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Accueil du site > Actualités > International > Two billions dollar baby

Two billions dollar baby

190 milliards de dollars pour le seul exercice budgétaire 2008. C’est la très conséquente somme que le secrétaire à la Défense Robert Gates vient de demander au Congrès américain pour financer l’engagement américain en Irak et en Afghanistan. Bourbier diplomatique, ces deux conflits et notamment l’aventure irakienne se révélent, même pour la première puissance économique mondiale, un gouffre financier.

Combien a coûté l’engagement américain, combien désormais coûte-t-il et quel sera au final le montant de la facture ? Ces questions commencent à agiter la classe politique américaine quand l’opinion publique, elle, en est encore à pleurer ses “boys” disparus ou revenus mutilés.

Dans une précision toute militaire, le Pentagone annonce un coût à la minute pour les deux conflits actuels de 361 491 dollars soit 190 milliards de dollars pour l’année 2008. L’estimation initiale n’était que de 141 milliards de dollars. La dépense s’envole.

Avant la guerre, les économistes de la Maison Blanche s’étaient affrontés sur l’évaluation du coût du conflit. Le directeur du budget de la Maison Blanche, Mitch Daniels, avait alors prédit que la guerre en Irak serait “une entreprise économiquement acceptable”. A l’inverse, Lawrence Lindey, conseiller économique à la Présidence évoquait un coût total “très très élevé” de 100 à 200 milliards.

Les faits dépassent les scénarios les plus pessimistes. Selon la porte-parole du Pentagone, Roseann Lynch, l’intervention en Irak aurait coûté quelque 173 milliards de dollars en 2007 et serait désormais stabilisée à 4,5 milliards de dollars par mois (54 milliards par an) en frais d’exploitation de l’armée, hors fourniture de nouvelles armes et d’équipements. En outre, cette somme s’ajoute au budget annuel de la Défense, de 481 milliards.

Enorme donc mais pas encore exact. Une étude menée par deux prestigieux économistes Joseph E. Stiglitz, professeur à l’université de Columbia, et Linda Bilmes, lauréate du prix Nobel 2006 situe le coût de la guerre en Irak à 2 billions de dollars soit 2 000 milliards de dollars.

Le coût admis à ce jour de la guerre en Irak est de 450 milliards de dollars. Les deux économistes vont plus loin. Leur étude prend en compte les coûts de long terme comme les pensions à vie pour les 16 000 soldats américains blessés en Irak dont 20% ont subi des blessures graves mais aussi les conséquences sur la croissance américaine. Sur les 1,4 millions de soldats qui ont participé aux deux conflits, 185 000 auraient déjà demandé à bénéficier d’une aide de l’Etat. Leur nombre pourrait passer à 700 000. Le coût de leur prise en charge a augmenté de 83% sous George Bush.

Le 18 septembre dernier, Alan Greenspan, l’ancien président de la Banque centrale américaine, publiait ses Mémoires (The Age of Turbulences, l’âge des turbulences), dans lesquelles il confie : “je suis triste qu’il soit politiquement incorrect de reconnaître ce que tout le monde sait, la guerre en Irak est largement une question de pétrole”. Et de lobby militaro-industriel pourrait-on ajouter.


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53 réactions à cet article    


  • Pierre R. Chantelois Pierre R. - Montréal 2 octobre 2007 10:06

    @ L’auteur

    Article instructif. Nous connaissons les données financières des État-Unis. Combien ont investi, financièrement, les pays qui ont, de près ou de loin, participé à l’effort de guerre en Irak ? Le saurons-nous un jour ? Le total des dépenses de guerre, tous les pays confondus ayant de près ou de loin participé par une présence en Irak, doit dépasser l’entendement.

    Pierre R.


    • Dégueuloir Dégueuloir 2 octobre 2007 12:17

      L’hypocrisie gouverne l’Occident

      Par Paul Craig Roberts, le 30 septembre 2007

      ​​​​La honte a disparu de la « civilisation » occidentale. L’hypocrisie a pris sa place.

      ​​​​Le 28 septembre, le premier ministre britannique Gordon Brown pouvait être entendu sur la Radio Publique Nationale condamnant le gouvernement en Birmanie pour son usage de la violence contre les manifestations démocratiques. Brown déclarait le dégoût du peuple britannique contre la violence infligée à son peuple par le gouvernement Birman.

      ​​​​Mais ne Brown ne dit rien de la violence qu’infligeait le gouvernement britannique aux Irakiens et aux Afghans.

      ​​​​George W. Bush a aussi pris une attitude irréprochable quand il a déclaré : « Le monde observe le peuple de Birmanie prendre les rues pour exiger la liberté, et le peuple US se tient solidaire de ces braves gens. » (La junte restreint les communications des protestataires en Birmanie, par Edouard Cody, Washington Post le 29 septembre 2007)

      ​​​​Bush et Brown n’ont pas la même sympathie pour les peuples d’Irak et d’Afghanistan. Ni Bush ni Brown ne sont solidaires de ceux qui exigent d’être libérés de l’occupation étrangère par les troupes Étasuniennes et Britanniques. En fait, Bush et Brown, en tant que commandants en chef, font une nouba de massacres qui donne un air extrêmement mesuré au gouvernement de Birmanie en comparaison.

      ​​​​Pourquoi les soldats Britanniques ont-ils été envoyés tuer les Irakiens et les Afghans ? Le 11 septembre n’avait rien à voir avec le Royaume-Uni. Sans doute ce Tony Blair corrompu a été soudoyé pour entraîner le peuple Britannique dans la guerre de Bush au Moyen-Orient pour hégémonie US-Israélienne, mais Brown n’a rien fait pour mettre fin à l’utilisation par Bush des militaires Britanniques comme des mercenaires.

      ​​​​Les présentateurs de la Radio Publique Nationale soutenaient aussi le peuple Birman, mais ils se montrent aussi peu perturbés par les cinq ans de guerre de Bush qui, nous le savons maintenant, étaient entièrement légitimées par des mensonges. Al Qaeda n’est pas les Talibans, et l’Irak n’avait pas d’arme de destruction de masse. Ni l’un ni l’autre de ces pays ne présentait de menace pour les USA. Maintenant que nous le savons, pourquoi les médias donnent-ils toujours à Bush et à Brown un laissez-passer pour user de violence contre les Irakiens et les Afghans ?

      ​​​​Pour en venir au fait, quelle est la différence entre Bush et Brown d’une part et le gouvernement Birman meurtrier de l’autre ? Bush et Brown sont en fait bien pires. Ils feignent d’être des démocrates concernés par ce que veulent réellement les gens. Le gouvernement Birman ne prétend pas être autre chose qu’une dictature militaire. De plus, le gouvernement Birman est décent par comparaison car il n’a commis aucune ace d’agression criminel flagrant — des crimes de guerre sous la norme de Nuremberg — en envahissant d’autres pays et en essayant de les occuper.

      ​​​​En dépit de tout les massacre effectués par Bush, il est avide de toujours plus de sang. Lui et Israël ont l’Iran dans leur collimateur.

