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Accueil du site > Actualités > International > Tibet : défendre un peuple et un idéal sans sombrer dans la (...)

Tibet : défendre un peuple et un idéal sans sombrer dans la mystification

L’histoire du Tibet n’est pas celle de l’Île aux enfants et le Dalaï-Lama n’est pas Casimir. Non, les Tibétains ne sont pas des saints auréolés, ascètes et non violents, assis en lotus, qui prient à longueur de journée an récitant des mantras. Oui, il faut défendre le peuple du Tibet, parce qu’il est opprimé, autant physiquement que culturellement.

L’histoire du Tibet est parsemée d’embûches. Depuis le XIIe siècle et jusqu’en 1912, il est à moitié indépendant et à moitié sous la souveraineté de la Chine, mais jamais "libre". Lors de ses périodes d’autonomie, le Tibet n’aura jamais montré beaucoup d’attrait pour la République ou la démocratie, lui préférant de tous temps un régime féodal, guère intéressé par les très lointains "droits de l’homme" qui nous sont si chers, dit-on, à nous, Français. Des guerres terribles furent menées contre les Chinois, contre les Mongols, les Népalais... comme partout ailleurs dans le monde.

Entre 1949 et 1951, l’armée chinoise prend le contrôle total du Tibet et déclare en mai 1951 son rattachement à la Chine. Plusieurs révoltes auront lieu jusqu’en 1959 et le Dalaï-Lama décidera de s’exiler en Inde, alors que les rumeurs de son arrestation se faisaient de plus en plus précises. Ce qui s’est passé ensuite est difficile à connaître avec exactitude, mais il est avéré que plus de 6 000 monastères ont été détruits. Sur près de 600 000 moines, environ 100 000 auraient été torturés puis tués. Toute forme de religion est interdite, comme partout ailleurs en Chine. Le gouvernement en exil estime à 1,2 million de morts le bilan de la répression chinoise entre 1949 et 1979, mais ce chiffre est contesté et inclurait les dizaines de milliers de morts liés à la grande famine de 1960.

Si l’on lit certaines proses récentes, les questions du jour seraient de savoir si le Dalaï-Lama est respectable ou si un peuple qui vivait avant son intégration à la Chine dans un état de servilité et de pauvreté avancée mérite qu’on se batte pour sa liberté. De l’autre côté, les médias dominants nous abreuvent de sermons moralisateurs sur le bouddhisme et sa prétendue non-violence, oubliant totalement au passage certains témoignages de touristes étrangers racontant des scènes d’attaque tibétaines contre des civils chinois. Comme s’il fallait toujours trouver des justifications absolues qui ne puissent être remises en cause... Les bons contre les méchants, les non-violents contre les brutes assoiffées de sang.

Juste une question... Est-il possible de parler des droits de l’homme sans tomber dans le fantasme romantique ? Peut-on défendre un peuple, qu’il soit tibétain, chinois ou birman, sans avoir sous la main des images-chocs, des témoignages croustillants à diffuser à l’heure de la soupe ? Et, d’ailleurs, quelqu’un aurait des nouvelles du peuple birman, qu’on nous a tant demandé de pleurer il y a quelques mois... ?

Si l’on admet que les droits de l’homme doivent s’appliquer à tous, alors admettons-le une bonne fois pour toutes et parlons-en, jusqu’à ce qu’il n’en soit plus besoin. Ou alors mettons en place, clairement, une façon de noter l’éligibilité des peuples aux droits de l’homme, peut-être en fonction de leur passé, de leur religion, de leur importance économique ou de leur race. Dans un cas comme dans l’autre, il serait bien de se décider, car ils sont bien nombreux les gens qui nous attendent, quelque part.

Les mots ont un sens


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19 réactions à cet article    


  • laurentdub 2 avril 2008 13:06

    J’ai trouvé un article qui complète particulièrement bien ce point de vue.

    Il part du principe que le Dalaï-Lama n’est le sage que nous nous représentons, mais un personnage plus fantaisiste et facétieux que nous pouvons le croire, moins lisse qu’il n’y parait.

    http://www.contre-feux.com/debats/politiqued/fautil-boycotter-la-ceremonie-douverture-des-jo-de-pekin/de-linfantilisme-du-dalai-lama.html

    Il y aurait donc un côté moins pure du dalaï-lama ; et c’est rassurant d’un côté, cela nous rappelle qu’il reste un être humain.


    • casp casp 3 avril 2008 00:23

      Hum c’est pas pour dire mais l’article de contre.feux ne vaux rien... Il est ecris par quelqun ayant un degré de spiritualité vraiment au ras des paquerettes.

