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Accueil du site > Actualités > International > Sœur Emmanuelle, mère Théresa, l’abbé Pierre : le sacerdoce de (...)

Sœur Emmanuelle, mère Théresa, l’abbé Pierre : le sacerdoce de la compassion

« Ce va-et-vient de mains qui se tendent, qui se serrent, qui s´agrippent, cet échange de regards, de paroles, de sourires, d´appels, de cris, qui créent entre les hommes des liens d´une solidité incomparable... »,
 sœur Emmanuelle.
 Sœur Emmanuelle s´est éteinte, lundi dernier, à près de 100 ans, après une vie bien remplie d´amour et de compassion pour les déshérités, pour son prochain. Ce qui a fait dire à la romancière égyptienne Fawzya Assaad (pays d´adoption de sœur Emmanuelle qui reçut des mains de Hosni Moubarak la nationalité égyptienne en 1991, que le miracle jalonne la vie de sœur Emmanuelle. "Sœur Emmanuelle avait l´habitude des questions spontanées, bêtes ou intelligentes, peu lui importait, peut-être jugeait-elle, comme les grands philosophes, que les questions les plus bêtes sont souvent les meilleures... Le miracle, comment ne pas y croire, du moins l´espérer ? Et comment pétiller au cœur de la dure vie, si l´on n´y croit pas, au miracle, comme un cœur d´enfant, au père Noël ? Le miracle, ce fut, un jour, la rencontre de sœur Emmanuelle avec les chiffonniers du Caire, ce monde où Ahlam s´est trouvée jetée, comme par un hasard du destin. Miracle des bulles de champagne ? Mais qu´en est-il du regard d´une religieuse qui cherche à soulever des montagnes, refuse la pauvreté, exprime ce refus par un désir de la partager et une volonté de la transformer ? Sa rencontre avec les chiffonniers semblait prédestinée : elle et eux croyaient au miracle. Dans l´attente de nouveaux miracles, ils ont vécu. L´attente, nourrie par la sève d´un monde merveilleux, fait de prodiges, petits et grands, d´histoires édifiantes, d´images saintes : un passé privilégié est un capital sûr auquel puise l´espoir d´un avenir.(1)

Sœur Emmanuelle : une vie de combat au quotidien
 Femme de cœur et d´action, sœur Emmanuelle a voué sa vie au service des enfants et des familles vivant dans le plus total dénuement. Avant de prendre le nom de sœur Emmanuelle, la jeune Madeleine Cinquin mène une enfance paisible à Bruxelles lorsqu´elle se retrouve terriblement affectée par la mort de son père. Dès lors, elle entre au couvent dans le but de s´occuper de l´enfance malheureuse. Esprit vif et brillant, sœur Emmanuelle devient professeur de lettres et de philosophie en Egypte, en Turquie et en Tunisie. Mais, à l´heure de sa retraite d´enseignante, elle décide de se consacrer entièrement aux pauvres et s´établit au Caire avec les chiffonniers d´un bidonville, au milieu des ordures, des rats, de la maladie et de la misère quotidienne. Imperturbable, elle œuvre sans répit, un seul sentiment au cœur : la joie de venir en aide aux plus pauvres des pauvres. Et là où la misère semblait avoir définitivement ravagé la terre et les hommes, elle va réussir à défier l´impossible en faisant construire des écoles, des maisons et des dispensaires, bientôt soutenue par des dons venus du monde entier. Sœur Emmanuelle subjugue. Dans son uniforme austère et ses vieilles tennis usées par les montagnes d´ordures, derrière ses rides forgées par un franc sourire, se dégagent le charme et la jovialité naturelle d´une femme dotée d´une présence et d´une énergie incroyables. Comme si la seule apparence vestimentaire de cette femme lumineuse nous faisait déjà comprendre que l´amour et la joie d´aimer peuvent fleurir sur des montagnes de misère. Non, rien n´arrête sœur Emmanuelle qui décide bientôt, à l´âge de 74 ans, de "repartir à zéro" et de partager d´autres tragédies humaines en Egypte, au Liban, au Soudan, aux Philippines... Entre-temps, elle fonde une association, "Les amis de sœur Emmanuelle", qui deviendra en 2005 "Asmae-Association sœur Emmanuelle" aidant aujourd´hui plus de 60 000 enfants de par le monde. (2)
 
