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Accueil du site > Actualités > International > Syrie aspects militaire et politique 27 février 2016

Syrie aspects militaire et politique 27 février 2016

De très bons articles viennent d’être publiés sur Agoravox à propos de la Syrie.

Il ne s’agit donc pas de reprendre ce qui a été bien dit, mais de préciser les deux aspects cités, intimement liés, compte tenu de ce que le temps qui passe vient de nous révéler. L’information sur la Syrie, en France, est complètement manipulée par des journalistes, souvent très agressifs et outrepassant largement leur fonction d’informateurs, par des « experts », ainsi que par les pouvoirs en place depuis 2011. Elle est orchestrée par Reuters et l’AFP, quand cela n’est pas l’OTAN directement. Elle fait appel à des sources partisanes et approximatives comme l’auto déclaré observatoire sur la Syrie, basé à Londres.

L’information vient donc pour l’essentiel de l’étranger : Liban, Iran, Syrie et Russie principalement. Ainsi que de sites indépendants tels que South Front pour l’évolution militaire. De très bons analystes intègrent les informations qu’ils jugent fiables pour donner une vue d’ensemble de la question syrienne, très complexe, notamment à cause d’arrières pensées et de doubles jeux, et souvent rapidement évolutive. On peut citer Bassam Tahhan, Régis Chamagne pour le côté militaire, et bon nombre d’américains : Tony Cartalucci, le Professeur Michel Chossudovski, Stephen Lendman, Paul Craig Roberts…. André Vitchek particulièrement pour la question kurde. L’analyse du contexte électoral américain a aussi son importance parce qu’il permet de mesurer l’adhésion du peuple américain à la politique, notamment étrangère, des USA, marquée par l’influence majeure du complexe militaro industriel et des lobbies sioniste et pétrolier. Sur ce sujet il y a d’excellentes analyses du Professeur James Petras et d’Eric Zuesse. Et puis dans le style synthèse percutante il y a Pepe Escobar. Thierry Meyssan fait aussi partie de ces analystes et informateurs. Il a l’avantage d’habiter Damas. Il a été diabolisé en France ce qui est presque un certificat d’authenticité. On peut ne pas adhérer à tout ce qu’il dit et douter de certaines de ses sources, mais il développe souvent une analyse pertinente. Ainsi lorsqu’il avance que Hollande/Fabius avec Erdogan, ont cherché à éliminer physiquement Assad, il y a de bonnes chances que cela soit vrai. La rupture de la Syrie avec les services secrets français conforte cette affirmation.

Des analyses montrent que dans le passé les mouvements islamiques extrémistes, notamment celui des frères musulmans, ont été utilisés par les anglais et les américains pour déstabiliser les pouvoirs arabes. De longue date la Syrie particulièrement a subi ces tentatives de renversement du pouvoir en place, et toujours pour des questions de pipeline et aujourd’hui de gazoducs. Ce que nous vivons actuellement au Moyen Orient est une guerre généralisée autour du gaz naturel, qui concerne à la fois son exploitation et son transport.

L’Aspect militaire

Le contexte militaire et l’évolution des rapports de force dans ce domaine conditionnent totalement le volet politique.

En Syrie l’action militaire est immédiatement apparue dans les mouvements de contestation du pouvoir en place, basés bien évidemment sur des mécontentements, en fait limités mais qui ont pris de l’ampleur avec les échanges de tirs. La répétition des scénarii type Bengazi et Maidan, révèle sans contestations le rôle de la CIA et d’autres services secrets, français entre autres. On sait maintenant parfaitement ce veulent dire, instauration de la démocratie, un motif d’emblée douteux quand ce sont des gens armés jusqu’aux dents qui affichent cet objectif, ainsi qu’intervention humanitaire.

Dans l’évolution militaire qui a suivi rapidement, parce que des mercenaires, takfiris essentiellement, qui avaient été armés, entrainés, encadrés et payés sont immédiatement entrés en action, on peut noter trois phases. L’armée syrienne libre a existé, mais elle n’a jamais pesé.

La première phase court jusqu’à septembre 2013, qui constitue un tournant historique

Celui-ci, on le verra, déborde le simple contexte du Moyen Orient. Ce véritable point de rupture est soit inconnu, soit sous-estimé. L’action militaire, évidemment préparée à l’avance et qui a fait déferler des hordes sauvages depuis la Turquie, la Jordanie et une partie du Liban, s’est accompagnée de la mise en place d’un organe politique de direction, appelé club de Paris par Bassam Tahhan parce qu’il a été créé initialement à Paris par Juppé.

Celui-ci était sûr que Bachar Al Assad à qui l’on avait offert un exil doré qu’il a refusé courageusement mettant ainsi en jeu sa vie et celle de sa famille, serait balayé en quelques semaines. Il ne l’a pas été et c’est d’ailleurs à cela que l’on peut savoir que la grande majorité du peuple syrien le soutient. Il mène la guerre avec une armée principalement de conscrits où toutes les confessions sont représentées et qui s’est vue rejoindre par des mouvements populaires qui ont pris les armes. Avec le soutien du Hezbollah et d’un encadrement iranien, Bachar El Assad a tenu le choc militairement contre des effectifs qui ont culminé vers les 200.000 hommes à un moment, jusqu’à l’été 2013.