      ​​​​Tous les indicateurs disent que Bush va attaquer l’Iran. La propagande, la diabolisation, et les mensonges grossiers sortent à flots du régime Bush et de ses médias et universitaires propagandistes tels que Lee Bollinger, le président de l’université de Colombia. Les deux partis au Congrès se rangent derrière la future attaque de l’Iran. Le méprisable sénateur Joe Lieberman a même glissé un projet de loi pour donner le feu vert à Bush [il s’agit de la garde révolutionnaire iranienne rangée dans la liste des organisations terroristes, NDT].

      ​​​​Qui va retenir Bush d’un troisième crime de guerre ? Pas son vice-président, pas son conseiller à la sécurité nationale, pas son ministre de la défense. Pas sa ministre des affaires étrangères. Pas le Congrès. Pas les militaires US [sait-on jamais ? Car il y a réellement une dissidence dans l’Air Force et dans les services secrets, comme le montre cet article anglais, NDT]. Pas les gros bonnets corporatistes. Pas le lobby d’Israël. Pas les « alliés » achetés et payés. Pas le mouvement pacifiste. Pas les Étasuniens. Certainement pas les médias.

      ​​​​Les Étasuniens sont satisfaits quels que soient les crimes commis par leur gouvernement tant qu’ils sont justifiés par leur sécurité.

      ​​​​L’empressement des Étasuniens à massacrer les autres sorti de la peur pour leur propre sécurité est un résultat du 11 septembre. Le mouvement pacifiste est impuissant, parce qu’il a accepté l’histoire gouvernementale du 9/11. S’opposer à une guerre quand vous acceptez les raisons du gouvernement pour la guerre est une position indéfendable.

      ​​​​Le régime Bush sait que si les gens gobent son histoire du 9/11, ils admettent n’importe quoi. La propagande fait taire les faits, et les Étasuniens tombent d’un jeu de mensonges dans un autres. Les pirates de l’air allégués du 9/11 venaient tous de pays alliés des USA, principalement d’Arabie Saoudite, mais les Étasuniens croient les mensonges du gouvernement selon lesquels l’Afghanistan, l’Irak, l’Iran, et la Syrie sont responsables. Les Étasuniens ont été convaincus que sans « changement de régime » dans ces pays, la superpuissance US restera démunie face aux Musulmans apatrides armés de couteaux tout usage.

      ​​​​Les Étasuniens ont subi un lavage de cerveau pour qu’ils avalent que les Musulmans les détestent pour leur « liberté et leur démocratie, » alors qu’en fait le problème est la politique étrangère immorale et l’interférence du gouvernement US dans les affaires internes des pays Musulmans. Le message de Bush envers le Moyen-Orient est limpide : Être un État fantoche ou être détruit.

      ​​​​En attendant, pour empêcher la démocratie et les libertés civiques et ne pas faire obstacle à la sécurité des Étasuniens, Bush a annulé l’habeas corpus, le jugement en bonne et due forme, le droit à la représentation par un avocat, la confidentialité, et la séparation des pouvoirs exigés par la Constitution US. Autrement, dit Bush, nous perdrons la « guerre à la terreur. »

      ​​​​Bush dit qu’il a sécurisé les Étasuniens en les débarrassant de ces obstacles constitutionnels à leur sécurité. Et dès que les bombes US tomberont sur l’Iran et la Syrie, ces pays seront libres et démocratiques, aussi, comme l’Irak et l’Afghanistan.

      ​​​​En menant les Étasuniens à cette conclusion, Bush a fait tomber les États-Unis dans un nouvel abîme de l’intelligence et de la moralité humaine.

      ​​​​Paul Craig Roberts fut Secrétaire Adjoint au Trésor dans l’administration Reagan. Il est l’auteur de Supply-Side Revolution : An Insider’s Account of Policymaking in Washington ; Alienation and the Soviet Economy et Meltdown : Inside the Soviet Economy, et est coauteur avec Lawrence M. Stratton de The Tyranny of Good Intentions : How Prosecutors and Bureaucrats Are Trampling the Constitution in the Name of Justice. Clic ici pour l’entrevue [en anglais] de Peter Brimelow de Forbes Magazine avec Roberts au sujet de la récente épidémie d’inconduite des procureurs.


    • non666 non666 2 octobre 2007 14:50

      Excellent commentaire, « degueuloir », si je peux me permettre.

      La conclusion de votre poste n’a pas été écrite , mais heureusement, comme vous êtes timides, je vais l’écrire pour vous :

      Ce « montrage du doigt » de la Junte Birmane est la pour servir de contrefeux aux conclusions qui commencent a s’imposer au monde entier sur « l’utilité » des États unis comme modèle.

      Quelque part, on nous rejout le scenario de la guerre de Bosnie ou le club des amis d’israel avait inventé le « devoir d’ingerence » et les camps de concentration pour nous faire detourner le regard de ce qui se passait en Palestine occupée.

      Vous comprenez, quand on invite dans une coalition anti-saddam (première guerre du golfe) des syriens et des Egyptiens en leur faisant miroiter un règlement global des problèmes du proche-orient, plateau du Golan compris et qu’ensuite on leur joue le scénario des « promesses qui n’engagent que ceux qui y croient », il faut vite occuper la scène médiatique avant que les masses ne comprennent ce qu’il se passe.

      La Junte Birmane arrive donc a point nommé et vous avez raison de souligner que la dictature militaire birmane qui opprime la Birmanie a bien des points communs avec les dictatures militaires étrangères qui sévissent en Afghanistan et en Irak « libéré »...

      ...Pour le bien de la démocratie, bien entendu.


    • Ingrid du Midi 2 octobre 2007 15:07

      Extrait de dépêche US :

      Oct 2, 2007 8:50 am US/Eastern

      Senate Approves $150B For Iraq, Afghanistan Wars

      CBS News Interactive : Battle For Iraq

      (AP) WASHINGTON Thwarted in efforts to bring troops home from Iraq, Senate Democrats helped pass a defense policy bill authorizing another $150 billion for the wars in Iraq and Afghanistan.

      Monday’s 92-3 vote comes as the House planned to approve separate legislation Tuesday that requires President Bush to give Congress a plan for eventual troop withdrawals.

      (...)

      [fin de l’extrait]

      Autrement dit, les « grands opposants » du Parti Démocrate cautionnent à fond la guerre en Irak. En réalité, le contraire aurait été étonnant. Aux Etats-Unis, il n’y a pas de « droite », « gauche » et « centre ». En France, non plus. La seule politique est celle des financiers et des multinationales.

      On s’engage, sans réelle surprise, dans la voie d’une militarisation accrue des conflits où la militarisation de l’Europe sera un ingrédient essentiel. La superpuissance européenne est nécessaire pour voler au secours de la superpuissance US dans son entreprise de domination du monde.

      Lire notamment, à ce sujet :

      http://blog.360.yahoo.com/quicalt?p=118

      http://blog.360.yahoo.com/quicalt?p=148

      http://blog.360.yahoo.com/quicalt?p=182

      http://blog.360.yahoo.com/quicalt?p=228

      http://blog.360.yahoo.com/quicalt?p=235


    • Ingrid du Midi 2 octobre 2007 15:12

      C’est évident que l’énorme budget US « devra » s’accompagner de son équivalent européen. Et « on » veut aller jusqu’au nucléaire planétaire... « sous contrôle », bien sûr !

      Pour rappel :

      http://blog.360.yahoo.com/quicalt?p=148

      Après les présidentielles françaises, mine de rien, l’ « Europe militaire » (2)

      (...)

      La Commission Trilatérale a tenu sa réunion annuelle à Bruxelles du 16 au 19 mars. Avec un peu moins de discrétion que d’habitude, car Reuters a même diffusé une photo de Henri Kissinger et Jean-Claude Trichet prise à cette occasion. Javier Solana, Haut Représentant de la « Politique étrangère et de sécurité commune » (PESC), Secrétaire Général à la fois du Conseil de l’Union européenne et de l’Union de l’Europe Occidentale (UEO), et ancien Secrétaire Général de l’OTAN, fait état de sa participation sur son agenda officiel (allocution du 17 mars à 14h30). C’est peut être que la Commission « a un message à faire passer ». Celui de la prétendue nécessité urgente d’un « ordre mondial » en bonne et due forme.

      Un important rapport présenté à cette réunion circule déjà dans sa version « pré-publication » : celui de John Deutch, diffusé sur un site d’information et recherche juridiques hébergé par l’Université de Pittsburgh. Mis en ligne en annexe à un article de Joe Shaulis du 20 mars, ledit rapport, intitulé : « Priority Energy Security Issues », porte un cachet du Massachusetts Institute of Technology où enseigne Deutch. Ce dernier apparaît dans la liste des membres de la Trilatérale comme : « John M. Deutch, Institute Professor, Massachusetts Institute of Technology, Cambridge, MA ; former Director of Central Intelligence ; former U.S. Deputy Secretary of Defense ». Il fut, en effet, directeur de la CIA et de la « National Intelligence » en tant que « Director of Central Intelligence » en 1995-96, après avoir été Sous-Secrétaire de Défense US en 1994-95. La thématique abordée dans le rapport est l’un des principaux domaines de compétence de John Deutch, comme on peut le constater sur son site universitaire.

      Le rapport de John Deutch se termine avec cette conclusion :

      « I have discussed four energy security issues. Here are summary conclusions about what should be done about each. (1) To mitigate the effects of oil and gas important dependence we must begin the process of a transition away from a petroleum based economy and recognize the inevitable dependence on petroleum until that transition is accomplished ; (2) To reduce the growing vulnerability of the energy infrastructure calls for greater cooperation for Trilateral countries and others involved in international energy markets ; (3) Both developed and developing economies need to curb CO2 and other greenhouse gas emissions to avoid the adverse consequences of climate change or face the prospect of active engineering of the globe’s climate ; (3) the need for encouraging expanded use of nuclear power means that new measures must be adopted to reduce the increase in proliferation risk that would result from the spread of dangerous fuel cycle services : enrichment and reprocessing.

      We justifiably should be concerned that the world is not making sufficient progress on these issues. One possibility is that the world will continue to muddle and make the inevitable adjustments. Another possibility is that a severe crisis will change the attitude of the public and its leaders about what needs to be done. I am uncomfortable with either of these possibilities because I believe each will involve much higher economic and social cost than is necessary. A much better option is to manage the significant social, technical, and economic aspects of the energy transitions the world will undergo. I hope that the Trilateral Commission, both as an organization and as individuals, will strive to make progress on these energy issues in the years ahead, appreciating that energy and security issues are not divisible, and I look forward to promising assessment at future meetings. »

      (fin de citation)

      Tel que je comprends le texte, la répétition d’un index (3) n’est pas forcément une coquille. L’auteur a pu vouloir montrer le caractère inséparable, dans son optique, des points qui y sont évoqués. La question essentielle résidant sans doute dans l’existence, vu par Deutch, d’un certain consensus sur une nécessité objective de recourir à l’énergie nucléaire à l’échelle planétaire pour supprimer au maximum les émissions des gaz d’effet de serre. En même temps, une telle politique posera, d’après cet auteur, de très sérieux problèmes de « sécurité ». Comme l’article de Joe Shaulis du 20 mars, celui de l’International Herald Tribune du 19 mars évoque clairement le premier de ces deux points du rapport, mais reste moins explicite sur celui concernant la « sécurité nucléaire ». Il fait également état d’un rapport de la présidente du directoire d’Areva, la française Anne Lauvergeon, à la même réunion. Ce deuxième rapport semble être allé encore plus résolument dans le sens du nucléaire.

      Si, soi-disant pour éviter une catastrophe climatique, les milieux d’affaires choisissent de favoriser l’énergie nucléaire à l’échelle planétaire, qui « veillera à la sécurité mondiale » ? On comprend aisément que, dans leur esprit, une telle opération doit s’accompagner de la mise sous tutelle de la planète entière par une « super-gendarmerie ».

      (...)


    • 65beve 2 octobre 2007 21:58

      Bonsoir,

      Excellent article qui donne quand-même le vertige ! Des milliards de dollars pour détruire ? Où est la morale ?

      @dégueuloir

      « Qui va retenir Bush d’un troisième crime de guerre ? Pas son vice-président, pas son conseiller à la sécurité nationale, pas son ministre de la défense. Pas sa ministre des affaires étrangères. Pas le Congrès. Pas les militaires US [sait-on jamais ? Car il y a réellement une dissidence dans l’Air Force et dans les services secrets, comme le montre cet article anglais, NDT]. Pas les gros bonnets corporatistes. Pas le lobby d’Israël. Pas les « alliés » achetés et payés. Pas le mouvement pacifiste. Pas les Étasuniens. Certainement pas les médias. »

      Et la France, la-dedans ? Le caniche de Bush est à la retraite. Dans le chenil français il y déjà quelques roquets qui rêvent de prendre sa place.

      Que pouvons-nous faire, si ce n’est déplorer ce qui se passe en Irak ?

      ET bien oui ! Nous pouvons agir ! Nous pouvons toujours voter contre cette majorité aux prochaines municipales et dire NON à la guerre d’une manière plus radicale que notre Nanar national.

      Vive la soixanthuitude, vive Country Joe McDonald et son célèbtre « F.U.C.K. »


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 3 octobre 2007 00:16

      Tout ça en pure perte. Les guerres comme celle en Irak ne PEUVENT pas atteindre leurs objectifs.

      http://nouvellesociete.org/5166.html

      Le système financier s’effondre, l’économie fonctionne sur des assignats, les pouvoirs civils perdent leur légitimité, la criminalité devient la seule issue pour les déshérités de la planète et le désordre s’installe. Fin de l’Empire, début du Moyen-âge.

      http://nouvellesociete.org/5140.html

      Pierre JC Allard


    • magicboss magicboss 3 octobre 2007 09:56

      Et pendant ce temps là Halliburton, Carlyle et d’autres se font des millions par années sur le dos du peuple et en profitant de ces guerres d’intérêt et inutiles ...

      Comment allons-nous faire pour arrêter le massacre ?

