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Accueil du site > Actualités > International > Selon Dick Cheney, les Iraniens vont accueillir les envahisseurs américains (...)

Selon Dick Cheney, les Iraniens vont accueillir les envahisseurs américains à bras ouverts

Pour l’instant, c’est encore une guerre de mots. Avant la guerre des armes, peut-être ? Samedi, Mahmoud Ahmadinejad a, une fois de plus, montré sa détermination à discréditer Israël : «  ce pays représente l’étendard de Satan et il est sans doute en voie de désintégration ». «  Quand la philosophie à la base de la création d’un régime est remise en cause, il n’est pas improbable qu’il se retrouve sur la voie du déclin et de la dissolution », a soutenu le président iranien. N’avait-il pas affirmé, il y a peu, que les Libanais et les Palestiniens avaient pressé le « bouton du compte à rebours » pour mettre un terme à l’existence de l’État d’Israël ? Pour l’instant, l’État hébreux fait la sourde oreille aux attaques verbales d’Ahmadinejad. Ils s’en trouvent pourtant qui craignent de plus en plus de voir Israël se lancer une attaque éclair pour détruire les sites atomiques de l’Iran, forte de la conviction des États-Unis que l’Iran fabrique secrètement des armes nucléaires.

Les États-Unis sont insatisfaits de la tournure des événements aux Nations unies, où leur volonté d’imposer de nouvelles sanctions à l’Iran se heurte à celle des autres membres du Conseil de sécurité. Washington impose déjà des sanctions commerciales unilatérales à l’Iran. De l’avis de certains diplomates à New York, trois membres permanents occidentaux du Conseil de sécurité (États-Unis, France, Grande-Bretagne) y sont favorables, mais la Chine et la Russie devraient, comme à l’accoutumée, se montrer plus réticentes : le Premier ministre britannique Gordon Brown a jugé de son côté « probable » une nouvelle résolution de l’ONU sanctionnant l’Iran. Moscou et Pékin craignent qu’une troisième résolution n’affecte directement leurs intérêts économiques en Iran.

Le gouvernement américain annonce un budget substantiel de 30 milliards de dollars pour armer cinq pays arabes du Proche-Orient, l’Égypte, l’Arabie Saoudite, le Koweït, le Bahreïn et la Jordanie, et une augmentation substantielle de l’aide financière et militaire accordée à Israël, tout cela dans le but de contrer l’Iran. Le sous-secrétaire d’État américain, Nicolas Burns, vient de le réaffirmer : «  Lorsqu’un ami des États-Unis se trouve dans une région aussi dangereuse que celle-ci, nous apportons notre soutien. C’est un investissement à long terme et l’Amérique a un intérêt majeur à la sécurité d’Israël  ». Cette assistance militaire et financière a pour but également de permettre à Israël de continuer à développer une économie de croissance malgré les menaces qui se développent dans la région. Pour la Frankfurter Rundschau : «  favoriser une course à l’armement au Proche-Orient revient à jeter de l’huile sur le feu. Il y a encore un espoir que cette stratégie reste à l’état de projet à Washington : le Congrès doit, en effet, encore donner son aval au projet présidentiel ». Et selon le journal, il serait souhaitable qu’il ne le donne pas.

Moscou est de plus en plus irrité par l’attitude des États-Unis au Proche-Orient, craignant une mainmise régionale au détriment de ses intérêts. Comme l’explique le quotidien, Nezavissimaïa Gazeta, Moscou amorce la livraison, à la Syrie, de 50 systèmes Pantsyr pour près de 900 millions de dollars (SA-22, dans la terminologie de l’Otan). Un haut responsable de l’industrie militaire russe dément ces informations tout en estimant, toutefois, qu’il n’y aurait, en principe, « aucun obstacle » à une livraison de ces systèmes directement à l’Iran, si ce pays le souhaitait. Vladimir Poutine a pris la décision de reprendre les vols permanents de l’aviation stratégique russe suspendus en 1992. Il rappelle, qu’en 1992, la Russie avait suspendu ses vols stratégiques unilatéralement. « Hélas, tout le monde n’a pas suivi notre exemple », constate M. Poutine, ajoutant que cela créait des problèmes pour la sécurité russe.

À ce propos, l’historien Michael Stürmer, ex-conseiller du chancelier allemand Helmut Kohl, constate que les Occidentaux ont fait pas mal d’erreurs vis-à-vis de Moscou en ne saisissant pas que la Russie voulait se tailler une place digne d’elle dans le monde. En absorbant la Géorgie et l’Ukraine, l’OTAN agit, selon l’historien, sur la Russie comme un morceau d’étoffe rouge sur un taureau. Il voit là une grande erreur ne se disant pas du tout convaincu de la nécessité de déployer le bouclier anti-missile américain en Europe de l’Est.

Du côté de la Syrie, le ministre des Affaires étrangères, Walid al-Mouallem, vient de déclarer, lors d’une entrevue à la chaîne de télévision libanaise NBN, qu’un «  été chaud jouerait en notre faveur et correspondrait aux intérêts des peuples de la région  ». Et il a ajouté tout simplement que : «  la Syrie n’attendra pas encore quarante ans pour récupérer le Golan  ». Pour sa part, la ministre des Expatriés, Bouthaina Shaaban, a déclaré à la BBC : «  Nous espérons qu’aucune guerre n’éclatera et souhaitons vivre en paix sur notre terre  ». Le vice-président syrien, Farouk al-Chareh, a voulu se faire rassurant : «  La Syrie ne veut pas la guerre, Israël le sait bien. Mais la Syrie se prépare car Israël cherche n’importe quel prétexte pour lancer une guerre  ».

Le Sunday Telegraph avance que le Hezbollah serait sur un nouveau pied de guerre : «  La milice chiite aurait acheté de vastes terrains à des druzes et chrétiens au nord du Litani, de façon à peupler ces régions de militants chiites pro-Hezbollah et de construire des postes de défense en vue d’une nouvelle conflagration armée avec Israël. Le secrétaire général du Hezbollah a affirmé, dans son dernier discours télévisé le 14 août, qu’une grande surprise attendait Israël s’il s’aventurait dans une nouvelle agression contre le Liban  ». Selon L’Orient Le Jour, dans les coulisses politiques et diplomatiques, chacun se demande en quoi consiste cette fameuse surprise. D’autant que Nasrallah a affirmé qu’elle serait de nature à modifier le cours de la guerre et peut-être la physionomie de la région. D’aucuns prétendent que l’Iran, à partir de son programme nucléaire militaire, en aurait donné des « miettes » au Hezbollah, qui, lui, serait plus susceptible de les utiliser puisqu’il est en confrontation directe avec Israël. Dès le mois de septembre, et à mesure que le président américain devra affronter des problèmes internes, avec l’approche de l’échéance présidentielle américaine, le Hezbollah pourrait être tenté de se lancer dans une sorte de fuite en avant qui consisterait à lancer des frappes aériennes contre l’Iran.

