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Télévision sans frontières ni barrières de langues

Déjà utilisé en radiophonie, notamment par Radio Chine internationale, Radio Pologne internationale, Radio La Havane, Radio Vatican et par la RAI, l’espéranto est sur le point de franchir un nouveau cap avec le lancement d’Internacia Televido (ITV).

ITV est un projet ambitieux de télévision internationale réticulaire entièrement en espéranto, lancé par Flavio Rebello, le créateur brésilien du portail ("Gxangalo" = Jungle), véritable média fonctionnant un peu à la façon d’Agoravox, mais à l’échelle mondiale : tout citoyen de la planète peut être reporter.

Après deux années d’efforts, et un voyage en Europe de Flavio Rebello pour recueillir un soutien financier, ITV est maintenant au stade des tests auxquels peut participer tout usager d’internet. Des volontaires sont cherchés dans le monde entier pour informer, traduire ou collaborer de diverses façons. La connaissance de l’espéranto est évidemment indispensable.

Une première tentative de création de télévision internationale, “E-TV“ avait eu lieu en Italie avant l’explosion d’internet avec l’appui du Partito Radicale Transnazionale, le plus actif des partis européens dans la lutte en faveur de l’espéranto, mais elle s’est heurtée au problème du manque de moyens financiers.

Les premières émissions radiophoniques expérimentales en espéranto ont eu lieu en 1922 à Newark (station XYZ, près de New York) et à Londres. Cet exemple fut suivi, en 1923, par Moscou, Montréal, Rio de Janeiro, puis en 1924 par Prague, Genève, Helsinki et Paris. La Conférence préliminaire pour une entente internationale en radio-téléphonie, qui se tint à Genève en avril 1924, sous les auspices de la Société radio-electrique suisse et de l’Universala esperanto-asocio, rassembla des ingénieurs et des délégués d’une quarantaine de pays. Près de la moitié des interventions eurent lieu en espéranto. Une résolution fut votée en faveur de cours et d’émissions dans cette langue "étant donné que cette langue s’est montrée facile à apprendre, claire à entendre, et déjà répandue, dans une assez grande mesure, parmi les auditeurs de tous pays".


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146 réactions à cet article    


  • marsu (---.---.76.25) 5 octobre 2005 21:46

    on connait le nombre de personnes au monde parlant l’esperanto ?

    merci d’avance si quelqu’un connait la réponse...


    • R.P. (---.---.69.253) 5 octobre 2005 22:45

      Ca a toujours été impossible à dire (le nombre d’adhérents à des associations a toujours été très inférieur au total ; par ailleurs à partir de quel niveau de maîtrise dira-t-on que la personne « sait » l’Espéranto ? etc,) et encore moins de nos jours où la plupart des nouveaux espérantistes l’aprennent tout seul dans leur coin par internet, s’en servent (ou ne s’en servent pas !) mais n’adhèrent jamais à une quelconque structure). Il me semble que la moins mauvaise méthode pourrait être au moyen des statistiques de la Wikipedia, cette encyclopédie libre sur internet. Pour chaque wikipédia, dans chaque langue différente, il existe des statistiques de fréquentation, donc pour celle en Espéranto (actuellement elle comporte 28 000 articles sur tous les sujets) aussi. Il faudrait essayer de trouver la langue avec laquelle la comparaison pourrait être pertinente et représentative, et faire une règle de trois !


      • yaubi (---.---.12.218) 6 octobre 2005 10:05

        > on connait le nombre de personnes au monde parlant l’esperanto ?

        Personne ne connait le nombre exact, ni même approximatif, de personnes parlant l’esperanto dans le monde. Mais pour donner une idée, on peut dire que ce nombre est de l’ordre de plusieurs millions de locuteurs.


        • Parole à Tous (---.---.142.121) 6 octobre 2005 20:06

          En effet, on est dans la conjecture... Mais si l’on sait qu’une recherche sur « esperanto » avec Google donne 149 millions d’occurences du mot, on peut en effet supposer raisonnablement que le nombre des gens qui le parlent au moins aussi bien que l’anglais (et sans doute mieux, vu sa grande facilité) est de plusieurs millions.

          Des cours ont eu lieu à la TV chinoise, et ça, cela fait un sacré vivier !!!


          • Senatus populusque (Courouve) Courouve 7 octobre 2005 21:39

            Que l’on parle de l’espéranto, comme ici, ne prouve pas du tout que l’espéranto soit parlé comme une langue vivante.


            • Masson (---.---.65.34) 8 octobre 2005 06:25

              Les usages de l’espéranto sont multiples et ça fait déjà très longtemps qu’il n’y a plus rien à prouver : il suffit d’ouvrir les yeux et les oreilles.

              Dès le début du siècle dernier, le grand géographe Élisée Reclus avait pu constater que l’espéranto fonctionnait déjà « comme un organe de la pensée humaine » et mentionner, dans son ouvrage magistral « L’Homme et la Terre » : « Les progrès de l’espéranto sont rapides, et l’idiome pénètre peut-être plus dans les masses populaires que parmi les classes supérieures, dites intelligentes. »

              Aujourd’hui, il existe des enfants natifs espérantophones ; l’espéranto est la principale langue de l’Académie internationale des sciences de San Marin (AIS) ; des grands voyageurs l’ont utilisé ou utilisent encore de nos jours pour diversifier leurs contacts, surtout dans les pays dont ils ne parlent pas la (les) langue(s). J’y reviendrai peut-être dans un article ultérieur. hm


              • chocolat bleu pâle (---.---.35.125) 8 octobre 2005 12:40

                AIS : un site qui date de 1995, aucune photo, une sorte de confusion territoriale entre Paderborn et Saint-Marin... si ce n’était si pathétique, on se croirait dans une fiction de Borgès.

                Les espérantistes sont un peu les témoins de jéhova du web : ce qui les intéresse, ce n’est pas ce que vous croyez, c’est que vous le croyiez avec eux. Il est impossible de s’intéresser à l’espéranto sans qu’un preux convaincu, à un moment ou un autre, ne tente de vous faire passer du statut de simple curieux à celui de militant.

                Passe encore sur le culte de leur fondateur, Zamenhof, qui est plus folklorique que dangereux, mais le message sous-jacent est, lui, beaucoup plus sournois.

                Imaginons :
                - En deux mois, attiré par la promesse de vous faire des amis partout dans le monde, vous apprenez assez d’espéranto pour tenter les premiers contacts (laissons-leur cela : l’espéranto est, effectivement, une sous-langue pleine de ressources et facile à apprendre, un peu comme un jeu de société)
                - A ce stade arrivent les premières demandes de cotisation, d’abonnement, de dons. Retenez bien ça, j’en dirai encore un mot...
                - Vous poursuivez vos contacts exploratoires. Quel est le centre d’intérêt principal déclaré de vos futurs correspondants ? La culture des petits pois, la gravure sur bois, la tétratrichotomie ? Non, même pas, c’est l’espéranto. Le cercle vicieux va se refermer. Comme vous êtes plutôt bonne pâte, vous vous tournez vers les intérêts secondaires de vos interlocuteurs. Ah, du choix. Enfin... du second choix. On en a vite fait le tour, et on revient à l’espéranto. La boucle est bouclée.
                - Humainement parlant, il vous serait à ce stade très désagréable d’admettre « qu’il est marqué bécasse, ici ». Vous pouvez encore tourner votre désormais connaissance de l’espéranto en avantage dans les salons mondains. Bref vous devenez en société le porte-parole d’une communauté internationale qui, si on la réduit aux acquêts, compte 5.000 personnes à tout casser. Plus vous.

                L’espéranto ? Un agréable passe-temps. Un jeu de l’esprit, comme les échecs et les autres interlangues, plus perfectionné peut-être, mais qui ne parle que de lui.

                À propos, ITV ne démarrera probablement jamais. Sur le site, pas même le début d’une TV, juste un message vidéo tourné en plan fixe à l’aide d’un caméscope. Mon petit neveu aussi a un caméscope. Et lui, il fera sa télé sans vous demander vos sous.


                • Masson 8 octobre 2005 12:57

                  Affabulation et délire ! Pour Hitler, l’espéranto était « une langue de juifs et de communistes » ; pour Staline, « une langue de sionistes et de cosmopolites ». Érasme disait « Je suis un Gibelin pour les Guelfes et un Guelfe pour les Gibelins ». La Libre Pensée a récemment adopté des résolutions en faveur de l’espéranto cet été à l’occasion de son congrès mondial (Paris) et de son congrès national (Metz). Malheureusement, un article proposé à ce sujet à Agoravox a été refusé... Donc assimiler l’espéranto à une secte est purement et simplement une calomnie.


                  • skirlet (---.---.114.181) 8 octobre 2005 14:43

                    Etudiante, j’ai appris les bases de l’espéranto en suivant un cours par correspondance (payant, mais le prix était vraiment symbolique). Personne ne m’a jamais sollicitée avec des dons, des adhésions, etc. Je n’avais pas d’argent pour m’abonner à quelque chose, mais on m’a laissé recopier dans une revue bulgare les adresses des autres espérantistes qui souhaitaient correspondre. Et je peux certifier que dans mes échanges avec les personnes de plusieurs pays, on ne parlait que très rarement (pratiquement jamais) de l’espéranto. L’espéranto, on l’utilisait pour discuter des autres choses. Vous voulez faire un don ? C’est votre droit. Vous ne le souhaitez pas ? Personne ne vous menace avec un flingue.

                    Je me permets de citer ici des extraits d’une lettre de Claude Piron :

                    "Personnellement, je trouve les discussions sur le nombre de gens sachant l’espéranto sans intérêt. Cela ne change rien à la valeur de la langue, au fait qu’elle est vivante, a de véritables qualités littéraires et est une excellente langue juridique et scientifique, ni à son potentiel de langue mondiale. Il n’y aurait que 200 personnes qui savent bien l’espéranto, pourvu qu’elles soient dispersées entre cinq continents, cela suffirait à justifier que la langue fonctionne et est disponible pour un usage infiniment plus vaste. En tout cas il n’y a aucune raison de la dénigrer avant d’avoir observé comment la communication se passe entre ces 200 personnes et avoir comparé ce résultat avec celui que donnent les autres systèmes. De toute façon, s’il n’y avait que 200 personnes parlant espéranto, cela n’aurait rien à voir avec la langue elle-même, la cause de cette faible diffusion résiderait entièrement dans les calomnies, les préjugés, les contrevérités répandues à son sujet, dans les réactions de rejet de la société devant toute innovation non technique propre à améliorer la situation, ainsi que dans la peur des élites et des autorités de regarder en face comment l’espéranto se compare en tant que moyen de communication mondial à ses rivaux, et notamment à l’anglais. Que veulent-ils prouver, ces gens pour qui les espérantophones sont peu nombreux ? Si c’est que la langue n’a pas eu de succès, qu’ils la comparent au succès du système métrique en 1747, 120 ans après sa première publication. L’état actuel ne préjuge pas de l’avenir, ni de la valeur de la chose.

                    ... On peut dire que les personnes qui tiennent absolument à rabaisser les chiffres présentés par les espérantistes ont une motivation négative, destructrice. Ce ne sont pas des gens qui s’intéressent à la vérité objective, ni au bien général, ni à leur bien propre, ni à l’intérêt futur de leurs enfants, s’ils en ont, ce sont des gens qui veulent gagner à tout prix. Le plaisir de regarder leurs adversaires de haut leur importe plus que le bien-être de tous. Ils se fichent pas mal d’une organisation intelligente et équitable du monde, ils n’ont aucune compassion pour les gens qui ont à souffrir du système actuel (y compris les millions de jeunes qui vivent toutes sortes de désagréments du fait des idées courantes sur l’anglais et l’importance de l’apprendre), et la pensée que l’argent dépensé souvent en pure perte du fait des systèmes linguistiques en vigueur pourrait être affecté à des activités plus utiles ne les effleure même pas. Ils veulent montrer que les partisans de l’espéranto ont tort, et cette victoire leur suffit. Il est extrêmement probable qu’ils ne savent pas eux-mêmes pourquoi ils ont un tel besoin de dénigrer ce que disent les espérantistes (c’est ce dont je m’étais rendu compte quand j’ai fait l’enquête qui est à la base de mon article « Un cas de masochisme social » : les adversaires de l’espéranto sont inconscients de leur motivation profonde). Bref, ce sont des gens qui ne sont pas libres : ils sont manipulés soit par les éléments influents de la société, soit par une ambiance générale, soit par leurs propres complexes, plus probablement par les trois."

                    J’ajouterai qu’une langue qui possède des locuteurs, quel que soit leur nombre, est une langue vivante (cf. Le Petit Robert).


                    • chocolat bleu pâle (---.---.35.125) 8 octobre 2005 15:05

                      Je disais que l’admiration des espérantistes pour tout ce qui se passe en espéranto est sans bornes ; tout ce qui sort de là est jugé comme de peu d’intérêt, et s’il est vrai qu’il serait techniquement possible d’avoir une conversation qui ne parle ni de Zamenhof ni de la pertinence de l’accusatif, les conversations sortent rarement de ces deux domaines. est le sectarisme, qui est une attitude fort répandue, même hors des sectes. À des degrés divers, lorsque nous refusons les différences de l’autre, nous en sommes tous coupables.

                      Notre panthéon moderne est divisé entre divinités bénéfiques et maléfiques. Hitler, Staline d’un côté, Einstein et Tolstoï de l’autre. Dans cet exemple, la frontière est claire. Si j’ai Einstein, Tolstoï ou un prix Nobel quelconque de mon côté, c’est que j’ai raison ; si par contre on me jette Hitler et Staline à la tête c’est que j’avais tort. Les choses sont beaucoup moins claires en ce qui concerne Fidel Castro ou le Pape, par exemple - bons, mauvais ? Ambidextres ? Rien de tout cela, braves gens, ce sont des Bons. Ils soutiennent l’espéranto. Dès que Karol Wojtyla prononçait ses vœux Urbi et Orbi, indépendamment du sens profond de son message, quelques zélateurs lançaient la nouvelle : « Écoutez bien le pape, cette année encore il parlera espéranto ». Ces alliés inattendus n’ont pas une seule fois attiré l’attention des foules sur le contenu, seul l’emballage leur ramène des clients.

                      Bien sûr, il faut faire la part des choses : l’espéranto est un agréable jouet. Mais il faut savoir que l’espérantisme, non seulement isole (le reste du monde ne parle pas comme Nous, peuple élu), mais en plus, comme démontré plus haut, il digère l’esprit critique.


