, selon un communiqué de presse de la société. L’unité était inactive et en entretien avant le séisme.

Ajoutant aux difficultés, l’augmentation du niveau de contamination dans la mer près de l’usine. De l’iode 131 radioactif atteignant une concentration 1850,5 fois la limite légale a été détectée dans un échantillon d’eau de mer prise samedi dernier, à environ 330 mètres au sud de l’usine, près d’un drainage à la sortie des quatre réacteurs en difficulté, par rapport à 1250,8 fois la limite qui fut mesuré la journée précédente, soit vendredi, a indiqué l’agence.

Le danger des piscines de refroidissement des combustibles utilisés

Après avoir été retirés du cœur d’un réacteur, les éléments combustibles usés continuent de dégager de la chaleur, et sont entreposés dans une piscine, l’eau servant à la fois pour les refroidir et de barrière aux rayonnements qu’ils émettent[69]. La température et le niveau d’eau de ces piscines doivent être constamment contrôlés ; la température de la piscine est normalement maintenue à 25 °C au maximum, ce qui demande un refroidissement constant[69].

Le défaut de renouvellement d’eau extérieure pour le refroidissement d’une piscine d’entreposage du combustible usagé entraîne au bout d’un certain temps l’évaporation (0,4 litre par seconde et par mégawatt)[70] et l’ébullition du liquide, occasionnant alors l’échauffement puis l’éclatement (lié à l’oxydation) des crayons de combustible hors d’eau[71]. En outre, les piscines d’entreposage sont extérieures à l’enceinte de confinement résistante des réacteurs (elles sont confinées dynamiquement en service normal) et sont ainsi plus facilement exposées à l’atmosphère[72].

Cette situation est potentiellement très grave : si l’eau des piscines s’évapore (ce qui peut prendre quelques jours), les éléments combustibles irradiés qu’elle contient peuvent fondre ou prendre feu, répandant leurs produits de fission directement dans l’atmosphère[73],[74].
Dans un tel cas, les rejets radioactifs correspondants seraient bien supérieurs aux rejets survenus jusqu’à présent[75]. Un tel accident serait du niveau de gravité de celui de Tchernobyl. (source)

Conclusion

Mais ne vous en faites pas, ça va bien aller. Comme les autorités le répètent si souvent, il n’y a aucun risque pour la sécurité et la santé humaine, encore moins pour l’environnement et la chaine alimentaire.

Source : Les 7 du Québec, Les Nouvelles Internationales et CentPapiers


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30 réactions à cet article    


  • Pyrathome Pire alien 2 avril 2011 16:07

    Le Nikkei, Dow Jones, et le maintien de l’industrie de l’énergie nucléaire sont plus importants que la vie humaine et l’environnement....

    Faire marcher la planche à billet pour éviter la panique....le Japon ( son gvt..) vient d’injecter 700 milliards de dollars débités sur le compte des Japonais...
     TEPCO sous contrôle mais pas nationalisé !! le PDG en arrêt maladie depuis le 13 mars.....
    De plus ils mentent comme des arracheurs de dent...
    Tout va bien en occident, on en parle même plus....on est rentré dans une situation surréaliste et hallucinante de cynisme et de bobards aussi gros que des montagnes !!
    Un grand merci de cet article très précis et pertinent !! comme on aimerait en voir sur nos médias complétement à la rue, à part quelques rares exceptions..
    J’ai malheureusement l’impression que l’on se dirige à terme vers une évacuation pure et simple d’une partie ou entière du Japon, cette situation« terra incognita » est totalement inédite et la boite de pandore est ouverte sans qu’aucune technologie « humaine » puisse en venir à bout et la refermer....je me trompe ? 


    • epapel epapel 3 avril 2011 17:28

      J’ai malheureusement l’impression que l’on se dirige à terme vers une évacuation pure et simple d’une partie ou entière du Japon.

      Envisager que 127 millions de personnes évacuent le Japon, vous ne trouvez pas que vous délirez un peu ?

      Dans le pire des cas la zone d’exclusion fera 40km de rayon (dont la moitié en mer) soit 2500 km² de zones habitées et donc environ 2 millions de personnes à reloger.


    • Leo Le Sage 3 avril 2011 20:57

      Par epapel (xxx.xxx.xxx.9) 3 avril 17:28 « Dans le pire des cas la zone d’exclusion fera 40km de rayon »
      Non.
      Ca peut faire plus de 40 km.

      En tout cas je suis d’accord avec vous que de toutes les façons ce ne sera pas un exode massif en dizaines de millions.

