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Accueil du site > Actualités > International > Steve Jobs versus Bill Gates

Steve Jobs versus Bill Gates

C’est l’histoire d’une confrontation qui s’est déroulée durant plus de 35 ans. Jobs a été le premier vainqueur avant de céder la place à Gates puis de la reprendre définitivement… 

“ Comme tant d’autres, je fus subjugué par ce garçon précoce et envoûtant, déjà légendaire... ” C’est ainsi que John Sculley a relaté sa première entrevue avec le fondateur d’Apple en 1982. Il en fallait de l’audace à ce jeune homme pour venir frapper à la porte du vice-président de Pepsi, l’une des premières entreprises américaines, avec pour objectif de l’embaucher !

Deux ans plus tôt, un autre ponte dans la fleur de l’âge avait été effaré par la puissance de conviction d’un jeune homme de 25 ans. En venant frapper à la porte d’une petite édition de Seattle, Bill Lowe d’IBM avait été déconcerté par l'apparence juvénile de son hôte. La surprise avait été de courte durée : "dès que Bill Gates se mettait à parler, toutes les considérations sur son âge disparaissaient. Nous buvions ce qu'il disait".

Steve et Gates étaient ainsi... Animés d’une authentique flamme, ne reculant devant aucun obstacle pour concrétiser leurs rêves. Pourtant, leurs chemins étaient voués à demeurer parallèles. Si la saga micro-informatique a contraint ces deux êtres à collaborer, leur croisement a donné des étincelles. Champion des « coups « , Jobs a été le premier vainqueur, adulé des médias et de l’intelligentsia. Gates a choisi une stratégie plus complexe, celle de l’omniprésence et a triomphé durant vingt ans. Et puis, sur la ligne droite, Jobs a terrassé celui que l’on aurait cru indélogeable du haut du podium. Durant trente cinq ans, le parcours des deux génies a été fait d’affrontements, de concessions arrachées, de victoires temporaires ou désirs de revanche.

Dès la naissance, tout sépare ces deux atypiques. Ils sont pourtant nés la même année, en 1955, le 24 février dans le cas de Steve, le 28 octobre pour William Henry III dit Bill. Mais le premier est un enfant illégitime, alors que le second naît dans une famille de la haute bourgeoisie de Seattle. Adopté par le couple Jobs, Steve leur en fait voir de toutes les couleurs : à deux reprises, ils doivent l’amener d’urgence à l’hôpital, la première fois, pour un lavage d’estomac, Steve ayant avalé une bouteille d’insecticide, la seconde parce qu’il a introduit une broche dans une prise électrique ! Pendant ce temps là, Bill truste déjà les premières places, mais aux classements scolaires. Doté d’une intelligence hors du commun, il est capable de mémoriser un monologue de trois pages après une seule lecture !

Le courant contestataire qui prend forme vers le milieu des années 60 ne peut qu’attirer le jeune Jobs. Au lycée de Los Altos, il dirige un groupe libertaire dont le fait de gloire consiste à introduire des serpents dans les classes. De l’autre côté, tandis que la jeunesse mondiale entre en rébellion, pour le garçon de bonne famille qu’est Bill Gates, l’année 1968 est associée à sa découverte de l’ordinateur - il passe des heures incalculables devant le terminal du lycée de Lakeside.

L’électronique passionne également le jeune Steve Jobs. Pour gagner son argent de poche, l’adolescent achète de vieilles chaînes stéréo, les répare, puis les revend avec bénéfice. De son côté, le lycéen Gates découvre qu’il peut arrondir largement ses fins de mois en louant ses services de programmeur émérite à des entreprises, trop heureuses d’exploiter les talents de ce surdoué !

Même leur marginalité est dissemblable. Au début des années 70, Jobs fait la connaissance de Steve Wozniak, un autodidacte de l’informatique portant lunettes, barbe et cheveux longs. Wozniak a découvert qu’il était possible de téléphoner gratuitement en simulant une sonorité précise sur le combiné. Ensembles, ils fabriquent et diffusent des boîtes bleues permettant d’appeler à l’autre bout du monde sans payer. Pour Bill, le pied de nez aux adultes relève davantage du tour de force technologique : prétextant la préparation d'un examen, il se rend à l'Université de Washington et obtient des renseignements sur la façon dont est géré le réseau informatique Cybernet. Le jeune Bill Gates parvient ainsi, pas peu fier, à provoquer un plantage national !

A la différence de Bill, Jobs absorbe les courants d’idée de son époque. Il fait ses premières armes chez Atari, une entreprise qui baigne dans l’atmosphère hippie. Mais comme il éprouve un attrait pour les philosophies orientales, il part bientôt pour l’Inde. La déconvenue est rapide : attiré par une vie contemplative, Jobs découvre une réalité rude. Lorsqu’il revient en Californie, il est décidé à faire carrière dans le domaine de la technologie. De retour chez Atari, il exploite les talents de programmeur de Wozniak pour concevoir un jeu vidéo vedette : Breakout. Pour sa part, à Harvard, l’étudiant surdoué en mathématique Gates s’ennuie et passe de longues soirées à jouer au poker. Une idée l’obsède : ne pas rater la révolution micro-informatique qui ne saurait tarder !

En 1975, une même nouvelle bouleverse la vie des deux jeunes hommes : le premier micro-ordinateur a fait son apparition : l’Altair de MITS ! Chacun va se lancer à corps perdu, Steve dans la conception d’ordinateurs, Bill dans le logiciel. Et les chemins jusqu’alors parallèles vont se croiser, pour le meilleur et pour le pire.

L’Altair est frustre et loin de répondre aux aspirations des fanas d’informatique. Après avoir décortiqué l’appareil, Wozniak conclut qu’il peut faire mieux, et se met à la tâche, dans le garage de Jobs. Ce dernier persuade Wozniak de laisser tomber son job chez Hewlett-Packard afin de créer une entreprise, qu’il baptise Apple. Pour commercialiser l’Apple 1, Jobs pense d’abord à Atari. Mais son look baba cool joue en sa défaveur : il se fait éconduire par Keenan avec ces mots sévères : “Enlevez vos pieds sales de mon bureau !”.

Pour Gates, l’arrivée du premier micro-ordinateur est un révélateur : plus question d’attendre, il se doit d’être présent ! Il programme jour et nuit le premier Basic de l’Altair. Signe de son incroyabvle compétence, son Basic fonctionne du premier coup alors qu’il n’a jamais vu l’ordinateur auparavant ! Dans la foulée, en juillet 1975, Gates crée Microsoft avec pour mission de placer son Basic sur tout ce qui pourrait ressembler à un micro-ordinateur.

L’Apple 1 ne connaît qu’un succès d’estime. Pour Jobs, la raison est simple : la micro ne percera que lorsque le public se verra proposer des produits analogues à ceux de l’électro-ménager. L’Apple II est conçu dans une telle optique avec un beau boîtier et un clavier. Les deux voies semblent déjà tracées : Jobs est un innovateur, Gates a choisi pour stratégie d’être incontournable. Il a déjà décidé que la micro-informatique était son territoire à lui !...

Jobs va être le premier à monter sur le podium. En prévision du lancement de l’Apple 2, il séduit des investisseurs et installe Apple à Cupertino. L’agence McKenna prend en charge la promotion de l’Apple II et opte pour une publicité dans Playboy. L’Apple 2 récolte d’innombrables éloges et dès la fin 1977, Apple commence à faire des bénéfices. De son côté, Gates prend son bâton de pèlerin et persuade un à un les constructeurs de micro-ordinateurs d’adopter un Basic de Microsoft... Incontournable, nous vous l’avons dit. Comme il se doit, le BASIC de Gates va même se retrouver sur l’Apple II ! La jonction s’opère, doucement mais sûrement…

 

C’est en décembre 1979, lors d’une visite au PARC - laboratoire de recherches de Xerox - que Jobs a le choc de sa vie. L’ordinateur expérimental Star qui lui est présenté repose sur une “ interface graphique / souris ” . En découvrant cela, Jobs s’exclame : “ Mais pourquoi est-ce que vous ne commercialisez pas cela ? Vous pourriez pulvériser tout le monde ! ” Et puis, tout compte fait, puisque Xerox rechigne à commercialiser un tel ordinateur, Apple va le faire ! Dans le plus grand secret, Jobs prend la direction du projet Macintosh, un ordinateur en phase avec ses idéaux hérités de la contre-culture..

Six mois plus tard, Bill Gates participe à son tour un projet secret, mais bien moins ‘artiste’. Microsoft a reçu la visite des hommes d’IBM qui cherche à entrer dans le domaine des PC. Après d’habiles tractations, Microsoft décroche la réalisation d’un système d’exploitation pour l’IBM PC. Incroyable tacticien, Gates réussit à persuader IBM de laisser Microsoft vendre son système, le MS-DOS, à des constructeurs de compatibles PC ! Sans le savoir, Big Blue s’est enchaîné à un stratège dont elle ne pourra plus se séparer. Le MS-DOS va devenir la vache à lait de Microsoft.

Apple entre en Bourse en décembre 1980 et Steve Jobs, crédité d’une fortune de 165 millions de dollars, devient le plus jeune millionnaire américain. L’heure est à l’euphorie pour la compagnie de Cupertino citée en modèle. Jobs apparaît en couverture des plus grands magazines et sa notoriété devient comparable à celle d’une vedette de cinéma. Inconnu de tous, Gates, attend son heure.

A l’annonce de l’IBM PC en août 1981, Jobs se paye l’ironie de saluer l’entrée de ce concurrent redoutable en s’offrant une pleine page dans le Wall Street Journal intitulée : “ Bienvenue IBM, sérieusement ”. Une manière comme une autre de montrer qu’il n’a pas peur de Big Blue. Il est vrai que depuis deux ans déjà, il dispose d’une stratégie pour contrer l’arrivée d’IBM. Le projet Macintosh a pris l’aspect d’une croisade : il va représenter la liberté, le fun, l’esthétique, face à un PC triste et sérieux. Pour lui, le ‘Mac’ est un progrès incontournable de l’histoire humaine.

Pourtant, Jobs fait entrer le loup Gates dans la bergerie. En mars 1981, invité à la Ben Rosen Conference, il expose son point de vue sur le futur des ordinateurs. Entraîné par l'enthousiasme, il ne peut s'empêcher d'évoquer la direction que prend Apple avec le Mac. Bill Gates est électrisé par une telle vision. Après la conférence, ils s’entretiennent avec ferveur.

A la fin de l’été, les deux hommes se rencontrent chez Apple et Bill Gates reçoit une démonstration de la machine prototype. Immédiatement, Gates fait peur à Jobs : trop curieux, trop malin… Il pose un peu trop de questions sur le Mac et Jobs demande même à l’un de ses techniciens de la fermer. Il demeure que Jobs a furieusement besoin de logiciels et il propose donc d’associer Microsoft au lancement du Mac, à charge pour Gates de réaliser trois programmes : Word, Multiplan et Chart. Grave erreur. Très vite, les deux génies vont s’affronter. Jobs raille le fait que Gates travaille pour Big Brother, alias IBM. De son côté, Gates se moque de Jobs, qui selon lui “ se gargarise de phrases comme quoi le Mac va conquérir le monde ”. Pour courronner le tout, le créateur de Microsoft prend plaisir à faire ressortir les faiblesses techniques du Mac. Il n’a pas forcément tort.

Pour promouvoir le Mac, Jobs veut s’adjoindre un génie du marketing : John Sculley, l’artisan du changement d’image de Pepsi auprès des jeunes et il parvient à convaincre ce manager bon teint à rejoindre Apple au printemps 1983.

À peine arrivé chez Apple, Sculley se retrouve confronté à un drôle de blondinet dont le visage lui rappelle celui de Woody Allen. Ayant appris qu’Apple s’apprêtait à publier un Mac Basic, Gates a demandé à rencontrer Sculley sans attendre. Microsoft jouit d’une situation proche du monopole sur ce langage et déjà, Gates, n’entend pas céder un pouce de terrain.

Face à Sculley, Gates menace de supprimer la licence du Basic de l’Apple 2 si Sculley maintient le Mac Basic  ! Or, c’est encore l’Apple 2 qui fait vivre le constructeur de Cupertino, et l’absence du Basic serait catastrophique. Apple est donc contraint d’annuler le projet Mac Basic !

Là n’est pas tout : Jobs et Sculley découvrent bientôt que Gates a pompé l’interface du Macintosh et prépare Windows. Lorsque Jobs, hors de lui, convoque Gates pour lui passer un savon, Bill ne se démonte aucunement : comme il le dit, ils ont tous deux pompé l’invention de Xerox et Gates en a lui aussi acquis une licence !... L’ambiance entre les deux garçons évoque désormais celle d’une guerre froide.

Irrité par les prétentions de Gates, Jobs prépare sa représaille : à quelques mois du lancement du Mac, il explique qu’il serait préférable de ne pas livrer Word, Multiplan et Chart avec le nouvel ordinateur. Gates se laisse convaincre et le contrat établi est annulé sur ce point. Il ne tarde pas à découvrir que Jobs l’a berné : ce sont deux logiciels maison, MacPaint et MacWrite qui seront livrés avec la machine ! A son tour, Gates mijote sa revanche.

Le 23 janvier 1984, date de lancement du Mac, est le grand moment de gloire de Jobs. Bill Gates n’est qu’un éditeur invité parmi d’autres, tandis que Jobs est la vedette des médias. Macintosh fait la une de magazines branchés et accorde plus de 200 interviews. L’enfant prodige de la micro, c’est encore et toujours lui !

Pourtant, le soufflé ne tarde pas à retomber. Du fait de la limitation à 128 Ko, le Mac s’avère incapable de faire tourner autre chose que MacWrite et MacPaint  ! Au lieu des 85.000 ventes prévues initialement, il plafonne aux alentours de 20.000 unités. La crise pointe au début de l’année 1985 lorsque des revendeurs réclament la possibilité de retourner les invendus. Sculley découvre au passage que Jobs a imposé des choix techniques incohérents pour Macintosh. Apple se voit condamnée à la faillite, faute d’une reprise en main rapide.

En parallèle, le torchon brûle de plus en plus entre Apple et Gates. Jobs et Sculley voudraient poursuivre Microsoft en justice à propos du logiciel Windows, que Microsoft s’apprête à lancer et qui s’inspire du Mac. Gates montre les dents : il menace d’arrêter le développement de Word et d’Excel, deux logiciels essentiels pour imposer le Mac auprès des entreprises, s’il n’obtient pas le droit d’incorporer certains éléments de l’interface du Macintosh dans Windows. Acculés, Jobs et Sculley concèdent, bon gré mal gré, à Gates un droit d’utilisation de divers aspects du Mac.

Lors de la conférence de présentation d’Excel, Jobs est aux côtés de Gates. Après la présentation, Gates, espiègle, ne peut s’empêcher de déclarer que tôt ou tard, “ Les PC auront également une interface graphique ”, allusion non voilée au Windows qu’il prépare. Ironique, Jobs sous-entend alors qu’il ne verra pas une telle ère de son vivant ! Sous les sourires, l’ambiance est à couteaux tirés.

Pourtant, Apple est au plus mal. Après s’être résolu à un licenciement de 1200 employés, Sculley écarte Jobs de la direction. Après une tentative avortée de renverser Sculley, Jobs s’effondre et annonce sa démission le 17 septembre 1985. Celui qui a été à l’origine de la plus grande révolution informatique se retrouve hors du jeu.

Jobs crée une nouvelle société, Next, et prépare l’ordinateur du futur. Le projet séduit Canon et le milliardaire Ross Perot qui investit 20 millions de dollars dans l’aventure. Jobs place également une petite partie de sa fortune - 10 millions de dollars - dans le rachat d’une société spécialisée dans l’animation en images de synthèse, Pixar.

A Cupertino, la tension monte. Windows 2.0, qui est publié fin 1987, s’inspire plus ouvertement de l’interface du Macintosh. L’environnement graphique pour PC est désormais perçu comme une menace : à terme, Apple ne pourrait plus faire jouer sa spécificité.

Le 16 mars 1988, Gates dîne tranquillement avec John Sculley. Le lendemain, un journaliste l’appelle pour lui demander un commentaire sur le procès.

- Un procès, quel procès ?

Sculley a prévenu la presse avant Gates ! Microsoft est accusé d’avoir violé les termes de l’accord de 1985. Apple demande la cessation de vente de Windows 2.0. Réplique mordante de Gates : « Le procès a pour but de faire croire qu'Apple a inventé cette technologie, alors qu'en fait Steve et moi avions un voision nommé Xerox et sommes tous les deux entrés chez lui, Steve par la porte et moi par la fenêtre ! ». Même s’il n’est plus chez Apple, Jobs n’est pas mécontent de voir Apple monter au créneau face au petit titan du logiciel !

Lancé en octobre 1988, la boîte noire Next est un chef d’œuvre technologique et traduit une conception avant-gardiste. Il est pourtant trop tard pour imposer un nouveau standard face aux PC et Macintosh devenus omniprésents. D’ailleurs, Gates ne se prive pas de clamer que Microsoft n’écrira aucun logiciel pour Next. Steve Jobs réplique par voie de médias qu’avec Next, 3 programmeurs pourraient faire ce qui en demande 300 chez Microsoft. Mais sa voix peine désormais à se faire entendre…

Pour Gates, la situation évolue du tout au tout en 1990. Windows 3.0 est un raz-de-marée tel qu’il bouleverse la donne de l’informatique et fait de Microsoft un n°1 implacable. Sa santé éclatante contraste avec celle des acteurs principaux de l'informatique - en 91, même IBM, pour la première fois de son existence se retrouve déficitaire avec une perte de 2,8 milliards de dollars.

La montée en puissance de Microsoft entraîne un rapprochement que personne n’aurait envisagé quelques années auparavant. John Akers qui préside IBM donne un ordre : « décrochez un accord avec Apple coûte que coûte !" Un pacte est officialisé en juillet 1991. Il donne naissance à plusieurs filiales communes dont, l'une Taligent, doit développer un système concurrent de Windows.

Jobs ne demeure pas en reste. Lorsqu’il apparaît que le gouvernement américain mène une enquête sur la société de Gates, l'ancien fondateur d'Apple, se fait publiquement l'avocat d'un démantèlement de Microsoft !

Pourtant, le 26 août 1991, lorsque Fortune place en couverture les enfants terribles de la micro-informatique, Jobs semble adopter un profil bas face à un Gates dominateur. Celui qui a porté une pâle copie du Macintosh sur les PC a gagné la partie !

Jobs : Un grand nombre de gens pensent qu'IBM a inventé l'ordinateur personnel. Bien évidemment, ce n'est pas vrai !

Gates : Ils sont également nombreux à croire que c'est Apple et cela n'est pas vrai non plus. Nous avons écrit notre premier programme pour l'Altair en 1975.

Jobs : Je m'étonne que personne ne soit entré en compétition avec vous. Il y a des centaines de compagnies qui fabriquent des PC.

Gates : Exact.

Jobs : Malgré cela, ils sont tous obligés d'en passer par ce très petit orifice qui s'appelle Microsoft.

Gates : C'est un orifice très large !

Si Jobs apparaît éteint, c’est qu’il sait que la fin de Next est proche. En 1992, alors que Gates est sacré « homme le plus riche des USA » ( !), Jobs annonce la fin des ordinateurs Next.

Tandis que la puissance de Gates ne cesse de s’accroître, Jobs semble relégué à l’Histoire. Serait-il devenu un has been ? Lors d’une interview donnée en 1996, un Steve Jobs très amer lâche une saillie sans appel envers son compétiteur d’antan : « Le problème avec Microsoft, c’est qu’ils n’ont pas de goût ! ». Bien qu’il siège au sommet de l’informatique, Gates encaisse tant bien que mal la critique. Et Jobs ira jusqu’à s’excuser à sa façon affirmant qu’il le pensait mais qu’il n’aurait pas dû le dire publiquement.

 

En 1995, contre toute attente, Steve Jobs se paye le luxe de renaître de ses cendres. Au fil des années, il a injecté 50 millions de dollars dans une société d’images de synthèse du nom Pixar et a parfois été tenté de la vendre. Lorsque Disney a confié à Pixar la réalisation du premier long métrage sur ordinateur, Toy Story, l’horizon s’est éclairci.

Lors du week-end de sortie, le 19 novembre 1995, Toy Story engrange 39 millions de dollars. Dix jours plus tard, en un scénario savamment calculé, Jobs introduit Pixar en Bourse et les 80% de parts de Jobs se transforment en or. Longtemps délaissé par les médias qu’il affectionne tant, Jobs fait un retour en première page des magazines.

 Un autre come-back aussi inattendu se prépare. En décembre 1996, le président d’Apple, Gilbert Amelio prie Jobs de reprendre du service à titre de conseiller à temps partiel. Incroyable mais vrai, Jobs est de retour chez Apple…

En atteignant la quarantaine, le rebelle a pris de la distance. C’est ainsi qu’il se résigne, à un acte presque inconcevable. A cette époque, Gates veut conquérir Internet coûte que coûte et pour écarter le n°1 di domaine, Netscape, il est prêt à payer le prix... Apple, de son côté a besoin de la gamme Office de Microsoft pour convaincre les entreprises de continuer à acheter des Macintosh. Or Gates menace d’en arrêter les développement.

Le 7 août 1997, une douche froide attend les fans du Macintosh, venus à Boston témoigner leur soutien au fondateur d'Apple. Après avoir préparé la salle en expliquant qu'"Apple a besoin de toute l'aide possible", et qu'il faut enrayer coûte que coûte la chute du chiffe d'affaires, Jobs explique qu'une société va investir 150 millions de dollars et qu’elle n’est autre que... Microsoft.

Une avalanche de cris fait suite à cette déclaration. Jobs invite néanmoins Gates à s'exprimer, par le biais d'une liaison satellite. Un tonnerre de huées accueille le seigneur du monde Windows. Steve Jobs déploie des trésors de persuasion pour inciter la foule à de timides applaudissements. S’il a agi pour le bien d’Apple, on peut imaginer qu’il en ait souffert. Gates aurait-il gagné par K.O ? Pas si vite…

 

Le vent tourne... En octobre 1997, le Ministère de la Justice annonce qu’il reprend une offensive en justice amorcée en 1990 envers Microsoft pour abus de position dominante. Or, Jobs n’est que trop heureux de mêler la voix d’Apple aux plaignants.

