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Symphonie indienne

L’Inde est la deuxième nation la plus peuplée du monde avec plus d’un milliard d’habitants. Véritable mosaïque mélangée entre cultures et religieux. Depuis le 15 août 1947, indépendance et démocratie. Chez nous, depuis quelques temps, dans plusieurs sociétés commerciales, l’outsoucing offshore n’a plus de secret. Elle existe dans les activités de la TIC (Technologie, information, communication). De l’autre côté, sur place, comment s’en sort-on ?

27570ac48020dbdf395d8ee05ed4fd3b.jpgARTE programmait pour l’occasion son Thema ce 12 août. L’immense marché potentiel indien affiche 9 % de croissance par an et il est le seul avec sa main-d’oeuvre qualifiée qui puisse faire contrepoids à la Chine. L’Inde est le premier exportateur au monde de services d’aide à la programmation informatique et d’experts en pharmacologie et en biotechnologie. Huitième importateur de produits belge. Les pierres précieuses, par exemple, représentaient en 2004, 85 % des exportations belges. Les textiles indiens suivent le chemin inverse.

Un million de diplômés par an souvent en provenance des universités type "américain". Les sociétés d’informatique ont montré le chemin de cette importation de travail en provenance de l’Inde. Les banques, la distribution et beaucoup d’autres secteur de l’économie ont suivi en délocalisant leurs activités annexes, en ouvrant une filiale dans le Sud rural ou en recrutant des ingénieurs locaux pour les importer ensuite en Europe et pallier une soi-disant pénurie d’informaticiens. Pénurie surtout d’ingénieurs bon marchés.

L’Inde est constituée de 28 États avec une vingtaine de langues officielles. Hindouistes, musulmans, sikhs, jaïns, chrétiens se partagent le domaine du culte. Le capitale du Karnataka, Bangalore, temple de l’informatique continue de manière exponentielle son Big Bang comme plus gros fournisseur de main-d’oeuvre qualifiée dans la haute technologie, mais dont les campagnes restent malgré tout sous-développées.

Seuls freins à son expansion, son opposition chronique avec le Pakistan, le pouvoir des autocrates, une administration corrompue et le système des castes toujours bien ancré au sein de la société. Un tiers de la population vit avec un dollar par jour et on compte 40 % d’illettrés. L’Inde tisse sa toile sur toute la planète. C’est un fait. Elle s’intègre, elle rachète des sociétés européennes et américaines. Elle ne s’accorde pas facilement avec ses concurrents directs la Chine et le Pakistan. Les normalisations bilatérales de 2003 ne sont que des exemples de recherche de dialogues. En 2030, elle aura probablement dépassé la Chine en population. Pour les États-Unis, elle reste le partenaire potentiel dans la gestion de l’ordre global. L’océan Indien et les relations avec l’Iran sont un peu les chasses gardées par l’Inde.

7b374f28034c4fafdf1bdd0cabf8f402.jpgRevenons dans le secteur informatique privilégié.

De ce côté, Jacques Dutronc devrait chanter une version du genre "un million d’informaticiens indiens et moi, et moi, et moi ?"

La situation évolue très rapidement. Les rotations et les chaises musicales ont aussi démarré en Inde. Un nettoyage à 50 % du personnel dans l’année n’est pas rare désormais. Comme partout, on joue des coudes. Une fois qualifié, avec l’expérience requise, l’ingénieur indien a des envies bien naturelles de changer d’air et de partir chercher fortune en fondant sa propre société. L’Europe, d’abord, par Londres, en premier. Les États-Unis pour conclure et installer son aura de manière définitive comme base de lancement finale de sa propre société, avec le réseau des compatriotes restés au pays.

Les projets à long terme sont les plus prisés. Des possibilités d’être envoyé parfaire les formations dans les pays européens est aussi une manière garder le sourire. Mais, sortons de cette vision pour faire le saut dans l’autre environnement.

Un article de L’Echo attirait, mi-2006, mon attention. Sous une série d’articles avec comme un titre générique "Ces Belges qui travaillent à l’étranger", il s’agissait, cette fois, d’un ingénieur, Daniel Mertens, envoyé par Tractebel du groupe Suez, qui avait dû revoir sa conception de ce que pouvait être mener un projet, seul, dans l’aventure du management avec à son bord 150 ingénieurs indiens. Son expérience m’a paru intéressante d’en apporter quelques idées. J’y ai ajouté des impressions vues par l’autre bout.

Notre ingénieur belge, lui aussi bardé de diplômes et surtout d’expérience acquises sous toutes les latitudes racontait son histoire "Au pays des maharadjahs".

Il n’en était pas à son coup d’essai, trente ans déjà, avouait-il. Donc, les histoires du terroir et de folklore, il connaissait. Les projets qui se construisaient autour des chantiers gaziers ont toujours été sa passion et son métier toujours entouré de gens de couleurs et de coutumes diverses.

Le Congo, Singapour et cette fois New Delhi se succédaient dans ses pérégrinations et ses découvertes de petit Belge aventureux, réédition de Tintin.

Marié lors de son passage à Singapour, il s’était fait aider alors par son épouse originaire de Singapour pour son initiation et son intégration. Cette fois, c’était sans tuteur ou tutrice qu’il devait se caser et trouver sa niche agréable. Six mois avaient été nécessaires pour s’adapter et trouver des marques dans ce pays haut en couleur, mais aussi aux coutumes ancestrales et parallèles aux nôtres.

Un logement à trouver, tout d’abord, mais pas n’importe lequel. C’était le pays des castes. Il ne s’agissait pas, même si le temps le permettait, d’établir ses pénates à la belle étoile. Il fallait positionner son niveau au "juste prix". L’habitation restait un luxe adapté. L’étape suivante, c’était équiper cette maison. Et là, les choses se corsaient vraiment. Les produits "made in India" trouvés de ci de là, n’avaient pas la solidité escomptée à ses yeux et reflétée par les étiquettes quand celles-ci existaient. Il fallait avoir des adresses fournies par le bouche à oreille pour enfin trouver un environnement immédiat à la hauteur de ses ambitions et ses habitudes européennes de confort.

Dans un pays où on manque un peu de tout, les bricolages des artisans faisaient offices de « nec plus ultra ».

Se mettre au diapason était décidément une opération de haute voltige et il fallait ajuster ses ambitions en conséquence.

Le temps passait et il fallait bien entreprendre la partie de ce pourquoi on était là.

Donner des délais, établir un planning ne semblaient plus avoir la même rigueur habituellement exigée par les grands pontes des pays dits plus conformes aux normes.

Un calendrier, on connaissait mais c’était plutôt décoratif sur le mur. Déléguer une tâche à quelqu’un n’était pas non plus une affaire d’accord entre deux personnes. Beaucoup de deuxièmes couteaux étaient de la partie et les responsabilités étaient partagées sur plusieurs étages. La cascade d’ordres allait devoir se déverser de proche en proche, de haut en bas et remonter en douceur une fois le travail effectué. Faire le casting de son bras droit est primordial pour effectuer la vérification intermédiaire. Sans cette étape, les dates butoirs n’auraient raison d’être que pour établir le nombre de jours de retard. Ce qui n’est pas du goût des procédures liées au secteur gazier.

Alors quant à l’horaire, il valait mieux parler d’autre chose. Le sacro-saint week-end ne se retrouvait pas dans la charte du travail et il fallait être disponible de 9 h à 21 h, week-end compris, pour être sûr de faire progresser au mieux le projet.

Si le téléphone sonnait pour questionner le chef et il fallait décrocher le cornet en oubliant la vie privée. Cette obligation était effective par l’interne et l’externe avec les fournisseurs commerciaux. Dans le même temps ou en contrepartie, les fêtes religieuses ou plus prosaïquement du mariage étaient nombreuses et devaient être respectées à la lettre même s’il s’agissait de deux ou trois jours.

Ce chef délégué sur place, venu d’un autre ailleurs, en arrivait vite à se demander s’il était payé en fonction des heures prestées.

A l’étage du dessous, on ne discutait pas un ordre venu d’en haut, même pas pour donner un avis contraire justifié par une expérience de terrain. On ne disait pas "non" par politesse et par pure déférence à son interlocuteur gradé. Le savoir devait être respecté. Le chef avait ses raisons et on s’adressait à lui comme à la "bonne parole". Le bras droit désigné avait ses prérogatives et occupait heureusement sa place d’interface dans les tâches d’intendance. N’étant pas Indien et donc sans castes, il fallait jouer les arbitres ou de paratonnerre à force de persuasions et de bonnes volontés. Déléguer toujours les tâches qui n’avaient pas d’importance valorisante et seulement, ces dernières, restaient le "must" réservé sous peine de perdre une place dans l’esprit hiérarchique. L’oublier, c’était générer l’étonnement et la grogne larvée. L’Indien voulait bien faire son travail, c’était visible. Mais, problème de culture, allait-il comprendre toujours la finalité ou se lancer dans une interprétation de ce qu’il croyait avoir compris ?

Le pardon de l’ "erreur d’appréciation" du chef étranger devait ensuite être accordé de bonne grâce avec le sourire qui effaçait les pires bévues. Le chef, lui, avait le devoir de comprendre pour fidéliser ses troupes. La mentalité d’un autre monde ne s’apprendrait pas comme une science ? L’histoire ne dit pas si l’étude de l’hindi était au programme dans son travail de parachèvement du transfert d’information par la suite.

Dur, dur, la vie de cornac.

Mais s’adapter à ce genre de situation n’était-ce pas une expérience de plus à faire valoir aussi pour plus tard de retour sous des cieux plus pluvieux ?

Si ça coince, il sera toujours possible de se reconvertir par après, de ressortir sa baguette et de mener le grand orchestre pour éviter que la symphonie ne prenne des allures de cacophonie surréaliste. Ici ou ailleurs.

Ce ne sont qu’une série de constatations et d’expériences qui devraient se retrouver dans le manuel du parfait voyageur avec la mention "Autant savoir". Le voyageur qui souhaite la réussite de ce grand pays peut se préparer à une amère déception lors de sa visite en milieu rural. Tirer parti de cette population-là n’est pas toujours à l’ordre du jour.

Ce témoignage datait de l’année passée, mais les choses changent vite.

Alors, en attendant, il mangeait probablement du riz très épicé et il buvait du thé en silence et religieusement.

Tout était une question d’habitude.

Son retour était prévu en 2007. Aura-t-on la suite et fin de l’histoire ?

Son rêve, il l’a dit, était de retrouver les journaux à heure et à temps, un pique-nique sur la terrasse en famille, hors de l’air conditionné, faire ses emplettes au supermarché et, pour finir, bien belge, une bière, le chocolat et le "moules et frites". Pas ensemble évidemment. Il faut bien cela pour se faire une nouvelle santé.

  • "Le Moyen Âge est un monde merveilleux, c’est notre western, et en cela il répond à la demande croissante d’évasion et d’exotisme de nos contemporain", Georges Duby.
  • " La cloche dit : Prière ! Et l’enclume : Travail !", Victor Hugo.
  • "L’Inde a ceci d’extraordinaire qu’elle est l’un des rares pays au monde où des gens vivent ensemble en relative harmonie alors que plusieurs siècles les séparent", Pr G. Metha.
  • "L’Inde est l’endroit idéal pour apprendre à concevoir et à produire des investissements limités", Carlos Ghosn (Renault).
  • "Contrairement à la Chine, en Inde, l’initiative revient aux entrepreneurs", Anand G. Mahindra (Logan).

Pour terminer pourquoi pas une petite réflexion blague pleine d’intimité en provenance de Bangalore en anglais ? Je n’ai pas la version hindi.

DADDY ! HOW WAS I BORN ?" Junior asks his dad, His dad, who is a software engineer sighs and replies, "Ah, my son, I guess one day you would have to find out anyway !"
"Well, I saw your Mom and I first got together in a chat room on MSN. Then I set up a date via e-mail with your mom and we met at a cyber-cafe. We sneaked into a secluded room, where your mother agreed to a download from my hard drive. As soon as I was ready to upload, we discovered that neither one of us had used a firewall, but it was too late to hit the delete button."

"Six weeks later your mom sent me an instant message saying that her operating system was showing signs of unauthorized program activity from a self extracting file which had implanted in her BIOS. Then nine months later a little Pop-Up appeared and said :
You’ve Got Male’ !"

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38 réactions à cet article    


  • Pierre R. Chantelois Pierre R. - Montréal 16 août 2007 10:41

    @ Guy

    Beau témoignage dans le cadre de ce soixantième de l’Inde. Quoiqu’en pense l’Occident, l’Inde est vouée irrémédiablement à l’ouverture vers l’ouest, sa survie en dépend. J’aime imaginer que l’on ne voit plus l’Inde sous l’angle folklorique mais qu’elle devient de plus en plus présente parmi les grands développeurs d’intelligences de ce monde. L’Inde a dépassé cette image séculaire de Katmandou pour prendre place dans les images de Bangalore, la Silicon Valley.

    Je retiens de votre article, Guy, ce passage très remarquable sur le respect du coopérant belge à l’égard de la culture locale : Le chef avait ses raisons et on s’adressait à lui comme à la « bonne parole ». Le bras droit désigné avait ses prérogatives et occupait heureusement sa place d’interface dans les tâches d’intendance. N’étant pas indien et donc sans castes, il fallait jouer les arbitres ou de paratonnerre à force de persuasions et de bonnes volontés.

    Pierre R.


    • L'enfoiré L’enfoiré 16 août 2007 11:36

      Bonjour Pierre,

      « L’Inde est vouée irrémédiablement à l’ouverture vers l’ouest, sa survie en dépend. »

      >>> Ça c’est le fin mot. Tout à fait d’accord. Nous allons souffrir à l’Ouest. L’Asie entière se réveille et cela va faire mal de notre côté. On parle très souvent des bas de gamme exporté par la Chine. Ici, il y a la pointe de l’intelligence. Les TIC n’ont pas encore dit leurs derniers mots. Ce qui « sauve » encore, c’est que dans ces pays, il n’y a pas de classe moyenne réellement importante. Mais tout va très vite.

      Image de Katmandou à l’Est = image d’Epinale à l’Ouest

      « Le chef avait ses raisons et on s’adressait à lui comme à la »bonne parole« . Le bras droit désigné avait ses prérogatives et occupait heureusement sa place d’interface dans les tâches d’intendance. N’étant pas indien et donc sans castes, il fallait jouer les arbitres ou de paratonnerre à force de persuasions et de bonnes volontés. »

      >>> L’article original n’a pas été copié mais l’idée y était avec d’autres mots sans traduire ni trahir. Je n’ai jamais été en Inde. Je n’irai jamais probablement. L’expérience de ce coopérant m’a paru très intéressante. Elle montrait ce qu’un Occidental peut penser sur le terrain. Ses envies, ses problèmes. Ce n’était pas dans les TICS mais il parlait d’ingénieurs. La mentalité ne s’apprend pas qu’après de nombreuses années mais le problème on doit toujours brûler les étapes et... les déconvenues.

      Personnellement, j’ai eu affaire avec des Indiens. J’en connais un bout. J’y reviendrai probablement plus tard au fil de cet article. Bonne journée. smiley


    • L'enfoiré L’enfoiré 16 août 2007 12:45

      Pierre,

      Puisqu’on parle des « à côté » chez Ram, tu trouveras dans l’article (URL), une partie des vérités.

      On pourait démarer par les TIC et se retrouver en plein TOC (Tout Opportunisme pour Consommateur). smiley


    • Ram 16 août 2007 11:14

      Je ne vois pas trop l’interêt de l’article. Vous êtes allé à Bangalore avec vos préjugés d’occidental et avez été déçu ? Il est normal d’avoir le pays mais de la à temoigner autant d’aigreur envers une nation dont on ne connait rien... L’article est truffé d’erreurs, vous n’avez pas compris le systeme des castes, le monde rurale et encore moins la dimension religieuse du pays. Et puis vous auriez au moins pu remarquer qu’à Bangalore les gens ne parlent pas Hindi mais Kannada. Agoravox n’est pas un blog que je sache.


      • L'enfoiré L’enfoiré 16 août 2007 11:57

        Bonjour Ram,

        Ton nom me rappelle de très bons souvenirs.

        « l’interêt de l’article »

        >>> L’intérêt me parait clair : « apprendre à Se connaître »

        « Vous êtes allé à Bangalore avec vos préjugés d’occidental et avez été déçu ? »

        >>> Moi, oh que non. L’expérience des autres peut toujours apporter l’expérience aux deux partis par ricochet. Il n’y a aucun réjugé au contraire. Il faut juger sur pièce et avec sa propre sensibilité. Il n’y a rien d’inventé. J’ai l’aiticle sous la main. Le progrès nait de la comparaison.

        « autant d’aigreur envers une nation dont on ne connait rien... »

        >>> Aigreur ? Où ça ? Si on ne connait pas on apprend et on tire des conclusions.

        « truffé d’erreurs, vous n’avez pas compris le systeme des castes, le monde rurale et encore moins la dimension religieuse du pays. »

        >>> La je t’attends il faudra prouvé les erreurs. Le système de caste, je l’ai vu encore mardi. Les enfants des rues qui se battent pour survivre et rapporter l’euro par jour, ce n’est pas une fiction. Il y avait dans le reportage, ces enfants qui regardaient en écho ceux qui allaient à l’école. Et cela en plein Hinderabad.

        « à Bangalore les gens ne parlent pas Hindi mais Kannada. »

        >>> pas de problème. Il y en a des masses de langues en Inde je l’ai dit. Personne ne s’engagera de contrôler la véracité de tes dires.

        « Agoravox n’est pas un blog que je sache. »

        >>> Non, c’est un journal de tous les citoyens. smiley


      • FAUST FAUST 16 août 2007 15:54

        Malheureux Demian West qui pense que l’Angleterre n’a pas de castes... Etonnant : que je sache, il subsiste outre-manche pas mal de petits privilèges ou chasses gardées, tel que les charges héréditaires. Lord par ex. m’enfin, c’est un peu comme en France, notaire et fils de notaire, je peux vous assurer que mon fils ne sera pas charcutier. Sur l’Inde je vais aussi réagir mais vis à vis de l’article.


      • FAUST FAUST 16 août 2007 16:09

        J’ai l’occasion de travailler quotidiennement avec des indiens, ici, en France, et tout aussi quotidiennement par téléphone, mail, etc. Dans le secteur Hi Tech. Aïe-tek. J’ai un peu de mal à y voir l’excellence, le turn over est tellement haut qu’on n’a pas de fiabilité des compétences. De même, se pose le problème de la propriété intellectuelle. Un coco qui bosse chez moi deux ans va traverser le trottoir pour aller chez mon concurrent d’en face, au détriment de mon business... Sur le gain de productivité, c’est pas évident le moins que l’on puisse dire ! un congé parental (et là bas, un fiston, c’est une méga fête) c’est 40 jours (à vérifier, mais bon j’suis assez sûr de moi) et pour un mariage (autre moment hyper important dans la vie indienne) c’est 25 jours. S’ajoutent les fiestas à caractère religieux (pas mal de journées chômées). Et quand l’acteur-dieu s’éteint à Bollywood, on décrète illico-facto un jour de deuil national. Microsoft maintient ses bureaux ouverts, paf , pif , paf : caillassage de la façade par une population outrée ! Que dire d’autre : la demande est si forte que même avec 1M de diplômés par an cela ne suffira pas. Et encore : la flambée des salaires extrapolée indique que dans dix ans, l’eldorado aura une salle trogne de pays coûteux. D’ici là, certes, ils auront conquis pas mal de marché, et sans doutes fiabilisé clientèle ou partenariat. Donc du tout restera du bon pour eux et tant mieux. J’ai fait le pari il y a six mois qu’une major des sociétés de services du CAC 40 se ferait bouffer toute crue par une indienne company. Qu’en est il aujourd’hui, je crois qu’infosys est sortie du bois... à complèter par un expert svp. Pour ce qui est du pays en lui même, pour la culture, ma perception (modeste) est qu’on est vraiment très différents. Ce que je préfère c’est jouer aux échecs avec eux. Ils ont vraiment un bon niveau (Anand par ex), et pour moi, c’est un bon signe (d’intelligence) parmi d’autres s’entend. Si seulement ce grand pays pouvait permettre à la Femme de s’émanciper, si seulement ils pouvaient s’entendre avec les voisins (et inversement, les voisins peuvent faire un effort)... Voilà. Dernier point, les horaires de travail sont de 48h par semaine, depuis plus de 50 ans, et samedi/dimanche sont fériés. Si j’ai écrit des âneries, l’auteur corrigera j’en suis sûr. smiley Bisous Tandoori !


      • La mouche du coche La mouche du coche 16 août 2007 16:22

        Demian « l’Angleterre du XIXè siècle et du XXIè siècle a toujours eu ses pauvres et sans système de castes »

        Mais si, l’Angleterre a aussi son système de castes. Il est extrêmement développé et s’appelle LES CLUBS. smiley


      • L'enfoiré L’enfoiré 16 août 2007 16:56

        Salut Faust,

        Nous rentrons dans le vif du sujet que je garais en réserve.

        « J’ai l’occasion de travailler quotidiennement avec des indiens, ici, en France, et tout aussi quotidiennement par téléphone, mail, etc. Dans le secteur Hi Tech. Aïe-tek. »

        >>> J’y étais aussi en plein. Nos grands pontes avaient, lors d’une partie de golf, trouvé que l’offshore était de la petite bière bon marché. Comment n’y avait-on pas pensé plus tôt ?

        « du mal à y voir l’excellence, le turn over est tellement haut qu’on n’a pas de fiabilité des compétences. »

        >>> L’expérience le prouve chez mon « ex » (je ne citerai pas de nom). Mais elle est cachée, car, ce serait mettre les plans des Messieurs, bien intentionnés, susmentionnés, parterre. Les statistiques sont là pour dire qu’on avait raison. Mais on ne devrait pas trop gratter. Toutes les propagandes sont pour prouver que le choix est bon. Model to Money : Capability Maturity Model= 5. Du jamais vu ailleurs. (URL).

        « le problème de la propriété intellectuelle. Un coco qui bosse chez moi deux ans va traverser le trottoir pour aller chez mon concurrent d’en face, au détriment de mon business... »

        >>> C’est le plus grand problème. Je ne peux te citer ici tous les exemples. Le « core business » voilà ce que l’on est près de perdre pour des raisons simplement financières.

        « Sur le gain de productivité ... caillassage de la façade par une population outrée ! »

        >>> MS, Oracle.... tous le monde y est en force.

        « même avec 1M de diplômés par an cela ne suffira pas. »

        >>> Je m’arrêterai à 100 pour le prix d’un. Les « bottle neck » sont nombreux dans la filière. Si le « gourou », le « grand chef indien » ne suit pas, parce que 24 heures ne se paye pas une 25ème, et la chaîne s’arrête. S’il s’en va c’est la cata...

        « la flambée des salaires extrapolée indique que dans dix ans, l’eldorado aura une salle trogne de pays coûteux. »

        >>> Nous serons alors dans la parfaite compétition non déforcée.

        « J’ai fait le pari il y a six mois qu’une major des sociétés de services du CAC 40 se ferait bouffer toute crue par une indienne company. »

        >>> On s’organise à Bxl d’ailleurs pour cela. La semaine passé une nouvelle ligne d’aviation atterrie en sautant Londres « Jet Airways » est là. Le patron, en visite, a dit de notre roi qu’il était très bien. C’est fait ? Non. Mithal, n’y est-il pas ?

        « ma perception (modeste) est qu’on est vraiment très différents. »

        >>> Je l’ai dit la mentalité n’est pas une affaire que l’on apprend sur les bancs de l’école.

        « Ce que je préfère c’est jouer aux échecs avec eux. Ils ont vraiment un bon niveau »

        >>> Là, tu vas donner des idées à mon anciens collègues. smiley

        « Si seulement ce grand pays pouvait permettre à la Femme de s’émanciper, si seulement ils pouvaient s’entendre avec les voisins (et inversement, les voisins peuvent faire un effort)... »

        >>> Il faut remonter à l’histoire de l’Inde et à ce qu’a dit quelqu’un plus haut. Rel...

        « Dernier point, les horaires de travail sont de 48h par semaine, depuis plus de 50 ans, et samedi/dimanche sont fériés. »

        >>> Oui, mais pour l’ingénieur c’est comme les scouts.

        « des âneries »

        >>> Je ne vois pas où ?


      • LE CHAT LE CHAT 16 août 2007 12:46

        merci guy pour cet article intéressant . Une pensée également pour les plus d’un million de victimes oubliées de la partition en 1947, l’Inde et le Pakistan ont été crées dans la douleur http://fr.wikipedia.org/wiki/Partition_des_Indes


        • L'enfoiré L’enfoiré 16 août 2007 16:12

          Le Chat,

          Et les événements récents prouvent que ce n’est pas fini. smiley

          Gandhi en 1948 en a fait les frais. Indira Gandhi en 1984 est du nombre, aussi.

          Un peuple qui prend une femme à sa tête fait preuve de beaucoup de sagesse.

          Taverne,

          J’ai aussi vu le film Gandhi et lu l’article du Nouvel Obs.

          J’ai l’habitude de m’entourer de « biscuits » quand je fais un article, n’aie crainte.

          Les « biscuits » sont là, bien entendu, pour rendre l’atmosphère moins « lourde ».

          Vite un p’tit peket, pour l’ingénieur, juste s’il avait raté le 15 août à Liège. smiley

          J’aimerais qu’il vienne sur cette antenne pour remettre les pendules à l’heure.  smiley


        • LE CHAT LE CHAT 16 août 2007 16:38

          L’ingénieur était coincé dans les bouchons ? c’est quoi tes biscuits ? des speculoos ? moi je me régale avec les boterwafels smiley


        • L'enfoiré L’enfoiré 16 août 2007 16:58

          Le Chat,

          Les deux, sucrés bien sûr. smiley


        • LE CHAT LE CHAT 16 août 2007 17:05

          avec un café zwarte kat ( chat noir) ?


        • L'enfoiré L’enfoiré 16 août 2007 17:34

          Le Chat,

          Non, plutôt crèmeux. Tu veux tout savoir, hein ? Tu prépares ma visite, ou quoi ? smiley


        • Pierre R. Chantelois Pierre R. - Montréal 16 août 2007 13:19

          @ L’enfoiré

          L’Inde aujourd’hui avec son milliard cent millions d’habitants, qui appartiennent à tous les groupes ethniques, compte 18 langues officielles, 35 langues parlées chacune par des populations de plus d’un million d’habitants et 16.000 dialectes distincts. La langue nationale indienne est le hindi, et d’après l’édition de 1999 du World Almanach, plus de 360 millions de personnes l’utiliseraient comme première langue. L’indo-aryen constitue les langues du Nord (sanskrit, hindi, ourdou, penjabi, népalais, gujarati, marathi, bengali, oriya, assamais). Elles appartiennent au groupe des langues dites « indo-européennes » dont le Latin et le Grec en font partie. Et les langues dravidiennes constituent les langues du Sud de l’Inde (tamoul, télougou, malayalam et kannada).

          Le kannara ou kannada, plus rarement sirigannada, est l’une des plus anciennes langues dravidiennes, parlée par environ 45 millions de personnes. C’est la langue officielle du Karnataka, l’un des quatre États du Sud de l’Inde. La Kannada est parlé depuis environ 2500 ans, et possède un système d’écriture alphasyllabaire, utilisé depuis 1900 ans. Le développement du Kannada est similaire à celui des autres langues Dravidiennes, notamment le Tamoul et le Télougou. Au cours des derniers siècles, le Kannada et le Télougou ont été beaucoup influencé par le vocabulaire et le style littéraire Sanskrit.

          Pierre R.


          • L'enfoiré L’enfoiré 16 août 2007 14:08

            Je ne sais pas, mais on cherche. smiley


          • LE CHAT LE CHAT 16 août 2007 14:50

            @D.W

            l’état du Boukistan existe lui , la capitale est Viagra !


          • maxim maxim 16 août 2007 16:58

            salut le Chat ,t’as pas visité au Boukistan le temple de Mèlamoiankor ,la vallée de Hilboufsamoul à côté des monts Fègaffhamabitt ...... plus loin ,l’estuaire de Sasanlefion ......

            quel pays que le Boukistan ......

            pardon l’Enfoiré pour mais on apporte un peu d’humour ......


          • LE CHAT LE CHAT 16 août 2007 17:09

            J’ai même croisé le khan guru , dans la grotte de fémoimahl,un sacré sauteur !


          • L'enfoiré L’enfoiré 16 août 2007 17:09

            Hi Maxim,

            A pleasure for me. smiley

            « C’est comme là-bas dit », dirait la pub.. smiley


          • maxim maxim 16 août 2007 17:38

            thank you with you friendly Enfoiré ,your article supplements well the emission devoted to India which we saw on Arte ,the Film althoug fictionalized was interesting ,the enthralling topic ....

            well with you !!!!


          • claude claude 16 août 2007 13:28

            bonjour cher enfoiré,

            votre article complète un peu les reportages que l’on peut déguster sur arte, FR5, et les chaines documentaires.

            pour un occidental, il doit être difficile et déroutant de s’adapter aux us et coutumes locales, tant les les règles de savoir vivre sont codifiées et compliquées.

            comment ne pas froisser tous ces gens issus de castes différentes, castes qui gouvernent le mode de vie depuis des siècles.

            s’il y a 350 millions d’indiens qui ont un niveau de vie semblable au nôtre, il reste quand même, la même proportion de personnes vivant dans une misère absolue.

            l’inde est à l’image de ses temples : somptueux, empreints de mysticisme, et pourtant abritant une foule de gens dont leur corps est leur seule propriété.

            il va falloir encore des années avant que le plus grand nombre d’indiens puissent vivre décemment, et surtout, abandonner certaines coutumes abominables, comme la crémation des belles-filles quand celles-ci ne plaisent pas à leur belle-mère !

            merci encore une fois de nous avoir fait voyager !


            • L'enfoiré L’enfoiré 16 août 2007 13:42

              Bonjour Claude,

              Nous avions mardi à la télé « Le bourlingueur ». Je ne sais si cette émission arrive en France. On y voyait ces jeunes qui trimbalent dans la ville à la recherche du petit métier. Savent quelques mots à force d’habitude. Savent aussi compter car il faut thésauriser le « butin » de la journée, roupie par roupie.

              Il y a eu aussi la « Révolution verte » dans les campagnes avec le lancement de la modernisation agraire OGM comprises. Les hommes qui ne trouvent plus de femmes parce que les filles ne sont pas assez prisées. Le mouvement de balancier qui en a suivi. La jungle du Bihar où tous les coups sont permis.

              Le bing bang de Bangalore n’est qu’une péripétie à côté d’autres problèmes. Heureusement il y a Bollywood, le nouvel opium, qui fait rêver.

              Non, vraiment Ram doit réactualiser ses connaissances. Cela sans village de vacances....


            • L'enfoiré L’enfoiré 16 août 2007 14:21

              « Le système ultra-libéral en Inde comme dans tous les pays où la misère existe »

              et

              « Le système désuet des castes qui produit la misère »

              >>> entretiennent la misère. Tous les deux. Des deux côtés on est consommateur de « misères ». Les plus grosses fortunes font parties de ce jeu. La différence principale c’est la classe moyenne qui se construira progressivement en espérant qu’elle entraîne mieux que par l’aumône organisée.

              « Les Indiens disent d’eux-mêmes que l’Inde est un pays riche et non pauvre, ce qui est la vérité. »

              >>> Qui le dit en Inde ? C’est la question. 90% n’ont pas droit au chapitre.

              « Et vous allez droit dans le mur de la faillite, si vous ne savez pas ça. »

              >>> J’en suis sûr. C’est pour cela que l’on se réveille. Mon article du 1er avril 2005 donnait une solution. (URL)


            • claude claude 16 août 2007 23:58

              bonsoir,

              c’est vrai que les alter mondialistes ont essayé de remettre en cause la suprématie de monsanto, et que les autorité indiennes viennent de remporter une victoire contre les gros labos.

              mais le déficit de naissances des filles (avortement ou infanticide , car une fille doit quitter sa famille pour s’occuper de celle de son mari) fait qu’aujourd’hui, il manque des dizaines de milliers de jeunes filles, et celles qui habitent le népal ou le nord de l’inde, sont kidnappées par les chinois ou des hindous d’autres régions.

              il est encore long le chemin pour enlever la poussière des anciennes traditions qui retardent l’entrée de millions de personnes dans le confort le plus élémentaire ainsi que l’accès à l’éducation. le mahatma gandhi, puis indira gandhi avaient essayé de faire évoluer la société indienne en supprimant les castes...

              mais je pense qu’à l’ère de l’image, les idées nouvelles vont meiux voyagre...


            • Ram 16 août 2007 14:14

              @Pierre R. Vous montrez bien la division en deux grandes familles de langues. Par contre le sanskrit est un cas à part. Il s’agit d’une langue qui n’est plus utilisée pour les conversations quotidiennes depuis bien longtemps. Je connait bien l’ancien directeur de la plus fameuse école de Sanskrit du pays qui se trouve à Varanasi et les élèves l’apprenne principalement pour étudier les textes sacrés.

              @Enfoiré Je ne pense pas avoir une vision de camp de vacances de l’Inde puisque je suis originaire de ce pays. Mes deux soeurs vivent encore dans un village à plusieures heures de marche de la moindre route sans eau courante ni éléctricité. Je connais tout aussi bien le monde de l’offshore puisque je suis ingénieur en informatique entre la France et l’Inde. La misère des grandes villes peut vous choquer mais la majorité des indiens pauvres vivent à la campagne. Et dans les petits villages, même sans écran plasma et nokia les gens sont bien souvent très heureux. Ils menent une vie simple axée vers la religion sans pour autant connaitre la famine. On vit très bien avec moins d’un dollar par jour dans une grande partie du pays. Note : Je ne parle bien évidemment pas de régions comme le Bihar.


              • L'enfoiré L’enfoiré 16 août 2007 14:35

                Ram,

                « je suis originaire de ce pays. »

                >>> N’aie crainte je le savais.

                « Mes deux soeurs vivent encore dans un village à plusieurs heures de marche de la moindre route sans eau courante ni électricité. »

                >>> Merci pour la confirmation.

                « Je connais tout aussi bien le monde de l’offshore puisque je suis ingénieur en informatique entre la France et l’Inde. »

                >>> Je m’en doutais aussi. Nous étions sur des bancs différents, mais nous vivions le même problème de communication et de compréhension de l’interlocuteur. Ce que l’ingénieur a décrit, je ne l’ai pas vécu là bas, mais certains éléments se ressentaient ici de l’autre côté.

                « la majorité des indiens pauvres vivent à la campagne. Et dans les petits villages, même sans écran plasma et nokia les gens sont bien souvent très heureux. »

                >>> J’en suis sûr. On ne s’amuse et s’entraide mieux que dans ces cas-là. On se parle. La télé est le drame chez nous. On ne se connaît plus. Mais la pub arrive et ça c’est le drame.

                « Ils mènent une vie simple axée vers la religion sans pour autant connaître la famine. On vit très bien avec moins d’un dollar par jour dans une grande partie du pays. »

                >>> Vrai. Tant qu’on ne se contente que des produits locaux comme dans le passé pas de problème et que la roupie ne demande pas à être échangée contre des dollars.

                « L’Inde a ceci d’extraordinaire qu’elle est l’un des rares pays au monde où des gens vivent ensemble en relative harmonie alors que plusieurs siècles les séparent », Pr G. Metha.

                C’est un Indien qui a écrit cela. Le nom n’est pas fictif.


              • La Taverne des Poètes 16 août 2007 15:49

                Salut Guy ! (Je préfère toujours t’appeler Guy que par ton pseudo). J’ai une collègue pakistanaise. Et mon fils cadet a un copain indien. Mais je ne connais pas assez l’Inde pour en parler. J’ai regardé Gandhi l’autre soir. Et j’ai lu le dossier qui lui est consacré dans le nouvel Obs. Donc un article comme le tiens ainsi que les commentaires de certains intervenants sont toujours bons à prendre.


                • Marsupilami Marsupilami 16 août 2007 16:13

                  @ L’Enfoiré

                  Te laisse pas intimider par cet imbécile et ignorant de D.W. C’est un agressif du Néanderthal, en un peu plus hard vu qu’il peut agresser dans le virtuel. Dans le réel, je te dis pas dans quel état il serait, légèrement léthal voire plus.

                  En ce qui concerne l’Inde que je connais un peu, je peux te dire que les élites branchouillées techno-mondialisées n’ont qu’un horrible mépris pour la paysannerie misérable qui constitue toujours la majorité absolué de ce sous-continent. L’Inde comme la Chine c’est des miroirs aux alouettes sur fond d’enculage généraisé des pauvres à la Dickens. Et y a même plus de syndicats communistes pour vendre de la vaseline.

                  P.S. Je connais pas trop la Chine mais bien l’Inde du Nord. Ce coin-là est mûr pour l’esclavagisme absolu avec le soutien actif et non désintéressé du système des castes. Que le capitalisme mondialisé adore, d’ailleurs...


                  • L'enfoiré L’enfoiré 16 août 2007 17:06

                    Salut Marsu,

                    « je peux te dire que les élites branchouillées techno-mondialisées n’ont qu’un horrible mépris pour la paysannerie misérable qui constitue toujours la majorité absolué de ce sous-continent. »

                    >>> on se croise sans se voir comme chez nous d’ailleurs. Mais là bas, c’est sans aucune sécu pour « harmoniser » le tout. Comme tu dis :

                    « plus de syndicats communistes pour vendre de la vaseline. »

                    « L’Inde comme la Chine c’est des miroirs aux alouettes »

                    >>> La Chine est un de mes sujets favoris. J’y reviendrai en temps utiles.

                    « Ce coin-là est mûr pour l’esclavagisme absolu avec le soutien actif et non désintéressé du système des castes. Que le capitalisme mondialisé adore, d’ailleurs... »

                    >>> CQFD


                  • L'enfoiré L’enfoiré 16 août 2007 17:18

                    Petit cours pour connaitre qui on est (c’est en british et sorry je traduis pas). Je crois qu’il y a des conclusions à tirer pour Faust :

                    India Overview :

                    - Country of contrast (ancient and modern)

                    - World’s largest democracy ; gained independence from Britain in 1947 ; British influence still prevalent

                    - Caste system still influences social structure, occupation, spouses, etc., despite being outlawed over 50 years ago

                    - With a history that can be traced back more than 5,000 years, India is one of the world’s oldest civilizations.

                    - Religion influences culture ; strong belief in fate (80% Hindu, 14% Islam, 6% Other - Christianity, etc.)

                    - Official languages are Hindi and English ; however, 14+ other major languages, 300 dialects are spoken. English is used in the business environment ; however, an accent does exist.

                    - The format of names are reflective of region (Northern, Southern, Western India). Names may denote village of origin, father’s name, family name, personal name, etc.

                    - The concept of Karma is central to castes, as it is believed the caste is determined by one’s past life. You can be reborn into a different caste, based on your actions in this life.

                    - Five levels Brahman - priests Kshatriya - ruler, warrior, landowner Vaishya - merchant selling products Shudra - laborer, farmer, artisans (each group within the caste has a trade, all selling services) Harijan - aka “untouchables”

                    - World’s third largest pool of educated manpower India boasts more than 200 universities of which nearly half have more than 100,000 students enrolled. However, the literacy rate is 52%(up from 12% in 1947) The language of instruction at the better rated colleges is English University admission is fiercely competitive, with IIT being the most well known and competitive. The paradox is that higher learning has been extremely emphasized but there is little in the way of vocational training. Thus, there is a situation of high quality professionals & low quality tradesmen. This can be evident when visiting India and noticing construction and other signs of general disrepair.

                    - Indian cuisine favors chicken, lamb, and vegetables. Approximately 50% are vegetarian. Many abstain from alcohol, beef, and pork consumption In India, eating with your hands is customary. While in the West, however, most all will adopt the local style of eating with utensils. Use serving spoons to transfer food to your plates. Touching a communal dish with your hands may cause Indians to avoid eating it. It is a good idea to provide vegetarian offerings for business meals
                    - Pointing with a finger is considered rude ; Indians point with their chin. Standing tall with your hands on your hips is interpreted as an angry, aggressive position. Indians are a cultured/courteous society. If your shoes or feet touch another person, apologize immediately. Yes can mean “I understand” and not necessarily “I agree”.

                    - A side-to-side toss of the head indicates agreement vs. the Western interpretation of “no”. So, make sure you have been understood ; try to get confirmation in writing/emails. Many have difficulty saying “no” outright in an effort to preserve friendliness and good manners. Avoid “yes” or “no” questions and use more open ended questions.

                    CV = Résumé Vet = Review Revert = Get back to you Prepone = Move the date up (opposite of postpone) “Do the needful” = Do what is required


                  • L'enfoiré L’enfoiré 17 août 2007 08:16

                    je suppose qu’on s’est trompé d’histoire d’amour. smiley


                  • Arthur 17 août 2007 14:01

                    Monsieur Démian West, que vient faire votre commentaire ici ? Le don d’ubiquité, cela sert à autre chose. Veuillez retournez sur votre Titanic.


                  • moebius 16 août 2007 23:15

                    Ca n’est pas « le systéme désuet des castes » qui produit la misére, bien au contraire il permet au plus démunis de ne pas y sombrer totalement . Des intouchables peuvent etre trés riches et des brahmanes trés pauvres. Mais ça n’est pas non plus le « systéme ultra libérale » qui semble, qui me semble en etre le principal responsable...Pour avoir pris la peine d’y séjourner je dirais, et c’est mon seul point de vue, que ce que nous appelons « misére » fait parti de l’Inde. « La misére » y est intégrés et elle cotoie dans sa toute et intégre naiveté misérable la richesse qui nous semble à nous la plus scandaleuse. Pas ou peu de quartiers reservés ici. La chaleur suffocante de Delhi, les odeurs de merde, de parfum subtil, les couleurs évidemment et rien de rien qui marche, la cohue, la grace, le crépuscule sur le fleuve, la chiasse , non pas des formulaires touristiques, non meme pas ça.....les ghats, les déesses,...la poussiere...la betise la plus obtuse et l’humanité qui n’est pas plus ni moins humaine ici qu’ailleurs et les yeux de fou des indiens...mais vous savez les trois quart de la planéte sont ce que nous apellons nous un bidonville... mépris pour la misére qui est pourtant la norme alors « l’ultra libéralisme » , moi qui y est séjourné je pense moi qu’il y est là, pas mal délayé dans la bousse d’une vache maigre qui broute une boite en carton dans la chaleur moite, zénitale et toute bourdonnante d’insectes, soleil de plomb.


                    • moebius 16 août 2007 23:16

                      en tout cas ici je dirais « je »


                    • L'enfoiré L’enfoiré 19 août 2007 19:29

                      Bonsoir,

                      Une petite video qui ne parle plus de Bangalore, mais d’une autre réalité. Voir l’URL


                      • Arthur 20 août 2007 09:33

                        L’enfoiré, Tout le monde reste sans voix, sans réactions et sans actions devant cette vidéo réaliste. L’hyperréalisme a vraiment beaucoup plus de succès sur cette place « citoyenne ». Bien à toi, Arthur

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