 En 1993, après quelque trente années au service de ses compagnons de misère, sœur Emmanuelle rentre en France à la demande de ses supérieurs. "Choc terrible", dira-t-elle, brutalement plongée dans "la morosité qui court de demeure en demeure" pendant que "la joie chante là où l´on vit sans eau, sans électricité, sans loisirs, mais dans la fraternité", là où "la relation d´amour et d´amitié" est "le substrat de la vie quotidienne". Pourtant, rien ne tarit la source de joie qui coule dans les veines de sœur Emmanuelle laquelle s´occupe alors des SDF en France et écrit trois ouvrages en deux ans. Son aisance naturelle, sa foi inébranlable et ce fameux franc-parler avec lequel elle a notamment demandé à l´Eglise de vendre ses richesses, dérangent autant qu´ils captivent. "Si tu veux vivre, tu dois aimer !", dit-elle avec une simplicité déconcertante. Car dans le domaine du savoir-vivre, sœur Emmanuelle est à même de nous parler de la vraie vie : son mot d´ordre : "Yalla", expression arabe que l’on peut traduire par "En avant !" Appel irrésistible d´une âme qui n´a pas l´intention de cesser d´aimer.
 
 Une littérature prolifique toute tendue vers l´Autre, vers la compassion. Citons Une vie avec les pauvres. Il est des choix et des missions impossibles qui, contre toute attente, réussissent. L´entreprise de sœur Emmanuelle, risquée, aléatoire, suicidaire même, est de celles-là Grandeur et misère de l´homme, Chiffonnière avec les chiffonniers, sœur Emmanuelle raconte le choc de sa rencontre avec les habitants des bidonvilles de la capitale égyptienne.
Yalla : en avant les jeunes ! Dans cet essai, elle nous parle de sa vie missionnaire et de son dévouement à l´égard des moins fortunés, en divers pays du monde et incite les jeunes à s´engager et à se dévouer pour une société meilleure et une vie bien remplie. Richesse de la pauvreté : au Caire, dit-elle où ils ne possèdent rien, les chiffonniers des bidonvilles sont épanouis ; dans notre Europe nantie, les récriminations sont monnaie courante et nous oublions jusqu´à la simple joie d´exister. Se peut-il donc que la pauvreté soit aussi source d´enrichissement ? Dans Soeur Emmanuelle, secrets de vie, P. Lunel a fait un reportage au cœur de la générosité et de la détresse humaine et dessiné un portrait fidèle, émouvant, impertinent et drôle, d´une vieille femme débordante de vitalité, d´humour et de joie de vivre. Elle porte sur la misère un regard plein de compassion lucide et nous donne une merveilleuse leçon d´optimisme, de bonheur et de confiance en l´homme. (3)
 
 MèreTheresa : une vie au service des pauvres et une mystique 
 Une autre figure qui a marqué son temps est sans conteste Mère Theresa. Cette religieuse albanaise passa sa vie entière en Inde auprès des lépreux, des malades et des déshérités. Après deux années de noviciat à Darjeeling (ville), maison de formation des novices de sa communauté, Agnès prononce des vœux temporaires, c´est à partir de cette date qu´elle se fait appeler sœur Theresa. De 1931 à 1937, elle enseigne la géographie à l´école Sainte-Marie des sœurs de Notre-Dame-de-Lorette à Calcutta. Elle prononce ses vœux définitifs en Inde le 24 mai 1937 et devient directrice des études à l´école Sainte-Marie en 1944. Le 10 septembre 1946 est le jour où tout changea dans sa vie : elle reçoit ce qu´elle appelle "l´appel dans l´appel" : le désir de servir au nom du Christ les plus pauvres. Elle quitte définitivement son couvent de Calcutta et s´installe dans un bidonville (à Taltola). Mère Theresa décide de se donner une ligne de vie religieuse : c´est la fondation de la congrégation des Missionnaires de la Charité, elle portera désormais le nom de Mère Theresa.
 