      Je soupçonne que c’est un autre poisson d’avril pour perturber une fois de plus l’économie japonaise...
      Ah oui, la haine des jaunes est toujours aussi vivace et tenace ! smiley
      (je ne parlais pas de vous évidemment)


    • cathy30 cathy30 2 avril 2011 16:59

      bonjour et merci pour cet article. cette catastrophe est gérée depuis le début d’une manière ahurissante ; Le réacteur n°2 est à présent percé et l’eau est rejettée en mer.

      http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2011/04/02/une-fissure-decouverte-sur-le-reacteur-n-2-de-la-centrale-de-fukushima_1502047_3216.html


      • Pépé le Moco 2 avril 2011 18:01

        Chère Cathy30,
        Effectivement, cette catastrophe est gérée depuis le début de façon ahurissante et scandaleuse, cependant votre lien avec le journal « Le Monde » n’est pas très heureux.
        Ce torche cul est un fervent défenseur du capitalisme (voir article du Fakir) et par conséquent du lobby nucléaire.
        Il aurait été plus heureux de vous référencer au site du CIIRAD.
        Bonne lecture.


      • epapel epapel 3 avril 2011 20:46

        Nulle n’est parfaite.


      • Pmbouchet Pmbouchet 23 avril 2011 14:44

        Tout a fait d’accord d’ailleurs il s’agit de la Criirad et non Ciirad. smiley


      • ELCHETORIX 2 avril 2011 17:36

        merci pour votre article l’auteur
        je constate que les médias ne parlent de ce qui se passe au JAPON qu’avec parcimonie , et c’est là que l’on voie la puissance du lobby nucléaire qui impose l’omerta au sujet de la suite de cette catastrophe nucléaire à FUKUSHIMA , de la même manière nous n’avons toujours pas la vérité concernant la pollution du pétrole en mer des Caraïbes avec l’explosion de la plateforme de BP dans le golfe du Mexique.
        Conclusion ces 2 lobbies , nucléaire et pétrolier sont très puissants pour acheter les médias occidentaux avec la complicité des « autorités » politiques,auxquels j’ajoute la « puissance » des financiers - tout ce joli monde ne se soucie en rien des populations , ils ne jurent que par la « croissance » et le profit , rien d’autre !
        RA .


        • Pmbouchet Pmbouchet 23 avril 2011 14:48

          Les infos n’ont Jamais ete autant disponibles. Arretons de dire que nous sommes desinformes parce que nous n’avons pas le courage de prendre le temps de les chercher ou de payer le prix pour les avoir.


        • patroc 2 avril 2011 18:52

           Excellent article, merci !..

           Vous êtes aujourd’hui pratiquement le seul à nous donner des nouvelles de fukushima.. Ailleurs, c’est la politique de l’autruche ou le silence radio, gravité de la situation oblige, sans doute.. La catastrophe est planétaire et surtout, il ne faut pas montrer l’impuissance humaine face à ce désastre, areva n’y survivrai pas !.. Et nous ?..


          • epapel epapel 3 avril 2011 17:31

            Que comptez-vous faire si les toutes les informations son diffusées et qu’elle sont très décourageantes, vous suicider ?


          • amipb amipb 2 avril 2011 19:42

            Article intéressant, mais qui cède malheureusement à un catastrophisme bien occidental.

            Evidemment, le gouvernement fantoche japonais et la Tepco ont menti, mentent et continueront à mentir, au détriment des japonais, mais j’ose espérer, d’après les nouvelles que je reçois de là-bas, que la forte perte de confiance des japonais dans leurs personnalités politiques et leurs institutions va engendrer un grand coup de balai.

            Il ne faut pas sous-estimer un peuple qui n’a plus rien à perdre. Peut-être faudrait-il ajouter, à votre titre : Konnichiwa atarashii no Nihon.


            • AntoineR 2 avril 2011 21:01

              « Il ne faut pas sous-estimer un peuple qui n’a plus rien à perdre »


              Personnellement, j’avais surtout sous-estimé les japonais dans leur docilité. Je suis vraiment étonné par leur manque de réaction vis à vis de leur gouvernement. Ce peuple aura bientôt atteint la perfection attendue par nos financiers et gouvernants.

              « mais qui cède malheureusement à un catastrophisme bien occidental. »

              ça fait du bien quand même d’entendre autre chose (et qui parait d’ailleurs plus réaliste) que les infos gnan-gnans des JT qui minimise systématiquement l’accident (incident si j’utilise leur vocabulaire). 

            • amipb amipb 2 avril 2011 21:28

              Le mot docilité n’est pas vraiment celui qui vient à l’esprit, il s’agit bien plutôt d’une cohésion sociale liée à l’originie insulaire et, en grossisant un peu le trait, à l’harmonie du shinto.