                      • Olso (---.---.75.109) 8 octobre 2005 16:21

                        Bonjour Chocolat bleu pâle,

                        pseudo original et appétissant ;)

                        Pour répondre rapidement, intéressez-vous donc un peu à Europe Démocratie Espéranto, mouvement politique promouvant une autre politique linguistique pour l’Europe, équitable, juste, efficace, économique. Mais aussi une Europe plus démocratique, plus proche des citoyens. Et qui donc ne fait pas que de l’espéranto, et qui ne fait pas de l’espéranto pour l’espéranto.

                        Explorez plus largement tout ce qui est fait « par » l’espéranto, « en » espéranto, mais pas « pour » l’espéranto. ça existe aussi ! Mais difficile de juger de l’extérieur, quand on ne connaît pas.

                        Quant au fait que les espérantophones s’intéressent avant tout à l’espéranto, je dirais que c’est presque vrai, si on élargit aux langues. C’est certain, le principal intérêt des -tophones, c’est les langues. Y a-t-il du mal à cela ?

                        Je pense même que ça a du bon, car en dehors des espérantophones, qui s’intéresse encore aux langues et au problème linguistique ? Malheureusement presque personne, ce qui permet à l’impérialisme anglo-américain, non seulement politique, économique et militaire, mais aussi culturel et linguistique, de se développer. Qui en parle, de cette hégémonie destructrice ? Qui n’est pas résigné ?


                        • LO (---.---.35.86) 8 octobre 2005 20:48

                          La réaction virulente de chocolat bleu pâle m’a plutôt amusé. Moi aussi, j’attends ITV avec une certaine impatience : je souhaite vivement que ce soit une réussite, mais je n’en dirai rien de plus tant que je ne l’aurai pas vue fonctionner réellement. Cela étant, ce n’est pas la seule réalisation télévisuelle des espérantistes : plusieurs associations espérantistes proposent, par exemple, des cours d’espéranto sur la chaîne brésilienne MAIS TV - canal 21.

                          Quant à AIS, je connais le Professeur Frank depuis plus de trente ans, et je m’y perds encore un peu dans toutes ces structures qu’il a mises en place. Mais derrière ce foisonnement d’initiatives, il y a un bel exemple d’utilisation de l’espéranto pour parler d’autre chose que d’espéranto ; et même avant AIS, j’ai souvent utilisé l’espéranto pour faire des maths (par exemple).

                          Bien avant que je commence à payer des cotisations d’associations - et les associations espérantistes ne sont certainement pas les plus chères -, l’espéranto a représenté pour moi la possibilité de voyager, vers 17 ans, en Yougoslavie, Roumanie... en étant hébergé gratuitement par des familles espérantistes. C’est l’espéranto qui m’a donné envie d’étudier le chinois, puis la linguistique. Beaucoup d’espérantistes ont une expérience très riche de contacts internationaux, et quand ils parlent d’espéranto, c’est plus généralement des problèmes liés à la diversité des langues et cultures, problèmes qui ne se posent pas seulement aux espérantistes....

                          Enfin, s’il n’y avait que 5000 espérantistes à tout casser, ce serait remarquable qu’il en vienne plus de 2000 (et pas toujours les mêmes) à chaque congrès universel d’espéranto, ou que des revues mensuelles entièrement en espéranto tirent à plus de 5000 exemplaires.

                          Mais tout comme les chiffres publiés par l’Eurobaromêtre (sur la pratique des langues en Europe) sont très discutables, je suis conscient qu’il est difficile de dénombrer les espérantistes. Je ne saurais dire, par exemple, si mes enfants sont espérantistes. Par contre, ce que je peux dire, c’est qu’avant le dernier congrès des enfants auquel ils ont participé, à 9 et 11 ans, ils ne parlaient quasiment pas espéranto, alors que quelques jours après ils se débrouillaient très convenablement.


                          • (---.---.14.42) 8 octobre 2005 22:00

                            Alors jouet ou secte ? L’intervenant chocolaté ne sait pas trop, de quoi accuser les espérantistes smiley Je me demande pourquoi il s’énerve tant. Ce n’est quand même pas parce que sa grand-mère le privait de chocolat à cause de son refus d’apprendre l’espéranto smiley


                            • (---.---.209.110) 9 octobre 2005 07:04

                              Oui, il existe des gens qui ne vont pas au fond des choses. Imaginerait-on un écureuil qui ne mangerait que la coque des noisettes, des noix ou des amandes ? Il s’en lasserait sans doute très vite. Dans le cas de Chocolat bleu pâle, tout laisse penser qu’il n’a goûté que le papier d’emballage bleu pâle et la feuille d’aluminium smiley))

                              Plus sérieusement, et les exemples sont multiples, le dernier numéro annuel de « Sennacieca Revuo » (La Revue Anationale) éditée par l’Association Mondiale Anationale SAT, organisation socio-culturelle qui a des adhérents dans une cinquantaine de pays, propose sept articles :
                              - Concepts de vie politico-philosophiques de Georges Lagrange (un des grands écrivains et poète de l’espéranto dont les enfants sont eux-mêmes natifs espérantophones)
                              - Zamenhof et la médecine
                              - Lutte des classes, darwinisme et évolution
                              - Je pense que le mikado (empereur du Japon) a été responsable de la guerre
                              - Printemps national, nationalisme créatif et langue internationale dans les thèses de Willhem Flusser (philosophe tchèque)
                              - Afrique du Sud, entre mythes et réalité Poésies

                              Donc, il s’agit d’un contenu équilibré.

                              Quand à l’action éditrice de SAT, parmi les livres qui incitent le plus à la réflexion, on trouve « 7000 tagoj en Siberio » (7000 jours en Sibérie, de Karlo Stajner), « Vualo de l’silento » (Le voile du silence, de Djoura), « Vivbruligita » (Brûlée vive, de Souad).

                              Et si l’on regarde le rôle des femmes dans le succès de l’espéranto (voir « Portraits de femmes sans frontières »), on en vient très vite à la conclusion que la chocolaterie bleu pâle est indigeste.

                              Henri Masson


                              • chocolat bleu pâle (---.---.32.149) 9 octobre 2005 18:28

                                à propos d’EDE : Comme le rappelle gentiment Monsieur Masson entretemps, SAT, l’association « travailliste » d’esperanto, prétend elle aussi ne pas faire de l’espéranto pour l’espéranto. Henri Masson met en exergue l’exemple de la Sennacia Revuo et son contenu qui, reconnaisons-le, semble équilibré (quoique dormitif). Vitrine creuse et effet d’annonce. Présenter ainsi une revue à parution ...annuelle comme une norme de la qualité des publications espérantistes relève de la pure malhonnêteté intellectuelle, quand on sait que l’essentiel de ce que recevra le membre cotisant dans cette même association sera constitué par le compte-rendu de réunions dans lesquelles de jeunes pensionnés dynamiques se demandent quoi faire et comment le faire. Notant cela, Monsieur Masson hésitera désormais je pense à utiliser un argument ad hominem d’emballage et de contenu indigeste.

                                Je sous-entends pour ma part, sans vouloir agresser EDE, que ce que vous dites de votre parti (une assemblée de plus, mais où sont les « vraies » gens ?) est en l’état une déclaration d’intention et rien d’autre. Mais je vous souhaite bien sûr de pouvoir faire autre chose que de l’espéranto et de faire éclater votre originalité au grand jour.