 "Ses 50 ans de nuit intérieure constituent un trait important de mère Theresa comme figure spirituelle. Largement commentée dans les milieux chrétiens à l´époque de sa béatification. Avec des mots simples, elle parle de sa foi vacillante et des doutes tenaces qui l´habitent. Dans une autre lettre non datée adressée à Jésus, elle avait encore écrit : " Où est ma foi ? Tout au fond de moi, où il n´y a rien d´autre que le vide et l´obscurité, mon Dieu, que cette souffrance inconnue est douloureuse, je n´ai pas la foi." "
 Un supplice secrètement enfoui en elle et dissimulé derrière ce visage paisible qu´elle avait en public. Une tranquillité trompeuse : "La gaieté est le signe d´une personne généreuse et mortifiée qui, oubliant toute chose, y compris elle-même, s´efforce de plaire à son Dieu par tout ce qu´elle fait pour les âmes." "Si jamais je deviens sainte - je serai certainement une sainte des "ténèbres". Je serai continuellement absente du Ciel - pour allumer la lumière de ceux qui sont dans les ténèbres sur terre". Poursuivant sa mission de répandre l´amour auprès des plus pauvres, mère Theresa accède à une profonde compassion et identification avec eux. La situation physique de mes pauvres abandonnés dans les rues, indésirables, mal-aimés, délaissés : nous aussi nous devons faire l´expérience de la pauvreté si nous voulons être de véritables porteuses de l´amour de Dieu. (4)
 
 Le 17 octobre 1979, mère Theresa reçoit le prix Nobel de la paix qu´elle accepte "au nom des pauvres". En 1982, dans une des hauteurs du siège de Beyrouth, Mère Theresa sauve 37 enfants pris au piège à l´hôpital dans une ligne de front entre l´armée israélienne et la guérilla palestinienne. Elle provoque un cessez-le-feu et, accompagnée par la Croix-Rouge, elle traverse la zone de tir jusqu´à l´hôpital dévasté pour évacuer les jeunes patients.(4)

L’appel de l’abbé Pierre
 Né en 1912, l´abbé Pierre eut plusieurs vies : maquisard, député, prêtre, il ne cessa de défendre les déshérités. Il fonde en 1949 le Mouvement Emmaüs. Les communautés Emmaüs se financent par la vente de matériels et d´objets de récupération et construisent des logements. L´abbé Pierre acquiert sa notoriété à partir du très froid hiver de 1954, meurtrier pour les sans-abri pour une "insurrection de la bonté". Il lance le 1er février 1954 un appel mémorable sur les antennes de Radio-Luxembourg, qui deviendra célèbre sous le nom d´Appel de l´abbé Pierre. L´appel rapportera 500 millions de francs en dons (dont 2 millions de Charlie Chaplin), une somme énorme pour l´époque et complètement inattendue. Le combat de l´abbé Pierre a aussi permis l´adoption d´une loi interdisant l´expulsion de locataires pendant la période hivernale. Cette même loi qu´une certaine ministre, Christine Boutin, est en train de charcuter... Après l´appel de 1954 et la sortie du film Les Chiffonniers d´Emmaüs consacré à l´abbé Pierre, Roland Barthes a analysé, en 1957, son visage "qui présente clairement tous les signes de l´apostolat : ainsi sont réunis les chiffres de la légende et ceux de la modernité." Son visage évoque donc, à la fois, la spiritualité de l´homme, le combat de son sacerdoce et sa liberté vis-à-vis de sa hiérarchie. Pour Pierre Bourdieu, l´abbé est même un prophète, "surgissant en temps de disette, de crise", "prenant la parole avec véhémence et indignation".
 
 En avril 1996, lorsque son ami Roger Garaudy est en procès pour négationnisme suite à la publication de son livre Les Mythes fondateurs de la politique israélienne, il lui apporte son soutien, ce qui lui vaudra d´être exclu du comité d´honneur de la Licra. Il ajoute qu´accuser Roger Garaudy de "révisionnisme" est une "imposture", une "véritable calomnie". Certains ont critiqué les propos de l´abbé Pierre sur l´idée de la terre promise dans l´Ancien Testament. En effet, il dénonçait la prise très violente de cette terre par les Israélites, telle qu´elle est décrite dans la Bible : "Que reste-t-il d´une promesse lorsque ce qui a été promis, on vient de le prendre en tuant par de véritables génocides des peuples qui y habitaient, paisiblement, avant qu´ils y entrent ?" et il n´hésitera pas à en déduire une véritable vocation à l´exil de ce peuple. Bien que désavoué par sa hiérarchie, l´abbé Pierre considère que le débat sur la Shoah reste ouvert : "Ils [la Licra] n´acceptent absolument pas le dialogue, contrairement à Garaudy. Ils considèrent que le débat (sur le génocide des Juifs) est clos. Qu´oser le rouvrir n´est pas possible. Par exemple, sur la question des chambres à gaz, il est vraisemblable que la totalité de celles projetées par les nazis n´ont pas été construites", propos auquel l´abbé Pierre ajoute toutefois : "Mais mes amis de la Licra me disent qu´avancer de telles affirmations, c´est contester la Shoah. Ce n´est pas sérieux." (Roger Garaudy sera finalement condamné pour contestation de crimes contre l´humanité et incitation à la haine raciale.) (5) (6) (7)
 
 Ces trois piliers de la charité humaine, contemporains, disparaissent, laissant derrière eux une œuvre. Mère Theresa, sœur Emmanuelle ou l´abbé Pierre ont consacré leur vie entière pour les autres et les plus démunis. Sans distinction d´origine ou de religion, ils ont parcouru des milliers de kilomètres pour soulager des souffrances et des situations extrêmes. Ils ont sans cesse fait appel à toutes les bonnes volontés pour contribuer à rendre ce monde meilleur. Ils n´ont pas hésité à interpeller les plus grands et les plus aisés pour gagner des soutiens. Mais que reste-t-il de ces messages d´espoir, de solidarité et d´amour ? Quand de saintes personnes de cette trempe disparaissent, les déclarations amicales fusent.
 
 Cette crise financière que nous traversons augmente un peu plus le fossé qu´il y a entre certains discours et les actes. On remue ciel et terre pour assurer la continuité du système bancaire gâté par des spéculateurs sans scrupules et c´est le silence radio pour assurer le minimum vital aux simples gens. Quand il s´agit de lutter contre la faim, de soigner les plus pauvres ou de loger les plus modestes, c´est une autre chanson. L´abbé Pierre disait : "Il faut que la voix des hommes sans voix empêche les puissants de dormir". Comme le disaient sœur Emmanuelle et mère Theresa, leurs actions étaient des gouttes d´eau dans cet océan de misère même si ces gouttes sont utiles. Il faudrait, en réalité, des centaines de milliers de sœur Emmanuelle, de mère Theresa ou d´abbé Pierre pour vaincre efficacement ces drames vécus chaque jour par des milliards d´êtres humains. On ne peut parler que de ce que l´on connaît. "Les hommes politiques ne connaissent la misère que par les statistiques. On ne pleure pas devant les chiffres", disait l´abbé Pierre : quelle lucidité ! Je n´ai rien contre la richesse, mais tout cela manque d´humilité et de retenue. Mère Theresa, à sa façon prémonitoire, nous avertit : "Ce qui me scandalise, ce n´est pas qu´il y ait des riches et des pauvres : c´est le gaspillage."
 
  Les religions au lieu de s’anathématiser devraient prendre exemple, sur ces personnages hors du commun qui, à leur façon, apportent une réponse à la détresse humaine par-delà le concept creux du "dialogue des civilisations". Dialogue qu’ils pratiquent au quotidien, loin du m’as-tu-vu en allant vers l’Autre tous les autres qu’ils soient chrétiens, bouddhistes ou musulmans, l’essentiel est d’atténuer leur détresse. Louis Pasteur avait l’habitude de dire : "Je ne te demande pas quelle est ta religion, mais quelle est ta souffrance". Tout est dit.

