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Shanghai, sur un air de Dubaï

La versatilité de la bourse de Shanghai et le resserrement du crédit ne vont-ils pas conduire la première région économique chinoise dans une zone de turbulences ? 

Le Figaro donne le ton, à partir d’une dépêche de l’AFP. « La Bourse de Shanghai a terminé mardi en baisse de 2,42% sur fond d’inquiétudes sur un resserrement attendu du crédit en Chine, alors que plusieurs introductions en Bourse sont attendues prochainement. [...] L’indice a ainsi plongé à son plus bas niveau depuis le 30 octobre où il s’affichait à 2.995,85 en clôture. [...] Les valeurs immobilières ont également souffert des ces inquiétudes, le secteur dépendant fortement du marché du crédit. China Vanke, le plus important promoteur immobilier en terme de valeur de marché, a perdu 3,2% à 9,22 yuans et Poly Real Estate a plongé de 4,8% à 18,97 yuans.  »

La Tribune commente la tentative de reprise en main des autorités chinoises. Celles-ci prétendent imposer aux banques une baisse de 22 % des crédits en 2010 par rapport à 2009. «  La China Citic Bank, a par exemple suspendu ses prêts à Shanghai, la métropole économique chinoise selon l’agence Dow Jones Newswire. Six autres banques ont confirmé avoir suspendu l’émission de nouveaux crédits suite à la réunion d’urgence du département de la politique monétaire de la Banque centrale qui s’est tenue le 19 janvier dernier. Selon un employé s’exprimant sous couvert de l’anonymat, la Banque centrale a enjoint la Citic Bank de suspendre ses prêts à Shanghai après avoir dépassé son quota pour janvier. [...] Le gouverment chinois entend faire face à l’explosion du crédit enregistré en 2009 . Le volume des nouveaux prêts a bondi sur l’année de 95% par rapport à 2008. L’an dernier, 993 milliards d’euros de nouveaux crédits ont été distribués en Chine. » 

Le même journal a ouvert ses colonnes à un analyste anticonformiste. Je ne résiste pas au plaisir de reprendre une partie de sa démonstration même si elle souffre de faiblesses évidentes. Marc Fiorentino fustige les Occidentaux obnubilés par la Chine. C’est son droit. Il oublie de considérer que la politique économique décidée à Pékin retombe d’abord en pluie fine sur les Chinois eux-mêmes. Je laisse donc de côté ces scories pour retenir le plus intéressant.

L’analyste relève que beaucoup d’entrepreneurs se sont cassé les dents en Chine. « [Et] les cadavres des entreprises qui ont essayé de pénétrer par un joint-venture le marché local jonchent les rues de Shanghai. L’arme du yuan est redoutable. Depuis plus d’une décennie, la monnaie chinoise est maintenue à un cours artificiellement bas pour garantir par le dumping une conquête des parts de marché. L’indice Big Mac publié cette semaine par The Economist montre une décote du yuan de 50% par rapport au dollar.  » Le mot dumping a un sens précis. La monnaie chinoise sert d’arme pour fausser la concurrence. Nul ne crie toutefois à la tricherie, car tous connaissent le prix à payer pour pénétrer le marché chinois. Marc Fiorentino se félicite de l’exemple donné par Google tout en déplorant l’isolement de la société américaine en la matière.

A l’issue d’une trentaine d’années d’ouverture économique, la Chine présente encore de nombreux signes de fragilité économique. L’analyste de la Tribune revient pour finir sur l’actualité financière. « L’encours des crédits explose et les banques prêtent à tous, même à ceux qui ne pourront jamais rembourser, surtout s’il s’agit d’investir dans un marché immobilier qui s’est envolé et dans un marché boursier ultraspéculatif. Les crédits en Chine sont devenus majoritairement des ’subprimes’. Les autorités chinoises le savent. Elles tentent de contrôler cette exubérance irrationnelle mais elles sont coincées. Si elles remontent les taux, la pression à la hausse sur le yuan va exploser et l’économie peut s’écrouler comme un château de cartes. Si elles ne font rien, la bulle va encore grossir avant d’exploser.  » Thierry Wolton parle de syndrome soviétique [Le Monde].

Sur le site de Times, un article recense les principaux risques pesant sur l’économie chinoise, sans se prêter cependant à une prédiction précise [Bubble fears as China property price surge]. Dans les soixante-dix plus grandes villes chinoises, les prix de l’immobilier ont augmenté de 7,8 % entre décembre 2008 et décembre 2009, contre 5,7 % de novembre à novembre. Cette moyenne dissimule une croissance plus forte dans les deux villes de Shanghai et Pékin. Le journal anglais décrit combien les Chinois privilégiés ont investi dans le secteur du logement : en lien avec une abondante distribution de crédit (estimée à 1.000 milliards de £ en 2009). Au cours des quinze premiers jours de janvier, les banques chinoises auraient distribué 70 milliards de livres-sterling.

J’allais oublier Henry Kissinger. Le prophète se veut optimiste. On entendrait presque le discours des Béatitudes. Heureux les Shanghaïens depuis 1972, année durant laquelle les Chinois ont bénéficié des lumières du géo-stratège - conseiller du président Nixon. L’idolâtrie ne se discute pas. Dans le cas précis de Shanghai, l’Américain en appelle une fois encore au réalisme diplomatique et économique : éloge plat à force d’être lisse. Aucun poncif ne manque. La ville de l’exposition universelle fait certes tourner les têtes...

« Cela fait plus d’un siècle que Shanghai se pose en l’une des plus grandes villes de Chine et du monde, en plate-forme commerciale, en ruche de communication interculturelle, en centre de l’excellence intellectuelle et enfin comme le visage de la Chine aux yeux du monde. Aujourd’hui encore, Shanghai revendique son statut de symbole de cette Chine nouvelle et moderne, sortant des vasières. La magnifique et audacieuse architecture de ses gratte-ciel est un plaisir pour les yeux. La perspicacité commerciale de ses habitants est légendaire tant en Chine qu’à l’étranger. La ville se réjouit d’être dotée du seul train à lévitation magnétique opérationnel dans le monde, une merveille de vitesse et de précision mécanique. Ses musées et théâtres ouvrent leurs portes aux superbes œuvres artistiques et culturelles de la Chine. [...] L’Exposition universelle de 2010 mettra une fois de plus Shanghai au centre de la scène internationale. Ses pavillons et expositions mettront en lumière les produits et talents de tous les continents. Les visiteurs étrangers auront l’opportunité de se rendre compte de la transformation de Shanghai, de rencontrer des amis chinois, de tisser des relations d’affaires et d’expérimenter la richesse culturelle et les mets culinaires délicieux que la ville a à offrir.  » [Shanghai est un symbole de la nouvelle Chine]

Il y a un peu plus d’un an, Nathan Myhrvold livrait ses impressions sur Shanghai [Freakonomics]. A l’arrivée, il apprécie la qualité des infrastructures, toutes récemment construites. Rien n’est chinois : ni le Bund, ni Pudong et ses gratte-ciels à l’architecture internationale. Le visiteur constate que partout dans le monde, les constructions en hauteur répondent à une pénurie de terrains constructibles. A Shanghai, les immeubles surgissent sans cette raison fondamentale. Ils rivalisent en terme de formes, de tailles, d’éclairage. Mais les prix ne peuvent que rebuter les grands groupes. Dans le cas de la deuxième plus haute tour du monde (Shanghai World Financial Center), le prix de la location est de 76 dollars par pied-carré (square foot) et par an. Le responsable de Microsoft rapproche ce montant de celui déboursé par sa société à Singapour, juste en-dessous de Tokyo (96 dollars), deux agglomérations se caractérisant par une pénurie de terrains vierges...

Nathan Myhrvold compare Shanghai à Las Vegas. Les architectes y ont mis en valeur les ressorts profonds de la capitale du jeu : vanité et faiblesse humaines. Ceux qui risquent de tout perdre sur un coup de dé réagissent comme un suicidé au bord du précipice. Les gratte-ciel sont comme une métaphore d’un jeu dangereux. Mais il me paraît encore plus pertinent lorsqu’il relie Shanghai à une autre ville surgie du désert. Le caractère éphémère et artificiel de la ville émiratie ne l’arrête pourtant pas [Dubaï à céder]. Il semble même excuser les projets extravagants de cette dernière. Comment aurait-elle attiré l’attention, avec des projets plus sages ? Mais à Shanghai, en revanche, Nathan Myhrvold est incrédule. Le plus grand port de Chine n’avait pas besoin de cette folie architecturale pour capter l’attention du monde. Il a observé les tours de Pudong la nuit. Les lumières sont rares. Pendant la journée, Pudong lui a paru aussi fréquenté que Manhattan un dimanche.

