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Accueil du site > Actualités > International > Sécession de rattrapage : L’Amérique profonde contre Obama et les (...)

Sécession de rattrapage : L’Amérique profonde contre Obama et les élites de Washington

Faut-il s’inquiéter d’une montée d’un extrémisme ’sudiste’ aux Etats-Unis ?

La guerre de Sécession ne cesse de hanter la vie politique américaine. Je dois immédiatement préciser que son résumé caricatural l’emporte sur la version historique des événements qui ont déchiré les Etats-Unis entre 1861 et 1865. Le fantôme de cette guerre déformée revient sur le devant de la scène en cet automne 2009, tout particulièrement en France, alors même que cette histoire extra-européenne n’apparaît dans aucun programme scolaire hexagonal. Les Américains les mieux instruits n’échappent certes pas aux clichés.

Dans Minuit dans le jardin du bien et du mal, Clint Eastwood filme ainsi la société la plus huppée de Savannah, en Georgie. Le cinéaste joue au procureur dans un procès déguisé des aristocraties, qu’elles soient issues de la naissance, de l’argent ou de la politique. A Savannah, les vieilles maisons coïncident avec une gentry discrètement décadente. Le raffinement des allées ombragées évoque une cité provinciale de l’ancienne Angleterre, habitée par de bien sombres personnages. Par leurs outrances ils sont sans doute conformes au roman de John Berendt que je n’ai pas lu [voir aussi ce blog].

La Sécession couronne un processus complexe, qui ne se limite pas à la lutte des abolitionnistes du Nord contre les esclavagistes du Sud. On connaît généralement le fossé séparant en 1861 l’Amérique citadine de l’Amérique rurale. Mais la distinction géographique entre l’Union et la Confédération suffit au commun des mortels. Dans cette vision ramassée du combat entre le Nord et le Sud, les marges septentrionales balayées l’hiver par les vents arctiques s’opposent aux bordures du golfe du Mexique nappées de brumes estivales étouffantes. La guerre civile a au contraire ravagé une frange moyenne, un interstice vague appelé haut Sud faute de mieux. Dans cette partie nord du Sud, on trouve le piémont appalachien, les vallées de l’Ohio et de la Tennessee, mais aussi l’Etat de Virginie. A l’exception de la présence ou de l’absence d’esclaves, rien ne distingue les parties adverses avant et pendant la guerre (1861 - 1865). Les Confédérés prennent par exemple pour capitale Richmond, une ville à moins de deux cents kilomètres de Washington.

La guerre civile s’abat sur un pays prospère et en paix avec le monde. Moins de vingt mille soldats dispersés dans des postes sur la Frontière attendent alors l’arme au pied, dans les confins des terres indiennes. Le premier réseau ferré continental constitué dans les années 1850 relie l’Amérique de la colonisation anglaise, aux nouvelles terres de l’Ouest encore bornées par la vallée du Mississippi. Le train permet de transporter des marchandises sur longues distances. Il en résulte un accroissement rapide du pouvoir d’achat des Américains. L’idée d’un nouvel Eldorado se développe et attire de nouveaux migrants traversant par milliers l’Atlantique. Au même moment, les famines et les révolutions poussent les pauvres, les marginaux et les rejetés à l’exil. Ceux-ci créent vite des tensions sociales.

La naissance du parti Républicain dont le premier candidat se présente à la présidentielle de 1856, quatre ans avant l’élection du républicain Lincoln incarne ces tensions de façon ambigüe. Protectionnistes pour capter les déclassés de la grande crise de 1857, les Républicains raflent le vote anti-catholique (nativiste), séduisent les membres des sociétés secrètes (know-nothing) ou des ligues prônant la tempérance. Sur la question de l’émancipation des esclaves, les principaux responsables de ce parti neuf en disent le minimum au cours de la campagne de 1860. Lincoln et ses amis rechignent même à se rendre dans les Etats esclavagistes, au contraire du démocrate Douglas... Quoi qu’on puisse penser par la suite de la figure du président intronisé en février 1861, il porte avec son parti une responsabilité insigne dans l’exaspération des passions.

