Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > International > Tremblement de terre politique en Espagne : la déferlante PODEMOS devient (...)

Tremblement de terre politique en Espagne : la déferlante PODEMOS devient le premier parti du pays en intentions de votes

Bonjour les amis,

Ce billet est un complément à l'excellente synthèse d'Alfred Ledingue sur la situation actuelle de l'Espagne, embourbée dans une crise profonde ( 52 % de sa jeunesse au chômage, apparition de la grande pauvreté,etc...) et plongée depuis plusieurs années dans une série d'affaires de corruption qui démontrent chaque jour qu'il ne s'agit pas de simples cas isolés mais de dérive d'une génération politique corrompue dont les représentants ont été achetés par les grandes puissances financières nationales et internationales.

Dans ce contexte, et face au discrédit des partis qui ont gouverné pendant 3 décennies ce pays, le parti PODEMOS né des plateformes citoyennes et du mouvement du 15-M apparaît comme la seule forme de regénerer toute une classe politique corrompue jusqu'à la moelle et dont on n'a aucune raison de penser qu'elle est à même de se corriger.

Le sondage metroscopie publié par EL PAIS aujourd'hui dimanche 2 Novembre va provoquer un petit séisme car pour la première fois dans l'histoire de l'Espagne et d'un pays européen, un parti anti-système engrange le plus grand nombre d'intentions de votes.

Les Etats-majors des 2 grands partis de pouvoir PP et PSOE assistent impuissants à une déferlante qu'ils ne peuvent contenir après ce mois d'Octobre de folie pendant lequel ont eu lieu des dizaines d'arrestations d'élus et d'hommes d'affaires ( opération PUNICA).

Hier il y a eu un grand débat télévisé sur la SEXTA sur le phénomène PODEMOS avec des représentants de tous les grands courants, et d'ores et déjà on voit de quelle manière l'establishment va tenter de juguler l'effet devastateur de cette nouvelle force politique. Les partis traditionnels jouent sur la peur et tentent de diaboliser PODEMOS, en promettant mille maux pour la société en cas de victoire de ceux-ci :

- programme économique utopique qui mènera le pays à la ruine

- perte des libertés individuelles due à un parti qui serait selon eux subventionné de manière occulte par le Venezuela ou l'Iran...ou d'autres puissances " maléfiques", voire des groupes terroristes.

- perte pour la middle-class de son patrimoine (agitation du spectre d'une révolution chaotique avec des bolchéviques le couteau entre les dents...)

PODEMOS se défend très bien de toutes ces attaques qui ne font que le renforcer et a déjà assigné en justice le journal EL MUNDO qui colporte des infâmies et qui essaie de salir l'image de Pablo Iglesias.

Ces tentatives me paraissent pathétiques car le mouvement PODEMOS n'est pas centré sur le personnage de Pablo IGLESIAS mais sur une série d'idées concrètes soumises à l'approbation démocratique directe. Par ailleurs, il y a dans cette formation 5 ou 6 représentants très bien préparés qui peuvent parfaitement reprendre le flambeau à n'importe quel moment. PODEMOS ce n'est pas un leader, ni même un groupe de personnes, mais des idées...

Enfin il faut savoir que le projet de PODEMOS est de gagner les élections générales de 2015 mais avant il y aura les municipales et les régionales pour lesquelles ce parti n'est pas préparé ( il est bien trop jeune) pour présenter des listes dans chaque municipalité. Ces élections de l'année prochaine pourraient se transformer en piège et PODEMOS préfère ne pas s'y présenter en tant que parti, et simplement appuyer localement des forces d'opposition...c'est très sage de leur part car l'objectif c'est GAGNER les générales et il ne faut pas prendre le risque d' une érosion ou d'une rupture d'un élan et d'une dynamique nationale à cause de "lapsus" locaux...

Face à ce plan stratégique, les partis traditionnels n'opposent pour l'instant qu'un seul atout : LA PEUR. La peur du chaos économique, la peur de la misère, la peur d'une révolution bolivarienne qui balaie tout, la peur pour les petites gens de perdre leur modeste patrimoine...

Les partis de la CASTE agitent cet épouvantail : "sans nous, point de crédit international... sans nous la prime de risque s'envole...sans nous les investisseurs internationaux fuiront...sans nous le pays s'enfoncera dans la récession...sans nous point de salut...."

Je suis convaincu que cette riposte basée sur la peur ne sera pas de nature à freiner l'émergence d'un mouvement qui est en train de lisser tout ce qui pourrait dans son discours apparaître comme une prise de pouvoir violente et antidémocratique.

Les partis traditionnels n'ont pas mesuré à quel point les gens sont exaspérés, et écoeurés par leur gestion irresponsable, par leur manque de vergogne, par l'incroyable culot avec lequel ils se sont enrichis alors qu'ils portaient le pays à la ruine... Ces gens-là doivent partir et laisser la place à d'autres.

Le Parti Socialiste espagnol a déjà réagi en se défaisant d'Alfredo RUBALCABA l'ancien secrétaire général qui tenait les rênes et en élisant un jeune quadra, Pedro Sanchez, capable de représenter la régénération et qui ne traîne aucune vilaine casserole derrière lui.

Le PP de Rajoy n'arrive pas ( pour l'instant) à se régénérer car il faudrait virer tout le monde ( " la cúpula") ou presque à commencer par le propre président Rajoy, qui a demandé pardon au peuple espagnol cette semaine dans des conditions et avec un manque de cohérence et de crédibilité assez pathétiques...

Alors, les amis, que penser de PODEMOS ?

Moi, je ne suis pas prophète, et ce n'est pas ma vocation : simplement je pense qu'aujourd'hui l'Espagne a la nitro dans une main et la glycérine dans l'autre...L'Espagne pourrait devenir la première puissance européenne et occidentale où des forces non directement issues d'une classe politique archaïque, acquise à la grande finance, offre au peuple une alternative. Il n'est pas interdit de rêver qu'il se produise un bouleversement au sein de l'UE et que la tête de pont soit PODEMOS qui pourrait non seulement avoir un effet national révolutionnaire, mais aussi un effet de contagion sur tous les pays en crise.


Moyenne des avis sur cet article :  4.65/5   (69 votes)




Réagissez à l'article

108 réactions à cet article    


  • ZEN ZEN 3 novembre 2014 10:36

    Bonjour Alea

    Alfred a été très clair sur la situation du pays et des élites traditionnelles en voie de décomposition.
    Tu mets une note d’espoir prudent , dont l’Espagne a besoin, comme nous-mêmes.
    Le problème pour Podemos sera de gérer son succès, de laisser s’exprimer les tendances jnormales qui se manifestent déjà et d’élaborer un programme crédible pour couper l’herbe sous les pieds des manipulateurs de la peur (la« Caste »)
    Adelante !


    • ALEA JACTA EST ALEA JACTA EST 3 novembre 2014 11:46

      Oui,ZEN, il y a loin de la coupe aux lèvres et ce ne sont que des intentions de vote alors que nous vivons des heures très noires.Les partis traditionnels ne vont pas rester les bras croisés et se laisser déposséder facilement.Je m’ attends à une guerre larvée qui a déjà commencé avec manipulations et tentatives de récupérations, voire infiltrations d’ éléments destinés à porter atteinte à l’ image du mouvement.

      Les dirigeants de PODEMOS en sont très conscients et réagissent pour l’ instant avec beaucoup de maîtrise.Les intentions de vote évolueront mais on peut être à peu prêt certain que le bipartisme habituel vit ses dernières heures.Le prochain gouvernement sera un gouvernement de coalition et l’ Espagne n’ est pas habituée à ça au niveau national.La fin du bipartisme est en soi déjà une petite révolution qui va changer la pratique de la politique et qui permettra au citoyen d’ exercer un meilleur contrôle sur le respect des engagements politiques des formations.S’ il y a pacte, il faudra ensuite respecter les termes du pacte....

    • Agor&Acri Agor&Acri 3 novembre 2014 12:09

      @ l’auteur,
      merci pour cet article qui nous informe sur d’important évènements politiques qui se déroulent à nos portent et sur lesquels nos médias se montrent...discrets.

      @ Zen,
      « Le problème pour Podemos sera de gérer son succès »

      A mon avis, pour peu que les leaders de Podemos soient sincères et non manipulés,
      leur plus grand problème sera d’abord de gérer les inévitables pressions, intimidations, coups bas, contre-feux, opérations false flags, ...
      que les marionnettistes des cénacles officieux ne manqueront pas de mettre en oeuvre pour garder la main et proposer leur propre solution de « renouveau »
      tout en donnant l’impression d’avoir perdu la main pour que la population se laisse porter par la liesse.
      CECI EST LE PIEGE INCONTOURNABLE A ANTICIPER ABSOLUMENT
      AFIN D’ETRE EN SITUATION DE LE DESARMORCER,
      ce qui peut être fait en posant très vite des principes absolus, s’appuyant sur un collectif (une collégialité) et un mode opératoire transparent.
      De telle sorte
      1/ qu’une personne affichant soudainement des inflexions d’opinions qui s’écartent des principes initiaux,
       (parce qu’elle subit de fortes pressions comme, par exemple une menace d’enlèvement de ses enfants)
      soit considérée d’office comme « OUT » par le collectif dont la règle est de maintenir la résilience des principes absolus,
      2/ que des actes nuisibles à l’image du mouvement (comportements extrémistes, violences physiques ou verbales venant en contradiction avec les principes absolus) soit reconnus par l’opinion comme de la pure provocation émanant des défenseurs du Système.

      En gros et en résumé. smiley


    • Croa Croa 3 novembre 2014 15:09

      Oui, l’oligarchie va probablement lancer des contre-feux.

      - De nouvelles formations politiques vont probablement apparaître. Ce seront des copies peu fiables mais bizarrement elle passeront sur les médias.
      - Des activistes vont noyauter Podemos. Si ces gens s’y font une place c’est foutu !


    • moussars 3 novembre 2014 11:31

      Les pièges, les saloperies, les moyens (financiers, de communication et de manipulation), le manque total de scrupule, les crimes... des possédants et de leurs larbins au pouvoir, dans l’opposition institutionnelle bidon et dans les merdias sont infinis.
      Alors prudence et patience.
      Mais à surveiller de très très prêt...


      • lsga lsga 3 novembre 2014 13:35

        C’est sûr qu’ils se feront moins escroqués par Podemos que les Français avec le FN. 


        Les Espagnols préfèrent les Sociaux-Nationalistes de Gauche aux Sociaux-Nationalistes de Droite. Le Fascisme : ils ont déjà donné. 

        Mais soyons clairs : il n’existe aucune solution nationale susceptible de faire face aux crises cycliques du Capitalisme. 

      • Marc Chinal Marc Chinal 3 novembre 2014 18:39

        Le truc intéressant dans leur programme, c’est qu’ils veulent instaurer « le revenu universel ». Je suis curieux de voir où ils vont trouver les sous sur le long terme.
        Mais qu’ils essayent ! (En plus s’ils sortent de l’Euro, s’il y a catastrophe financière, elle ne nous touchera pas beaucoup, donc...).


      • dithercarmar dithercarmar 5 novembre 2014 15:19

        Pourquoi s’en remettre à une solution nationale ? En france aussi on subit une dictature rébublicaine.
        Les solutions sont ailleurs et sans bonnet phrygien ou pileus (pour esclave affranchi, mais volontaire).
        Il est totalement inutile de s’aliéner des « dirigeants » alors que chacun d’entre nous est un acteur : une démocracie participative sans hiérarchie, ni privilège (d’aucune sorte).

        Simultanément à cette crise « espagnole », il existe à l’intérieur même du pays « Marinaleda » qui n’est plus une utopie mais une expérience appliquée, issue des tortures du fascisme (toujours en vigueur- il ya toujours des nostalgiques).
        On pourrait s’en inspirer en France sans politique ni religion car tout perfectible.
        Au fait, cela existe déjà .... sur le Plateau des Mille Vaches.

        Il n’y a pas que des allumés de gauche ou de droite.


      • dithercarmar dithercarmar 5 novembre 2014 15:22

        NOUS POUVONS = PODEMOS
        Il n’y a pas que des allumés de gauche ou de droite.


      • dithercarmar dithercarmar 5 novembre 2014 15:35

        OÙ ?
        Mais dans les banques. Un peu de recherche ...

        Mais votre raisonnement : en gros « ils font ce qu’ils veulent du moment qu’on reste peinard », (et si ça fonctionne on prend le train en marche !) est très franco-français avec jeu de mots.


      • dithercarmar dithercarmar 5 novembre 2014 15:38

        OÙ ?
        Mais dans les banques. Un peu de recherche ...

        Mais votre raisonnement : en gros « ils font ce qu’ils veulent du moment qu’on reste peinard », (et si ça fonctionne on prend le train en marche !) est très franco-français avec jeu de mots.


      • Alfred Ledingue Alfred Ledingue 3 novembre 2014 11:39

        Je te renvoie la balle (ou les fleurs), oh Alea jacta Est, pour ton analyse détaillée du mouvement Podemos.


        Pourquoi avoir peur du changement effectivement. Certains ont des raisons pour trembler mais la majorité non.
        Membre de EQUO., le nouveau parti ecologiste né et refondé à partir des evenements des indignés (et avant Podemos), je ne peux compartir le programme de Podemos et pour une première raison simple qu’aucun parti ne prend en compte : La remise en question de notre modèle économique. Pablo iglesias continue de parler de consommation comme moteur de l’economie.
        Pourtant, dans une vision à long terme (et peut-etre pas à si long si on en croit les etudes sur le rechauffement climatique qui s’accelere), c’est bien toute notre vision du monde considérée dans sa finitude de ressources qu’il faut revoir.

        Je comprends, que Podemos est dans l’immediat qui est sortir les gens de cette situation de misère mais il faudra qu’ils intègrent l’ecologie rapidement dans leur programme s’ils veulent réellement prétendre coller à la réalité de notre monde.

        Ensuite , il y a des points que je considère inefficaces, voire totalement stupides et contre-productifs, en plus de difficilement financiables : La fameuse rente universelle de 600 ou 700 euros pour tout le monde. Finit le travail chouette.
        Sur la Sexta, avec raison l’economiste de samdi soir qui démontait une partie du programme économique de Podemos s’est vu incendié par la representante de IU (soit disant fiancée de Pablo Iglsias) et Podemos. « c’est une insulte de dire que les gens de travaillerons pas si on leur donne cette misère » disait-elle.
        Hé bien, si. je connais autour de moi, et surtout dansd le milieu rural où la vie est moins chère, des tas de personnes qui preferent rester chez ell, pour moins que ça.

        Moi avec 700 euros et mon potager, je peux vivre, sans compter les petits boulots au noir pour améliorer l’ordinaire, 
        Si en plus c’est universel, cela veut dire que ma femme aussi touchera 600 euros, ainsi que mon fils au chomage , 1800 euros ici et a la campagne, pourquoi bouger ses fesses ?
        Non, aider les gens dans le besoin est une chose, faire des propositions démagogiques en est une autre.

        Podemos a encore besoin de paufiner son programme, et peut-etre meme de purger certaines tetes pensantes qui effectivement ont un discours qui rappelle le bolchevisme le plus primaire. C’est en passant par cet examen d’auto-critique et de réalisme qu’ils pourront prétendre aller au delà d’un effet de mode ou de mecontentement et gouverner un pays.

        • ALEA JACTA EST ALEA JACTA EST 3 novembre 2014 11:56

          Effectivement on peut émettre certaines réserves notamment sur cette rente universelle mais ce sont des points qui ne sont pas complètement définis, ni chiffrés.Il y a un vrai risque de créer une minorité d’ assistés.Par ailleurs sur la vision consumériste, disons que c’ est vrai à court-terme.Podemos veut d’ abord sortir de la crise avec les instruments habituels( relancer la croissance par distribution de pouvoir d’ achat, etc...) mais n’ exclue pas une vision plus proche de la tienne à moyen terme.J’ ai presque envie de dire que ce sont des thèmes ouverts et que PODEMOS sera ce que sa base en fera...Sûr qu’ il y a des personnes qui pensent comme toi qui feront débat au sein de cette formation.L’ espoir pour moi consiste en réinventer ou au moins améliorer les instruments démocratiques de décision


        • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 3 novembre 2014 21:42

          Alea Jacta est,
          Relancer la croissance par la demande ?
          C’est absolument contraire à la politique européenne dont Podemos ne veut pas sortir...


          Si vous voulez que la Commission européenne retoque le budget espagnol et fasse payer des milliards d’euros de pénalités, surtout allez -y !

          "Que risquait la France si son budget était retoqué ? o,2 du PIB = 4 milliards d’euros à payer.
          Hollande s’est vite dépêché que trouver 3,7 milliards dans les fonds de tiroirs...

        • Citrik_Elektrik Citrik_Elektrik 4 novembre 2014 08:20

          Podemos a prévu de révoquer le traité de Lisbonne au besoin. Voilà qui devrait te faire plaisir. ^^


        • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 9 novembre 2014 10:59

          Citrik
          Cela m’étonnerait beaucoup, Podemos n’ a pas dans son programme la sortie de l’euro.


          Ce qui veut dire qu’il ne comprend pas que c’est l’euro, impossible à dévaluer, qui est responsable de l’austérité.

          « Il faut sortir de l’euro, qui est un système monétaire qui est contre les intérêts des travailleurs - Explications de Carlo Cipolla. »

        • _Ulysse_ _Ulysse_ 3 novembre 2014 11:53

          @Auteur

          Ne mettez pas trop d’espoir dans ce nouveau parti !

          Déjà il semble très médiatisé ce qui est étrange pour un véritable opposant. smiley

          Ensuite, en cherchant sur le net, il semble que PODEMOS ne propose ni sortie de l’UE ni de l’euro ni de l’OTAN smiley, comment redresser l’Espagne en gardant l’euro et en restant sous la tutelle de Bruxelles et de plus en plus de l’Allemagne ?

          Si vous restez dans l’UE beaucoup de points clefs de leur programme sont tout simplement interdit.

          Ce parti ressemble beaucoup à un faux opposant type FN ou Front de gauche.
          Là ce serait plutôt front de gauche pour le coup. Ca fait pensez au mouvement 5 étoiles en italie qui malgré des scores mirifiques n’en a absolument rien fait !

          Ma prédiction pour PODEMOS c’est que même si ils gagnent les élections ils ne changeront rien, car c’est leur but : le maintient du statu quo.


          • Olivier Perriet Olivier Perriet 3 novembre 2014 13:16

            Alors que l’UPR, elle, n’a ni électeur, ni capacité d’action  smiley


          • reveil 3 novembre 2014 13:29

            Je rejoins votre analyse, Podemos n’est ni plus ni moins qu’une grande manipulation de la jeunesse par la gauche. Sils accédaient au pouvoir le PSOE aurait tôt fait de reprendre les rênes.


