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Un nouveau 11-Septembre pour faire gagner McCain ?

Un conseiller de John McCain qui dépasse les bornes du cynisme. L’Iran, plus que jamais dans la ligne de mire américaine. Pendant ce temps-là, le 11-Septembre continue d’agiter les esprits. Peut-être plus que jamais, à quatre mois de l’élection présidentielle, à six du changement de locataire de la Maison Blanche, et à l’orée probable d’un nouveau conflit au Moyen-Orient.

Cet article, s’il manque parfois d’ordre et ne recule pas devant quelques digressions, se veut néanmoins digeste, et fait pour cela la part belle aux vidéos, courtes le plus souvent.

La bourde. John McCain n’en avait certainement pas besoin, alors que les derniers sondages le donnent perdant face à Barack Obama. La bourde, c’est celle de son principal stratège, Charlie Black, qui a confié au magazine Fortune du 23 juin 2008 qu’une nouvelle attaque terroriste aux Etats-Unis, du type 11-Septembre, constituerait "un gros avantage" pour le candidat républicain à la Maison Blanche.

Charlie Black ne s’est pas contenté de ce seul dérapage. Il a aussi considéré que l’assassinat de Benazir Bhutto en décembre 2007 avait aidé John McCain à gagner la primaire du New Hampshire, un Etat sans lequel le sénateur de l’Arizona ne serait certainement plus dans la course. "Sa connaissance du sujet et sa capacité à en parler a encore une fois souligné qu’il est celui qui est prêt à être le commandant en chef", a-t-il déclaré. "Et ça nous a aidés."

Ces propos ont déclenché un véritable tollé aux Etats-Unis (voir CNN, MSNBC, CBS). Sans tarder, Charlie Black, (étrangement) surnommé (en la circonstance) le "Sage", a présenté ses excuses, reconnaissant que ses commentaires étaient "inappropriés". John McCain s’est immédiatement désolidarisé des propos de son conseiller : "Je ne peux pas imaginer pourquoi il a dit ça. Ce n’est pas vrai. J’ai travaillé sans relâche depuis le 11-Septembre pour empêcher que les Etats-Unis ne revivent une telle attaque".



Le dérapage de Charlie Black n’est sans doute rien d’autre qu’une parole de vérité, proférée par un homme qui, l’espace d’un instant, a perdu le sens de la retenue, affichant le plus parfait cynisme. Un manque d’égard vis-à-vis des victimes des attentats, et la seule considération de l’avantage politique qu’une telle catastrophe peut lui procurer. Une attitude décomplexée qui rappelle, certes à une autre échelle, celle de Jean-Marie Le Pen souhaitant avant les élections présidentielles de 2007 de nouvelles émeutes dans les banlieues.



Les propos du stratège de McCain deviendraient évidemment très embarrassants si de nouveaux attentats venaient à frapper les Etats-Unis d’ici novembre. On se retrouverait alors dans une configuration analogue à celle d’un PNAC souhaitant à demi-mot "un nouveau Pearl Harbor" un an tout juste avant les attentats du 11-Septembre. "Le processus de transformation [des Etats-Unis en puissance hégémonique], même s’il est porteur de changements révolutionnaires, sera probablement long, en l’absence d’un événement catastrophique et catalyseur - comme un nouveau Pearl Harbor", lisait-on en septembre 2000 dans le rapport du think tank néoconservateur Project for the New American Century, Reconstruire les Défenses de l’Amérique. Un think tank composé du noyau dur de la future administration Bush.

La catastrophe est parfois tellement souhaitée par les politiques, qui veulent apparaître comme les sauveurs de leur population en détresse, qu’on en vient parfois à les suspecter de l’avoir eux-mêmes déclenchée lorsqu’elle se produit. A tort le plus souvent. Même si la récente traduction en français de l’archive officielle de l’Opération Northwoods (1962) n’est pas là pour nous rassurer quant à la considération que portent à leurs concitoyens certaines hautes autorités militaires, prêtes à tout pour en découdre et manipuler l’opinion publique.

John McCain, pour revenir à lui, a déjà montré à maintes reprises son côté va-t-en-guerre. En avril 2007, il s’était illustré en parodiant un célèbre titre des Beach Boys : "Bomb bomb bomb, bomb bomb Iran".



Le 3 janvier 2008, il envisageait une présence militaire américaine en Irak pour les 100 prochaines années.



Aucune restriction pour lui : 10 000 ans si nécessaire !



Le 23 avril 2006, Eric Laurent, Yves Cochet et Roselyne Bachelot "révélaient", sur le plateau de Ripostes sur France 5, ce que chacun sait, et qui constitue un secret de Polichinelle, à savoir que la guerre en Irak est principalement une guerre du pétrole.



Le 2 mai dernier, John McCain a imprudemment laissé entendre la même chose.



Comme le dit le présentateur de MSNBC, ce qu’on appelle "gaffe" n’est souvent que la révélation de sa pensée profonde.

Au fond, la position de John McCain sur la nécessité de sécuriser l’approvisionnement énergétique des Etats-Unis n’est que la prolongation de celle du candidat George Bush avant sa première élection. Voici ce que ce dernier déclarait le 29 septembre 2000 : "Notre nation a connu trois récessions dans la dernière génération, et chacune d’entre elles était liée à un choc énergétique." Il préconisait alors "une stratégie à long terme pour assurer un approvisionnement fixe et fiable en énergie", sans quoi "nous mettons en danger notre économie et le mode de vie qu’il permet" (un mode de vie jugé, rappelons-le, "non négociable" par George Bush père, Bill Clinton et George W. Bush...). Il se plaignait aussi du fait que "jamais auparavant notre pays [n’avait] été aussi dépendant des réserves étrangères" et "à la merci du pétrole étranger". Il déplorait qu’un pays ennemi comme l’Irak de Saddam Hussein soit devenu "un fournisseur majeur de pétrole de l’Amérique" et "acquière de plus en plus de contrôle sur l’avenir économique de notre nation". Pour ne plus dépendre de l’Irak, il fallait prendre le contrôle de l’Irak... John McCain semble approuver cette logique.

Si l’obsession de George Bush était l’Irak, au point de commettre d’étonnants lapsus entre Saddam Hussein et Oussama Ben Laden...



... celle de John McCain semble bien être l’Iran. Au point de commettre à son tour une gaffe retentissante. En visite en Jordanie le 18 mars 2008, il affirme que des membres d’Al-Qaïda en Irak vont s’entraîner en Iran avant de revenir combattre les soldats de la coalition en Irak ; bref, il prétend que l’Iran chiite soutient le réseau islamiste sunnite ! Il faudra l’intervention discrète de Joe Lieberman, sénateur du Connecticut, pour lui remettre les idées en place.



Incroyable amalgame de la part d’un représentant du Congrès et d’un candidat à la présidence des Etats-Unis, qui se dit, en outre, très expérimenté en politique étrangère. John McCain avait d’ailleurs commis la même erreur la veille, le 17 mars, à la radio... mais aussi le 28 février, devant le Baker Institute for Public Policy à Houston.



Devant cette répétition d’erreurs, on se demande laquelle des deux hypothèses est la plus crédible : le lapsus involontaire, ou le mensonge volontaire visant à créer l’amalgame entre l’Iran et Al-Qaïda (et, qui sait, le 11-Septembre) dans l’esprit des Américains.

D’une part, John McCain insuffle donc dans l’esprit de son peuple, volontairement ou non, l’idée que l’Iran est responsable de l’embourbement américain en Irak. Et, d’autre part, son principal stratège lance qu’une attaque terroriste sur le sol américain serait bénéfique au camp républicain pour l’élection présidentielle.

Ces déclarations font un incroyable écho aux propos tonitruants de Zbigniew Brzezinski, le 1er février 2007, devant la commission sénatoriale sur les relations avec l’étranger. L’ancien conseiller à la Sécurité nationale du président Jimmy Carter avait alors averti que la politique de l’administration Bush en Irak menait inexorablement à la guerre avec l’Iran. Il avait surtout décrit un "scénario plausible de conflit militaire avec l’Iran". Celui-ci impliquerait "le fait pour l’Irak de ne pas atteindre les objectifs fixés, suivi d’accusations sur la responsabilité de l’Iran dans cet échec, puis enfin par une provocation en Irak ou par un attentat terroriste aux Etats-Unis attribué à l’Iran, culminant en une opération militaire "défensive" des Etats-Unis contre l’Iran qui plonge une Amérique solitaire dans un bourbier toujours plus vaste et plus profond finissant par englober l’Irak, l’Iran, l’Afghanistan et le Pakistan."


Brzezinski
doutait du caractère "défensif" de l’action militaire en préparation et laissait entendre qu’une manipulation était possible. Il mettait aussi en garde dans son intervention contre "la lutte idéologique décisive" contre l’islam radical que prône Bush, la qualifiant de "récit historique mythique" utilisé pour justifier une "guerre qui dure et qui est potentiellement en expansion". Sur ce point encore, McCain n’est pas rassurant, lui qui compte parmi ses soutiens le pasteur évangéliste Rod Parsley, un homme de foi que le candidat à la Maison Blanche considère comme son "guide spirituel" et qui prône, ni plus ni moins, la destruction de l’islam.



Mais Barack Obama est-il réellement plus rassurant que son adversaire républicain au sujet du Moyen-Orient ? On aurait pu le penser ; mais un discours récent du chouchou des sondages et des médias, devant le puissant lobby pro-israélien, l’AIPAC (American Israel Politic Affair Committee), a fait déchanter tous ceux qui croyaient encore qu’avec lui les choses seraient vraiment différentes en matière de politique étrangère. Barack Obama a, en effet, affiché la plus grande intransigeance vis-à-vis de l’Iran, et assuré qu’il serait prêt à "tout" pour l’empêcher d’accéder à l’arme nucléaire. Il a même "brandi si fort la menace d’une action militaire que cela ressemblait aux menaces prononcées par George W. Bush", a souligné la chaîne de télévision NBC.

Les différences de vue des deux candidats sur l’Iran, si elles existent, pourraient être davantage explicitées lors d’un éventuel débat à venir. Suite au dérapage de Charlie Black, Barack Obama a, en effet, fait savoir qu’il était "favorable à un débat sur le terrorisme avec John McCain, qui", dit-il, "a totalement soutenu la politique de Bush, nous a détourné d’al-Qaida, n’a pas réussi à amener devant la justice Ben Laden et a fait que nous sommes moins en sécurité".

Petite parenthèse : quand Barack Obama reproche à George Bush d’avoir échoué à amener Ben Laden devant la justice, il semble oublier que de hautes autorités américaines ont fait savoir depuis longtemps que ce n’était pas leur objectif. Le 9 janvier 2005, A.B. "Buzzy" Krongard, ancien directeur exécutif et numéro 3 de la CIA, admet en effet explicitement, dans le London Times, qu’il est préférable que Ben Laden demeure vivant et libre. Le journal note d’ailleurs que "plusieurs officiels américains ont reconnu en privé qu’il serait mieux de garder Ben Laden cloué à la frontière de l’Afghanistan et du Pakistan plutôt que d’en faire un martyr ou de le traduire en justice. Mais Krongard est la figure la plus haut placée qui reconnaît publiquement que sa capture pourrait s’avérer contre-productive". Comment continuer à laisser penser qu’Oussama Ben Laden est activement recherché après la déclaration de Krongard, qui, nous dit-on, est loin d’être la seule à aller dans ce sens ?

Parenthèse dans la parenthèse : rappelons qu’AB "Buzzy" Krongard a été mis en cause par le journaliste Eric Laurent pour son rôle trouble dans les délits d’initiés (niés par le rapport de la Commission d’enquête) qui auraient précédé le 11-Septembre.



Le 3 mars 2005, deux mois après la déclaration de Krongard au London Times, le directeur de la CIA Porter Goss se montrera très étonné et même amusé quand George Bush lancera à la presse que ses services essaient chaque jour d’obtenir des informations pour localiser Ben Laden.



Parenthèse fermée. En ce début d’été, la probabilité d’une attaque américaine de l’Iran apparaît forte. Le 4 juin dernier, le très écouté néoconservateur Daniel Pipes lançait dans National Review que, si Obama était élu, Bush attaquerait l’Iran avant la fin de son mandat le 20 janvier 2009. En cas de victoire de McCain, celui-ci déciderait quoi faire (voir à 2 min 5).



Si l’on en croit Bakchich, la campagne d’intoxication de l’opinion a bien commencé aux Etats-Unis et bat même son plein : "Au New York Times, le journaliste qui suit les affaires militaires, Michael Gordon et a écrit dans le passé moult articles sur les prétendues « armes de destruction massive » de Saddam Hussein avant l’invasion de l’Irak, que beaucoup considèrent comme une espèce de porte-parole loyal du Pentagone, multiplie depuis le début du mois de mai les papelards. Ceux-ci sont certes basés sur des sources anonymes mais mettent en avant des affirmations de membres de l’administration Bush indiquant que les Iraniens entraînent des milices chiites pour tuer des Américains en Irak. De son côté, l’ancien porte-parole de la Maison Blanche sous Bush, Scott McClellan, qui vient de publier un livre-confession où il révèle qu’il a été obligé de mentir pour justifier l’invasion de l’Irak, se répand dans les médias au sujet des articles de Gordon dans le Times : ils seraient le résultat d’un programme d’intox destiné à préparer le public américain à accepter la nécessité impérative de bombarder l’Iran. Exactement comme c’était le cas en 2003 avec l’Irak !"

L’administration Bush a été, rappelons-le, convaincue d’au moins 935 mensonges entre 2001 et 2003 pour faire accepter au peuple américain la future guerre en Irak. Puis, durant la guerre, elle a "organisé une vaste entreprise de manipulation des analystes militaires travaillant à la télévision pour obtenir une couverture favorable de la guerre en Irak", selon le New York Times du 20 avril 2008.

Pour faire accepter ses guerres en Afghanistan et en Irak, et donc peut-être bientôt en Iran, le gouvernement américain a aussi dû dissimuler au public la responsabilité des Etats officiellement "amis" qui ont appuyé, selon certaines sources crédibles, les pirates de l’air du 11-Septembre.



Censurées, les 28 pages du rapport du Congrès sur les attentats du 11-Septembre, qui mettaient en cause l’Arabie Saoudite (New York Times). Ignorées, les protestations de Bob Graham, président du Comité du renseignement du Sénat, contre cette censure ; oubliée, sa mise en cause, sur PBS, de "gouvernements étrangers [...] impliqués dans l’aide aux activités d’au moins quelques-uns des terroristes aux Etats-Unis", oubliée cette "preuve très convaincante qu’au moins quelques-uns des terroristes étaient assistés, pas seulement dans le financement - bien que cela en ait fait partie - par un gouvernement étranger souverain".

Balayés d’un revers de main, ou simplement laissés sans réponse, les incessants rappels de l’implication des services secrets militaires pakistanais, l’ISI, dans les attentats (voir ces deux extraits de 9/11 Press for Truth : 1-2 et ce reportage de WPTV sur l’agent Randy Glass).

Bob Graham est très impliqué dans l’histoire du 11-Septembre, puisqu’il se trouvait au moment des attentats au Capitole, à Washington, en compagnie du très controversé directeur de l’ISI, Mahmoud Ahmad, et du président du Comité du renseignement de la Chambre (et futur patron de la CIA), Porter Goss ; puisque c’est son équipe qui avait reçu durant l’été 2001 les avertissements de Randy Glass au sujet d’une attaque imminente de l’ISI sur le World Trade Center ; puisqu’il a, comme on l’a vu, mis en cause des Etats étrangers, officiellement amis des Etats-Unis, pour leur participation aux attentats, et qu’il a critiqué la censure de la Maison Blanche. Il a répondu, il y a quelques mois, aux questions que tous les curieux se posent, précisément sur Mahmoud Ahmad, Randy Glass, mais aussi le lieutenant-colonel Anthony Shaffer (l’homme qui a révélé l’existence de l’opération Able Danger), et Sibel Edmonds.

 



Ce type de discussion ouverte permettra-t-il d’amoindrir les soupçons qui pèsent parfois sur le gouvernement américain au sujet du 11-Septembre ? Ce qui est sûr, c’est que ce n’est pas la culture du secret et du mensonge, mise en œuvre avec une application extrême par l’administration Bush, qui le permettra. Le travail de clarification à mener sur les circonstances du 11-Septembre s’annonce considérable. Les citoyens du monde entier font de plus en plus part de leur mécontentement.

Après qu’un député et membre du Parti Démocrate japonais, Yukihisa Fujita, a fait, le 11 janvier 2008, une déclaration de 30 minutes en séance parlementaire pour exprimer ses interrogations sur le 11-Septembre et "la guerre contre le terrorisme", c’est au tour, le 10 juin 2008, de Libby Davies, députée de Vancouver et présidente du groupe parlementaire du Nouveau parti démocratique (membre de l’Internationale socialiste), de donner lecture à la Chambre des communes du Canada d’une pétition de citoyens appelant à l’ouverture d’une enquête canadienne sur les attentats du 11-Septembre.