1. Fawziya Assaad, Ahlam et les éboueurs du Caire, éditions de l´Hèbe, 2008.
2. Sœur Emmanuelle : encyclopédie Wikipédia
3. http://www.fraternet.com/magazine/etr_2202.htm
4. Mère Theresa : encyclopédie Wikipédia
5 "L´Abbé Pierre exclu de la Licra", L´Humanité, 2 mai 1996.
6. Michaël Prazan, Adrien Minard : cité dans Roger Garaudy, itinéraire d´une négation, Calmann-lévy, février 2007.
7. Michel-Antoine Burnier, Cécile Romane, Dieu et les hommes, le secret de l´abbé Pierre, éd. Mille et une nuits, Paris,1996, http://www.denistouret.net/textes/abbe_Pierre.html
 
Pr Chems Eddine Chitour
 
Ecole Polytechnique Alger

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11 réactions à cet article    


  • morice morice 27 octobre 2008 11:06

     Les deux étaient limites pour une congrégation rétrograde : ils n’ont été encensés par elle que sur le tard, car bien trop embarrassants. Morts, ils peuvent être encensés : ils ne l’ont pas été de leur vivant par l’église. L’autre problème étant la canonisation de Pie XII. Pour l’instant, c’est NIET. Les deux évoquaient le mariage des prêtres et l’apport des femmes, la réponse actuelle du dernier synode de frise le déni ou une réelle hypocrisie.


    • ZEN ZEN 27 octobre 2008 11:08

      Je resterai sur votre citation finale de Pasteur

      Mère Théresa, à sa façon prémonitoire, nous avertit : "Ce qui me scandalise, ce n´est pas qu´il y ait des riches et des pauvres : c´est le gaspillage."

      Elle aurait pu approfondir....
       Respect à elle , qui a au moins mis ses actes en conformité avec ses valeurs et qui ne préchait la conversion


      • brieli67 27 octobre 2008 11:44

        sur le CLOUAGE DE BEC de la Thérèse à NY ??? que démente ce jour-là ?

        Il est unaniment reconnu que l’objectif de la Thérèse était non la conversion mais de présenter à son bonDIEU des agonisants dans de beaux draps. Elle foutait toute assistance médicale et sanitaire à la Porte.


      • furio furio 27 octobre 2008 11:53

        Je vous reglisse ma réaction au post de sylavin r. sur soeur Emmanuelle. Ce qui vaut pour soeur Emmanuelle vaut pour les autres.
        "Ce qui n’est pas dit : c’est que soeur Emmanuelle fait partie de ces sectes réligieuses qui possèdent des FORTUNES COLOSSALES dans le monde. Ce qui n’est pas dit c’est que ces sectes appelées congrégations ne distribuent aucun centime de leurs FORTUNES COLOSSALES.
        Pour les banquiers qui liront, eux pourront attester de cette réalité, les plus riches clients de toutes les banques dans toutes les villes d’importance sont ces sectes religieuses.
        Alors oui ! Cet article participe à la grande récolte des euros en faveur de ces sectes !

        Et si on veut parler de Soeur Emmanuelle, non seulement il faut dire que c’est une personne comme Mademoiselle tout le monde, qui a utilisait gaillardement le godemichet, mais il faut dire aussi que cette personne a contribué inconsciemment certes, à engraisser des sectes.

        Alors oui si on parle de soeur emmanuelle, il faudra ajouter les sectes, ou congrégations religieuses à la vindicte populaire. Les ajouter à la liste noire, celle des paradis fiscaux, celle des grands patrons sangsues de leur entreprise, celle des banquiers faiseurs de fausse monnaie, celle des libéraux et autres sarkosy qui ont obtenus leurs mandats avec ce système pourri, et qui se sont montrés les chantres de ce système vérolé et les complices de l’apauvrissement des peuples pour le profit des plus riches."

        L’effondrement des bourses mondiales et la crise ENORME qui va s’ensuivre, il faudra bien un jour en tirer les enseignements et trouver des coupables. L’ Eglise et ses sectes ont une part importante dans ce désastre qui a permis à certains de vivre dans l’opulence et à d’autre de crever comme des chiens ! Sans que l’Eglise et ses sectes lèvent le petit doigt pour changer le cours des choses !