A Dubaï, les chantiers s’arrêtent. Beaucoup d’Emiratis ont perdu de l’argent. Mais en 2002, le PIB par habitant est de 15.500 dollars, contre 950 dollars en Chine. L’air de Dubaï risque de faire danser plus d’un Chinois.

PS./ Geographedumonde sur Shanghai : Les brigands sont éternels, Shanghai attrape-couillons !, Shanghaïens, jamais trop plaints.


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13 réactions à cet article    


  • L'enfoiré L’enfoiré 27 janvier 2010 17:12

    Salut Hengzi, bonsoir à l’auteur,
     Cela me rappelle mon « Shanghai, premières » par certains côtés. Je passais par l’histoire, mais l’associer à Dubaï est tout aussi intéressant.
     Quand on voit le dernier né à Dubaï à 827 mètres, il y a tout autant de baffes à recevoir.
     Quand on sait qu’il y a énormément de Chinois à Dubaï que l’on traite comme des bêtes de somme en gardant le passeport pour qu’ils ne s’échappent pas.


  • L'enfoiré L’enfoiré 27 janvier 2010 17:14

    Bruno,
    Pourrais-je vous demander d’étoffer un peu votre « A propos », c’est au dessus de l’écran à « Profil ».
    J’aime connaitre un peu plus des auteurs que je lis.
     smiley


    • Bruno de Larivière Bruno de Larivière 27 janvier 2010 18:53

      Geographedumonde n’a rien à cacher... !


    • L'enfoiré L’enfoiré 27 janvier 2010 19:26

      Sans aller dans le détail, ce qui serait bien de dire ici :

      Agrégation obtenue en 1995. Suit un DEA sur la revitalisation du centre de Bucarest avec deux classes au lycée Eiffel à Bordeaux. Titulaire remplaçant dans le Berry / académie d’Orléans.
      Poste de géographie dans les deux classes préparatoires littéraires du Prytanée National Militaire.

      Intérêts : Activités aériennes et spatiales dans le monde , les pays du golfe Persique, l’eau dans le monde et les Îles Britanniques.
      Aux Ecoles de Saint-Cyr Coëtquidan, partage entre l’Ecole Militaires Inter Armes et l’Ecole Spéciale Militaire. Dispense un cours de culture générale géographique : sensibilisation aux déserts, connaissance des risques naturels et géographie urbaine : les mégalopoles du Sud et les effets de la périurbanisation au Nord. Délivre un cours sur la guerre civile, comme illustration de l’importance des facteurs géographiques. Guerre de Sécession et la guerre d’Espagne. Séminaire transverse sur les corps expéditionnaires français.
      Mon blog ouvert en octobre 2006 représente près de 400 papiers.Méditation géographique sur le monde contemporain. Rédaction d’Une Poignée de Noix Fraîches Plusieurs thématiquescomme le vieillissement démographique, les fragilités de la ville occidentale, le monde chinois, le bassin méditerranéen ou encore les déserts liés aux trafics de drogue.

      Ai-je bien résumé ? smiley


    • Bruno de Larivière Bruno de Larivière 27 janvier 2010 22:03

      Vous êtes gentil... Mais je ne suis pas persuadé que cela intéresse grand monde ! Je signale quand même que vous avez rangé «  les activités aériennes et spatiales dans le monde » ou « les pays du golfe Persique » dans la rubrique « intérêts ». Ce sont simplement les intitulés de programmes de géo aux ENS (!)
      Merci en tout cas.
      BL


    • L'enfoiré L’enfoiré 27 janvier 2010 22:13

      Bruno, avec plaisir.
      Se définir n’est pas simple, j’en conviens.
      C’est vrai certaines choses trop privées n’intéressent personne.
      Votre vécu, votre expérience, là on entre dans le domaine de l’intérêt général pour comprendre d’où vous venez, et où vous voulez aller.
       


    • L'enfoiré L’enfoiré 27 janvier 2010 22:14

      C’est comme faire un CV, en quelques sortes


    • L'enfoiré L’enfoiré 27 janvier 2010 17:34

      Une info toute chaude. La Chine pourrait se voir contrainte d’exercer un resserrement monétaire.
      Le problème de surchauffe n’est pas un leurre.
      Les Bourses, il faudra les tenir à l’oeil. Hong Kong, Shanghai étaient en baisse.
       


      • Antoine Diederick 27 janvier 2010 22:16

        Bonsoir,

        Marc Fiorentino , me semble parfois tomber ds le lyrisme du catastrophisme. Si toutefois, je ne me trompe pas de personne....

        Et donc, la Chine cacherait quelques choses de l’ordre de la mauvaise exposition aux risques financiers ?

        Ou bien comme l’écrit l’Enfoiré, le phénomène de surchauffe bien connu des économies à très forte croissance ?

        Bon ben, nous allons voir....s’il va y avoir le « choc chinois » ?


        • Antoine Diederick 27 janvier 2010 22:21

          "L’analyste relève que beaucoup d’entrepreneurs se sont cassé les dents en Chine. « [Et] les cadavres des entreprises qui ont essayé de pénétrer par un joint-venture le marché local jonchent les rues de Shanghai. L’arme du yuan est redoutable. Depuis plus d’une décennie, la monnaie chinoise est maintenue à un cours artificiellement bas pour garantir par le dumping une conquête des parts de marché. L’indice Big Mac publié cette semaine par The Economist montre une décote du yuan de 50% par rapport au dollar.  » Le mot dumping a un sens précis. La monnaie chinoise sert d’arme pour fausser la concurrence."

          c’est précisement ce qui permet de très grosses exportations chinoises aux USA qui mécontente les autorités financière us.

          donc le resserement du crédit est plutôt une mauvaise nouvelle


        • Antoine Diederick 27 janvier 2010 22:23

          par contre pas de ré-évaluation de la monnaie chinoise....jeu de dupes ?


        • fonzibrain fonzibrain 27 janvier 2010 23:42

          Réunion d’urgence en Chine, les banques stoppent les crédits, les bulles sont gigantesques…janvier 27, 2010 par fonzibrain

          It sounds as though China’s central bank’s attempt to engineer a cooldown and end its bubble is going badly.

          A research report from analyst Yuan Tuck Siew of Axia describes the carnage and confusion :

          We have confirmed that banks have suspended new lending since 19 January across the country. For the seven banks we contacted in various areas of China, six said that lending has been suspended while the remaining one refused to confirm.

          The suspension in lending was imposed by the authorities after an emergency meeting by the central bank’s monetary policy bureau. A few aggressive lenders have received a punitive hike in their reserves ratio. Reportedly, banks lent Rmb1.1 tn during the first two weeks of this year, in line with the extraordinary lending in the beginning of last year and way above the averaging lending pace over the past ten years. In responding to such a credit surge, the PBoC has launched more aggressive quantitative tightening than we previously have thought. We would expect lending to resume from the beginning of February, but Beijing will keep a close eye on lending activities. The State Council is watching the lending figures on a daily basis, instead of the usual monthly basis. We would not surprised if banks were imposed a monthly lending quota, as against a quarterly quota in 2008 (the hard lending quota was abandoned in late 2008).

          This sudden suspension in lending has caught importers, along with many other companies, by surprise and could cause turbulence in China’s import orders. Letters of credit (LoC) suddenly became unavailable, despite previous agreements. We believe that this will inevitably lead to delays or cancellations in China’s imports. Import orders for commodities and machineries could be affected most. Some banks suggested that they would resume issuing LoC from February, but that would be too close to the Chinese New Year. The Lunar New Year is on 14 February (China will have a seven-day holiday), and many will leave for the long holiday as early as in late January, just like the Christmas holiday in the Western world.
          businessinsider.com
          traduction google merci vladi

          Whaou, ça c’est de l’information, les autorités chinoises ont imposé aux banques de suspendre les crédits !
          Résultat :

           » Cette suspension soudaine des prêts a pris les importateurs, ainsi que de nombreuses autres entreprises, par surprise et pourrait provoquer des turbulences sur les commandes d’importation de la Chine. Les lettres de crédit (LOC) sont subitement devenu indisponible, malgré les accords précédents. Nous pensons que cela mènera inévitablement à des retards ou des annulations dans les importations de la Chine. »

          Lol.

          Dans la même idée de stabilité chinoise :

          The bubble in China’s real estate is unprecedented and companies exporting for the country’s construction sector should be watched carefully, James Chanos, president and founder of Kynikos Associates, told CNBC Monday.

          « We are not calling for an impending crash of China or of the Shanghai stock market, but in particular the bubble that has been blown up in real estate both commercial and residential as well as other forms of fixed asset investment in china is unprecedented, » Chanos said.

          « I do see all of the signs of a credit induced real estate bubble that i think is going to be a doozy, » he added.

          He said there are about 30 billion square feet of space in construction only in the commercial property sector.

          If the bubble were to burst, it would hurt the building materials sectors and the commodity plays in the Western world, the sectors where demand depends on the Chinese construction market, according to Chanos.

          « Looking at companies, I’d be very leery of companies who are exporting materials to China to build up this construction bubble, » he added.

          >> Click on the video to listen to the full interview <<

          Fixed investment is forecast to reach 60 percent of Chinese gross domestic product this year, up from around 50 percent, he said.

          After World War II, the Soviet Union, Germany and Japan grew very rapidly using fixed investment, but only Germany and Japan managed to use inputs more efficiently, Chanos explained.

          « In China, what we’ve seen is more and more fixed investment is needed for a dollar of GDP so they’re getting less efficient, not more, » he said.

          A Chinese government researched said Monday that the country’s GDP was likely to grow about 9.5 percent in 2010, largely due to strong domestic consumption and corporate investment.

          « In the West, GDP growth is the residual of the free market… In China it is quite a bit of a different thing, very similar to the good old Soviet Union ; GDP is a planning tool and we start with the GDP target and then figure out how it is we are going to get there, » Chanos said.
          cnbc.com
          traduction google

          Et wé l’immobilier chinois est en pleine ébullition, toute dirigée qu’elle est, l’économie chinoise va dans le mur.

           » La bulle dans l’immobilier de la Chine est sans précédent et les entreprises exportatrices du secteur de la construction du pays doit être surveillée attentivement »

          Et par un effet boule de neige, si la chine s’effondre, le peu de croissance dont rève l’europe s’évanouira.
          L’auteur de l’article dit que la Chine d’aujourd’hui lui fait penser à l’union soviétique, en tout cas ils ont les mêmes bureaux de statistiques aux ordres du pouvoir…

          Sinon, on apprend que la Chine, après etre devenu le premier exportateur mondial, est maintenant le premier client du Japon, normal, les exportations japonaises vers les usa ont baissé de 40 % !

          http://fonzibrain.wordpress.com/


          • L'enfoiré L’enfoiré 28 janvier 2010 10:34

            Fonzibrain,
             Merci pour votre analyse, très intéressante.
             Je prendrai vos conclusions :

            « Et par un effet boule de neige, si la chine s’effondre, le peu de croissance dont rêve l’europe s’évanouira. »
            C’est exactement ce que j’écrivais dans mes conclusions il y a longtemps dans « L’argent du beurre ».
            On ne sait pas encore tout ce qu’est un marché imbriqué, mondialisé dans lequel chaque bloc est dépendant de l’autre.

            « Chine d’aujourd’hui lui fait penser à l’union soviétique »
            C’est vrai. Mais aussi avec le marché de l’immobilier qui s’épuise dans des nécessités temporelles, comme les JO et Shanghai 2010. Les crédits qui s’assèchent sont seulement dans ce cas-ci dans les mains autoritaires d’une élite très minoritaire avec un parti unique.

            La récession du Japon était connue depuis plus de 10 ans. Sa seule chance est de trouvé son « core business » : la robotique, les appareillages photographiques, sa technique éprouvée dans le modernisme, automobile...
             
             

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