Créés en 1979, par le fondateur de la République islamique, l’imam Khomeiny, la mission première des Gardiens de la révolution est la défense de la révolution. Washington s’attaquerait ainsi à une institution clé du régime islamique iranien en décidant de « désigner spécialement de terroriste mondial » le corps des Gardiens de la révolution iranien (CGRI). Les Gardiens de la révolution, constamment honorés par les caciques du régime, conservent la réputation de grande ferveur religieuse mise au service de la défense de la Révolution, comme le stipule la constitution, contre les « ennemis » de l’extérieur, mais aussi de l’intérieur. Le CGRI devrait donc rejoindre prochainement Al-Qaïda, le Hezbollah libanais, le Hamas palestinien et au total une quarantaine d’autres organisations étrangères sur cette liste. Son inscription pourrait intervenir dès le mois d’août, croient des officiels américains cités par le New York Times. Elle pourrait être reportée si le Conseil de sécurité de l’ONU adoptait de nouvelles mesures contre Téhéran, pour le contraindre à suspendre son programme nucléaire. Façon de riposter, dans le langage diplomatique, aux puissances qui s’opposent à la volonté de Washington aux Nations unies.

Plusieurs centres d’études internationales évaluent le nombre du CGRI à environ 120 000 hommes mais l’Institut international des études stratégiques de Londres évalue plutôt leur nombre à 350 000. Dans les faits, ses effectifs restent un secret d’État. Connus également sous le nom de Pasdaran, les Gardiens de la révolution sont responsables des forces spéciales al-Quds, soupçonnées d’appuyer des groupes extrémistes chiites en Irak, des miliciens islamistes du Hezbollah libanais, du Hamas et du Djihad islamique. Leur désignation en tant qu’organisation terroriste permettrait aux États-Unis de s’attaquer au réseau d’entreprises qui leur est affilié. Cela donne également aux autorités les moyens légaux de saisir et de confisquer « les biens qui sont utilisés - ou destinés à être utilisés - pour le financement du terrorisme, des actes terroristes ou des organisations terroristes, ou qui en constituent le produit ». Le gouvernement américain est déjà engagé dans une grande campagne internationale pour couper l’accès de l’Iran aux systèmes financiers.

« On ne peut nier l’importance du pouvoir des Pasdaran, les Gardiens de la révolution, qui s’étend de l’industrie de l’armement jusqu’à des pans entiers de l’économie du pays », fait remarquer le politologue égyptien Mustafa Labbad, spécialiste de l’Iran, dans une entrevue accordée à Delphine Minoui, du journal suisse Le Temps. « Mais si les Américains pensent en finir, de la sorte, avec le programme nucléaire iranien, c’est une erreur stratégique car ce n’est pas ça qui freinera Téhéran dans ses ambitions », fait observer Mustafa Labbad.

D’après une étude du Groupe de crise international basé à Bruxelles, cité par la Commission des affaires étrangères du Conseil national de la résistance iranienne, la branche technique du CGR, connue sous le nom de Ghorb Khatam, a arraché des contrats de premier plan au gouvernement Ahmadinejad, y compris un contrat de 1,2 milliard de dollars pour construire une partie du passage souterrain de Téhéran, un contrat d’oléoduc de 1,3 milliard de dollars et une commission sans offre de 2,09 milliards de dollars pour développer certaines parties du vaste champ de gaz naturel de Pars Sud. Le général Abdolreza Abed, le patron de Ghorb, qui est aussi le commandant adjoint du CGR, a déclaré dans une rare interview de juin 2006 dans un journal iranien officiel que la valeur totale des 1 200 projets de la compagnie avant de nouveaux contrats importants se montait à environ 3,5 milliards de dollars.

Mahan Abedin, chercheur au Centre d’étude sur le terrorisme, basé à Londres, dont les propos sont rapportés par Le Temps, «  explique que la structure des Pasdaran fonctionne de façon suffisamment opaque pour pouvoir continuer, d’une façon ou d’une autre, ses activités ». Mahan Abedin, constate de plus que : «  D’importants cadres du pouvoir sont d’anciens Pasdaran : Mahmoud Ahmadinejad, le président ultra-conservateur, Ali Larijani, le principal négociateur sur le dossier nucléaire, ainsi que de nombreux ministres et députés  ». Pour lui, la décision américaine s’avère « immature  », au moment même où l’ambassadeur américain vient d’entamer des discussions, à Bagdad, avec son homologue iranien sur la question de la sécurité en Irak : « Hassan Kazemi-Qomi, l’ambassadeur d’Iran à Bagdad, est un ancien des Pasdaran, tout comme une grande partie de son staff. Mettre les Gardiens de la révolution sur la liste des organisations terroristes, c’est se priver de la possibilité de prolonger les pourparlers avec Téhéran  ».

Le décret permettrait aux États-Unis de bloquer les actifs des terroristes et d’interrompre des opérations commerciales étrangères qui « fournissent soutien, services ou aide à des terroristes, ou s’associent à eux d’une manière ou d’une autre ». Nulle entreprise américaine ne sera autorisée à traiter avec les pasdarans : «  Les étrangers qui fournissent un soutien à une organisation figurant sur la liste du département d’État ou qui ont des relations avec elle, peuvent être empêchés d’entrer aux États-Unis ou, s’ils sont déjà sur le territoire des États-Unis, être expulsés dans certaines circonstances ».

La riposte iranienne est venue de l’ancien président Mohammad Khatami : «  Les Américains devraient savoir que dans ce domaine, comme dans celui de l’énergie nucléaire, ils affrontent une nation unie. Et la grande nation iranienne n’abandonnera jamais ses défenseurs de la révolution. S’ils agissent de manière insensée dans ce domaine, les Américains mettront le pied dans un bourbier dont ils ne se dépêtreront jamais  », a déclaré Mohammad Khatami, membre de l’Assemblée des experts chargée de nommer le guide suprême, lors des prières hebdomadaires à l’université de Téhéran. L’Iran a menacé de frapper les intérêts régionaux américains si son programme nucléaire était attaqué et le commandant en chef Yahya Rahim Safavi a noté que des missiles iraniens pourraient frapper des vaisseaux de guerre qui navigueraient n’importe où dans la mer d’Oman et le Golfe.

Dans la foulée de la décision américaine, la France pourrait s’aligner sur Washington : «  Nous réfléchissons à des mesures supplémentaires, dans le cadre d’une nouvelle résolution du Conseil de sécurité, contre les membres et soutiens du régime iranien refusant de se conformer aux demandes de la communauté internationale. Un certain nombre de ces mesures et de dispositions visent dans la résolution 1 747 du Conseil de sécurité des Nations unies les Gardiens de la révolution », a dit à France Presse un porte-parole du ministère, Hugues Moret.

Gwynne Dyer, journaliste canadien basé à Londres, considère, dans une analyse publiée par Cyberpresse, que cette démarche est extrêmement provocatrice dans la mesure où le CGRI n’est pas une bande de fanatiques indépendants. C’est une branche officielle de l’État iranien, composée de 125 000 hommes, qui opère parallèlement à l’armée régulière. Selon Gwynne Dyer : «  Dick Cheney et son groupe pensent que le régime religieux en Iran s’effondrerait à la première pression intense - puisque le peuple iranien éprouve le désir d’une démocratie sur le modèle américain
- et que l’attaque doit être menée pendant que le président Bush est encore en fonction (car aucun de ses successeurs n’aurait le cran de diriger une telle opération)
 ». Le secrétaire à la Défense, Robert Gates, estime qu’attaquer l’Iran ne serait pas raisonnable tandis que ceux qui entourent le vice-président Dick Cheney pensent que c’est indispensable.

Gwynne Dyer émet de sérieuses réserves sur cette théorie : «  trop engagés en Irak et en Afghanistan, les États-Unis ne peuvent pas dégager d’importants effectifs supplémentaires pour envahir et occuper un pays montagneux de 75 millions d’habitants. Les États-Unis peuvent bombarder l’Iran à l’envi et frapper toutes les installations nucléaires, réelles et présumées. Mais après cela, il ne leur restera plus d’options ». L’Iran pourrait dès lors cesser d’exporter son pétrole : «  En retirant du marché les trois millions et demi de barils de brut journaliers, en l’état actuel des choses, les prix du brut seraient propulsés jusque dans la stratosphère. L’Iran pourrait aussi se montrer sévère et fermer l’ensemble du trafic des pétroliers dans un rayon correspondant à la zone de portée de ses missiles ».

Mohsen Sazegara, 52 ans, a occupé de hautes fonctions dans le gouvernement iranien jusqu’en 1989 avant de prendre ses distances avec le régime. Cofondateur de l’armée idéologique, les Gardiens de la révolution, avocat d’un référendum sur la Constitution, il fut emprisonné quatre fois, et observa 79 jours de grève de la faim en 2003. Il est sous le coup d’une condamnation à six ans de prison en Iran pour atteinte à la sécurité nationale et propagande contre le régime. Figure de la dissidence iranienne, il est maintenant chercheur à l’université américaine de Harvard. Il vit aux États-Unis depuis 2005.

Dans une entrevue à l’Agence France Presse, Mohsen Sazegara met en garde les États-Unis : «  Le vice-président (Dick Cheney) et certains commandants américains en Irak représentent une fraction qui estime qu’il faut châtier l’Iran. Sanctionner les Gardiens de la révolution n’est peut-être que l’une des conséquences dont le président américain a parlé la semaine dernière. Mais je crois que la pression du Congrès et des lobbies juifs (pour un durcissement américain) est efficace ». [...] «  Le régime a montré par son comportement que tout ce qu’il veut, c’est gagner du temps. Par exemple, (ils pensent que) si les démocrates prennent le pouvoir aux États-Unis, ce sera autant de temps de gagné pour leurs activités nucléaires. Tout devrait passer par la négociation. Mais, dans toute négociation, vous devez montrer votre force. Il faut brandir la carotte et le bâton. Sinon l’Iran ne cherche qu’à gagner du temps  ».

L’expérience irakienne n’a pas servi, selon Gwynne Dyer, de leçon à Dick Cheney : «  À Washington, de nombreux (peut-être la majorité) généraux et amiraux de haut rang en sont conscients. En privé, ils ne sont pas partisans d’une attaque contre l’Iran qu’ils savent vouée à l’échec. Mais, en fin de compte, ils respecteront les ordres. Le vice-président Dick Cheney et sa clique n’en sont pas conscients. Ils préfèrent croire que les Iraniens accueilleront les envahisseurs américains à bras ouverts et avec des cris de joie. Vous savez, comme l’ont fait les Irakiens. Le pire, c’est que Dick Cheney semble remporter cette bataille à la Maison-Blanche  ».

Selon Iran Resist : «  Les mollahs disent envisager l’arme du pétrole quand les Américains évoquent l’option militaire  ». L’arme du pétrole serait de caractère « dissuasif ». L’arme du pétrole des mollahs ne ressemble pas à l’option militaire de Bush : il ne s’agit pas d’une fausse menace.

En conclusion, comme l’indique le Groupe de crise international de Bruxelles : «  Washington aurait tort de conclure que la solution réside dans une pression accrue comme elle l’envisage à présent (par une position plus agressive en Irak et un renforcement de sa présence navale dans le Golfe) et, à plus forte raison, dans une intervention militaire plus directe. Il serait facile pour les détracteurs d’Ahmadinejad au sein du régime d’invoquer l’isolement de l’Iran pour durcir leurs attaques contre un ennemi politique mais ils n’hésiteront pas à fermer les rangs derrière lui s’ils estiment que la République islamique ou ses intérêts vitaux sont en jeu. En se montrant disposés à entamer un dialogue avec l’Iran sans poser de conditions dans le domaine nucléaire, sur l’Irak ou sur les relations bilatérales, les États-Unis feraient preuve de sagesse et rendraient un grand service aussi bien à eux-mêmes qu’à la région dans son ensemble ».


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95 réactions à cet article    


  • ZEN ZEN 20 août 2007 11:55

    Bonne synthèse , Pierre, trés ouverte et informée

    Trés compliqué. Je suis d’accord avec les recommandations de Groupe de Crise International.