        A+ et mes amitiés à morice qui semble le seul capable sur ce site de désigner les responsables de la tragédie qui est en train de prendre son essor ! Songez, sarkosy et sa clique viennent hier de promettre 360 milliards pour les banques....et demain ? de combien vont ils nous endetter quand on songe que les valeurs bancaires ne valent plus un centime !!!


        • norbert gabriel norbert gabriel 27 octobre 2008 16:59

          je ne connais pas directement les oeuvres de Soeur Emmanuelle ou mère Thérésa, mais pour Emmaüs et l’abbé Pierre, j’ai vu, et participé

          - il n’y avait aucun prosélytisme religieux

          - les fonds récoltés sur un chantier (Roanne 1982) ont été répartis de la manière suivante ; un tiers pour créer un dispensaire en Amsud, un tiers pour la communauté Emmaûs, un tiers pour un foyer local, quelque chose comme ça. mais en tout cas l’Eglise n’avait rien a en attendre.
          Et les gens d’Emmaûs n’attendent rien d’autre de ceux qui viennent qu’une aide souvent d’urgence à plus malheureux qu’eux.

          Pour certains esprits étroits il y a toujours des arrière pensées, des sous entendus, bonne raison pour regarder ailleurs.
          En 1954, j’avais 12 ans des familles de travailleurs vivaient dans la rue, par impossibilité de se loger, et il y a eu des morts de froid, dans la rue, en France. Et ça peut recommencer cette année.
          Quand je vois de plus en plus de personnes agées chiner dans les fins de marchés pour récupérer quelques fruits et légumes, en 2008, il me semble que la grande gueule de l’abbé Pierre manque un peu dans le paysage.
          Les structures d’aide sont assez peu soutenues, ça fonctionne sur quelques bénévoles.
          Et jusqu’à plus ample informé, ces acharnés de l’entraide sont le plus souvent de vieux cocos, ou des vieux cathos de gauche, car qui autre qu’un vieux catho ou un vieux coco irait mettre les mains dans le cambouis bénévolement ?
          pour les Témoins de jéhovah, l’abbé Pierre, c’est quasi un suppot de Lucifer... Un mec qui ne demande rien, et qui donne, c’est quand même un scandale...


        • morice morice 27 octobre 2008 12:39

           A+ et mes amitiés à morice qui semble le seul capable sur ce site de désigner les responsables de la tragédie qui est en train de prendre son essor !

          merci mais ça me paraît vain. La tragédie, ici, c’est une prise de pouvoir par des illuminés.


          • Calito 27 octobre 2008 13:16

            ? ?????
            Des illuminés. Je pense moi que la direction du site fait très bien son travail.
            Ce genre d’insinuations est honteux.


          • furio furio 27 octobre 2008 12:57

            Quand , morice, vous aurez atteint le détachement nécessaire et la sérénité requise, vous limiterez vos interventions à écrire vos merveilleux articles et à répondre à seulement ceux qui le mérite et à dédaigner les jean-foutre d’extrême droite et autres minables israélites ou étatsuniens, alors là.....


            • furio furio 27 octobre 2008 12:59

              sampiero, il y aura des sommes considérables à distribuer ! Ne peut on craindre une abondance néfaste pour tous nos pauvres ?


            • foufouille foufouille 27 octobre 2008 13:52

              peu importe leur religion
              ce qui rassemble les gens est le charisme, ainsi que leur non conformisme
              malheureusement, l’abbee et la soeur, en tres bon chretien croyait en la bonte des hommes
              on a vu ce que ca a fait avec emmaus..........
              reste a savoir si ca fera pareil avec le mouvement de soeur emmanuelle


              • L'enfoiré L’enfoiré 27 octobre 2008 17:10

                Soeur Emanuelle est ce qui peut me réconcilier avec la religion.
                Elle avait les deux pieds sur terre avant de s’envoler vers d’autres cieux.
                Elle s’en foutait que certains gagnent beaucoup d’argent. Elle ne supportait pas que ceux-ci ne partagent pas ensuite. Une vision opportuniste ? Non de sagesse.

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