Last, but not least. La majorité des congressistes de Caroline du Sud - le plus ancien Etat confédéré - votent en faveur de la Sécession à la fin du mois de décembre 1860 au nom d’un droit inscrit dans la Constitution américaine. Les Caroliniens s’insurgent contre l’ingérence prévisible de l’Etat fédéral. Dans les jours qui suivent, le haut Sud ne bouge cependant pas, et reste bon an mal an fidèle à l’Union. Seule la convocation des milices d’Etat par le président Lincoln déstabilise les Unionistes partisans d’un statu quo, et amène le basculement du haut Sud du côté de la Confédération. Le siège du Fort Sumter par la milice de Caroline du Sud sert donc de déclencheur à la guerre. Point n’est besoin de décrire celle-ci. En avril 1865, le général Lee se rend à Appomattox et met un point final à une guerre d’agression contre un Etat de droit. Car la défense de l’esclavage reposait sur la défense paradoxale de la propriété contre l’Etat. Et les Confédérés se réclamaient abondamment des Pères fondateurs de l’Union, assimilant par la suite les Habits rouges aux Tuniques bleues.

Mais les vaincus ont souvent tort. Cette guerre engagée à la légère a fauché des dizaines de milliers d’hommes dans la fleur de l’âge : on dénombre au minimum 600.000 morts. L’esclavage n’était pas seulement un crime contre l’humanité : il ne pouvait se perpétuer depuis l’interdiction de la traite négrière. L’abolition de l’esclavage en 1863 signée par décret présidentiel à l’automne 1863 est bien le seul point positif de la guerre de Sécession. Si la victoire nordiste a rendu possible la coexistence entre Noirs et Blancs, elle a dans un premier temps posé les bases de la ségrégation raciale. Quant aux régions mises à sac par les armées de Grant, beaucoup ont définitivement perdu leur vitalité économique et démographique, comme la Georgie après le passage de l’armée Sherman, véritable Attila des temps modernes.

Alors je frémis en lisant Corine Lesnes le 30 octobre 2009. 

« Comme disent les politologues, la Caroline du Sud est devenue ’l’épicentre de la résistance’ à l’administration Obama ; le bastion de ce Sud au passé racial chargé que Barack Obama n’a pas réussi à capturer et dans lequel il n’a pas effectué la moindre visite depuis son élection. Ce Sud qui, politiquement, s’éloigne de plus en plus du reste du pays : quand 67 % des Américains ont une opinion favorable du président, ils ne sont que 27 % dans le Sud, selon un sondage de l’institut Research 2000, effectué à la mi-octobre.

La Caroline du Sud est le dixième Etat le plus pauvre du pays. Elle est encore parsemée de champs de coton, et elle cultive aussi une tradition rebelle. Cet Etat a été le premier à faire sécession pendant la guerre civile (1861-1865), le dernier à honorer Martin Luther King d’un jour férié. Le drapeau confédéré se dresse toujours au pied du Capitole, dans la capitale Columbia. [... Les Néoconfédéréssont persuadés que Barack Obama a l’intention de remodeler l’Amérique et de l’emmener ’loin de nos fondateurs. Et loin de Dieu’, comme dit Charles Butler, pasteur (noir) à Orangeburg. Ils s’estiment dépositaires de la vérité américaine originelle et revendiquent le droit des Etats de résister à la ’mainmise du gouvernement fédéral’. D’où le choix du nom ’Tea Party’ pour leur mouvement, en référence à la révolte contre les Anglais. ’C’est un code, dit Jennifer Read, une jeune activiste de Beaufort. Ils essaient de faire passer l’idée que, eux, sont les ’vrais Américains’’. Kevin Alexander Gray, un écrivain et commentateur de gauche, fait la même analyse. Pour lui, les ’néoconfédérés vivent dans l’héritage de la guerre civile’. Même langage, même insistance sur les droits des Etats par rapport au gouvernement fédéral, même manière d’être contre le Nord, de se présenter comme des rebelles.  » [Le Monde]

Dans La Croix du week-end suivant (31 octobre - 1er novembre), Gilles Biassette enfonce le clou, avec une traversée de l’Amérique profonde, hostile à l’administration Obama. Il a rencontré des Blancs déclassés ou peu diplômés, parfois un peu racistes, aigris à cause des inégalités croissantes (La vie des idées), haineux vis-à-vis d’un personnel politique fédéral qu’ils jugent lointain, dilapidateur et corrompu, toujours prêts à se réunir pour défendre dans la rue des causes perdues. La dernière en date touche à l’augmentation des impôts, et suscite des TEA party. Le jeu de mots (Taxed Enough Already) est un clin d’œil à la réunion des premiers insurgents à Boston en 1773. 

