Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > International > Une nouvelle donne ?

Une nouvelle donne ?

La Turquie, jusqu'ici aux portes de l'UE, repoussée avec assiduité par les dirigeants de Bruxelles, est en train de se demander si son avenir n'est pas ailleurs.

En effet, le contexte actuel d'une UE en pleine déconfiture économique et financière la met en position de future nation taillable et corvéable, bienvenue dans le tumultueux concert européen des poches que l'on vide.

 Par contre, sa croissance et sa position géostratégique lui confirment désormais une place de leader dans une région du globe en pleine effervescence : la Syrie et l'Irak ont besoin de ce soutien, l'Iran y figure aussi comme partenaire important ; la Turquie fait aussi contrepoids dans le conflit israélo-palestinien en jouant le rôle, au combien difficile, d'intermédiaire et non d'intervenant belliqueux sur un territoire qui lui a jadis appartenu.

A noter, des rencontres et des accords avec la Russie pour le passage d'un gazoduc via la Mer Noire, qui est certainement le préambule à une entente plus large et plus porteuse tant sur le plan économique que politique.

A y regarder de plus près, on pourrait se poser la question légitime de savoir si à force de tergiversations, d'erreurs et de fautes politiques, l'UE n'est pas en train de perdre son leadership au profit d'une union des pays d'Europe orientale et méridionale regroupés autour de la Turquie et de la Russie, elle même, renforcée par ses accords avec l'Inde, le Brésil et la Chine.

Un peu comme dans certaines villes où le centre s'est déplacé au profit d'un nouveau lieu plus propice et adapté aux échanges de la modernité urbaine. Le centre historique restant, malheureusement bien souvent, l'apanage du seul touriste...


Moyenne des avis sur cet article :  3.91/5   (11 votes)




Réagissez à l'article

5 réactions à cet article    


  • fkarakaya 22 octobre 2011 12:24

    Hier, encore, les dirigeants de l’AKP parlaient de l’entrée dans l’UE coûte que coûte. Aujourd’hui même au plus haut niveau le discours a changé.


    Le négociateur turc Egemen Bagis déclaré : nous n’avons pas besoin des pays de l’UE mais de ses valeurs. si la turquie est aujourd’hui aussi avancée c’est parce qu’elle respecte l’ordonnance de l’ue ! on ne peut rien si l’ue ne respecte même pas ses propres principes. nous souhaitons une adhésion pleine mais si ça continue comme ça on fixera notre propre chemin !"

    si 75% sont contre l’adhésion, autant de turcs voir plus sont aussi contre. pourquoi adhérer à un groupe qui te traite de génocidaire, d’occupants, qui te hait en plus qui risque d’exploser ?

    La turquie va se tourner vers l’orient va faire le pont mais ne sera jamais adhérent. il n’est plus l’homme malade de l’europe !

    • Aldous Aldous 22 octobre 2011 13:10

      Justement, si le négociateur turc Egemen Bagis dit que son pays a besoin des valeurs de l’Europe, c’est sans doute qu’il y a un manque en partie dans la lutte antiraciste. Les Turcs ne devraient pas prendre ombrage de ce qu’on dit que le régime Jeunes-Turcs était génocidaire. Il devrait s’interroger sur l’idéologie qui a permit de tels crimes.


    • Aldous Aldous 22 octobre 2011 13:05

      L’adhésion de la Turquie n’est plus à l’ordre du jour.
      L’UE est occupée à empêcher l’implosion de ses institutions et de sa monnaie.
      La difiance des citoyens est arrivé à son comble, alors ajouter à ce gateau la cerise de l’adhésion d’un pays qui serait le plus peuplé de l’UE, le moins riche, le moins démocratique et le moins européen... ca serait suicidaire.


      • Daniel Roux Daniel Roux 22 octobre 2011 18:23

        Ceux qui ont fait des promesses aux dirigeants Turcs lors de la guerre froide n’avaient pas mandat pour les faire et leur interlocuteurs n’avaient pas mandats pour les accepter. C’est à eux de rendre des comptes.

        De toute façon, l’union Européenne est une arnaque démocratique et économique. Les peuples qui la compose sont sacrifiés sur l’autel de la mondialisation sauvage. Les référendums sont cyniquement bafoués par les serviteurs de l’oligarchie.

        L’UE est faite pour les multinationales et le but secret de ses fondateurs, rémunérés par la CIA était une fusion transatlantique sous contrôle US, d’après les documents américains déclassifiés.

        Le peuple Turc n’a rien à faire dans cette galère à part servir de marchandises aux marchands d’esclaves.

        Pourquoi abdiquerait-il pas l’honneur d’appartenir à une nation libre.

         


        • HELIOS HELIOS 22 octobre 2011 23:33

          L’Europe en crise ???

          ... et en crise de quoi, SVP ?

          La crise de l’Europe c’est la crise d’une dictature economique qui a du mal s’imposer.
          Et, justement parce que c’est ce style de dictature qui menace, que la Turquie n’a rien a faire dans l’Europe,, car avec sa difference culturelle elle viendrait encore plus affaiblir les valeurs occidentales terriblement mises a mal parl les renegats qui sont au pouvoir en France et ailleurs.

          Si la Turquie trouve son bonheur ailleurs, tant mieux, cela ne fera que nous aider, nous a cohabiter avec les peuples eloignés...

          La seule crise que l’Europe a, c’est le terrible deficit democratique d’une part et de la desagregation des etats de droit, partout sur notre continent :
          Il est urgent de retrouver notre souveraineté.... virons Sarkozy, c’est sur, mais ne donnons rien a Hollande, C’EST LE MEME !!!

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès