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Tunisie-terrorisme : le cas Noureddine Khadmi, ministre des affaires religieuses

Accolade qui en dit long entre Abou Iyadh, le djihadiste-ennemi-public-numéro-un, et Noureddine Khadmi

Photo prise le jeudi 3 mai 2012, lors de l’arrivée à Tunis de Youssef Al Qaradawi, le télé-islamiste attitré de la chaine qatarie Al-Jazeera et Mufti des va-t-en-guerre. On y voit, de droite à gauche : Noureddine Khadmi, Youssef Al Qaradawi et Rached Ghannouchi, Président-fondateur d’Ennahdha, parti islamiste tunisien au pouvoir

1. Remarque préliminaire :

Ce billet fait suite à mon article intitulé « L’origine des assassinats politiques et des exécutions terroristes au Djebel Chambi en Tunisie », paru le 30 juillet 2013 sur le lien [1].

2. Quand le complice (politique !) se travestit en accusateur !

Extrait de l’article intitulé « Deux terroristes présumés appartenant à Ansar Al-Chariâa tués et deux arrêtés » paru le mardi 10 septembre 2103 sur le lien [2] :

« Le chef du gouvernement Ali Laârayedh, a affirmé, le 27 août dernier, que le responsable de l’assassinat du député Mohamed Brahmi n’était autre que le mouvement djihadiste Ansar Al-Chariaâ. Il a également imputé à cette mouvance salafiste d’être également responsable de l’assassinat de Chokri Belaïd, en février, ainsi que d’attaques contre les militaires à Djebl Chaâmbi. Conséquence : Ansar Al-Chariaâ a été classé comme organisation terroriste du fait de son implication présumée dans les actes terroristes les plus retentissants depuis la Révolution et de ses liens avec Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI).

Le ministère de l’intérieur avait affirmé, fin août, avoir établi que le groupe Ansar Al-Charia préparait le meurtre d’une vingtaine de personnalités politiques et médiatiques, dont le président de l’ANC(…). Le juge d’instruction chargé de l’enquête sur l’assassinat du leader de gauche Chokri Belaïd avait, par ailleurs, lancé, le 21[août 2013], un mandat d’amener national et international contre Abou Iyadh ».

3. Et Le ministre prédicateur djihadiste est toujours là !

Et dire que Noureddine Khadmi, ancien Imam de la mosquée fondamentaliste El Fath, célèbre pour ses prêches incitant à la violence et au djihad de par le monde, particulièrement en Syrie, à tel point qu’il fut baptisé " l’Imam du djihad ", Imam qui a fait ses classes, pendant plusieurs années, dans les sphères de l’Islam wahhabite de l’Arabie saoudite et des pays du Golfe, qui n’a manifesté ni compassion, ni empathie pour les victimes des terroristes, que se soient Chokri Belaïd, Mohamed Brahmi ou les huit militaires sauvagement exécutés au Djebel Chambi, est toujours prédicateur-ministre des affaires religieuses, prédicateur dont le dernier fait d’armes fut de fermer tous les cafés et restaurants durant le Ramadan 2013, pendant les heures du jeûne, décision, inédite dans l’histoire de la Tunisie, qui a porté préjudice aux non-musulmans et aux musulmans non pratiquants, préjudice établissant, de fait, une discrimination entre ces derniers et les musulmans pratiquants, ministre qui feint d’oublier que la Tunisie est (encore) un État civil et que son premier devoir, par l’intitulé et les prérogatives de son département, est, entre autres, de faire respecter la liberté de croyance ou de non-croyance pour tous, ministre qui, dans un communiqué publié le 14 août 2013, au lendemain de la levée des sit-in des Frères musulmans au Caire, dépassant ses prérogatives en se drapant dans les uniformes de Chef de gouvernement et de Ministre des affaires étrangères réunis, a demandé aux « oulémas tunisiens et ceux des pays musulmans de réagir et de faire face à la ''fitna'' (discorde) [et au peuple tunisien] de faire face aux putschistes [nda : il sous-entend les manifestants pacifiques qui réclament un Gouvernement de technocrates compétents] et à tous ceux qui appellent à l'anarchie [mettant en garde] toutes les personnes qui penseraient à reproduire le scénario [égyptien] en Tunisie ».

