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Accueil du site > Actualités > International > Ukraine 2014 : une crise majeure menaçant l’équilibre (...)

Ukraine 2014 : une crise majeure menaçant l’équilibre international

Le 29 mai, un hélicoptère de combat des forces gouvernementales était abattu par un missile portable Strela-2 à Slaviansk causant la mort de quatorze personnels ukrainiens. Au même moment trente cercueils traversaient la frontière pour rapatrier en terre russe des hommes tombés au combat sur le sol de la Novorossia. Entre le lundi 26 et le mardi 27 mai, ce sont au moins cinquante hommes des forces dissidentes qui sont tombés pour reprendre le contrôle de l’aéroport de Donetsk. Ville qui avec Lougansk est l’une deux nouvelles Républiques populaires du Donbass, à l’Est de l’Ukraine. Républiques autonomes dont l’indépendance a été proclamée le 11 mai à l’issue d’un référendum régional qui a formé le 24 mai l’Union des républiques populaires baptisée Novorossia [Nouvelle Russie] lors d’un congrès des partisans de la fédéralisation de l’Ukraine tenu à Donetsk.  De son côté, ce même 29 mai, le président Vladimir Poutine signait à Astana, avec la Biélorussie et le Kazakhstan, la création d’une Union économique eurasiatique, celle-ci devant entrer en vigueur le 1er janvier 2015.

Un bloc géopolitique concurrent de l’UE

Projet géopolitique pour l’heure sans portée politique stricto sensu. L’Union économique eurasiatique est encore, pour le présent, un « marché régional » qui à terme devrait quand même rassembler quelque 170 millions d’humains et disposer d’un cinquième des ressources mondiales en gaz et approximativement de 15% de réserves d’hydrocarbures. Cet espace géoéconomique a cependant vocation, pour répondre au vœu du président Poutine, à devenir un espace géopolitique. À ce titre il constitue a priori et potentiellement un pôle de puissance concurrentiel de l’Union européenne. C’est à cette aune que doit aussi s’évaluer et se comprendre la bataille de l’Ukraine qui se déroule en ce moment même pour l’indépendance de ses provinces orientales.

Car l’Ukraine, État de 45 millions d’âmes et titulaire d’importantes ressources naturelles, minières et agricoles, devrait à l’origine du projet d’Union eurasiatique s’y trouver associée. Projet dans lequel l’Arménie et la Kirghizie devraient très vite se fondre… d’ici quelques semaines pour Erevan. Initialement l’Arménie devait, à l’instar de l’Ukraine, passer un accord d’association avec l’Union européenne, mais en septembre 2013 elle a décidé ex abrupto de rejoindre l’Union douanière pilotée par Moscou. Bien lui en a pris puisque le pays a aussitôt bénéficié d’une exonération douanière de 30% sur ses achats de pétrole russe et de tarifs préférentiels pour ses approvisionnements en gaz naturel.

En Ukraine le tout nouveau président ukrainien, le milliardaire occidentaliste Petro Porochenko s’est lui fait élire le 25 mai avec l’intention bien arrêtée de faire entrer son pays dans l’Union euratlantiste. Au demeurant, dans la capitale kazakh le président biélorusse Alexandre Loukachenko s’est montré plus optimiste estimant que «  tôt ou tard Kiev devrait comprendre où se trouve son destin  »  ! Sans pour autant aliéner sa souveraineté parce qu’au terme du dit accord «  les trois États s’engagent à garantir la libre circulation des produits, services, capitaux et travailleurs, à mettre en œuvre une politique concertée dans les domaines clés de l’économie  : dans l’énergie, l’industrie, l’agriculture, les transports  ». Mais en aucun cas à créer une monnaie unique ou à se soumettre à une quelconque autorité politique supranationale. L’Asie des peuples et des nations en quelque sorte  !

Guerre froide… des feux mal éteints

La crie ukrainienne est à l’évidence la crise la plus grave que traverse l’occident depuis le blocus de Berlin en 1948, crise qui ouvre l’ère de la Guerre froide. Laquelle culminera avec la crise des missiles soviétiques de Cuba en octobre 1962. Or la crise actuelle est caractéristique d’un certain retour au statu quo ante de sourde belligérance, cette fois dans un monde non plus bipolaire mais devenu multipolaire. Un monde nouveau où de grandes puissances émergentes battent en brèche les velléités d’hégémonie planétaire des États-Unis, notamment celles qui visent à contrôler l’ensemble des régions déterminantes du point de vue des ressources en énergies fossiles ou au regard des espaces de transit. Inutile d’énumérer les régions stratégiques qui, de ce point de vue, jalonnent le continent eurasiatique. Régions dont toutes se situent sur le Rimland, ceinture géopolitique qui enserre la masse continentale intérieure depuis la Mer Noire jusqu’à l’Hindou Koush et au-delà.

Toujours est-il que la crise met en évidence les limites vite atteintes de la démocratie, de la souveraineté populaire en Occident et du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes… puisque toutes les démarches collectives d’autodétermination qui ont été effectuées en Crimée et dans le Donbass sont réputées «  nulles et non avenues  » par des autorités morales incontestées à défaut d’être incontestables, telles le président Hollande ou la chancelière Merkel  ! On ne peut également que s’interroger – au regard de cette même question relative à la nature réelle de nos démocraties - sur la signification et les conséquences à terme de la russophobie et la poutinophobie qu’ont développé nos médias ces dix dernières années  !

En tout cas l’on en voit bien les résultats. Le terrain a été soigneusement labouré – mais avec un succès tout relatif si l’on considère la montée tendancielle des souverainisme en Europe – afin de dresser les opinions contre le monde slave orthodoxe en application pratique de la théorie du « Choc des cultures » de l’Américain Samuel Huntington. Reste que l’euroscepticisme se développant et se démocratisant comme l’a abondamment montré le sondage grandeur nature qu’ont constitué les dernières élection du Parlement européen, il est raisonnable d’avancer que cette stratégie de communication commence à faire long feu. Serions-nous en Occident à un moment charnière de notre histoire, moment comparable à celle qui précéda immédiatement la chute de l’Empire soviétique quand le pouvoir - la langue de bois n’étant plus opérante - mis en œuvre ses politiques de la glasnost et la perestroïka… pour tenter de sauver les meubles  ?

Reste qu’après 1991, non seulement l’Otan ne s’est pas dissoute à l’instar du Pacte de Varsovie, mais elle n’a cessé de s’étendre à l’Est. Or sauf à se faire seppuku [suicide rituel japonais] la Russie se doit désormais de défendre ses Limes pied à pied. Tout aussi bien en Ukraine en général et dans le Donbass plus particulièrement où sont implantées des industries d’armement indispensables aux forces russes, des unités de productions militaires qui n’offrent aucune autre alternative. Ainsi les moteurs des fameux hélicoptères Sikorski sont produits en Ukraine et ce n’est pas du jour au lendemain qu’il serait possible pour la Fédération d’ouvrir de nouvelles chaînes sur son sol.

Dans un tel contexte, la politique de sanctions à l’égard de la classe dirigeante russe ne peut pas rester et ne restera pas sans réponse. Les Russes sont réputés pour leurs aptitudes dans la défensive et de ce point de vue elle dispose de quelques atouts d’importance… Surtout dans un monde où l’interdépendance est forte. Ainsi existe-t-il «  une forte complémentarité entre les économies russes et européennes, en particulier au travers de la fourniture d’énergie. La Russie est le seul pays capable de fournir pendant plusieurs décennies le gaz dont l’Europe a besoin pour organiser sa transition aussi graduelle que souhaitable vers un nouveau système énergétique  » 1. On voit bien à ce propos, qu’en ce qui concerne les exportations gazières, la Russie possède à l’est une immense profondeur de champ géoéconomique avec de vastes débouchés dans les économies asiatiques. L’Inde mais aussi la Chine avec laquelle Moscou vient de conclure un accord gazier de 400 mds de $ pour la vente sur trente ans de 30 à 60 milliards de m3 l’an  ! Tout ceci sur fond de fortes tensions entre une Fédération de Russie proactive sur le front eurasiatique et le Bloc euratlantique liées aux crises dégénératives de Syrie et d’Ukraine, peut évidemment engendrer nombre d’incidences préjudiciables à un Occident arrogant et agissant à trop courte vue…

Déclin de l’Occident, renaissance russe

Notons que parmi les atouts majeurs de la Fédération de Russie, comparativement à l’Europe occidentale, se trouvent les « ressources humaines »… parce qu’il n’est de richesses que d’hommes  ! Force est de constater en effet que la Fédération possède un capital humain que nous devrions lui envier. Paradoxalement ce sont les années de concurrence acharnée entre l’Est et l’Ouest, celles de la course à la « Nouvelle frontière » imposée par l’Initiative de Défense stratégique du mandat Reagan, qui en est la cause profonde. Cette « Guerre des Étoiles » qui a indéniablement et largement contribué à l’affaiblissement de l’Empire soviétique, a en contrepartie produit en masse des hommes, ingénieurs, techniciens et scientifiques, qui font à présent la force de la nouvelle Russie.

Ce sont donc incidemment les É-U qui ont doté volens nolens la Fédération d’un inappréciable capital de savoir-faire et de compétences de très haut niveau. Potentiel qui lui confère les moyens d’un distingué retour sur la scène de la puissance. Cela au contraire de l’Occident qui, ayant fait de son système d’enseignement une vaste usine de formatage idéologique politiquement correct, connaît un corrélatif effondrement de son niveau culturel… a contrario de la Russie héritière du système soviétique et d’un niveau de formation intellectuelle inconnu de nos jours dans une Europe en plein déclin 2.

Fédération de Russie vs Bloc euratlantique

In fine, contenir le retour à la puissance de la Russie est, répétons-le, un enjeu de taille, une urgente nécessité pour Washington… d’où les risques inhérents à l’actuelle confrontation ukrainienne. Parce que Moscou ne veut ni ne peut céder du terrain, pas plus que les É-U qui ne voudront ni ne pourront renoncer à leur stratégie de contention [containment] d’un bloc eurasiatique concurrentiel en pleine édification, et pour ne pas dire en pleine expansion  ! Reste qu’à vouloir contrer maladroitement et à contretemps une menace pour l’instant encore informelle, il semble bien que l’Amérique par une politique de Gribouille, ne la suscite et ne la nourrisse de ses peurs anticipées.

Les déclarations de Mme Victoria Nuland, vice-Secrétaire d’État en charge des Affaires européennes et asiatiques et épouse au civil de Robert Kagan, l’un des néoconservateurs les plus virulents, sont à ce propos particulièrement éclairants, singulièrement pour ce qui concerne la présence et le rôle des É-U en Ukraine  : «  Nous avons investi 5 milliards de dollars pour donner à l’Ukraine l’avenir qu’elle mérite [sic]  » [ibid.]. Implication et investissements qui se traduisent par une forte présence de conseillers de l’ombre et vraisemblablement par le recours à des personnels appartenant aux grandes entreprises de mercenariat telles Academi – anciennement Blackwater - et à sa filiale Greystone. Discret dispositif d’intervention politique et d’actions de terrain, vraisemblablement coordonné par le Directeur de la CIA en personne qui à la mi-avril effectua le voyage de Kiev à cet effet. Plus spécifiquement, il s’agissait d’organiser l’offensive dite «  anti-terroriste  » en cours contre l’Est du pays avec le bilan que l’on sait 3 [dedefensa.org27mai14].

Cependant la Russie se tient prudemment à l’écart des événements du Donbass… même si nuitamment des camions franchissent les frontières chargés d’armes et de munitions. En dépit de cela, ceux qui dénoncent habituellement les thèses conspirationnistes sont les premiers à imaginer la main de Moscou derrière chaque acte de sédition à l’égard de Kiev. Ces gens méconnaissent le caractère inflammable des foules, que ce soit sur le Maïdan ou dans l’Est et le Sud de l’Ukraine. Même si, au final, rien n’interdit de penser que tel ou tel accès de colère populaire puisse être ensuite dévoyé, récupéré, manipulé. En ce qui concerne les nouvelles républiques populaires de Donetsk et Slaviansk, une récente enquête du New York Times publiée fin avril a clairement établi que les « milices rebelles » n’étaient pas, comme cela avait été avancé, composées de soldats ou de mercenaires provenant de la Fédération de Russie 4 .

Le mécontentement populaire est une chose, son instrumentation au profit d’intérêts géopolitiques en est une autre. Au demeurant la seconde suit souvent de près la première. On l’a vue en Libye, puis en Syrie et aujourd’hui en Ukraine. Il est néanmoins incontestable que dans la ville de Donetsk, ce sont plusieurs milliers de mineurs qui se sont spontanément rassemblés contre la guerre. Or il ne s’agissait pas de milices mais de colère strictement populaire. Ces mineurs entendaient exiger de Kiev l’arrêt immédiat de l’actuelle opération punitive et des assassinats de civils [pcn-spo28mai14]. Tout indique cependant que l’escalade se poursuivra mettant à rude épreuve le sang froid des gens du Kremlin.

 

Notes

(1) http://www.magazinedonna.it/verita-...

(2) magazinedonna.it12mai14

(3) Guerre des communiqués  ? Selon le maire de Slaviansk Vacheslav Ponomarev repris par l’Agence RIA-Novosti, ce seraient 1 200 soldats ukrainiens qui auraient déjà trouvé la mort dans les opérations conduites autour de la capitale régionale, ainsi que huit hélicoptères et quinze blindés de des forces de Kiev [zerohedge.com29mai14]. Des chiffres qui paraissent énormes mais qui, s’ils étaient vérifiés, en montrant l’ampleur des affrontements, en dirait long sur la nature la guerre et l’intensité des combats actuels.

(4) « L’Ukraine et les Etats-Unis ont dévoilé des clichés qui attesteraient la présence de troupes russes dans l’est de l’Ukraine. Moscou évoque des photos truquées. Les troupes russes participent-elles activement au mouvement séparatiste de l’est ukrainien ? Début de semaine, des photos de prétendus séparatistes russes ont été transmises par Kiev aux Etats-Unis par le biais de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe [OSCE]. Elles montrent une image prise en Géorgie en 2008 d’un militaire à la longue barbe rousse, portant l’insigne d’une unité des forces  spéciales russes » [7sur7.be25mai14]. Sans commentaire  !

 


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67 réactions à cet article    


  • alinea alinea 4 juin 2014 13:30

    Je me pose la question suivante : quelles pourraient être les « sanctions » US à l’égard de l’Europe si celle-ci décidait de rester neutre et garder ses contacts et commerces avec la Russie ; car il m’apparaît que les US n’ont rien à fiche de nous, sauf à se servir de notre position géographique pour « mater » la Russie ! Je ne dirais pas que tout est entre les mains de l’Europe, mais ne suis pas loin de le penser.


    • lsga lsga 4 juin 2014 13:32

      alinea : l’anarchiste au service de l’autocratie de Poutine....


    • alinea alinea 4 juin 2014 14:14

      Mon pauvre Isga ; le jour où vous aurez compris que je ne me réjouis que du fait que quelqu’un, enfin, peut faire face à l’empire US, lui damne le pion, lui ferme la gueule, le remette à sa place, et tout ce que vous pourrez trouver comme expressions pour le dire, vous aurez fait un grand pas ! Quand vous aurez compris que je ne veux pas être complice de cet empire-là, et que force est de constater qu’on m’y contraint....


    • lsga lsga 4 juin 2014 14:23

      oui oui, j’ai compris : tu es un anarchiste qui au lieu de prôner l’autodéfense fait l’éloge d’un autocrate pour le défendre... Vive l’anarchie !


    • alinea alinea 4 juin 2014 14:30

      Mais pas du tout ! Vous êtes con ou vous faites semblant ?


    • Xenozoid Xenozoid 4 juin 2014 14:34

      non il est con,et sait trés bien ce qu’il fait.la Définition n’étant que vérité tout le monde as son enclot,sauf lui,a qui la morale lui dicte une raison,dialectique qui n’avance que la rhétorique,cad le bac a sable


    • Xenozoid Xenozoid 4 juin 2014 14:42

      et j’oubliais il ne vois le capitalisme que comme un outil, qui fera que l’homme esclave ne sera libre que quand le maitre sera seul,l’internationalisme du nom fait avancé l’hegemonie ouvriere malgrè sa force de dissuasion,et bien sure l’èmancipation par rapport au pouvoir,mais la facon de dire j’ais raison lui fais oublier qu’il n’est pa seul,et que le pouvoir s’en contre fout de sa prose,comme de che guevara et les icônes,il est plein de morale,et en fait un vèritè.....
      petit oubli


    • lsga lsga 4 juin 2014 14:50

      non, c’est à dire que j’ai été longtemps anarchiste, et formé par les anarchistes aragonais... donc bon... Quand je vois une pucelle se prétendre anarchiste (je suis sûr que tu ne sais même pas te servir d’un fusil) et qui appelle au secours l’oligarchie russe : ça me fait doucement marrer. 

       
      Tien alinea : tu es pour ou contre le droit du port d’arme ? 

    • Xenozoid Xenozoid 4 juin 2014 14:53

      mois dans les aturies, le monde est petit


    • Xenozoid Xenozoid 4 juin 2014 14:56

      et formé par les anarchistes aragonais.....
      Explique en quoi tu as etè formè....j’aimerais savoir quelle ètait ta « formation » ?


    • lsga lsga 4 juin 2014 14:58

      ah ça... si tu n’as aucune formation politique, c’est sûr que la notion doit te paraître étrange. Mais former les militants, c’est la base d’un parti politique. Apprendre à se servir d’un fusil, c’est la base de l’anarchisme. 

       

      Tierra y libertad ! 

       

      Mais bon, depuis, je me suis laissé convaincre par les camarades marxistes. 


    • Xenozoid Xenozoid 4 juin 2014 15:02

      ma question n’ètait pas si on a besoin d’arme ou pas, la question ètai en quoi ils ’t’on former, pour les flingue et le reste n’importe qui peux,maintenant Isga , qu’est qu’ils t’ont appris les « anarchistes Aragonais » ?


    • lsga lsga 4 juin 2014 15:05

      bin, ce qu’est l’anarchisme : d’autres questions stupides ? 

       
      Je pourrais te rajouter qu’en Aragon et en Catalogne du Sud, il y a eu les seules véritables expériences d’anarchisme, mais bon... à quoi bon ? 
       
      Vous êtes des pompoms girls des nationalistes, qui appelle le Grand Oligarques poutine à la rescousse, tout en aimant se prétendre anarchiste.... La version Britney Spear de Kropotkine je suppose...

    • Xenozoid Xenozoid 4 juin 2014 15:07

      isga oui je sais,mais pouquoi me prendre pour un idiot ?.t’es con ou quoi ?


    • lsga lsga 4 juin 2014 15:08

      désolé, je deviens aigri après plusieurs jours de trolls ^^

       
      il est temps que je passe à autre chose ^^

    • Xenozoid Xenozoid 4 juin 2014 15:11

      ouais et sutout oublie tout morale(s), les Anarchistes ne te l’on pas dit ?


    • lsga lsga 4 juin 2014 15:13

      non, ça c’est les marxistes mon grand.

       
      Les anarchistes sont des grands moralistes...
       
      T’as pas lu proudhon ? 

    • Xenozoid Xenozoid 4 juin 2014 15:19

      je suis pas la pour prendre une lecon(cèdille).si tu penses que j’ai besoin d’une lec(cèdille)on, tu as besoin de me juger...mais de cela je pense que tu te raproche du pouvoir


    • alinea alinea 4 juin 2014 15:20

      Isga, je n’aime pas que tout soit légiféré !
      Je suis excellente au tir, mais en tant que non violente, je préfère le tir à l’arc, pour rien !
      Il existe une espèce d’anarchistes non violents, décroissants, j’en fais partie !
      Le jour venu, je ne dis pas !
      Quant à la pucelle, je ne sache pas que Marie fut un jour grand-mère !! smiley


    • lsga lsga 4 juin 2014 15:21

      bin c toi qui m’a dit : « les anarchistes oublient toute morale »

       
      or, c’est précisément parce que les anars sont avant tout des idéalistes qui fondent leurs réflexions sur la morale que je suis passé au marxisme.
       
      bref... 

    • lsga lsga 4 juin 2014 15:22

      alinea : la version Britney Spear de l’anarchisme. 


    • Ruut Ruut 4 juin 2014 15:22

      BNP en plus cher.
      En gros les USA vont voler via des amendes immondes les capitaux chez ses alliés.


    • Xenozoid Xenozoid 4 juin 2014 15:26

      isga le spectacle est là, toi tu es là, tu fais le spectacle ,maintenant ne faire dire que ce que tu veux dire et ne rien prouver ne t’aideras pas,a part que le pouvoir gagne a chaque fois


    • alinea alinea 4 juin 2014 15:27

      mais « en » cela... Xenozoïd !! sinon, je vous suis !!!


    • lsga lsga 4 juin 2014 15:28

      xenozoid : pour gagner, il faut unir le prolétariat à échelle internationale. À échelle européenne, ce serait déjà pas mal. À l’échelle nationale, c’est fini. 


    • Xenozoid Xenozoid 4 juin 2014 15:30

      tu vois isga ta morale est diffèrente , tu vois la compètition,et la victoire,moi pas


    • lsga lsga 4 juin 2014 15:31

      « a part que le pouvoir gagne a chaque fois »

      « , tu vois la compètition,et la victoire,moi pas »
       
      je vois surtout que c’est pas la cohérence qui t’étouffe. 

    • Xenozoid Xenozoid 4 juin 2014 15:31

      merci pour le « a dire »


    • Xenozoid Xenozoid 4 juin 2014 15:33

      Isga je bosse pour des personnes, qui sont vuent « handicapé »,peut être si tu veux un esprit de morale, demande moi,au moins je suis modest


    • Xenozoid Xenozoid 4 juin 2014 15:39

      je relisais le frigien,il pense que je suis nationalist,lol


    • marc 4 juin 2014 19:29

      Isga vous n’êtes en rien marxiste. Vous n’êtes qu’un provocateur. Je prends votre soi-disant adhésion au marxisme pour une insulte à tout marxiste.


