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Syrie, le vent de la révolte arabe franchira-t-il les portes de Damas ?

Le vent de la liberté qui souffle sur les pays arabes ne semble pas encore avoir atteint les côtes syriennes. Quelques voix se sont bien élevées sur Facebook pour appeler la jeunesse à opérer un printemps syrien, mais elles sont restées lettre morte pour la plupart. La révolte va-t-elle également bientôt gronder en Syrie ou ce pays sera-t-il l’exception qui confirme la règle ?

Syrie, l’une des sept dictatures les plus dures du monde

Au même titre que tous les autres, la Syrie n’échappe pas au prototype du pays arabe gouverné de manière tyrannique par un clan qui se partage les richesses des pays. Ajoutée à l’hégémonie des castes mafieuses qui entourent le pouvoir syrien, la transition vers l’économie de marché a entraîné une hausse considérable de l’inflation des prix des vivres et du carburant, creusant encore plus l’écart entre les riches et les pauvres.

Dans un pays où 30% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté, la tranche de la population, composant la classe moyenne, est obligée d’avoir deux voire trois emplois pour survivre.

Craignant la contagion des mouvements populaires qui secouent le reste de la nation arabe, le gouvernement vient de promulguer un décret créant un Fonds national pour les subventions sociales destinées à 420 000 familles dans le besoin. Dans la foulée, une hausse substantielle de la subvention sur le fuel destiné au chauffage vient également d’être appliquée.

Mais ces gestes ne signifient par pour autant que le régime en place est prêt à faire des concessions en matière démocratiques.

Plombée par la présence du clan Assad au pouvoir depuis 1970, la situation des droits universels ressemblent en tous points à celle des autres pays arabes. S’appuyant sur une alliance solide entre la minorité alaouite dont il fait partie, une frange de la population sunnite argentée et le parti Baath, ce clan dirige la Syrie d’une poigne de fer. Dans un pays mis sous coupe réglée depuis plus de 41 ans, quadrillé et contrôlé par des services de sécurité et de renseignements omniprésents, l’autoritarisme de ce régime policier et le contrôle de l'information sont un frein considérable au développement économique. En dépit de sa production de pétrole, de phosphate, de coton, de céréales, etc., la Syrie souffre de stagnation économique dans les différents secteurs productifs. Elle doit faire face au quart de million d'étudiants qui alimentent chaque année un marché de l'emploi déjà saturé et à un taux de croissance démographique élevé de plus de 3,4%, selon certaines évaluations, et au-delà de 5%, selon d'autres. 

Certains économistes estiment que 5% de la population syrienne bénéficient de plus de 50% du revenu national. Ce privilège n'a rien  à voir avec une quelconque participation  à la production des richesses de la nation, mais  à la place que les barons du régime, leurs enfants et leurs proches occupent dans les postes de décisions, et surtout par la généralisation de la corruption. Ce fléau est vital pour la survie de la bureaucratie administrative, du parti au pouvoir et des appareils policiers. En se propageant verticalement et horizontalement, la généralisation de la corruption est devenue le fondement de la reproduction du système syrien.(sce : Démocratie et Droits humains en Syrie- http://www.achr.nu/kt.fr1.htm).

Baath, nationalisme arabe et Palestine

Pilier du régime syrien, le Baath puise ses sources dans le mouvement politique du début du XXème siècle. Son idéologie est la réalisation d’une unité arabe qui prône la suppression des frontières, permettant la mise en commun des ressources de chaque pays avec pour corollaire la libération de tout le territoire palestinien. 

Eclipsé une courte période, le Baath revenu au pouvoir pendant la présidence d’Hafez al-Assade est actuellement loin du parti de masse rêvé par ses fondateurs qui avait fait de la Syrie l’un des pays phares de la renaissance panarabe et de la pensée socialiste et humaniste dans la région. Il est devenu l’un des leviers de la domination du clan Assad sur le reste de la société : état policier, armée baasiste, répression contre les opposants, absence de pluralisme des partis et de liberté syndicale. Aujourd’hui, malgré le déclin de son rôle social au profit des « indépendants », nouvelle et ancienne bourgeoisies ralliées au régime, le Baath y garde les prérogatives du pouvoir par plusieurs moyens.

Paradoxalement et malgré toutes les vicissitudes du régime syrien baathiste, la mise à l’index par l’Occident pour son alliance avec l’Iran, son soutien indéfectible au Hezbollah libanais et au Hamas palestiniens dont plusieurs de ses dirigeants vivent en exil sur son sol, a jusque là fait jouir la Syrie du soutien respectueux de la majeure partie de la population arabe.

Dans un Moyen-Orient cible de prédilection des prédateurs occidentaux, tant de fois humilié par un Israel conforté dans son arrogance et son assurance par un soutien sans faille de l’Occident, méprisé par des gouvernements marionnettes à la solde des grandes puissances, la résistance du régime syrien à toutes les tentatives de déstabilisation israélo-occidentales ainsi que la position intraitable de Bachar Assad sur le dossier israélo-palestinien lui ont permis de tacitement s’ériger en nouveau héros d’un pan arabisme en mal de Zaïm, rôle dans lequel continue à le conforter la politique du deux poids deux mesures que les Etats-Unis persistent à appliquer dans leur gestion de la politique américaine au Moyen-Orient.

Le deux poids deux mesures américain

Dernièrement, le veto américain bloquant le projet de résolution arabe qui a réaffirmé que « les colonies israéliennes établies dans les territoires palestiniens occupés depuis 1967, y compris Jérusalem-Est, sont illégales et constituent un obstacle majeur à la réussite d'une paix juste, durable et globale » n’a pas manqué de choquer. Parrainé par quelque 130 pays, le projet a été voté par les 14 autres membres du Conseil.

"There will be repercussions for Palestinian-American relations if you ... ignore our requests in this matter" - Barack Obama -

Plus choquantes encore sont ces menaces proférées par Obama à l’encontre de l’autorité palestinienne qui pour sa part a indiqué qu'elle allait « réévaluer » l'ensemble du processus de négociations de paix après le veto américain.

Premier gouvernement après l’Autorité palestinienne à dénoncer ce veto, l’Egypte post-révolution a estimé que « ce veto qui a déçu les espoirs du peuple non seulement palestinien et arabe, mais aussi au niveau international, a contredit les déclarations américaines rejetant la politique de colonisation, entamera encore plus la crédibilité des Etats-Unis comme médiateur des efforts de paix ».

Sans se précipiter à prédire un bouleversement radical de la politique égyptienne appliquée par le régime déchu de Moubarak, il n’est pas illusoire de penser qu’à long terme, ce pays finira par se libérer de ses chaînes américano-israéliennes pour reprendre sa position de chef de file d’un monde arabe complètement déstructuré depuis que« la mère du monde » ne joue plus son rôle de guide et de maître à penser.

L’Egypte rejoindra-t-elle l’axe des récalcitrants qui est train de s’élargir avec l’adhésion imminente de la Turquie dans son cercle ? On peut peut-être s’attendre à quelques changements apportés en réponse à la demande d’un peuple dont la grande majorité a rejeté d’emblée tous les accords signés avec Israel qu’il continue de nommer « l’entité sioniste ».

Les répercussions du Printemps arabe

Plus que tous les autres Arabes, les Syriens suivent sûrement de très près l’évolution de la révolution égyptienne. De sa réussite dépend leur avenir. Le retour d’une Egypte démocratique au sein du giron familial arabe, ôtera à la dictature syrienne une carte majeure dans son rôle de défenseur exclusif de la cause palestinienne si chère à tous les Arabes. Ce retour révèlera le leurre du discours universaliste et panarabe utilisé par le régime syrien pour discréditer toute forme d’opposition à la dictature et masquer la domination particulariste du clan Assad derrière un écran de fumée panarabe. Les autorités syriennes ont toujours exploité l’état de guerre avec Israel et d’adversité avec l’Occident pour réprimer, sous prétexte de trouble de l'ordre public, ceux qui réclament entre autres la levée de l'état d'urgence et le recouvrement des libertés fondamentales. Ilan Pape le résume bien « Les traités de paix avec Israël sont des symptômes de corruption morale pas d’une maladie en soi, c’est pourquoi le Président syrien Bashar Asad, sans aucun doute un leader anti-israélien, n’est pas immunisé de la vague de changement. » Sce :http://www.france-palestine.org/article8610.html

Ce changement tant attendu n’a pas échappé au Président Obama. De son discours au lendemain de la révolution égyptienne, deux phrases sont à retenir : « Nous avons vu une nouvelle génération émerger, une génération qui demande « un gouvernement qui représente leurs espoirs et non leurs peurs. Nous avons vu des jeunes égyptiens dire pour la première fois de ma vie, je compte vraiment. Ma voix est entendue ».

Effectivement la voix élevée depuis la place Tahrir, au Caire, constitue un avertissement adressé de manière sous jacente à l’Occident, lui rappelant que dans la guerre sourde que se livrent les Etats-Unis et les régimes de l’axe réfractaire, les nouvelles générations arabes ne veulent être prises en otage par deux protagonistes se nourrissant l’un de l’autre. 

La solidarité et le soutien apportés par les autres peuples de la région aux révolutions tunisienne et égyptienne sont le témoignage d’un espoir partagé d’en finir avec les structures répressives des tenants des régimes dictatoriaux anti-impérialiste ou pro-occidentale toute nature confondue.

Dans des pays où les forces sociales et politiques on été laminées par des décennies de répression impitoyable, la jeunesse a fait preuve d’une volonté inouïe et d’un cran exceptionnel, exorcisant de la sorte une malédiction qui pesait sur les nations arabes depuis plu de cinquante ans. Ce juste retour du droit à la parole du peuple n’est pas propre aux seuls Tunisiens et Egyptiens. Une révolution couronnée de succès est possible. Tous les autres peuples arabes en sont capables. Alors pourquoi pas en Syrie ? 

Fatma BENMOSBAH


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33 réactions à cet article    


  • DAVID 21 février 2011 10:07

    Les peuples exigent du pain et la liberté et non un affrontement avec Israël.
    Bien sur, les organisations terroristes utilisent Israël pour détourner les mouvements de libération qui les mettraient elles mêmes à mal.
    Les citoyens de ces nations sont suffisamment intelligents pour ne pas tomber dans le piège des extrêmistes.


    • Traroth Traroth 21 février 2011 11:00

      Ils veulent aussi de l’eau, ce qui en Syrie veut dire un meilleur accès au lac de Tibériade. En d’autres termes, il faut qu’Israël restitue le plateau du Golan qu’il occupe en toute illégalité.


    • dawei dawei 21 février 2011 11:18

      certains veulent aussi recuperer les terres qu’on leur a volé.

      Et la plupart (dont moi) voudrait qu’on en finisse avec le discours du choc des civilisations ou on voudrait faire affronter les gentils judeochretiens de l’occident des lumière contre les méchants barbares de l’Islam.
      Ce discours tenu essentiellement par des neoconservateurs sionistes corrompus et vatenguerre, grands partisan du deux poids deux mesures, et defenseurs de la democratie à geometrie trés variables ... tout en etant grands amis de la théocraties les plus regressive du monde musulman telle que l’est l’Arabie Saoudite, pendant que l’Iran est montrée du doigt, juste parce qu’elle est plus indépendante. 


    • DAVID 21 février 2011 20:22

      la réponse de la question de l’eau en Syrie, comme en Irak, se trouve en Turquie.

      Quant au Golan

      Le mouvement sioniste revendique rapidement le Golan comme partie du foyer national juif prévu en palestinepar la déclaration BALFOUR
      Israël a toujours fait valoir la ligne de frontière de 1923, définie par la fRANCE et le Royaumes unis , puissances mandataires au Levant, et qui plaçait le Golan dans la Palestine sous mandat Britanique.


    • dawei dawei 22 février 2011 13:37

      non mais d’accord , mais on s’en fout de l’avis de la France et de l’Angleterre, non seulement ça les dérange pas, mais en plus ça les arrange bien . Le seul avis qui comptait et qui compte encore, c’est l’avis de la Palestine.
      C’est pas parceque des mecs des quartiers riches d’a coté sont d’accord pour qu’une famille d’immigré aille habiter chez moi, que ça veut dire que m’on avis n’a plus aucune legitimité.

      Ca s’appelle de l’expropriation a des fin colonialistes, complètement à contre courant dans un contexte de décolonisation.
      Et meme si des terres ont été rachetées, elles ne l’ont pas toutes été, et surtout l’avis de la population locale aurait du primer avant toute chose, si l’equité et la democratie etaient des valeurs importante...mais ce n’est manifestement pas le cas.
      Et le pire, c’est que ce sont les memes sionistes qui vont nous mettre de l’huile sur le feu en France ou ailleur en occident pour nous dire à leur tour qui on doit accueillir (blancs judeochretiens) et qui ont ne doit pas accueillir (musulmans) .
      Tout ce qu’ont réussi les sionistes, c’est a faire monter l’antisemitisme dans le monde, et ce sont encore des juifs innocents qui risquent de se retrouver victimes de votre bêtise, arrogance et fanatisme illuminé.
      Les sionistes sont les plus grands antisémites de l’histoire car anti-juif, anti-palestinien, anti-arabe et anti-perse et l’antismetisme et un racisme comme les autre c’est à dire de la bêtise, de la haine et du ressentiment parfoir du à l’ignorance, parfois du à des elements provocateurs ... tels que les sionistes ... la boucle est bouclée.


    • dawei dawei 22 février 2011 14:10

      d’ailleur votre hyperlien est tres en phase avec la contradiction permanente dans votre volonte de justiifer l’injustifiable :
      Le plateau du Golan (arabe : الجولان, al-jūlān ; hébreu : גולן, golan), parfois appelé Gaulanitide, est une région du sud-ouest de la Syrie occupée par Israël suite à la guerre des Six Jours de 1967 et annexée par l’État hébreu le 14 décembre 1981. Cette annexion de la région a été condamnée par le Conseil de sécurité des Nations unies et n’a jamais été reconnue par la communauté internationale.


    • Traroth Traroth 22 février 2011 15:59

      @DAVID : Ce n’est pas parce que le mouvement sioniste « revendique » que le reste du monde doit forcément se plier. Selon le droit international, malgré le nettoyage ethnique après la guerre des six jours, ce territoire, c’est la Syrie, et pas Israël !


    • Yvance77 21 février 2011 10:28

      Salut,

      Un peu de patience svp et, faite la queue ; pour le moment c’est au tour de la Libye smiley

      Mais il est clair que le monde arabe est désormais en pleine ébullition et, nul ne sait désormais ou cela va s’arréter ?


      • LE CHAT LE CHAT 21 février 2011 17:30

        le pays est déjà à moitié tombé aux mains de l’opposition , mais le fou de Tripoli ne partira pas sans un bain de sang , il sait que l’on ne le laissera pas en vie s’il perd le pouvoir et est capturé  !

        trop de familles ont des victimes de ce pouvoir honni à venger !


      • caramico 21 février 2011 10:39

        Quand Israel sera entouré de pays réellement démocratiques, ce pays apparaitra pour ce qu’il est réellement, une incongruité.


        • armand armand 21 février 2011 11:04

          Ou bien il pourra être, enfin, une vraie démocratie...


        • DAVID 21 février 2011 20:34

          armand...balayez chez vous

          ISRAËL est une démocatie parlementaire ou la PROPORTIONNELLE fait loi ! 


        • dawei dawei 22 février 2011 14:30

          c’est justement ça le problème, le mot démocratie a été complètement vidé de sa substance.


        • dawei dawei 22 février 2011 14:36

          admettons que ce soit une democratie, est elle laique ?


        • Traroth Traroth 22 février 2011 16:02

          @DAVID : J’imagine que pour vous, le régime d’apartheid en Afrique du Sud était démocratique...


        • njama njama 21 février 2011 11:39

          « Syrie, l’une des 7 dictatures les plus dures du monde »

          on aurait aimé avoir la liste ...
          Je ne crois pas qu’elles se situent toutes dans le monde arabe. Corée, Birmanie par exemple ... d’autres en Afrique ...


          • njama njama 21 février 2011 11:58

            Y-aurait-t-il un prototype de pays « arabe » ?
            Les régimes politiques sont très variés d’un pays à l’autre. Monarchie au Maroc, en Arabie Saoudite ... république ailleurs, socialiste (comme en Syrie) ou non.

            Je ne suis pas convaincu que l’on puisse comparer le cas de la Syrie avec les pays du Maghreb pour la raison que leur situation géo-politique est différente, leur passé historique également.
            Le nombre officiel de réfugiés palestiniens en Syrie est de plus de 400.000 (3% de la population syrienne).
            http://www2.irna.ir/fr/news/view/line-95/1012304354211532.htm

            Le président syrien Bashar al Assad est beaucoup plus modéré que son père Hafez al Assad.
            Rien ne le prédestinait à la vie politique. Médecin ophtalmologue, il a exercé à Londres ...

            Pourquoi la Syrie ne sera pas touchée par les révolutions populaires


            • Mohammed MADJOUR Mohammed MADJOUR 21 février 2011 15:27

              « Un vent de l’iberté », vous dites ?

              On se demande alors comment cette tempête bénéfique aurait-elle pu (jusqu’à maintenant) épargné les pays les plus policiers de la planète Terre ! Les Français sont les plus confinés et les plus administrés par des lois qui ne laissent même pas le temps aux gens de penser ! Ils sont tellement encadrés qu’ils pensent et agissent par l’intermédiaire des médias de la désinformation et par la science des Maisons du Sondage : Vous parlez de quelle liberté ?

              La Volonté française (celle de l’Occident) qui résiste sur la voie de la destruction du Monde depuis le complot de 2001 jusqu’aux excréments de Wikileaks pour arriver enfin à la soupe des « pays arabes » aura t-elle une issue, on le saura bientôt !

              En tout cas la France espère bien faire de l’année 2011 celle de toutes ses réussites : Gouverner le monde par l’institution impérialiste du FMI et assoir définitivement son iodéologie en gardant et son DSK et son Sarkozy en place !

              Mais il ne suffit pas de rêver ... LA VERITE EST DANS L’AIR, ATTENTION AU RECHAUFFEMENT POLITIQUE !

              Mohammed MADJOUR.


               


                • agent orange agent orange 21 février 2011 18:26

                  Alors pourquoi pas en Syrie ?, se demande l’auteur(e). Bah, peut être parce que 30% n’ont pas les moyens de s’offrir Facebook et Twitter et que le reste de la classe moyenne est trop occupée à survivre que de passer son temps sur les social networks.

                  Il est encore trop tôt pour dire si le sirocco de révolte en Tunisie et Egypte est une réelle avancée vers l’idéal démocratique du pouvoir au peuple. Le monde arabe deviendra vraiment démocratique lorqu’il aura éliminé les structures qui le lie au système kleptocratique mondial.

                  Les peuples du monde arabe ne se sont pas réveillés. Ils étaient déjà réveillés. Ils ont vu leurs ressources et richesses de leurs pays remises aux firmes étrangères et gaspillées par leurs dirigeants corrompus. Les peuples arabes ont vu ces mêmes dirigeants supporter l’invasion et l’occupation de l’Irak en 2003. Ils ont vu Israël opprimer les palestiniens avec l’aide de leur gouvernements. Ils ont vu le Liban attaqué en 2006 avec la bénédiction tacite de leurs régimes. Ils ont vu la bande de Gaza envahie une nouvelle fois en 2008 par l’armée israélienne et ils ont vu le gouvernement égyptien aider Israël à affamer Gaza.

                  Looking forward to see the next step.



                  • DAVID 21 février 2011 20:31

                    les pays arabes n’ont pas la technologie nécessaire pour exploiter le sous sol
                    Ils font appel aux firmes étrangères
                    Les pays « producteurs » sont richissimes
                    Le partage de leurs richesses les concerne

                    Israël n’est pas la priorité des « révoltés » ...

                    ne manipulez pas la volonté démocratique des peuples concernés.


                  • Traroth Traroth 22 février 2011 16:06

                    « les pays arabes n’ont pas la technologie nécessaire pour exploiter le sous sol
                    Ils font appel aux firmes étrangères » : Ca n’a rien à voir avec la technologie, et tout avec du pillage légitimé par les mêmes dictateurs que le peuple est en train de virer à coup de pompes ! Dictateurs qui ne sont pour la plupart que des marionnettes de l’occident. Il suffit de regarder comme Kadhafi est devenu fréquentable à partir du moment où il a accepté de livrer son peuple et son territoire au pillage occidental !


                  • dawei dawei 22 février 2011 16:11

                    c’est sur que faire un trou dans le sol pour que jaillisse des petro dollars, c’est du high tech, ça vient de sortir smiley smiley smiley
                    et vous l’appelez comment le i-xtraktor ?
                    L’exploitation du petrole existait avant l’ere industrielle et donc bien avant l’ere actuelle dite post moderne.
                    Considerer que seul l’Homme blanc occidental soit suffisament intelligent pour maitriser exclusivemnt cette technologie « extraterrestre » qui permet d’exploiter le petrole et d’une absurdité incroyable !!!
                    Et pour la machine à vapeur aussi il faut des contrat d’exclusivité occidentale pour en bénéficier ?


                  • AKYLISS 24 février 2011 16:26

                    euh David, et si Israel tient c’est pas grâce à l’argent du contribuable états uniens (entre autres) ? 40 milliards d’aide militaire sur 10 ans, 40 milliard aussi également en don sur 10 ans ? sans cette aide est ce que Israel aurait pu se développer aussi rapidement et être à la pointe de la technologie ?
                    le F16 vendu à Israel n’est pas le même que celui vendu à l’Egypte ...
                    les « dirigeants » israéliens ont toujours voulue tenter de devenir « indépendant » de cette aide mais ils ne le pourront jamais...surtout que les bons copains dictateurs sont en train de tomber les uns derrieres les autres ...


                  • AKYLISS 21 février 2011 19:06

                    ce qui est épatant dans tout ce que je viens de lire y compris l’auteur, c’est que la plupart ne savent pas de quoi ils parlent surtout la Syrie, j’ai appris à ne jamais juger quelqu’un ou quelque chose sans être sûr de quoi je parle ! la plupart ici ne savent pas comment fonctionnent la Syrie les tenants et les aboutissants de sa position dans le monde arabe et par rapport à l’occident également. Pourquoi la Syrie et le seul pays de la méditéranée à ne pas avoir signer l’accord de libre échange avec les européens ? qui connait réellement l’économie syrienne en croissance de 4 à 6 % chaque année, et ce malgrés le boycotte états uniens ? si vous voulez vraiment en savoir plus sur la Syrie, je vous conseil d’acheter le livre de Richard Labevier et de Talal el Atrache « quand la Syrie s’éveillera » ce livre a été écrit apres 30 ans d’analyse des auteurs en Syrie donc ils savent de quoi ils parlent ...


                    • Georges Yang 21 février 2011 19:15

                      Les Assad sont loin d’être des démocrates, mais ont toujours été de fins politiques. Le moins présentable étant l’oncle Rifaat, tombé en disgrâce.
                      Cependant, les Assad, Alaouites, sont loins d’être des fanatiques religieux, malgré leur alliance de fait avec l’Iran et leur soutien au Hamas et au Hezbollah. Le Bath était initialement un parti laic et panarabe. L’islam n’est pas religion d’état en Syrie et les Assad se sont très tardivement exibés en chaussettes devant les caméras, tout comme les membres de la famille de Sadam Hussein en Irak, eux aussi baathistes. Les chrétiens n’ont jamais été persécutés en Syrie et les Frères musulmans ont été éradiqués par la force en particulier à Hama par le père Afez
                      D’ailleurs, l’intervention au Liban n’a jamais eu de motif religieux, mais celui de recréer de fait « la grande Syrie » incluant le Liban, ce qui entraina des alliances d’abord avec les les Palestiniens de la Saika, puis avec certaines milices chrétiennes libanaises contre le Fatha quand Arafat était au Liban, puis avec les chiites libanais et palestiniens.
                      Le fils, que beaucoup ont pris pour un simplet à ses débuts se montre aussi fin que son père.
                      Bref, quelle démocratisation pour la Syrie ? Celle des Frères Musulmans, celles des chiites pro iraniens, celle du séparatisme kurde dans le nord est vers Quamishliyeh, celle de l’abandon du Golan à Israel ?
                      Les Assad ne sont pas des saints, mais leur éviction risque d’entrainer le chaos.


                      • AKYLISS 21 février 2011 19:19

                        il faudra ce lever tôt pour faire tomber la Syrie...
                        les fréres musulmans à Hama ont été massacré par le frére de HAfez El Assad, Rifaat el Assad.


                        • Georges Yang 21 février 2011 19:31

                          Les FM l’avaient cherché en massacrant les cadets alaouites d’Alep en 1979


                        • DAVID 21 février 2011 20:41

                          Syrie, Israël, Liban, Jordanie....il y a sans aucun doute quelque chose de sérieux à faire, ensemble ! 


                        • AKYLISS 22 février 2011 11:54

                          c’est sûr qu’il y a quelques choses à faire avec ses 4 pays mais les occidentaux prefere que le conflit reste car ce n’est pas dans leurs interets que cette partie du monde se développe et deviennent une trés grande puissance commerciale...


                        • AKYLISS 22 février 2011 11:55

                          et donc c’est logique que Rifaat massacre 40 000 musulmans sunnites à Hama en représaille ?


                        • dawei dawei 22 février 2011 14:49

                          qu’il y ait quelque chose a faire c’est sur, que ça n’arrange pas quelques uns c’est possible. Mais les palestiniens on en fait quoi ? La question ne se pose pas ? Vous ne pensez pas que cette question est la condition sine qua non pour la stabilité ?


                        • AKYLISS 24 février 2011 16:20

                          la solution pour les palestiniens c’est d’avoir un seul est unique état c’est à dire l’actuel Israel mais pour ça c’est la même chose que pour le développement économique de la région : tant que les grandes puissances de ce monde y compris la France, soutiennent Israel et ses massacres, les palestiniens seront toujours traités comme des personnes inférieurs par les dirigeants israéliens, Israel bénéficie de l’impunité zero et même ses palestiniens de nationalité israelienne ne sont pas traités comme les autres israéliens...
                          tout est lié, de toute façon le monde change et les occidentaux vont finir par avoir les retombés de leurs soutiens aveugles à Israel, les amis dictateurs sont en train de tomber les uns derrieres les autres dont le plus grand soutien à Israel : l’Egypte de Moubarak...
                           

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Auteur de l'article

Fatma Benmosbah


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