Le petit peuple néo-confédéré s’agite au moindre bruissement, suspectant des complots comme madame Soleil des perturbations : sur les attentats du 11 septembre, sur le réchauffement climatique, ou sur les banques détentrices de fonds publics. Les inquiets redoutent plus encore les atteintes présumées aux libertés fondamentales, et Dieu sait si leur imagination est féconde. Les attaques viennent de toutes parts, c’est en tout cas ce que croient les paranoïaques, et menacent les valeurs chrétiennes comme la possibilité de porter une arme. Selon Gilles Biassette, des dizaines de milliers d’hystériques ont perdu le sens commun. Ils font effectivement penser à cette période de turbulences qui a précédé la guerre civile. Espérons donc qu’il n’y aura pas de Sécession de rattrapage...

PS./ Geographedumonde sur les Etats-Unis : La fin du capitalisme attendra encore un peu‘Le Nouveau Monde’, comme une ode à l’Ancien MondeClint casse la baraquePetits travers des grands travaux, Wild wild Midwest, l’approvisionnement électrique de la Floride, le vieillissement de la population dans le nord-est, le départ des mafieux new-yorkais, le pb des biocarburants ; sur la Californie (un, deux et trois).

Incrustation : Confederate flag. Et puis une petite video...


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42 réactions à cet article    


  • LE CHAT LE CHAT 3 novembre 2009 11:10

    le Dixieland est toujours peuplé d’immondes rednecks !! horreur !  smiley :—))

    Momo m’a dit que Le Pen est un gauchiste comparé à ceux de confederate railroad


    • morice morice 3 novembre 2009 16:38

      ajoutez-y Claude Luter, qui faisait pareil en France... 


    • Céphale Céphale 3 novembre 2009 11:51

      Merci à l’auteur pour cette excellente étude. Voici dix ans que je ne vais plus aux Etats-Unis, mais j’ai toujours eu la même vision de l’Amérique profonde, que ce soit au Texas, en Georgie, dans l’Iowa et ailleurs. Petites bourgades où l’on va à l’église le dimanche et où l’on cause sans rien connaître du monde, un monde où il y a des bons (eux) et des mauvais (nous).

      J’avais gardé de nombreux contacts e-mail avec des Américains assez évolués, surtout en Californie. On arrivait à discuter sans passion. Depuis le 11/09/2001 c’est fini. Triste Amérique !


      • Mr Pigeon Mr Pigeon 3 novembre 2009 14:28

        Réponse @ Céphale.

        Parfois, des marginaux viennent sur AgoraVox, où l’on cause sans rien connaître du monde, un monde où il y a des bons (les ouvriers et paysans) et des mauvais (les bobos).

        Sur AgoraVox, certains étaient assez évolués, surtout dans le quartier Barbès à Paris. On arrivait à discuter sans passion. Depuis le débat sur l’identité nationale c’est fini. Triste France !


      • ZEN ZEN 3 novembre 2009 17:25

        Pigeon
        Etes-vous un (pigeon) voyageur ?


      • Mr Pigeon Mr Pigeon 8 novembre 2009 09:51

        Réponse @ Céphale et ZEN.

        Voici deux liens, qui devraient vous inciter à cultiver vos connaissances, sur la guerre de sécession, plutôt qu’à cultiver votre arrogance.

        http://i33.tinypic.com/5u4bpy.jpg
        http://www.blackconfederates.com


      • Jean-paul 3 novembre 2009 12:19

        Cephale
        Acette arrogance bien francaise !!!!
        Ou l’on cause sans rien connaitre du monde .
        Les francais ne sont ils pas connus comme adorant debattre et donneurs de lecons ?
        En France on va au PMU le dimanche et l’on cause sans rien connaitre du monde ,bref la France profonde