          • ALEA JACTA EST ALEA JACTA EST 3 novembre 2014 14:11

            Ulysse
            Les positions et propositions de PODEMOS ne sont pas prédeterminées par une élite pensante qui a décidé de ce qui est bon pour le peuple.Les propositions viennent de la base.Par ailleurs les premières mesures d’ urgences seraient d’ auditer la dette et de la renégocier ce qui en soi ficherait un sacré bazar et provoquerait des fortes turbulences sur les marchés...ça c’ est le début...le reste est à débattre et à décider démocratiquement, et ils sont encore en train de peaufiner le programme court ( les premiers 100 jours d’ une prise de pouvoir).
            Cette prise de pouvoir n’ aura pas lieu car aucun parti n’ aura la majorité absolue pour gouverner...on se dirigera ves des pactes ....no choice


          • Jelena XCII 3 novembre 2014 14:37

            @Ulysse Pas d’accord, la presse française applaudissait Matteo Renzi en Italie, ce soit-disant libérateur... Aujourd’hui c’est à peine si il ne propose pas « le travail sans salaire ».
             
            Quand à Podemos, je ne vois pas ou la presse française s’en félicite... Et je pense donc que ce Pablo Iglesias risque d’être un deuxième Orban pour Bruxelles.


          • _Ulysse_ _Ulysse_ 3 novembre 2014 15:17

            Comme en Italie avec pepe grillo, il est arrivé et a dit « j’ai fait 25% mais je fais alliance avec tel parti sans contre partie ». smiley

            PODEMOS fera pareil ils feront un pacte sans contrepartie tout ça c’est du flan ... smiley

            Quand à auditer la dette, la BCE et Bruxelles auront leur mot à dire sur quoi en faire de l’audit en question.

            L’Espagne ne peut pas faire défaut sur une partie de sa dette comme ça faut demander à la Troïka d’abord, à moins de sortir de l’UE et de l’euro.

            J’ajouterais qu’il faudra alors expliquer aux autres européens qu’il faudra faire un énième plan de sauvetage des banques et que c’est le contribuable allemand qui devra en payer la plus grosse part. Bon courage smiley .

            En effet, un défaut partiel de l’Espagne provoquerait des faillites bancaires, un bon paquet l’économie espagnole c’est pas la même dimension que l’économie Grec.

            Sans parler du respect des traités européens, les sanctions peuvent être lourdes notamment l’article 7 du TFUE avec lequel il est possible de supprimer tout pouvoir au gouvernement espagnol.

            Quand au truc de « les idées viennent de la base » donc dans cette base, surtout en Espagne par un n’a l’idée de sortir de l’UE ni de l’EURO ?
            Après la crise qu’a subi l’Espagne pour sauver l’euro, votre base veut toujours le garder ????

            Que les idées viennent de la base peut être mais il y a un filtre avant d’atteindre le sommet smiley


          • _Ulysse_ _Ulysse_ 3 novembre 2014 15:19

            @ Jelena XCII

            Oui enfin là vous enfonçez même le clou puisque selon vous tout cela a abouti à un renforcement de la politique néo libérale en Italie.


          • Jelena XCII 3 novembre 2014 16:10

            @Ulysse Ce n’est pas « selon moi », il s’avère que ce Renzi est aussi « à gauche » qu’un Valls (voir cet article).


          • _Ulysse_ _Ulysse_ 3 novembre 2014 17:00

            @ Jelena XCII
            On s’entend bien, tout le monde roule pour le même patron au final.  smiley


          • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 3 novembre 2014 21:46

            Olivier Perriet,
            Merci de prendre des nouvelles de l’ UPR : croissance exponentielle !

            Le FN a été créé en 1972, 10 ans après : 300 adhérents.
            L’UPR créée en 2007, 7 ans après 6338 adhérents.
            Ne vous inquiétez pas pour l’ UPR.


          • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 3 novembre 2014 21:50

            jelena,
            Il s’agit des médias espagnols !


            L’UPR demande depuis 7 ans un débat public que la sortie de l’ euro dans les médias publics français, financés par nos impôts. Réponse : censure et calomnies.
            Si Podémos passe dans les médias, c’est qu’il n’ouvre aucun débat sur la sortie de l’ UE.

