• vendredi 25 mai 2012
  • Agoravox France Agoravox Italia Agoravox TV Naturavox
  • Agoravox en page d'accueil
  • Newsletter
  • Contact
AgoraVox le média citoyen
La fondation Agoravox
  Accueil du site > Actualités > International > Tunisie : Internet, facilitateur de révolution
0%
D'accord avec l'article ?
 
100%
(5 votes) Votez cet article
  • Faire un don
  • Imprimer cet article
  • Marquer et partager

Tunisie : Internet, facilitateur de révolution

Internet ne fait pas une révolution, il la prépare, il la nourrit, il l’aggrave, il en assure la publicité, il l’accélère. En un mot, il la facilite.

En novembre 2005, à Tunis, lors du sommet mondial de la Société de l'Information (SMSI) j'ai publié sur mon blog quelques compte-rendus d'ambiance. La situation était pour le moins paradoxale : un somme de l'ONU consacré à la liberté de l'information dans un pays totalitaire. Certains pensaient, à tort, qu'il fallait boycotter le Sommet.

En fait, il était facile de prévoir que le pouvoir tunisien ne pourrait pas longtemps censurer Internet, comme il censurait les médias traditionnels. La Tunisie est un pays trop petit, trop proche de l'Europe, trop lié à elle par l'immigration et par le tourisme de masse, pour que le filtrage des sites internet génants pour le pouvoir soit possible, en dépit des 10% de policiers qu'il compte. Si les clients d'un hôtel ont droit à l'Internet haut débit, avec accès à la presse occidentale, comment éviter qu'une partie au moins du personnel de l'hôtel y ait accés aussi ?

Une révolution dans la "vraie vie"

C'est dans ce contexte qu'est venu le premier coup de semonce tiré par Wikileaks (qui prouve une fois de plus son utilité) en novembre dernier, avec ces cables relayés et commentés notamment sur le blog tunisien d'opposition Nawaat. Ils n'ont probablement rien appris aux tunisiens sur la corruption du régime, mais ils ont sans doute fait comprendre aux activistes du web 2.0, à l'intérieur comme à l'extérieur de la Tunisie, que les clans Ben Ali et Trabelsi avaient dépassé les bornes, en excédant leurs plus fidèles alliés,les américains.

Mais les blogs et les réseaux sociaux ne suffisent pas à faire une révolution. Il ne suffit pas d'être courageux devant son ordinateur. Il a fallu, malheureusement, l'irruption de la mort, du sang, de l'immolation par le feu, du cycle vieux comme le monde révolte-répression, dans la "vraie vie", dans le non-numérique, pour que Ben Ali soit lâché par l'armée.

Internet ne fait pas une révolution, il la prépare, il la nourrit, il l'aggrave, il en assure la publicité, il l'accélère (il est possible que la très grande rapidité de l'effondrement du régime soit due au rôle des réseaux). En un mot, il la facilite. Une révolution n'est pas un jeu video. 

par Pierre de La Coste (son site) jeudi 20 janvier 2011 - 3 réactions
0%
D'accord avec l'article ?
 
100%
(5 votes) Votez cet article

2 moyens pour donner

Don défiscalisé 10€ ou plus

Obtenez une réduction fiscale de 66% avec un e-reçu. Un don de 10 € ne vous coûte que 3€40.

Grâce à votre aide, AgoraVox peut continuer à publier plus de 1000 articles par mois. En donnant à la Fondation AgoraVox, vous offrez un soutien à la liberté d'expression et d'information.

Les réactions les plus appréciées

Réactions à cet article

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


Faites un don

Les thématiques de l'article

Palmarès

Agoravox utilise les technologies du logiciel libre : SPIP, Apache, Debian, PHP, Mysql, FckEditor.


Site hébergé par la Fondation Agoravox