        • eratosthène 3 novembre 2009 14:05

          L’article est très intéressant.
          J’ai eu un peu peur quand j’ai vu le titre de l’article, qui n’est après tout que journalistique pour attirer l’attention.
          L’analyse est nuancée et pertinente.
          Je suis allé dans le Missouri l’année dernière, j’étais pas loin de Saint Louis, une ville à forte communauté noire, mais dans un coin conservateur.
          Il y avait certes des enjeux économiques colossaux derrière la guerre de sécession qui ont poussé inéluctablement au conflit mais la situation était devenue délétère depuis les années 1850. Le Nebraska connaissait déjà une guerre civile larvée.
          Enfin, Lincoln bien qu’assez modéré sur les droits des Noirs, était sincèrement opposé à l’esclavage. Les wide awake, les milices républicaines, relevaient d’un engagement sincère.
          Vous parlez du candidat démocrate, Douglas. Déjà, c’était un « northern democrat », il y avait un en effet un candidat « southern democrat » John C. Breckinridge, partisan décomplexé de l’esclavage. Douglas était de ceux qui voulait éviter la guerre civile en proposant que l’esclavage soit décidé dans chaque Etat par référendum et interdit dans les territoires.


          • zvalief 3 novembre 2009 14:23

            pour ma part, je suis beaucoup plus inquiet de la montée des extrémistes religieux qui savent parfaitement profiter (comme partout d’ailleurs) de la détresse et du désenchentement des gens.
            quand on voit un reportage comme « jesus camp », où ces pseudo religieux affichent clairement leur volonté de créer une théocratie, ainsi que leur fièrté de voir des enfants endoctrinés dès le plus jeune âge déclarer qu’ils sont près à mourrir pour jésus, il y a vraiment de quoi s’inquiéter.
            c’est vrai qu’il existe ce même genre d’extrémistes dans l’islam et dans le judaisme, mais il n’y a pas le même potentiel militaire chez ces derniers.


            • Radix Radix 3 novembre 2009 14:28

              Bonjour

              Il y a un truc que je n’ai jamais compris dans la guerre de sécession c’est la raison de cette guerre ?
              D’après la constitution américaine chaque état entrait librement dans la fédération étant implicite le fait qu’ils pouvaient en sortir tout aussi librement !

              Visiblement la guerre de sécession devrait s’appeler la guerre de domination !

              La lutte contre l’esclavagisme semble un prétexte tant les états du nord étaient largement aussi racistes que les états du sud (la suite de l’histoire l’ayant amplement démontrée), donc la clé est ailleurs... Ne serait-ce pas la richesse des états du sud qui faisait envie ?

              Et Alamo c’est quoi au juste ? Sinon une guerre de conquête sous de faux prétextes ?

              Radix


              • eratosthène 3 novembre 2009 14:47

                Dire que le nord était aussi raciste que le sud est exagéré.
                Il y a un pas entre ne pas tolérer l’autre et le mettre en esclavage.
                Cependant, Lincoln a attribué des droits civiques aux Noirs qui se verront très vite rognés par la très conservatrice cour suprême de l’époque qui jugea anticonstitutionnel le civil rights act of 1875 et les Jim Crow laws.
                Les redeemers feront pression pour la ségrégation dans la reconstruction dans une optique d’union nationale. Les Sudistes connaitront leur heure de gloire lors de l’élection de Woodrow Wilson, premier citoyen des anciens Etats confédérés à accéder à la présidence à la guerre de sécession. Il va introduire la ségrégation dans l’administration présidentielle.
                A la même époque, on assiste à une importante migration de la population noire vers le Nord pour travailler dans les usines d’armement (première guerre mondiale), ce qui est très mal vécu par les ouvriers blancs. C’est dans ce contexte qu’émergent les émeutes raciales de East St Louis où les ouvriers blancs vont brûler et piller les quartiers noirs.
                La ségrégation reprend du poil de la bête et est instaurée à cet époque là dans plusieurs Etats soit bien après la guerre de sécession.


              • Radix Radix 3 novembre 2009 14:59

                Bonjour Eratosthène

                Cela ne répond pas à la question que je me pose : pourquoi les états du nord n’ont-ils pas acceptés la sécession du sud qu’autorisait la constitution américaine ?

