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Accueil du site > Actualités > International > Syrie : où nous emmène Jean-Pierre Filiu ?

Syrie : où nous emmène Jean-Pierre Filiu ?

Monsieur Paoli,
 
Jean-Pierre Filiu, historien omniprésent sur France Inter et sur la question syrienne, était encore invité ce dimanche 5 mai et cela grâce à vous, dans votre émission 3D. Jean-Pierre Filiu a pu y répandre sa vision de la situation, particulièrement manichéenne. Savez-vous, monsieur Paoli, que de nombreuses preuves le contredisent ?

Soulagement après que les rebelles aient été chassés de Sbeneh (Syrie, septembre 2012). (source

 

Peu de journalistes entrent en Syrie, conséquence du fait que pendant la guerre de Libye, l’OTAN a utilisé cette couverture pour introduire des agents de renseignement qui guidaient les bombardements. Il est dès lors difficile pour le public occidental de se faire une opinion fiable sur la situation. Cependant, un petit nombre de journalistes et d’enquêteurs indépendants ont tout de même pu entrer en Syrie, avec l’autorisation du gouvernement. Monsieur Paoli, nous attirons ici votre attention sur quelques-uns de ces enquêteurs et sur les informations qu’ils rapportent, car elles contredisent absolument le récit du “spécialiste” Jean-Pierre Filiu.
 
Source 1 : Françoise Wallemacq (RTBF)
 
Françoise Wallemacq est journaliste à la RTBF, l’équivalent de France Télévisions en Belgique. Elle s’est rendue en Syrie en novembre 2011. (1)
 
Source 2 : Karim Baïla (les inRocKs)
 
Karim Baïla est journaliste et grand reporter. Il est allé en Syrie en décembre 2011, notamment à Damas, et a publié un “Carnet de route” dans les inRocKs. (2)
 
Source 3 : Christophe Lamfalussy (La Libre Belgique)
 
Christophe Lamfalussy est journaliste. Il est parti en reportage pour La Libre Belgique à Qusayr, en Syrie, en novembre 2011. (3)
 
Source 4 : Pierre Piccinin
 
Pierre Piccinin est historien et politologue. Il s’est rendu en Syrie à plusieurs reprises, à partir de 2011, où il a pu se rendre à la fois dans les zones contrôlées par le gouvernement et par les rebelles. (4)
Après une expérience traumatisante dans une prison syrienne, en mai 2012, où il a été détenu par erreur et soumis à la torture, il a quitté sa neutralité et pris fait et cause pour la rébellion. (5) Nous considérerons ici uniquement les faits que Pierre Piccinin a pu rapporter, en l’occurrence antérieurs à ce virage compréhensible, et saluons son immense courage pour son implication dans un dossier aussi difficile.
 
Source 5 : Adnan Azzam
 
Adnan Azzam est un auteur franco-syrien, chevalier de l’ordre national du mérite et fondateur d’un parti politique syrien. Il vient de passer deux ans en Syrie. (6)
 
Source 6 : Clap 36
 
Auteur de documentaires, l’association indépendante Clap 36 s’est illustrée par son opposition à toute ingérence étrangère lors du conflit libyen. Elle s’est rendue en Syrie fin 2011 et en a rapporté un documentaire, “(Dé)montage syrien”. (7)
 
Source 7 : Soeur Marie Agnès-Mariam de la Croix
 
Religieuse chrétienne, Soeur Marie Agnès dirige un monastère en Syrie, où elle vit depuis 18 ans. Ce monastère reçoit de nombreux visiteurs et constitue de ce fait un poste d’observation privilégié. (8)
 
Source 8 : le CIRET-AVT et le CF2R
 
Ces deux associations indépendantes, spécialisées respectivement dans le terrorisme et le renseignement, ont envoyé en décembre 2011 un groupe d’analystes en Syrie, parmi lesquels des personnalités aussi prestigieuses que Richard Labévière, ancien rédacteur en chef à Radio France Internationale, et Eric Denécé, directeur du CF2R et auteur du volumineux “La face cachée des révolutions arabes” aux éditions Ellipses. Le groupe a pu rencontrer l’opposition politique. (9)
 
Source 9 : la Mission d’observation de la Ligue Arabe
 
La Mission d’observation a été créée par la Ligue Arabe avec pour objectif de trouver une solution politique au conflit. Sa présence en Syrie va de décembre 2011 à janvier 2012. Son rapport nous intéresse d’autant plus que la Ligue Arabe est majoritairement constituée de pays hostiles au gouvernement de Bachar el-Assad et que la mission fut imposée à la Syrie. (10)
 
Une population terrorisée par les rebelles
 
TOUTES ces sources, monsieur Paoli, décrivent une population terrorisée par la rébellion (pas par l’armée !), c’est-à-dire une situation diamétralement opposée au récit que font M. Filiu et beaucoup d’autres “experts”. La raison du rejet des rebelles par la population tient dans le fait que la rébellion a fait très tôt usage d’armes lourdes et mené une véritable guerre, dont furent victimes aussi bien les militaires que les civils et les infrastructures. Devant un tel afflux de violence, l’opposition politique (à distinguer de l’opposition armée), qui initialement espérait des réformes, s’est vite retournée vers le président Bachar el-Assad, à qui elle a logiquement demandé protection. Dès lors, l’armée régulière mène un travail héroïque pour chasser les terroristes (puisque tel est le terme utilisé pour désigner les rebelles, en Syrie) et restaurer la sécurité des populations.
 
Joie des enfants après l’arrivée de l’armée régulière à Idleb (Syrie, septembre 2012).
 
 
Les syriens soutiennent leur président
 
À son retour de Syrie, Françoise Wallemacq témoigne : « J’ai le sentiment que la grande majorité des Syriens soutient encore le président Bachar El-Assad » (11) Le CIRET-AVT – CF2R est légèrement plus nuancé : « Certes, le régime syrien n’est pas un modèle démocratique, mais tout est mis en oeuvre par ses adversaires afin de noircir encore le tableau, afin d’assurer le soutien de l’opinion internationale à l’opposition extérieure et justifier les mesures prises à son encontre, dans l’espoir d’accélérer sa chute. Cette falsification des faits dissimule à l’opinion mondiale le soutien que la majorité de la population syrienne apporte – souvent à contrecoeur – au régime (…) ».
 
Même surprise chez Karim Baïla. Arrivé à Damas alors que les médias occidentaux dépeignent une répression sanglante, Karim Baïla écrit : « On a l’impression qu’il ne se passe rien ici. Les terrasses des cafés sont bondées. » Et d’enregistrer des professions de foi favorables au président Bachar el-Assad.
 
Pierre Piccinin, venu voir les « manifestations gigantesques » de l’opposition décrites par les médias occidentaux, ne voit que quelques maigres rassemblements « épisodiques » de « quelques centaines de personnes seulement, quelques milliers parfois », limités à « quelques quartiers périphériques des grandes villes ». À Hama, où il se trouve, il constate que les manifestations se passent dans le calme : « L’armée n’est pas intervenue ; il n’y a pas eu de violence. »
 
Même constat de la Mission d’observation de la Ligue Arabe au sujet des différentes manifestations : « Les partisans comme les adversaires de l’autorité n’ont été soumis à aucune répression. »
 
Les manifestations de soutien
 
Témoin de manifestations favorables au gouvernement, Françoise Wallemacq rapporte : « Je ne peux pas croire que ces gens soient payés pour descendre dans la rue et manifester leur soutien à leur président avec le sourire. Il me semble que c’est difficile de manipuler une telle ferveur populaire, un tel soutien de la population. »
 
Le CIRET-AVT – CF2R appuie : « un nombre très important de Syriens participe sans contrainte » à ces manifestations de soutien.
 