Il faut se souvenir de la campagne d’accusation et de haine lancée à ce moment-là par nos médias, avec notamment la manipulation du journal Le Monde, à l’encontre du régime syrien, accusé, sans preuves, d’avoir utilisé des armes chimiques contre son armée et son peuple. Il s’agissait de préparer le terrain à des frappes massives de la Syrie. Obama ayant alors proposé au congrès américain un programme, si l’on ose dire, de 72 heures de frappes continues de missiles qui auraient réduit la Syrie à l’état d’un champ de pierres, dont beaucoup appartiennent au patrimoine de l’humanité.

L’affrontement militaire Russie/USA

C’est ainsi qu’au tout début septembre 2013 est intervenu le tournant majeur. En fait on parle aujourd’hui d’une possible confrontation militaire directe entre la Russie et les USA au Moyen Orient, en occultant complètement le fait que celle-ci a déjà eu lieu à cet instant. La passe d’armes directe avait été précédée d’opérations de tests de la part de la Russie, de la capacité militaire américaine. Un porte avion américain avait été survolé par un avion russe qui avait annihilé toutes ses défenses électroniques. Les russes avaient aussi testé les anglais au large de leurs côtes. Le choc quasi frontal s’est déroulé lorsque les USA ont envoyé deux missiles tests depuis le fond de la méditerranée occidentale vers la Syrie pour régler leur campagne de frappes. Ces deux missiles ont soit été détournés, soit abattus par les russes. L’information avait filtré depuis le Liban. Régis Chamagne vient de clairement préciser les choses dans le sens décrit. Immédiatement les russes ont proposé aux américains une sortie diplomatique honorable avec le désarmement chimique du régime syrien.

On doit aussi noter la présence discrète des chinois, au moins sur la mer.

Mais il en faut beaucoup plus pour détourner les américains de leurs objectifs.

On entre donc ensuite dans la deuxième phase qui va jusqu’à la fin 2015.

L’année 2014 a été utilisée, par les USA, la France et la Grande Bretagne, à préparer la grande offensive de 2015. Avec les camps d’entrainement en Turquie et en Jordanie, la formation d’ISIS ou Daesh pour avoir un mouvement unitaire fort chez les takfiris, l’offensive en Irak, avec la complicité d’anciens de l’armée de Saddam Hussein et la défection des forces armées irakiennes à Mossoul.

Au printemps 2015 les mercenaires ont déferlé à nouveau, avec un encadrement assuré, en particulier, par des militaires français, des conseillers américains… La progression de ces forces avant tout étrangères (on parle de mercenaires venant de près de 80 pays) était montré avec complaisance par nos médias avec juste ce qu’il faut de larmes hypocrites pour la prise de Palmyre par exemple. L’offensive se concentrait vers la région de Lattaquié, absolument stratégique pour l’issue de cette guerre et vers Damas. Si le Hezbollah, l’armée syrienne et les comités populaires enregistraient quelques succès sur les frontières du Liban, partout ailleurs les reculs étaient importants et prenaient même une tournure dramatique.

L’intervention russe est alors devenue une nécessité pour sauver Assad et c’est elle qui ouvre la troisième phase en septembre 2015.

L’efficacité de cette intervention avec un matériel militaire ultra performant a stupéfié le camp occidental. Celui engagé dans l’OTAN pour des opérations d’agression au Moyen Orient.

Le premier objectif a été de couper la frontière turque, en commençant par le nettoyage de la région de Lattaquié. Pour ce faire il y a maintenant une coordination complète entre le Hezbollah, la Syrie, l’Iran, la Russie et les Kurdes. Ce rassemblement est parfois qualifié de 4+1. Il y a même un centre de supervision générale qui inclut l’Irak. Cela a rendu fou Erdogan, qui a fait abattre un avion russe à son initiative avec l’approbation américaine sûrement. A cette occasion la Russie a mis en place des sanctions contre la Turquie, mais a surtout déployé une grande activité diplomatique destinée à dénoncer l’aide de la Turquie aux takfiris salafistes, son exploitation du pétrole volé à la Syrie et à l’Irak et ses aides en armements, afin de préparer le terrain à une action militaire directe contre la Turquie si celle-ci s’avisait d’intervenir en Syrie. Avec le temps, il est clairement apparu que les américains ne soutiendraient pas Erdogan dans cette offensive. La libération complète d’Alep qui scellerait la défaite complète d’Erdogan est en route. Avec, de plus, l’unification du territoire kurde en Syrie.

Les américains doivent donc se replier sur un plan de sauvetage, formulé par John Kerry et qui est proprement stupéfiant de la part de gens qui prétendent combattre Daesh et autres.

La partie visant à la création d’un Kurdistan indépendant se conçoit, et dit bien quelle importance les américains accordent à Erdogan, mais le projet du Califat à cheval sur la Syrie et l’Irak dans la partir tenue par Daesh détruit complètement le mythe du combat contre Daesh.