      Evidement des paroles sages sont enfantines. Et c’est ca qui leur donne toute leur force. tellement simple tellement vrai et tellement dur a appliquer. Cela demande une vie a certain.

      Autant j’approuve l’analyse de cet article sur la crise du tibet et son suivis un peu partisan qui en est fait. Autant je trouve que le dailai lama pour l’instant fait un parcours sans faute dans la voie du milieue vue le degré de difficulté de la situation.

      De la même facon que Ghandi il ne cherche pas l’opposition ni l’humiliation de son adversaire. Ceci pour lui montrer sa propre faiblesse. Et comme pour ghandi la chine est dans l’ensemble bien contente de pouvoir compter sur les quelques esprit echauffé par la situation qui entreront dans la voie de la violence. Pour s’en servir comme justificatif implacable.


    • JoëlP JoëlP 2 avril 2008 17:38

      Je suis d’accord avec l’article. Il ne faut pas faire du Dalaï Lama une icône et du bouddhisme tibétain un absolu. On peut considérer que ce système était parmi les plus rétrogrades et qu’un clergé pléthorique vivait au crochet de la population. Ce n’est pas tout à fait mon avis, mais je peux comprendre ce point de vue.

      Ce qu’il me semble, c’est que le Tibet (et donc la Chine) cristallise toutes les questions qui nous posent problème. A travers cette révolte himalayenne, on fait passer nos angoisses face à la mondialisation dont la Chine est devenu le parangon. La Chine est passée d’un régime communiste des plus dur au capitalisme le plus sauvage sans renier le premier. En plus les JO arrivent et c’est une occasion inespérée de montrer aux chinois que leur économie mi-carpe mi-lapin ne nous plaît qu’à moitié.

      Ceci dit, il serait bon de se rappeler que c’est nous qui avons créer cette situation en laissant les loups libres dans la bergerie planétaire.


      • krikri 3 avril 2008 12:06

        *Ceci dit, il serait bon de se rappeler que c’est nous qui avons créer cette situation en laissant les loups *libres dans la bergerie planétaire.

        *Nous* aurions un tel pouvoir ? Je ne vois pas ce que les Francais auraient cree en Asie. Pourtant j’y vis et je m’y balade depuis une douzaine d’annee. On peut toujours causer, on n’a aucune influence.

         


      • laetivik 7 avril 2008 15:45

        oui bien sur la chine exemple facile pour fustiger l’économie mondiale et la mondialisation qui a déjà presque entièrement pourri la terre. mais qui a lancé ce mouvement de mondialisation ? la chine ?

        En toutes choses il faut rester objectif et le tibet pour la chine est pratiquement comme le pays basque pour la france ou l’espagne Il y a des gens qui vivent sans problèmes dans le pays concerné tout en se sentant basque et il y a les agitateurs contre lesquels, ma foi, la france ou l’espagne ne se privent pas de lutter avec RG DGSE et autres services, Qui y trouve à redire et sur quels plateaux de télé du reste du monde discute t on le problème. Après les méthodes c’est sur sont à discuter

        Mais il faut aller faire une incursion dans les livres d’histoire qui nous disent que la savoie n’est française que depuis moins de 300ans, de même que la nlle calédonie La réunion Et tous les pays "anglibouffés" tels que Australie Canada Nlle Zélande ,ne le sont pas depuis plus longtemps. Je ne parle même pas de l’Inde.

        Et le Tibet ? il est territoire chinois depuis 800ans

        Alors regardons les poutres dans nos yeux d’occidentaux et ce qui se passe dans nos démocraties avant d’aller donner des leçons ailleurs.


      • Mon Moulin 2 avril 2008 19:32

         Des réfugiés, victimes du bouddhisme d’état, dont personne ne parle :

        http://www.alternatives.ca/article3546.html

         

        Les réfugiés oubliés du Bhoutan

         

        Au Népal, 110 000 Bhoutanais vivent dans des camps dans l’indifférence la plus totale. La documentariste suédoise Annika Gustafson, qui vit à Montréal, est l’une des rares à raconter leur histoire dans son documentaire Temps mort.

         

        Le roi du Bhoutan bouddhiste, petit pays situé au nord de l’Inde avec le Népal tout près à l’ouest et le Tibet à l’est, a chassé 100 000 personnes de son pays en 1990 sous prétexte qu’elles ne sont pas d’origine bhoutanaise et parce qu’elles ne parlent pas la langue officielle du pays, le dzong-ka. Les expulsés, ethniquement népalais, pratiquent l’hindouisme. La grande majorité vivait dans le Sud du Bhutan, un royaume mieux connu pour avoir développé un indice de Bonheur national brut.

        Depuis, les autorités bhoutanaises ont organisé des vagues de repeuplement du Sud du pays avec des Bhoutanais du Nord. La plupart des terres abandonnées durant l’exode ont été reprises, ce qui complique le retour des réfugiés.

         


        • nostromo 2 avril 2008 22:26

          Sur le tibet : Au moins, vous n’affirmez rien ce qui pour moi est une excellente chose.

          Sur les droits de l’homme : c’est un fantasme au nom duquel l’occident se permet beaucoup de connerie... y’a t’il une difference entre un esclave noir dans un champ de coton et un ouvrier occidental sur une chaine de production , pour moi non ils sont pieges tous les deux, ils ne sont libres ni l’un ni l’autre, tout au plus le second percoit un salaire... qu’il reverse quasi integralement a l’etat ou a une classe superieure... le plus vicieux c’est qu’ "offiiellement" le second ne porte plus le nom d’esclave et il peut tout aussi "officiellement" se mettre lui meme ses chaines en s’endettant pendant 20/30 ans pour consommer ou s’acheter un toit

          La liberté d’expression a t’elle seulement existé un jour dans les medias traditionnels ? elle est de toute façon en train de disparaitre d’internet . Il se passe en ce moment meme des choses importantes en France a ce niveau , mais le veau moyen de base prefere s’offusquer du filtrage pratiqué en Chine... c’est pathetique.

          Non les droits de l’homme c’est au XXIeme siecle de la propagande neo liberale anti communiste primaire, un moyen d’abrutir le bon peuple pour lui faire oublier qu’il va droit dans le mur.


          • Boileau419 Boileau419 3 avril 2008 05:17

            Tous ces rapples historiques sont indirectement des justifications apportées aux Thèses de Pékin. Que le Thibet ait appartenu à la Chine ou à la Patagonie n’a strictement aucune importance. A constamment fouiller dans le passé on trouverait des raisons pour rattacher la France à l’Italie et vice-versa.

            Ce qui compte c’est 1 que le Thibet possède un peuple et une culture distinctintes 2 que la plupart des Thibétains ne veulent pas des Han (Chinois) chez eux. Par conséquent c’est d’abord au droit des peuples à disposer d’eux-memes qu’il faut avoir recours et non aux droits de l’homme.


            • krikri 3 avril 2008 12:00

              *Ce qui compte c’est 1 que le Thibet possède un peuple et une culture distinctintes 2 que la plupart des *Thibétains ne veulent pas des Han (Chinois) chez eux.

              Argument ridicule.

              En France, il y a des villages qui ont un peuple et une culture disctinte (des Anglais), et aussi des banlieues (avec des populations surtout de cultures africaines). Si ces gens deviennent des *racistes* absolus qui ne veulent plus cohabiter des Blancs (Francais), il faut leur donner leur independance et leur autodetermination ?

              On vit sur une planete, tous la meme. Il y a deja des millions et des millions de refugies apatrides et on ne doit sous aucun pretexte en creer de nouveaux. Les gens sont la ou ils sont en 2008, et ils doivent y rester. Les humains doivent apprendre a vivre ensemble. Il n’y a plus de place pour les *purifications ethniques* , meme sous forme de decolonisation. 


            • idyllique 3 avril 2008 08:03

              En effet, nous avons un vision déformée du monde lointain..

              Les Français qui vocifèrent à l’encontre de la Chine et réclament sanctions, boycott savent-ils qu’ils contribuent chaque année à une subvention de 300 millions d’euros pour son développement économique ? Passons sous silence, notre dépendance face à ce fournisseur hégémonique qui broie nos emplois !

              Savez-vous de combien de centaines de millions ils contribuent au maintien des pouvoirs en place dans les pays de la Françafrique ? et quels coûts par an pour les 1000 hommes supplémentaires que nous envoyons en Afghanistan ?

               

              NON bien sûr... continuez d’aboyer... pendant ce temps la France creuse votre tombe en vous appauvrissant chaque jour davantage : Il faut bien pour subventionner les pays du monde entier que les Français se serrent la ceinture en les rackettant en prélèvements obligatoires.

              Faites donc un tour sur  : http://www.contribuables.org/


              • L'écureuil des bois L’écureuil des bois 3 avril 2008 12:58

                Idyllique, les Français qui choisissent de vociférer et demandent des sanctions contre le gouvernement de Chine pour sa façon de faire ne choisissent pas en revanche de donner leur argent pour ce pays !!! Il faut aussi, et dans tous les pays, que ce soit en Chine, au Tibet ou en France, distinguer le peuple et le gouvernement, qui ne demande pas l’avis du peuple pour prendre des décisions internationales...

                 


              • L'écureuil des bois L’écureuil des bois 3 avril 2008 13:16

                Pour ma part, je pense que le Dalaï Lama est effectivement un homme aux paroles sages. Maintenant, à savoir s’il applique ce qu’il dit ou pas, je n’en sais rien. En tout cas si chacun de nous essayait de les mettre en pratique dans sa vie quotidienne, à son échelle, on ne serait pas obligés de se battre pour faire respecter les droits de l’Homme.

                Et de toute façon, qu’on soit d’accord ou pas avec la Chine/ou le Tibet, qu’on connaisse ou pas leur passé historique, on ne peut pas être d’accord avec les atrocités subies par les uns ou les autres. On n’est pas contre un peuple, mais contre une situation.


              • wiNter)SonAta 9 avril 2008 00:42

                bravo pour le commentaire. depuis que je suis sur agoravox. vous etes le 1er a vraiment dire qqch de senser et de vrai. merci !


              • Rangzen 3 avril 2008 12:08

                Article parfois affligeant qui pêche comme beaucoup d’autres par ignorance de l’histoire du Tibet et de ses relations avec la Chine.

                Le Tibet a toujours été "libre" et parfaitement "indépendant" de la Chine que cela soit sous la dynastie des Yuan (dynastie non-chinoise mais Mongole), la dynastie des Ming (dynastie chinoise) puis la dynastie des Qing (dynastie non-chinoise mais Mandchoue). Jamais la politique intérieure du Tibet n’a été décidée autrement qu’au Tibet par le dalaï-lama, le régent le cas échéant ou le gouvernement tibétain en place (Kashag) voire l’Assemblé (Tsongdu).

                Le Tibet a fait appel au soutien militaire de Pékin en XIXème face aux agressions des Gurkhas depuis le Népal mais n’a jamais fait la guerre à qui que ce soit depuis le VIIème siècle où sa domination s’étendait jusqu’en Chine et en l’actuel Afghanistan. Les Britanniques puis les Chinois ont essayé d’envahir le Tibet au début du XXème siècle, c’est effectivement alors que le XIIIème dalaï-lama a proclamé l’indépendance de son pays et forgé le drapeau national.

                Replié sur lui-même, le Tibet, fermé aux étrangers, n’a pas alors rejoint la SDN au début des années 1920, et, lors de la création de l’ONU en 1944, son chef spirituel et temporel, l’actuel XIVème dalaï-lama, n’avait que 9 ans le pouvoir étant aux mains de deux régents rivaux plus préoccupés par leurs querelles internes que par le rayonnement diplomatique de leur pays.

                En 1950, l’Armée rouge de Mao a agressé sans aucune raison valable le Tibet au seul prétexte de sa "libération" de forces dites "impérialistes". Lors de l’invasion du Tibet, il n’y avait aucunes forces étrangères présentes sur le Toit du Monde et seulement six étrangers qui résidaient à Lhassa. Libre et indépendant de toute souveraineté chinoise ou autre, l’État tibétain émettait sa propre monnaie et ses propres passeports, prélevait l’impôt sur un territoire dont les frontières avec ses voisins étaient clairement définies, il y avait un gouvernement (Kashag) et une Assemblée (Tsongdu) ainsi qu’un pouvoir suprême incarné par la dalaï-lama fraîchement intronisé.

                La question du Tibet n’est pas de savoir si, avant son annexion par la Chine, c’était un État féodal ou non, ou si les monastères bouddhistes exploitaient des "serfs", mais bel et bien si, oui ou non, le droit s’applique au Tibet et aux Tibétains, notamment le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, le droit à l’autodétermination, toutes les résolutions de l’ONU en ce sens ayant fait chou blanc.

                Or si le peuple kosovar a bénéficié du droit à disposer de lui-même et a proclamé son indépendance, on voit mal comment, au plan du droit, le Tibet ne pourrait disposer du même droit et, le cas échéant si les Tibétains le souhaitent, de la même indépendance.

                Merci de votre attention.

                Rangzen avec Libre Opinion.


                • krikri 3 avril 2008 12:57

                  *Peut-on défendre un peuple, qu’il soit tibétain, chinois ou birman, sans avoir sous la main des images-*chocs, des témoignages croustillants à diffuser à l’heure de la soupe ?

                  On peut difficilement defendre "un peuple" en parlant de "droits de l’homme".

                  Personnellement, je trouve preoccupante la situation individuelle de beaucoup de personnes : des Tibetains en exil ne pouvant plus voir leurs familles, des prisonniers politiques, des chinois dits *Hans* agresses gratuitement, des pratiquants de religions agresses, etc. 

