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Accueil du site > Actualités > International > Une femme à la présidence des États-Unis : Commander in chief

Une femme à la présidence des États-Unis : Commander in chief

Après l’enthousiasme suscité par The West Wing (A la Maison blanche) et le succès mitigé de K Street (série sur la rue des lobbyistes de Washington D.C), la télévision américaine s’inspire à nouveau de la vie politique américaine en diffusant cette fois Commander in Chief, qui met en vedette Geena Davis dans le rôle de la première femme présidente des États-Unis. Lancé en septembre 2005, le pilote a recueilli de bons échos, et le public américain va pouvoir continuer à suivre de près les aventures de Mackenzie Allen à la Maison blanche, puisque la première saison poursuit son tournage. Commander in chief sert-il les intérêts des femmes en politique, et pourrait-il servir de trépied à la candidature d’Hillary Clinton en 2008 ? C’est la question que se posent ces temps-ci de nombreux médias et politiciens américains. La série a au moins le mérite de nourrir le débat et de tester - sinon de faire évoluer- les mentalités.

En haut de l’affiche, un certain nombre de femmes pourraient tenir le rôle de Geena Davis dans la vie réelle : le sénateur Rodham Clinton, mais également Condoleeza Rice ou Nancy Pelosi, leader démocrate à la Chambre des représentants. Peu de femmes ont jusqu’à aujourd’hui gravi les marches vers la présidence. La première candidate au poste de vice-présidente, Geraldine Ferraro, a vu ses espoirs déçus dans sa course aux élections présidentielles de 1984 aux côtés de Walter Mondale, contre le ticket Reagan - George H.Bush. La seconde à se lancer dans la course, Elisabeth Dole, sénateur de Caroline du Nord et épouse du candidat malheureux Bob Dole aux élections de 1996, a retiré sa candidature lors des présidentielles de l’année 2000 pour manque de financement. Certains programmes, comme le White house project, fondé en 1998 par Marie Wilson, visent à aider les femmes à trouver leur place en politique, y compris jusqu’à la présidence, et le petit écran fera naître sans doute de nouvelles ambitions. Mais la nomination d’Harriet Myers au poste de juge à la Cour suprême pour remplacer Sandra Day O’Connor n’aura pas de son côté servi la cause des femmes. En choisissant Myers, par pur patronage et pour s’attirer les bonnes grâces de l’électorat féminin, le président Bush a tout simplement bafoué ce qui fait la crédibilité des politiques, qu’ils soient hommes ou femmes : leur compétences et leur talent de leadership.


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