              Bien sûr que la situation est catastrophique, et j’ai peut-être le défaut de ne pas avoir de télévision pour constater le « gnan-gnan » de nos médias, préférant à cela les articles acerbes du Asahi shinbun ou les sites d’informations sur le Net.

              Je tenais juste à ne pas céder dans le pessimisme visant à dire « Au revoir, Japon », là où, au contraire, cette énrome catastrophe a de grandes chances d’amener de profonds changements dans ce pays, et peut-être de par le monde car nous ouvrons les yeux sur notre faible maîtrise du nucléaire.

              Puissent les japonais panser leurs blessures et trouver le moyen de trouver une nouvelle voie, politique comme énergétique. Le monde les regarde.


            • François M. 2 avril 2011 20:57

              Bonjour à vous tous,

              Merci pour les commentaires positifs et de prendre le temps de prendre connaissance des informations. Je m’attends à ce qu’on me taxe d’alarmisme et de catastrophisme aussi dans les commentaires négatifs ou critiques. À ceux-là, je répondrai d’avance en disant que je n’ai rien à gagner du sensationnalisme et en fait tout à perdre. Ce n’est pas mon intention d’être alarmiste ou quoi que ce soit. La situation est déjà bien assez grave en elle-même et si j’avais voulu en beurrer épais, j’aurais aussi ajouté au texte la tragédie causé par le tremblement de terre de 9,0 et le tsunami avec des photos à fendre le coeur en plus des autres centrales nucléaires qui ont aussi des problèmes avec leurs réacteurs et qui rejettent des matières et des gaz radioactifs.

              On n’a pas besoin de faire du catastrophisme, la situation l’est déjà. Les médias et les autorités mentent aussitôt qu’ils ouvrent la bouche et refusent encore d’admettre que Fukushima est déjà bien pire que Tchernobyl. Alors tant que les autorités et les médias n’admettront pas que cet accident est de niveau 7, on se fera taxer d’alarmisme, même s’il est déjà clairement évident de par les faits que c’est le cas.

              Une campagne extraordinaire est déjà en place pour minimiser l’ampleur, les conséquences et implications de Fukushima. Soyons vigilants...

              François Marginean


              • Pyrathome Pire alien 2 avril 2011 21:24

                Le niveau 7 oui, multiplié par autant de réacteur en perdition.....
                Il faudra même créer un niveau 8 , voire 9.....
                Je ne vois pas de catastrophisme dans cet article, je n’y vois que la vérité et l’objectivité......faut croire qu’elle n’est pas bonne à entendre pour les oreilles sensibles....


              • slipenL’air 2 avril 2011 21:24

                @l’auteur
                bon travail d’investigation et explication simple et très compréhensible
                des normes en radioprotection.
                c’est une catastrophe ainsi que le tsunami
                Il faut appeler un chat, un chat même quand ont met le pied dedans. 

                Pour rappel, le césium 137 de Tchernobyl est remonté,fixé et
                en partie réactivé dans la cellulose des arbres. 

                Qui veut ce faire un petit feu de bois ?

                Mycologie : Attention au Cesium 137 radioactif des champignons

                Eléments chimiques   Période radioactive
                Uranium 238         4,47 milliards d’années
                Potassium 40 1,3 milliards d’années
                Uranium 235        704 millions d’années
                Carbone 14 5730 ans
                Radium 226        1600 ans
                Césium 137 30,2 ans
                Strontium 90       28,8 ans
                Tritium 12,3 ans
                Cobalt 60         5,27 ans
                Iode 131 8,05 jours
                Phosphore 30     2,55 minutes
                Hélium 6 0,82 seconde


                • La râleuse La râleuse 3 avril 2011 11:24

                  Bonjour François M.
                  Vous ne pouvez imaginer à quel point je suis heureuse de voir publié votre excellent article.
                  Si je peux me permettre ce jeu de mot, vous « faites la pige » à bien des journalistes professionnels.
                  Tout ce que je pourrais dire pour vous exprimer mon admiration pour votre travail ne serait qu’une pâle copie des commentaires élogieux que j’ai lus.
                  Cordialement,


                  • François M. 3 avril 2011 14:48

                    Je suis heureux de savoir que tout ce travail puisse être apprécié par vous et apporter un certain éclairage. Je le fais en toute humilité et de mon mieux. Quand c’est rendu qu’on doit faire le travail des vrais journalistes, il y a de quoi se poser des questions !

                    Au plaisir !

                    François Marginean


                  • epapel epapel 3 avril 2011 20:45

                    Et plus si affinité.


                  • François M. 3 avril 2011 14:51

                    En audio, si ça peut vous intéresser, avec le sympathique accent québécois :

                    17 – Japon – Fukushima

                    [youtube http://www.youtube.com/watch?v=–Y9nnN0G3c&fs=1&hl=en_US

                    18 – Japon – Fukushima – Comprendre la radioactivité

                    [youtube http://www.youtube.com/watch?v=ikdUUMMP1ig&fs=1&hl=en_US

                    19 – Japon – Il y aura un avant et un après Fukushima

                    [youtube http://www.youtube.com/watch?v=Ub61pwJ8dzs&fs=1&hl=en_US

                    20 – Japon – Fukushima – Oligarchie, ces hommes se sacrifient pour nous à cause de tes choix

                    [youtube http://www.youtube.com/watch?v=BH7z9VfXS5g&fs=1&hl=en_US


                    Pour trouver le reste de l’émission :

                    http://www.youtube.com/user/Stef2892#g/c/10EBC3DAA996363C

                    et

                    http://archives.choq.fm/2011-03-28/128_129.mp3

                    =========================================


                    18 – Nucléaire VS Energie libre – L’énérgie libre et gratuite existe depuis 100 ans !!

                    [youtube http://www.youtube.com/watch?v=UshTrEYZHgY&fs=1&hl=en_US

                    21 – Japon Fukushima – HAARP – Quand l’impensable devient probable

                    [youtube http://www.youtube.com/watch?v=mW_Dgum0veU&fs=1&hl=en_US

                    22 – Japon Fukushima – Stuxnet – Le virus qui veut la peau de Siemens

                    [youtube http://www.youtube.com/watch?v=5fUqu2cCH7I&fs=1&hl=en_US


                    Pour trouver le reste de l’émission :

                    http://www.youtube.com/user/Stef2892#g/c/872701E6DF3D7F8E

                    et

                    http://archives.choq.fm/2011-03-21/128_129.mp3


                    • Laury 3 avril 2011 19:29

                      Un grand merci a l’auteur pour toutes ses informations que nous ne trouvons ,cela est sur pas
                      dans nos médiats aux ordres.
                      Merci aussi pour tout les commentateurs qui pour une fois sont plus prêts de la vérité !!!!
                      quant cela ce produit il faut aussi le dire !!


                      • epapel epapel 3 avril 2011 20:44

                        Et quand on est tous d’accord ce n’est plus la peine de débattre, c’est moins fatiguant.


                      • Pmbouchet Pmbouchet 23 avril 2011 15:11

                        Chere Laury,
                        Ces informations et bien d’autres sont librement disponibles. Francois ne pretend d’ailleurs pas avoir de source particuliere. comme la plupart de ce que nous avons le plaisir de voir sur ce site.


                      • karpediem karpediem 3 avril 2011 21:19

                        Merci @l’auteur pour ce très bon article ;

                        POUR M’EN ALLER AILLEURS ..... voilà quinze années qu’on les blâmait et qu’ils nous méprisaient :
                        j’espère que là, l’Europe va pouvoir échanger les secours de ses techniciens et ingénieurs nucléaires contre l’arrêt définitif de la pêche nippone à la baleine , au thon rouge , au dauphin, au requin par morceaux choisis ... voire à la corne de rhinocéros ou au sabot de girafon .



                        • epapel epapel 3 avril 2011 22:21

                          Au moins ça aurait servi à quelque chose, enfin une note positive.


                        • amipb amipb 4 avril 2011 07:31

                          La Japon ne pêche pas le requin, et n’utilise pas le rhinocéros ou le girafon : ces animaux sont utilisés dans la pharmacopée chinoise.

                          J’espère comme vous que ces pratiques barbares cesseront, mais j’ai des doutes quant à la pression internationale, qui me semblerait, de plus, déplacée en cette période de deuil.


                        • Pmbouchet Pmbouchet 23 avril 2011 15:06

                          Cher Karpediem,
                          En ce qui concerne les thons rouges, ce ne sont pas les Japonais qui les pechent mais les Europeens et le probleme de la dimunition des populations de thons vient de ce que nous, Francais, Espagnols et autres portugais n’arrivons pas a nous mettre d’accord sur des quotas de nos peches.


                        • stephanie stephanie 4 avril 2011 12:12


                          La coupe d’une centrale à Fukushima :

                          http://www.asn.fr/index.php/Site-de-l-ASN-Special-Japon/Accident-de-Fukushima 


                          et L’EMISSION de FRANCOIS MARGINEAN en direct sur

                          http://www.choq.fm/

                          de 20h ou 21h jusqu’à 22h ou 23h le lundi soir en FRANCE

                          de 15h à 17h au Quebec


                          • Pmbouchet Pmbouchet 23 avril 2011 16:10

                            Dommage qu’il n’y ait pas de conclusion a cette article smiley

                            Pour les coup, il est difficile de dire si les erreurs (nombreuses) doivent etre relevees ou pas.

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