Pendant ce temps-là, un conseiller de John McCain ne trouve rien de mieux à faire que d’évaluer publiquement l’opportunité que constituerait pour son champion un nouveau 11-Septembre...

par Taïké Eilée (son site) samedi 28 juin 2008 - 131 réactions
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Les réactions les plus appréciées

  • Par fonzibrain (xxx.xxx.xxx.89) 28 juin 2008 12:43
    fonzibrain

    et cet enculé de sarko pense pareil

    LA FRANCE VA PARTIPER AU BOMBARDEMENT CONTRE L’IRAN

     

    et cette fois pas de manif anti guerre

    ils vont faire çà une nuit

     

    et le lendemain

    le monde tel qu’on le connait sera détruit

     

     

    Si les États-Unis attaquent l’Iran soit cet été ou cet automne, le peuple des États-Unis serait mieux d’être prêt à faire face à un choc qui puisse être encore plus grand à la psyché nationale (et à l’économie) que ne le fut le 11 septembre 2001. Tout d’abord, il y aura d’importantes pertes US dès la première invasion. Des avions chasseurs américains seront abattus et les pilotes américains qui ne seront pas tués seront fait prisonniers, y compris les femmes pilotes. Les missiles iraniens Yakhonts 26, les Sunburn 22 et les Exocet vont se diriger et attaquer les forces navales américaines regroupées dans les étroites eaux du golfe Persique avec des résultats très meurtriers. Des marins américains seront tués et des navires américains seront gravement endommagés et peut-être même coulés. Nous serons peut-être témoins de la première attaque d’un porte-avions américain jamais survenue depuis la Deuxième Guerre mondiale.

     

    Il ne s’agit là que du début

     

     

     

    Israël (qui était jusque-là demeuré hors de la mêlée en laissant l’armée américaine faire la première grande charge) est attaqué par le Hezbollah dans une action coordonnée et à grande échelle. L’étendue considérable et effroyable de pertes en vies humaines paralyse la nation, une chose que l’on croyait impossible. Le tout dernier allié de l’Iran dans la région, la Syrie, déclenche alors une avalanche de plus de 200 missiles Scud B, C et D sur Israël, chacun armé de gaz VX. Étant donné que le territoire d’Israël est à la portée de ces armes de fabrication russe, Haïfa, Tel-Aviv, Jérusalem et pratiquement la totalité des grands centres ainsi que plusieurs bases militaires seront frappés, souvent avec pour résultat des pertes énormes en vies humaines.

     

    Les forces aériennes israéliennes ordonnent à leurs trois escadres de bombardiers de combat F-16I Sufa de prendre la voie des airs avec l’ordre de bombarder Téhéran et de nombreuses bases militaires et nucléaires autant qu’ils le peuvent avant d’être soit abattu ou à court de carburant. Il s’agit d’un aller simple pour certains de ces pilotes. Leur antique patrie tombe en ruine. Beaucoup ont des parents qui sont déjà morts ou mourants. Ils n’attendent pas d’avoir la permission de Washington, ou des commandants militaires américains régionaux. Les avions israéliens transportent la majorité de l’arsenal nucléaire de leur pays sous leurs ailes.

     

    Juste après les premières vagues de bombardiers US lancés dans l’espace aérien iranien, la marine iranienne, utilisant les bases côtières de missiles, attaque rapidement les vaisseaux et coule plusieurs pétroliers dans le détroit d’Ormuz, coupant ainsi le golfe Persique et tout son pétrole du reste du monde. Ils minent alors la région, rendant ainsi difficile et même mortelle le nettoyage du détroit par les dragueurs de mines américains. Tout ce qui reste de la Marine et de la Force aérienne iranienne harcèle notre Marine alors qu’elle tente de réaliser des opérations de déminage. Encore d’autres victimes US.