Dans cette optique la conquête de Raqqa par les forces syriennes et leurs alliés est un point clé. Comme le dit bien Bassam Tahhan, il y a actuellement une course vers Raqqa. La fin de cette troisième phase et vraisemblablement l’issue de cette guerre en Syrie, se jouera là.

Visiblement à la suite d’un pacte conclut avec les russes, les israéliens se contentent pour l’instant d’être des spectateurs.

On peut aussi noter, particulièrement avec la modernisation de l’armée syrienne et la coordination des forces dites 4+1, que l’objectif des américains de générer une zone de chaos au Moyen Orient a conduit à l’émergence d’une force maintenant organisée qui correspond au croissant chiite de Bassam Tahhan. 

L’aspect politique.

On l’a déjà évoqué avec la création du club de Paris, appelé le conseil national syrien au départ. En émigrant de Paris vers la Turquie, cet organisme politique est tombé entre les mains des frères musulmans, soutenus par le Qatar, et des wahhabites, créatures de l’Arabie saoudite dont la religion officielle est le wahhabisme et qui l’utilise d’ailleurs comme vecteur de conquêtes et de puissance. Genève III vient de montrer que ce conseil n’avait plus d’existence réelle ou de poids politique, puisque l’Arabie saoudite a tenté d’imposer des groupes takfiris comme représentants des opposants.

En fait, comme cette évocation succincte le montre, le niveau politique n’a jamais atteint le stade de la crédibilité. Et cela a toujours constitué un gros handicap pour les manœuvres de l’occident. Avant, lorsque le débarquement d’Assad pouvait s’envisager, la question de savoir par qui le remplacer desservait beaucoup la politique de soutien aux « rebelles », aujourd’hui ce problème est reporté sur le Califat.

Conclusion

Certainement à cause de ce contexte syrien, mais aussi du fait du tour que prend la campagne électorale aux USA avec la contestation de l’empire militaro industriel et des lobbies sionistes et pétroliers, dont la candidate est Hillary Clinton, il semble que l’information se libère là-bas sur la question syrienne. L’exemple type est constitué par un article d’un journaliste très connu, Steven Kinzer, paru récemment dans le Boston Globe, un média mainstream, intitulé « The media are misleading the public on Syria ». Une mise en cause d’emblée de l’information des médias américains. En France nous venons de voir programmer en « prime time » deux reportages à la télévision qui rompent avec le discours de propagande régulièrement tenu précédemment. Il y avait déjà eu une interview de Bachar al Assad dans un hebdomadaire français, mais ce n’était pas aussi clair.

Le pouvoir occulte qui dirige le monde ne se soucie absolument pas de la destinée des peuples. C’est vrai aussi pour le peuple américain qui souffre beaucoup de la politique imposée à la maison blanche par les neocons et autres groupes d’influence. La décrépitude de l’économie américaine, qui fait aussi partie des choses que nous cachent nos médias, fait ainsi souffler un vent de révolte sur la campagne électorale.

Aux Etats Unis, il y a aussi une certaine agitation autour de l’affaire du meurtre de Robert Kennedy. Cette affaire est revenue sur le devant de la scène avec la « parole » (audience pour la remise en liberté sous conditions d’un condamné) de Shiran Shiran le coupable désigné.

Cette audience a été manipulée par le juge au mépris de témoignages et d’enquêtes, qui jettent, à tout le moins, de sérieuses suspicions sur la version officielle. Il apparait que Robert Kennedy a été tué par un tireur placé derrière lui, alors que Shiran Shiran lui faisait face. Et que celui-ci avait été littéralement conditionné par la FBI pour commettre une agression meurtrière sur la personne de Robert Kennedy.

Par ailleurs le fils de Robert Kennedy, Robert Kennedy junior, a publié un article où il énumère et décrit tous les coups organisés par la CIA, particulièrement au Moyen Orient : Iran, Syrie (à de nombreuses reprises) Irak …. Sans aucun mystère, on retrouve systématiquement au cœur des complots le projet de pipeline entre le Qatar et la Turquie.

On peut donc s’attendre à ce qu’il y ait une clarification généralisée sur la question syrienne qui amène à un repositionnement politique. Jean-Luc Mélenchon a déjà fait ce mouvement. L’exfiltration de Fabius, vers un fauteuil sûr et confortable, si elle ne signifie pas un changement de ligne politique immédiat prépare néanmoins à une inflexion vers une position un peu plus réaliste de la France sur la question syrienne.

Ce qui se passe en Syrie est la matérialisation de la fin de l’hégémonie américaine (militaire et bientôt monétaire puisque le dollar avait été imposé au monde par la force) et la naissance d’un monde dit multi polaire. En fait c’est surtout l’émergence d’un bloc euro asiatique, le caractère vraiment multipolaire ne pourra résulter que de la prise d’indépendance des pays liés par les traités européens et l’OTAN ?