En conclusion, comme je l’ai souligné dans l’article [1] cité en ouverture de ce billet, tout cela confirme la responsabilité politique du pouvoir islamiste dans les assassinats terroristes qui ont endeuillé la Tunisie.

Salah HORCHANI

[1] http://blogs.mediapart.fr/blog/salah-horchani/300713/l-origine-des-assassinats-politiques-et-des-executions-terroristes-au-djebel-chambi-en-tunisie

[2] http://www.letemps.com.tn/article-78650.html


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19 réactions à cet article    


  • cedricx cedricx 12 septembre 2013 14:30

    En Tunisie l’armée est en embuscade et les islamistes le savent, les lignes rouges sont tracées et cela fait bien longtemps que les généraux seraient passés à l’action si ce n’était le soutien réel d’une bonne partie de la population à l’islamisme politique ( dont une fraction non négligeable à la tendance radicale)


    • popov 12 septembre 2013 15:29
      On a les dirigeants que l’on mérite.

      C’est vrai en France, c’est vrai en Tunisie.

      Pauvres pays atteints de la peste verte.

      • popov 12 septembre 2013 16:51

        Il faudra encore combien de temps pour que le monde se rende compte qu’allah doit être écrasé comme un cafard.


        • MuslimADieu MuslimADieu 12 septembre 2013 20:39

          Cher popov, n’essayes pas de montrer qu’on peut être plus con qu’un islamiste.

          On sait tous que c’est possible en théorie.





        • popov 13 septembre 2013 14:35
          @MuslimADieu

          On est toujours le con de quelqu’un. Alors, tant qu’à l’être, autant l’être sans complexes.

          Tu te construits une forme d’islam personnel qui est aux antipodes de celui des islamistes. Malheureusement tu es le seul adepte connu de ta religion.

          L’islam tel qu’on a à le supporter, c’est ce genre d’incivilités

          S’ils avaient besoin de prier, ils pourraient le faire chez eux. Mais, non, il faut qu’ils occupent le terrain, qu’ils montrent qu’ils sont nombreux.

          Évidemment de telles incivilités ne sont possibles qu’à cause de l’incurie, sinon la complicité de politiciens comme celui-ci. 

          Ça commence comme ça et si on ne fait rien, ça se terminera comme en Tunisie. C’est pour cela que je dis qu’il fallait écraser le serpent dans l’œuf plutôt que de faire de concessions de lâche.
          Maintenant, les œufs ont éclos et l’avenir ressemblera forcément à une répétition de l’Algérie...à l’envers.

        • MuslimADieu MuslimADieu 13 septembre 2013 17:17

          @popov

          J’espère que tu te rends compte que quand tu pointe vers des cons en disant que c’est ça l’islam tu es entrain d’exprimer une opinion personnelle.

          J’espère aussi que tu te rends compte que ceux qui sont en première ligne contre les islamistes se considèrent comme musulmans. Toi tu te ramène avec tes gros sabots et tu leur dis que Allah est avec les autres et tu ne te rends même pas compte, comme tous les autres qui tiennent un discours équivalent, que tu renforce la légitimité des cons. Tu es en quelque sorte, toi et tes semblables, des recruteurs islamistes pour les pauvres bougres en mal d’identité.

          Par ailleurs, la majorité des musulmans que tu appelles sunnites ont un respect profond pour le coran et se fichent pas mal de la sunna. Le bon petit peuple s’est fait avoir par les islamistes non pas parce qu’il croyait qu’il était islamistes mais parce qu’ils ont cru à leurs apparente foi et honnêteté. Fais un tour sur les sites Tunisiens et tu te rendras compte qu’islamiste est devenu un synonyme de menteur.

           

          Enfin, en ce qui me concerne, je ne suis pas seul. Je te donne un lien vers un nid de musulmans aussi bizarres que moi : free-minds.org. Je te donne aussi une page facebook de 500 000 fans en quelques mois https://www.facebook.com/Quran4Peace où la mecque et beaucoup d’autres choses sont contestées J’y ai lu les idées de Dukhani avant de lire Dukhani. En plus modéré, il y a Mohamed Talbi en Tunisie qui est apprécié par beaucoup de Tunisiens et qui a traité Tariq ramadan de salafiste. Il y a aussi Youssef Seddik et d’autres.