                                à propos d’impérialisme : La désignation et la diabolisation d’un ennemi commun, réel ou imaginaire, a bien souvent servi d’élément de cohésion des foules dans les mains des manipulateurs d’opinions. Aujourd’hui, cette ombre qui se dessine à l’horizon, qui pénètrerait subrepticement nos foyers, qui arracherait nos nouveaux-nés du sein de nos compagnes, est l’impérialisme anglo-saxon. Les gens qui l’agitent, en général pour défendre leur français, oublient un peu vite, ou bien n’ont pas remarqué, que leur langue est elle-même un créole de latin. Ils ont également oublié fort volontairement que l’invasion actuelle de l’Anglo-Saxon est, à tout prendre, beaucoup plus pacifique que celle des Romains à l’époque. (cfr Lise Gauvin « La Fabrique de la Langue », point Seuil n° 512). La créolisation me semble un processus d’enrichissement plus que de dégénerescence, même si elle suppose quelques périodes d’inconfort sémantique. Poussons plus loin : les gens qui, ayant inventé le mot « franglais » avec Étiemble, désignent aujourd’hui l’ennemi anglo-saxon à la vindicte populaire, font exactement la même chose que ceux qui inventaient naguère une juiverie internationale et une conspiration franc-maçonne. L’imposture intellectuelle, si elle est juste un peu différente, suit les mêmes mécanismes, et aboutit au même résultat : le repli sur soi, la haine de l’autre. Loin d’être le ciment universaliste dont il crépit sa façade, l’espérantisme est un repli identitaire. Au lieu de s’accomoder d’un empire, en formation ou en déliquescence mais bien réel, on s’échappe dans l’utopie et on revend de la frustration aux personnes que l’on a soi-même insécurisé.

                                Je digresse pour les initiés : le mouvement s’est même trouvé récemment son « Protocole des Sages de Sion » grâce à l’« Anglo-American Conference Report 1961 »... Rapport secret (comme son triste modèle) introuvable et inconsultable, émis par une autorité douteuse si pas inexistante (donc probablement aussi forgée que son triste modèle). Qui nous annonce l’intention de personnes non-représentatives, (un « think tank », pour faire court) d’établir la domination de l’anglais sur le monde. Là, ce n’est plus Borgès, c’est le Concombre Masqué.

                                à propos de nos 17 ans : J’aurais rêvé, LO, pouvoir moi aussi éprouver le plaisir rare d’un séjour chez l’habitant. Ceci dit, à trop voir l’habitant, je me demande ce qu’on peut apercevoir du pays... Les espérantistes voyagent entre eux, et s’imaginent internationaux. Ils rencontrent leurs doubles et croient découvrir l’âme d’autrui dans le miroir qu’on leur tend.


                                • (---.---.209.110) 9 octobre 2005 19:04

                                  D’abord, la revue annuelle « Sennacieca Revuo » est un supplément annuel à la revue « Sennaciulo » qui paraît onze fois par an et qui ne traite guère, elle non plus, de l’espéranto, mais de thèmes sociaux, culturels et politiques. Parler d’emblée à l’encontre de plublications sans même les connaître donne déjà une idée de l’honnêteté de ce qui suit. Quant à l’auteur de « Imperialism Linguistic » (University Press Oxford, 1994), le professeur Robert Phillipson, aujourd’hui professeur d’anglais à l’École supérieure de Commece de Copenhague, il a travaillé au British Council et a eu accès aux documents confidentiels de l’« Anglo-American Conference Report 1961 ». Il en a fait état récemment dans la revue « La SAGO » Tout le reste n’est qu’affabulation.

                                  Henri Masson


                                  • Myriam (---.---.32.149) 9 octobre 2005 19:11

                                    ...sans les connaître ? Est-ce si sûr ? Pour ma part, notre interlocuteur a l’air très bien renseigné...


                                    • (---.---.209.110) 9 octobre 2005 19:57

                                      « A l’air » : ça n’a pas l’air d’une certitude... Il juge d’après les titres que j’ai moi-même donnés (« semble équilibré »...) et le voilà qui sait tout ! Où faut-il rire ?

                                      De plus, les rapports sont réunis dans un autre cahier paru avec le numéro de septembre, donc, au total : Sennaciulo avec 11 numéros, le rapport et la revue anationale « Sennacieca Revuo ».

                                      La certitude est qu’il entretient le flou en se donnant l’air de savoir. En somme : « je ne sais rien mais j’en cause ».

                                      Par exemple pour l’Académie Internationale des Sciences de San Marin. Elle existe bel et bien et fonctionne avec l’espéranto comme langue de travail. Et en quoi est-ce gênant que son siège social soit en république de san Marin et son secrétariat en Allemagne ? Précisément à Paderborn ? Est-ce que ça la dévalorise ? Elle a même un prix Nobel en son sein en la personne du prof. Reinhard Selten (prix de sciences économiques 1994).

                                      Et ITV ? D’emblée il nous est dit qu’« elle ne démarrera probablement jamais »... Faut-il aller plus loin pour percevoir la ligne de pensée de celui qui affirme cela, si l’on peut parler de pensée... Il ne manque plus que quelques milliers d’euros à ITV pour démarrer. Est-il si facile, même dans des langues ayant beaucoup plus de locuteurs, de lancer une télévision ?

                                      Henri Masson


                                      • Chocolat bleu pâle (---.---.32.149) 9 octobre 2005 20:05

                                        Bien vu, Myriam...

                                        Qui veut tuer son chien prétend qu’il a la rage, hein ?


                                        • Alexandre Santos (---.---.166.143) 9 octobre 2005 20:11

                                          “l’espérantisme est un repli identitaire”

                                          Hilarant !

                                          Puisque vous semblez être un mordu des théories de la conspiration, je vous conseille d’enquêter sur l’église Scientologique, plutôt que d’obsèder à propos d’un groupe de doux rêveurs.

                                          Non seulement vous trouverez plus de matière à phantasmer, mais de plus l’audience du récit de vos découvertes sera bien plus large. Qui sait, vous pourrez même écrire un livre et passer à la télé ! Une enquête sur la secte espérantiste me semble par contre vous condamner à l’obscurité.


                                          • Masson 9 octobre 2005 20:17

                                            Les régimes totalitaires ont traité l’espéranto comme s’il avait précisément la rage. Il existe suffisamment de documents d’archives, des décrets nazis ou du NKVD accessibles aux historiens. Même le gouvernement français s’en mêla en 1922-1923 à la Société des Nations. Donc merci d’avoir donné cet exemple ! L’agression chocolatée est du même tonneau. Henri Masson


                                            • funram funram 18 juillet 2007 00:17

                                              Qu’est-ce que le NKVD a à voir là-dedans ? Certes, il a formé une coallition d’un an avec le NSDAP (Parti National-Socialiste des Travailleurs Allemands, souvent désigné par Parti NaZi) avant d’être lui-même supprimé, certes il est resté durant la République de Weimar le principal parti d’obédiance royaliste, certes il a été ultra-conservateur ; il n’a cependant jamais employé de milice officielle à l’instart des partis d’extrêmes, il n’a jamais placé la haine d’autrui (à part des communistes, je vous le concède) au coeur de son programme politique. Et sinon, en quoi le fait que Hitler, Staline ou autre ait condamné quoique ce soit en fait obligatoirement quelque chose de positif ?

                                              Je rappelle que Hitler avait horreur de l’adultère et de la cruauté envers les enfants.


                                            • (---.---.97.137) 9 octobre 2005 20:38

                                              Caractéristiques des sectes :
                                              - la déstabilisation mentale ;
                                              - le caractère exorbitant des exigences financières ;
                                              - la rupture induite avec l’environnement d’origine ;
                                              - les atteintes à l’intégrité physique ;
                                              - l’embrigadement des enfants ;
                                              - le discours plus ou moins anti-social ;
                                              - les troubles à l’ordre public ;
                                              - l’importance des démêlés judiciaires ;
                                              - l’éventuel détournement des circuits économiques traditionnels ;
                                              - les tentatives d’infiltration des pouvoirs publics.

                                              L’espéranto n’est pas une secte.

                                              Est-il un repli identitaire ? Ne faites pas rire mes pantoufles, comme l’on dit à Odessa smiley) Celui qui veut se replier sur soi-même, s’en fiche profondement d’une langue internationale, espéranto ou pas.

                                              Autre chose : not’ chocolat coloré fait comprendre qu’il faut « s’accomoder d’un empire », apprendre docilement l’anglais et faire de ce fait preuve d’une grande ouverture d’esprit smiley La mentalité d’un colonisé ne me semble pas très ouverte. Il oublie sa dignité, rabaisse sa culture (il suffit de lire les passages sur le français créole) et pense être meilleur en copiant le Maître de toutes ses forces.

                                              « Les espérantistes voyagent entre eux, et s’imaginent internationaux. » Ben oui. Ce n’est pas parce que un Polonais, un Brésilien ou un Tchouktche a appris l’espéranto qu’il n’est plus un Polonais, un Brésilien ou un Tchouktche. L’espéranto les aide à communiquer efficacement, c’est tout. Ceci dit, le séjour chez un habitant ne se limite pas à la comtemplation dudit habitant smiley


                                              • Chocolat bleu pâle (---.---.32.149) 9 octobre 2005 22:39

                                                Anonyme ami, Je n’ai pas parlé de secte, j’ai parlé de sectarisme. (sekto <> sektemeco). Je n’en ai pas contre l’esperanto en tant que création ludo-linguistique, je parle du gras qu’il y a autour et qui porte le nom d’espérantisme. De cette élite autoproclamée pour qui l’homme de la rue est un barbare incapable du moindre discernement, puisque la lumière céleste de l’interlinguistique se refuse à lui. Vous avez un mot pour cela, vous les appelez les crocodiles. Encore une fois, il y a l’espérantisme ET le monde extérieur, les cercles trés confortables de vos clubs, où tout le monde est gentil, ET les affreux méchants qui ne veulent pas entendre parler de vous.


                                                • (---.---.107.13) 9 octobre 2005 23:57

                                                  « De cette élite autoproclamée pour qui l’homme de la rue est un barbare incapable du moindre discernement »

                                                  Ts-ts-ts... c’pas bô ça smiley Vous dites quelque chose et ensuite vous prétendez que ce n’est pas vous, ce sont les espérantistes qui le disent smiley Comme ils sont tous différents, il est possible qu’un individu quelconque pense comme vous, mais ce n’est pas l’essence de l’espéranto. Evitons les généralisations fallacieuses, voulez-vous ?

                                                  « Encore une fois, il y a l’espérantisme ET le monde extérieur, les cercles trés confortables de vos clubs, où tout le monde est gentil, ET les affreux méchants qui ne veulent pas entendre parler de vous. »

                                                  Du délire à l’état pur... C’est votre vision ça ? Grand bien vous fasse. Seulement elle n’a rien à voir avec la réalité.

                                                  Quant aux crocodiles, soit c’est de la manipulation (assez maladroite), soit vous n’avez rien compris. Les crocodiles sont les espérantistes qui parlent leur langue (maternelle, nationale etc) DANS LA COMPAGNIE MULTILINGUE, excluant ainsi plusieurs personnes présentes de la compréhension et de la conversation. Mais rien n’empeche les compatriotes ou les personnes voulant pratiquer autre langue que l’espéranto de se mettre ensemble, personne ne les taxera de crocodiles, si dans leur groupe tout le monde comprend et pratique la langue choisie.


                                                  • LO (---.---.73.101) 10 octobre 2005 00:18

                                                    Dépassionnons le débat, mais revenons à mes 17 ans. Je vivais dans une famille très fermée, et brusquement, j’ai découvert l’espéranto et les portes se sont ouvertes. La famille yougoslave qui m’a accueilli était elle aussi débutante en espéranto. J’ai trouvé chez eux un assimil allemand en serbo-croate (c’est ainsi qu’on nommait la langue à cette époque), et, en l’utilisant à l’envers, j’ai commencé à étudier le serbo-croate. Puis, toujours grâce à l’espéranto, j’ai décidé de suivre des cours de chinois au lycée ; à l’université, j’ai étudié la linguistique, ai même suivi quelques cours de sanskrit... et c’est l’espéranto qui m’a donné toutes ces envies, car avant d’apprendre l’espéranto, j’étais nul en langues et je ne m’intéressais qu’aux maths. Où est le repli identitaire ? Grâce à l’espéranto, j’ai rencontré ma femme, mais nous n’avons quasiment jamais parlé espéranto à la maison bien qu’elle aussi parle couramment (nous l’utilisions parfois dans le métro pour éviter que les voisins nous comprennent !). Mes enfants parlent croate avec leur mère, français avec moi, anglais à l’école car ils sont scolarisés aux Pays Bas : nous ne les avons jamais poussés à faire de l’espéranto, ma fille a trouvé toute seule un cours d’espéranto sur internet, et quand elle était en vacances cet été dans la même chambre que des enfants russes, elle a bien vu par elle même que l’anglais, le français, le croate et même le néerlandais et l’espagnol qu’elle étudie à l’école ne suffisaient pas pour communiquer, que l’espéranto était un plus.

                                                    Cela dit, j’ai tapé sous Google « quand un ... rencontre un autre ... », et j’ai trouvé plein d’exemples en réponse à cette recherche, mais pas d’espérantistes. Il ne me semble pas étonnant que les espérantistes parlent entre eux d’espéranto, mais ils ont également, individuellement ou ensemble, bien d’autres centres d’intérêt.

                                                    Je n’ai rien contre les créoles ni contre l’anglais - j’irai même jusqu’à dire que je regrette, à titre personnel, de ne pas mieux parler anglais ; malheureusement, l’anglais est difficile pour moi : j’ai suivi beaucoup plus de cours d’anglais que de cours d’espéranto, et pas seulement à l’école, mais le résultat n’est pas fameux -. Mais c’est le message qui accompagne cette anglicisation à outrance qui est blessant. Qu’il y ait à un instant t une puissance dominante, nous avons connu cela plusieurs fois dans l’histoire et je ne conteste pas que les Etats-Unis jouent encore ce rôle de puissance dominante. Mais pour combien de temps ? Déjà sur le plan économique, ils ne sont plus au top. Il est donc d’autant plus important pour eux d’imposer leur langue pour prolonger artificiellement leur domination, pour que l’on découvre le plus tard possible que « le roi est nu ».