Lors de sa déposition contre la firme de Gates, un haut responsable d’Apple se montre féroce, exige la plus grande sévérité du Ministère de la Justice. « Si Microsoft n’avait pas fait jouer son monopole sur les logiciels bureautiques, en menaçant de plus développer Office pour Mac, Apple n’aurait jamais accepté les termes du compromis de 1997 !  ». Une amertume qui désarçonne si l’on prend en compte que Microsoft est désormais actionnaire d’Apple !

 

Pourtant, au début de l’année 2000, Microsoft triomphe encore et toujours et l’empire bâti par Bill Gates paraît plus que jamais inexpugnable, sans l’ombre d’un concurrent à l’horizon. Quand à la part de marché d’Apple dans le secteur des ordinateurs, malgré le succès de l’iMac, elle oscille aux alentours de 2 % alors qu’elle dépassait les 10 % vers la fin des années 80.

Pourtant, Microsoft n’a plus la cote… En premier lieu, le procès de 1998 a terni l’image de la société de Gates, dont les manœuvres monopolistiques ont été étalées au grand jour.Quant aux programmes de Microsoft, ils sont devenus les cibles favorites des auteurs de virus, et il se passe rarement un mois sans que l’on apprenne la découverte d’une « faille de sécurité » dans Windows, Internet Explorer ou Outlook.

Le plus étonnant, c’est que la riposte va d’abord venir de là où l’on ne l’attendrait pas...

En février 2003, Chris Payne, un lieutenant de Bill Gates propose à ce dernier une vaste stratégie pour lutter contre une société alors microsocopique : Google. Gates, persuadé que Microsoft peut mieux faire, ne donne pas suite. Grave erreur : lorsque Google entre en Bourse en août 2004, le monde découvre qu’un nouveau géant est né et qu’il détient désormais le point d’entrée principal sur le Web ! Qui plus est, Google est devenu la société ultra cool et débauche un à un de hauts cadres de Microsoft !

Gates a beau essayer, impossible d’imposer un moteur de recherche Microsoft, rien n’y fait. Et Google ne rate aucune occasion de railler le n°1, notamment lors du rachat de Youtube que Microsoft convoitait et qui est emporté au nez et à la barbe de Gates en octobre 2006.

 

Peu à peu, Gates découvre qu’une autre force s’est peu à peu dessinée. Apple a repris du poil de la bête et mieux encore, grâce à l’iPod sorti en 2001, elle est redevenue la société branchée du moment ! Mieux encore, l'iPod fait d'Apple le n°1 de son secteur, une chose qui ne lui était presque jamais arrivée. L’arrivée des processeurs Intel sur les Mac en 2006 marque une nouvelle avancée : désormais les utilisateurs de PC peuvent acquérir un Mac, et faire cohabiter MacOS et Windows. La plupart du temps, ils laissent rapidement tomber le second…

Pourtant, la furie ne fait que commencer… L’annonce de l’iPhone en janvier 2007 est un nouveau coup d’éclat de Jobs. Apple terrasse littéralement Microsoft qui n’a jamais réussi à s’imposer en matière de téléphone mobile. Plus que jamais, Jobs apparaît comme l’esthète et Gates comme le leader de la société qui « manque de goût »… Et tandis que les bénéfices d’Apple décollent à la verticale, Microsoft marque ses premiers signes d’essouflement. Avant tout, les sondages d’opinion montrent que Jobs est devenu l’un des individus les plus adulés des USA !

Lorsque Bill et Steve se retrouvent sur la scène de All Things Digital en juin 2007, l’attitude de chacun a changé. Désormais, Jobs apparaît comme clairement comme celui qui invente les tendances tandis que Microsoft se contente d’être un suiveur. Si les plaies du passé semblent effacées et si l’estime paraît mutuelle, Gates a perdu une grande partie de sa superbe et il ne peut s’empêcher lui-même de laisser transparaître son admiration pour son alter ego… Quand à Steve, il se laisse aller à décocher quelques blagues incisives :

- Nous recevons du courrier de beaucoup de gens disant qu'iTunes est leur application favorite sur Windows, déclare l’interviewer.

Après un haussement d'épaules, Steve Jobs rétorque :

- C'est comme donner un verre d'eau à quelqu'un en enfer…

Le 27 juin 2008, Bill Gates officialise son départ à la retraite et son intention de désormais mener une activité de philanthrope, redistribuant généreusement les derniers accumulés lors de ses années de gloire. Pour ceux qui ont connu Gates, partir au beau milieu d’une joute à grande échelle ne lui ressemble pas. Si ses intentions de bénévolat apparaissent sincères, comment ne pas y voir en filigrane une trace que le titan d’hier n’a plus envie comme par le passé de mener le combat...

Le coup final intervient deux ans plus tard. Le 26 mai 2010, l’incroyable nouvelle tombe : la capitalisation d’Apple dépasse désormais celle de Microsoft ! Là n’est pas tout. Devenue la 1ère entreprise de l’univers technologique, Apple est devenue la 2ème société américaine.

Quelques jours plus, Steve Jobs triomphant interview sur la scène de la conférence All things digital le 1er juin 2010. Et se voit questionner sur cet incroyable retournement de situation…

- Cette semaine, vous avez dépassé Microsoft en capitalisation. Une réflexion sur ce sujet ?

- Pour ceux d’entre nous qui ont été dans l’industrie depuis longtemps, c’est surréaliste, lâche Jobs…

 

Il n’y avait pas de place pour deux shérifs et ces deux enfants terribles ont tour à tour assumé le rôle de leader avec pour chacun une approche différente. Gates a longtemps mené la danse en imposant bon gré mal gré un système longtemps imparfait aux constructeurs de PC. Jobs a choisi une autre voie, celle de la séduction, de la créativité, de l’émerveillement. Dans les livres d’Histoire, Gates prendra place au panthéon de ceux qui ont bâti d’extraordinaires empires industriels. Jobs sera retenu comme celui qui a introduit la beauté dans la technologie et amorcé une révolution irréversible…


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44 réactions à cet article    


  • titi 2 mai 2011 13:52

    Le cas de Steeve Jobs est assez révélateur...

    En 2003, déjà, une société coréenne fabricait des téléphones portables à écran tactile, capables d’emporter de la musique, des films... avec connexion Wifi et tout le toutim.
    Elle s’appelait QTEK...
    Et personne n’en a jamais entendu parlé.
    Et personne ne trouvait cela interessant : recevoir ses mails ? Pourquoi faire on peut pas bien lire sur cet écran. Et comment y repondre ? (alors que les QTEK intégraient un clavier Azerty coulissant). L’écran tactile ? trop fragile.

    Et du jour au lendemain, Steeve Jobs fait son show et c’est la ruée : tout le monde à besoin d’un téléphone tactile, capable de lire les vidéos et tout tout’im.
    Son appareil est vendu 2x fois plus cher que le QTEK.

    C’est la force du marketing !!! ou la bétise des consommateurs.
    Steeve jobs est un « créateur de tendance ». Et le consommateur un mouton.
    Il suffit de voir l’I-PAD : il fait le show en placant « c’est facile » toutes les trois phrases et tout le monde se rue sur un truc qui sert à rien en disant « c’est facile ».... c’est une daube sur laquelle on ne peut rien installer !!

    Et QTEK ? Ben QTEK avec ses excellents produits qu’elle ne savait pas vendre a été rachetée par HTC... qui fait des excellents produits (des QTEK en fait) et qui fait du marketing et donc qui vend...


    • Cocasse Cocasse 2 mai 2011 13:54

      Bill Gates va surement gagner dans la mesure où Steve Jobs va crever d’un cancer...
       smiley


      • titi 2 mai 2011 16:49

        Microsoft a déjà gagné en 1997.


      • Line Yoblin d’Hividu 2 mai 2011 15:12

        Pourquoi avoir passé sous silence le Lisa, échec commercial d’Apple, juste avant le Mac ?

        Lorsque le Mac est sorti, j’ai immédiatement craqué pour l’engin, malgré son prix exorbitant (celui d’une petite voiture) et j’ai dévoré comme un roman sa « bible » Inside MacIntosh qui décrivait la toute nouvelle (pour moi) programmation évènementielle à laquelle je me suis tout de suite initiée en assembleur.

        Une chose est sûre à mes yeux, c’est que Jobs a commis une gravissime erreur en le laissant pas cloner le Mac et diffuser librement son système d’exploitation. Le Mac était largement supérieur à Windows 1.0 sorti plus tard (une sacré galère à programmer, ce bouzin, compte tenu des limites techniques du 8086 qui animait les PC d’alors).
        Apple y aurait probalement laissé quelques plumes, mais je suis persuadée qu’avec une telle liberté de diffusion le Mac aurait balayé le petit nouveau de Gates.


        • Alois Frankenberger Alois Frankenberger 2 mai 2011 15:28

          Je suis abasourdie de lire un article qui traite de l’informatique sans un mot sur LINUX !

          C’est tout de même LINUX la méga révolution informatique qui a déclenché la rupture avec les modèles anciens basés sur le secrets des sources.


          • AB Berurier AB Berurier 2 mai 2011 16:28

            Merci, je commençais à désespérer.
            Il y a même pire : pas un mot sur UNIX alors qu’aussi bien DOS que MacOS ne sont que des sous-produits de cet OS.
            Voilà plus de 30 ans que je suis informaticien et je constate que l’informatique est devenue comme les voitures. Tout le monde a une voiture / ordinateur mais plus personne ne sait changer une roue / programmer en langae machine mais tout le monde donne son avis sur la question.


          • titi 2 mai 2011 16:38

            Le sujet étant Jobs vs Gate je vois pas bien ce que Linux viendrait y faire.


          • titi 2 mai 2011 16:47

            « mais plus personne ne sait changer une roue / programmer en langae machine mais tout le monde donne son avis sur la question. »

            BAh c’est que vous n’avez pas compris ce qu’est l’informatique : un outil.
            Comme la voiture est devenue un « vecteur logistique ». Ce qu’on veut : on tourne la clef et ca démarre. Comment ca fonctionne dedans cela n’a aucun intérêt sauf pour quelques uns.
            Il y a d’ailleurs des personnes capables de vous tenir des heures sur l’avantage du carburateur vs l’injection... mais on s’en fout...

            Bah l’informatique c’est pareil... faut que ce soit orienté utilisateur.
            De ce fait dire que DOS et MacOs sont des sous produits UNIX, à une époque ou UNIX c’était éditeur vi (avec :q pour sortir et :q ! pour sortir sans sauvegarder) et que pour écrire sur un disque il fallait écrire une commande « tar » de 150 caractères, bah c’est que nous n’avons pas la même conception du « sur » et du « sous ».


          • Danic Daniel Ichbiah 2 mai 2011 18:48

            le sujet c’est Jobs et Gates, ils n’ont pas eu grand chose à voir avec Linux et Unix sinon de loin (MacOS X a une base Unix mais était ce vraiment le sujet ?)


          • Alois Frankenberger Alois Frankenberger 2 mai 2011 20:48

            Ben ... si quand même, n’oublions pas qu’initialement, IBM avait demandé à Microsoft de leur programmer un UNIX qui pourrait fonctionner sur l’ordinateur qui devait concurrencer Mac.

            Ce que Microsoft a fait et qu’ils ont appelé DOS.

            IBM n’a pas cru intelligent de racheter la license de ce « truc » vu que c’était juste un ballon d’essai pour voir s’ils pouvaient concurrencer Apple ...

            La petite histoire ne nous dit pas ce qu’IBM a fait des cadres responsables de cette « économie » ...

            Notez bien qu’IBM a refait le même coup avec SUN et JAVA quelques années plus tard : peut être que les mêmes cadres étaient restés en place après tout ...


          • Clojea Clojea 2 mai 2011 19:17

            Bonsoir. Duel. Personnellement cela me laisse un peu froid. Je me méfie de Gates qui est un arriviste, et qui en fait n’a pas inventé grand chose. Par contre, il impose ses logiciels au monde entier. Jobs, je n’ai pas d’opinion.
            Pour revenir à Gates, il a investi 30 millions de dollars au côté de Monsanto, le géant mondial des pesticides et des OGMs dand l’achat d’une île perdue au large de la Norvège. Motif soi disant altruiste : mettre à l’abri les semences du monde entier. La vérité est tout autre : Faire main basse sur les semences et imposer les OGMs au monde entier. Détestable Bill Gates.
            un lien :


            • Danic Daniel Ichbiah 2 mai 2011 23:00

              clojea,
              Je sais que c’est ton cheval de bataille. Au moins tu chevauches bien ce canasson que tu aimes tant. Allez hue !  smiley)


              • 1984 2 mai 2011 20:59

                Eh ben Daniel, y aurait pas un peu d’opportunisme à faire les louange de Job quand il gagne et les louanges de Gates quand c’était le cas ?


                • Amaterasu 2 mai 2011 21:48

                  pas besoin de chercher bien loin pour voir le liens entre les actuels open source et les shareware le noyau reste le même de plus ces gens là ne sont rien sans les pékin qu’ils exploitent, depuis quand les succès story sont t-elles vrai la meilleur façon de s’enrichir est d’exploiter les autres, pas besoin de fantasmer sur leurs vies respectives, et je pense d’ailleurs que Clojea à raison et que l’on devrais plus parler des aspects humains ainsi que des profits de ces derniers.

                  http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Famille_UNIX.svg


                  • Emin Bernar Paşa Paşa 2 mai 2011 21:57

                    le discours de jobs il y a 3 ans à Berkeley, californie était magnifique, avec cette très belle phrase expliquant un changement dans son orientation, le passage à l’ipod je crois :

                    « The heaviness of being successful was replaced by the lightness of being a beginner again »


                    • lemoncitron lemoncitron 2 mai 2011 22:36

                      Article plutôt sympa et bien documenté. Maintenant, y’a-t-il réellement un gagnant ?

                      En 2010 Microsoft a tout de même augmenter ses part de marchés dans les systèmes d’exploitation.

                      « ...en 2010, selon la dernière étude du cabinet Gartner, en croissance de 7,8% sur un an. Avec 23,85 Mds$ de revenus l’année dernière, Microsoft reste le numéro un incontesté, avec une part de marché qui s’est accrue de 77,9 à 78,6%. IBM suit avec 2,28 Mds$ de revenus et une part de marché de 7,5% contre 7,7% un an avant. Apple, au 6ème rang, passe de 1,6 à 1,7% de parts de marché grâce à une croissance de 15,8%. » (Boursier.com).

                       

                      Jobs lui a tout explosé dans les technos nomades et communicantes. Il a raflé la mise.

                      On voit bien le choix « philosophique » des deux personnages. L’un est à la merci de la versatilité des modes, et l’a déja subie d’ailleurs, l’autre paye sa puissance et son envergure par une réactivité moindre face aux changements, une certaine lourdeur.

                      On dirait qu’ils se sont partagés le marché et se recentrent vers d’autres domaines que l’informatique. Apple avec sa gamme d’appareils en « i » et Microsoft avec la xbox et son système kinect qui finalement semble être un gros succès.


                      • Tetsuko Yorimasa Tetsuko Yorimasa 2 mai 2011 23:23

                        C’est bizarre quand même de mettre face à face un constructeur d’ordinateurs et un développeur de logiciels.


                        • Danic Daniel Ichbiah 2 mai 2011 23:38

                          C’est juste qu’ils ont lemême âge, ont démarré presque au même moment. La comparaison est donc assez étonnante, je trouve. Et puis, Apple fait aussi du logiciel (iMovie, Garage Band, etc) tandis que Microsoft fait du matériel (Xbox, Kinect, Zune, la souris, etc)


                          • Tetsuko Yorimasa Tetsuko Yorimasa 3 mai 2011 08:50

                            C’est vrai Daniel chacune des deux entreprises s’est diversifiés, il reste néanmoins que Apple ne fabrique que pour elle même, alors que Microsoft pout tout les compatibles PC

                            Pour ma part je trouve que l’innovation n’est plus du coté de Apple mais de Microsoft.
                            Apple se contentant de remettre au goût du jour les innovations d’autres petites marques n’ayant pas de couverture médiatique ou ayant sorti leurs produits trop tôt pour être adoptés.

                            Microsoft semble prendre un chemin différent en privilégiant des produits complétements nouveaux n’ayant pas encore d’équivalent.

                            Je n’ai pas connu la plupart des logiciels d’origines de ces deux entreprises, néanmoins j’ai toujours trouvé les produits Microsoft plus a mon goût, je n’ai jamais aimé qu’on me dise où se trouvait la hype.


                            • ploubi 3 mai 2011 11:48

                              Jobs, c’est surtout une capacité à :
                              - évaluer quand une technologie est suffisamment développée pour être présenté au grand public.
                              - trouver un design/ergonomie attractif pour ses produits sans réellement se soucier de la qualité (*)
                              - matraquer le péquin lambda à coup de campagne marketing

                              (*) les iPod sont généralement classés tout en bas au niveau de la restitution sonore dans les comparatifs spécialisés, les iPhone 3G ont eu un taux de retours SAV assez alarmant, la fameuse antenne du 4G, les dalles de certains modèles d’iMac de qualité inférieure....