          • Enabomber Enabomber 4 novembre 2014 14:28

            J’ai bien peur que le nom du parti n’annonce la couleur. Podemos, finalement c’est yes we can, et on a vu le résultat aux USA : si l’économie s’est rétablie, c’est au profit de ceux qui avaient propulsé médiatiquement Obama. Parti trop lisse et consensuel pour affronter l’oligarchie.


          • olfe olfe 5 novembre 2014 17:02

            Nouvelle Donne a été créée il y a à peine un an ! Déjà plus de 11 000 adhérents ! ça vous parle ?


          • lsga lsga 5 novembre 2014 17:47

            oui, ça dit que le Social-Nationalisme a de beau jours devant lui dans les grandes puissances impérialistes. 


            Ils proposent quoi Nouvel Donne déjà au sujet des salariés africains de Total ? 

          • lloreen 7 novembre 2014 23:56

            « ’il n’ouvre aucun débat sur la sortie de l’ UE. »

            L’UE n’ a AUCUNE légitimité. Elle n’ existe que sur le papier, elle n’ a pas de territoire et donc aucune consistance.
            En parler est une perte de temps.


          • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 9 novembre 2014 11:02

            olfe,
            Le lendemain de la création de Nouvelle Donne, ses responsables passaient dans des dizaines de médias ! Comme il ne demande pas la sortie de l’ UE, de l’euro et de l’ OTAN, il ne représente aucun danger.


          • cathy30 cathy30 3 novembre 2014 12:06

            L’Espagne est bientôt mûre pour devenir un Etat islamique. En attendant Podemos financé par la fondation Hugo Chavez et ses amitiés avec l’Iran 


            • ZEN ZEN 3 novembre 2014 12:16

              Cathy et ses fantasmes...
              Madre mia !
              Ne pas confondre avec Julio Iglesias ! smiley


            • cathy30 cathy30 3 novembre 2014 12:22

              Parce qu’il chante aussi ?


            • reveil 3 novembre 2014 16:46

              Sans Hugo Chavez hélas...


            • reveil 3 novembre 2014 13:07

              Tu t’y crois, Podemos explosera dès les premières tentatives de corruption à l’instar des partis de gauche Européens. On ne remerciera jamais assez Mariano Rajoy d’avoir donné un coup de pied dans la fourmilière, il entrera dans l’histoire du redressement et de la sauvegarde de l’Espagne.


              • ZEN ZEN 3 novembre 2014 13:22

                Rajoy, un brave homme, assurément... smiley


              • Olivier Perriet Olivier Perriet 3 novembre 2014 13:15

                « Alors, les amis, que penser de PODEMOS ? »

                Disons que ce n’est pas en lisant votre article qu’on en aura appris beaucoup...Dommage


                • eric 3 novembre 2014 13:24

                  Intéressant. Je ne connaissais rien à tous cela. J’ai un peu du mal à croire que ce partis soit passé de ses 7% aux européennes à 52% en si peu de temps, mais bon.


                  Ce qui me frappe, c’est que cela a l’air d’être quand même plutot plus à gauche qu’à droite.

                  A voir ce que dit Wiki, c’est le programme du Fn mais avec pas mal plus de FdG encore dedans.

                  La synthèse entre très national en général et assez socialiste en économie. 

                  Dans d’autres pays, cette synthèse nationale socialiste à un degré ou à un autre semble se réaliser sur des électorats plutot de droite. ici, ce serait plutot de gauche ? 

                  Pourquoi cela fonctionne-t-il en Espagne, alors qu’en France, les gauches de gauches, sur des lignes semblables, s’essoufflent sans sucés à courir après le FN ?
                  Même en Grèce, les gauches de gauches parviennent à émerger un peu.

                  En France, néant électoral a peu prêt complet malgré un contexte très favorable.

                  Est ce que nos gauche de gauche sont particulièrement nulles ? Est ce que leur complicité de fait avec le PS expliquerait leurs difficultés à embrayer sur les mouvements sociaux ? Est ce que les espagnols ont des secrets que nous n’avons pas ? Quelles sont les positions de ce partis sur l’immigration et est ce que cela explique quelque chose ?




Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès