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Un dictateur face à l’histoire

Pinochet est mort dimanche 10 décembre 2006 dans une chambre d’hôpital, à l’âge de quatre-vingt-onze ans. Les réactions chiliennes et internationales se multiplient pour commenter cet événement. Le regret teinte la plupart de ces commentaires, le regret de n’avoir jamais vu Pinochet devant un tribunal. Je vous propose une lecture un peu différente.

Rappelons quelques faits. Pinochet a pris le pouvoir au Chili en 1973 après un coup d’état militaire contre un président démocratiquement élu, dont la couleur politique et le programme n’ont pas eu l’heur de lui plaire. Durant dix-sept ans, la dictature militaire mettra entre parenthèses la démocratie chilienne. Elle régnera d’une main de fer sur le pays, provoquera des milliers de morts et de disparus, torturera des dizaines de milliers d’individus. La présidente actuelle du Chili, Michelle Bachelet, a connu les geôles et les tortures du régime du général chilien. Plus grave encore, le Chili de Pinochet passera des accords avec d’autres dictatures sud-américaines pour mettre en commun leurs techniques de répression, leurs méthodes. Parfois, l’appareil répressif d’un pays se chargera du "traitement" d’opposants dérangeants du pays voisin.

Le général Pinochet n’aura jamais à rendre compte de cela devant une cour de Justice. Pourtant, je ne suis pas certain que cela était nécessaire. Je m’explique.

Augusto Pinochet a quitté le pouvoir au Chili au terme d’une transition "démocratique" qu’il a négociée avec les diverses forces politiques en présence dans le pays. N’ayant pas été renversé par la population et immédiatement mis en accusation, il a gardé un soutien populaire non négligeable. En tout cas, suffisamment fourni pour poser problème, en cas de procédure judiciaire.

Cette transition démocratique a réussi. La meilleure preuve en est l’élection de madame Bachelet, présidente de gauche et personnellement victime de la dictature. L’opposition des militaires à ce courant politique n’est plus suffisant pour lui avoir barré la route du pouvoir. Le Chili est revenu dans le giron démocratique.

Partout dans le monde, y compris au Chili, la période Pinochet a été étudiée, les zones d’ombre placées sous les feux de la rampe, les comportements criminels dénoncés. Des poursuites ont été engagées. Pinochet, au tribunal de l’histoire, a été jugé. Et condamné. Son nom restera associé à des pratiques infâmes, son régime, entaché par des meurtres en masses.

Dans les livres d’histoire, Pinochet est coupable. Aucun tribunal n’aurait pu aller plus loin que cela, à moins de demander la peine capitale qui ne se pratique plus au Chili, je crois.

En revanche, son décès est une clé pour ouvrir des dossiers en souffrance. Dossiers qui impliquent les caciques du régime et les exécutants des basses oeuvres qui, eux, ne seront jamais individuellement jugés par l’histoire. Le "boss" étant parti, il devient désormais plus facile de les faire comparaître et de leur demander des comptes, pour violation des Droits de l’homme, torture, barbarie... De les condamner si les preuves sont apportées de leur participation dans les atrocités de la dictature.

Pinochet a été condamné. L’histoire risque de manquer les seconds couteaux. Plutôt que de regretter une condamnation juridique de l’ancien dictateur, profitons de l’opportunité de son décès pour aider le Chili à se mettre au clair avec les autres participants de cette période tragique de son histoire. La mort de Pinochet ouvre les portes des tribunaux. Entrons.

Manuel Atréide.


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35 réactions à cet article    


  • space-cowboy (---.---.190.114) 12 décembre 2006 13:15

    si l’on veut porter un regard sur la seconde moitié du 20ème siècle, il faut porter devant les tribunaux internationnaux HENRI KISSINGER, le grand théoricien et le metteur en scène de beaucoup de dictature et de choix des états-unis que nous payons aujourd’hui !


    • Fred (---.---.64.1) 12 décembre 2006 14:52

      C’est un peu le même problème en Irak. Les complicités occidentales sont bien trop importantes pour que celles ci se risque à un grand déballage qui pourrait déstabiliser leurs opinions publiques.


    • (---.---.155.19) 12 décembre 2006 13:34

      Sans être un spécialiste de l’AMSUD ; j’ai trouvé votre article intéressant. Castro pourrait négocier le retour de son île dans le giron démocratique ?


      • (---.---.229.236) 12 décembre 2006 15:12

        Heureusement, Castro lui est encore vivant et peut donc être jugé : c’est juste une question de volonté politique.


        • Jaï (---.---.41.88) 12 décembre 2006 15:23

          Il me semble que Salvador Allende avait complètement ruiné le pays, détruit l’ensemble de son système bancaire ainsi que ses infrastructure industriels, puis fait tuer un grand nombre d’opposants politiques.