                              J’ai toujours trouvé leur design excellent (les G4 en particulier), par contre la sourie à un bouton...


                            • Danic Daniel Ichbiah 3 mai 2011 12:04

                              Personnellement, je trouve que l’iPod a été une vraie révolution de design en 2001. Avez vous connu les lecteurs MP3 de l’époque comme ceux de Creative Labs ?


                            • ploubi 3 mai 2011 13:25

                              En 2001 j’avais acheté un lecteur mp3 Panasonic fonctionnant avec carte mémoire et pile.
                              Son seul défaut était qu’il fallait realplayer et un plugin pour pouvoir charger les musiques dessus.

                              Et j’ai du à regret le mettre au placard en 2003 quand suite à un changement de PC le plugin a cessé de fonctionner...
                              Depuis j’ai décidé de ne plus acheter de lecteur multimédia qui impose l’utilisation d’un logiciel spécifique, ce qui inclue iPod et iPhone, Creative (du moins à une certaine époque)...

                              Pour le coup mon lecteur multimédia actuel c’est un Nexus One de chez Google/HTC, quand je vais chez des amis je peux le brancher sur leur ordinateur ou leur lecteur multimédia de salon et échanger/écouter mes fichiers avec un bête cable mini-USB standard sans avoir à me poser de questions, sans avoir à installer quoi que ce soit.

                              Liberté !


                            • Danic Daniel Ichbiah 3 mai 2011 09:50

                              Tetsuko,
                              Ce n’est pas si simple. L’ipod, l’iphone étaient de réelles innovations. Microsoft a surtout innové avec Kinect mais en s’inspirant tout de même de la Nintendo Wii, non ?


                              • Cocasse Cocasse 3 mai 2011 09:54

                                Une chose encore : je trouve cet article passionnant.
                                Il se lit comme un roman, l’histoire est très bien racontée !


                                • Danic Daniel Ichbiah 3 mai 2011 10:10

                                  Cocasse,
                                  Merci !
                                  Il se trouve qu’il est extrait de deux biographies que j’ai écrites, l’une sur Steve Jobs, l’autre sur Bill Gates smiley)
                                  http://ichbiah.online.fr


                                • jluc 3 mai 2011 10:41

                                  +1 pour moi
                                  ces deux hommes surtout Gates sont quand même des personnages majeurs de la deuxième moitié du 20ème siècle


                                • Danic Daniel Ichbiah 3 mai 2011 11:19

                                  oui et aussi du début du 21ème siècle !


                                • titi 3 mai 2011 13:07

                                  « ces deux hommes surtout Gates sont quand même des personnages majeurs de la deuxième moitié du 20ème siècle »

                                  J’irai même au delà : pour moi Bill Gates est un révolutionnaire. Sa devise :« un ordinateur sur dans chaque maison » et le fait d’avoir atteint cet objectif a révolutionné le monde.


                                • debase 3 mai 2011 14:52

                                  La devise chez Apple c’était : « Un Apple ][ SUR chaque bureau »


                                • debase 3 mai 2011 14:56

                                  Pardon, je dois rectifier car cela a de l’importance, c’était « Un MAC SUR chaque bureau ! »


                                • Danic Daniel Ichbiah 3 mai 2011 15:04

                                  C’était tout de même emprunté à la devise de Bill Gates alors...


                                • debase 3 mai 2011 15:14

                                  @l’Auteur

                                  Apple est avant tout une société de marketing très sophistiquée...

                                  Il serait intéressant à ce propos de retrouver un article sur deux pages réservées du journal « Le Monde » signé Steve Job en personne et paru en début 81.

                                  Tout était dit !


                                • Danic Daniel Ichbiah 3 mai 2011 15:36

                                  @debase
                                  Que disait cet article du Monde ?


                                • debase 3 mai 2011 16:15

                                  @Auteur

                                  Je n’ai pas ce long article (double page sans aucune photo) à disposition...

                                  C’était à l’époque du lancement de l’Apple 3 avec disque dur en France et aussi du recrutement, pour diriger la société, d’un expert du marketing anciennement employé de pepsi-cola

                                  L’article disait explicitement que Apple était désormais devenue une entreprise dont le développement serait basé sur un marketing hyper-sophistiqué.


                                • debase 3 mai 2011 12:30

                                  Apple a signé son arrêt de mort avec la sortie du MAC (et non pas du Lisa) en 1984 !

                                  Il étaient n°1 en micro à cette époque, ils ont tout perdu en commettant erreurs sur erreurs du fait de l’incommensurable orgueil de leur patron qui n’est qu’un vendeur/bonimenteur chéri des médias...


                                  • Danic Daniel Ichbiah 3 mai 2011 17:18

                                    @debase
                                    C’était il y a 30 ans... Steve Jobs a connu des hauts et des bas, et i la en partie changé...


                                  • Danic Daniel Ichbiah 3 mai 2011 13:26

                                    @titi
                                    Plutôt un visionnaire qu’un révolutionaire.


                                    • Lapinator Lapinator 3 mai 2011 13:30

                                      Il y a un grand oublis dans votre histoire, c’est la commission anti-trust américaine.

                                      C’est elle qui oblige IBM à laisser Microsoft tranquille quand celuis-ci décide de vendre MS-DOS à tout ses concurrents.

                                      Elle aussi qui pousse Microsoft à renflouer Mac ( le grands rivale ), pour évité la dislocation de Microsoft.

                                      Et encore pleins d’autres choses IBM, et Microsoft aillant eu plusieurs fois maille a partie avec la commision.

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