 


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129 réactions à cet article    


  • h2b1 27 février 19:16

    je mettrai bien 5 étoiles, à condition que vous citiez vos sources pour le meurtre de Robert Kennedy, par exemple.
    Je vous en remercie


    • JMBerniolles 27 février 20:48
      @h2b1

      Oui, cela mérite d’être précisé.
      Vers le 12 février dernier s’est donc tenue l’audience de libération sous condition de Sirhan Sirhan, l’homme condamné à perpétuité pour l’assassinat de Robert Kennedy qui avait de bonnes chances de remporter l’élection présidentielle américaine en 1968. Les vidéos et enregistrements audios avaient été interdits à l’audience par le Juge.

      Une fois de plus à l’audience Paul Schrade, un des membres de son conseil de campagne et un ami proche, qui l’accompagnait au moment de son meurtre, a témoigné. Lui-même a été blessé par les tirs. Il faisait face à Sirhan Sirhan et a témoigné que celui-ci ne pouvait être l’auteur des tirs qui ont tué Robert Kennedy parce qu’il a été victime de tirs venant de derrière lui.

      Plusieurs témoignages et les analyses d’une bande son, ont montré qu’il y avait eu plusieurs tireurs (comme dans le cas de JFK) ce soit là. Dont Sirhan Sirhan incontestablement, mais dont les tirs ont été très imprécis.

      Un cinéaste, Shane O’Sullivan (dont l’origine irlandaise n’est sans doute pas pour rien dans ses motivations) a étudié les éléments établis, ainsi que le cas spécifique de Shiran. Ce cinéaste a fortement soupçonné la CIA d’avoir programmé Sirhan, un garçon réputé très influençable et très sensible à l’hypnose. Il a d’ailleurs été établi également que Sirhan n’avait absolument aucun souvenir de ce soir là.
      Il faut savoir que c’était aussi la grande époque de programmes développés la CIA pour contrôler les gens. Ces recherches secrètes ont donné aussi naissance à des livres [ Masquerade par exemple en est un] et autres comme le téléfilm célèbre sur l’histoire de Jason Bourne.

      Ces faits relatifs à l’assassinat de son père sont notamment repris par Robert F Kennedy junior dans une lettre à l’avocat général Eric Holder en septembre 2012.

      Thierry Meyssan a même fait un article sur une expérience de la CIA réalisée sur un village entier en France

    • roman_garev 27 février 21:27

      @JMBerniolles

      « Oui, cela mérite d’être précisé. »

      A mon avis, cela mériterait plutôt un article à part. Quand on lit dans la Conclusion toute une histoire sur Kennedy (et pourquoi pas aussi sur son frère, pour couronner l’ensemble ?) qui n’était même effleurée dans l’article, on se demande si cette partie du texte n’était pas copiée et collée d’un autre. On regarde encore une fois le titre de l’article et on reste dans l’embarras...

    • JMBerniolles 27 février 21:56

      @roman_garev

      Vous avez raison. C’était juste pour évoquer le contexte américain actuel. Il est symptomatique que le Juge n’ait pas voulu la présence de la presse.


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 28 février 11:07

      @JMBerniolles
      Merci pour cette synthèse ! Deux autres articles peuvent éclairer la question syrienne :
      - Un article de Thierry Meyssan, qui dénonce la recolonisation de la Syrie, dès 2011, par la France et l’ Angleterre, par Sarkozy et Juppé pour la France.


      On comprend que Meyssan ait été menacé de mort et obligé de partir vivre à Damas, et qu’il soit voué aux gémonies par la bienpensance hexagonale...
      Je le considère comme l’un des journalistes les mieux informés sur les USA et le Moyen Orient.

      - Un article sur Hillary Clinton, paru sur Huffington Post, d’un universitaire américain Jeffrey Sachs, qui l’habille pour plusieurs saisons ....
      Hillary Clinton et le bain de sang en Syrie"

    • doctorix doctorix 28 février 20:14

      @Fifi Brind_acier

      Il faut également lire la dernière interview d’Assad à l’AFP et France 24 News, mais publié en anglais, et pas en France, pardi !.
      Si on a envie de croire encore au boucher sanguinaire, on peut toujours, et je n’y peux rien.
      Mais on peut aussi changer d’avis.
      Si Hollande, Fabius et Erdogan ont comploté pour assassiner Assad, comme je l’ai lu quelque part, et si ça se sait, ça va faire mal.

      Le politologue et universitaire américano-libanais As’ad Abu Khalil s’est amusé à faire une recension des prédictions d’une chute imminente du président syrien. Sa recension n’est que très partielle…

      Les « jours d’Assad sont comptés » affirme Obama
      • En 2011 : « Officiels US : les jours d’Assad sont comptés »
      • En 2012 : « Le Président Obama est convaincu que les jours d’Assad sont comptés. »
      • En 2012 : « Clinton déclare que les jours d’Assad sont comptés »
      • En 2012 : « La Ligue Arabe affirme que les jours d’Assad sont comptés« .
      • En 2013 : « Les renseignements U.S.affirment que les jours d’Assad sont comptés. »

       

      OK. je peux continuer encore et encore mais j’ai d’autres choses à faire.

      J’en ai recensé quelques uns du même tonneau en langue française :

      • En novembre 2011, Bernard-Botul Henri Lévy annonçait « Les derniers jours de Bachar al-Assad. Comme en Libye… » » les jours de la dictature sont comptés« .
      • En juillet 2012, Fahad Al Masri, porte-parole de l’Armée syrienne libre (ASL) affirmait que « Les heures de Bachar al-Assad sont comptées… »
      • En décembre 2012, pour Laurent Fabius « La fin se rapproche pour Bachar el-Assad…les jours au pouvoir du leader syrien sont comptés. « 
      • En mars 2015, « Pour François Fillon, les jours de Bachar al-Assad à la tête de la Syrie sont comptés« .

      source : https://mounadil.wordpress.com/2016/02/15/les-jours-dassad-au-pouvoir-sont-comptes-et-recomptes/

      Les anciens se souviendront du sketch de Robert Lamoureux : (« et le Jeudi matin, le canard était toujours vivant »)


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 28 février 21:25

      @doctorix
      T’as pas le temps de traduire l’interview d’Assad ?


    • doctorix doctorix 28 février 22:29

      @Fifi Brind_acier
       ?????

      C’est en Français...

    • Anthrax 29 février 14:03

      @Fifi Brind_acier

      Thierry Meyssan, c’est bien le fondateur du réseau Voltaire, nid de complotistes obscurs, qui nie les attentas du 11 septembre par les Saoudiens du groupe Ben Laden ? C’est bien ce type qui a prêté allégeance au bourreau Bachar Al Assad ? C’est vrai qu’avec de telles références intellectuelles - et parfaitement objectives - on doit être mieux informé sur le conflit !.

    • doctorix doctorix 29 février 17:26

      @Anthrax

      Vous avez lu quoi, de Meyssan ?
      Ce qu’on en dit dans le Figaro ? Ca vous suffit pour cataloguer, ranger dans un tiroir ?
      C’est un des plus grand journalistes de notre époque, ses articles sont rigoureux, et extrêmement documentés. Il est certainement moins partisan que nos journalistes bien pensants, qui reprennent en boucle les dépêches de l’AFP, le cul dans leur canapé.
      Et lui, au moins, il est sur place. Il est là-bas parce que ses révélations mettent sa vie en danger ici.
      Décidément, quand vous avez dit complotiste, vous avez tout dit.
      Quel pauvre argumentaire, et quelle misère intellectuelle !
      Occupez-vous des complots, plutôt que des complotistes.
      C’est bien plus intéressant.

    • Anthrax 29 février 17:45

      @doctorix
      Tu devrais pas t’énerver. Surtout pour défendre Meyssan.


    • doctorix doctorix 29 février 19:22

      @Anthrax
      Voilà un argumentaire riche.

      Qui prouve que vous ne connaissez rien au sujet, et que vous vous contentez de braire avec les ânes.

    • Laurent 47 27 février 19:30

      Quelle remarquable analyse de la différence qui existe entre la « vérité » des commissaires politiques staliniens qui contrôlent nos médias, et la réalité sur le terrain en Syrie !
      La Syrie est un pays musulman certes, mais ça n’est pas pour autant l’Arabie Saoudite !
      A Damas, il y a un parlement composé d’une seule Chambre, et élu tous les quatre ans ( prochaines élections en Avril 2016 ) et 250 députés y siègent.
      Le parti Baas ( musulman alaouite modéré ), c’est le parti de Bachar el Assad.
      Deux autres partis sont présents, représentés par Hassan al-Nouri et Maher al-Hajjar.
      ( respectivement parti communiste musulman et parti socialiste musulman )
      Aux élections législatives de 2012 ( les « troubles » ont commencé en 2011 aux environs d’Homs ), le parti Baas a recueilli 88,7 % des voix, Hassan al-Nouri 4,3 %, et Maher al-Hajjar 3,2 %
      Il y a eu 11,6 millions de votants sur 15,8 inscrit, soit un taux de participation de 73,4 % !
      ( apparemment la population a fait massivement bloc derrière le chef d’état, devant les évènements )
      On est très loin des dictatures de la région, et des décapitations de la démocratie saoudienne !
      C’est ce qui peut expliquer la résistance courageuse de ce peuple multi-confessionnel, face aux hordes fanatiques qui détruisent le pays, aux ordres du Qatar, de la Turquie, des émirats du Golfe, de l’Union Européenne ( ce machin sans cervelle ), et surtout des Etats-Unis ( comme d’habitude ).


      • Byblos 29 février 02:55

        @Laurent 47
        Le parti Baath est un parti ÉMINEMMENT laïc. Ses fondateurs sont Michel Aflaq, chrétien orthodoxe et Akram Hourani, musulman sunnite. En faire un parti alaouite est ici une erreur qui s’explique par la propagande intense dont les citoyens lambda 
        d’Occident, comme vous-même, sont les premières victimes. 


      • Anthrax 29 février 17:53

        @Laurent 47
        C’est bien de savoir lire Wikipedia, mais ça n’empêche pas un peu de recul : 88,7% des voix pour le parti en place, ça te semble un score « normal » pour une « non dictature » ? (je n’ose parler de démocratie !). 


      • Pierre Pierre 29 février 18:36

        @Anthrax
        C’est juste un peu plus que Chirac en 2002. smiley


      • alinea alinea 1er mars 10:34

        @Anthrax
        En temps de guerre, oui !!!