                                                    Ce qui est nouveau, c’est la mondialisation qui fait que la communication ne peut plus se limiter à une petite région géographique. Tout comme elle ne se limite plus à la communication écrite ou orale : internet, les sms, etc... ouvrent la porte à une autre forme de communication qui n’est pas vraiment écrite ni orale. Des besoins nouveaux surgissent, qui exigent des réponses nouvelles. Je ne pense pas que l’anglais ou le globish soient une réponse suffisante. En tout cas, la proposer comme étant la réponse évidente de tous ces problèmes me semble une attitude insupportable. L’espéranto ne résout pas tous les problèmes : il apporte une meilleure qualité de vie à ceux qui le pratiquent ; et nous ne cherchons pas à l’imposer par la force, mais à l’offrir à tous ceux qui souhaitent en bénéficier.


                                                    • Jorgos (---.---.8.67) 10 octobre 2005 01:52

                                                      Saluton !

                                                      J’avais appris l’esperanto quasiment seul, en « jouant » à traduire du Pierre PERRET et en écoutant une K7 en esperanto du Prof. J. WELLS - un des meilleurs spécialistes de phonologie anglaise sur la place de Londres - en me disant naïvement qu’il était sûrement intéressant d’apprendre une langue simple et précise pour s’ouvrir au Monde entier.

                                                      Puis, presque dix ans plus tard, s’est annoncée l’année du Centenaire de la parution de la première brochure présentant la langue - 1887 à Varsovie. Un Congrès Mondial allait y être organisé ; je me suis dit qu’il était temps de tester la langue (que je n’avais jamais parlée à l’étranger, car me trouvant sans argent pour voyager - même pas pour m’abonner à des revues à prix modique !) et de voir la tronche des locuteurs...

                                                      Plutôt que de prévoir un voyage en train, comme n’importe quel retraité ou « sapiens urgentus », j’ai pensé qu’à vélo, ce serait un chouette voyage, et que ça permettrait de faire des tas de rencontres intéressantes. D’autre part, en annonçant le projet un peu à l’avance, d’autres pourraient se joindre à moi et soit pratiquer la langue soit l’apprendre sur la route, ce qui fut le cas pour plusieurs.

                                                      Résultat : un voyage extraordinaire sur plus de 20 000 Kms en 25 pays, 56 participants de 13 pays, 15 000 Espérantophones rencontrés en dix mois (+ certain refusant de nous rencontrer « Ils vont à Varsovie, ils sont sûrement communistes, ça ne m’intéresse pas ! » a-t-il dit celui-ci, et c’est son droit !). Il y avait donc (peut-être) des Communistes, (sûrement) des Anti-communistes, et moi qui m’en foutais, ou plutôt qui n’y connaissais pas grand-chose, ouvert...

                                                      Non-non, ce n’est pas une secte, l’Espérantie est même la meilleure anti-secte qui soit, car on y trouve des adhérents à toutes les croyances religieuses possibles, même un « Témoin de Jéhovah » - alors que leur ligne officielle est qu’il faut respecter le choix de Jéhovah qui aurait détruit la « Tour de Babel » pour empêcher les hommes de se comprendre, alors l’esperanto étant création humaine... (ils ne remarquent pas que les autres langues ne se sont formées et transformées que par la loi de la jungle).

                                                      Ce qui différencie l’esperanto des autres langues, c’est que c’est la seule langue vivante qui ait été écrite avant d’être parlée.

                                                      Les « Krokodiloj » ne sont pas du tout les « guadjeaux » de l’esperanto ; ce sont - si ça t’intéresse de t’informer sur ce mouvement et ses innombrables ramifications, sur les cultures auxquelles il donne accès et sur sa culture propre... - des Espérantophones qui, dans un groupe 100 % espérantophone, parlent leur langue nationale.

                                                      Et il y a d’autres mots s’ils parlent la langue d’un ou plusieurs membre de leur « sous-groupe », s’ils parlent une langue ethnique étrangère à chacun d’eux, s’ils parlent ou sifflent un projet de langue internationale (sol-ré-sol ou interlingua ou le projet du scientifique Ampère... - il y en a plus de mille, prouvant, sinon que tout le monde est prêt à s’y mettre, tout au moins que le besoin est bien profond et étendu dans la pensée humaine : voir Socrate, Descartes, Leibnitz, Komensky/Comenius, ...) et j’en passe.

                                                      Lors du Tour d’Europe à Vélo, il nous est arrivé une dizaine de fois de rencontrer par hazard un « homme de la rue » qui parlait l’esperanto, tel ce touriste finlandais en Andalousie, ce prof. anglais au Pays Basque, cette fonctionnaire anglaise de l’O.N.U., cet habitant de Narbonne ou celui de Budapest, ...qui n’avaient pas entendu parler de notre périple et ont eu chacun une réaction différente, l’un nous donnant les clés de son appart., l’autre nous indiquant la route pour atteindre la Mairie, celui-là pour venir écouter l’entretien de presse suscité par « l’événement ». Non-non !

                                                      La langue n’est pas faite pour un peuple élu ! On choisit ou non (quand on a l’information) de l’apprendre et puis on en fait ce qu’on veut, comme des autres langues d’ailleurs (et quand on a le choix ...parce que nombre d’ex-enfants se souviennent encore qu’il leur a été interdit de parler la langue de leurs grands-parents, c’était aussi « mal » que de « cracher par terre » —> « Bonjour le respect de la dignité, de l’intégrité de la personne ! »).

                                                      Bien PALE, LAS, çui qu’a pris des BLEUS, des CHOCS, OH ! Est-ce que ce que tu as écrit te rend plus heureux, plus intelligent, plus fort, plus riche, plus beau ? Ou bien est-ce que tu veux faire croire au monde entier que tu en sais plus sur l’esperanto que les « 500 à 500 000 000 » - ça te va comme marge ? - d’Espérantophones de cette diaspora qui ne se connaîtra jamais complètement ?

                                                      Tu sais, mes enfants, à qui je ne parle que l’esperanto (oui-oui, ce bilinguisme est une des valeurs culturelles de notre famille !), savent à peine qui est Zamenhof (ma fille de 9 ans, oui, par des jeux de société ou le « Jeu des 1 000 Europs » à France-Inter, mais celui de 6 ans, je ne suis pas sûr, surtout qu’il n’y a pas de « Rue Zamenhof » près de chez nous, seulement des rues et une aire de pique-nique nommées « de l’Esperanto ») ; et pour l’accusatif, ils ne savent pas non plus ce que c’est, mais te corrigent si tu en oublies un !

                                                      Pour Karol Wojtyl/a et Fidel Castro... je n’ai pas d’appareil de télévision, donc je n’ai pas plus vu leurs tronches qu’entendu leurs messages, mais les promesses de Mitterrand et de Chirac « pour l’Espéranto à l’examen du Baccalauréat », j’en ai vu des copies et je ne crois pas qu’il feraient des promesses écrites (même si non tenues...) à une secte, ils sont renseignés, les mecs... et après, il y a les préjugés, les privilèges, les groupes de pression, etc.

                                                      Pour l’isolement, tu n’as rien inventé car d’autres plus célèbres ont proclamé ou répété que toute langue ouvre à l’autre dans la communauté qui la parle mais enferme par rapport aux « étrangers ». Et tu sais très bien que Zamenhof a offert le fruit de ses recherches à l’Humanité justement dans le but de permettre à des personnes de communautés linguistiques différentes de se comprendre par un outil spécialement créé dans ce but.