     

    Le jour suivant l’invasion, Wall Street (et dans une moindre mesure, Tokyo, Londres et Francfort) font ce qu’ils font toujours lors d’une crise internationale – de la spéculation irrationnelle et ils achètent avec une grande fébrilité en faisant flamber les prix du pétrole à des sommets jamais inégalés. Au lendemain de l’invasion américaine de l’Iran, le prix du pétrole augmente à 200 $ ou 300 $ le baril sur les marchés. Si la guerre n’est pas terminée dans quelques semaines, ce prix pourrait augmenter encore bien plus. Cette situation fera immédiatement grimper le prix de l’essence à la pompe dans le pays [USA] à 8 $ ou à 10 $ le gallon, et subséquemment à des niveaux encore plus impensables.

     

    Si cela se produit, le pays s’arrête net. La plupart des américains ne sont plus en mesure de s’offrir de l’essence pour aller travailler. Les camionneurs abandonnent leurs poids lourd sur le côté de la route et disparaissent. La nourriture, les médicaments et d’autres produits indispensables ne sont plus transportés aux magasins. L’essence et l’électricité (pour le peu qu’il en reste de disponible) sont trop onéreuses pour que la plupart des gens puissent se les offrir. Les enfants, les malades et les personnes âgées meurent au cours de l’été par manque d’air climatisé dans les maisons et les hôpitaux. Les enfants, les malades et les personnes âgées meurent en hiver en raison du manque de chauffage. Il y a des émeutes de la faim partout à travers le pays. Un système de troc se développe à mesure que l’économie s’effondre et que les banques ferment ou qu’elles limitent les retraits. Les troubles civils se développent.

     

    La police est incapable de contenir la violence et ils sont eux-mêmes victimes de la même crise que le reste de la population subie. Lerégime civil se dissout et la loi martiale est déclarée en vertu des dispositions approuvées dans le cadre de la loi « Patriot Act. » Les troupes régulières de l’US Army et de la Marine patrouillent dans les rues. L’appareillage du gouvernement fédéral est déplacé vers une destination inconnue mais dans un endroit sûr. Les États-Unis sombrent dans le chaos et ils deviennent un pays du tiers monde. L’époque où les États-Unis était la seule superpuissance est révolue.

     

    On croit que rien de pire ne puisse dorénavant arriver.

    Mais voilà que le premier bombardier israélien pourrait lancer sa charge nucléaire sur Téhéran.

    http://www.alterinfo.net/La-catastrophe-a-venir-La-touche-finale-aux-nombreux-plans-dresses-pour-attaquer-l-Iran_a21143.html?PHPSESSID=9e65ab344551ecdc74f813af66ece0ee

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

  • Par Olga (xxx.xxx.xxx.237) 28 juin 2008 11:02
    Olga

     

    Taïké Eilée

    "Le travail de clarification à mener sur les circonstances du 11-Septembre s’annonce considérable. Les citoyens du monde entier font de plus en plus part de leur mécontentement. "

    Putain, c’est bon , encore !  (pardon pour cette exclamation incontrôlée)

    Parlez-nous encore de Eric Laurent, de Yukihisa Fujita et de Libby Davies. Je veux l’entendre plus souvent cette quête de la vérité.

    Oh oui, racontez-nous tous ces mensonges de l’Administration Bush ! Les mensonges du père, du fils et du mauvais esprit.

    Merci, encore, c’est si bon, au-revoir, bon week-end, à bientôt, pardon...

  • Par ZEN (xxx.xxx.xxx.219) 28 juin 2008 12:57
    ZEN

    Bravo, Taiké , pour cette synthèse magistrale !

    Tous les éléments m’étaient connus, mais la mise en rapport des documents est très pertinente.Comme Constant, je ne pense pas qu’un attaque de l’Iran soit plausible. Ce serait la fin de" l’hégémonie"US dans la région. Mais les USA sont dans une nasse. .Obama, de ce point de vue n’est pas trés rassurant...

    @ Olga , qui en redemande :

    on trouve beaucoup d’informations dans l’excellent livre de l’universitaire anglais Naffez Mosaddeq : La guerre contre la vérité

  • Par cucu (xxx.xxx.xxx.96) 28 juin 2008 12:14
    subissu

    Alors comme ça, on nous ment ?

    merci pour cet article, veritable tour de main journalistique, dans la veine de nombre d’autres articles réalisés par de grands reporters en activité dans le monde libre et démocratique qui est le nôtre.

    bravo aussi pour vôtre courage,ne nous laissez pas tomber.

     

     

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