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Accueil du site > Actualités > International > Tibet, une réalité démographique et des chiffres, des chiffres...

Tibet, une réalité démographique et des chiffres, des chiffres...

Evolution de la population
 
L’histoire mouvementée du Tibet entre les VIIème et XVIIIème siècles fait que la population tibétaine a diminué de 8.000.000 de personnes durant cette longue période. Ensuite, du XVIIIème au milieu du XXème siècle cette diminution est de 800.000 personnes. Donc entre l’an 700 et l’an 1950 la population s’est réduite de 11.000.000 à 2.500.000 habitants. Quand on parle d’exode rural en Europe... !
 
En 1950 on estime à 1.500.000 le nombre de tibétains vivant au Tibet et à 2.500.000 leur nombre total, répartis dans diverses provinces. (sources http://french.china.org.cn/china/archives/tibet2006/2007-07/02/content_8468841.htm
 
Cette tendance s’inverse entre 1950 et le dernier recensement officiel en 2000. C’est la population tibétaine qui a le plus augmenté en pourcentage, dépassant le niveau moyen du pays (2.700.000 tibétains seulement au Tibet et 6.000.000 répartis sur l’ensemble du territoire chinois). En majorité ces 3.700.000 tibétains se trouvent dans les régions suivantes Yunnan, Sichuan, Qinghai et Gansu . Pour une ethnie prétendue victime de génocide, passer en 50 ans de 2,5 à 6 millions, cela relève presque de l’exploit !
 
Il est à noter que cette dernière province, le Gansu, sinistrée par d’importantes coulées de boue, et qui compte .moins de 2 % de tibétains a quand même été cataloguée par les médias français comme une province tibétaine. Nos journalistes ont encore du chemin à faire, d’autant plus que même les théoriciens du „Grand Tibet” ne revendiquent qu’une petite partie de cette province. Pour information le Gansu, province longiligne qui était traversée par la Route de la Soie, compte 23.000.000 habitants dont 92,4% de Han, les 7,6% restant sont des Hui (tibétains), des Ouïghour et des Dongxiang (source  http://www.terrescontees.com/regions/chine/gansu.htm). Sur l’ensemble de la Chine les han représentent 91% de la population.
 
L’ethnie tibétaine, créée ou plutôt fédérée par la dynastie des Tubo (voir l’importance des Tubo dans mon article „propagande quand tu nous tiens”) est en fait l’unification des tribus du plateau tibétain au début du VIIème siècle. En font partie :
-les Tibétains qui sont majoritaires,
-les Luoba, les Monba, les Deng et les Sherpa qui ne possèdent pas d’écriture propre et outre leurs dialectes particuliers parlent le tibétain,
-les Hui qui parlent chinois et tibétains mais sont musulmans.
Sauf pour les Hui, les pratiques religieuses de ces ethnies sont liées au bouddhisme mais certaines (Monba notamment) sont adeptes du Chamanisme traditionnel.
 
Quelques éléments d’explications
 
Un ensemble (non exhaustif) de décisions viennent nous faire comprendre comment nous avons pu passer d’une si longue phase de diminution à une phase de croissance de la population :
 
-la Chine effectue un contrôle de la natalité en soutenant la politique de l’enfant unique, politique qui ne s’applique pas comme nous l’entendons des sources occidentales par des avortements forcés (je ne prétends pas qu’il n’y en a pas du tout mais je n’ai pas trouvé d’informations croisées fiables sur ce sujet), mais par des mesures plus subtiles. Un couple qui a un seul enfant voit cet enfant pris en charge par l’Etat. Dès le second enfant l’Etat ne participe plus, et il taxe de plus en plus en fonction du nombre d’enfants. Bien évidemment cela a un effet pervers, un ami chinois riche et travaillant dans un gouvernement régional m’a confié qu’il avait 4 enfants parce qu’il a les moyens de payer.
 
-En matière médicale, et pour lutter contre la tradition qui voulait que les filles étaient en général tuées ou abandonnées à la naissance (tradition valable aussi pour l’Inde), le gouvernement a interdit les examens médicaux susceptibles de faire connaître à l’avance le sexe du bébé. Nous pourrions épiloguer sur l’origine de cette tradition, il semble que l’explication la plus sérieuse soit liée à des conditions de vie extrêmement précaires dans les campagnes et au fait que le garçon est celui qui hérite des terres familiales et a la responsabilité de ses parents devenus vieux, alors que la fille n’a rien en dot. Elle est dès sa naissance un poids mort, un fardeau.
 
-au Tibet la Chine, par son gouvernement local (le Tibet est une province autonome qui dispose de prérogatives que n’ont pas les régions „simples”) a accepté que les couples aient 2 enfants pris en charge par l’Etat.
 
Cette argumentation vient au détriment de la théorie qui veut que les Han, ethnie majoritaire, aient été envoyés en masse au Tibet pour contrôler et noyauter le pays. Et cela d’autant plus que le droit à deux enfants n’est valable que pour les tibétains, les Han résidant au Tibet restent avec la limite à un enfant.
 
Cette théorie est battue en brèche par un second argument bien plus négatif, les chinois des plaines et des villes considèrent le Tibet comme une région sous développé, sale, mal approvisionnée, et trop retirée pour que leurs enfants puissent y avoir un avenir similaire à ce que peuvent leur offrir Shanghai, Shenzhen, Beijing, Dalian, etc... En Chine la notion de famille est très forte et, hormis les période de grave disette (entre la 1ère et la 2ème guerre mondiale par exemple, qui ont vu des populations entières quitter leur région d’origine pour s’installer dans des contrées plus accueillante (Shangdong vers l’ancienne Mandchourie par exemple), ce n’est que depuis une dizaine d’années que nous assistons à des phénomènes migratoires significatifs, en fait depuis l’arrivée de l’économie de marché, des entreprises privées, des villes champignons et de leur boom économique.
 
-Un autre point est à noter, en 1950 l’espérance de vie au Tibet était de 36 ans et la mortalité infantile de 430 ‰, en 1980 cette même espérance de vie est passée à 65 ans, la mortalité infantile est de l’ordre de 100 ‰ (source E. Martens Histoire du bouddhisme tibétain).
Cela est dû à l’amélioration des conditions de vie, la multiplication des équipements médicaux où la médecine traditionnelle tibétaine cotoye celle chinoise, un fort soutien du gouvernement central, un accès à l’éducation avec deux aspects, le taux d’analphabétisme est passé de 90% en 1950 à 40% en1980 et le chinois est la seconde langue dans l’enseignement (les cours sont dispensés en tibétain dans les écoles), et même quelque chose qui personnellement me hérisse, on pratique la discrimination positive avec des résultats étonnants, le taux de réussite moyen des Han au Tibet est deux fois moindre que celui des minorités pour les examens d’entrée à l’Université (source C. Zass in Education in Tibet, Policy and Practice since 1950)
 
Quand la propagande chiffrée s’emmêle les pinceaux :
 
Si le site officiel des autorités tibétaines en exil donne des statistiques qui démontrent que le nombre de chinois d’origine tibétaine est en croissance permanente et valide le chiffre de 1,5 millions de tibétains au Tibet en 1950, cela ne l’empêche pas de donner aussi d’autres chiffres en totale contradiction, notamment en affirmant que 1.200.000 tibétains sont morts au début des années 60 du fait de l’occupation chinoise. Le calcul est simple, sur 1.500.000 tibétains, 1.200.000 seraient morts, il en serait donc resté 300.000. (sources http://french.china.org.cn/china/archives/tibet2006/2007-07/02/content_8468841.htm, www.tibet-info.net et M. Parenti „Le mythe du Tibet” http://fraternitelibertaire.free.fr ).
 
Il s’en est fallu de peu que ce „génocide” ait tué plus de tibétains qu’il n’en existait !
 
D’ailleurs le Dalaï Lama ne s’y trompe pas, dans une interview à Playboy en 1998 (mais oui !) il déclare très lucide „si nous restons une partie de la Chine nous profiterons aussi matériellement de l’énorme progression du pays”.
Quand aux autorités chinoises elles n’ont strictement aucun intérêt à entretenir un ressentiment antichinois sur leur territoire, par contre d’autres pays sont intéressés eux aussi par les richesses sousterraines du Tibet (pétrole, Or, Uranium, Borax, 40% du Lithium mondial, etc..), et c’estaussi la source des 7 plus grands fleuves d’Asie.
(source http://gaelle.hautetfort.com/tag/richesse%20en%20mati%C3%A8res%20premi%C3%A8res et K. Conboy & J. Morrisson „the CIA’s secret war in Tibet)
 

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30 réactions à cet article    


  • ALBIE Alain 22 septembre 2010 17:04

    Bonjour l’auteur,

    très bon article documenté et précis, ce qui explique d’ailleurs que vous aurez sans doute des votes négatifs, mais peu de commentaires ...

    Une petite précision concernant les filles :

    Le problème vient majoritairement de deux choses dont la première est que dans les zones rurales, les filles partent lorsqu’elles se marient, ce qui représentait autrefois une perte de main d’œuvre. C’est d’ailleurs pour cela que contrairement à d’autres pays où une fille pauvre avait et a toujours du mal à se marier, en Chine le futur époux offre une somme d’argent aux parents de sa future épouse.

    Vient ensuite le problème lié au nom de famille, ceux-ci étant très peu nombreux en Chine. Si l’épouse garde en effet son nom de naissance, l’enfant prend celui du père, et c’est ainsi que certains noms de familles se sont perdus.

    Pour en revenir au Tibet, il s’agit avant tout d’une histoire politique et tous les systèmes de désinformation sont employés. Je ne prétend nullement qu’il n’y ait aucun problème culturel dans cette région, mais elle est la même que dans les autres zones ethniques du pays.

    Il a d’ailleurs été largement dommageable pour les Tibétains que leur réelle aspirations aient été salies pardes personnages n’ayant qu’un intérêt partisan et la soif de retrouver le pouvoir disparu.

    Bonne continuation et toutes mes félicitations pour cet article qui remet quelque peu les pendules à l’heure.


    • Gérard Luçon Gerard Lucon 23 septembre 2010 17:25

      merci pour ce complement sur « les filles » et les noms de famille qui sont, effectivement , un vrai casse-tête en Chine


    • Tibet Libre France-Tibet Ile-de-France 24 septembre 2010 17:39

      Il est nécessaire que vous veuillez bien préciser votre référence à www.tibet-info.net, à ma connaissance, ce site mentionne environ 6 millions de Tibétains, pour environ 7 millions de Chinois : http://www.tibet-info.net/www/Le-Tibet-en-un-coup-d-oeil.html?lang=fr

      Ce n’est pas vraiment ce que vous dites. Peut-on vous croire sur le reste ? J’en doute.


    • Fouls Fouls 22 septembre 2010 17:11

      L’objectif de cet article est-il de dire que finalement la colonisation du Tibet a servit les tibétains ? J’espère que non !

      Par ailleurs pour avoir visité le « Tibet museum » à Dharamsala je me rappel de 2 choses principalement, ils parlent d’un million de victimes directes ou indirectes depuis l’invasion du Tibet jusqu’à aujourd’hui et non de 1.2 million de morts au début des années 60. Cette estimation prend notamment en compte les nombreux tibétains morts en franchissant l’Himalaya pour se refugier au Népal ou en Inde.

      Et ils s’estiment victime d’un génocide culturel et non d’un génocide tout court.

      Votre article occulte cruellement cet aspect culturel, certes votre intention était visiblement d’étudier l’aspect démographique mais une mention à l’égard de la culture tibétaine en train de disparaitre au Tibet aurait été la bienvenue


      • Gérard Luçon Gerard Lucon 23 septembre 2010 17:39

        Si vous allez visiter le Palais national des minorités, près de Xi Dan, Bulevard Chang An - west, à Pékin (ok ce n’est pas Daressalam ...) vous pourrez vérifier que les cultures des minorités y sont présentées avec leurs spécificités, leurs traditions. En 2009 au moment de l’anniversaire de la révolution chinoise il y a vait une grande exposition de photos dans la rue piétonne Wang Fu Jing, les minorités y avaient une grande place avec des photos « d’époque », des représentations de familles en costumes traditionnels et par « ethnie » et croyez moi les différentes « tribus » vivant dans les montagnes du Tibet étaient vraiment représentées.
        Parler de la disparition de la culture tibétaine ne me parait pas correct, par contre parler de la disparition d’un certain nombre de choses liées à l’abolition de l’esclavage dans ce pays est effectivement une atteinte à « une certaine forme de culture ».


      • Surya Surya 23 septembre 2010 20:26

        Gérard Lucon, cela ne prouve pas que le peuple Tibétain soit bien traité, et respecté dans ses choix de vie, son aspiration à voir rentrer le Dalai Lama (si eux le veulent, alors qui sommes nous pour leur dire qu’ils ont tord ??) Rappelons nous que lors de la grande exposition coloniale de 1931 à Paris, les peuples colonisés étaient également présentés « avec leurs spécificités, leurs traditions » Ils n’en étaient pas moins considérés comme des animaux et méprisés.
        Curieusement, à l’époque, les seuls à être anti colonialistes (personne ne les écoutait) étaient les communistes. Ils avaient organisé une contre-exposition intitulée « La vérité sur les colonies » que très peu de gens sont allés visiter. Je déplore vraiment que de nos jours, certains communistes français soutiennent la Chine dans son acte de colonisation du Tibet. Ils ont bien changé depuis 1931... et me déçoivent beaucoup.


      • Surya Surya 23 septembre 2010 20:32


        Je ne sais pas si l’image va passer quand je vais envoyer le commentaire, c’est une affiche de cette contre expo, mais j’essaye quand même, on verra bien.


      • Surya Surya 23 septembre 2010 20:35

        Désolée. On peut voir l’affiche ICI


      • Cathy59 24 septembre 2010 12:53

        Bonjour
        Oui avec ce raisonnement, monsieur Gérard, on ne peut que se féliciter de la représentation indienne d’Amérique du Nord ! Après tout, nous leur avons donné (enfin imposé) l’accès à l’école, bon d’accord au détriment de leur culture (ben non, il y a même un statue à la maison blanche) mais c’était pour leur bien. Tiens ça me rappelle quelque chose...


      • Gérard Luçon Gerard Lucon 25 septembre 2010 13:58

        peut-être, par contre cela semblerait prouver que les chinois assument et sont fiers de leurs minorités (précision : j’ai utilisé le conditionnel donc merci aux idôlatres de ne pas interpréter autrement .... si cela est dans leurs possibilités)


      • ploubi 22 septembre 2010 17:38

        En même temps, il me semble que ce qui est critiqué dans la situation du Tibet, du Xinjiang et de toute province annexée par la Chine, ce n’est pas tant de pratiquer un génocide, mais un génocide culturel.

        Le général chinois ayant « libéré » le Tibet avait dit qu’il faudrait 100 ans pour assimiler complètement le Tibet.
        Assimiler est bien le mot, d’ici une vingtaine d’année, il n’y aura plus trop de problème car les tibétains seront devenus des chinois comme les autres.

        La discrimination n’est pas tant « raciale » que culturelle.
        Le tibétain de « souche » a le choix entre adopter le mode de vie chinois et progresser socialement.
        Ou s’attacher à ses traditions et vivre dans la misère parqué dans des réserves.
        En ça on peut dire que la Chine est quand même moins hypocrite que la France, où un arabe même catholique ne sera toujours qu’un arabe et sauf exception ne pourra jamais prendre l’ascenseur social jusqu’en haut.

        La population tibétaine de « souche » augmente, c’est sur et encore eheureux, par contre elle n’augmente pas à la même vitesse que la population du pays. Quelle est sa proportion dans la population totale ?

        Après moi je n’ai pas trop de parti pris, Si ce n’était pas la Chine, ça serai l’Inde, ou les USA au travers de la CIA...Et la situation ne serai pas vraiment meilleure pour la population locale. Le gouvernement pré-chinois n’ont pas su s’adapter aux évolutions diplomatiques du début du 20ème siècle, tout comme le gouvernement chinois pré-communiste...


        • Gérard Luçon Gerard Lucon 25 septembre 2010 14:18

          - j’ai essayé de démontrer chiffres à l’appui que la population dite « tibétaine » augmentait plus vite que celle des autres ethnies, je ne peux guère vous donner plus d’informations sur ce sujet.
          Disons grosso-modo que sur les 20 dernières années le ratio est de 2 pour les chinois en général et de 2,4 pour les chinois tibétains, cela étant bien évidemment pondéré par le nombre total des uns et des autres, c’est à dire que 2,1 pour 1 milliard représente beaucoup plus que 2,4 pour 6 millions .. question de relativité et d’arithmétique.
          -la modernité touche toute la Chine, pas seulement le Tibet, donc pourquoi ramener seulement au Tibet ce choc culturel que tous subissent ? croyez-vous que les « Hui », ces tibétains musulmans, n’ont pas eu aussi des problèmes de choc culturel ? Et les « Han » du ShaanXi ? et ceux de Ji Lin ? Et les Mandchous de Heilongjiang ?


        • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 29 septembre 2010 08:15

          @ Ploubi :


          « Le tibétain de »souche« a le choix entre adopter le mode de vie chinois et progresser socialement ou s’attacher à ses traditions et vivre dans la misère parqué dans des réserves. »

           Sans doute. La troisième voie serait une évolution de la culture tibétaine en vase clos et a son propre rythme. C’est celle que qu’on prétend favoriser dans le Grand Nord canadien pour le diverses ethnies qui y vivent encore. Mais c’est un leurre. La « contamination » des cultures autochtones est irrémédiable et elle l’est d’autant plus qu’elle est la BONNE solution au postulat implicite que la culture traditionnelle de indigènes est en quelque sorte plus importante que les indigènes eux-mêmes, lesquels devraient refuser bien-être et modernité pour le profit des anthropologues.

          Pour les motiver à ce sacrifice qui n’est pas évident, le Canada a choisi un paternalisme qui maintient ces populations dans un territoire hostile, au prix d’un assistanat qui les infantilisent et les détruit non seulement sur le plan culturel, mais sur le plan social et comme individus. Je comprend que la politique chinoise au Tibet est plus progressiste.

          Soyons sérieux. Où dans le monde reste-t-il une minorité culturelle, relativement primitive, selon les critères de la qualité de vie, dont l’évolution soit mieux gérée que celle des Tibétains ? Ma question n’est ni sarcastique ni rhétorique. Je voudrais sincèrement qu’on me le dise, après quoi l’on pourra donner des conseils aux Chinois. 


           Pierre JC Allard






        • amipb amipb 29 septembre 2010 11:07

          Tout réside dans le choix, Mr Allard.

          Je suis d’accord qu’une attitude paternaliste « à la canadienne » serait particulièrement malvenue, mais avez-vous vue l’évolution de la société tibétaine au travers de la communauté en exil, à Dharamsala ? Démocratie, internet, élection de Miss Tibet et j’en passe.

          J’ajouterai que la modernité matérielle ne doit pas aller à l’encontre de l’évolution spirituelle et culturelle, points sur lesquels la culture tibétaine est nettement en avance sur l’occident. Regardez comment les recherches sur le cerveau s’imprègnent des siècles d’expérimentation du bouddhisme tibétain. Essayez également de comprendre les mandalas, les bardos et certains écrits comme ceux de Milarépa ou Padmasambhava, vous ne serez pas déçu de la modernité psychologique.

          Alors, donnons au peuple tibétain le choix de décider de son avenir, et non pas au gouvernement autocratique chinois.


        • amipb amipb 22 septembre 2010 17:39

          Quand on parle du Tibet et de la colonisation, il faut affiner le niveau de détail sur les principales villes.

          Même si la population tibétaine est en augmentation désormais, il ne faut pas oublier que :
          - A Lhassa, la capitale, les tibétains sont nettement minoritaires ;
          - les tibétains sont tenus à l’écart d’une bonne partie du paysage économique ;
          - l’environnement du Tibet est désormais gravement souillé par les mines de lithium et autres centrales ;
          - la liberté de culte est strictement contrôlée. Tout allusion au Dalaï Lama peut vous envoyer en prison pour « séparatisme »
          - les tibétains critiques du parti ou de l’abus de certains membres du parti sont envoyés directement en prison (http://www.phayul.com/news/article.aspx?id=27892&article=Chinese+court+rejects+appeal+from+Tibetan+environmentalist&t=1&c=1)
          - les tibétains au Népal et en Inde commencent à subir le même sort qu’en Chine (voir par exemple : http://www.phayul.com/news/article.aspx?id=28172&article=Tibetan+biker+faces+uncertainty+over+completion+of+world+tour

          Quant à l’argumentation biaisée de Mr Parenti, lire sa réfutation ici (en anglais) :
          http://studentsforafreetibet.org/article.php?id=425

          Je n’arrive toujours pas à comprendre que l’on puisse se mettre du côté de l’oppresseur plutôt que de l’oppressé.


          • franco-chinois 23 septembre 2010 10:41

            « Quand on parle du Tibet et de la colonisation, il faut affiner le niveau de détail sur les principales villes. »

            « Je n’arrive toujours pas à comprendre que l’on puisse se mettre du côté de l’oppresseur plutôt que de l’oppressé. »

            Quand on parle du Tibet, il faut affiner tous les niveaux de détail.

            La nature de tout phénomène, de toute apparence, est semblable au reflet de la lune sur l’eau (Bouddha Shâkyamuni).


          • amipb amipb 29 septembre 2010 15:05

            Vous confondez nature des phénomènes et actions humaines. Merci d’éviter de brouiller les pistes avec des stances totalement hors de propos.


          • Surya Surya 22 septembre 2010 21:38

            Bonjour Gérard Lucon,

            Il y a dans votre article des chiffres que je ne comprends pas, j’aimerais bien savoir si c’est dû à mon incurable rejet des chiffres ou si ce n’est pas clair. (petite remarque, il n’y a pas de rapport entre ce qu’on nomme exode rurale, qui ne fait pas baisser la population totale d’un pays, et une population qui s’effondre de 11 M à 2,5 M)

            Vous dites donc :

            "2.700.000 tibétains seulement au Tibet et 6.000.000 répartis sur l’ensemble du territoire chinois. En majorité ces 3.700.000 tibétains se trouvent« 

            Je ne comprends pas ces 3,7 M de Tibétains.

            Ce que j’aimerais savoir, c’est l’évolution du pourcentage de Chinois au Tibet par rapport à la population autochtone tibétaine depuis 1950. Si par exemple en 1950 il y avait 90% (je donne des chiffres au hasard) de Tibétains et 10% de Chinois, et qu’en 2010 il y a 30 % de Tibétains et le reste de Chinois, la population tibétaine aura beau augmenter en nombre de personnes, il n’en restera pas moins que vue l’évolution des pourcentages, la culture, (car comme le font remarquer les commentaires ci dessus, c’est de la culture qu’il s’agit, personne ne parle de massacres de masse, alors pourquoi dites vous »Pour une ethnie prétendue victime de génocide«  ?? Vous attaquez des personnes au sujet de quelque chose qu’elles n’ont pas dis, mais qui n’a été dit que par vous...) la culture tibétaine disparaîtra peu à peu.

            Je suis sûre que les Tibétains sont ravis de voir pousser des villes champignons chez eux, et de voir les néons à l’Américaine des enseignes commerciales juste à côté du Potala. Quel respect des traditions locales !

            Vous parlez de »chinois d’origine tibétaine« . Les Tibétains vivant au Tibet seraient ils donc quand même des Chinois, mais bon, on va être sympa, d’origine tibétaine malgré tout ? J’ai du mal comprendre ce que vous avez écrit, auquel cas merci de me rectifier.

            C’est drôle tout de même comme on peut cautionner des intentions ouvertement colonialistes (développer ; éduquer la »population locale« etc...) et parler de leurs bienfaits sur la population dès qu’il s’agit de la Chine, alors même que l’on condamne de nos jours ces mêmes motivations coloniales, et ce qu’elles ont entraîné, des Européens en Afrique (du Nord, subsahélienne) ou Asie du Sud Est, au 19 ème siècle !! A l’époque, on disait »indigènes« pour parler des populations locales, là on dit parfois »autochtones", mais les motivations et le sentiment de supériorité des colonisateurs était les mêmes.


            • ALBIE Alain 23 septembre 2010 12:14

              Bonjour Surya,

              est-ce que le fait d’apprendre à lire et à écrire est un acte de colonisation ?

              Avez-vous lu cet article : http://www.legrandsoir.info/Choses-vues-au-Tibet-2.html

              Vu la densité de population au Tibet, ne pensez-vous pas qu’il y ait de la place pour un plus grand nombre de Chinois, où voulez vous faire de cette région un zoo ?

              Et pour finir, le plus important : Ne trouvez-vous pas votre combat d’arrière-garde ?

              Une dernière info que vous pourrez me donner : Quand est ce qu’à lieu la grande manifestation ayant pour but de faire accélérer le référendum pour l’autodétermination de ce qui reste du peuple kanak, colonisé depuis 1850 ?


            • Surya Surya 23 septembre 2010 18:48

              Bonjour Albie Alain,

              Il y a une chose dans votre commentaire sur laquelle je suis tout à fait d’accord, c’est lorsque vous parlez du peuple Kanak. Ce qui s’est passé en Calédonie est une horreur. Si je me souviens bien, le dernier referendum avait donné le « non » gagnant. Je crois qu’il doit y avoir un prochain referendum en 2014. Si vous organisez une manifestation, puisque cela semble vous tenir à coeur, et donc je vous encourage à agir, je viendrai y participer.

              Le fait d’apprendre à lire et écrire n’est pas un acte de colonisation en soi évidemment, car sinon j’ai été colonisée lorsque j’étais au CP, je vous embête en prenant au pied de la lettre la façon dont vous avez tourné votre question, mais je trouve assez révélateur justement que vous l’ayiez posée de cette façon, de manière totalement générale.
              Le fait de FORCER des gens, que vous avez AU PREALABLE colonisés, qui ne vous ont rien demandé et savent parfaitement lire et écrire LEUR langue, à apprendre à lire et écrire VOTRE langue, par contre, est un acte de colonisation.

              Un zoo ? Pourquoi un zoo ? Les Tibétains ne sont pas des animaux, par conséquent l’absence de Chinois sur leur territoire ne fait pas du Tibet un zoo.

              Je ne comprends pas la signification de votre dernière remarque. Vous considérez donc que se battre pour aider un peuple opprimé, qui souffre sous nos yeux, est un combat d’arrière garde ?? Mais quelle est l’attitude adéquate à avoir, dans ce cas, pour ne pas paraître totalement attardé ? L’indifférence, sans doute... A moins que vous ne vouliez dire que le combat est perdu d’avance ? Mais si c’est le cas, alors la faute à qui ?
              Ce combat n’est pas d’arrière garde, c’est même tout le contraire, il est plus que jamais d’actualité. Je considère que se battre pour une cause qui n’est pas directement la sienne, ne pas se contenter de voir ses seuls problèmes, mais regarder aussi comment vivent les autres, quelles sont leurs difficultés, est une attitude que nous devrions tous avoir. D’abord ça aiderait les autres, ça empêcherait les causes « perdues d’avance », mais en plus, nous ne nous en porterions que mieux...

              Je n’ai pas encore lu l’article que vous avez indiqué, j’y vais maintenant. Je reviendrai ici si j’ai des remarques à faire sur son contenu.

              Cordialement,


            • Surya Surya 23 septembre 2010 19:47

              Je vois notamment dans cet article :

              "Sur le Tibet comme sur tant d’autres sujets, ce n’est pas parce que la presse a écrit à foison sur la permanence de la répression du bouddhisme que cela est vrai. « 
              Evidemment, mais je termine leur phrase, la fin étant curieusement omise : »[...] mais ce n’est pas parce qu’on affirme cela, que cela prouve que ce qu’écrit la presse est faux. « 

               »écoutant et questionnant les mêmes Chinois (Hans et Tibétains).
              " Encore une fois, depuis quand les Tibétains sont-ils une ethnie chinoise ??? Ils sont, et veulent rester Tibétains. Ecrire cela, c’est leur manquer totalement de respect. Vous comprendrez très bien ce que je veux dire, puisque vous êtes sensible au sort des Kanaks comme je le suis moi même.

              En dehors de mouvements extrémistes bouddhistes et d’organisations antichinoises, il n’existe personne pour remettre en cause l’appartenance du Tibet à la Chine.
              Faux, il existe les Tibétains eux mêmes. Des reportages sortis clandestinement du Tibet le prouvent. Mais les Tibétains n’ont pas voie au chapitre, alors le fait qu’ils ne puissent s’exprimer ouvertement serait-il interprété comme un consentement ? De plus, de quelles organistions « anti-chinoises » parle cet auteur ? De toute façon, le fait de vouloir la liberté au Tibet n’a jamais signifié qu’on était « anti-chinois » ! C’est quoi, cette paranoïa ?