          L’islam que tu crois être l’islam est celui des pétro dollars wahabites et qatari. C’est un islam politique et ça se voit de plus en plus. 


        • popov 14 septembre 2013 10:19
          @MuslimADieu

          Je me rends compte que nous avons un problème avec l’islam en Europe parce que la masse de ceux qui se disent musulmans suivent les islamistes et votent pour eux quand ils en ont l’occasion.

          Ceux qui font le jeu des islamistes et leur donne une légitimité, ce n’est pas moi, ce sont nos politiciens qui n’ont pas le courage de foutre les islamistes à la porte.

          Derrière ces gens qui viennent s’agenouiller comme des loques dans les rues, il y a des prêcheurs et on devrait commencer par les expulser.

          Maintenant, chaque fois qu’on critique l’islam, il se trouve quelqu’un pour dire que ce que nous critiquons, ce n’est pas le vrai islam. Et de nous sortir un passage du coran pour le prouver.

          Moi, je ne crois que ce que je vois. L’islam se définit par la façon dont se comportent ceux qui s’en réclament... point.

          Toi tu donnes une image plus « présentable » de l’islam. Mais avoues que 500 000 sympathisants sur 1,5 milliards ce n’est que 0,03%.

        • MuslimADieu MuslimADieu 16 septembre 2013 09:39

          @popov

          pour gagner les élections, les islamistes ont fait semblant de ne pas être islamistes. Ils ont dit renoncer à la chariaa, mis des costard cravates ....
          Ils ont joué sur les valeurs morales et traditionnelles et ont affiché leur piété comme gage d’honnêteté. Et avec ça, ils n’ont eu que 35%, essentiellement en puisant sur les couches populaires et non éduquées.
          En france, si vous éduquiez mieux vos musulmans, vous aurez moins d’islamistes.

          100-0.03% est vachement amalgamant comme concept. Grâce à toi, je découvre que ma famille et mes amis, qui ne sont pas aussi extrémistes que moi, sont toute pourris.
          C’est pas sympa de me pousser au suicide.


        • HORCHANI Salah HORCHANI Salah 16 septembre 2013 12:12

          À l’attention de ceux qui pensent encore que le Parti Islamiste Ennahdha est majoritaire !

           

          « Des Citoyens apitoyés par les déboires causés aux Islamistes par le Régime déchu

          Les créditant de la candeur que l’on accorde, souvent en politique, aux nouveaux venus

          Voulant, aussi, les remercier des pots-de-vin qu’ils ont, de leur part, reçus

          Sous diverses formes : Moutons de l’Aïd, frais de mariages,… ou cadeaux menus,

          Financés, soi-disant, par des bienfaiteurs locaux ayant pignon sur rue,

          Alors que, semble-t-il, il s’agit de donateurs du Golfe mondialement, dans le genre, connus

          Ces Citoyens leur ont donné, lors des élections pour la Constituante, une majorité non absolue

          Se situant au cinquième du nombre des électeurs, toutes catégories confondues

           

          Les centaines de listes des Modernistes, leur division,

          Leurs égos et le taux de l’abstention

          Ont fait des Islamistes les premiers vainqueurs de ces élections,

          [De notre histoire politique, ce fut la plus énorme spoliation]

           

          [Car], les Islamistes vécurent notre Révolution en spectateurs

          De Londres, de Paris, de Qatar ou d’ailleurs

          Ce ne sont que des Révolutionnaires de la vingt-cinquième heure

          Dont l’attachement à la Démocratie n’est qu’un leurre

          Pour tromper, dans leur quête du pouvoir, les électeurs,

          Leurs éventuels alliés et les opinions publiques, intérieure et extérieure,

          Les Droits et les Libertés, toutes les Libertés, étant à l’index dans le registre de leurs valeurs :

          Droits de la Femme, Liberté de Croyance, d’Opinion, d’Expression, de l’Artiste, du Créateur,… ».

          C’est un Extrait de mon article intitulé « Démocrates de tous bords, combattez, combattez le Projet des Islamistes Tunisiens ! », paru, entre autres, sur le Lien suivant :

          http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/democrates-de-tous-bords-combattez-121339


        • popov 17 septembre 2013 12:36
          @MuslimADieu

          C’est pas sympa de me pousser au suicide.