                  Une intervention chassant les Hans et retablissant le Dalai-Lama (pour peu que ca ne soit pas un grand bain de sang n’aboutissant a rien), ca ne reglerait rien de cela. Ce serait un simple jeu de chaises musicales, liberant des gens pour en enfermer d’autres, en rapatriant certains pour en exiler d’autres, etc. 

                  Par contre, chaque petit probleme aurait sa solution. La Chine pourrait donner peu a peu des visas aux exiles et negocier l’ouverture de la frontiere avec l’Inde. Les prisonniers pourraient etre juges, etc. Les temples pourraient lever leur culture du secret et se retirer de la vie politique (rendant ainsi inutile la pression policiere). En gros, comme on fait chez nous, les interesses reglent leurs bisbilles.

                  La sagesse et le pacifisme bouddhiste  ? Je me demande toujours comment cette hoax peut encore se balader. Vous n’avez pas besoin de remonter des siecles en arriere, ni d’aller bien loin.

                  Si vous vivez en France, vous avez pres de chez vous, un groupe de personnes qui vont un week-end par mois a des sessions de meditation, qui achetent par centaine d’euros de minces livrets de prieres, qui vous regardent d’un air degoute continuer a manger de la viande, qui se detachent de leurs amis et relations et semblent s’isoler, qui privent peu a peu leurs gosses de sociabilite et que vous ne voyez revenir que pour vous precher la bonne parole et faire signer des petitions. La, tout de suite : "Aaaaah, c’est une S.". Une mechante S. manipulatrice. Tout le monde vous dira qu’ils embrigadent des politiciens et font du lobbying pour faire passer leurs ideologies puantes, qu’ils ont beaucoup d’argent. Et si vous verifiez, vous trouverez que c’est vrai qu’ils sont riches et bien places, ceux qui sont au sommet de l’organisation. 

                  Ben c’est juste une organisation bouddhiste, comme toutes les autres. Une organisation religieuse stricte banalement *accaparante*. Il y a juste des *grands schtroumpfs* qui le font un peu mieux que d’autres. Jusqu’a present, le Dalai Lama a le bon gout de ne pas etre notoirement pedophile, de payer ses impots, de n’avoir pas ete collabo en 40, de n’avoir pas besoin de lancer des fatwas/ mises a l’index pour remotiver les troupes et ne pas s’etre implique recemment dans des attentats jihadistes ou facon Aum. Sa secte est plutot propre et bien geree. Ca ne durerait pas 24 heures s’il devenait chef d’Etat.


                  • armand armand 3 avril 2008 15:19

                    On notera que si des Tibétains s’en sont pris à des commerçants Han - ce qui est mal, bien entendu - depuis les décennies qu’ils sont occupés par une immense puissance coloniale, aucun Tibétain ne s’est fait sauter dans un supermarché ou un autobus, aucun n’est entré dans une école pour massacrer les écoliers.

                    Alors je trouve assez cocasse que ceux qui trouvent toutes sortes d’excuses aux Palestiniens se montrent nettement plus tièdes quand il s’agit de défendre le Tibet.

                    Deux poids, deux mesures ? Ou plutôt, encore et toujours, choisir systématiquement d’être contre tout pays, mouvement, courant de pensée dès lors qu’il est soutenu par les Etats-Unis...


                    • Patience Patience 5 avril 2008 08:12

                      Excellente question.

                      A mon humble avis, c’est tout simplement parce que les moines sont manipulés par leur hiérarchie. Cette même hiérarchie étant directement soumise au Dalaï-Lama.

                      Nous serions donc bien en présence d’une subversion menée par une minorité fanatique. Je cherche en vain une trace de légitimité démocratique dans tout cela.

                       

                       


                    • Patience Patience 5 avril 2008 08:37

                      Et j’ajoute que, vu la censure qui règne sur AV au sujet du Tibet, je ne me donnerai pas la peine d’argumenter mon précédent commentaire.

                      J’ai dit mon sentiment. C’est tout ce que ce site mérite.

                      Ras-Le-Bol !!!!

                       


                    • Patience Patience 10 avril 2008 06:50

                      Bodidharma,

                      En tous cas, nous sommes au moins deux à ne pas nous laisser berner.

                      Je viens de lire ceci :

                      contreinfo.info/article.php3

                      Je ne doute plus que l’Occident est en train de dérailler. Alors, je n’accepte pas qu’un Dalaï-Lama, qui se dit pacifiste, se mette au service de ceux qui ne trouvent leur intérêt que dans la guerre.

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