          Cependant en France, nous avons le bon goût d’inaugurer des rues, des squares au nom d’Allende !

          Il ne manque plus qu’une large avenue nomée Pol Pot !

          Il faut savoir également que c’est le parlement chilien qui en votant à la majorité ont décidé d’attribuer à l’armé le soin de renverser Allende. En effet ce derniers avait eu le bon goût d’importer massivement des armes venues de Tchecoslovaquie afin de renverser la démocratie et imposer une dictature communiste.


          • laivamun (---.---.236.227) 26 janvier 2007 15:17

            Entièrement d’accord.

            Face au politiquement correct il faut oser le dire

            Bravo !!


          • konébien (---.---.232.158) 12 décembre 2006 15:51

            l’histoire ou la subjectivité voila un autre son de cloche ;et probablement par anti communisme primaire, j’ai tendance à le croire + que les versions officielles françaises source:conscience politique Nous avons découvert récemment que le 11 septembre n’est pas seulement le jour anniversaire de l’attentat du World Trade Center, mais aussi la commémoration par la gauche du monde entier, du coup d’Etat de 1973 au Chili, qui renversa le président socialiste Salvador Allende. C’est l’occasion par cette gauche militante, de perpétuer la légende du « brave » présidente Allende, et de faire feux de tous bois contre « l’immonde » dictateur Pinochet. Pourtant, force est de constater que celui-ci n’a pas été, de loin, le plus sanguinaire qu’ait connu l’Amérique latine. En effet, en une quinzaine d’années (de 1974 à 1989), son régime n’a fait « que » 2.279 morts recensés par la « Commission Vérité et Réconciliation » de mars 1993, chiffre approuvé par toutes les parties. C’est dire si Pinochet fait plutôt figure d’enfant de chœur face à Stroessner, aux militaires argentins ou à Castro (50.000 morts estimés à Cuba depuis 1949). Si Pinochet n’a pas été un des dictateurs les plus meurtriers de la région, alors pourquoi un tel acharnement contre lui ? Certainement parce que, en renversant Allende, le commandant en chef de l’armée chilienne a mit fin à un rêve et créé un martyr, qui a rejoint le Panthéon des grands mythes de la gauche internationale, aux côtés de Trotski ou du « Che ». Or, les esprits éclairés savent que les mythes sont généralement assez éloignés de la vérité. En l’occurrence, celui du « bon président Allende », soutenu et aimé par tout son peuple et renversé par un militaire réactionnaire qui avait bien préparé son coup, n’échappe pas à cette règle. D’abord, Allende n’a jamais recueilli l’adhésion d’une majorité de ses concitoyens. Il n’a été élu en 1970, au bout de sa quatrième tentative, que grâce à une triangulaire (l’élection présidentielle chilienne n’a qu’un tour). Il a en effet « triomphé » très modestement, avec 36,2 % des voix, contre 35 % au candidat conservateur et 28 % au candidat démocrate-chrétien. Par la suite, le premier président marxiste du Chili n’a jamais bénéficié d’une majorité parlementaire : si son élection a été ratifiée en 1970 grâce à un vote des députés démocrates-chrétiens, ceux-ci retournent rapidement à l’opposition et l’Unité populaire, coalition de gauche qui soutient le président, est défaite aux élections législatives de 1973. Car la politique d’Allende, qui vise « [...] le socialisme intégral, scientifique, marxiste », est désapprouvée par une large partie de la population chilienne. Les nationalisations massives et les confiscations de terres par les paysans pauvres manipulés par l’extrême gauche, effrayent la bourgeoisie, les classes moyennes et les Etats-Unis, dont la politique américaine de l’époque est de tout faire pour éviter un second Cuba. Intervient alors une période de troubles graves, avec des grèves et des protestas presque journalières (notamment des camionneurs et des femmes).

            C’est dans ce contexte confus que l’armée intervient, soutenue par la CIA. Elle organise un coup d’Etat, auquel se rallie, au tout dernier moment, son commandant en chef. Le général Augusto Pinochet Urgate, nommé par Allende en 1973 pour « tenir l’armée », a en effet bénéficié jusqu’au dernier moment de la confiance de son président, qui le croit sûr, car apolitique et franc-maçon comme lui. Le coup d’Etat réussi et une fois Allende mort (celui-ci s’est suicidé, avec l’arme de collection que lui avait offerte son ami Castro), Pinochet s’impose et met en place un régime dictatorial certes, mais qui a paradoxalement bénéficié d’un plus large soutien des Chiliens, notamment auprès du groupe des classes moyennes, un des plus important d’Amérique latine, qui s’est développé grâce à la nouvelle orientation économique du pays. Car la politique économique mise en place, inspirée des théories monétaristes de l’Ecole de Chicago, a, de toute évidence, obtenu de meilleurs résultats que la politique de collectivisation d’Allende : le Chili est encore aujourd’hui le pays d’Amérique du Sud qui a le taux d’inflation le plus bas et un des PNB par habitant les plus élevés. Le soutien d’une majorité de la population à cette politique s’est manifesté à plusieurs reprises, lors des différents référendums (1977, 1980...), et il faut attendre celui de 1988 pour voir le dictateur réprouvé pour la première fois (par 55 % des votants seulement). Et même si Pinochet se retire de lui-même l’année suivante, avec le retour à la démocratie, les Chiliens ont longtemps reconduit des gouvernements démocrates-chrétiens qui ont poursuivi la même politique économique libérale. Ce n’est que très récemment, en 1998, que le Chili a réélu un président socialiste. Car aujourd’hui encore, on n’observe pas un rejet massif de la période de la dictature par une population chilienne qui reste très divisée. En revanche, dans les pays européens comme la France, où s’était installé la plupart des exilés de 1973, la population, manipulée par les médias et l’intelligentsia de gauche, semble adhérer au mythe Allende, d’où la consternation « de mise » lorsque les Lords britanniques ont relâché Pinochet à la suite de ses déboires judiciaires de Londres il y a quelques années.

            La gauche continue donc d’entretenir un mirage qui couvre la réalité de l’histoire du Chili de ces années soixante-dix et quatre-vingt. Dans un but idéologique, il s’agit de réhabiliter Allende, dont la politique est plus que contestable, en diabolisant Pinochet, qui n’est pourtant pas un des pires dans son domaine. On en a vu une illustration dernièrement lorsque le maire de Paris a débaptisé la place du Chili, renommée place Salvador Allende. Les élus de l’opposition parisienne (UMP et UDF) ne s’étaient pas associés à cette cérémonie très médiatisée, bien conscients qu’il s’agissait là d’une manipulation. Une de plus.

            permettez moi que d’entendre Buffet hargneusement s’attaquer à un dictateur comme Pinochet ça fait sourire jaune le parti de l’idéologie la plus meurtière dans l’histoire de l’humanité se drappant dans les pans de la vertu... les 100 millions de morts du communisme ne pèsent pas lourd face aux 3000 morts du dictateur .Comme quoi les morts n’ont pas le même poids aux yeux des falsificateurs de l’Histoire http://agoravox.fr/smileys/triste.png


            • Jaimz (---.---.101.8) 12 décembre 2006 16:59

              Bon commentaire et un article attendue. En effet l’histoire de Pinochet est trouble et la vérité bien dissimulée aux yeux de la foule. On a vite fait de nommer « dictateur » un homme de poigne et qui aimait son pays, à l’image de De Gaulle d’ailleur... N’oublions pas qu’à cette époque là le monde se découpait en deux : les pro-américains-capitalistes et les communistes. Le Chili a malheureusement été le théatre d’un des affrontements de ces idéologies stupides. De savoir s’il a été un tortionnaire, peut-être, qui ne l’a pas été à cette époque là. De toute façon cet homme était soutenu par l’Angleterre et la France, dans une moindre mesure ou indirectement pas les américains, faces aux guerrilleros socialistes qui n’avaient pas les mains propres non plus, manipulés par Moscou. Le fait qu’il ait échappé à un procès souligne l’ambiguïté des faits et la réflexion qu’il faut avoir avant de juger. Car si les seconds-couteaux sont jugées eux, alors qu’on ne jugera jamais les généraux américains pour leurs massacres et tortures en Irak, cela ne ternira pas le bilan de cet homme. Il n’y a qu’à voir le soutient de la population dont il bénéficie encore et le fait qu’il ait quitté volontairement le pouvoir (fait rarissime). Rappelez vous qu’Alexandre le Grand fut lui aussi un dictateur tyranique, et pourtant il a posé les bases de notre culture.


            • mortimer (---.---.149.81) 12 décembre 2006 23:25

              par 55% des votants ca fait une majorité .... crétin !! ton « seulement » trahit tes choix politiques et idéologiques.. tiens tiens !! toi aussi !!


            • Sam (---.---.49.224) 13 décembre 2006 00:00

              Jaimz

              De savoir s’il a été un tortionnaire, peut-être, qui ne l’a pas été à cette époque là.

              Je crois que tu devrais communiquer cette intéressante réflexion à quelques milliers de réfugiés chiliens qui ont fuit la dictature, ses massacres et ses tortures.

              Je crois que tu devrais, oui, à condition d’enfiler tes baskets et de te préparer à courire. Vite.


            • Gilles Roman 12 décembre 2006 17:14

              Intéressant commentaire, documenté, mais vous mélangez beaucoup le factuel et vos opinions : Vous dîtes : « Pinochet s’impose et met en place un régime dictatorial certes, mais qui a paradoxalement bénéficié d’un plus large soutien des Chiliens, notamment auprès du groupe des classes moyennes, un des plus important d’Amérique latine, qui s’est développé grâce à la nouvelle orientation économique du pays. » Il y a eu plusieurs phases dans la politique économique de la dictature ; la première a été catastrophique et a donné lieu à des révoltes en 1983, date à laquelle il a provoqué un choc en disant que tout le monde (y compris les commerçants) allait se serrer la ceinture... S’ en est suivi une émigration économique (et plus politique) massive et on n’ a pas vraiment calculé combien ces émigrants aisés - et les autres aussi- ont été utiles par les aides qu’ils ont envoyé à leurs familles restées au pays ! « Car la politique économique mise en place, inspirée des théories monétaristes de l’Ecole de Chicago, a, de toute évidence, obtenu de meilleurs résultats que la politique de collectivisation d’Allende » Des résultats macroéconomiques dûs en grande partie à la conservation du secteur public du cuivre qui représente la moitié de l’ économie du pays ! Pour le reste, les privatisations ont profité à une classe dirigeante très réduite, ont fait monter le PiB moyen, mais sans aucune répartition... Comme en Russie, des fortunes se sont créées sur les privatisations et on a très peu parlé en France des quelques procès perdus par ces nouveaux milliardaires dans les dernières années. « le Chili est encore aujourd’hui le pays d’Amérique du Sud qui a le taux d’inflation le plus bas et un des PNB par habitant les plus élevés ». Là encore, méfiez vous des moyennes. La baisse du taux d’ inflation est surtout le fait des gouvernements de la concertation et de la conjoncture (cours du cuivre), Pinochet a laissé le pouvoir en pleine crise asiatique. « Le soutien d’une majorité de la population à cette politique s’est manifesté lors des différents référendums (1977, 1980...) » 1977, quel référendum ? En 1980, c’ était le vote oui ou oui de « sa » constitution... « et il faut attendre celui de 1988 pour voir le dictateur réprouvé pour la première fois (par 55 % des votants seulement) » Là il s’ agissait d’ un référendum qu’il pensait gagner largement, mais il avait prévu des portes de sorties multiples (sénateurs désignés, amnistie...). « les Chiliens ont longtemps reconduit des gouvernements démocrates-chrétiens qui ont poursuivi la même politique économique libérale. » La concertation a négocié (elle n’ avait pas le choix) et a proposé des candidats uniques d’ union... « les chiliens » n’avaient pas le choix. Ils ont par exemple accepté le système de vote « binominal » : si l’ addition des deux candidats arrivés en tête ne fait pas le double du troisième, c’ est le 1er et le troisième qui sont élus. C’ est ainsi que Ricardo Lagos a été éliminé du parlement par exemple... « Car aujourd’hui encore, on n’observe pas un rejet massif de la période de la dictature par une population chilienne qui reste très divisée. » Là je suis d’ accord avec vous ! La division est forte, même dans les classes les plus pauvres, le parti pinochettiste a toujours eu une assise sociale beaucoup plus large que les partis de droite traditionelle par exemple (antiparlementarisme, discours anticorruption.) Sur ce dernier thème on a vu ce qu’il en est advenu.


              • doukseti (---.---.40.239) 12 décembre 2006 17:37

                Article très intéressant et commentaire très instructif. Cependant une précision, n’ayant que de vagues connaissances de la région : vous parlez de la « conservation du secteur public du cuivre ». Les immenses mines de cuivre à ciel ouvert du Chili ne dépendaient-elles pas de l’« Anaconda Mining and Copper Company » dans les mains de capitaux US ?

                Merci d’éclairer ma lanterne.


              • Gilles (---.---.148.175) 26 décembre 2006 11:46

                En fait, si une grande partie des mines ont été privatisées à la demande des « écoomistes », Pinochet a eu la « clairvoyance » de garder un secter public fort. La période Carter ’ y est certainemet pas étrangère ! E effet le changement politique aux Etats Unis a réduit considérablement l’ appui à la dictature et il est devenu intéressant pour elle de garder des éléments d’ indépendance. Et puis n’ oublions pas la loi « constitutionnelle » qui attribue à l’ armée 30% des recettes du cuivre (et pas des bénéfices) !


              • bb (---.---.134.117) 12 décembre 2006 17:20

                Pinochet est un type bien qui ne fait aucune difficultés. Je l’ai encore cotoyé ce matin et tiré un linceul rose sur lui avant qu’un tourbillon d’eau ne le fasse disparaitre à ma vue. bb


                • Sam (---.---.49.224) 12 décembre 2006 23:55

                  bb

                  On se laisse aller à un zeste d’ironie dans le sérieux des débats ?..

                  En général, c’est bienvenu. En particulier, c’est particulièrement bienvenu. smiley


                • konébien (---.---.232.158) 12 décembre 2006 18:42

                  forcément dans ce domaine j’ai la faiblesse de penser que le chili a échappé au sort de cuba et de la coréee du nord ;alors ce qui s’y est passé n’est pas joli joli mais que c’est « moins pire »que si Allende était resté au pouvoir,on ne saura jamais bien entendu .. cependant ce serait la première illustration positive du modéle communiste qui s’est toujours traduit par la coercition, l’imposition de la pensée unique du Parti,la privation des libertés etc.. etc...et l’effondrement économique par le désinterêt des personnels de fabrication bref ;Pinochet dictateur oui ,meurtier oui mais Allende blanche colombe innocente non ;je dirai que les chiliens ont eu chaud .D’ailleurs le Dictateur est mort et sera enterré avec les honneurs miltaires ce qui prouvent bien que l’histoire à l’eau de rose revisitée chez nous ,par notre gauche et les alter mondialistes ,est +complexe que prévue ,mais nous sommes dans le manichéen et les communistes ont l ’art de travestir la réalité .L’histoire du communisme n’est rien d’autre .... le mensonge érigé endoctrine


                  • mortimer (---.---.149.81) 12 décembre 2006 23:42

                    ton avis souligne surtout la faiblesse de tes neurones . Tu ne SAIS pas si l ’éxpérience socialiste du chili aurait tourné à la dictature mais la dictature d extreme droite , elle , a bien été réelle ? n est ce pas ??...Sais tu qu Allende avait prévu des élections pour sortir de l impasse politique et que la droite ,de peur de les perdre a agi préventivement .. Quant au soutien d’une partie des classes moyennes.. extrapolons un peu : Hitler a été élu avec le soutien d’une grande partie des classes moyennes !! ca justifie ce qui s’est passé par la suite ????


                  • GonzO (---.---.120.36) 12 décembre 2006 19:43

                    Bonjour aux Lecteurs et au rédacteur,

                    Je ne suis ni de gauche ni de droite, je m’en fou complètement des parti, ce qui m’importe c’est l’humain.

                    Je suis née le 19/09/1973, mon grand père fut emprisonné le 10/09/73 au soir, donc je n’ai jamais eu la chance de le connaître.

                    L’unique tort qu’il à eu, c’est de diriger le parti communiste au nord du Chili (Iquique).

                    Il fut perdu (sic) un mois après !

                    Mon père l’appris par la télé, car du temps du coup d’état, la télé gouvernemental diffusé la liste des personnes disparus.

                    Je suis triste de voir que les gens confonde idéologie avec Dictature, pour moi il n’y a pas Photo, Pinochet fut un dictateur et un assassin. Tous comme Castro ou autres dictateurs de gauche ou de droite !

                    Je ne peu pas l’apercevoir comme l’homme qui aida le Chili à reprendre le pouvoir sur un Président élu démocratiquement vu qu’il a « PRIS » le pouvoir.

                    Je suis mort de rire quand je lis que c’étais la merde au Chili quand Allende étais au pouvoir, ce ne fus le cas que grâce (ou à cause) encore une fois de la CIA et aux personnes de l’extrême droite chilienne qui payés les camionneurs pour qu’ils ne circulent plus ou encore les commerçant pour qu’ils gardent les nourritures dans leurs stock.

                    Je vous invite à écouté ou voir le discours de Nixon quand il sut qu’Allende prenait le pouvoir au Chili, cela vaut le détour.

                    Enfin tous ceci pour dire qu’une personne qui décide d’utilisé la force contre sont Président, qui décide de tué toutes les personnes qui ne sont pas du même avis que lui, qui censure la télé, qui interdit le divorce, qui manipule l’information scolaire, n’est autre pour moi qu’une personne amoral, égoïste et petite.

                    Pendant Trop longtemps j’ai eu la haine et la rage contre cette personne qui m’empêcha de vivre dans mon pays, puis avec le temps je compris que la haine et la violence ne servent à rien.

                    J’ai enfin compris le discourt d’Allende avant de Mourir, il disait qu’il ne fallait surtout pas défendre la « Moneda » car il ne voulait pas que le sang Chilien soit versé et en cela je ressemble beaucoup plus à Allende qu’a Pinochet.

                    J’espère ne blesser personne ni choqué qui que se soit car mon but et de vous expliquer ce que j’ai vécu et non pas de montrer que j’ai raison !

                    Mais de grâce, évité de dire que la mort de mon Grand Père, ce n’est pas une grande perte au vue des bénéfices obtenue grâce au Chicago Boys, car la je crois que nous ne serons jamais d’accord.

                    PS : Excusé moi pour les fautes d’orthographes !


                    • daniel (---.---.217.186) 12 décembre 2006 21:31

                      Le Chili était bien dans un état lamentable au moment du coup de force de Pinochet. Responsabilité de la CIA , certes, mais aussi responsabilité d’une partie de la gauche et de l’extréme-gauche qui a poussé les feux au maximum, espérant tirer parti du désordre . Moi aussi je vais scandaliser, mais il n’est pas impossible que Pinochet ait épargné une dictature de type castriste au Chili... Dictature qui aurait entrainé autant sinon plus de morts, de tortures et d’exactions de toutes natures...

                      Reste à espérer que les nouveaux leaders « socialo-populistes » comme Chavez et autres en aient tiré les leçons. Jusqu’à maintenant ils semblent réussir à federer au moins « toute » leur gauche , condition essentielle pour résister autant aux manoeuvres états-uniennes qu’aux tentations de fascisme meurtrier à la sauce Cuba.

                      Si les désastres Chiliens et argentins servent au moins à ça , ce sera déja pas mal.

                      En attendant j’avoue que ceux qui crient aprés Pinochet me dégoûtent un peu ; car je ne doute pas que ce sont les mêmes qu’on verra pleurer de tristesse quand il s’agira d’entrerrer l’autre grand bourreau : Fidel Castro, aussi pourri, et sans doute encore plus sanguinaire que Pinochet...Mais faut dire que Castro s’était trouvé un boucher à face de Christ pour faire le sale boulot....


                    • Sam (---.---.49.224) 12 décembre 2006 23:51

                      Daniel

                      Pinochet : 9000 meurtres, 28000 torturés.


                    • (---.---.155.19) 12 décembre 2006 20:51

                      au tour de Castro de passer à la trappe mortelle, c’est tout ce qu’il mérite ce salop de leader maximo


                      • Grand Timonier (---.---.155.70) 12 décembre 2006 22:27

                        Pinochet était une immonde saloperie fasciste qui a renversé un président Allende démocratiquement élu, humaniste et qui défendait les plus démunis. En faisant cela, Allende a heurté les intérêts économiques des facistes yankees qui ont donc tout fait pour le renverser...

                        Castro est un homme de la même trempe qu’Allende, il a renversé le dictateur Batista (soutenu bien sur par les mêmes fascistes yankees) a foutu la mafia us à la porte et a restauré la véritable démocratie à Cuba, celle du Peuple !


                        • mortimer (---.---.149.81) 12 décembre 2006 23:15

                          A travers les commentaires et les tentatives de réhabiliter Pinochet et /ou de justiifer un coup d’état une seule chose transparaît : LA HAINE de tous les hommes et femmes de gauche ( du rose pale au rouge vif ). C’est une constante ,quasiment des reflexes pavloviens chez ces hommes et femmes de droite, celle qui permet justement quand les conditions sont propices ( coup d’état) de TORTURER. Ne jamais oublier ce qui anime ces etres de chair et de sang ...PRETS A TOUTES LES SALOPERIES...


                          • Sam (---.---.49.224) 12 décembre 2006 23:49

                            Indépendamment de l’opportunité de coincer les seconds couteaux, la mort de ce bourreau me fait un plaisir certain.

                            Même si la France s’est crue obligée d’envoyer quelqu’un pour lui rendre hommage.


                            • moi !! (---.---.252.34) 13 décembre 2006 01:18

                              YEP mon Gonzo,

                              Pour ma part je suis heureux que le décès du Caudillo délie les langues des aventureux de droite si discret ces derniers temps au Chili.

                              Et oui aussi incroyable que cela puisse paraître des gens revendiquent l’héritage d’un régime de terreur orchestré en sous main par les USA.

                              Je tiens à souligner la noble attitude de la présidente du Chili Madame Bachelet qui en refusant des funérailles nationales ouvre la voie de la réconciliation au peuple chilien.

                              Un signe fort est également lancé aux militaires dont elle fût dernièrement la ministre ; Le Chili a retrouvé sa place dans le concert des nations riches et développées.

                              Dans le même temps cela signifie à mon sens, la république démocratique ne souffre plus de votre intervention illicite et s’organise politiquement avec les forces économiques et populaires.

                              La seule victime de la mort du caudillo n’est elle pas la classe capitaliste corrompue ayant perdue son leader charismatique ce dimanche soir ?

                              L’avenir nous le dira !!!

                              En attendant le monde est plus léger et nos nuits plus douce de le savoir privé de ce que l’on aime à se donner ; de l’amour et du pêché.....

                              fdkq pour vous servir.


                              • Reinette (---.---.133.108) 13 décembre 2006 16:20

                                ...le regret de n’avoir jamais vu Pinochet devant un tribunal... ainsi que certains de ses complices :

                                Henry KISSINGER

                                (qui a cumulé 3 professions avec succès : érudit, prix Nobel de la paix, et criminel de guerre),

                                conseiller à la Sécurité nationale sous Nixon et Secrétaire d’Etat sous Nixon et Ford, pour son rôle machiavélique, amoral et immoral dans les interventions US

                                ...en Angola,

                                ...au Chili,

                                ...au Timor oriental,

                                ...en Irak,

                                ...au Vietnam

                                ...au Cambodge, ETC...

                                qui apportèrent horreurs et misères indicibles aux peuples de ces pays.


                                • Reinette (---.---.133.108) 13 décembre 2006 16:31

                                  CHILI

                                  Pour la classe dirigeante étasunienne, Salvador ALLENDE représentait le pire des scénarios possibles. En effet, aux yeux de Washington, s’il y avait une chose plus abominable qu’un socialiste au pouvoir, c’est un socialiste démocratiquement élu au pouvoir, qui honore la Constitution et devient de plus en plus populaire.

                                  Cela ébranle les fondations mêmes de l’anti-socialisme, de cette doctrine que les Etats-Unis ont cultivée avec grand soin pendant des décennies : « les « socialistes » ne peuvent arriver au pouvoir que grâce à la force et à la supercherie, ils ne peuvent garder ce pouvoir que par la terreur et le lavage de cerveau de la population. »

                                  ...La CIA, et tous les rouages de la politique étrangère étasunienne, sabotent les efforts électoraux d’Allende en 1964 et répètent la même opération, mais sans succès, en 1970. Au cours des 3 années suivantes, elle utilise toutes les cordes à son arc pour fragiliser le gouvernement du pays, notamment en déstabilisant l’économie et en éveillant l’hostilité des militaires, menés par le général Pinochet, qui renversent le gouvernement. Allende meurt pendant le punch.

                                  Les stades résonnent des exécutions ; les cadavres sont entassés dans les rues ou flottent sur la rivière ; Les centres de tortures ne désemplissent pas ; on utilise des chiens spécialement dressés à l’agression sexuelle des prisonnières.

                                  Les livres subversifs brûlent dans les bûchers.

                                  Les soldats agressent des femmes qui portent des pantalons en criant : « au Chili, les femmes portent des robes ! »...

                                  ...Et pendant ce temps, les hommes d’affaires de WASHINGTON et dans les places financières internationales, se frottent les mains.

                                  Le FBI donnera un coup de main décisif à la dictature de Pinochet en traquant les dissidents chiliens aux Etats-Unis

                                  ...et le Secrétaire d’Etat Henry KISSINGER déclarera à Pinochet :

                                  « Comme vous le savez, aux Etats-Unis nous approuvons ce que vous essayez de faire ici... Nous sommes disposés envers votre gouvernement ».


                                • Reinette (---.---.133.108) 13 décembre 2006 16:43

                                  L’HORREUR IMPERIALE Les Etats-Unis et l’hégémonie mondiale de Michael Parenti - Editions Aden - Collection EPO n°2 255pages - 2004 - Prix 20.00 €

                                  Fiche :

                                  L’HORREUR IMPERIALE Les Etats-Unis et l’hégémonie mondiale de Michael Parenti

                                  Michael Parenti, ici traduit en français pour la première fois, nous offre un véritable manuel pour comprendre l’impérialisme américain en 10 leçons :

                                  1. Comment se réalise le processus de domination politique et économique ;

                                  2. Pourquoi la pauvreté et le sous-développement sont-ils le produit de l’impérialisme ;

                                  3. Qui sont les vainqueurs et les perdants de la construction impérialiste ;

                                  4. Ce que paie la population américaine elle-même pour les coûts cachés de l’impérialisme ;

                                  5. Comment les dirigeants américains empêchent l’opinion publique de comprendre que leur politique sert à favoriser les nantis ;

                                  6. Comment on fabrique des justifications pour faire accepter les interventions militaires à l’étranger ;

                                  7. Quels sont les prétextes des interventions militaires ;

                                  8. Comment les intérêts de l’Etat sapent la véritable démocratie ;

                                  9. Comment les supercheries inventées pour les populations étrangères sont reproduites à l’intérieur ;

                                  10. Comment sont discriminés les intellectuels progressistes dans les universités américaines.

                                  Michael Parenti est l’un des plus percutants penseurs progressistes américains. Docteur en sciences politiques de l’Université de Yale, il enseigne dans de nombreux collèges et universités. Il est l’auteur d’une quinzaine d’ouvrages, inédits en français.


                                  • konébien (---.---.5.149) 13 décembre 2006 19:50

                                    ben dis donc nos cocos de service ils ne vont pas avec le dos de la cuillère ; les faits sont niés comme d’habitude ;les morts de pinochet sont autrement plus condamnables que ceux de Castro ( 50000) ,de Pol Pot par millions ;de Mao par millions ,de staline par Millions mais bon la liste est trop longue.. donc notre élu Allende en défalquant les abstentionnsites représentait + ou - un quart de la population chilienne c’est au nom de ce quart qu’il s’apprêtait à mettre en place une révolution communiste il a péri par une autre révolution dirigée par Pinochet c’est cela le drame, quand on fait une révolution on prend des risques enfin à voir les milliers de chiliens qui rendent hommage à Pinochet ;il faut croire qu’il y en a beaucoup qui partagent l’opinion qui est la mienne savoir :Pinochet s’apprétait à la creation d’un second Cuba ;;Quand la vieille dictature cubaine va enterrer son glorieux mort combien de pleureuses nous aurons alors que la liberté d’expression n’existe pas ,les opposants sont enfermé ;il est interdit aux cubains de parler dans la rue au x étrangers .Quand on est capable de risquer sa vie avec des embarcations de fortune pour essayer de rejoindre la Floride c’est la même histoire que lemur de Berlin mais c’est vrai à l’époque ,les communistes disaient avec aplomb que c’était pour se protéger l’invasion des allemands de l’ouest tellement malheureux qu’il y ait encore des partisans du goulag à ciel ouvert chez nous est proprement fascinant


                                    • hetset hetset 16 décembre 2006 18:36

                                      je ne suis pas sûr que la comparaison des dictateurs chilien et cubain soit judicieuse.En effet bien qu’ils soient tous les deux sangunaires et monstrueux, leurs ressemblances s’arrêtent là.Pinochet aimait son pays et la remis sur pied en dvp une économie ultra-capitaliste, le niveau de vie n’a cessé d’augmenter alors que Castro a ruiné son pays il essaye bien avant de mourir de remonter son économie grâce au tourisme mais cela ne suffira pas ,alors oui cuba à un IDH fort mais sans argent cela ne sert à rien !Pourtant le régime de fidel est beaucoup mois critiqué que celui de Pinochet.Pour nous occidental il est clair que l’on reçoit une image beaucoup plus positive de Castro que de Pinochet comme si il était mois horrible !Mais croyez moi quand le régime tombera (ce qui risque d’arriver très prochainement car Raoul seul ne tiendra pas !)l’on découvrira encore plus d’horreur sur le régime de Fidel que ce que l’on connaît déjà. Donc au final on a deux meurtriers sauf que un a remonté son pays et que l’autre l’a coulé.......attention ne vous méprenez pas je ne dis pas que ce qu’a fait Pinochet est positif mais lui au moins a servi son pays !


                                      • hetset hetset 17 décembre 2006 12:22

                                        quand je dit servi son pays on se comprend bien sûr ....E t Pinochet restera dans l’Histoire avec une grande hache !


                                        • degueuloir (---.---.98.193) 18 décembre 2006 02:13

                                          Sarko est le futur Pinochet .......lol


                                          • Grand Timonier (---.---.66.38) 18 décembre 2006 12:16

                                            La comparaison Pinochet-Castro est totalement déplacée, n’en déplaise à la vermine d’extrême droite qui infeste ces forums !

                                            Pinochet était un boucher sanguinaire, valet de l’impérialisme yankee, il a renversé avec une sauvagerie abjecte un gouvernement démocratiquement élu et qui a voulu appliquer les réformes sociales nécessaires au Chili pour défendre les intérêts des travailleurs.

                                            Castro a renversé une dictature et a rétabli la démocraie à Cuba, en se débarrassant des sbires du régime fasciste de Batista et de la mafia yankee.

                                            Et que les sous-merdes fascistes ne se réjouissent pas trop vite : Castro se rétabli, il reviendra bientôt reprendre sa place à la tête du peuple cubain smiley smiley

                                            Pinochet crevé, le Chili va pouvoir reprendre le cours de son histoire et rejoindre le camp de la révolution anti impérialiste yankee (Venezuela, Cuba, Bolivie, Argentine,...)

                                            HASTA LA VICTORIA SIEMPRE !! EL PUEBLO UNIDO JAMAS SERA VENCIDO !!


                                            • (---.---.51.201) 30 décembre 2006 03:10

                                              les documents de l’époque et le témoignages des principaux acteurs montrent de manière claire et précise qu’au mois d’août 1973, près des 2/3 des représentants du peuple chilien firent appel à l’armée pour mettre fin aux activités illégales et anticonstitutionnelles du gouvernement d’Allende.

                                              http://www.josepinera.com/pag/pag_tex_quiebredemoc_fr.htm


                                            • hetset hetset 18 décembre 2006 15:24

                                              à Grand Timonier je regrette comme vous la présence de cette vérmine d’extrême droite...mais je regrette aussi la présence plus que pronocé de l’extrême guauche !! soit votre présence ! Pour dire que Castro à mis en place une démocratie faut vrément être « con » dsl ! Vous vous exitez sur l’extrême droite mais vous étes aussi dangereu qu’eux mon pauvre ami !

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