      • microf 27 février 19:58

        Très bon article qui en quelques lignes, a tout dit.
        Eh oui, l´hégémonie Occidentale vient de prendre fin sur la route de DAMAS, et c´était prévisible, sauf pour les élites Occidentales qui font mèner cette guerre.
        C´est en route vers DAMAS pour arrêter, persécuter et tuer les chrétiens que Saul futur Saint Paul, a été terrassé par Le Seigneur.
        Saul, Saul pourquoi me persécutes-tu ? Lui demande Le Seigneur ?.
        Saul allait se convertir, devenir Paul et l´Apotre des Nations, suscitant d´abord de la crainte pour les chrétiens qui n´en croyaient pas leurs yeux, et la haine pour les autres.
        C´était une erreur de ces élites de penser que Damas pouvait tomber.
        C´est en Syrie que se trouve les plus anciennes Communautés chrétiennes du monde, tout passera sauf l´érradication des chrétiens.
        Ils seront pourchassés, persécutés, tués, mais á la fin, ils ne seront pas vaincus, c´est ce qui est entrain de se passer en Syrie.
        Plusieurs tels les Romains ont essayé, ils n´ont jamais pu, aujourd´hui on parle des Romains au passé, ils sont entrés dans l´histoire.
        L´Occident a de la chance d´avoir en ce moment un Président tel Poutine qui ne veut pas la confrontation, mais appelle á un monde multipolaire.
        Ceci vient de sa formation aux arts martiaux, art qui n´utilise sa force qu´en cas de besoin pour se défendre, art qui vous permet de vaincre l´adversaire sans l´humilier, comme il vient de vaincre l´Occident en Syrie et lui tend toujours la perche, puisse l´Occident le comprendre et s´asseoir sur la table de négociations sans arrières-pensées et faire la PAIX, le monde en a très besoin.


        • leypanou 27 février 20:22

          Excellent article : on attend la réaction de Thomas Abarnou.
          Quant à moi, je relève surtout ceci :
          Le choc quasi frontal s’est déroulé lorsque les USA ont envoyé deux missiles tests depuis le fond de la méditerranée occidentale vers la Syrie pour régler leur campagne de frappes. Ces deux missiles ont soit été détournés, soit abattus par les russes. L’information avait filtré depuis le Liban. Régis Chamagne vient de clairement préciser les choses dans le sens décrit : je pense que 99% des Français ne sont pas au courant de çà et n’ont pas compris pourquoi la France prête à aller bombarder « sans risque » a été prise au dépourvue par le revirement états-unien.
          L’auteur aurait pu aussi parler des « rebelles » « aidés » par Israël pour compléter le tableau.


          • JMBerniolles 27 février 20:51
            @leypanou

            Oui, mais le commentaires peuvent le faire.
            Je ne voulais pas faire un article trop long et beaucoup de choses ont déjà été dites sur Avox.

          • roman_garev 27 février 21:32

            @leypanou

            « on attend la réaction de Thomas Abarnou »

            Ah bon, l’individu vous manque déjà ! Cependant de sa part on ne risque guère de lire quoi que ce soit du neuf, du jamais lu dans L’Immonde ou pareils.


          • tf1Groupie 28 février 12:57

            @roman_garev

            Je note « beaucoup de classe » dans ces commentaires et une belle tendance à ne pas supporter les opinions dissidentes, dans ce temple de la vérité qu’est Agoravox ...


          • mac 28 février 13:30

            @tf1Groupie
            Le « temple de la vérité » rien ne vous empêche de ne pas le lire sachant que les agences de presse dites « officielles » avec leurs grands reporters de terrains qui passent leur temps à faire des investigations vous donnent les vrais informations...
            Alors pourquoi revenez-vous systématiquement ?
            Beaucoup de lecteurs ont leur petite idée sur la question mais visiblement votre mayonnaise ne prend pas...
            Continuez mais sous trouverez toujours quelqu’un qui perdra un peu de temps à vous répondre car nous sommes nombreux...


          • tf1Groupie 28 février 15:47

            @mac

            Que vous soyez nombreux à vous auto-congratuler ne m’impressionne pas.

            Et les procès de vos commissaires politiques ne donnent pas plus de valeur à ce que vous appelez la « vraie information ».

            Mais j’ai le droit de « revenir » selon vos propres termes.
            Votre dictature intellectuelle n’étant pas encore suffisamment installée, vous en êtes réduits aux attaques personnelles.
            Pourquoi y revenez-vous systématiquement ? J’ai ma petite idée sur la question.


          • mac 28 février 19:03

            @tf1Groupie
            Revenez autant que vous voulez car contrairement à ce que vous sous-entendez la dictature de la pensée n’est pas ici mais dans certains médias (qui pratiquent la pensée unique atlantico-libérale à longueur d’antenne). 
            Ceci dit ce n’est pas parce que vous êtes minoritaire ici que vous êtes un génie incompris et que vous avez forcément raison...
            Comptez sur les gens qui fréquentent ce site pour s’opposer à vos idées qui personnellement ne font généralement pas triper.
            Mais si vous parlez de dictature intellectuelle c’est que ça vous gène et ça franchement ce n’est pas plus mal...


          • doctorix doctorix 28 février 23:02

            @tf1Groupie

            Vous et Abarnou êtes la lie de ce site, le temple de la mauvaise foi.
            Tiens, dans l’article que Clinton de Fifi, du grand soir, j’ai relevé ça :
                          Nous en sommes au point où la somme des malheurs causés par es opérations secrètes de la CIA peut littéralement remplir des volumes. Sera-t-on dès lors surpris de voir Mme Clinton reconnaître en Henry Kissinger un mentor et un guide ?
            Vous êtes aussi répugnants que ces personnages, et vous défendez des assassins.
            Pas de chance, actuellement, le monde entier en prend conscience. Vous n’êtes plus du côté du manche, cette fois. Les journalistes commencent à retrouver un semblant de conscience, et à se révolter contre leurs maîtres.
            Serez vous les derniers larbins des régimes corrompus, ou bien allez-vous faire comme tous les larbins qui sentent le vent tourner, et mordre vos patrons ?

          • Layly Victor Layly Victor 1er mars 10:12

            @JMBerniolles
            Salut

            Je soutiens le commentaire de leypanou
            Beaucoup de choses ont été dites sur les motivations pétrolières des guerres au proche orient, mais on est toujours très discret sur les responsabilités d’Israël dans ce conflit.
            Pour se persuader que ces responsabilités existent, il suffirait d’observer l’attitude constante et déterminée (à entretenir l’embrasement) des agents Fabius, BHL, Lelouch, Askolovich, Toussaint, etc.
            L’attention portée à cette question n’est pas dénuée d’intérêt pour l’avenir. On parle volontiers du « bourreau » Assad sur ce site, alors qu’on s’apprête à élire triomphalement le pire des pires, Alain Juppé, un criminel endurci.
            Très bon article

          • JMBerniolles 1er mars 14:15
            @Layly Victor

            Merci Victor.

            Oui cela m’amène à préciser ma pensée exprimée maladroitement à propos d’Israël.

            Ce que je disais se limitait exclusivement au contexte militaire actuel.
            Il y a un pacte de non agression entre la Russie et Israël
            Celui-ci abandonne pour un temps son soutien militaire (par des frappes aériennes surtout) à Al Qaeda, contre le fait que la Russie empêche l’Iran et le Hezbollah d’armer les palestiniens des zones occupées. Mais le Mossad est tout de même très actif.

            Autrement sur le fond, bien entendu le rôle d’Israël est fondamental dans le région.
            Il n’y a pas de paix possible au Moyen Orient sans accord avec les palestiniens, non seulement pour un état viable, mais pour une entente sur l’exploitation de ce qui, globalement au niveau des ressources et autres, constitue un même pays.



          • De toutes façon, nous et les français avec le pétrole ce n’est pas notre tasse de thé, l’on a toujours ratée les marches historiques.

            En ce qui concerne Herrarrogante, il est visible que son destin est celer avec l’Arabie Saoudite , la prochaine erreur grave c’est la chasse d’eau.... !


            • sirocco sirocco 27 février 22:30

              @ l’auteur

              Il est pour le moins curieux que dans votre analyse des aspects militaires de la Syrie, vous ne mentionniez pas Israël. Comme si cet Etat n’avait jamais contribué (directement ou indirectement) à l’évolution de la situation syrienne... Comme s’il était vraiment indifférent à la guerre qui s’y déroule et n’était animé d’aucune visée politique dans la région... 


              • JMBerniolles 27 février 23:38
                @sirocco

                Oui vous avez raison, mais le rôle d’Israël n’est ni central, ni décisif.

                Le propos de l’article est plutôt de situer l’impact du conflit syrien dans l’émergence d’un nouveau monde.

              • porcinet 28 février 00:43

                @JMBerniolles
                Pour commencer très bon article, et pour continuer et rectifier sur Israël, il ne vous semble pas évident que ce petit pays en forme de poignard joue un rôle déterminant dans le conflit devenu régional ?

                Et bien je pense tout le contraire, la stratégie israélienne a toujours été d’inciter les clans, les confessions, les tendances rivales à s’entre détruire pour le plus grand bien du peuple élu. Qu’on se rappelle seulement le jeu diplomatique et secret d’alliances d’Israel avec le Fatah, après l’avoir combattu férocement, contre les autres groupes politiques combattants palestiniens puis le revirement pro Hamas, puis de nouveau la lutte sans merci contre le Hamas pour désorganiser les palestiniens et les faire s’entre-tuer, chacun accusant l’autre de traitrise. L’action clandestine du Shin Beth et du Mossad n’a pas hésité de plus à éliminer physiquement les principaux leaders.

                L’intérêt d’Israël est de créer un foutoir monstre au Proche Orient en armant et en entrainant clandestinement les factions islamistes les plus extrémistes et en soufflant discrètement sur les braises de la haine entre shiites et sunnites. Quelques assassinats de masse de chrétiens, d’alaouites, de yézidis et d’autres minorités par les amis terroristes wahabites et salafistes font partie du plan qui déstabilisera un peu plus le Moyen Orient et puis pourquoi pas l’Europe, en passant (qui doit encore souffrir pour la Shoah, dans le non-dit de la politique israélienne). Il est vrai que l’Europe est dirigée par des aveugles lobotomisés.

                C’est pourquoi l’action d’Israël sur les pays voisins est multiforme et clandestine aussi bien en Irak, qu’au Kurdistan, qu’en Jordanie au Liban et en Syrie. Les dirigeants israéliens sont d’habiles tireurs de ficelles qui savent se tenir à l’écart du devant de la scène et récoltent les fruits des conflits locaux qu’ils attisent. Pourquoi sont-ils si près des affrontements sanglants sans en souffrir (pas de réfugiés, pas de terroristes takfiristes en action offensive chez eux, pas de soucis d’approvisionnement en pétrole grâce à Daech et la Turquie, etc..)

                Les Etats Unis qui paraissent maîtres du jeu sont en fait bien plus guidés par Israël dans la Région qu’ils n’imposent leur volonté à Israël. L’AIPAC et les autres lobbies sionistes étatsuniens sont leurs maitres chanteurs et ils mènent ces guerres par procuration pour eux. Le Grand Israël avec majuscules est leur vision ultime après l’Armageddon. Inutile de parler non plus de la force de frappe nucléaire qu’Israël possède depuis longtemps sans aucun contrôle international , le sujet est toujours tabou.


              • wesson wesson 28 février 02:31

                @sirocco
                même si Israël a bel et bien participé à la curée en 2012 et 2013 semble avoir été le premier à prendre conscience du danger réel que représenterait pour eux un effondrement de l’état Syrien. Pour le coup, ils auraient à la fois l’OEI et Al Qaeda en contact direct avec leur « territoire » (je le mets entre guillemet car le Golan n’est jusqu’à nouvel ordre pas à eux). Une pouponnière à Djihadiste dont la méthode de combat consiste à s’installer dans les quartiers de villes les plus peuplées et à bombarder la population civile depuis là, c’est un truc que les gros chars de Tsahal auraient bien du mal à gérer.


                Bref, Israël ne fait actuellement rien qui ne puisse gêner le gouvernement Russe ou même Syrien, et ne soigne même plus les rebelles et autres combattants, ce qui d’ailleurs est assez logique, les frappes Russes se concentrant plutôt vers la zone Nord, dans le but de couper la ligne de ravitaillement depuis la Turquie.

                Donc effectivement, aujourd’hui Israël s’est retiré du conflit, et a adopté une position neutre prudente, y compris au niveau du Hezbollah. 

                A noter que la Jordanie, qui a participé également très activement à la tentative de renversement d’Assad s’est elle aussi retirée du jeu : ils ont découvert que chez eux aussi, les réfugiés Syriens ça déstabilisait le pays. 

              • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 28 février 11:16

                @porcinet
                Israël a toujours été opportuniste. Lors de sa création il était lié à l’ URSS, puis il s’est tourné vers la France pour le nucléaire, puis vers les USA.
                Israël a toujours préféré Daesh à Assad, à cause du Hezbollah libanais, qui soutient la Syrie.
                Mais il est en train de signer un accord de libre échange... avec la Russie.


              • sirocco sirocco 28 février 12:09

                @wesson

                Contrairement à vous, je pense qu’Israël participe activement au démembrement de la Syrie et fera partie des charognards qui s’octroieront un morceau du gâteau (le Golan au minimum, mais certainement beaucoup plus) si c’est ce funeste dénouement qui doit s’imposer.

                .

                Son retrait de la guerre en Syrie est vraiment très très très récent. Il y a peu, ses avions bombardaient encore les infrastructures utilisées par l’armée syrienne et surtout les positions du Hezbollah, ce dont nos merdias ne parlent évidemment pas.

                .

                Israël soutient (avec les USA, bien sûr) la création d’un Etat kurde, car cela participe au dépeçage de la Syrie. Quant à son traité commercial avec la Russie, attendons de voir ce que cela deviendra mais de toute façon les affaires n’empêchent pas les manoeuvres militaro-politiques.


              • ERIC PINZELLI ERIC PINZELLI 28 février 20:40

                @sirocco
                Tout est dit, effectivement comment éviter de parler du rôle central d’Israël dans la crise syrienne comme dans la crise irakienne auparavant ? Assez d’auto-censure à ce sujet !


              • porcinet 28 février 21:30

                @Fifi Brind_acier
                En espérant mieux endormir la Russie peut-être ? Poutine n’est pas idiot et accepte la proposition en attendant les suites...


              • Layly Victor Layly Victor 1er mars 10:22

                @JMBerniolles
                Le rôle d’’Israêl n’est ni central ni décisif.

                C’est toi qui le dis

                Je ne vois pas comment ce rôle ne serait pas central et décisif, alors que c’est le principal allié de l’Arabie Saoudite dans la région.

                Au contraire, aucune paix durable n’est envisageable au proche Orient tant qu’Israël n’adoptera pas une politique de respect de ses voisins.

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