    • coinfinger 4 juin 2014 20:43

      Les sanctions US vous en avez un exemple avec l’amende de la BNP . Il y en aura d’autres .


    • alinea alinea 4 juin 2014 21:05

      Mais pourquoi nous sanctionnent-ils ? Et quel est ce traité qui oblige l’Europe à quitter l’Iran où la France vendait ses bagnoles, et où cette banque - dont je n’oublie pas qu’elle est aussi mon ennemie- a enfreint des lois à faire du trafic avec des bêtes noires pour les US !! Et si la BNP ne paye pas ? Qu’est-ce qui se passe ? Mr Hollande s’est aplati pour demander clémence !! On rêve !
      J’ignore , en vrai, ce traité qui a fait quitter l’Iran à Peugeot !!


    • filo... 4 juin 2014 21:23

      @Isga

      Il parait que les autorités françaises financent des trolls qui ont pour but de polluer les médias alternatifs.

      Isga êtes vous un troll officiel ?


    • kalon 4 juin 2014 23:44

      L’Europe n’a rien a perdre a abandonner la voie atlantiste et a tout a gagner a regarder vers la Russie !

      Par contre, les dirigeants de l’Europe ont tout a perdre si ils n’acceptaient plus le dictat américain et pour cause !

      La N.S.A. ne s’est pas contentée d’espionner le Gsm d’Angela Merkel pendant des années mais a, également, mis sur écoute la plupart des dirigeants politiques européens.

      Pour eux, refuser l’obéissance aux Américains signifie, purement et simplement, la fin de leur carrière politique dans le meilleur des cas et, pour le pire, un long séjour en prison !

      Alors, a choisir entre l’intérêt des citoyens européens et leur « instinct de survie », le choix est vite fait ! smiley



    • QUI EST LE VRAI FACHISTE L’ UKRAINIEN OU POUTINE  ?????????????????


    • millesime 8 juin 2014 18:00

      Ce sont les anglo-saxons qui ont le pouvoir à Bruxelles
      La Commission européenne, sous la conduite de Mr Barroso, Mme Ashton et Mr O’Sullivan (ambassadeur de l’ UE aux USA, que l’on oublie trop souvent), ont une grande responsabilité dans le déclenchement de la crise ukrainienne.
      http://millesime57.canalblog.com


    • Zeb_66 4 juin 2014 13:42

      Du côté de Kiev les membres du PC entrent eux aussi en dissidence et malgré

      les mesures fortes d’intimidation, il est probable qu’ils entrent en rébellion ouverte sous peu.

      Quant à la population de l’Ukraine dans son ensemble, la situation financière et alimentaire devient catastrophique.

      Du côté du Dombass, le bataillon international est entré en activité, composé d’Allemands, de Criméens, des Polonais et des combattants d’Ossétie.

      En Allemagne le recrutement se fait au cours des rassemblements dits du lundi dans de nombreuses grandes villes .

      À Kiev les désertions vont bon train, plus de 1200 au 28 mai et 250-300 depuis.

      Cette guerre est bien partie pour 6mois 1 an et le risque de dérapage et d’extension est à prendre au sérieux.

      Une bonne nouvelle cependant :

      Aux US tous les voyants économiques et financiers sont au rouge et comme ils ne peuvent plus reprendre les QE sans déclencher l’hyperinflation tant redoutée,

      ils devront forcément mettre la pédale douce au plan militaire.

      Le nouveau mot d’ordre devient : il faut s’occuper de la situation intérieure en

      priorité, les affaires extérieures doivent passer au second plan.

      Le nerf de la guerre c’est l’argent, c’est bien connu ; le contrecoup pour l’Europe est

      qu’ils vont pousser au maximum le TAFTA en espérant se refaire sur le dos de l’UE...


      • tf1Groupie 4 juin 2014 14:14

        " la Russie héritière du système soviétique et d’un niveau de formation intellectuelle inconnu de nos jours dans une Europe en plein déclin".

        Affirmation quelque péremptoire qu’il vaudrait mieux justifier autrement que par un lien vers un article de l’auteur lui-même (ou un article écrit en italien).

        Car il est plus que téméraire d’affirmer que le système soviétique a donné un système éducatif dépourvu de formatage...

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