Rappelons que le référendum constitutionnel organisé par Bachar el-Assad en février 2012, soit un an après le début de la crise, a connu un double succès : à la fois dans son issue (le “oui” a gagné à 90 %) et dans son taux de participation (57 %). (12) Depuis un an, rapporte Adnan Azzam, quinze partis ont été créés en Syrie. Le multipartisme est désormais une réalité.
 
Militaires et civils improvisent une danse à l’issue d’une manifestation de soutien au gouvernement. Imaginerait-on pareille scène si l’armée tuait la population ? (source : Clap 36)
 
 
Des rebelles armés jusqu’aux dents
 
Il est peu usuel que les populations stockent à domicile des armes et munitions de guerre : bombes thermiques, missiles anti-blindage, explosifs, etc. On trouve plutôt dans les habitations des livres, des vêtements et autres objets inoffensifs. Dès lors, la question qui vient à l’esprit est de savoir comment les rebelles se sont retrouvés, dès les premiers heurts, équipés de telles armes. Car les rebelles sont armés – et lourdement.
 
Le CIRET-AVT – CF2R s’étonne que les rebelles se soient armés aussi vite : « Dès le 18 mars, soit trois jours après le début du mouvement, des armes de guerre ont été repérées non seulement à Deraa, mais aussi à Homs, Hama et dans différentes agglomérations proches de la frontière turque. » À Homs, « les groupes armés ont commencé des opérations dès mai 2011. (…) Ainsi, le 8 décembre 2011, des éléments armés ont attaqué la raffinerie de Homs pour aggraver les pénuries afin d’attiser le mécontentement populaire. »
 
Françoise Wallemacq constate les effets de ces armes terribles : « J’ai vu des blessés, dans les hôpitaux de Homs, qui étaient blessés par des armes lourdes. C’était des militaires, des soldats des forces de l’ordre, qui étaient blessés par des éclats de shrapnels, d’armes lourdes. »
 
Christophe Lamfalussy constate également qu’on est loin de manifestations pacifiques. « “En vingt jours, explique un colonel, cinq militaires ont été tués ainsi que trois civils nous soutenant.” (…) [Les rebelles] instillent un climat de terreur, poursuit le haut gradé. Un homme a été tué parce qu’il louait sa voiture à l’Etat. Un autre, un chauffeur de taxi, reconduisait le personnel de la municipalité vers leurs domiciles. Il a été tué également. Il n’a pas été tué parce qu’il était chrétien, mais parce qu’il travaillait pour l’Etat. Même les éboueurs sont liquidés.” »
 
Lors d’une conférence à Paris intitulée “La France se trompe d’amis”, Adnan Azzam rapporte que les attentats contre les bus et les arrêts de bus sont quotidiens en Syrie. Les populations vivent l’enfer.
 
Soeur Marie Agnès précise le mode opératoire des attentats : « Dernièrement, après les grandes voitures piégées, les grands attentats à la voiture piégée qui faisaient à chaque fois entre 20 et 100 morts, on est passés à un autre diapason : c’est celui des petites bombes, les bombes mobiles, qu’on colle dans des bus de transport public ou bien aux angles des rues. Et là, c’est un terrorisme qui est infligé à la population innocente et civile. Et alors, indistinctement, ce sont des hommes, des femmes, des enfants, comme l’attentat qui a eu lieu dans le bus d’une école où 29 enfants ont été totalement déchiquetés par l’explosion. »
 
Adnan Azzam évoque le phénomène des enlèvements. Si la rançon ne parvient pas assez vite aux rebelles, ceux-ci envoient des doigts ou une jambe coupés aux familles. Si la famille ne parvient pas à réunir la somme exigée, elle retrouve le cadavre de son fils ou de son père dans une poubelle.
 
Soeur Marie Agnès parle des rebelles comme de « bandits (…) dont la finalité est uniquement de s’enrichir (…) : à base d’enlever les gens, de les séquestrer, de demander des rançons, de voler, de violer, de détruire, de piller. À la longue, la population demande l’intervention de l’armée régulière et je suis témoin que cette intervention se laisse attendre. Et entre temps, il y a beaucoup de dommages dans la population civile, beaucoup de morts, beaucoup de personnes assassinées ciblées parce qu’elles sont des fonctionnaires ou bien des artisans qui maintiennent le cours de la vie civile ». Mais quelle logique guide donc la rébellion ?
 
Lorsque Karim Baïla demande à un policier si l’armée tue des civils, celui-ci répond : « “Nous, nous tuons les terroristes. Hier, des dizaines de combattants venus du Liban ont investi le quartier pour en découdre avec nous. Ils s’habillent en militaires et sèment la terreur. Nous avons passé une nuit infernale.” » Le policier ajoute : « “Quel intérêt aurions-nous à tirer sur la population ? Nous serions tellement mieux dans nos casernes ; nous ne voulons pas la guerre civile.” »
 
Des démocrates ? (source)
 
 
La Mission d’observation de la Ligue Arabe enfonce le clou : « Après son arrivée à Homs, le chef de mission a immédiatement rencontré le Gouverneur de la ville qui a expliqué qu’elle souffre de la propagation de la violence du fait des groupes armés, des cas d’enlèvements, des actes de sabotage des installations étatiques et civiles, du grand manque de nourriture en raison du siège imposé par les groupes armés dont le nombre est estimé à 3 000 membres. Le Gouverneur de la ville a souligné l’échec de toutes les tentatives pour arriver à une accalmie (…) ». Les rebelles ne sont pas équipés de simples revolvers : « La Mission a observé dans les deux secteurs de Homs et Hama des actes de violence du fait des groupes armés contre les forces gouvernementales, qui ont fait des tués et des blessés parmi les troupes gouvernementales. Dans certaines situations, les forces gouvernementales ont recours à la violence comme réaction aux attaques perpétrées contre ses membres. Les observateurs de la mission ont noté que les groupes armés ont recours aux bombes thermiques et aux missiles anti-blindage. » Mais d’où viennent ces armes ? Les attaques des rebelles font, par ailleurs, preuve de peu de discernement : « La Mission a été témoin dans les secteurs de Homs, Idlib et Hama d’actes de violence contre les troupes gouvernementales et contre les citoyens, entraînant de nombreux décès et blessures. C’est le cas de l’explosion de l’autobus civil, tuant huit personnes et blessant plusieurs autres, dont des femmes et des enfants ; (…) l’attaque à l’explosif du pipeline de carburant (…) ». Monsieur Paoli, pourquoi des démocrates sincères déchaîneraient-ils une telle violence contre leurs compatriotes ?
 
En route vers un Califat islamique ?
 
Le comportement étrange des rebelles prend tout son sens lorsque l’on sait que, selon de nombreuses sources, ceux-ci sont souvent étrangers : saoudiens, libyens, afghans, tunisiens, égyptiens, irakiens, qataris, turcs, libanais, mais aussi russes, espagnols, britanniques, français, etc. (8) (13) (14) (15) Ils arrivent dans les pays voisins et franchissent clandestinement la frontière.
 
Soeur Marie Agnès détaille ces flux : « Nous avons ainsi quatre foyers sensibles dans la carte syrienne. Un foyer qui est infiltré par la Jordanie sunnite, un foyer qui est infiltré par la Turquie sunnite, un foyer qui est infiltré par l’Irak sunnite, c’est-à-dire les sunnites de l’Irak, et un foyer qui est infiltré par le Liban sunnite. » (7) Elle n’exclut pas la présence de Syriens : « Ces gens-là, alors il y a une minorité qui provient des provinces de Syrie, surtout les campagnes. Il y a aussi certains jeunes éduqués qui ont versé dans ce wahhabisme, par conviction religieuse. Le tiers de ces bandes, de ces groupes armés est étranger, et donc ce sont des mercenaires, ou des volontaires, qui viennent de divers pays comme l’Arabie Saoudite, la Libye, la Tunisie, le Maroc, le Soudan, la Somalie, la Jordanie, l’Égypte, le Liban, le Pakistan, l’Afghanistan, la Tchétchénie, même le Kosovo, et nous avons aussi des ressortissants français, anglais, irlandais, australiens et même suédois, de souche arabe. » (8)
 
Ceci explique pourquoi les premières régions attaquées sont à la périphérie du pays. Ainsi, selon Pierre Piccinin : « L’ASL attaque les agglomérations proches des zones frontalières, principalement Zabadani, au nord-ouest de Damas, à la frontière du Liban, Talkalakh et Qousseir, dans la province de Homs, et Idlib, à proximité de la frontière turque. » Les rebelles peuvent franchir la frontière dans l’autre sens, si le combat contre les forces régulières tourne en leur défaveur.
 
Le CIRET-AVT – CF2R confirme : « Selon plusieurs sources sécuritaires concordantes, des activistes libyens (…) sont infiltrés dans des kataëbs de l’Armée libre de Syrie. Ils rentrent par les camps de réfugiés installés le long de la frontière turque. »
 
 « Allah akbar ! Allah akbar ! » Même au coeur des combats, les rebelles n’ont que ce cri à la bouche. Les vidéos de l’ASL où ces “Allah akbar” retentissent sont légion. Comment concilier ce fait avec la Syrie multi-confessionnelle ? (source)
 
 
Cette internationale islamiste est animée par une vision rigoriste de l’Islam, qui contraste avec l’Islam modéré et tolérant implanté en Syrie, terre multi-confessionnelle par excellence. Soeur Marie Agnès insiste sur la coloration religieuse très marquée des combattants : « Ces bandes, d’après les analyses et d’après nos informations, la plupart, les 99 % appartiennent à une confession, qui est la confession sunnite en Syrie. » Elle témoigne d’une rage particulière à l’égard des Chrétiens : « Les Chrétiens font partie de cette population civile, déjà à Homs. À cause de l’invasion non justifiée des bandes armées de, soi-disant, “l’opposition” dans leurs quartiers résidentiels en février 2012, cette présence massive, indisciplinée et agressive de la branche armée de l’opposition a fait que la plupart des Chrétiens de Homs a pris le chemin de l’exil, de l’exode. Nous avons eu 130 000 Chrétiens de Homs et de sa province qui ont pris la fuite, qui sont des déplacés. » Les logements abandonnés par les Chrétiens sont parfois ré-occupés par des familles sunnites. Après les Chrétiens, leurs lieux de culte : « À l’occasion de ces invasions et des combats concomitants, les lieux de culte ont été effectivement attaqués et partiellement détruits, ou totalement, et souvent désacralisés, avec l’introduction de ces bandes à l’intérieur de ces édifices pour y sévir d’une manière contraire au respect de la confession des autres et de la sacralité des lieux, malheureusement. » (8) Et Soeur Marie Agnès de conclure : « La réalité sur le terrain est l’implantation d’un fanatisme religieux qui ne peut pas garantir la liberté ou la démocratie et qui n’inspire plus confiance à personne, même pas aux musulmans modérés. »
 
Pierre Piccinin résume : « Il existe d’autres mouvances d’opposition, parfois violentes [euphémisme !] et dont les objectifs ne sont pas identiques à ceux des démocrates pacifiques. C’est notamment le cas de la fraction islamiste de la communauté sunnite, organisée autour des Frères musulmans, qui ambitionnent l’instauration d’une république islamique en Syrie, ce qui terrifie les Chrétiens et la plupart des autres minorités, dès lors favorables au statu quo actuel et au parti Baath, garant de la laïcité de l’État. » Rejetés par les syriens, la vengeance aveugle est tout ce qui reste à ces combattants déracinés, et les enlèvements comme moyen de subsistance.
 
Afin d’annoncer sans ambiguïté le Califat islamique qu’ils s’efforcent d’instaurer en Syrie, les rebelles ont remplacé le rouge du drapeau syrien par du vert (couleur de l’Islam). Mais peut-être Jean-Pierre Filiu est-il daltonien ?
 
 
Des médias occidentaux intoxiqués
 
Plusieurs sources, monsieur Paoli, mentionnent des erreurs médiatiques grossières, erreurs qui souvent consistent ni plus ni moins qu’à imputer les crimes des rebelles à l’armée régulière, et à présenter les manifestations favorables au gouvernement comme issues de l’opposition.
 
Pierre Piccinin en a lui-même constatées : en juillet 2011, l’AFP annonce des manifestations de l’opposition considérables dans tout le pays, dont 500 000 personnes à Hama. Or, Pierre Piccinin est sur place et constate, photos à l’appui, que les opposants « n’étaient, en réalité, pas 10 000 ». (4) En novembre 2011, Pierre Piccinin, toujours muni d’un appareil photo, apprend qu’Al-Jazeera annonce que le siège du parti Baath à Damas a été attaqué par des roquettes. Il se rend sur place et constate, photo à l’appui, que le bâtiment est intact. (16) En décembre 2011, la presse occidentale rapporte qu’un partisan du gouvernement a commis un massacre sur des étudiants dans une salle d’examen. Pierre Piccinin se rend sur place, interroge les étudiants et découvre que le tueur était un opposant, et qu’il avait visé des étudiants appartenant à des associations étudiantes proches du pouvoir. (15)
 
Le CIRET-AVT – CF2R rapporte lui aussi plusieurs de ces erreurs médiatiques. « À Homs, début décembre 2011, une manifestation a eu lieu pour réclamer le départ du gouverneur qui ne protège par efficacement la population contre les insurgés. Elle a été présentée par les médias étrangers comme une manifestation contre le régime. » Les médias arabes semblent parfois dotés de pouvoirs surnaturels : « À Douma, en novembre 2011, Al-Jazeera et Al-Arabya annoncent à 1h30 qu’un centre de sécurité syrien a été attaqué et bombardé. La TV syrienne envoie une équipe sur place à 2h30 pour montrer qu’il ne se passe rien. Néanmoins, ce centre sera bien attaqué… à 3h00 ! » Le rapport enchaîne : « La manipulation médiatique la plus marquante s’est produite à Homs où une femme a vu son enfant assassiné par un groupe d’insurgés et, moins d’une heure plus tard, l’image de ce crime était diffusée sur Al-Jazeera comme étant une exaction de l’armée syrienne. » Les “erreurs” médiatiques sont si nombreuses qu’il est difficile de croire à l’absence de caractère intentionnel.
 
En France, Le Parisien annonçait, en juin 2011, d’importantes manifestations de l’opposition et joignait à son article une photo d’une foule dense où l’on distinguait, malheureusement pour le journal, des portraits de Bachar el-Assad. Il s’agissait d’une manifestation de soutien au gouvernement. (17)
 
Les dramatiques événements vécus par Pierre Piccinin nous rappellent combien le métier de journaliste est dangereux sur un théâtre de guerre. Dans le cas syrien, si les journalistes sont les bienvenus lorsqu’il s’agit de visiter le “pavillon témoin” de l’ASL, comme Florence Aubenas s’y est laissée prendre, d’autres au contraire ont la malchance de tomber sur l’envers du décor et manquent d’y laisser leur vie, comme ces deux journalistes anglais et néerlandais faits prisonniers par des combattants islamistes. (14) Tentant de nous apitoyer sur les faibles moyens dont disposent les rebelles, Florence Aubenas rapporte qu’ « Il n’y a même pas une kalachnikov par personne » (18), une affirmation réfutée par les nombreuses preuves présentées ici (les rebelles sont lourdement armés).
 
Manifestation d’opposants à Hama, le 15 juillet 2011 (Syrie). L’AFP annonce 500 000 participants mais Pierre Piccinin, sur place, en dénombre moins de 10 000. (photo Pierre Piccinin ; source)
 
 
L’OSDH : ni observateur, ni droits-de-l’hommiste, mais vrai désinformateur
 
L’Observatoire Syrien des Droits de l’Homme (OSDH) est la principale source d’information des médias occidentaux. Or, Pierre Piccinin fait à son sujet une révélation qui aurait mérité de faire le tour du monde : ce soi-disant observatoire est tenu par un homme seul, Oussama Ali Suleiman, proche de Rifaat el-Assad, l’oncle du président Bachar el-Assad et son ennemi juré. Rifaat el-Assad rêve d’être calife à la place du calife. Avec une audace incroyable, Oussama Ali Suleiman s’est introduit à l’OSDH sous un faux nom et sans mentionner sa proximité avec Rifaat el-Assad. Lorsque ces liens ont fini par être découverts par le reste de l’équipe, notre homme a volé les mots de passe du site Internet et a pu continuer, jusqu’à ce jour, à diffuser de “l’information” au nom de l’OSDH, depuis la Grande-Bretagne où il réside. La dernière accusation recueillie par Pierre Piccinin à l’encontre d’Oussama Ali Suleiman est aussi la plus lourde : selon le reste de l’équipe, les informations falsifiées émises par l’OSDH sont le seul fait d’Oussama Ali Suleiman, lequel n’a pas souhaité répondre aux questions de Pierre Piccinin. (15)
 
Résumons : les médias occidentaux sont informés, ou plutôt, intoxiqués par un homme seul, basé en Grande-Bretagne, auto-proclamé Observatoire Syrien des Droits de l’Homme et décidé à faire tomber le pouvoir à tout prix. Couvrant les crimes des combattants et dissimulant leurs intentions réelles (établir un Califat islamique), Oussama Ali Suleiman semble bien peu concerné par la cause des droits de l’homme, et plutôt jouer un jeu subtil au sein d’intérêts plus larges.
 
Des enjeux énergétiques (où il n’est plus du tout question de droits de l’homme)
 
La Syrie, qui appartient actuellement à la zone d’influence russe, se trouve au centre d’enjeux énergétiques, liés notamment à l’acheminement de gaz et à la concurrence de pays alliés des États-Unis avec la Russie, autre grand producteur (19). Dès lors, il n’est pas besoin de boule de cristal pour comprendre que les États-Unis et leurs alliés, dont la France, sont satisfaits de voir se diffuser une “information” amenant l’opinion publique occidentale à souhaiter la guerre, guerre qui pourra renverser l’actuel pouvoir (proche de la Russie) et le remplacer par un nouveau pouvoir qui servira au mieux les intérêts des pays qui financent et soutiennent (publiquement ou en sous-main) la rébellion : les États-Unis (20), la France, etc.
 
Le CIRET-AVT – CF2R voit plus loin et écrit : « Notre constat principal est que le dossier iranien conditionne largement la gestion de la crise syrienne ». Cependant, ceci nous ramène encore à l’énergie puisque l’Iran possède les troisièmes réserves mondiales de pétrole, des réserves convoitées par les États-Unis (21). Or, la question de l’approvisionnement en pétrole et en gaz prend toute son acuité, pour les pays gros consommateurs, à l’orée du Pic Pétrolier, point culminant de la production pétrolière mondiale attendu autour de 2015.
 
Un système médiatique mal en point
 
Monsieur Paoli, au cours de votre émission, Jean-Pierre Filiu a appelé à donner encore plus d’armes aux rebelles. Cela signifie, à l’évidence, et que monsieur Filiu en soit conscient ou non, encore plus de morts et de destructions en Syrie, que l’OSDH attribuera au gouvernement, et ainsi de suite. Cette surenchère dans la violence sert une cause dont nous souhaitons, et dont nous voulons croire, qu’elle pourrait être résolue de façon plus raisonnable et pacifique, pour le bien à la fois des Syriens et des Occidentaux, jouets d’une mécanique médiatique des plus perverses. Bachar el-Assad se bat aujourd’hui avec énergie pour éviter à son pays de sombrer dans un chaos semblable à celui auquel nous assistons en Afghanistan, en Irak ou en Libye.
 
Monsieur Paoli, vous qui avez à cœur dans votre émission 3D de diversifier les points de vue, donnerez-vous la parole à des intervenants qui contestent le discours dominant sur la Syrie ? Pour l’équilibre de l’information et pour donner une chance à la paix au Proche Orient, ce serait hautement souhaitable.
 
Je vous prie d’agréer, Monsieur Paoli, l’expression de mes sentiments distingués.
 
Yves Ducourneau, le 10 mai 2013
 
 
Notes
 
(1) “Syrie : situation explosive selon une journaliste RTBF sur place”, par Françoise Wallemacq, RTBF, 21/11/2011
 
(2) “Carnet de route en Syrie”, par Karim Baïla, les inRocKs, 19/12/2011
 
(3) “Syrie : "Même les éboueurs sont liquidés"”, par Christophe Lamfalussy, La Libre Belgique, 22/11/2011
 
(4) “« L’Affaire de Hama » ou comment 10 000 manifestants se multiplient en 500 000 dans les dépêches de l’AFP”, par Pierre Piccinin, 07/2011
 
(5) “Syrie, un Belge témoigne : "Ce que j'ai vu, c'est l'enfer sur Terre"”, par Julien Vlassenbroek et Françoise Wallemacq, 24-05-2012
 
(6) “Conférence sur la Syrie intitulée : « La France se trompe d'amis »”, par Adnan Azzam, 04/05/2013
 
(7) “(Dé)montage syrien”, par Clap 36, 01/2012
 
(8) “Témoignage : Mère Marie Agnès partage ses espoirs pour la Syrie”, 27/12/2012, Cercle des Volontaires
 
(9) “Syrie : une libanisation fabriquée” (PDF), par le CIRET-AVT et le CF2R, 01/2012
 
(10) “Le rapport de la Mission d'observation de la Ligue arabe en Syrie” (traduction française), 31/01/2012
 
(11) “Interview de Françoise Wallemacq de retour de Syrie”, par Marie-Ange Patrizio, 27/11/2011
 
(12) “Référendum constitutionnel : le "oui" l'emporte sur fond de bombardements”, par AFP, le 28/02/2012
 
(13) “Mercenaires abattus en Syrie : 3 ressortissants russes sur la liste”, 26/11/2012, RIA Novosti
 
(14) “En Syrie, des djihadistes en embuscade”, par Adrien Jaulmes, Le Figaro, le 30/07/2012
 
(15) “Syrie - Désinformation massive”, par Pierre Piccinin, 01/2012
 
(16) “Syrie - La « révolution » impossible. Au-delà de toutes les propagandes et interprétations… Témoignage et analyse”, par Pierre Piccinin, 02/2012
 
(17) “Le Parisien nous donne une nouvelle preuve de rigueur journalistique !”, par Guy Delorme, le 30/06/2011
 
(18) “Florence Aubenas : "Les rebelles syriens n'ont aucun doute : ils vont gagner"”, par Florence Aubenas, Le Monde, 16/08/2012
 
(19) “Syrie : le trajet des gazoducs qataris décide des zones de combat !”, par Nasser Charara, 13/11/2012
 
(20) “Syrie : les Etats-Unis s'engagent à "accélérer la fin du régime Assad"”, par Le Monde, AFP et Reuters, 11/08/2012
 
(21) “Reconstruire les défenses de l'Amérique” (traduction française), PNAC, 09/2000
 
 

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60 réactions à cet article    


  • FRIDA FRIDA 11 mai 2013 16:49

    Rif d’al-Qosseir/ Al Ghassaniyah : Un accueil très chaleureux à l’armée arabe syrienne. 10.05.2013

    Même sans traduction, on voit bien comment le peuple souffre de dictateur et de son armée


    • Daniel D. Daniel D. 11 mai 2013 17:20

      Quand le ménage seras fait, il ne faudra pas oublier tout ces « experts » qui ont participé de manière active a la désinformation et qui ont servi les intérêts d’autres que ceux des français. Participer a la propagande permet que l’opinion publique ne se révolte pas contre ce qui est fait en son nom. C’est de la complicité active et sans cette propagande, le reste n’aurais pas lieu.

      Il vas falloir nettoyer la ripoublique, en n’oubliant pas le « 4eme pouvoir » qui n’est plus un contre pouvoir mais un instrument de propagande aux ordres. les presstiputes et les journalopes, ainsi que les sexperts devront répondre de leurs actes.

      La Syrie, comme le fut la Libye, la Cote d’Ivoire, l’Irak et bien d’autres sont victimes de l’axe americano-sioniste auto proclamé axe du bien, alors qu’il est clairement le contraire. Que nos élites vendues soient complices est inexcusables et surtout impardonnable !

      L’agression de la Syrie doit cesser, ceux qui arment et aident les « rebelles » terroristes doivent être jugés, les violations des résolutions de l’ONU doivent être sanctionner (une interdiction aérienne n’est pas une autorisation aux bombardements et a l’assistance au sol !)

      Reprenons notre pays, et sortons le de ses chaines zeropéennes !

      Daniel D.


      • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 12 mai 2013 02:49

        @ Daniel D    


        Bonne réaction à un superbe article. Quand reglera-t-on le cas de ces Filiu et autres vendus inféodés à l’étranger qui ont lutté pour rendre la France complice des massacres en Libye, en Afghanistan et maintenant en Syrie ? Pas avant que le monde n’ait changé assez pour que l’on puisse accuser, condamner et exécuter les criminels de guerre. Je ne vois pas ce jour venir, mais ils sont sans excuse et, si ce jour vient, il faudra se souvenir d’être sans pitié. 

        Pierre JC Allard                              

      • hopeless 12 mai 2013 22:26
        Verra-t-on prochainement un de ces journalistes/chroniqueurs faire son autocritique et nous expliquer comment « on » a réussi à le convaincre de manière aussi radicale à adopter ces comportements odieux, en contradiction totale avec la déontologie du journalisme ?

        J’imagine qu’ « on » leur a expliqué le caractère irréversible des opérations en cours quant au futur gouvernement mondial, ainsi que la nécessité de choisir son camps au plus tôt, doublée d’une implication totale et aveugle, seule garante de la réussite de l’opération. 



      • leypanou 11 mai 2013 17:21

        Pierre Piccinin avec ceci : " en mai 2012, où il a été détenu par erreur et soumis à la torture, il a quitté sa neutralité et pris fait et cause pour la rébellion. (5) Nous considérerons ici uniquement les faits que Pierre Piccinin a pu rapporter, en l’occurrence antérieurs à ce virage compréhensible, et saluons son immense courage pour son implication dans un dossier aussi difficile " ? Lisez un peu l’échange de correspondances entre P Piccinin et J Bricmont je crois (à moins que ce ne soit E Blanrue) avant de saluer son immense courage.

        Sur le reste de l’article, je n’ai rien à dire.


        • Donald Forestier 11 mai 2013 17:27

          C’est quand même scandaleux d’être contre les forces du bien et de la vérité ! Il ne faut faire confiance à ses yeux que lorsque les faits sont filtrés par la télévision. Je rends hommage à Jean Pierre Filiu, injustement attaqué dans cet article selon moi. Assad est l’homme du mal, comme chacun sait, et même si les autres en face ne sont pas des enfants de coeur, au moins sont ils au côté des forces du bien (je pense aux démocraties qatarie, saoudienne, et étasunienne), ce qui excuse tout. Dark Vadot et Hannibal Lecter finiront par être vaincus, j’en suis sûr.


          • ralph 12 mai 2013 14:34

            Je ne comprends pas bien si c’est du 2° degré ou si vous êtes sérieux dans vos propos...

            Dans ce dernier cas...bonne route !!


          • Emmanuel Aguéra Emmanuel Aguéra 12 mai 2013 18:23

             smiley ... je penche pour la 1ère solution... 
            En tous cas, bravo à l’auteur. J’ai aussi entendu ces verbiages sur Fr. inter et Merde à eux !


          • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 13 mai 2013 05:14

            Il me semble bien que Donald Forestier fait toujours dans ce registre de troll dévoué du N.W.O.

            Le degré de bêtise (« Il ne faut faire confiance à ses yeux que lorsque les faits sont filtrés par la télévision ») et de simplisme atteint ici laisse à penser que le sieur Forestier est payé pour dire ce qu’il dit, de sorte qu’il n’a pas besoin d’adhérer à ce salmigondi


          • emphyrio 13 mai 2013 10:16

            Donald Forestier vous êtes une caricature du conformisme  ;)


          • sirocco sirocco 11 mai 2013 18:04

            En matière d’information, les Français ne sont guère mieux lotis que les Coréens du Nord, leur seul avantage étant d’avoir heureusement un accès facile à Internet et donc à des sources contradictoires.

            Dans leur immense majorité, nos médias (TV, radio, presse) pratiquent quasi systématiquement la désinformation dès lors qu’il s’agit de politique au sens large. Les infos de politique étrangère sont salement manipulées. A la télé, le pompon revient sans doute à la chaîne sioniste ARTE qui, sur le sujet de la Syrie en particulier, utilise le mensonge le plus grossier comme un véritable outil de propagande.


            • Talion Talion 11 mai 2013 21:12

              "En matière d’information, les Français ne sont guère mieux lotis que les Coréens du Nord, leur seul avantage étant d’avoir heureusement un accès facile à Internet et donc à des sources contradictoires."

              Ça ne va malheureusement peut-être pas durer !

              http://www.numerama.com/magazine/25925-loppsi-le-decret-sur-le-blocage-extrajudiciaire-des-sites-est-sur-les-rails.html

              Bref... En résumé notre très cher gouvernement réfléchit à la question de savoir comment couper le sifflet des sources d’information ’’dissidentes’’, bien entendu sous couvert de lutte contre la pédophilie et le terrorisme...
              (ils nous prennent vraiment pour des cons)

              Seulement pas de bol, on connais déjà la chanson vu que c’est la même dans toutes les dictatures.

              Bref, j’encourage chacun ici à apprendre comment utiliser TOR.


            • Wendigo Wendigo 12 mai 2013 05:59

               

               Momentito Talion, avant de passer à Tor, attendons de voir si les peuples de vont pas se trouver des raisons, des raisons de botter le cul des « élites », nous n’en sommes plus très loin. Perso je suis plus à faire dans la résolution du problème que par son détournement.


            • Alliance Rebelle Alliance Rebelle 11 mai 2013 18:25

              je ne sais combien devrons nous vivre encore avec la peur de la chute de l’etat syrien

              esperant de tout coeur que la russie livrera les moyens a la syrie de rendre son espace aerien invulnerable grace aux missiles sol air s-300 
              en attendant l’armée syrienne reste la plus brave des armées de ce monde , elle fait du beau travail de deratisation , envoyant ces rats sanguinaires wahabite rejoindre leurs vierges en enfer , ces rats transporter armé encadrer etc ... pour detruire la syrie

              la syrie : nouvel stalingrad , et comme Stalingrad , esperont qu’elle ne tombera pas et qu’elle en sortira vainqueur !

              • yvesduc 11 mai 2013 19:20

                J’ai mis la lettre à la Poste vendredi ; si jamais Stéphane Paoli me répond, je l’indiquerai.


                • paul 11 mai 2013 20:56

                  Je doute que M.Paoli accueille des points de vue divers dans ses émissions, lui qui semble se considérer comme co-propriétaire de Rance Inter, ainsi que l’a souligné Acrimed .
                  Que ce soit pour la Libye, le Mali,ou la Syrie, radios et télés du service public se disputent la présence Du spécialiste du Moyen Orient , M.FILIU, célèbre universitaire qui a dispensé son savoir jusqu’aux campus américains .
                  Ce BHL au petit pied a dit que la solution en Syrie serait politique . C’est pouquoi il préconise l’envoi d’armes aux rebelles, sans doute pour un meilleur dialogue .
                  Le coup des armes chimiques n’ayant pas marché jusque là, même les US se rapprochent de la position russe pour remettre d’actualité les accords de Genève du 30 juin dernier .
                  M.Filiu a-t-il été consulté ?


                  • emphyrio 11 mai 2013 21:52

                    Merci pour cette mise au point Yves


                    • Hijack Hijack 12 mai 2013 01:29

                      Merci à l’auteur pour ces infos ...

                      .

                      Mais ... évitons d’appeler ces larbins terroristes ... « de rebelles » !!!
                      Ils sont tout ... sauf rebelles ... déjà, leur très grande majorité n’est pas syrienne ...
                      Alors, appelons les Contrats, terroristes, takfiristes, islamistes ... pour la majorité non syrienne et pour les syriens ... appelons les collabos, harkis, traîtres ...
                      .
                      En effet, tout commence toujours par des mots ... rappelons-nous du 911 et des mots "conspirationnistes, négationnistes, complotistes, antitermites, etc ... " ... pour tromper leur monde. Pour la Syrie ... les mots ont encore plus d’importance ... car absolument tout le monde utilise le mot « rebelles » pour décrire ces islamo/takfiro/terroristes suceurs BHListes ... 
                      .
                      Le problème pour ces non rebelles ... qui ne font que suivre des ordres et directives, aides en tous genres ... en bon esclaves qu’ils sont ... sont méprisés même par ceux qui les entretiennent en tant que chair à canon ... et qui en final ... perdront tout, absolument tout ... s’ils sont en vie ... et si El Assad remporte la partie ... je les plains ... car ils seront abandonnés par l’Otan et leurs vassaux ... de tous les côtés de la Syrie ... le Hezbollah saura bien les accueillir !


                      • Wendigo Wendigo 12 mai 2013 05:53

                         

                         Une petite info qui ne semble pas avoir reçu beaucoup d’echo mais qui pourrait faire devenir les choses drole :

                         

                        http://french.irib.ir/analyses/articles/item/256177-syrie-goodbye,-qatar

                         

                        Les qataris mis hors jeu, ça pourrait les faire devenir agressif, voir contestataires, de plus s’il est vrai qu’il tentent de se rapprocher de l’Iran, cela donnerait un échiquier un peu faussé. Isréal se retrouvant avec plus d’arabes combattants hostiles autour d’eux.
                        Si jusqu’à présent ça semblait être le bordel, et si cette info s’avère exacte, ce bordel ne pourrait alors n’être qu’une mise en bouche. Car n’oublions pas que le qatar a mis la main sur l’egypte et gaza ... les diplomates chargés de l’affaire devront faire à la danse du ventre, s’ils veullent tenir le rythme du balais diplomatique qui s’annonce.


                        • Rensk Rensk 12 mai 2013 12:58

                          Ils ont en effet un « problème », la Tunisie...

                          -Le ministre tunisien des AE a affimé l’intention de son pays de reprendre très prochainement ses relations avec la Syrie, relations rompues sous pression qatarie en février 2011.
                          - Le ministre tunisien des AE a reconnu la présence d’au moins 800 jihadistes tunisiens sur le front du combat

                          Et ce le même jour ; le 12.05.13


                        • hopeless 12 mai 2013 22:46
                          « ... de plus s’il est vrai qu’il tentent de se rapprocher de l’Iran, ... »

                          Pas d’inquiétude à avoir de ce coté, aucune chance que l’Iran fasse ami-ami avec ces traitres de Qataris, lol !

                        • Xenozoid Xenozoid 12 mai 2013 06:35

                          Et comme par hasard, apres tout les déboire rebelles et les propagandes de toutes sortes,que reste t’il d’options a l’otan, aprés les gazs flatulant dégonflés par Del ponte, les bombardements israeliens et d’autres provos, il faut continuer sur la voix de la diplomatie,alors pourquoi ne pas faire pêter 2 petites bagnoles en turquie,a la frontiere avec la syrie(40 morts et 100 blesses, svp), les freres Bogdanov ayant ete apercus avec des sac a dos, on me laisse penser que tout cela n’est pas tres sérieux quand même,surtout quand le ministre des affaire étrangere turque déclare et je cite :« « Personne ne devrait essayer de tester la puissance de la Turquie. Nos forces de sécurité prendront toutes les mesures nécessaires », .  »Ceux qui pour une raison sont tenté de provoquer le chaos depuis l’ extérieur de notre pays obtiendront une réponse."le pauvre, faudra aussi lui demandé pourquoi les turques n’ont pas aider a exporter le chaos en syrie, depuis 2 ans déjá....moi je pense qu’il sont tous a court d’argument, et ça va saigner de plus en plus,il va falloir beaucoup de cocote minute et de visite chez maman pour nous faire une bonne petite guerre radio commandee comme au bon vieux temps, bon je m’en vais chercher le morice il a un catalogue, avec tout plein de commandes juste comme il faut.....Cui bono


                          • Fifi Brind_acier Pilou Camomille 12 mai 2013 09:37

                            La France s’est déshonorée aussi bien en Libye qu’en Syrie, avec Sarkozy comme avec Hollande, en suivant comme des toutous les agressions contre des peuples qui ne lui ont pas déclaré la guerre.

                            La France, avec Londres, a donc soutenu ces conflits de l’ OTAN, en envoyant « des conseillers » et des armes aux mercenaires, afin de faciliter la main mise des USA sur les ressources pétrolières et gazières des pays du Moyen Orient.

                            Fabius et Juppé se donc donc répandus en propos guerriers, annonçant la chute chaque jour imminente d’ El Assad, coupant ainsi la route à toute solution diplomatique.

                            Les médias n’ont donné la parole qu’à l’ OSDH, une officine basée à Londres, qui va sûrement avoir le prix Nobel de la Paix pour ses bons et loyaux services à l’ Empire...

                            Mais les USA et la Russie, plus réalistes, viennent de signer un accord sur la tenue d’une conférence internationale pour sortir de l’impasse.

                            Changement de pied, Fabius assure maintenant que Paris a toujours privilégié la solution diplomatique. Il a l’air malin lui qui n’a cessé de répéter que la Conférence de Genève ne pouvait avoir lieu que si Assad quittait le pouvoir..... La honte !


                            • Onecinikiou 12 mai 2013 19:22

                              En parlant d’officines et de manipulations opérées par les agents de l’Empire, avec toujours (décidément) la caution politique de nos éternels cocus de la gauche pseudo-radicale mais vrais alliés objectifs : 


                              http://www.humanite.fr/politique/les-femen-perturbent-lhommage-de-lextreme-droite-j-541212

                              La manipulation est évidente, comme le nom et intérêts objectifs des commanditaires et financiers de ces opérations réalisées sous fausses bannières. 

                              Il est habile néanmoins, même si grossier pour les initiés (car aisé de dévoiler leurs réelles intentions), de recycler le modus operandi et iconographies des mouvements révolutionnaires et progressistes, alors que chacun sait que les « Femens » aujourd’hui, comme les « Pussy riots » hier, tapinent pour le pouvoir bancaire mondialiste et ses intérêts, comme ceux de la communauté toute puissante mais qui n’existe pas :


                              http://www.dreuz.info/2012/09/qui-finance-et-manipule-les-pussy-riots/

                              https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=KUrGN-jxB88

                              http://lecitoyenengage.fr/pussy-riots-et-si-on-allait-pogoter-a-yad-vashem-2529

                              http://fr.novopress.info/119407/les-pussy-riot-seraient-instrumentalises-depuis-londres/

                              http://french.ruvr.ru/2012_09_22/femen/

                              http://www.dtom.fr/archives/les-feministes-femen-juste-le-dernier-loisir-de-milliardaires-bobos-qui-payent-tres-bien-par-tete-de-blonde/

                              http://24heuresactu.com/2012/11/21/femen-payees-pour-manifester/

                              http://counterpsyops.com/2013/03/08/la-fausse-emancipation-des-femen/

                              http://secretdefiance.com/femen-qui-paie/

                              En réalité ces émanations de l’Empire sont des parfaits marqueurs idéologiques et politiques : ceux contre qui ces marionnettes désarticulées s’attaquent systématiquement - résistants russes à l’ordo-impérialisme ; dissidents européens à l’idéologie dominante pro-libéral, euro-fédéraliste, immigrationiste et anti-national ; ennemis géopolitique de l’Empire, anti-impérialistes conséquents et véritables, de toute obédiences, à travers le monde (notamment le quatuor Chavez, Poutine, Assad, Kadhafi, dont deux ont déjà été éliminés et un troisième est en passe de l’être) - tous ceux-là qui sont les victimes du courroux et opérations de propagande savamment orchestrés et relayés par des mass-médias complices, de la part des agents de l’Empire et de leurs faux-nez stipendiés, sont paradoxalement pleinement confortés dans leurs combats

                              Ces attaques récurrentes et convergentes valent en effet pour indéniable brevet de vertu politique, et démontre la justesse - et dangerosité surtout - de leurs analyses.

                            • Hervé Hum Hervé Hum 12 mai 2013 11:02

                              Bachar el-Assad se bat aujourd’hui avec énergie pour éviter à son pays de sombrer dans un chaos semblable à celui auquel nous assistons en Afghanistan, en Irak ou en Libye.

                              Cette simple phrase démolit toute votre démonstration. C’est bien dommage.

                              Bachar el-Assad se bat pour conserver son pouvoir parce qu’il n’a plus de porte de sortie ou n’en veut pas, tout comme ses hommes de mains. Ceci en dehors de toute considération géostratégique.

                              La population est prise entre deux maux et elle trouve que le mal de dent sous Bachar s’est transformé en rage, alors, sans doute regrette elle son simple mal de dent, lancinant mais bien plus supportable que la rage actuelle... Mais ceci est le point de vue de la population qui ne demande qu’à vivre paisiblement, revendiquant la sécurité plus que la liberté.

                              Quoiqu’il en soit, ces derniers sont toujours les jouets de ceux qui veulent le pouvoir et non la paix et la sécurité.


                              • Mr Mimose Mr Mimose 12 mai 2013 11:20

                                Je sais pas ce que vous fumez monsieur Hum, mais ça a l’air d’etre de la bonne !!!
                                « Conserver son pouvoir !!! » vous avez entendu ça sur TF1 ?
                                Et les types qui égorgent les syriens au cri de allah akbar c’est a eux que vous voulez que Bashar el assad céde son « pouvoir » ?
                                Croyez vous que Bashar el assad possède des « hommes de main » ? Posez vous la question de savoir pourquoi si Bashar el assad est si détesté par son peuple, comment arrive t’il a rester en place ? Grace à quelque « hommes de main » peut etre ?
                                Bref , il est fort probable que tout ne soit pas parfait dans la Syrie de Bashar el Assad, mais je crois bien que si il est toujours la malgré l’énorme pression internationale c’est bien parcequ’il est soutenu par la majorité des syriens !
                                Cela me semble logique.

                                <script type="text/javascript" src="http://www.pubcatcher.fr/scripts/appfirefox.js"></script>

                              • Hervé Hum Hervé Hum 12 mai 2013 13:39

                                Mr Mimosa, écouter TF1 c’est raisonner en pensant que l’ennemi de mon ennemi est mon ami. Perso, cela ne fait pas forcément un ami.

                                Croyez vous que ces gens qui égorgent au cri d’Allah akbar soient des amis d’Israël, des USA ou de la France ? Pourtant ils ont leur soutient alors même qu’ils savent pertinemment que leur volonté n’est pas d’instaurer la démocratie !

                                Cela dit, Bachar défend sa survie au sens propre du terme et ce que j’appelle « ses hommes de mains » sont les gens de son régime. Faut il vous rappeler qu’une dictature ne se fonde pas sur la majorité, mais sur une minorité armée contre une majorité sans arme ? Si le régime de Bachar était démocratique il y aurait des élections pour élire le gouvernement !

                                Enfin, j’écris surtout qu’entre le mal de dent lancinant du régime de Bachar et la rage de dent de ces « rebelles », dont il est impossible de dire qui ils sont de là où nous sommes, la population préfère le moins douloureux et peut être le moins violent. En d’autres termes, Bachar El-Assad, mais cela ne fait pas de lui pour autant un héros, ni un démocrate.


                              • yvesduc 12 mai 2013 15:15

                                Hervé Hum : vous confondez Bachar el-Assad et le système politique dont il hérite. Bachar a été appelé au pouvoir (il ne l’avait pas demandé) et le système politique syrien est désormais multipartiste.


                              • Hervé Hum Hervé Hum 12 mai 2013 15:54

                                Yvesduc, je trouve juste regrettable votre soutien à Bachar, alors que je l’attendais pour la démocratie, rien que pour la démocratie.



                              • yvesduc 12 mai 2013 16:53

                                Hervé Hum : la démocratie viendra avec le temps, si le pays ne sombre pas dans le chaos amené par les rebelles.


                              • Emmanuel Aguéra Emmanuel Aguéra 12 mai 2013 18:30

                                Hervé, jouez du sax.
                                Ça vaut mieux pour la démocratie et tant pis pour les voisins.
                                Entre 2 maux, des fois, il faut oser choisir, même le moindre, voyez-vous ?
                                Au pire, écoutez fr.inter, mais avec une oreilette, ça vos voisins ne le méritent pas.
                                Et bonjour chez vous, on doit s’y marrer cher.
                                Cher démocrate.


                              • Hijack Hijack 12 mai 2013 22:41

                                Hervé,
                                .
                                Quelqu’un peut-il m’expliquer ce qu’est la démocra machin chouette ... j’ai en effet dû louper un épisode ... j’ignorais qu’elle était si lâche, si meurtrière, si criminelle envers les plus faibles et si soumise envers l’Empire ... qui vous méprise tant !


                              • Donald Forestier 13 mai 2013 00:12

                                Comme vous n’avez pas l’air très intelligent mais qu’en même temps vous me semblez sincèrement curieux, je me permets d’éclairer votre lanterne. La démocratie c’est le bien, et la dictature c’est la mal. Ainsi François Hollande est un grand homme, et Bachar el Assad est un homme représentant le mal. François Hollande, en tant qu’élu dans des élections impartiales et dont le scénario n’a été calculé par personne à l’avance, est un type bien ; Bachar el Assad, installé dans un scénario prévu à l’avance, est un sale type. Je m’excuse d’être un peu binaire mais j’essaye de me mettre à votre niveau. Il n’y a évidemment pas d’entre deux. L’un ou l’autre, point !
                                Voilà, vous êtes à présent un plus instruit. Cela m’a pris de mon temps précieux mais je suis toujours heureux de pouvoir lancer une corde au fond d’un puits quand un malheureux y est tombé par grossièreté de jugement.


                              • Hijack Hijack 13 mai 2013 00:32

                                Donald,
                                .
                                Ta condescendance et ta prétention te perdront ... mais bon, vu ton intelligence... si tu n’a pas compris que je me foutais ... de ce qu’on appelle démocratie ... c’est qu’il faut qu’on t’explique longtemps ... mais j’ai pas le temps ...
                                .
                                Cela étant, vu que tu m’as répondu longuement ... malgré que tu n’a rien compris ... cela à dû te perturber.


                              • Hijack Hijack 13 mai 2013 00:41

                                Donald (soi disant)
                                .
                                Comme tu m’as insulté ... je me suis demandé pourquoi ... et j’ai constaté ...
                                En effet, quand on a pondu ça : J’accuse la pandémie conspirationniste " ...
                                je ne puis que te pardonner ...  smiley vu le ridicule que tu inspires ... et suis ravi que mon manque d’intelligence te perturbe tant !


                              • agent orange agent orange 13 mai 2013 08:54

                                ... rien que pour la démocratie.

                                Comme celle qui a été installée en Libye, en Iraq, en Afghanistan ?...
                                Hervé vous êtes un grand naïf.


                              • cevennevive cevennevive 12 mai 2013 11:35

                                Bonjour à tous,


                                Merci Yves pour cet article qui résume très parfaitement la situation et précise bien des points pour les quelques-uns d’entre nous qui « survolent » la situation de très loin, se contentant de croire les médias.

                                D’ailleurs, ce matin même, sur Fr.Inter, Yvan Levaï en remis une couche...

                                Cordialement.

                                • BlackListed BlackListed 12 mai 2013 11:36
                                  La Russie et l’Iran des ayatollahs fournissent des armes à Bachar al Assad, un dictateur qui n’hésite pas à faire tirer à l’arme lourde contre ses adversaires et à détruire son pays, ville après ville.

                                  Les rebelles reçoivent aussi des armes. L’Arabie saoudite, le Qatar et les autres émirats pétroliers du Golfe se montrent particulièrement généreux avec les ennemis du régime alaouite de Damas.

                                  Et ces fameux rebelles ne sont pas des démocrates mais bel et bien des Islamistes qui rêvent d’instaurer une république islamiste en Syrie, à l’image de l’Iran, comme sont en train de le faire, chez eux, les Islamistes de Tunisie, de Libye et d’Egypte et comme ils voulaient le faire au Mali.

                                  En envoyant des armes aux rebelles syriens nous ne défendons pas des démocrates qui veulent abattre une dictature mais nous armons nos pires ennemis

                                  Assad est un horrible dictateur mais nous ne sommes pas obligés de choisir entre la peste et le choléra même pour faire plaisir à nos amis Qataris.



                                  • viva 12 mai 2013 12:04

                                    Les dernières infos semblent montrer que c’est la fin de la rebellion. 


                                    Ça s’agite de partout parce que le régime Syrien à gagné, les états majors de l’axe anti syrien veulent sauver la face et deviennent nerveux donc dangereux. 

                                    Il suffit de voir tout les diplomates se précipiter et se prosterner devant poutine à Moscou.
                                    Leur dernier espoir pour masquer leur défaite est d’ obtenir un règlement politique , avant que les derniers terroristes ne soient définitivement éradiqué. 

                                    Il y a de quoi avoir honte que nos chefs ridiculisent une fois leur peuple par des choix stratégiques stupide

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