                                                      Pour le nombre d’Espérantophones, eh bien, c’est comme pour les joueurs de piano : il y a ceux qui ont pris une heure de cours (mais on se souvient mieux d’une heure d’esperanto) et puis ceux qui font des conférences en esperanto ou des concerts de piano ; ceux-ci sont moins nombreux que ceux-là. Combien de personnes parlent arabe ou hongrois en France ? ou le finlandais en dehors de la Finlande ? L’important, c’est que ça marche, que ça leur soit utile, que l’ayant « reçu au biberon » ou appris plus tard ils choisissent de le parler, qu’ils y prennent du plaisir, ...le reste n’est que spéculation, trou de serrure, et parfois mérite la chasse d’eau !

                                                      Si j’ai été un peu long, qu’on me le dise ...mais y’a des fois, comme ça, où je ne comprends pas la méchanceté, la vanité, l’agressivité de certaines personnes, alors je réponds, avec mes armes, que je voudrais toujours pacifiques.

                                                      Js.


                                                      • Alexandre Santos (---.---.166.143) 10 octobre 2005 03:27

                                                        Mr Jorgos,

                                                        Merci pour cet excellent temoignage. Il faut aussi remercier Mr Chocolat qui a fait « monter la sauce » et rendu cette colonne passionante par la qualité des commentaires ici présents.

                                                        Je suis tombé sur Agoravox en googlant sur l’espéranto, et j’ai de plus en plus envie de me lancer dans l’apprentissage de cette langue !

                                                        J’espère vraiment que ce projet de TV se réalisera, mais en attendant on peut déjà profiter des émissions radio en esperanto sur internet (très amusant d’entendre les chinois et américains parler la même langue chacun à leur façon)

                                                        Mr Chocolat,

                                                        Il est clair que, au contraire de moi, vous avez une certaine expérience de la communauté espérantiste (crocodiles, pape espérantiste).

                                                        Mais à part votre goût de la polémique, je ne saisis pas vos intentions. Pourquoi une telle verve dans vos critiques ? Quelque chose a dû vraiment vous déranger, mais je ne saisis pas bien quoi :

                                                        - que les espérantistes parlent d’espéranto ? Cela me semble normal, non ? dans une cave à vin on parle de vin, et dans une foire du livre on parlera de littérature. Mais si vous faîtes une connaissance dans une foire du livre, rien ne vous oblige de parler exclusivement de littérature avec cette personne pour le restant de vos jours.

                                                        - que les espérantistes aient le zèle missionnaire ? Étant donné que le but de la langue est la communication internationale, l’utilité de l’outil augmente avec le nombre de locuteurs. Cela ne m’étonne pas que les espérantistes fassent la promotion de leur langue. Mais je dois avouer que je n’ai jamais été dérangé (ou même rencontré) un seul espérantiste (au contraire des témoins de Jéhova, qui semblent avoir un sixième sens pour me retrouver, à chaque fois que je déménage).

                                                        - quant à l’élitisme/sectarisme des espérantistes, je peux concevoir qu’il y ait des dérives, vu que chaque groupe social a tendance à se croire au centre du monde. Mais vu l’orientation internationaliste et humaniste de ce mouvement, j’ai du mal à croire que ce soit pire chez les espérantistes que chez certains groupes nationalistes ou religieux (ou sportifs :).

                                                        Bref, vous avez visiblement essayé d’intégrer la communauté espérantiste, et vous avez été fortement déçu. Il serait intéressant de savoir pourquoi. Mais retenez-vous d’un négativisme aussi absolu et uniforme, qui en définitive ne fait que vous décredibiliser.


                                                        • Masson 10 octobre 2005 06:30

                                                          Merci, Jorgos, pour cet excellent témoignage vraiment très bienvenu.

                                                          Il se trouve que j’ai commencé à rédiger un article sur les « phénomènes » de ton espèce smiley depuis le premier qui, dans les années 1890, se lança dans ce genre d’aventure avec l’espéranto comme supplément de bagage linguistique — un journaliste polonais — à ce retraité breton qui a fait Brest-Vladivostok à vélo (près de 14 000 km) en un temps record. Ceci en liaison au voyage entrepris par deux étudiants de l’Anjou. Mais... chut !

                                                          Le dénigrement systématique et maladif auquel nous avons assisté aura tout de même eu du bon. Ça prouve qu’il y a aussi matière à rire sur Agoravox smiley))

                                                          Merci à toutes celles et à tous ceux qui ont apporté un regard plus équilibré sur le fait socio-culturel « espéranto ». D’autres témoignages semblables seront bienvenus.

                                                          Henri Masson


                                                          • Georges-Henri Clopeau (---.---.103.151) 10 octobre 2005 10:16

                                                            On voit bien que l’auteur ne pratique pas l’espéranto. Il aurait trouvé non seulement des correspondants pour discuter de ce qui l’intéresse, mais aussi des ouvrages, originaux ou traduits des langues nationales, pour enrichir sa culture. Il aurait su qu’il existe quelque 75 associations mondiales spécialisées, professionnelles, sportives , scientifiques, philosophiques, religieuses, ayant toutes leurs publications. Il existe même un mouvement politique européen, qui en 2004, a présenté des listes de candidats aux élections du Parlement européen dans toutes les circonscriptions de France. Et ce mouvement travaille maintenant à des propositions pour une future constitution européenne.

                                                            Il y a des espérantistes partout. Leur point commun, « utiliser l’espéranto pour communiquer entre eux par dessus les frontières » (ce qui suppose en général un regard fraternel sur le monde), ne leur impose aucune obligation de non-choix politique, philosophique ou religieux, mais élève leur choix au niveau mondial.


                                                            • Chocolat Bleu Pâle (---.---.226.87) 10 octobre 2005 14:21

                                                              Mieux vaut rire, effectivement, même si l’on sent que Monsieur Masson rit un peu jaune.

                                                              Mon propos n’est pas d’assassiner une sainte cause ; je n’en ai pas envie, et je ne le pourrais d’ailleurs pas.

                                                              Je voudrais resynthétiser ma position, qui peut tenir en une phrase :
                                                              ni l’espéranto ni l’espérantisme ne tiennent les promesses avancées par la propagande. Pour ce qui est de l’espéranto, c’est un chouette jouet, mais il est heureux qu’il ne soit pas d’application de façon extensive car, s’il est moins pauvre que le détracteur lambda ne le croit, il est également moins riche que le zélé zélateur ne l’espère. Un exemple pour illustrer mon propos : Monsieur Masson nous disait il y a quelques années que l’emploi de l’espéranto dans l’aviation contribuerait à diminuer le risque d’accidents. Il a raison, puisqu’il est effectivement impossible de construire un avion en esperanto - pas d’avions, pas d’accidents. Et pourquoi est-ce impossible ? parce que la technique évolue trop vite pour être correctement espérantisée. Le lecteur curieux d’espéranto technique peut à ce propos tenter d’installer Linux (par exemple Mandriva 10), dans la version qui est proposée dans cette « langue », et il aura une idée de ce que je veux dire. En d’autres mots, il y a tromperie sur la marchandise quand on dit que l’esperanto est capable de tout (et aussi quand on dit qu’il n’est capable de rien, bien sûr). C’est et cela reste une fabrication humaine, qui doit d’ailleurs être régulièrement nourrie, au contraire des langues naturelles qui se nourissent seules, par emprunts (aussi disgracieux qu’ils puissent être). L’espérantiste obtus qui voue une confiance aveugle à la possibilité de combinaisons qu’offre sa chère langue ne se rend pas compte du nombre de radicaux qu’il lui faudra assembler pour approcher la signification de certains outils spécialisés ni du temps qu’il mettra à en énoncer le nom. Ce « défaut de conception » est connu des espérantistes, et souvent discuté mais tenu sous le boisseau pour des raisons de crédibilité de toute l’entreprise. Ce qui est impossible, et Umberto Eco l’a bien défini dans « la recherche de la langue parfaite », c’est de transférer toute l’activité humaine dans une seule langue la Réalité, au sens que Platon lui donne dans le Mythe de la Caverne, est polymorphe et multilingue. Et je suis plus curieux d’encourager ce multilinguisme et de voir éventuellement à quel créole il mènera, que de promouvoir un système linguistique sous perfusion permanente.