              Aucune organisation internationale, aucun pays (aucun !) ne le fait.
              D’abord c’est totalement faux, et même si c’était vrai, cela signifierait-il PAR CONSEQUENT que la colonisation du Tibet est juste ? Tout le monde sait bien que les intérêts économiques priment largement sur le reste ! Ce n’est donc pas un argument valable.

              Quant à ce qu’il a vu au Tibet, comme il l’indique lui même, son voyage était « encadré » par les autorités chinoises... J’aurais préféré un voyage en indépendant, qui lui permette de rencontrer d’autres personnes que des personnes spécialement choisies parce que pro-chinoises (il y en a probablement, ce dont se servent bien sûr les autorités qui les a récupérés)

              Il paraît même que nos gratouilleurs de terre avaient prévu le tremblement de terre du Sichuan. /
              Dès lors, on chanterait volontiers avec Jean Ferrat : « Mon Dieu, que la montagne est belle » sans une débauche de « drapeaux de prière » qui la défigurent et affirment l’arrogante suprématie d’une religion sur toutes les autres.
              Au nom de quoi se croit il autorisé à dénigrer ainsi une autre culture que la sienne ? Est-il quelqu’un de supérieur ? Décidément, on va au Tibet comme on va au zoo ? Ca sent le mépris, tout ça... Et ce ne sont pas les seuls exemples dans l’article...

              Cette grotesque faribole est responsable des tags les plus hauts du monde, les plus laids aussi, dépourvus qu’ils sont de toute fantaisie artistique

              "jeunes moines réunis là pour une sorte d’exercice intellectuel apparenté à la maïeutique socratique" Je pense, sans risquer de trop me tromper, que les joutes verbales bouddhistes existaient déjà avant la maïeutique socratique. Cela dit, Socrate vivait au 5ème avant JC, et le Bouddhisme est apparu (source wiki) en Inde également au 5ème avant JC. A vérifier, donc.

              Bref, pour résumer, l’auteur a été trimballé entre une rencontre éclair avec un chef d’entreprise visiblement pro-chinois, une usine de fabrication de bière, un institut de médecine traditionnelle dont il parle comme de simples superstitions, tout en glissant au passage qu’il est sponsorisé par Pékin (donc de quoi se plaignent les Tibétains ?), des montagnes très belles si l’on n’y voyait pas des signes de la culture traditionnelle tibétaines, un institut de recherche voltaïque etc etc... D’ailleurs à la fin, ils étaient si crevés qu’ils ont refusé de faire la dernière visite...

              Au fait, pour quelle raison s’est-il rendu au Tibet ? Il semble détester les Tibétains et trouver totalement ridicule leur culture traditionnelle. Il n’a pas fait l’effort un seul instant de s’ouvrir à eux, et d’essayer par ce voyage de remettre en question ses préjugés. Et où veut-il en venir dans son article ? Que cherche-t-il à prouver ? Que les Tibétains sont heureux ?

              Quand a-t-il rencontré les Tibétains, le peuple tibétain ? Jamais, du moins à en croire son récit. A-t-il été reçu dans une famille tibétaine ? A-t-il pu rencontrer librement qui il voulait, visiter librement ce qu’il voulait ? Bien sûr que non.

              Et puis, avec toutes ces usines gracieusement installées sur le territoire tibétain par le gouvernement chinois, de quoi, mais de quoi donc se plaint le peuple tibétain ?


            • Gérard Luçon Gerard Lucon 25 septembre 2010 11:06

              - vous confondez mon article avec celui de Albie Alain, remettez un peu d’ordre dans vos commentaires, je n’ai jamais parlé des kanaks, n’ayant jamais étudié ce sujet et n’ayant jamais vécu la-bas.
              -par ailleurs vous ergotez sur mon appellation de « chinois d’origine tibétaine », c’est pourtant simple à comprendre, même quand on idôlatre le dalai-lama, être chinois est une nationalité, les tibétains ont cette nationalité ; Vous ne leur reconnaissez pas ce droit ? Pourtant le droit à une citoyenneté est un droit fondamental, peut-être que vous avez encore quelques égarements liés à l’époque pas si lointaine où le tibétain de base était l’esclave du moine bouddhiste et n’avait aucun droit pas même celui à un acte d’identité !


            • Gérard Luçon Gerard Lucon 25 septembre 2010 14:20

              remplacez 3,7 par 3,3 ... nobody’s perfect ...