          He ho attend un peu. Tu plaisantes j’espère ! Bon ça va, je retire ce que j’ai dit sur les 0,03%. C’est pas la quantité qui compte, c’est la qualité.

          D’accord avec toi sur la tactique des islamistes pour gagner les élections. Ils se sont comportés comme les politiciens occidentaux qu’ils méprisent. Mais leurs électeurs n’étaient pas tous des ignorants : les Tunisiens résident en France on semble-t-il voté pour les barbes.

          D’accord aussi, dans une certaine mesure sur l’éducation des musulmans en France. On a un peu les islamistes qu’on mérite. Le problème, c’est que quand on dit quoi que ce soit, on se fait traiter d’eurocentriste, de néo-colonialiste ou de gros beauf raciste. Les politiciens ne parviennent même pas à convaincre les associations islamiques qu’ils aident à créer qu’il faut renoncer à l’interdiction de l’apostasie pour jouir du statut de religion.

          Au contraire, ils font des concessions : on ne parle plus de Charles Martel, on reparle de la colonisation et de l’esclavage transatlantique, mais on n’ose pas parler de l’esclavage par les arabo-islamiques (pour ne pas stigmatiser etc. etc.)

        • HORCHANI Salah HORCHANI Salah 12 septembre 2013 20:47

          Tunisie : Rached Ghannouchi, homme de l’ombre d’Ansar Chariaa ?

           

          Affirmant à plusieurs reprises l’existence d’un gouvernement occulte qui tire les ficelles et exacerbe les tensions politiques en Tunisie, le président d’Ennahdha, Rached Ghannouchi serait lui-même l’homme de l’ombre de l’organisation terroriste, Ansar Chariaa, pointé du doigt dans la détérioration de la situation sécuritaire en Tunisie sur fond d’attentats terroristes.

          Selon une note des services de renseignements de pays occidentaux rapportée par le journal algérien « Al Fajr », le leader d’Ennahdha serait partie prenante et intermédiaire de taille voire même planificateur de la naissance d’Ansar Chariaa. Il aurait eu l’idée de créer cette organisation grâce à l’appui financier d’un petit émirat du Golfe avant son retour en Tunisie en Février 2011 suite à l’amnistie générale du 14 janvier afin de contrecarrer l’emprise et l’influence du président déchu Ben Ali sur l’appareil sécuritaire, le quel lui a permis de diriger le pays d’une main de fer durant un quart de siècle.

          Plusieurs prisonniers de ceux bénéficiant de l’amnistie et entretenant des liens étroits avec Ennahdha auraient rejoint après la révolution l’organisation terroriste puis infiltré les ministères régaliens de l’intérieur et de la justice, ajoute « Al Fajr ».

          Par ailleurs, et toujours équivoque et ambigu sur ses relations avec ce groupe radical qui auraient couté à Hamadi Jebali son poste de premier ministre, l’ombre de cheikh Rached Ghannouchi continuerait à planer sur Ansar Chariaa même après avoir été sacrifiée par le gouvernement tunisien.

           

          Source :

          http://www.tunisienumerique.com/tunisie-rached-ghannouchi-homme-de-lombre-dansar-chariaa/192440

           

          Salah HORCHANI


          • HORCHANI Salah HORCHANI Salah 14 septembre 2013 20:17

            Pour les arabophones : Ci-dessous le lien du journal « Al Fajr », où il est mentionné que Rached Ghannouchi est le fondateur d’Ansâr ach-Charî’a , le Mouvement dirigé par Abou Iyadh :

            http://www.al-fadjr.com/ar/national/254122.html

             

            Salah HORCHANI


          • HORCHANI Salah HORCHANI Salah 14 septembre 2013 08:59

            Islamistes maghrébins présumés terroristes : Gel de tous leurs biens en Europe

             
            Sur proposition de la France, il parait que décision aurait été prise à l’échelle européenne de geler tous les biens des islamistes maghrébins présumés terroristes et principalement de tunisiens dont le nombre est parait-il de plus en plus élevé. Les concernés ne seront plus libres de circuler entre les États européens et leurs déplacements seraient étroitement surveillés. 