                                                              Pour ce qui est de l’espérantisme, je répète et je maintiens (à charge des espérantistes de démontrer le contraire) qu’il s’agit d’une réaction, fort humaine et fort compréhensible au demeurant, face à un monde qu’ils ne comprennent pas. Une réaction de protection, de repli, et rien de plus.

                                                              PS : j’ai vingt ans d’espéranto dans les pattes. Si je dévoilais mon identité, et je le ferai sans doute, je me ferais illico excommunier. Ce qui prouvera d’autant mieux la nature sectaire du mouvement. Echec et mat.


                                                              • Masson 10 octobre 2005 14:40

                                                                Si l’espéranto a avancé et continue d’avancer, c’est grâce à ceux qui, au lieu de le critiquer, l’ont enrichi par des termes nouveaux. Il existe une terminologie aérienne publiée au Brésil et que tout visiteur d’Agoravox peut découvrir par une recherche avec le nom « aviada terminaro ». C’est déjà un progrès formidable si l’on considère que très peu de spécialistes de l’aviation ou de pilotes connaissent même l’existence de cette langue.


                                                                • Chocolat Bleu Pâle (---.---.226.87) 10 octobre 2005 15:00

                                                                  avi-ad-il-o. Quatre radicaux, un objet. Qui dit mieux ?


                                                                  • Masson 10 octobre 2005 15:00

                                                                    Les gens sains d’esprit n’ont pas à rire jaune ni même à rougir : il est plus difficile construire que de démolir, de nettoyer que de souiller, d’enrichir que d’appauvrir, d’embellir que d’enlaidir.


                                                                    • Masson 10 octobre 2005 15:08

                                                                      Quatre radicaux qui sont extrêmement productifs pour les locuteurs de langues autres que les langues européennes, plus particulièrement flexionnelles. Mais il est vrai que, comme la plupart des gens ne savent pas grand’chose, sinon rien, de l’espéranto, les borgnes qui se donnent l’air de savoir trônent comme des rois au milieu des aveugles, comme le dit, d’une autre façon, un proverbe en espéranto : « Parmi les aveugles, les loucheurs sont rois ». Et tout ça avec « 20 ans d’espéranto dans les pattes » ! C’est plutôt minable et il n’y a pas lieu de parader.


                                                                      • skirlet (---.---.124.215) 10 octobre 2005 15:15

                                                                        On ne peut pas excommunier de l’espéranto, parce qu’on ne reçoit pas une communion smiley Celui qui a appris l’espéranto tout seul dans son coin et qui l’utilise rien que pour faire des jeux de mots dans son calepin, peut se considérer comme espérantiste sans attendre l’approbation de qui que ce soit. Et puis, que craingez-vous ? Dévoilez votre identité (vous êtes quelqu’un de connu ? smiley), personne ne vous enverra de tueurs à gages.

                                                                        Si vous avez vraiment 20 d’espéranto « dans les pattes », selon votre charmante expression, alors votre définition des « crocodiles » est effectivement une manipulation (je n’ose imaginer que vous êtes à ce point bête pour ne pas saisir correctement le sens de ce mot à bout de 20 ans smiley) Ceci dit, j’ai une petite idée sur votre identité smiley Autre chose : ça sent des ambitions déçues tout ça. A votre charge de prouver le contraire.

                                                                        « C’est et cela reste une fabrication humaine, qui doit d’ailleurs être régulièrement nourrie, au contraire des langues naturelles qui se nourissent seules, par emprunts (aussi disgracieux qu’ils puissent être). »

                                                                        Parfait, et les emprunts ? Faut bien que quelqu’un fabrique le néologisme en premier. Vous l’allez pas prétendre qu’ils sont d’essence divine smiley

                                                                        « Aviadilo » vous paraît long ? Pour moi, il a l’avantage d’être compréhensible et économiser la mémoire.


                                                                        • Chocolat Bleu Pâle (---.---.226.87) 10 octobre 2005 15:36

                                                                          On peut excommunier de l’esperanto. Il suffit d’arrêter la vanne des infos. Comme elles ne parviennent de toute façon pas par d’autres circuits (sectarisme oblige), le pauvre gars qui avait basé une certaine vie sociale, du fond de sa Sibérie relationnelle, sur un espérantisme de bon aloi, se trouve aussi démuni que l’enfant qui vient de naître.


                                                                          • Chocolat Bleu Pâle (---.---.226.87) 10 octobre 2005 16:09

                                                                            Les emprunts ne sont effectivement pas d’essence divine. Ils sont spontanés, et je vous invite à leur propos à reparcourir les ouvrages d’Henriette Walter. Quoiqu’il y a peu de chances qu’ils se trouvent dans votre bibliothèque, étant donné les affinités électives que vous désignent vos leaders d’opinion (Untel est pour nous, Hagège et Eco ne nous sont finalement pas contraires quoiqu’Eco soutienne aussi le Volapük, évitez Chomsky et Walter...)

                                                                            PS : je vous prie de ne pas considérer mon alacrité comme personnellement orientée. Je suis effectivement un déçu de l’espérantisme, je déduis de la prose de Monsieur Masson qu’il m’aurait fallu plus de vingt ans pour être au diapason ; la prochaine fois je ferai allemand, ça ira peut-être plus vite. En tant que personnes, je vous respecte tous profondément, mais je crois que vous participez à l’édification d’un édifice qui vous dégoûterait si vous pouviez en avoir une vue d’ensemble.


                                                                            • Masson 10 octobre 2005 16:21

                                                                              Pure absurdité vu que tout locuteur de l’espéranto est au minimum bilingue.


                                                                              • Masson 10 octobre 2005 16:28

                                                                                Voià qui nous éclaire sur un état mental pitoyable : « Les emprunts ne sont effectivement pas d’essence divine. Ils sont spontanés, et je vous invite à leur propos à reparcourir les ouvrages d’Henriette Walter. Quoiqu’il y a peu de chances qu’ils se trouvent dans votre bibliothèque, étant donné les affinités électives que vous désignent vos leaders d’opinion (Untel est pour nous, Hagège et Eco ne nous sont finalement pas contraires quoiqu’Eco soutienne aussi le Volapük, évitez Chomsky et Walter...). »

                                                                                Or il y a des ouvrages des auteurs cités, et bien d’autres, dans ma bibliothèque et dans celle de beaucoup de locuteurs de l’espéranto. Dénigrement systématique : cet état mental pourrait sûrement être expliqué par des psychologues ou des psychothérapeutes...

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