                Radix

                PS - Pour Lincoln il était lui-même propriétaire d’esclaves !


              • eratosthène 3 novembre 2009 15:03

                Parce qu’ils ne pouvaient accepter que l’intégrité du territoire américain soit fissurée.
                Les sudistes défendaient le droit des États (d’où le nom de « confédérés ») alors que les nordistes étaient pour un État fédéral (une instance supranationale qui a priorité sur les États).
                Je ne crois pas que la constitution américaine autorisait la sécession.


              • eratosthène 3 novembre 2009 15:06

                Lincoln ne possédait pas d’esclaves, de toute façon, il ne le pouvait pas qu’il vivait dans l’Illinois qui était un free state.


              • Radix Radix 3 novembre 2009 15:12

                Ben si, la sortie était aussi libre que l’entrée.

                Je ne défend pas l’esclavagisme, mais je n’aime pas l’hypocrisie qui consiste a accuser son adversaire de profits que l’on convoite.

                Tu as d’ailleurs, en partie, répondu à ma question en soulignant que la masse « d’esclaves libérés » avaient travaillée dans les usines du nord !

                Certainement avec un salaire nettement inférieur et des conditions de vie de même !

                CQFD

                Radix


              • Radix Radix 3 novembre 2009 20:27

                Bonsoir Chanteclerc

                Cela ne dit pas pourquoi le nord a refusé la sécession du sud ?

                Radix


              • eratosthène 4 novembre 2009 00:14

                radix, aucun article de la constitution américaine n’autorisait la sécession à l’époque.
                Peut être que je me trompe, mais dans ce là, cite-le moi.
                De plus, ce sont les confédérés qui ont déclenché la guerre en attaquant fort sumter en Caroline du Sud le 12 avril 1861.

                Enfin, quand l’OAS a voulu s’emparer du pouvoir, l’Etat français a réagit.
                L’Etat de droit n’a pas à être bafoué et encore moins par des groupes extrémistes qui revendiquent la sécession pour défendre leur domination sur d’autres individus.


              • eratosthène 4 novembre 2009 00:16

                Les ouvriers noirs des usines du Nord n’étaient pas des esclaves.
                Il y a une différence entre être salarié (condition de 85% des Français aujourd’hui) et être la propriété d’un autre et donc soumis à son bon vouloir.
                radix, il faut savoir nuancer ses propos et surtout les appuyer sur des faits.


              • Radix Radix 4 novembre 2009 17:56

                Bonsoir

                Jefferson Davis était beaucoup moins péremptoire mais à sa décharge il connaissait mieux la constitution : "Le 4 juillet 1858, il délivre néanmoins à Boston dans le Massachusetts un discours dans lequel il se prononce contre la sécession entre les états du nord et du sud. Il réitère un discours similaire le 11 octobre pour défendre l’intégrité de l’Union. Pour Davis, chaque état est toutefois souverain et a le droit inaliénable de se retirer de l’union. Si il est personnellement défavorable à la sécession, c’est parce qu’il pense que le Nord ne laisserait pas l’union se disloquer paisiblement et qu’il sait que le Sud ne dispose pas des ressources militaires et navales nécessaires pour se défendre.« 

                J’ajouterais que si le sud a »officielement" tiré le premier coup de canon à fort Sutter c’était face à l’intransigeance des nordistes qui refusaient d’évacuer un fort qui ne leurs appartenait plus !

                En ce qui concerne les esclaves ils étaient beaucoup moins bien payés que les ouvriers blanc et c’est une des raisons qui ont fait énormément progresser le racisme au Nord.

                Il est bon de sortir des clichés à l’eau de rose en ce qui concerne l’histoire !

                Radix


              • morice morice 3 novembre 2009 14:32

                On nous rejoue un feuilleton catastrophe connu, là avec l’histoire des deux Amériques.... c’est Jericho que l’auteur nous décrit !



                drapeau 

                hélico

                bref, tous les ingrédients de thèses séparatistes plus ou moins sous-jacentes aux texte du jour, un peu trop alarmiste à mon goût... le trait est bien EXAGERE.

                • John Lloyds John Lloyds 3 novembre 2009 14:36

                  Les peuples sont comme les troupeaux de veaux qui ne réagissent qu’une fois arrivés à l’abattoir, même le bétail décervellé possède l’intuition de sa fin proche. Donnez au peuple un semblant de liberté, une bagnole et une téloche, et il s’imagine qu’il vit dans le modèle de civilisation le plus élaboré.

                  Dans le cas de ces crétins d’américains, il suffisait de leur coller une statue de la liberté pour avoir les coudées franches et imposer un impérialisme mondial que déjà le Che dénonçait il y a 50 ans. Aujourd’hui, au bord de l’abysse, après avoir été balladé pendant des décennies par le dinosaure bicéphale républicains/démocrates, le peuple à l’agonie commence à se révéiller.

                  Je ne dirais donc qu’une chose : après avoir dilapidé leur niveau de vie sur le dos du tiers monde et au prix de guerres interminables, les américains voient arriver la facture. Et ce sont les enfants de cette génération démente qui vont la payer. Voilà ce qu’a fait le peuple américain : préparer le cercueil de ses enfants, en ayant encore revoter pour le pire de ses fossoyeurs, Obama, le plus gros budget électoral de tous les temps, et il fallait vraiment être débile pour ne pas voir d’où venait ce budget.

                  Pour plus d’info, voir le meilleur reportage sur le sujet, fall of the republic, qui vient d’être sous-titré en français


                  • ASINUS 3 novembre 2009 14:48

                    @john lloyds
                    l année derniere sur ce site je me suis fais traiter de raciste quand je disais simplement d aller voir les sponsors d Obama , ben non nos savants intellectuels sont convaincus qu il est bon puisque Noir.


                  • John Lloyds John Lloyds 3 novembre 2009 20:25

                    Oui, je me souviens, j’ai aussi été un des premiers à dénoncer la blague, y en a un paquet qui ont dû tomber de haut ... « CHANGE » .... Héhé, ils vont l’avoir leur changement smiley


                  • ASINUS 3 novembre 2009 14:46

                    hé hé si tous les rednecks d occidents pouvaient se reveiller et renvoyer aux oubliettes de l histoire tous les penseurs censeurs intellectuels cosmopolites qui savent mieux que les peuples et les nations ce qui est necessaire au bonheur des « sus dit » .Yep on verrai pas mal d intellectuels savants courir pour sauver leur peau , yep un tel spectacle serait non
                    seulement réjouissant mais ne serait que justice vu la deliquescence ou les miasmes
                    de ces penseurs de la bontée du bon droits et de la justice nous ont entrainé . Viennent
                    les heures ou les peuples decideront que le vote n est pas l unique épée pour nous debarrasser des blabla de la democrasouille ploutocrate marchande apatride , si l exemple peu venir du sud profond baste nous chanterions Dixie land !


                    • Massaliote 3 novembre 2009 16:14

                      BIEN DIT .


                    • Massaliote 3 novembre 2009 16:22

                      « Le petit peuple néo-confédéré s’agite au moindre bruissement, suspectant des complots comme madame Soleil des perturbations : sur les attentats du 11 septembre, sur le réchauffement climatique, ou sur les banques détentrices de fonds publics. Les inquiets redoutent plus encore les atteintes présumées aux libertés fondamentales, et Dieu sait si leur imagination est féconde.  »

                      Quels imbéciles, heureusement que des esprits éclairés, tels que l’auteur, sont là pour nous prouver que tout est faux... Ah, ce ne sont pas les Français qui risqueraient d’imaginer que le pouvoir est corrompu, que ses élites sont des fripouilles et que les banques mènent le pays à sa perte. Quels abrutis ces Sudistes ! Sales péquenots racistes et bornés ! C’est très réconfortant de constater la différence entre nos deux pays...


                      • franck2010 3 novembre 2009 16:38

                        « Le petit peuple néo-confédéré s’agite au moindre bruissement, suspectant des complots comme madame Soleil des perturbations : sur les attentats du 11 septembre, sur le réchauffement climatique, ou sur les banques détentrices de fonds publics. Les inquiets redoutent plus encore les atteintes présumées aux libertés fondamentales, et Dieu sait si leur imagination est féconde. Les attaques viennent de toutes parts, c’est en tout cas ce que croient les paranoïaques, et menacent les valeurs chrétiennes comme la possibilité de porter une arme. Selon Gilles Biassette, des dizaines de milliers d’hystériques ont perdu le sens commun. Ils font effectivement penser à cette période de turbulences qui a précédé la guerre civile. Espérons donc qu’il n’y aura pas de Sécession de rattrapage... »


                        On croirait entendre un journaliste néo-libéral là .... arrogance anti-populaire....le petit blanc du sud est forcément un abruti, forcément à côté de la plaque. Que vous soyez partisan de la VO du 11 septembre soit ! Mais le climat comment pouvez vous être sûr , sur les banques semblerait qu’ils partagent l’avis de beaucoup de gens hors des USA.

                        Oui, des changements radicaux et dramatiques peuvent se produire...car même s’ils avaient tort sur tout, quand ils voient leur niveau de vie menacé comme jamais , même avec de mauvaises analyses, ils seront dans le vrai quand ils décideront de se rebeller.





                        • ZEN ZEN 3 novembre 2009 17:32

                          Il existe un vrai risque de dérive populiste aux USA, qui m’apparaît inquiètante, mais qui s’explique :

                          Risque de dérive droitière...

                          -"La timidité de Barack Obama et son refus d’oser un programme économique digne de ce nom en dépit de la formidable popularité personnelle dont il jouit dans les sondages jusqu’ici, est en train de décevoir plus d’un Américain.
                          ..l’Histoire nous enseigne que si les « classes possédantes » empêchent le populisme de s’exprimer et de s’épanouir, il peut potentiellement en découler une vilaine dérive droitière.« (D.I.)

                          - »A Washington et alentour, tout le monde ne pense plus qu’à une chose : se faire le scalp des dirigeants d’AIG et de tous les intrus, criminels, profiteurs qui se cachent dans les coins sombres de Wall Street. Même les plus extrêmes des neocons, qui portèrent fort hautes les couleurs de la démocratie financière US, des marchés libres, du “chaos créateur” de l’ultra-libéralisme, du modèle économique et financier à promouvoir au bout du fusil, même ceux-là s’y mettent, et pas avec le dos de la cuiller comme à leur habitude. ThinkProgress.org signale, le 17 mars, l’intervention, notamment de Charles Krauthammer, demandant qu’on les pende en place publique, ou qu’on importe une guillotine from the French" (Ddefensa)

                          Obama face à la montée de la fièvre populiste :


                          • morice morice 3 novembre 2009 18:17

                            hang them high ! vieux réflexe !


                            c’est quoi l’amérique ?? ce sont les acheteurs de WalMart. Un site les recense : il y plus de 400 cliché à voir et autant de remarques édifiantes sur ce que SONT les Etats-Unis ;

                            c’est ici :`

                            il y a 4 clichés par page et plus de 80 pages ...

                            • Radix Radix 3 novembre 2009 21:06

                              Bonsoir Morice

                              J’ai suivi ton lien et fasciné j’ai été jusqu’au bout !

                              J’ai eu l’impression de voir les laissés pour compte de la course au rêve américain, il font comme si il étaient encore dans la course alors que pour eux elle est perdue depuis longtemps.

                              Il n’ont plus, pour se raccrocher, que l’illusion d’être qu’ils expriment à travers des tenues excentriques qu’ils pensent originales.

                              C’est une désespérance à la fois émouvante et ridicule !

                              Radix


                            • eratosthène 4 novembre 2009 00:28

                              Il faut arrêter de considérer les Américains comme des boeufs.
                              Déjà, la part de diplômés du supérieur dans la population est plus élevée que chez nous et ils ont produit nombre de prix nobels.
                              Bien sur, certaines pratiques culturelles peuvent nous sembler incompréhensibles mais comme nous l’a enseigné Claude Levi-Strauss décédé aujourd’hui, il faut savoir faire preuve de relativisme culturel, c’est à dire arrêté de considérer les autres cultures d’un point de vue ethnocentrique et ne pas porter de jugement de valeur.


                            • Jean-paul 4 novembre 2009 02:26

                              @ radix et morice
                              Allez visiter les campings francais l’ete et vous pourrez faire les memes photos que celles de Walmart .
                              Des photos des clients de Lidl ????


                            • ASINUS 3 novembre 2009 20:08
                              c’est quoi l’amérique ?? ce sont les acheteurs de WalMart
                              yep quel mépris envers tout un peuple chez l éduqué français des rednecks certes certes mais si nous visitions quelques salles de repos de nos doctes professeurs français nous y trouverions force tyraneaux des belles lettres auteurs d indispensables pensum de 30tomes sur les turpitudes us nous y trouverions de futurs deserteurs trouvant epuisants d eduquer les fils du vulgum pequm donneur de leçons democratique mais parfois incapable d eviter les pires érrements à leurs propres progenitures , bref nous trouverions chez nos diplomés français dispensateurs de savoir de morale et courtoisie uniquement a l usages des autres nous trouverions disais je la choses la mieux partagée xhez wallmark ou ici meme des trous du culs

                              • Christoff_M Christoff_M 3 novembre 2009 22:17

                                il faut s’inquièter des belles promesses idéalistes et trompeuses des USA d’Obama et de l’Europe sarkozyenne qui amèneront déception, désenchantement et chômage massif...

                                Ce ne sont que deux marionnettes avec des plans com sponsorisés par les financiers et les médias mondialistes... ce mensonge entretenu amènera des révoltes et des remontées extrémistes néfastes pour l’équilibre, déjà fragile, du monde occidental...

                                Chirac avait réussi a contenir l’extrême droite nocive de manière habile... l’élève Sarkozy a bien du mal et malgré censure et répression, controle des médias classiques, il sera à l’origine de la renaissance de l’extreme droite et de l’extrême gauche, un écrivain célèbre l’avait prévu... Mais est ce que tout « dérapage » ne sera pas prétexte à une repression encore plus visible, à des caméras partout et à des arrestations arbitraires sous prétexte de....

                                Quand à Obama, la situation était mouvante, il est très attendu au tournant...
                                Au moindre faux pas il peut déclencher des réactions de haine ou même des menaces personnelles, la bas on risque plus qu’en France ou on râle beaucoup dans les bistrots, les clubs, sur internet, mais on ne va pas jusqu’au bout...

                                La bas la présidence a un prix !!! certains l’ont payé cher et quand un scandale éclate, il y a plus d’effets collatéraux que chez nous...


                                • Christoff_M Christoff_M 3 novembre 2009 22:19

                                  l’Amérique d’Obama a autant de sens et de valeur que l’Europe actuelle...

                                  depuis l’avènement du sarkozysme chez nous et à sa présidence...


                                  • moebius 3 novembre 2009 22:30

                                     ObamaSarkosy ? fonction, AmériqueEurope ? .... ????? je pas compradentionnez


                                    • moebius 3 novembre 2009 22:32

                                      la toutim dé la la question que qu’est ça quo ? que quoi n, a ce dont que qu’est que que donc que ?


                                      • eratosthène 4 novembre 2009 00:25

                                        Il est à rappeler qu’il y a très peu de choses à craindre des groupes d’extrême-droite américains. Ils sont là depuis les débuts de la vie politique américaine.
                                        Bien sur, il y a eu l’attentat d’Oklahoma city du fanatique Timohty McVeight mais la menace terroriste existe partout et ensuite, la lutte anti-terroriste qui s’est intensifiée sous George W.Bush a considérablement resserré l’étau autour des groupuscules d’extrême-droite qui se sont retrouvés affaiblis.


                                        • Christoff_M Christoff_M 4 novembre 2009 03:52

                                          Idem chez nous depuis que Sarkozy le censeur est passé à l’intérieur, bien relayé maintenant au niveau zéro de l’intelligence par Hortefeux et Mam....


                                        • Mr.K (generation-volée) Mr.K (generation-volée) 4 novembre 2009 10:48

                                          Quel belle propagande,

                                          « paranoiaque » « complot des banques »Le systeme bancaire actuel concentre les richesses dans peu de mains à l’instar des peuple mais ce n’est pas grave,ce qui pense ça sont paranoïaque.
                                          abrutis va.

                                          J’ajouterais,elle est bien belle la blague du « grant à ruiné l’economie sudiste » ,je pensé que c’etait la fin de l’esclavagisme qui avait ruiné une economie basé sur l’esclave comme force de travail.

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