            Aujourd’hui, il ne fait aucun doute que le terrorisme a repris toute sa splendeur au Maghreb et principalement en Tunisie ces trois dernières années.

             
            Les sources sécuritaires tunisiennes confirmeraient pour leur part que la Tunisie est devenue une base arrière pour Al Qaïda et que nombre d’associations caritatives financeraient des activités terroristes.

             
            C’est ce qui d’ailleurs justifie que les autorités tunisiennes aient décrété la zone frontalière zone militaire et que l’Algérie ait déployé plus de 20 000 soldats sur ses frontières avec la Tunisie.

             
            Aux dernières nouvelles, Rached Al Ghannouchi, président de la Nahdha, est accusé d’être le fondateur d’Ansar Al Chariaa, le groupuscule classé organisation terroriste par l’Etat tunisien. 

            Source :

            http://www.alterinfo.net/notes/

            Salah HORCHANI


            • HORCHANI Salah HORCHANI Salah 14 septembre 2013 10:07

              Qui est Abou Iyadh ?

              Né le 8 novembre 1965 à Menzel Bourguiba, Seifallah Ben Hassine est un vieux militant du mouvement islamiste tunisien. En 1986, sous les ordres de Rached Ghannouchi, il lance avec Saïd Ferjani et trois autres le « Front Islamique Tunisien », bras terroriste du MTI *.

              Craignant l’arrestation, il fuit la Tunisie en 1991, pour le Maroc via l’Algérie. Installé à Oujda, il se marie avec une marocaine avec laquelle il aura trois enfants. En 1994, il rejoint Rached Ghannouchi à Londres, où il obtiendra le statut de « réfugié politique ». En 1996, Ghannouchi l’envoie en prospection en Afghanistan. De 1996 à 2001, il est en mouvement entre l’Afghanistan, le Pakistan, le Soudan, le Qatar et Londres. Dans une déclaration publique en mai 2011, il dit avoir eu « l’honneur » de rencontrer Ben Laden, Ayman Zawahiri et Abou Moussaab Zarkaoui.

              Sur le front afghan, il fera la connaissance du libyen Abdelhakim Belhadj. C’est en juin 2000 que sur instruction de Zarkaoui, il crée la brigade « Al-Dawa wal Jihad », avec Tarek Maaroufi et Seif Eddine Eraïes. C’est ce groupe qui sera la tête pensante de l’assassinat du commandant Massoud, le 10 septembre 2001. Une année après, le 10 octobre 2002, ce groupe est listé par le Conseil de sécurité des Nations Unies comme étant structurellement lié à Al-Qaïda.

              Tout de suite après les attentats du 11 septembre 2001, survenue une journée après l’assassinat de Massoud, le groupe se sépare. Tarek Maaroufi regagne Bruxelles où il est « réfugié politique ». Seif Eddine Eraïes s’installe à Doha. Et Seifallah Ben Hassine trouve refuge en Turquie sous une fausse identité. En février 2003, la police turque l’arrête et, malgré l’offre du Qatar de l’accueillir, les autorités turques décident de l’extrader vers Tunis, où il sera condamné à une peine incompressible de 43 ans de prison **.

              En prison, il tisse des liens « fraternels » avec ses codétenus salafistes terroristes, notamment les complices et auteurs de l’attentat de la Ghriba de Djerba en 2002, et les membres du « groupe de Soliman ». [En mars 2011, soit deux mois après la Révolution de Jasmin, il est libéré dans le cadre de l’amnistie générale].

              Un mois après sa libération, il prend le commandement d’Ansar al-charia, que Rached Ghannouchi a conçue depuis déjà le mois de janvier 2011, à partir de Londres et peu de temps avant son retour en Tunisie. Ansar al-charia n’est donc pas née en avril 2011, mais début janvier 2011. Encore informel et non déclaré, agissant sous les ordres des services qataris, ce groupuscule a pris part aux actions terroristes de janvier 2011 (attaques contre des postes de police et de gendarmerie, saccages des lieux publics, assassinats de manifestants…).

               

              Source : 

              http://www.tunisie-secret.com/Tunisie-Ansar-al-charia-est-une-emanation-d-Ennahda-et-une-section-locale-d-Al-Qaida_a606.html

               

              * Ennahdha est fondé le 6 juin 1981 sous le nom de « Mouvement de la Tendance islamique » avant de changer de nom en février 1989.

              ** En dépit de son passé terroriste, il revendique le statut de prisonnier politique.


              • HORCHANI Salah HORCHANI Salah 14 septembre 2013 14:15

                Grave, c’est très grave : Le ministère tunisien de l’intérieur était au courant de la planification, par le mouvement d’Abou Iyadh, de l’assassinant de Mohamed Brahmi  

                 

                Le journal le Maghreb a publié dans son édition du samedi 14 septembre 2013 un document prouvant que la Central Intelligence Agency (CIA) aurait bel et bien prévenue le 14 juillet la direction générale de la sûreté publique tunisienne de l’assassinat du politicien Mohamed Brahmi.

                Le ministère de l’intérieur était donc au courant de la planification de l’assassinant et connaissait déjà la cible des membres salafistes .

                D’après le document les deux administrations centrales de lutte anti-terroriste ont été informées à leur tour.

                Source :

                http://www.mosaiquefm.net/fr/index/a/ActuDetail/Element/25905-le-maghreb-la-cia-a-prevenu-le-mi-de-l-assassinat-de-brahmi-document-a-l-appui#

                 

                Salah HORCHANI


                • HORCHANI Salah HORCHANI Salah 14 septembre 2013 23:49

                  Tunisie : la CIA avait averti le gouvernement des menaces qui pesaient sur Mohamed Brahmi

                  Le ministre de l’Intérieur a concédé que la CIA avait informé, le 14 juillet ses services d’un projet d’assassinat par des salafistes visant le député d’oppositon. Mohamed Brahmi avait été tué onze jours plus tard. Le ministre Lotfi Ben Jedou a authentifié hier, vendredi 13 septembre, un document interne de ses services daté du 15 Juillet, et qui fait état de cette menace. Mais l’alerte de la CIA ne lui avait pas été communiquée, a affirmé le ministre qui indique avoir ouvert une enquête interne. Le document en question a été divulgué par une association, qui cherche à établir la vérité sur le meurtre d’un autre opposant, le député Chokri Belaïd, tué en février.

                  Source :

                  http://www.rfi.fr/afrique/20130914-tunisie-nouvelles-revelations-assassinat-depute-mohamed-brahmi-cia-chokri-belaid?utm_source=dlvr.it&utm_medium=twitter

                   

                  Salah HORCHANI


                  • HORCHANI Salah HORCHANI Salah 15 septembre 2013 02:10

                    En Tunisie, l’opposition implique les autorités dans les meurtres politiques

                     

                    Quiconque réclame aujourd’hui, parmi les personnalités politiques tunisiennes, la protection de la police, l’obtient aisément. Mais sept mois après l’assassinat de l’opposant de gauche Chokri Belaïd, tué par balles devant son domicile à Tunis, le 6 février, la vigilance des forces de sécurité a, semble-t-il, failli.

                    Selon une note interne des services tunisiens, onze jours avant le meurtre d’un deuxième opposant, Mohamed Brahmi, tué également par balles à Tunis, le 25 juillet, les renseignements américains avaient prévenu que ce dernier, député de Sidi Bouzid, était susceptible d’être la cible d’un attentat par des « éléments salafistes ». Le ministre de l’intérieur tunisien, Lotfi Ben Jeddou, a reconnu, vendredi 13 septembre, l’existence de ce document tout en affirmant ne pas en avoir été informé « en temps opportun ». Il a annoncé l’ouverture d’une enquête à ce sujet.

                    Les avocats et le collectif Initiative pour la recherche de la vérité sur l’assassinat de Chokri Belaïd (IRVA), qui s’est constitué pour mener ses propres investigations, sont parvenus à mettre la main sur cette note dont ils conservent des photocopies. Sous la référence 6064 K5/2, cette dernière, datée du 14 juillet et classée « confidentiel défense », indique que la CIA avait prévenu que « certains éléments à leur disposition » faisaient craindre une tentative d’assassinat par « des éléments salafistes » sur un élu de l’Assemblée nationale constituante, dont ils citaient le nom, Mohamed Brahmi – « sans précision supplémentaire  », était-il ajouté.

                    « IL N’AVAIT PAS DEMANDÉ DE PROTECTION »

                    Signé par deux responsables de la sûreté extérieure et de la sous-direction de la coopération internationale tunisiennes, le document est également paraphé par le directeur des services spécialisés, Mehrez Zouari, et par Wahid Toujani, directeur de la sûreté nationale, avec ce commentaire : « aviser la direction de la sûreté publique ». Ce qui fut fait si l’on en croit une deuxième note en forme de bordereau de transmission adressée à son directeur, Mustapha Taïeb Ben Amor. Et puis plus rien.

                    Selon sa veuve, Mohamed Brahmi n’a jamais été prévenu qu’une menace pesait sur lui. « Il n’avait pas demandé de protection », assurait au Monde, en août, le ministre de l’intérieur, Lotfi Ben Jeddou. L’information américaine se serait perdue dans les méandres de l’administration, faute d’avoir été suffisamment prise au sérieux. « Le ministère (...) reçoit plein d’informations ou déclarations émanant de ses propres sources ou obtenues dans le cadre de la coopération internationale avec des pays amis et frères, informations qui sont traitées et évaluées », a réagi le ministère, vendredi soir.

                    Dans un long communiqué rendu public en arabe et, fait assez rare, en français, il dénonce des « rumeurs (...) à propos de la possible implication de certains cadres de la sécurité dans l’assassinat du martyr Mohamed Brahmi, du fait d’avoir été très négligents au sujet des mesures de sécurité pour le protéger malgré des informations reçues sur une possible tentative de le tuer, et ceci sur la base d’un document administratif interne obtenu illicitement ».

                    « INFILTRATION DANS L’APPAREIL SÉCURITAIRE »

                    Une mise au point qui s’achève par un appel lancé « à toutes les parties, quelles que soient leurs appartenances ou tendances (...), à garder le ministère de l’intérieur en dehors des conflits politiques, surtout à cette étape très sensible dans l’histoire de notre pays ».

                    Dans le climat délétère qui règne en Tunisie, plongée dans une crise politique aggravée depuis le 25 juillet, les défenseurs des deux opposants tués n’hésitent pas à mettre en cause le gouvernement dominé par le parti islamiste Ennahda, notamment en ce qui concerne les nominations au ministère de l’intérieur. « A ce niveau-là, on ne peut plus parler de négligence, mais de complaisance ou d’une infiltration dans l’appareil sécuritaire », assène l’avocat Nizar Senoussi.

                    « Les dysfonctionnements du ministère de l’intérieur sont le résultat de nominations partisanes », renchérit Taïeb Laguili, un entrepreneur membre de l’IRVA. Le directeur des services spécialisés, Mehrez Zouari, a été muté en août à la tête de l’Ecole supérieure des forces de sécurité intérieure. Au même moment, Wahid Toujani, nommé en avril patron de la sûreté nationale, avait annoncé que ses services étaient parvenus à déjouer une tentative d’assassinat sur une personnalité politique à Hammam Sousse, ville située à environ 130 km au sud-est de Tunis, sans révéler de nom.

                    Source :

                    http://abonnes.lemonde.fr/tunisie/article/2013/09/14/en-tunisie-l-opposition-implique-les-autorites-dans-les-meurtres-politiques_3477588_1466522.html?xtmc=tunisie&xtcr=1

                    Salah HORCHANI


                    • HORCHANI Salah HORCHANI Salah 19 septembre 2013 17:55

                      Tunisie-Terrorisme : Abou Iyadh menace de balancer ses anciens partenaires et bailleurs de fonds

                      Seifallah Ben Hassine (alias Abou Iyadh), leader d’Ansar Charia, détiendrait des photos et des vidéos prouvant l’implication de certains dirigeants politiques d’un parti au pouvoir dans les actions violentes menées par son groupe.

                      Selon le quotidien tunisien ‘‘Achourouk’’, dans sa livraison du jeudi, ces photos et vidéos, ont été prises par Abou Iyadh et deux de ses compagnons, par des appareils numériques miniaturisés, à l’insu des dirigeants du parti en question en train de donner leur accord pour certaines opérations violentes.

                      Abou Iyadh (45 ans), réfugié en Libye, où il est sous la protection de groupes extrémistes, détient de nombreux documents attestant de liens organiques de soutien financier et logistique accordé par le parti en question à son groupe quand les relations entre les deux parties étaient encore au beau fixe.