      En tout cas pour le 11 septembre on organise une manif pacifiste devant l’ONU à Genève et tous les pacifistes, altermondialistes ou ceux qui veulent juste la paix et un monde ou l’obscurantisme ne fait plus loi sont bienvenus ...

      http://www.univers.ch/911/ONU-UNO-GENEVA


    • Fred 3 octobre 2007 11:01

      @degueloir

      « Pourquoi les soldats Britanniques ont-ils été envoyés tuer les Irakiens et les Afghans ? »

      D’accord sur l’ensemble mais il ne faut pas partir dans l’exageration non plus. Les soldats Americains et Britanniques ne sont pas partis faire un carton la-bas. Certes il y a des abus mais la majorite des soldats essaie de faire son boulot et ne repond qu’aux attaques des terroristes qui profitent du chaos cree par cette guerre stupide pour essayer de prendre le controle.


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 5 octobre 2007 02:56

      Je copicolle seulement ici un fil de l’agence France Presse. qui se passe de commentaires.

      Plusieurs exécutions prévues aux États-Unis ont déjà été reportées depuis que la Cour suprême a accepté d’examiner la légalité de l’injection mortelle, mais un condamné est mort : la cour texane avait refusé de rester ouverte 20 minutes de plus pour enregistrer son recours.

      Mercredi 25 septembre, 10H00 : à Washington, la plus haute juridiction du pays annonce qu’elle examinera début 2008 le recours de deux condamnés à mort du Kentucky contre l’injection mortelle.

      Le même jour, Michael Richard, condamné pour le viol et le meurtre d’une femme il y a plus de 20 ans, doit être exécuté par cette méthode à 18H00 au Texas, dont les autorités font rapidement savoir qu’elles ne se sentent pas concernées par l’annonce de la Cour suprême.

      Les avocats du condamné entament alors une course contre la montre pour rédiger un ultime recours. Ils doivent d’abord saisir la plus haute cour criminelle du Texas, qui ferme à 17H00. À 16H50, retardés par une panne informatique, ils appellent la cour pour lui demander de rester ouverte 20 minutes de plus. « Nous fermons à 17H00 », répond le greffier, cité par toute la presse locale.

      Les avocats saisissent alors la Cour suprême, qui maintient toujours une veille les soirs d’exécution. La démarche retarde la procédure de quelques heures, mais comme le condamné n’a pas eu le temps de déposer ses arguments devant un juge local, ils ne sont pas recevables à Washington.

      Michael Richard a été déclaré mort à 20H23. Aucun autre condamné n’a été exécuté depuis.

      « Hâter la mort d’un homme, même un mauvais, parce que des employés de bureau n’ont pas pu se donner la peine de faire une entorse à la procédure bureaucratique constitue un acte d’une bassesse à couper le souffle, qui témoigne d’un goût pour la mort qui glace le sang de tout homme de bien », s’insurgeait mardi le Dallas Morning News dans un éditorial.

      Delenda est cartago

      Perre JC Allard

      http://nouvellesociete.org/5142.html


    • Alpo47 Alpo47 2 octobre 2007 10:54

      La guerre n’est elle pas (trop) souvent le moyen de faire fonctionner l’économie ?

      Vous parlez de coûts, mais ne sont ils pas transformés en travail et profits pour l’industrie de l’armement, donc réinjectés dans l’économie américaine ?


      • Henry Moreigne Henry Moreigne 2 octobre 2007 11:20

        Effectivement c’est bien là toute la problématique. Les guerres sont toujours génératrices d’énormes profits pour quelques-uns en l’espèce le lobby militaro-industriel US, fidèle soutien du président Bush. Cette situation démontre ont un intérêt à la multoplications de conflits synonymes de débouchés. smiley


      • Ceri Ceri 2 octobre 2007 13:55

        c’est ca, c’est encore les mêmes qui s’en mettent plein les poches, les Halliburton, Carlyle, Dyn corp etc

        ca tourne en rond. En + en Irak y’a que les multinationales des pays d’accord pour faire la guerre qui ont eu des contrats.


      • Nobody knows me Nobody knows me 2 octobre 2007 15:40

        D’ailleurs, j’ai une idée pour faire un max de pognon : on prend des vétérans de l’armée américaine et on fait de la « sous-traitance de guerre » pour les US ! Mince ! Déjà fait...

        Les US ne sont pas allés sauver les peuples irakiens et afghans, c’étaient juste pour renflouer les portefeuilles des aliburton, lockeed martin, blackwater, etc...

        En tout cas, comme vous le dites, ça a l’air sympa pour l’économie américaine qui ne va pas très fort en ce moment. Par contre, pour les victimes, c’est la GALERE !!!!


      • Jacques 2 octobre 2007 11:18

        Ca fait effectivement beaucoup d’argent pour résoudre un problème qui n’en est pas un. Ca signifie aussi que la guerre en Irak a acquis sa propre dynamique : on ne peu plus tirer un trait aussi facilement, sinon comment justifier les sommes déjà engagées sans tomber dans le ridicule. A mon avis les Américains sont là-bas pour y rester.

        Ca me fait un peu penser à l’ISS, que la plupart des scientifiques considèrent comme un projet de prestige sans réel intérêt scientifique, mais qu’on ne peut plus stopper ou laisser à l’abandon sans remettre en cause des décisions et des décideurs ayant engagé des sommes à hauteur de la centaine de milliards de dollars.


        • herve33 3 octobre 2007 11:18

          A propos de l’ISS ( station spacial international ) , le but réel serait purement politique : le fait d’occuper et de payer les scientifiques nucléaires russes pour éviter qu’ils ne partent exporter leur technologie vers des pays voyous . L’URSS n’avait plus les moyens de les payer et tout leur arsenal nucléaire tombait à l’abandon .


        • LE CHAT LE CHAT 2 octobre 2007 11:35

          Excellent article , le coût de la guerre en Irak ressemble de plus en plus au tonneau des danaïdes , et même en mentant sur les chiffres , ils pèsent de plus en plus lourd sur l’économie US ; quel gachis ! humain et matériel !

          que n’aurait t on pas pu faire avec ces colossales sommes d’argent ? smiley


          • ZEN ZEN 2 octobre 2007 11:47

            C’est bref, c’est vrai, c’est terrible...tout cela pour une fumeuse théorie de « chaos créateur » à l’odeur de pétrole.


            • non666 non666 2 octobre 2007 13:38

              Ouvrons le dossier N° 123897

              La guerre du golfe (épisode II) se voulait au départ une réédition de l’épisode I qui avait très bien marché.

              A l’epoque, les etats unis signataire de Salt II et des accords de desarmement en Europe etait contraint de limiter leur aviation d’un tiers, leurs forces armées en Europe de 50% et de rapatrier tout cela aux États unis .

              Mais que faire de toutes ces bombes en stock, déja obsolètes sur le théâtre d’opération européen ? Que faire de ces bombardiers tout neufs qui étaient condamné a être coupé en deux alors qu’il leur rester encore la moitié de leur « potentiel » ?

              Le financement de ce désarmement par une contribution mondiale.

