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Accueil du site > Actualités > International > Un renversement d’alliance est-il possible ?

Un renversement d’alliance est-il possible ?

L’Europe de l’Atlantique à l’Oural nous disait le Général de Gaulle. Rêve probablement utopique, mais réalisable à terme, du moins sans la Grande-Bretagne. Pourquoi ne pas commencer par un axe Paris-Moscou ? Quand De Gaulle s’exprimait, nous étions encore en pleine Guerre Froide, les troupes américaines d’occupation avaient été remerciées en 1966 et les soviétiques dirigeaient d’une main de fer un empire, sinon hostile, du moins menaçant pour les nations occidentales. L’Union Soviétique est morte et la Russie nouvelle n’a aucune intention belliqueuse vis-à-vis des Etats européens de l’Ouest et encore moins d’annexion. Certes, la Russie de Poutine et Medvedev n’est pas la démocratie dont nous rêvons, c’est le moins que l’on puisse dire. Mais notre allié américain est-il vraiment respectueux des droits de l’homme, des libertés et des autres nations ? On peut franchement en douter au regard des dernières interventions armées des Etats-Unis dans le monde et des inégalités sociales qui frappe ce pays. Alors, sans devenir l’ennemi des Etats-Unis, il serait peut-être temps de se poser la question d’un changement d’alliance. Un rapprochement avec la Russie permettrait des retombées économiques et commerciales bénéfiques pour les deux pays, sans pour autant accepter la présence de troupes russes basées sur notre territoire. Seules des manœuvres conjointes seraient acceptables, en particulier en Méditerranée, avec passage de la marine russe à Toulon, comme au temps de Nicolas II. La France pourrait ainsi prendre position à l’ONU contre le déploiement de missiles américains en Europe de l’est et dans le Caucase afin de desserrer l’étau et l’encerclement de la Russie voulu par le gouvernement américain contre tout bon sens. La Russie n’a pas du tout l’intention d’envahir la Pologne et encore moins l’Allemagne, nous ne sommes plus au temps de Staline. Elle peut tout au plus avoir des problèmes avec ses anciennes républiques pour des questions économiques, mais surtout de protection des minorités russophones souvent marginalisées comme dans les pays Baltes, en Ukraine, en Moldavie (Transnistrie) au Caucase et en Asie Centrale.

La France a tout à gagner en signant un partenariat multipolaire avec la Russie, basé sur des échanges commerciaux, en particulier le gaz, sur des transferts de technologie réciproques, des échanges culturels et universitaires.

Politiquement, sans s’aligner de façon féale sur la politique étrangère des Russes dans les meetings internationaux, une position commune entre Paris et Moscou pourrait être prise sur de nombreux sujets et conflits internationaux :

- Reconnaissance d’Israël et d’un Etat Palestinien viable aux frontières reconnues, avec neutralité totale dans le conflit. La France se doit de protéger ses ressortissants de confession juive sur son territoire, ce qu’elle doit à chaque citoyen sans discrimination, ainsi que les diplomates israéliens en poste, mais n’a aucune raison de considérer Israël comme une nation amie (ni ennemie d’ailleurs) et encore moins comme un allié. La Russie montre sur ce conflit une attitude nettement plus nuancée que l’ex Union Soviétique.

http://www.affaires-strategiques.info/spip.php?article644

 

- Les Etats-Unis restent un partenaire économique et commercial, mais aucune alliance militaire, même de type logistique n’est souhaitable avec ce pays. Cela prendra du temps, surtout du fait de la crise. La France n’a pas les moyens de s’équiper en gros porteurs, nous l’avons constaté lors des derniers conflits où transport et logistique ont été assurés par les Américains. Le retour en 2009 de la France dans le commandement intégré de l’Otan est une trahison de Sarkozy qui a dû faire s’étouffer plus d’un ancien gaulliste.

http://archives.tdg.ch/actu/monde/france-reintegre-otan-sarkozy-ferme-parenthese-gaulliste-2009-03-11

 

- Les Russes ne veulent pas la guerre, ils ne peuvent se le permettre à la fois pour des raisons économiques, mais aussi démographiques. Mais ils sont capables d’intervenir de façon ponctuelle, n’étant pas pieds et poings par des contraintes démocratiques comme les pays occidentaux. Une démocratie ne peut plus désormais gagner une guerre offensive hors de son territoire. En cas de menace contre la France (pas contre Israël ou les Etats-Unis, cela ne nous concerne pas), les Russes en tant qu’alliés pourraient faire comprendre à quelque nation qui nous montrerait de l’hostilité évidente, qu’elle est là et prête à intervenir en cas de geste inconsidéré.