            • Mammon 23 septembre 2010 08:58

              Bonjour Gérard

              Votre article est très intéressant mais nous n’avons aucun chiffre concernant l’évolution du nombre de chinois Han en Région Autonome du Tibet.
              Ces données, corrélées à celles concernant les Tibétains « de souche » (j’ai horreur de ce mot) auraient permis de confirmer ou d’infirmer une bonne fois pour toutes la théorie « qui veut que les Han, ethnie majoritaire, aient été envoyés en masse au Tibet pour contrôler et noyauter le pays. » Peut-être qu’elles ne sont pas disponibles ?
              Autre chose : vous décrivez la R.A.T. comme une région peu engageante pour les chinois des autres régions (isolement, manque d’infrastructures, discrimination positive...). Or, il est indéniable que leur présence est bien plus marquée qu’avant l’invasion (ou libération, selon les points de vue) du Tibet, en particulier à Lhassa. Qu’est ce qui pourrait l’expliquer, alors que d’autres régions que vous décrivez sont bien plus accueillantes pour ceux en quête d’opportunités ? Est-ce du à l’armée, qui draine dans son sillage un immense appareil logistique ? Après tout, quand on connaît la valeur stratégique de la région...
              Concernant le nombre de morts tibétains dans les années 60, qu’on ne saura peut-être jamais avec exactitude, je suis toujours surpris que les autorités tibétaines ne le remettent pas dans leur contexte (grand bond en avant, révolution culturelle) : il me semble que le Tibet ne soit pas le seule région qui en ait bavé à cette époque...


              • Gérard Luçon Gerard Lucon 23 septembre 2010 18:08

                Merci de ce commentaire, je vais y répondre très succintement car vous envoyez sur un autre sujet qui nécessite d’être étudié et argumenté, ce que je vais essayer de faire d’ici quelque temps.
                Dans les régions frontalières et les régions « chaudes » tous les pays et tous les gouvernements, quelqu’ils soient, envoient des administratis « sûrs », des enseignants et des militaires. 
                Ce n’est pas une spécificité chinoise, par exemple l’empire austro-hongrois a installé en Transylvanie des colonies de peuplement (allemands et hongrois d’origine) sur la ligne de frontière. Si nous prenons un exemple moins passionnel mais toujours en Chine, parlons de la Manchourie (ex-Mandchoukuo), et actuellement nommée Heilongjiang, tour à tour s’y sont installés sous cette forme (administratifs, enseignants, armée) les russes, les japonais, et après la seconde guerre mondiale les chinois.

                Sur un autre point : le grand bond en avant et la révolution culturelle ne font pas partie de ce que les chinois d’aujourd’hui vantent, ils l’ont subi et ceal a fait beaucoup de dégats, par contre Mao Tse Toung reste une icône en Chine, tout en gardant à l’esprit que ses représentations sous toutes formes font partie des objets les plus achetés par les touristes étrangers venant en Chine ... avec les objets contrefaits ....


              • Tibet Libre France-Tibet Ile-de-France 24 septembre 2010 17:26

                S’il est vrai que l’ONU a été des plus timorés sur le Tibet, ce n’est pas un point en son honneur. L’ONU n’est actuellement pas des plus démocratique, seuls 5 pays font parti du conseil de sécurité, et curieusement, l’Inde, aussi peuplé que la Chine n’est pas l’un des 5.


              • Tibet Libre France-Tibet Ile-de-France 24 septembre 2010 17:33

                Concernant les propos de Jean-Luc Mélenchon, il se trompe, personne ne souhaite un régime théocratique au Tibet, même le Dalaï-lama affirme dpuis des années qu’il souhaite démissionner de ses dernières responsabilités politiques en faveur d’un gouvernement démocratique élu, et il souhaite une laïcisation compléte de la politique. Pour lui, les moines ne devraient même pas voter, afin de ne pas influencer la politique. Quand à shougdèn, il s’agit d’un mouvement dont certains de ses membres sont soupçonnés d’avoir assassiné 3 moines à Dharamsala. Le Dalaï-lama recommande en effet de ne pas suivre cette voie, mais ce n’est qu’une recommandation, chacun fait ce qu’il veut.


              • Gérard Luçon Gerard Lucon 25 septembre 2010 06:17

                vous considérez curieux le fait que la Chine soit membre du conseil de sécurité et pas l’Inde.

                c’est tout sauf curieux et cela laisse planer un doute sur l’ensemble de vos commentaires !

                Au moment de la création de ce Conseil la Chine était un Etat, l’Inde une simple colonie anglaise.


              • franco-chinois 25 septembre 2010 17:18

                Bonjour Gérard Lucon :

                Quand on parle du Tibet, et si ce n’est pas dans la tonalité de la voix officielle de Dhramsala, on aura alors à ses trousses, une bande de soldats-moines ou des ilotes modernes qui s’adonne à le conchier.

                Voir aussi mon article :

                http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/vive-la-republique-65485#forum2323858

                Réponses par avance aux défenseurs des « causes » des veuves et orphelins lointains :

                Jamais la haine n’éteint les haines en ce monde. Par l’amour seul les haines sont éteintes. C’est une loi éternelle. (Bouddha)


                • amipb amipb 29 septembre 2010 11:11

                  Où est donc l’amour et le dialogue dans votre message ?

                  Essayez au moins de comprendre les stances du Bouddha que vous écrivez avant de les copier-coller.

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