              Sinon, c’était la mort de certains fournisseurs , condamné a attendre que le surplus d’avion soit écoulé avant de recommencer a vendre a l’oncle sam.

              Chaque heure de vol de B-52 obsolète, chaque bombe lachée a été integralement payé par la « communauté internationale ».

              Ils ont vendu aux télévisions des images de bombardiers furtifs, de missile guidés laser mais cela n’a représenté qu’ 1 % des missions...

              Ils ont juste écoulé les stocks de munition condamné a être détruite ou ramené aux États unis au prix de vente mis a jour... bien joué. Ce fut la plus grande vente d’arme forcée de toute l’Histoire de la Terre.

              Comment expliqué autrement que l’arabie saoudite qui vendit alors deux fois plus de pétrole par jour que de coutume, a un prix 3 fois supérieur, soit sortie de cette guerre plus pauvre qu’elle n’y était entrée ?...

              Des missiles « patriot » conçus dans les années 60 ont été mediatisés comme étant des armes de hautes technologies avec la complicité de nos chaines de TV.

              Bush fils a juste cru qu’il pourrait imiter la brillante stratégie de Bush père...

              Pas de bol, la leçon avait été comprise par le monde entier et personne n’a voulu payer la poursuite de la mise a niveau de l’armée US , ce coup ci.

              Car que personne ne se fasse d’illusion. La facture qui est présentée au peuple etats uniens aujourd’hui, était bien pour nous , au départ.

              Et on a pas encore vu la totalité des couts puisque les stock de missiles de croisière , par exemple, qui ont été tiré au début de la guerre pour les films de propagande n’ont pas encore été renouvelé.

              Ca gueule aussi dans la Navy !

              Le carrefour de l’Histoire se passe sous nos yeux.

              Ou les yankees réussissent a s’imposer par tous les moyens, y compris en plaçant un de leurs pions a la tête de l’Etat français maintenant, ou il sombre avec leur dollar.

              Quel moment palpitant nous vivons !

              Nous serons la génération qui aura vu deux Empire ennemis s’effondrer :

              L’URSS et les etats unis.


              • Darkfox 2 octobre 2007 14:04

                le budget américain est voté pour 2008 ? ils ont resigné ? Zut faut que j’achète vite des actions General Dynamics,Northrop Grumman,Lockheed Martin,Boeing,Raytheon (un peu d’armement) et quelques sociétés de mercenaires :) bénéfice assuré ... En plus avec un peu chance, on fera payer les Irakiens ( pétrole contre nourriture...plutôt que de les brulé ça exporte nos productions, histoire de détruire l’économie agricole qui serait encore en activité) ) :) allez la main sur le coeur , on met l hymne des USA et on dit qu’on est la pour sauver le monde libre et qu’on est pas du tout intéresser par les sous.


                • fouadraiden fouadraiden 2 octobre 2007 15:54

                  Rien à craindre du côté financier car les Bédouins que les Etats-Unis maintiennent en place ,choix antérieur à l’administration actuelle, mettront à terme le prix qu’il faudra pour financer le coût de cette seconde offensive contre les populations irakiennes.ils avaient déjà largement financé la première guerre en Irak.la seconde le sera aussi par eux.

                  on oublie que c’est deux guerres sont le prix à payer pour avoir le régime saoudien ,islamistes favorables aux Occidentaux et inversement, encore en place dans 15 ans, avec des courbes du prix du pétrole aux normes de la société américiane et occidentale.

                  l’Irakien meurt pour assurer aux citoyens occidentaux un relatif confort du niveau de vie.et cela n’a pas de prix !


                  • non666 non666 2 octobre 2007 16:04

                    Ce n’est pas tout a fait vrai.

                    L’Irakien meurt car il fallait une victime exutoire à la « lache agression » du 11-09, telle qu’elle a été présenté aux etats uniens.

                    Merci de ne pas confondre l’Occident(c’est a dire Nous , l’ouest de l’Europe) et l’Atlantisme ou le monde anglo-saxons.

                    même si eux ou leurs complice essaient de faire croire que c’est la même chose, c’est faux.


                  • Fred 3 octobre 2007 11:04

                    "Ce n’est pas tout a fait vrai.

                    L’Irakien meurt car il fallait une victime exutoire à la « lache agression » du 11-09, telle qu’elle a été présenté aux etats uniens.

                    Merci de ne pas confondre l’Occident(c’est a dire Nous , l’ouest de l’Europe) et l’Atlantisme ou le monde anglo-saxons.

                    même si eux ou leurs complice essaient de faire croire que c’est la même chose, c’est faux."

                    Euh, l’Irakien mourrait aussi sous Saddam supporte par la France au meme titre que des milliers de gens meurrent en Afrique pour nous donner des ressources premieres. C’est facile d’accuser les Americains mais il faut savoir aussi balayer devant sa porte.


                  • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 3 octobre 2007 00:04

                    @ Reneve : J’adoube. D’ailleurs cette idée de parler de « billions », même en Français, sous prétexte qu’on a inventé les « milliards » qui ne correspondent à aucune étymologie crédible, relève de l’entêtement. Je passe toujours des milliards (G) aux trillions (T) 10x12 (000 000 000 000). J’assume cette « erreur » et je n’ai aucun doute que tôt ou tard cette forme s’imposera.

                    PJCA


                  • Avatar 2 octobre 2007 19:20

                    A L’auteur,

                    Très bon article suivi de commentaires intéressants.

                    J’adhère particulièrement aux commentaires de non666 et Dégueuloir .

                    Les iraniens finiront bien par attaquer directement les USA ou des interets US ou british. Comme pour débuter la guerre du Vietnam (faux attentats du Tonkin)ou celle d’Iraq (9/11), les USA-UK répondront alors dans une attitude de self-defense immédiate à coup de B52 et de « ptites » smiley bombes atomiques... smiley


                  • Internaute Internaute 2 octobre 2007 18:07

                    @l’auteur,

                    2.000 milliards de dollars font « Deux billons de dollars » ce qui en américain s’écrit « Two trillon dollars », raison pour laquelle Forest Ent utilise le sigle T$ et non pas B$ pour parler de billons de dollars. En américain le millard n’existe pas. Ils passent du « million » au « billon ».

                    L’éternelle citation d’Alan Greenspan (de son vrai nom Grintzpan) ne sert qu’à propager le mensonge que lui-même essaye de faire passer pour une vérité. En fait il défend son lobby. Vous n’imaginez tout de même pas Grintzpan nous dire que les US sont en Irak pour satisfaire les fantasmes israéliens ?


                    • Dégueuloir Dégueuloir 2 octobre 2007 18:29

                      l’ignominie répugnante ,le marché de la guerre,ou de la busherie,ce gouvernement US là est la pire chose qui soit arrivé,je souhaite que ces gens soient jugés et condamnés pour crime contre l’humanité et ,à n’en pas douter,exécutés...comme les tirans le méritent,pendus !!!!


                    • Dégueuloir Dégueuloir 2 octobre 2007 18:34

                      L’Air Force a refusé d’emmener en avion des armes sur le théâtre du Moyen-Orient

                      L’Air Force a refusé d’emmener en avion des armes sur le théâtre du Moyen-Orient

                      Wayne Madsen Report, le 24 septembre 2007

                      ​​​​Wayne Madsen Repor (WMR) a appris de sources du renseignement US et étrangères que les six missiles de croisière avancés furtifs AGM-129, armé chacun d’une tête nucléaire W-80-1 [1], transportés par le B-52 le 30 août, étaient destinés au Moyen-Orient via la base aérienne de Barksdale en Louisiane.

                      ​​​​Cependant, des éléments de l’Air Force, soutenus par le personnel de l’agence de renseignement US, ont révélé que grâce à une opposition interne au sein de la communauté de l’Air Force et du renseignement US ils ont réussi à faire avorter l’envoi des armes nucléaires vers leur destination finale et la mission. Hier, le Washington Post a tenté de donner une explication satisfaisante de l’échec sans précédent du système de commande et de contrôle nucléaires US en rapportant que c’était le résultat des « échecs de la sécurité à de multiples niveaux. » Il est maintenant évident que l’échec du système de commande et de contrôle, rapportée comme un incident BENT SPEAR [2] au ministre de la défense et à la Maison Blanche, n’était pas le résultat des « échecs » dans la chaîne de commande et de contrôle mais le résultat d’une révolte et de reculades à divers échelons au sein de l’Air Force et des agences de renseignement à propos de l’attaque projetée par les USA contre l’Iran à l’aide d’armes nucléaires et conventionnelles.

                      ​​​​L’histoire du Washington Post sur l’incident BENT SPEAR peut être en fait une tentative de l’administration Bush pour contrôler les préjudices. WMR a été informé par une source bien informée que le cas d’un des six missiles de croisière nucléaire n’était, et pouvait ne pas être encore, réglé. Dans ce cas, l’incident nucléaire rapporté aurait dû être classé au-delà de BENT SPEAR, jusqu’à alerte nationale de l’autorité de commande connue sous le nom de EMPTY QUIVER [3], avec la classification spéciale PINNACLE [c’est-à-dire qu’il s’agit d’un incident du plus haut niveau de gravité, un missile à tête thermonucléaire était, et est peut-être encore, on ne sait où étant dans la nature, NDT]

                      ​​​​Juste pendant que ce rapport était préparé, Newsweek signalait que David Wurmser, le conseiller du vice-président Dick Cheney récemment parti au Moyen-Orient, avait dit à un petit groupe de conseillers il y a quelques mois que Cheney avait envisagé de demander à Israël de lancer une attaque de missiles sur le site nucléaire iranien de Natanz. Cheney estimait qu’après les frappes de représailles iranienne, les USA auraient des motifs suffisants pour lancer leur propre attaque massive sur l’Iran. Cependant, les plans israéliens d’attaque directe de l’Iran ont été échangés par l’attaque d’une installation Syrienne-Iranienne-Nord-Coréenne supposée nucléaire au nord de la Syrie.

                      ​​​​WMR a appris que l’attaque US contre l’Iran à l’aide d’armes nucléaires et conventionnelles avait été programmée pour coïncider avec l’attaque aérienne israélienne du 6 septembre contre une installation syrienne qui a la réputation d’être nucléaire à Dayr az-Zwar, près du village de Tal Abyad, au nord de la Syrie, près de la frontière turque. L’attaque d’Israël, qui avait pour nom de code OPERATION ORCHARD, devait fournir aux USA une raison pour frapper l’Iran. L’assaut de propagande néo-conservatrice était de citer la coopération des trois États restants de l’« axe du mal » de George Bush — la Syrie, l’Iran, et la Corée du Nord — pour justifier une attaque israélienne soutenue contre la Syrie et une attaque massive des militaires US contre l’Iran.

                      ​​​​WMR a appris de sources militaires des deux côtés de l’Océan Atlantique qu’il y avait un lien précis entre l’OPERATION RORCHARD israélienne et l’incident BENT SPEAR impliquant le B-52 qui transportait les six missiles de croisière nucléaires depuis la base aérienne de Minot dans le Dakota du Nord jusqu’à Barksdale. Il y a aussi un lien entre ces deux événements et le PROJECT CHECKMATE (projet échec et mat) classé hautement confidentiel du Pentagone, un programme compartimenté de l’US Air Force qui travaillait sur un plan d’attaque de l’Iran depuis juin 2007, à peu près à la même époque où Cheney travaillait sur le scénario d’attaque commun Israélo-US contre l’Iran.

                      ​​​​Le PROJECT CHECKMATE, ébruité par l’analyste militaire Eric Margolis dans un article du Times of London, un journal appartenant à Rupert Murdoch, est un programme qui implique plus de deux douzaines d’officiers de l’Air Force et est dirigé par le général de brigade Lawrence Stutzriem et son principal conseiller civil, le Dr Lani Kass, un ancien officier du renseignement militaire israélien qui, de manière incroyable, est maintenant impliqué dans la planification d’une attaque massive commune israélo-US contre l’Iran qui comporte un coup de « décapitation » de l’Iran en frappant entre trois à quatre mille cibles dans le pays. Stutzriem et Kass rendent compte directement au chef d’état-major de l’Air Force, le général Michael Moseley, qui a été aussi chargé de préparer un rapport sur l’incident des armes nucléaires du B-52.

                      ​​​​Le domaine de spécialité de Kass est la cyber-guerre, qui inclut les mesures de « blocage de l’information, » comme cela est imposé par le gouvernement israélien aux médias israéliens concernant l’attaque aérienne contre les présumées « installations nucléaires » syriennes. Des sources du renseignement britanniques ont signalé que l’attaque israélienne contre la Syrie était une attaque sous « vraie bannière » conçue à l’origine pour annoncer l’attaque US contre l’Iran. Après que l’US Air Force ait été empêchée de transporter les six missiles de croisière nucléaires AGM-129 au Moyen-Orient, Israël a continué son attaque contre la Syrie afin d’augmenter graduellement la tension entre Washington d’un côté et Damas, Téhéran, et Pyong Yang de l’autre.

                      ​​​​L’autre partie du dossier CHECKMATE est d’assurer que la « gestion des perceptions » soit menée par les médias contre la Syrie, l’Iran, et la Corée du Nord. Cela implique des articles du type de celui paru hier sous la signature de Joby Warrick et Walter Pincus dans le Washington Post. L’article, intitulé « La saga d’un Bent Spear, » cite un certain nombre d’experts de l’Air Force chevronnés en armes nucléaires disant que ce genre d’incident est sans précédent dans l’histoire de l’Air Force. Par exemple, le général retraité de l’Air Force Eugene Habiger, ancien chef de l’US Strategic Command, dit il a été dans les « affaires nucléaires » depuis 1966 et n’a jamais eu la connaissance d’un incident « plus inquiétant. »

                      ​​​​Les échecs de commande et de contrôle impliquant des armes nucléaires US sont sans précédent, excepté ce fait que des militaires font maintenant une guerre interne contre les néo-conservateurs qui sont imbriqués dans le gouvernement et dans la chaîne de commande militaire déterminée à utiliser des armes nucléaires dans une guerre préventive contre l’Iran.

                      ​​​​CHECKMATE et l’OPERATION ORCHARD aurait fourni une couverture aux USA et à Israël pour l’attaque préventive contre l’Iran sans le BENT SPEAR impliquant le B-52. Dans le plan de lancement de l’attaque nucléaire préventive contre l’Iran il y avait, selon nos sources, Cheney, le conseiller Stephen Hadley de la sécurité nationale ; les membres de l’équipe CHECKMATE au Pentagone, qui entretiennent d’étroites relations avec le renseignement israélien et les groupes d’experts pro-israéliens de Washington, dont l’Hudson Institute ; le ministre des affaires étrangères britannique David Miliband, conseiller politique de Tony Blair avant de devenir parlementaire ; les chefs politiques israéliens comme le premier ministre Ehud Olmert et le chef du Likoud Binyamin Netanyahu ; et le ministre des affaires étrangères Français Bernard Kouchner, qui a fait sa part la semaine dernière pour augmenter graduellement la tension avec l’Iran en suggérant que la guerre contre ce pays était une probabilité. Kouchner est revenu sur sa déclaration après que les plans US aient été retardés.

                      ​​​​Bien que l’Air Force ait essayé de préserver des médias l’incident nucléaire du B-52, un membre anonyme de l’Air Force a ébruité l’histoire dans Military Times le 5 septembre, le jour avant que les israéliens attaquent la présumée installation nucléaire en Syrie et de l’attaque simultanée des USA contre l’Iran. La fuite dans les médias d’informations classées confidentielles sur la disposition ou le mouvement des armes nucléaires est elle-même sans précédent. Les règlements de l’Air Force exigent l’envoi de rapports classés BEELINE à ses autorités les plus hautes sur divulgation de ses informations classées confidentielles aux médias.

                      ​​​​Dans un autre démarche très inhabituelle, le ministre de la défense Robert Gates a demandé à une commission d’enquête extérieure d’étudier l’incident BENT SPEAR, avant même que l’Air Force ait achevé sa propre investigation, c’est virtuellement un vote de non confiance à l’égard de l’enquête officielle conduite par le général de division Douglas Raaberg, le chef des opérations du Air Combat Command.

                      ​​​​Gates a demandé à l’ancien chef d’état-major de l’Air Force, le général retraité Larry Welch, de mener le groupe militaire d’une Commission Scientifique de Défense qui enquêtera aussi sur l’incident BENT SPEAR. L’enquête officielle de l’Air Force aurait été retardée pour des raisons inconnues. Welch est le PDG de l’Institute for Defense Analisys (IDA), une entreprise de recherches financée au niveau fédéral qui exploite trois centres de recherches, dont un pour l’Office of Science and Technology Policy du Services Exécutifs de la Présidence et un autre pour l’agence de sécurité nationale. Un des membres du conseil de l’IDA est la Dr Suzanne H. Woolsey du Paladin Capital Group et épouse de James Woolsey, ancien directeur de la CIA et archi-néo-conservateur. WMR a appris que ni les échelons supérieurs du ministère des affaires étrangères US, ni le Foreign Office britannique n’ont eu connaissance de l’OPERATION ORCHARD, bien qu’Hadley ai donné des directives au président Bush sur le satellite espion du renseignement israélien qui a prouvé que l’installation syrienne était un assemblage d’équipements nucléaires établis avec l’aide de la Corée du Nord et de l’Iran. Cependant, il est curieux qu’Hadley compte sur l’imagerie intelligente (IMINT) du satellite israélien OFEK 7 (horizon 7) en considérant que les satellites IMINT US ont de plus grandes possibilités.

                      ​​​​La campagne de « guerre de l’information » de l’Air Force contre les rapports médiatiques sur CHECKMATE et l’OPERATION ORCHARD a aussi affecté le reportage international de la récente résolution de l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA) demandant à Israël de placer son programme d’armement nucléaire sous contrôle de l’AIEA, de manière similaire à ce que veulent imposer les USA à l’Iran et à la Corée du Nord. La résolution exigeait aussi une zone dénucléarisée sur l’ensemble du Moyen-Orient. La résolution de l’AIEA, intitulée « Application des protections de l’AIEA au Moyen-Orient, » a été passée lors de la réunion générale des 144 membres de l’AIEA le 20 septembre par un vote à 53 contre 2, avec 47 abstentions. Les deux uniques pays à voter contre étaient Israël et les USA. Pourtant, l’histoire de la réunion de l’AIEA à Vienne adoptée par Reuters, Associated Press, et l’Agence France Presse, était que c’était les nations Arabes et Islamiques qui avaient voté pour la résolution.

                      ​​​​C’était pourtant plus de la gestion de perceptions effectuée par CHECKMATE, la Maison Blanche, et leurs alliés en Europe et en Israël de connivence avec les médias. En fait, parmi les 53 nations qui ont voté pour la résolution il y avait la Chine, la Russie, l’Inde, l’Irlande, et le Japon. Les 47 abstentions ont été décrites comme des voix « contre » la résolution bien qu’une abstention ne soit ni une voix pour ni une mesure contre. Les proches alliés des USA, dont la Grande-Bretagne, la France, l’Australie, le Canada, et la Géorgie, se sont tous abstenus.

                      ​​​​D’une manière louche, l’AIEA a adopté juste un bref article dans la résolution sur le programme nucléaire d’Israël et les voix nominales du vote n’était ni disponibles sur le site Internet de l’AIEA — www.iaea.org — ni dans les médias.

                      ​​​​La campagne de gestion des perceptions par les cellules opérationnelles néo-conservatrices de l’administration Bush, en Israël et en Europe a été conçue pour garder la focalisation sur le programme nucléaire de l’Iran, pas d’Israël. Tout examen international du programme d’armement nucléaire d’Israël mettrait probablement sur le tapis le scientifique nucléaire israélien Mordechai Vanunu, converti du Judaïsme au Christianisme, qui a été enlevé à Rome par un « piège amoureux » nommée Cheryl Bentov (alias Cindy) et une équipe de Mossad en 1986, et est depuis détenu contre sa volonté en Israël. La connaissance de Vanunu du programme d’armement nucléaire israélien se focaliserait sur le propre rôle de ce pays dans la prolifération nucléaire, incluant son programme pour partager la technologie des armements nucléaires avec l’Afrique du Sud de l’Apartheid et Taiwan vers la fin des années 70 et dans les années 80. Le rôle de Ken Adelman, directeur de la Arms Control and Disarmament Agency de Ronald Reagan, dans la prolifération nucléaire israélienne pendant la tranche de temps de 1983 à 1987, fait l’objet d’un examen. Adelman, un membre de l’équipe ministère des affaires étrangères de transition entre Reagan et Bush de novembre 1980 à janvier 1981, a exprimé sa compréhension pour les programmes d’armement nucléaire d’Israël, d’Afrique du Sud, et de Taiwan dans un article du New York Times intitulé, « 3 nations élargissent les contacts nucléaires, » le 28 juin 1981. Le journaliste qui a écrit l’article était Judith Miller. Adelman estimait que les trois pays voulaient des armes nucléaires en raison de leur ostracisme pour l’Occident et le Tiers Monde, et de l’hostilité des pays communistes. Naturellement, aujourd’hui, le même argument peut servir à l’Iran, à la Corée du Nord, et à tout autre nation de l’« axe du mal » ainsi désignée par les néo-conservateurs de l’administration Bush et d’autres gouvernements.