 

- La Chine n’est pas belliqueuse, deux guerres contre le Tibet (pas de quoi crier au fait d’armes) et une contre le Vietnam (qui s’est plutôt mal passée). Elle peut tout au plus récupérer Taiwan, mais le fera probablement de façon légale comme pour Hong-Kong. Par contre la démocratisation peut se traduire par une forte reprise de la natalité et de ce fait créer un problème d’espace vital avec le risque d’invasion de la Mongolie (tout le monde s’en fout) mais surtout de le Sibérie orientale. Voir l’article de Courrier International de novembre 2009. http://toutsurlachine.blogspot.com/2009/12/special-magazine-far-east-quand-la.html

Un jeu à trois USA-Chine-Russie (et pourquoi pas à quatre en y incluant la France), les quatre pays disposant de l’arme nucléaire ne peut que calmer le jeu en rééquilibrant les forces en présence. L’alliance franco-russe (avec l’appui de quelques autres pays européens) renforcerait l’équilibre des forces, évitant ainsi la guerre ou du moins en en minimisant les risques. On passerait ainsi à une sorte de guerre tiède, avec quelques escarmouches, sans réel danger de conflit nucléaire. La coopération militaire franco-russe existe, mais elle est encore à l’état embryonnaire.

http://www.dicod.defense.gouv.fr/actualites/articles/rencontre-franco-russe-sur-les-questions-de-securite2

 

- Les échanges commerciaux, financiers et technologiques avec la Russie que ce soit en aéronautique ou en transport ferroviaire pour ne citer que deux exemples, ne peuvent qu’être bénéfiques aux deux états, créer de l’emploi et des exportations pour notre pays. Le soi-disant réchauffement climatique, s’il s’avère, va ouvrir une nouvelle voie maritime et permettre l’exploitation minière de l’Arctique.

http://www.lecerclepolaire.com/articles_archives/lasserre_nord_ouest.html

Deux domaines que nous maitrisons par nos chantiers navals et nos compagnies minières et pétrolières. Cela ne plaira pas aux écolos, mais peut faire rentrer énormément d’argent dans les caisses. Ce partenariat existe, il ne demande qu’à être renforcé :

http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/pays-zones-geo/russie/la-france-et-la-russie/

 

- Enfin, cela peut paraitre anecdotique, mais la Russie subit une forte surmortalité de ses hommes qui ont une espérance de vie inférieure à 60 ans, 13 ou 14 ans de moins que les femmes. Au lieu que des étrangers fortunés viennent s’acheter une épouse ou une concubine sur catalogue et la ramener en France (en Allemagne ou aux Etats-Unis) comme cela se pratique actuellement par le biais d’agences matrimoniales et contribuer ainsi au dépeuplement, le gouvernement russe pourrait proposer des avantages fiscaux et des aides à l’installation pour tout Français qui épouse une Russe à condition de résider en permanence dans le pays. Les enfants issus de ces unions seraient Russes, iraient à l’école russe et apprendraient les coutumes du pays, ce qui empêcherait l’acculturation et la substitution ethnique de la population actuellement en déficit de mâles. Sur la surmortalité masculine, consulter le rapport 2009 de l’IFRI :

www.ifri.org/downloads/ifridemographievichnevskifrjuin09.pdf

 

Il y a beaucoup plus d’avantages que d’inconvénients à se rapprocher de la Russie. Les droits de l’homme seront à la longue respectés et la corruption sera canalisée. La Russie est un pays moderne, ayant un potentiel de développement énorme. La Russie n’est plus au temps de Boris Eltsine, du ridicule et des humiliations, ce temps-là est du passé. Des accords économiques et commerciaux sont indispensables, une alliance militaire n’est pas une hérésie, sans pour autant devenir un pays satellite. Et puis, soyons pragmatiques, en échange de quelques votes de soutien aux Nations-Unies, la Russie pourrait très bien, dans certains cas ciblés, poursuivre nos ennemis « jusque dans les chiottes  ». Ce n’est pas inutile quelquefois.

Qu’en disent les candidats à l’élection présidentielle ?


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40 réactions à cet article    


  • jef88 jef88 6 avril 2012 14:17

    Pas de réponse des candidats !!!


    • Georges Yang 6 avril 2012 14:22

      Marine Le Pen n’est pas contre, Mélenchon pour un rapprochement avec les BRICS, mais rien de très affirmatif
      Les autres sont atlantistes, l’extrème-gauche pour la sortie de l’OTAN mais sans rapprochement avec les Russes


      • Georges Yang 7 avril 2012 10:49

        Merci pour les liens


      • Ouallonsnous ? 8 avril 2012 23:35

        Un renversement d’alliance est souhaitable et légitime, d’autant plus que les alliances actuelles nous sont imposées par l’intelligensia euro-atlantiste au gouvernement qui trahit les intérêts du peuple français, qui n’a jamais été consulté à ce sujet, avec le concours de la commission de l’UE et du parlement français vendu aux lobbys des intérêts étrangers !


      • Al West 6 avril 2012 14:48

        Je ne pourrais qu’applaudir un rapprochement avec la Russie. Je ne vais pas discuter politique française pour ne pas faire bondir la tension de Walid, mais en ce qui concerne la Russie, je tiens à préciser que la France n’a pas tellement de leçons à donner en matière de démocratie.

        Le problème majeur de la Russie aujourd’hui, c’est effectivement la corruption, qui oeuvre aussi bien à l’échelle du village que des affaires économiques oligarchiques. La chance de la Russie, c’est d’avoir à sa tête un homme comme Poutine qui tente de lutter contre cette corruption et qui n’hésite pas à remettre à leur place les plus riches dans l’intérêt des ouvriers. Les élections russes sont les mieux surveillées du monde et le ratio de plaintes à l’échelle du pays est ridiculement bas. Je ne sais pas si c’est une bonne idée, mais Poutine prévoit de mettre en place un système sur internet qui permettrait au peuple de plus participer à la démocratie de son pays. Il y a beaucoup d’inconvénients à un tel système dont on ne sait s’il pourra être détourné, mais l’intention est là. Cet article résume en tout cas sa vision des choses à ce propos :

        http://rt.com/politics/putin-article-democracy-evolution-549/

        En France, en matière de démocratie, on a le redoutable concept du « referendum pour voir ». On demande l’avis du peuple, mais c’est juste par curiosité, puisque de toute façon on a déjà décidé de passer outre. Je ne suis même pas sûr que la France d’aujourd’hui soit plus clean en matière de corruption que la Russie. Il n’y a qu’à voir notre chef d’état, Poutine est cent fois plus propre en la matière que notre petit nain politique criminel.


        • Georges Yang 6 avril 2012 16:02

          Dans un contexte de mondialisation la France a besoin d’alliés

          - En restant avec les USA nous serons toujours à la traîne

          - L’Europe était une solution, mais elle a échoué, le couple franco-allemand bat de l’aile, l’Allemagne est trop proche des USA

           - Les Anglais, n’y pensons même pas

          - Une alliance avec le monde arabe est souhaitable mais quand les panarabistes auront éradiqué les islamistes, comme les Russes l’ont fait du communisme, c’est actuellement mal parti

          - Japon, Chine ou Inde, trop de différences culturelle

          - L’Afrique est trop divisée

          Reste l’Amérique Latine et la Russie comme potentiels alliés, la Serbie est bien sympa mais pas assez puissante pour nous aider


          • Al West 6 avril 2012 17:11

            Bonjour Georges Yang,

            Votre vision présuppose que la France joue encore le « rôle des gentils », pour dire les choses de façon réductrice. La France est au moins aussi proche des Etats-Unis que ne l’est l’Allemagne, voire le Royaume-Uni. Le problème, ce sont surtout les chefs d’état actuels car aussi bien en Allemagne qu’en France ou même au Royaume-Uni (oui, ils ne sont pas tous perdus ces rosbifs !), des voix s’élèvent contre les choix diplomatiques des gouvernements, notamment la proximité avec, pour ne pas dire la soumission aux, Etats-Unis. Le problème ne relève donc pas tant des pays eux-mêmes que de leurs dirigeants. En faisant abstraction des gouvernements en place, je pense que la France aurait tout intérêt à se placer dans une perspective européenne de Lisbonne à Moscou, en excluant le Royaume-Uni, du moins tant que celui-ci continuerait d’être le proxy européen des Etats-Unis, car c’est ce qu’il a toujours été historiquement bien avant que nos gouvernements européens soient sous influence états-unienne.

            Je suis sinon d’accord avec toutes vos autres remarques.


          • Georges Yang 6 avril 2012 17:14

            C’est évident, les alliances sont imposées aux peuples par les dirigeants, on ne demande jamais l’avis des électeurs sur un tel sujet


          • patrice 6 avril 2012 17:32

            entierement d’accord avec vous ; ne pas oublier que la France est la seconde puissance maritime a égalité avec la Russie ; alors au revoir l’europe et Bonjour le grand large avec la Russie mais j’ai aussi un faible pour le Japon .
            J’ajoute que Nicolas Dupont Aignan n’a rien d’un atlantiste malgré la désinformation de certains et qu’il est pour la sortie de l’OTAN


          • Al West 6 avril 2012 17:32

            Oui mais dans ce cas la question des alliances ne se pose même plus et votre article n’a plus de raison d’être smiley , nos gouvernements ayant déjà choisi : ce sera avec les Etats-Unis contre la Russie et la Chine.

            Soit on se pose la question, légitime, de savoir ce qui est le mieux pour le pays. Soit on admet qu’on ne peut rien y faire puisque Sarkozy, et Hollande dans la continuité qui s’impose, ont décidé de préserver les privilèges d’une hyperclasse au détriment du peuple et adoptent une vision géostratégique au sein de laquelle la notion de nation n’a plus aucune importance.


          • Georges Yang 6 avril 2012 17:36

            Dans l’histoire, il y a eu des renversement d’alliance, faut pas rêver, mais qui sait, avec de nouveaux leaders et une aggravation de la crise et des tensions


            • Abou Antoun Abou Antoun 6 avril 2012 18:31

              Il y a une autre raison. La France bénéficie chez tous les peuples slaves d’un capital de sympathie d’estime et d’admiration. Il est vrai que ce capital a été entamé en Serbie après l’agression scélérate contre ce pays. Toutefois, en Russie, la France ça fait toujours chic, il nous ont même pardonné l’épopée napoléonienne, l’autre référence culturelle de la Russie étant toujours l’Italie.
              Je ne crois pas que la France bénéficie des mêmes bons sentiments aux USA où elle est au mieux ignorée au pire méprisée, en parti à cause de l’histoire récente (ne pas oublier que lors du débarquement au Maroc à Casa (opération Torch), l’armée vichyste accueille les G.I.s à coups de canons, tout en livrant la Tunisie aux allemands sans coup férir. La France était considérée comme un pays hostile allié de l’Allemagne jusqu’à la libération. Tout le mérite revient à de Gaulle et à son culot (il en fallait) pour faire assoir la France dans le camp des vainqueurs au cours des négociations.
              En outre à l’exception du Vietnam où les troupes US ont pris la relève de l’armée française après la défaite, les USA ont toujours combattu la politique coloniale française (à Suez, en Algérie). La tension a souvent été forte particulièrement en 1956.
              Depuis le départ de la France de l’organisation militaire de l’Alliance atlantique, voulu par de Gaulle, la France est considérée comme un allié peu sûr par les américains. Ce sentiment a été renforcé par le refus de Chirac de participer à l’expédition irakienne.
              On résume :
              Côté Russie on est plutôt bien vus, on nous pardonne tout.
              Côté USA on n’est pas en odeur de sainteté et cela fait 70 ans que ça dure.
              Conclusion ?


              • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 6 avril 2012 18:56

                Bonsoir Abou,pas mieux !!


              • Abou Antoun Abou Antoun 6 avril 2012 19:12

                Bonsoir Aïta,
                Tu vas bien nous calembourer tout ça, non ?
                Allez je te mets le pied à l’étrier
                OTAN en emporte .....
                OTAN suspend ton vol ...
                C’était OTAN où Bruxelles ....
                Au boulot !


              • Georges Yang 6 avril 2012 19:18

                J’ai lu votre profil, votre suspicion vis à vis de l’OTAN n’est donc pas une nouveauté
                Petite question Pourquoi ce pseudo ?
                Attachement au Machrek ou fils prénomé Antoine, ou les deux ?


              • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 6 avril 2012 19:47

                Abou tu me bouffe le boulot.OTAN,laisser tomber !


              • Abou Antoun Abou Antoun 6 avril 2012 21:33

                J’ai lu votre profil, votre suspicion vis à vis de l’OTAN n’est donc pas une nouveauté
                Petite question Pourquoi ce pseudo ?

                Eh bien Abou Antoun est à peine un pseudo, vous avez misé juste. C’est ainsi qu’on m’appelait au Liban, car mon fils aîné s’appelle effectivement Antoine. Bien qu’européen d’origine je reste viscéralement attaché au Moyen-Orient arabe et suis toujours l’actualité de ces pays avec beaucoup d’attention et d’émotion.


              • Georges Yang 6 avril 2012 21:53

                J’avais donc raison, merci
                Abou est surtout utilisé par les palestiniens, mais ausi en Syrie Jordanie Liban et aussi un peu en Egypte
                Oum’ c’est pour mère de...


              • Abou Antoun Abou Antoun 6 avril 2012 22:12

                Abou est surtout utilisé par les palestiniens, mais ausi en Syrie Jordanie Liban et aussi un peu en Egypte
                Oum’ c’est pour mère de...

                C’est parfaitement exact. Yasser Arafat n’était connu que comme ’Abou Ammar’ dans la presse orientale. Mais en fait c’est surtout une coutume paysanne, bref c’est pas ’class’. J’habitais un village et mes voisins m’appelaient naturellement Abou Antoun, comme mon propriétaire qui était Abou Walid, ma voisine Oum Antranik (arménien) etc...
                Donc, un jour en amphi devant mes élèves à Beyrouth et pour exprimer qu’un même objet peut être désigné par deux noms différents j’ai dit en exemple « On m’appelle aussi Abou Antoun ». Fou rire général .... J’ai demandé ce qu’il y avait de drôle, avais-je dit une sottise ? En fait non mais on m’a dit fort gentiment que ça faisait pécore, bouseux. Mais aussitôt ils m’ont demandé s’ils pouvaient m’appeler ainsi aussi. Pourquoi refuser ? Ainsi à mon travail j’étais aussi Abou Antoun un peu par dérision mais sans aucune méchanceté.
                Voilà toute l’histoire.
                Je pourrais aussi bien ne pas utiliser de pseudo mais je suis l’auteur d’un site scientifique très fréquenté et je ne tiens absolument pas à mélanger les genres.


              • Georges Yang 6 avril 2012 22:28

                C’est vrai, Abou est un peu rustique, certains fonctionnaires et grands bourgeois aiment les titre honorifique turcs, car ceux qui étaient reconnus par les Ottomans n’était pas considéré comme de la plèbe arabe


              • Abou Antoun Abou Antoun 6 avril 2012 22:43

                certains fonctionnaires et grands bourgeois aiment les titre honorifique turcs,
                Comme Rachid Karamé qui se faisait appeler l’Effendi (maître, mandarin). La mandarine (fruit) ne s’appelle- t-elle pas ’effendiyé’ en arabe ? L’arabe oriental a assimilé beaucoup de mots turcs et vice-versa.


              • Abou Antoun Abou Antoun 6 avril 2012 22:47

                Abou tu me bouffe le boulot.OTAN,laisser tomber !.
                Tu veux dire que je te casse le Barack .


              • Georges Yang 6 avril 2012 18:35

                Cela va être dur au niveau des politiques mais le peuple français finira par comprendre que nous n’avons rien à gagner avec les USA


                • herbe herbe 6 avril 2012 22:32
                  Bonjour,
                  Hélas vous avez raison quand vous dites : « Certes, la Russie de Poutine et Medvedev n’est pas la démocratie dont nous rêvons, c’est le moins que l’on puisse dire ».

                  Mais le réveil serait en cours et la demande d’égalité se fait pressante :

                  • Georges Yang 6 avril 2012 22:45

                    Abou
                    Le terme syrien pour mandarine est youssouf effendi


                    • Abou Antoun Abou Antoun 6 avril 2012 23:00

                      Oui il y a quelques différences entre le dialectal libanais et le syrien. Ici Youssouf c’est sans doute Joseph, alors pour les syriens c’est le fruit de ’Maître Joseph’ ?
                      De la Syrie j’ai retenu beaucoup de choses, comme les abricots (michmouch) de la Ghouta de Damas et cette incomparable, inimitable, divine confiture qu’ils font avec.


                    • Georges Yang 7 avril 2012 01:51

                      En Syrie c’est surout la pâte d’abricot que l’on laiise fondre dans l’eau pour faire de la boisson


                    • Iren-Nao 7 avril 2012 10:24

                      Yang

                      Bien sur que c’est ce qu’il faudrait faire, les USA ne nous ont jamais ete fort profitables et sont une civilisation détestable a tous egards.

                      On pourrait commencer par cesser cette politique grotesquement agressive envers l’Iran.

                      Iren-Nao


                      • Georges Yang 7 avril 2012 11:25

                        Drôle de concept de l’alliance franco-russe
                        http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/2011/05/19/complot-dsk-se-serait-plaint-dune-alliance-franco-russe-pour-le-virer-du-fmi/
                        Il n’ y a pas que sur Agoravox que sévissent les fous furieux et les grands malades


                        • aliante 7 avril 2012 12:35

                          N’empêche que les usa ont placé leur pion de la Cia au pouvoir Sarkozy qui a ré’integré la France au commandement de l’Otan et que le Ps malgré leur héritage mitterandien n’ont pas l’intention de sortir de cette alliance contre nature puisque la plupart des Français ne veulent pas de cette Europe capitaliste ,et ne veulent pas être une roue de char impérial des Usa


                          • c’est pas grave 7 avril 2012 13:21

                            il ne s’agit pas d’épiloguer vainement autour d’une Europe capitaliste ou non
                            il s’agit de savoir ce que nous faisons d’une Europe et plus singulièrement d’une France sous domination américaine
                            l’espoir est mince de nous en sortir tant le mal est profond
                             il faudrait une prise de conscience la plus large possible , suivie d’ une union sacrée par-delà les nuances de l’échiquier politique
                            toutes les divisions sur ce sujet perpétueront le système anti-démocratique actuel
                             


                          • Mmarvinbear Mmarvinbear 7 avril 2012 14:06

                            Une alliance avec les Russes n’est pas très envisageable, ni même souhaitable, du moins pour le moment.

                            Vous blamez les américains pour leurs erreurs et leurs fautes, c’est normal, mais pourquoi oubliez vous celles commises par les Russes ? L’invasion d’une partie du territoire géorgien par exemple. Ou le soutien discret à la province de Transnistrie, en Moldavie, devenu MafiaLand sous l’ égide de l’armée russe. Sans parler du soutien à Loukachenko, au Bélarus.

                            Sans oublier le soutien direct ou indirect aux Grandes Démocraties syriennes et iraniennes, bien entendu.

                            C’est curieux, cette mémoire sélective...


                            • Abou Antoun Abou Antoun 7 avril 2012 14:25

                              Vous blamez les américains pour leurs erreurs et leurs fautes, c’est normal, mais pourquoi oubliez vous celles commises par les Russes ? L’invasion d’une partie du territoire géorgien par exemple.
                              Vous connaissez mal l’histoire de la région. N’oubliez pas que l’éclatement de l’Union Soviétique a transformé des limites administratives en frontières internationales. Que diriez vous si à la suite de bouleversements dans l’U.E. le Nord Pas de Calais était soudainement rattaché à la Belgique et qu’une frontière empêche les gens de Picardie ou de Paris de visiter leur famille à Lille ou à Dunkerque ?
                              L’Ossétie du Sud n’a jamais voulu être Géorgienne. C’est une offensive Géorgienne dans la nuit du 6 au 7 Août 2008 qui a mis le feu aux poudres. C’est le pro-occidental Mikheil Saakachvili qui a déclenché cette offensive parce qu’il était lui-même en difficulté et comptait sur une bonne guerre pour retrouver un peu de popularité. Manque de chance avec Poutine il est tombé sur un os.
                              On peut s’attendre à des péripéties de ce genre en Crimée qui est et a toujours été russe. Cette province est maintenant rattachée à l’Ukraine mais la Russie conservera toujours son droit de regard sur une région qui historiquement lui appartenait. Si une attaque est lancée par Kiev contre les minorités russophones de Crimée Moscou répliquera vous pouvez en être sûr et sera dans son plein droit.


                            • Mmarvinbear Mmarvinbear 8 avril 2012 03:07

                              "Vous connaissez mal l’histoire de la région. N’oubliez pas que l’éclatement de l’Union Soviétique a transformé des limites administratives en frontières internationales."

                              Votre exemple est mal choisi : les frontières de ces régions ont été tracées par Staline de façon à imbriquer les populations diverses et ainsi à rendre impossible toute sécession pacifique. C’est encore plus flagrant avec l’ Asie centrale et les enclaves à gogo qui parsèment la région. De plus, la Russie s’est reniée dans cette affaire car elle avait reconnu le caractère intangible des frontières géorgiennes lors de l’indépendance du Caucase.

                              Il est amusant de noter que les rares nations qui ont reconnu l’indépendance ossète sont soit elle-mêmes des nations fantoches, soit ont bénéficié de virement bancaires de la part de Moscou, ce qui augure de l’honnêteté historique de la revendication...


                            • Abou Antoun Abou Antoun 8 avril 2012 09:22

                              les frontières de ces régions ont été tracées par Staline de façon à imbriquer les populations diverses et ainsi à rendre impossible toute sécession pacifique.
                              Les raisons sont plus simples.
                              Staline, géorgien, a rattaché l’Ossétie du sud à son pays natal par nationalisme, comme Krouchtchev a rattaché la Crimée à l’Ukraine en 1954, car il était natif de Kalinovka et d’origine ukrainienne.
                              Dès lors qu’on fait table rase de l’Union Soviétique il faut revenir aux frontières de l’Empire Russe.
                              Le cas de la Transnistrie est identique (minorité russe dans un ensemble roumain, la Moldavie étant artificielle).


                            • Georges Yang 8 avril 2012 11:19

                              Abou
                              Remarque très judicieuse, sur Staline et Kroutchev
                              Il faut remarquer que lorsque l’Europe était faite d’Empires, Russe, Austo-hongrois, Allemand, Ottoman, Britannique, plus la France, elle ne se portait pas si mal, ce qu’il aurait fallu, c’est plus d’autonomie pour les différents peuples


                            • soubise 8 avril 2012 18:39

                              Une alliance avec la Russie , c’est un rêve de mes 18 ans lorsque j’écoutais Lenny Escudero à la fête de l’huma...
                              Mais aujourd’hui nous sommes complètement noyauté dans ce que l’on appel l’Europe, je devrais plutôt dire piéger et asservis par elle et l’Usraël.
                              Ramener l’UE vers l’est , mais sans l’Angleterre, reste à voir ce qu’en diraient les anciens pays de L’URSS passé dans l’UE et le boulet de l’Allemagne.


                              • Abou Antoun Abou Antoun 8 avril 2012 22:24

                                les anciens pays de L’URSS passé dans l’UE
                                Ne confondez pas ! Les pays auxquels vous pensez sont les anciennes ’démocraties populaires’ satellisées par l’URSS, mais n’en ayant jamais fait partie (Hongrie, Pologne, Tchéquie, Slovaquie, Bulgarie, etc.).
                                Ces pays, traumatisés par 45 de communisme forcé à l’ombre du grand-frère soviétique ont une peur congénitale de la Russie. Je pense, comme l’auteur, que cette crainte est injustifiée parce que la Russie d’aujourd’hui n’a ni l’envie ni les moyens d’occuper l’Europe totalement ou partiellement. Des pays comme la Pologne, échaudés en 1939, ne croient pas à la capacité d’états européens (France, Angleterre) de garantir leur indépendance. Ils se tournent donc vers les USA, grande puissance qui a le mérite d’être lointaine. Ces pays sont donc avec le Royaume-Uni 51-ème état américain, l’œil et l’oreille de Washington au sein de l’UE et empêcheront par tous les moyens un rapprochement de l’UE avec Moscou.
                                C’est pourquoi je pense qu’il est illusoire d’espérer infléchir la politique étrangère de l’UE. Une solution pour changer les choses, sortir de l’OTAN et signer des traités bilatéraux avec la Russie pouvant éventuellement avoir une valeur d’exemple.
                                l’Allemagne est coincée ; autrefois importante en Europe par son influence sur l’Europe de l’Est elle est obligée de rester vassale de Washington pour retrouver cette position. Mais l’Allemagne souhaite rejouer un rôle politique de premier plan en Europe. La preuve son attitude pendant la guerre de Yougoslavie visant à retrouver sa ’clientèle’ traditionnelle (Slovénie, Croatie), c’est à dire les restes de l’empire Austro-hongrois au dépend de l’unité du pays. Si l’UE, parlant d’une seule voix, avait clairement fait savoir qu’elle ne reconnaîtrait aucune république issue de l’éclatement de la Yougoslavie, on aurait fait l’économie d’une guerre, mais les allemands l’ont joué perso et le résultat on le connait.

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