                      ‘Achourouk’’ ajoute que des contacts sont en cours pour essayer de récupérer tous ces documents et éviter leur diffusion publique, en contrepartie d’un retour de Abou Iyadh en Tunisie et d’une reprise des activités de son groupe, notamment en matière de prédication et d’oeuvres caritatives et sociales.

                      Ansar Charia, accusé du double assassinat des dirigeants de gauche Chokri Belaid et Mohamed Brahmi ainsi que de l’assassinat de nombreux militaires au Mont Chaambi où certains de ses membres sont replié, a été classé récemment sur la liste des organisations terroristes.

                      Abou Iyadh, recherché par la justice depuis l’attaque, le 14 septembre 2012, de l’ambassade et de l’école américaines, a pu, le 17 septembre de la même année, quitter la mosquée Al Fath, à Tunis, devant la police qui aurait reçu des instructions pour ne pas intervenir.

                      Le lendemain, jour de l’enterrement de l’un des Ansar Charia, mort pendant les évènements devant l’ambassade, Abou Iyadh a pu se déplacer au cimetière quadrillé de policiers et aucun d’eux n’a cru devoir intervenir pour le faire arrêter.

                      Le leader d’Ansar Charia a été aperçu pendant l’été dernier lors de cérémonies de mariage dans la banlieue de Tunis, sans être dérangé par les autorités.

                      Laxisme ? Laisser-aller ? Complicité active ? Volonté de ménager le chef d’Ansar Charia, afin de respecter les accords anciens passés avec lui ? Il y a un peu de tout ça à la fois...

                      Source :

                      http://www.kapitalis.com/societe/18249-tunisie-terrorisme-abou-iyadh-menace-de-balancer-ses-anciens-partenaires-et-bailleurs-de-fonds.html

                      Salah HORCHANI


                      • HORCHANI Salah HORCHANI Salah 13 novembre 2013 22:27

                        Dans les années 80, l’Arabie Saoudite, le Pakistan et la CIA déjà derrière Al Qaïda

                        Dans les années 80, le Pakistan, l’Arabie saoudite, avec l’aide CIA –déjà !- avaient largement armé, financé et conseillé les forces rebelles aghanes engagés dans une lutte contre le régime de Kaboul, soutenu alors par l’Union soviétique. L’objectif était de faire de l’Afghanistan, un « enfer pour les russes ».

                        Les djihadistes avaient largement accompli leur mission en chassant les russes d’Afghanistan. Incapables de gouverner, le pays a sombré dans la guerre civile, laissant peu à peu la champ libre aux talibans. 

                        Surtout, Al-Qaïda a émergé d’une organisation baptisée Maktab al-Khadamāt, (Bureau de Recrutement) constituée en 1984 pendant la première guerre d’Afghanistan par le cheikh palestinien Abou Azzam pour alimenter la résistance afghane contre les forces armées d’URSS. Maktab al-Khadamāt (MAK) servait à relayer de multiples dons en provenance de pays islamiques, et à financer le jihad international car pour Abou Azzam, l’Afghanistan n’était qu’un début. Un discours qui influença fortement Ben Laden. 

                        Ben Laden, le MAK, et les moudjahidines afghans reçurent de la CIA environ un demi-milliard de dollars par an au total, et sans doute beaucoup plus des saoudiens. Pas directement contrairement aux lieux communs qui veulent que la CIA finançait Ben Laden de la main à la main –la CIA n’a jamais rien compris aux subtilités des factions afghanes-, tout était acheminé par l’ISI (Inter-Services Intelligence), les services de renseignement pakistanais. 

                        Dans les années 80, comme l’indiquait le Jane’s Defence Weekly, une des revues de référence en matière de renseignement « Al-Qaïda était un conglomérat de cellules islamistes terroristes quasi indépendantes les unes des autres, reparties à travers au moins 26 pays ». Une organisation relativement confidentielle à ses débuts qui prospéra grâce, là aussi, à de généreux donateurs, eux aussi très bien intentionnés. Le croyait-on… 

                        Source :

                        http://www.marianne.net/Comment-de-genereux-donateurs-prives-alimentent-le-jihad-syrien_a233783.html

                        Salah HORCHANI

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