    Dick Cheney est vraiment un aventuriste dangereux. Il faut dire que le pétrole l’intéresse...


    • Irony 20 août 2007 12:22

      Dangereux est le mot. Utiliser l’option militaire avec l’Iran serait catastrophique au niveau géopolitique.

      Très bonne synthèse qui nous rappelle à quel point l’escalade diplomatique au Moyen-Orient n’est qu’à un pouce d’une glissade décisive et irrémédiable. L’année à venir va être pour le moins stressante.


    • La mouche du coche La mouche du coche 20 août 2007 12:40

      Les Etats Unis ont toujours souhaité revenir se fritter avec l’Iran qui les a humilié autrefois. smiley

      Il se sont attaqué à l’Irak mais il pensait à l’Iran comme lorsque l’on est amoureux d’une femme on s’adresse à son amie, plus accessible. smiley

      C’est une guerre comme l’amour : Espérons qu’elle chassera la dictature iranienne durablement (dictature qui ne gêne visiblement personne sur ce forum, mais la Mouche veille au maintien des valeurs smiley )


    • Dominique Larchey-Wendling 20 août 2007 13:59

      @ La mouche du coche

      D’abord l’Iran n’est pas une dictature vu qu’il n’y a pas de dictateur. Il s’agit d’une république théocratique. C’est bien facile de qualifier de dictature tous les régimes qui nous déplaisent ou ne se plient pas à nos dictats occidentaux.

      Ensuite, si vous voulez chasser toutes les dictatures de la Terre, il va falloir vous armer de patience parce qu’elles sont majoritaires à l’ONU ...

      Et si on laissait les peuples choisir plutôt que de leur apporter toujours notre « sagesse civilisatrice » et exterminatrice.


    • cniko 20 août 2007 14:52

      Et puis il existe différentes formes de dictatures. Dans nos démocraties nous avons bien une dictature de la finance et de fox news et affiliés.

      Bien sûre l’une est plus féroce que l’autre puisque dans le cas d’une dictature affichée comme telle les gens savent qu’ils sont en dictature. Nous on le sait pas encore c’est la seule différence.


    • La mouche du coche La mouche du coche 20 août 2007 16:28

      Si l’Iran est une « république théocratique » c’est pire que la dictature, il faut attaquer immédiatement. smiley

      Et bien oui je veux chasser toutes les dictature Monsieur le bienheureux Larchey-Wendling. Je sens l’égoîsme de votre joie de ne pas souffrir vous-même de la dictature. Grand bien pour vous. smiley


    • cniko 20 août 2007 16:37

      @ la mouche

      Pour chasser toutes les dictatures y a du boulot. La Chine, la Russie, la Corée du Nord (pour ne citer que ceux qui ont la bombe), Cuba, La biélo russie, la Syrie, la Lybie, tous pleisnde pays en Afrique et en Amérique du Sud...

      Et ce sans compter les dénis de démocratie qui se font de plus en plus nombreux dans nos pays.

      On commence par qui ?


    • La mouche du coche La mouche du coche 20 août 2007 16:44

      Monsieur Dominique Larchey-Wendling,

      après avoir fait dans votre commentaire un plaidoyer pour les dictatures, vous écrivez à la fin :« Et si on laissait les peuples choisir »

      Laisser le peuple choisir ! : C’est précisément ça, la DEMOCRATIE !! smiley

      grace à la Mouche du Coche, Dominique Larchey-Wendling a découvert qu’il avait envie de démocratie et non de dictature islamiste. Je suis fier de moi. smiley


    • La mouche du coche La mouche du coche 20 août 2007 17:26

      Cniko,

      Qu’il y ait beaucoup de dictature n’empêche pas le fait qu’elles soient de mauvaise choses qu’ils nous faut éradiquer. Cet argument est idiot. smiley

      Cniko, pourquoi aimez-vous tant les dictatures ? êtes-vous vous même un dictateur chez vous ? smiley


    • Dominique Larchey-Wendling 20 août 2007 17:47

      @ La mouche du coche

      « Et si on laissait les peuples choisir »

      ...

      « Dominique Larchey-Wendling a découvert qu’il avait envie de démocratie et non de dictature islamiste. »

      Bien évidement que je préfère vivre moi-même dans un pays où j’ai encore des droits. En ce qui concerne l’Iran, je répète que ce n’est pas une dictature. Vous pouvez l’affirmer tant que vous voulez, ça n’en est pas moins faux. Et je suis sûr que l’Iran n’est pas un pays où les gens n’ont aucun droit. Il y existe des institutions qui sont garantes de certains droits, sans doute pas aussi importants que dans nos démocraties mais pas aussi faibles qu’en Corée du Nord, au Pakistan, en Chine ... la liste est très longue.

      Ce que je ne crois pas, c’est l’Occident veuille attaquer l’Iran pour y propager la démocratie. Ca c’est faux. Plus personne de sensé ne peut croire une chose pareille après les « aveux » de H. Kissinger et du ministre de la défense australien. De toutes façons, il existe plein de petits pays bien plus faibles qu’on pourrait attaquer avant pour y propager la démocratie, si vraiment tel était le but de l’Occident.

      Quand j’ai dit laisser les peuples choisir leur destin, ça voulait dire la forme souveraineté ou démocratie qu’ils veulent, pas celle que nous voulons leur imposer pour favoriser nos propres intérêts énergétiques, par exemple en imposant au parlement élu de voter des lois qui cèdent les droits d’exploitations du pétrole aux compagnies occidentales comme c’est le cas en Irak.

      On ne peut pas choisir la voie de la liberté sans en payer le prix : celui de la vigilance éternelle. Nos peuples occidentaux ont l’air d’oublier cette leçon fondamentale. Nous ferions mieux de balayer devant notre porte avant de chercher des poux dans la tête des autres.


    • La mouche du coche La mouche du coche 20 août 2007 17:56

      « Ce que je ne crois pas, c’est l’Occident veuille attaquer l’Iran pour y propager la démocratie. Ca c’est faux. »

      c’est pourtant ce que les EU ont fait partout où leur armée a combattue, Irak comprise encore aujourd’hui. smiley

      Pourquoi Dominique Larchey-Wendling continue-t-il à nier l’évidence de la réalité de ce qu’il voit tous les jours ? smiley Sa cécité doit avoir une cause qu’il se cache à lui-même. smiley


    • cniko 20 août 2007 18:05

      @ La mouche qui doit apprendre à lire.

      Ai je dit que j’aimais les dictatures ? non, je ne fait que signaler qu’il y a en un peu partout sur la planète et vous qui souhaitez vous en prendre à toutes je vous demandais par laquelle commencer...


    • Dominique Larchey-Wendling 20 août 2007 18:55

      @ La mouche du coche,

      « c’est pourtant ce que les EU ont fait partout où leur armée a combattue, Irak comprise encore aujourd’hui. »

      Comme au Vietnam par exemple ? Au Chili ? A Cuba ? En Grèce ? En Iran (Mosaddeq) ? Ou même chez eux contre les indiens ? Il faudrait que vous arriviez à faire une différence entre la réalité historique et vos fantasmes sur les EU.

      Voulez-vous que je vous fasse la liste des gouvernements démocratiques ou non qu’ils ont renversés avec l’armée et/ou la CIA pour servir leurs propres intérêts ? Est-ce bien utile ... vu que je doute que vous connaissiez l’Histoire ou même qu’elle vous intéresse un tant soit peu.


    • La mouche du coche La mouche du coche 20 août 2007 20:48

      Dominique Larchey-Wendling, je ne comprends pas votre commentaire. smiley

      Comment voulez-vous que les EU aient pu installer la démocratie au Vietnam puisqu’ils en ont été chassé ? smiley

      Et à Cuba, puisqu’ils n’y ont jamais mis les pieds ? smiley

      Et en Iran, puisqu’ils n’y ont jamais mis les pieds ? smiley

      Au Chili, il me semblait que la situation s’était amélioré.

      Je pense que vous mélanger tout. Qu’avez-vous contre les Etats-Unis ? smiley


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 21 août 2007 05:15

      @ La mouche du coche. Vous défendez ici une thèse dangereuse. Vous présumez à tort que tous les peuples du monde ne souhaitent qu’une pseudo démocratie à l’Américaine, avec une seule politique imposée par le pouvoir financier et le choix quadriennal entre deux bouffons de service. Les derniers à qui on a fait ce cadeau sont les Irakiens. La démocratie nait là où elle est voulue et longuement préparée, ailleurs, elle n’est qu’un leurre recouvrant un système de corruption institutionnalisée. Quant à votre remarque, sur les USA, regardez les faits : depuis 1945, ils ont envahis plus de pays souverains que toutes les autres puissance réunies ! Je vous souligne que le 11 septembre est AUSSI l’anniversaire de l’assassinat de Allende. Je vous souligne aussi que, avant que ne commence la diabolisation de l’Islam, il n’y avait pas de femmes voilées à Tehéran, ni à Beyrouth... et bien peu même au Caire !

      http://www.nouvellesociete.org/5120.html

      Pierre JC Allard


    • Dominique Larchey-Wendling 21 août 2007 08:44

      @ La mouche du coche

      « Comment voulez-vous que les EU aient pu installer la démocratie au Vietnam puisqu’ils en ont été chassé ? »

      Si je vous suis bien, si ils étaient resté là-bas, la démocratie se serait installée ... Oui ils en ont été chassé après avoir tué des millions de Vietnamiens.

      Cuba : la baie des cochons ça vous dit quelque chose ? Iran : opération Ajax organisée par la CIA (l’un des faits d’arme dont ils sont le plus fiers) a permis le renversement d’un leader nationaliste démocratiquement élu. Chili : assassinat de S. Allende et soutien au régime du « grand démocrate » Pinochet.

      L’intervention de l’armée n’est que le dernier recours de Washington quand toutes les autres techniques de coercition (corruption, chantage économique, assassinat ...) ont échoué à convaincre les nations à servir les intérêts américains avant ceux de leurs peuples. Lisez « Confessions of an Economic Hitman » de John Perkins par exemple.

      Les Etats-Unis sont aujourd’hui un empire qui cherche à étendre son pouvoir sur le monde entier par imposition de son propre modèle : la globalisation (« Imperial ambitions » de Noam Chomsky). Affaiblis voir ruinés (« L’empire de la dette » de W. Bonner) par leur dépendance énergétique, il ne leur reste que leur puissance militaire pour parvenir à leurs fins (« The sorrows of empire » ou « Nemesis » de Chalmers Johnson.)

      Ils ne sont pas fondamentalement différents des autres empires qui les ont précédés, ni plus mauvais, ni meilleurs. Mais ils portent en eux les germes de la destruction et comme tous les autres empires avant eux, ils s’écrouleront sous leur propre poids. Toute la question est de savoir si ils vont d’abord sacrifier l’empire ou la république et combien de vies humaines cela va couter (« Après l’empire » de E. Todd ou « Le nouveau nationalisme américain » de A. Lieven).


    • Anne-Marie 23 août 2007 08:39

      D’abord l’Iran n’est pas une dictature vu qu’il n’y a pas de dictateur. Il s’agit d’une république théocratique.

      Désolée de vous contredire mais l’Iran est bien une dictature théocratique et il y a bien un dictateur religieux appelé « Guide de la révolution » dans le système politique iranien. Conformément au schéma suivant, ce dernier contrôle directement :

      Le système judiciaire : Le guide de la révolution nomme le chef du pouvoir judiciaire (actuellement Mahmoud Hashemi Shahroudi), qui à son tour nomme le dirigeant de la cour suprême et le procureur en chef.

      Le conseil de discernement : composé de six membres religieux du Conseil des Gardiens de la Constitution, des chefs des pouvoirs législatifs, judiciaires et exécutif, du ministre concerné par l’ordre du jour auxquels s’ajoute une dizaine d’autres personnalités. Il a l’autorité pour faire la médiation des problèmes entre le parlement et le conseil des gardiens, et sert de corps consultatif au guide suprême ; en faisant ainsi un des organes de pouvoir les plus puissants du pays.

      Les forces armées régulières : le guide de la révolution est commandant en chef des forces armées ; il contrôle le renseignement militaire et les opérations liées à la sécurité ; lui seul a le pouvoir de déclarer la guerre.

      Les Pasdaran : le Corps des Gardiens de la révolution islamique souvent appelé Pasdaran, est une organisation militaire de la République islamique d’Iran dépendant directement du Guide de la révolution, le chef de l’état iranien.

      Le conseil des gardiens qui compte 12 juristes dont 6 sont nommés par le Guide suprême. L’autre moitié est recommandée par le dirigeant du pouvoir judiciaire (lui-même nommé par le Guide de la révolution) et officiellement nommés par le parlement. Le conseil interprète la constitution et peut user de son droit de veto à l’encontre de la Majles : s’il juge une loi incompatible avec la constitution ou les principes de l’islam, il la renvoie au parlement pour réexamen. Dans l’exercice controversé de son autorité, le conseil se réfère à une interprétation stricte de la constitution afin d’apposer son veto aux candidats au parlement.

      Le président de la république : la Constitution définit le président comme la plus haute autorité de l’État après le guide de la révolution. Les candidats à la présidence doivent être autorisés à se présenter par le Conseil des gardiens. Le président est responsable de l’application de la constitution et de l’exercice des pouvoirs exécutifs, à l’exception de ceux directement liés au guide suprême. Le guide de la révolution peut le démettre à tout moment de ses fonctions, après que la cour suprême (sous son contrôle voir ci-dessus) ait reconnu ce dernier de violation de ses devoirs constitutionnels, ou après un vote du Parlement témoignant de son incapacité sur la base du principe 89 de la constitution.

      Cette dictature théocratique dispose également d’une façade démocratique permettant au travers d’un processus électoral contrôlé indirectement par le Guide de la révolution, la nomination :

      Du président de la république : les candidats à la présidence doivent être autorisés à se présenter par le Conseil des gardiens,

      Du parlement : la Majles, dont le nom complet est « Assemblée consultative islamique », est l’unique assemblée du système monocaméral iranien. Elle compte 290 membres élus pour un mandat de quatre ans. La Majles ébauche la législation, ratifie les traités internationaux et approuve le budget national. Tout candidat à la législature doit être autorisé à se présenter par le Conseil des gardiens.

      De l’Assemblée des experts, qui siège une semaine par an, compte 86 membres du clergé « vertueux et cultivés » élus au suffrage universel pour un mandat de huit ans. Comme pour les élections présidentielles et législatives, c’est le Conseil des Gardiens qui détermine l’éligibilité des candidats. L’assemblée élit le Guide suprême et a l’autorité constitutionnelle pour lui retirer le pouvoir à n’importe quel moment. On n’a cependant jamais vu de cas où cette assemblée s’opposait aux décisions du guide suprême.

      Comme vous pouvez le constater par vous même, tous les pouvoirs sont bien dans les seules mains d’un dictateur « élu » à vie : le Guide de la révolution. Le simulacre de démocratie n’étant destiné qu’à donner le change.

      Cordialement


    • MIJEON Amaury Lucien Joseph 10 juillet 2008 14:04

      Il est vrais que depuis 2007,
      la situation diplomatique ne s’est pas amélioré.

      La détermination de Dick Cheney est décisive.

      Maintenant qu’Israel désire bombarder l’Iran,
      avec l’amour que ressant le peuple arabo-musulman pour cet état,
      je ne doute pas une seconde des conséquences désastreuses d’une telle action de la part de l’état hébreu.

      La synthèse de cet article est passablement bon !

      De plus,
      la remarque au fait que nous avons l’habitude en occident de concidérer les régimes qui nous déplaisent comme des dictatures est parfaitement fondée.

      Et c’est l’un des principaux problèmes de nos sociétés qui laissent leurs gouvernements agirent en toute impunité sur tous les plans diplomatiques.

      C’est pourquoi,
      tôt ou tard,
      le peuple américain soutiendra une nouvelle fois la folie de l’administration Bush,
      car c’est une tradition que de voir les américains se faire berner.


    • MIJEON Amaury Lucien Joseph 10 juillet 2008 14:06

      Il est vrais que depuis 2007,
      la situation diplomatique ne s’est pas amélioré.

      La détermination de Dick Cheney est décisive.

      Maintenant qu’Israel désire bombarder l’Iran,
      avec l’amour que ressant le peuple arabo-musulman pour cet état,
      je ne doute pas une seconde des conséquences désastreuses d’une telle action de la part de l’état hébreu.

      La synthèse de cet article est passablement bon !

      De plus,
      la remarque au fait que nous avons l’habitude en occident de concidérer les régimes qui nous déplaisent comme des dictatures est totalement fondée.

      Et c’est l’un des principaux problèmes de nis sociétés qui laissent leurs gouvernements agirent en toute impunité sur tous les plans diplomatiques.

      C’est pourquoi,
      tôt ou tard,
      le peuple américain soutiendra une nouvelle folie de l’administration Bush,
      car c’est une tradition que de voir les américains se faire berner.


    • MIJEON Amaury Lucien Joseph 10 juillet 2008 14:09

      Il est vrais que depuis 2007,
      la situation diplomatique ne s’est pas amélioré.

      La détermination de Dick Cheney est décisive.

      Maintenant qu’Israel désire bombarder l’Iran,
      avec l’amour que ressant le peuple arabo-musulman pour cet état,
      je ne doute pas une seconde des conséquences désastreuses d’une telle action de la part de l’état hébreu.

      La synthèse de cet article est passablement bon !

      De plus,
      la remarque au fait que nous avons l’habitude en occident de concidérer les régimes qui nous déplaisent comme des dictatures est parfaitement fondée.

      Et c’est l’un des principaux problèmes de nos sociétés qui laissent leurs gouvernements agirent en toute impunité sur tous les plans diplomatiques.

      C’est pourquoi,
      tôt ou tard,
      le peuple américain soutiendra une nouvelle fois la folie de l’administration Bush,
      car c’est une tradition que de voir les américains se faire berner.


    • CASS. CASS. 28 mai 2013 14:41

      Perse Iran , sont contre un mondialisme dictatorial !! globalisé !!! issu de ce genre de modéle : idéologie qui fut inventée par les bauer rothschild et associés mis en place de leur pantin jacob et financée entre autres par banque british.la famille bush en autres en savent quelques choses.
      « Le pouvoir légal d’Hitler était basé sur le « décret de loi », qui était voté tout à fait légalement par le Reichstag et qui permettait au Führer et à ses représentants, en langage simple, de faire ce qu’ils voulaient, ou en langage juridique, de publier des décrets ayant pouvoir de loi. Exactement le même type de loi votée par la Knesset (le parlement israélien) juste après la conquête de 1967, accordant au gouvernement israélien, et à ses représentants le pouvoir d’Hitler, qu’ils utilisent de façon hitlérienne ».
      Docteur Israel Shahak

      « La carte actuelle de la Palestine a été dessinée sous le mandat britannique. Le peuple juif possède une autre carte que les jeunes et les adultes doivent s’efforcer de mener à bien : celle du Nil à l’Euphrate ».
      Ben Gurion.

      « Chaque fois que nous faisons quelque chose, vous me dites que l’Amérique fera ceci ou fera cela …
      Je vais vous dire quelque chose de très clair :
      Ne vous préoccupez pas de la pression de l’Amérique sur Israël, nous, les juifs, contrôlons l’Amérique, et les américains le savent ».
      Le premier ministre israélien Ariel Sharon, 3 octobre 2001, à Shimon Péres, cité sur la radio Kol Yisrael.


      « Parmi les phénomène politique les plus inquiétants de notre temps, il y a l’émergence, dans l’Etat nouvellement créé d’Israël, d’un parti de la Liberté (Herut), un parti politique très proche, dans son organisation, ses méthodes, sa philosophie politique et son appel social, des nazis et des partis fascistes. Begin et Yitzhak Shamir qui étaient membres de ce parti sont devenus premiers ministres ».
      Albert Einstein.
      Hana Arendt et d’autres juifs américains célèbres, ont écrit dans le New York Times, pour protester contre la visite en Amérique de Begin, en décembre 1948.


      En fait ça n’est pas que du Nil à l’Euphrate qu’ils veulent imposer leur dictature monstueuse mais c’est à la planéte entiére.

      Perse Iran a toujours été respecté par la France (helleniste, donc issu des cultures perses indo -européennes,et (sciences mathématiques etc inventions connaissances, langues écritures, philosophie )repiquées par alexandre le grand et rapportées en Gréce). il n’y a que depuis sarko que nos gouvernants qui ne sont plus que des sayanim sont d’accord et usent de toutes les agressions possibles et inimaginables les plus ignobles et injustifées contre Perse Iran entre autres.

      bien évidemment que notre devoir est d’êtres contre toutes agressions contre Perse Iran pacifique pacifiste, anti mensonges ,pro respect, partage et anti impérialisme colonialiste mondialisme zioniste.




    • CASS. CASS. 28 mai 2013 19:26

      il n’en reste pas moins que Perse Iran est une république, et que Perse Iran est non agressif pro respect partage pro paficifisme, et d’ailleurs encore représentatif du premier empire à vocation universelle pacifique qu’il fut et qui était et est encore depuis qu’ils ont virrés le shas , c’est à dire tout l’inverse de l’impérialisme colonialiste barbare destructeur menteur massacreur voleur pilleur pro décadence et destruction voir même du sens civilisation et certainement pas l’inverse. Plus que nombreux cinglés ont a apprendre de Perse Iran, il suffirait que ces malades mentaux sérial killer cessent de mentir et d’agresser Perse Iran.


    • goc goc 20 août 2007 12:08

      bravo pour l’article

      j’ajouterais qu’a mon avis, on va tout droit vers la guerre, et ce pour deux raisons essentielles

      1 - c’est la seule solution pour le clan Bush de remporter les prochaines élections (voir même de modifier la constitution)

      2 - sur le plan économique, les usa, en abusant de la planche a billet, ont fabriqué tous les ingrédient a une crise économique mondiale d’une ampleur supérieure a celle de 29, et donc pour le régime Bush, il ne reste qu’une solution : la fuite en avant vers la guerre

      de plus a mon avis, la victoire ne serait pas nécessaire, bien au contraire, les bushiens seraient ravi d’une situation ou l’armée US serait en grande difficulté, cela leur permettrait de prendre les mesures politiques extrêmes afin d’assurer la survie des neo-cons. L’exemple israélien lors de la guerre de 2006, en est l’exemple le plus révélateur


      • cniko 20 août 2007 12:20

        Que le clan Bush veuille la guerre d’accord, mais que va t’il se passer si la Chine et la Russie ne sont pas d’accord ?

        Et comment faire avec des millions de barils en moins ?

        Les alliés de Bush vont bien devoir se rendre compte que cette guerre aurait un impact autrement négatif sur leurs finances que la guerre d’Irak (quoi que pas forcément pour Haliburton et les vendeurs de canon)


      • goc goc 20 août 2007 12:23

        je crains qu’en l’etat des choses, ce genre de consideration passe largement au dessus de la capacité a reflechir du clan Bush.


      • LE CHAT LE CHAT 20 août 2007 12:11

        Salut Pierre ,

        Dick est encore décheney , mais les iraniens n’ont pas grand chose à redouter , le pentagone n’a plus de moyens comment peut on alors qu’on est pas fichu de maitriser une poignée de guérilléros en Irak , avoir la prétention d’tétendre sa domination à 4 fois plus grand , pays montagneux qui se prétera avantageusement à toutes actions de résistance d’une population fonciérement hostile ( et sûrement pas désireuse d’une démocratie sur le modèle américain)

        bien à toi


        • cniko 20 août 2007 12:16

          Il me semblait qu’avant l’élection du petit barbu énervé les Iraniens avaient déjà une démocratie. Depuis qu’ils ont élus ce démagogue sur un programme populiste leurs libertés reculent à tout va et en particulier la liberté de la presse. Les journalistes font désormais preuve d’auto-censure ce qui change d’il y a 20 ans où les censeurs étaient dans les bureaux. Mais le résultat est le même.

          Fallait pas élire un populiste, on vous le disait déjà avant le 6 mai...


        • finael finael 20 août 2007 13:18

          @ Cniko

          Si vous appelez le régime du Shah et de la SAVAK (vous l’avez oubliée celle là) une démocratie, alors Hitler était un grand démocrate, lui au moins avait été élu !


        • finael finael 20 août 2007 13:34

          Bon article bien documenté.

          On pourrait peut-être mieux comprendre la mentalité iranienne en lisant « La grande guerre pour la civilisation » de Robert Fisk (editions La Découverte en France). Robert Fisk a passé énormément de temps dans la région, et entre autres en Iran (note : le titre se réfère à la guerre de 14 - 18).

          On peut penser ce que l’on veut du régime des mollah, mais leur pays n’a aggressé personne, il en est de même du Hezbollah que l’Iran soutien (qui a cantonné ses actions au Liban) et l’Iran ne saurait en aucun cas s’acoquiner avec des « Al-Quaïda » et « Oussama Ben Laden », extrémistes sunnites. Par contre que l’Iran tente de s’immiscer dans les affaires irakiennes est fort plausible.

          D’ailleurs, les irakiens aussi devaient accueillir à bras ouverts leurs « libérateurs ».


        • cniko 20 août 2007 14:40

          @ Finael

          Il me semblait qu’un peu avant le nain énervé (et oui eux aussi en ont un) il y avait un semblant de démocratie. Journaux libres, vote universel, charia non en pahse avec le droit. Sans pour autant faire de l’Iran un modèle de démocratie je crois qu’ils ont eu quelques années proche d’un semblant de démocratie mais depuis les dernières élections les avancées dans ce sens ne font que des reculades. Mais je peux me tromper.


        • heyben 20 août 2007 18:42

          Pour la démocratie en Iran, je parlerai plutôt de Mohammad Mossadegh, qui n’a pas plu aux britaniques (le con il a nationalisé le pétrole). Et oui déjà, le pétrole.

          http://fr.wikipedia.org/wiki/Iran#R.C3.A9volution_constitutionnelle_et_modernisation_de_l.E2.80.99Iran


        • Pierre R. Chantelois Pierre R. - Montréal 20 août 2007 22:24

          @ finael

          Merci de ce commentaire.

          Pierre R.


        • cniko 20 août 2007 12:12

          Bravo Pierre

          Il est effectivment à craindre que la région soit de plus en plus armée. Comment les US peuvent ils envisager d’armé l’Arabie Saoudite quand on sait que celle ci finance le salafisme partout dans le monde.

          Vivement que Bush dégage si l’on veut voir un jour le retour d’une diplomatie US plus inspirée que celle pronant la force à tout va. Si au moins ça fonctionnait mais force est de constater qu’il n’en ai rien.


          • goc goc 20 août 2007 12:28

            vous partez du principe que le futur président soit mieux que Bush, ce qui n’est pas prouvé, vu l’alignement inconditionnel de TOUS les candidats a la politique israelienne, or c’est cette dernière qui met le plus l’huile sur le feu, et pousse a la guerre

            donc meme si le futur candidat ne sera pas un neo-con (ce qui n’est pas encore prouvé), et vu l’etat artificiel de l’economie US, je pense que le futur président n’aura pas d’autres solution qu’aller a la guerre. Surtout si avant de partir les bushiens, jouent la politique de la terre brulée (politiquement parlant)


          • cniko 20 août 2007 12:48

            Je ne vois pas comment ne pas faire mieux que Bush pour n’importe quel président... Maintenant on put espérer avoir une administration qui comprenne qu’il faut résoudre le conflit Israélo Palestinien. Mia s de toute façon la Chine et la Russie ne laisseront pas faire.

            A partir de là, comment les USA pourraient ils partir en guerre avec les Chinois contre eux (imaginons simplement qu’ils lachent leur dollards et l’économie US va souffrir énormément). Comment faire alors qu’ils sont déjà enlisés en Afghanistan et en irak ? Comment gérer en plus la crise pétrolière qui s’en suivrait ?

            Ils ont tout à perdre en y allant. Maintenant de laisser Iraël bombarder les installations c’est autre chose...


          • Pierre R. Chantelois Pierre R. - Montréal 20 août 2007 13:09

            @ Toutes et tous

            Il est particulièrement singulier d’analyser le jeu auquel se livrent les États-Unis. Ils souhaitent confier plus de responsabilités aux Nations-Unies pour désamorcer en quelque sorte la crise en Irak, mais en même temps, il y a un échange de provocations avec l’Iran auprès duquel pays les États-Unis ouvrent des négociations diplomatiques timides. Deux thèses s’affrontent : Condoleezza Rice (qui préfère la diplomatie raisonnée) et Dick Cheney (qui préfère diplomatie de musculature). L’une agit avec sa tête, l’autre semble agir avec ses muscles.

            Merci de vos commentaires que je vais lire attentivement pour en apprendre davantage sur le sujet.

            Pierre R.


            • Stephan Hoebeeck Stephanesh 20 août 2007 20:23

              Bonjour Pierre

              Très intéressant article

              J’y réagirai cette nuit

              Rice et cheney - ILs font penser au bon flic et au mauvais flic...


            • forum123 26 août 2007 08:43

              « Les US souhaitent confier plus de responsabilités aux Nations-Unies » : ils éspèrent surtout sortir du bourbier qu’ils ont crées en instrumentalisant l’ONU avec l’aide de la Françe


            • Pierre R. Chantelois Pierre R. - Montréal 20 août 2007 13:48

              @ Toutes et tous

              « Si les Nations unies viennent ici pour vraiment aider le peuple irakien, elles recevront notre aide dans leur mission. Je demanderai à mes partisans de soutenir l’ONU aussi longtemps qu’elle nous aidera à reconstruire notre pays », a déclaré, dans le quotidien britannique The Independent, le dirigeant radical chiite irakien Moqtada Sadr qui s’est, en même temps, engagé à aider les Nations unies si elles remplaçaient les troupes « d’occupation » américaines et britanniques en Irak. Le chef de l’armée du Mahdi dirige une milice qui compte, selon les estimations, entre 10 000 et 60 000 combattants et bénéficie d’un large soutien chez les chiites de Bagdad et les classes défavorisées des villes du sud de l’Irak.

              « We are at war and America is our enemy so we are entitled to take help from anyone. But we have not asked for Iran’s help », a soutenu Moqtada Sadr. (Nous sommes en guerre et l’Amérique est notre ennemie. Nous n’avons pas sollicité l’aide de l’Iran).

              En avril 2007, Robert Fisk signait, dans The Independent, un excellent article : The war of humiliation : « The Iranians, you see, understand the West. And they understand it much better than we understand - or bother to understand - Iran ». (Voyez-vous, les Iraniens connaissent mieux l’Ouest que nous ne prétendons connaître l’Iran)

              Pierre R.


              • cniko 20 août 2007 14:44

                @ Pierre

                Mais peut on faire confiance à ce terroriste ? Imaginons que la France et d’autres pays sous mandat de l’ONU remplacent les USA. Les massacres cesseront ils pour autant ? Et qui va payer la note de ses troupes remplaçant les troupes US ?

                Maintenant si c’est une solution qui a ne serait ce que le moindre espoir d’aboutir à l apacification du pays alors nous devons y aller (mais quand même faire payer la note à l’Oncle Sam ou récupérer tous les contrats).

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