                      ​​​​Il y a aussi des bulletins d’informations qui suggèrent une liaison entre les renseignements d’Israël et de Corée du Nord. Le 21 juillet 2004, le Dominion Post de Nouvelle-Zélande rapportait que trois agents du Mossad étaient impliqués d’espionnage en Nouvelle Zélande. Deux des agents du Mossad, Uriel Kelman et Elisha Cara (alias Kra), ont été arrêtés et emprisonnés par la police de néo-zélandaise (un diplomate israélien à Canberra, Lati d’Amir, a été expulsé par l’Australie et le renseignement néo-zélandais a identifié à Singapour un quatrième agent du Mossad impliqué dans l’opération d’espionnage en Nouvelle-Zélande). Le troisième agent du Mossad en Nouvelle-Zélande, Zev William Barkan (alias Lev Bruckenstein), s’est enfui de Nouvelle-Zélande — vers la Corée du Nord.

                      ​​​​Phil Goff, ministre des affaires étrangères de Nouvelle-Zélande, a révélé que Barkan, ancien plongeur de la marine israélienne, travaillait précédemment à l’ambassade israélienne de Vienne, qui est aussi le siège social de l’AIEA. Il a été cité par le Sydney Morning Herald en tant que trafiquant de passeports volés à des touristes étrangers en Thaïlande, Birmanie, Laos, et Cambodge. New Zealand’s One News avait signalé que Barkan était en Corée du Nord pour aider à la nation à construire un mur pour empêcher ses citoyens de partir.

                      ​​​​La stratégie de la corde raide nucléaire impliquant les USA, Israël et l’échec du système de commande et de contrôle US, font que chaque grande capitale du monde s’interroge sur les véritables intentions de l’administration Bush.

                      Original : http://www.thetruthseeker.co.uk/article.asp?ID=7257 Traduction de Pétrus Lombard

                      Notes du traducteur

                      ​​​​1- Missile de croisière AGM-129 et tête thermonucléaire W-80-1 :

                      http://fr.wikipedia.org/wiki/AGM-86_ALCM

                      ​​​​2- BENT SPEAR : Un terme employé par le ministère de la défense US pour identifier les incidents impliquant : des armes nucléaires ou des ogives, des composants nucléaires, ou des véhicule avec des cargaisons nucléaires. Voir en anglais :

                      http://encyclopedia.thefreedictionary.com/Bent+Spear

                      ​​​​3- EMPTY QUIVER : Une terme US pour rapporter et pour identifier la capture, le vol, ou la perte d’une arme nucléaire. Voir en anglais :

                      http://encyclopedia.thefreedictionary.com/Empty+Quiver


                    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 3 octobre 2007 00:35

                      Degueuloir : Merci pour cette information. Tres intéressant. Presque trop bien documenté. Nous comprenons tous que, lorsqu’on arrive au moment de vérité, la machine a propagande de l’État cesse de lancer des rumeurs bêtes pour en créer d’inattaquables. Utiles de les connaître, mais en se souvenant que le plus clair de ce qui sera révélé servira toujours à dissimuler ce qui ne doit pas l’être. Rien ne peut plus remplacer une réflexion personnelle.

                      http://nouvellesociete.org/5161.html

                      Pierre JC Allard


                    • Avatar 2 octobre 2007 19:23

                      Vous pouvez commencer à apprendre le chinois... smiley


                    • citadelle 2 octobre 2007 20:37

                      Jacob, ne te fait pas trop de soucies pour les irakiens, ils ont juré qu’ils metteraient le USA en echec et le montreront au monde, c’est beaucoup de sacrifices, mais ont-ils le choix ?. Ils se battent pour leur liberté et ne croit pas que les amrécains et les juifs arriveront a cassé completement le peuple et sa nation. L’Irak a été desarmé et c’est surement ce qui a poussé les laches a l’attaquer, ils parlent de bombarder des lieux en Iran parce qu’ils sont trop lache pour faire la guerre a un pays armé a moins d’etre à vingts contre un seul, d’une certainas façons les américains sont des juifs de Palestine, on comprend pourquoi ils s’entendent si bien.

                      Les Irakiens retrouveront la liberté et la paix tout comme les palestiniens, alors soit tranquille

                      PS : Ma petite image du croissant de lune est le drapeau qui a été proposé aux irakiens par les américains, il ressemble beaucoup au drapeau d’« israel », qui peut croire que c’est un hazard ?


                    • Avatar 2 octobre 2007 20:51

                      Les 3 bandes représentent-elles les 3 futures états des Etats-Unis d’Iraq (kurde, chiite et sunnite) ???

                       smiley


                    • email6314870 2 octobre 2007 21:39

                      Avant de commencer à apprendre le chinois, il faudrait commencer à apprendre l’anglais. Cet article figure en gros titre du site AgoraVox et contient une erreur basique en anglais : « billion » ne prend pas de « s » quand il est précédé d’un chiffre. Il aurait donc fallu écrire « two billion ». D’autre part un des commentaires indiquait à juste titre que l’emploi de trillion aurait été plus juste mais propose malheureusement le titre « two trillion dollars baby », rajoutant un malencontreux « s » à « dollar ». Le rédacteur de cet article souhaitant imiter le titre du film « million dollar baby », un titre plus indiqué serait donc « two trillion dollar baby ».


                    • Avatar 2 octobre 2007 22:02

                      My tailor is rich. smiley


                    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 3 octobre 2007 00:42

                      Les USA sont une pomme qui pourrit sur la branche avant même de tomber. La releve pour l’Occident, c’est la Russie et autres états de culture occidentale de la CIS qui se joignent à l’EUrope. Ce sera ça, ou ce sera la Chine.

                      http://nouvellesociete.org/5149.html

                      Pierre JC Allard


                    • Fred 3 octobre 2007 11:10

                      « Les Irakiens retrouveront la liberté et la paix tout comme les palestiniens, alors soit tranquille »

                      Je l’espère pour ces deux peuples. Mais j’espère aussi que leur liberté sera autre chose que celle qu’ils avaientt sous Saddam Hussein supporté par notre pays (et a l’époque nous n’entendions pas trop les moralisateurs qui attaquent les US aujourd’hui) et responsable du génocide de plusieurs millions d’irakiens.


                    • Avatar 2 octobre 2007 22:09

                      Abyssus abyssum invocat... smiley


                    • Avatar 2 octobre 2007 22:20

                      200 000 000 000 $ .......

                      pour finalement plein de morts et un pays illégalement occupé ou l’on cherche toujours la paix...Et une région qui s’embrase...

                      Imaginez ce qu’on l’on aurait pu faire avec cet argent... tiens, en Afrique par exemple, en le convertissant en vaccins ou médicaments modernes...


                      • moebius 2 octobre 2007 22:55

                        ....trés bonne affaire

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