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Accueil du site > Actualités > International > Une réaction contrôlée ?

Une réaction contrôlée ?

L’Iran persiste et signe pour continuer son développement dans le nucléaire. Civil ou militaire ? C’est évidemment le noeud du problème. Voici une optique de AIEA.

Le 6 mars, le journaliste Jean-Pierre Jacqmin de la RTBF invitait Pierre Goldschmidt, qui jusqu’en juin 2005 était directeur-général adjoint de l’Agence internationale de l’énergie atomique située à Vienne, et à ce titre responsable du Département des garanties chargé de vérifier le respect par tous les Etats de leurs engagements en matière de non-prolifération des armes nucléaires. Ses réflexions sur le problème des développements futurs dans le domaine nucléaire me paraissent intéressantes.

Son choix musical : Zarastro "In diesen heiligen Hallen". Extrait de La flûte enchantée de Mozart, dans l’interprétation de Thomas Quasthoff.

JPJA - Alors La flûte enchantée, c’est l’hymne franc-maçon des fils de la lumière par excellence, mais c’est aussi le combat entre la nuit et la lumière et la réconciliation ensuite. C’est pour illustrer la situation de l’Iran face à la communauté internationale ?

PG - Oui, c’est d’abord un air magnifique, chanté par une voix exceptionnelle. Oui, le texte symbolise une quête pour plus de justice et de paix, ce qui est aussi, dans son domaine, la mission l’AIEA, l’Agence internationale de l’énergie atomique, qui s’est vue décerner d’ailleurs, il y a quelques mois, le prix Nobel de la Paix.

JPJA - ...Et qui pourrait peut-être, avec ces gouverneurs, décider aujourd’hui ou dans les jours qui viennent d’un renvoi devant le Conseil de sécurité, qui pourrait à terme conduire, selon certains responsables américains, au recours à une option militaire contre l’Iran ?

PG - Je crois que l’option militaire est vraiment la dernière que l’on envisage aujourd’hui. Je pense qu’il ne faut pas non plus parler de sanction à l’heure actuelle. Mais il est un fait que le comportement de l’Iran force, même statutairement, les pays membres à rapporter le cas iranien au Conseil de sécurité, mais ça ne veut pas dire sanction.

JPJA - Alors l’Iran a signé le Traité de non-prolifération nucléaire. Est-ce que ça lui interdit d’avoir du nucléaire civil ?

PG - Alors le Traité de non-prolifération, dans son article 4, effectivement garantit aux Etats parties le droit inaliénable de développer la recherche, la production et l’usage de l’énergie nucléaire à des fins pacifiques. Mais, ajoute l’article, en conformité avec les articles 1 et 2 du Traité. Alors l’article 2 dit que chaque Etat qui ne possède pas l’arme nucléaire, notamment n’a pas le droit de rechercher, ni de recevoir, quelque assistance que ce soit dans la fabrication d’armes nucléaires.

JPJA - Et ils ont reçu cette assistance ?

PG - Il semble que d’après les rapports de l’agence, effectivement l’Iran ait reçu déjà dans les années 1987, donc il y a presque 20 ans, des plans sur la façon de fabriquer des composants d’armes nucléaires, qu’ils ont reçus du réseau de trafic illicite dirigé par le savant AQ Khan* qui est le père de la bombe atomique pakistanaise.

JPJA - Et qui a travaillé aux Pays-Bas, et qui a évidemment aidé le Pakistan à obtenir l’arme nucléaire, là de manière tout à fait illégale également. Et qui aurait donc donné les informations à l’Iran ?

PG - Et dont le réseau a donné un certain nombre d’informations à l’Iran, qu’il a aidé dans son programme de construction de centrifugeuse pour enrichir de l’uranium. Et c’est le même réseau qui a d’ailleurs livré les plans, carrément les plans de l’arme nucléaire à la Libye. Donc, ce sont les mêmes, d’où l’inquiétude de la communauté internationale, et on se demande ce que AQ Khan a encore donné à l’Iran que nous ne sachions pas.

JPJA - Alors, quand on met tout ça bout à bout, on se dit que la seule chose que veulent les ayatollahs de Téhéran, les mollahs iraniens, c’est l’arme nucléaire ?

PG - C’est la question que les gens se posent, mais il est quasiment impossible de prouver, avant qu’il ne soit trop tard, qu’un pays cherche à produire l’arme nucléaire. Parce que pour ça, et avec les moyens limités dont dispose le mandat, dont dispose aussi l’agence de Vienne, il faudrait pratiquement trouver des matières nucléaires dans un site militaire qui serait identifié en toute évidence, dont l’objectif serait de fabriquer des armes nucléaires. Et quand on arrive à ce point-là, en général, c’est trop tard, il suffit à ce moment-là que le pays se retire du Traité de non-prolifération ; il n’y a qu’un seul exemple jusqu’ici, c’est celui de la Corée du Nord.

JPJA - Alors quand on dit : « Ils ont repris des programmes d’enrichissement de l’uranium », est-ce qu’on déterminer la dose d’enrichissement qu’il faut pour que ça devienne de l’uranium militaire ?

PG - L’uranium qui est utilisé dans les centrales de production d’énergie électrique, dont personne d’ailleurs ne nie le droit d’accès à l’Iran, c’est de l’uranium en général enrichi à moins de 5%, en uranium 235, c’est un peu technique. Par contr pour des armes nucléaires, on considère que cet uranium doit être enrichi à plus de 90% en uranium 235. Donc les matières sont très différentes. Mais aujourd’hui, la technologie d’enrichissement par centrifugation est la même pour produire de l’uranium à 5 ou à 90%, et c’est là tout le problème.

JPJA - Alors l’Iran : ce n’est pas la première fois que le Conseil des gouverneurs se réunit, ce n’est pas la première fois qu’il y a des négociations, des avis qui sont donnés par l’AIEA, l’Agence internationale de l’énergie atomique. Jusqu’ici, les réponses ont toujours été négatives de la part de l’Iran ?

PG - Il y a effectivement une douzaine de réunions du Conseil des gouverneurs qui ont étudié spécifiquement le cas de l’Iran. Il y a eu plus d’une demi-douzaine de résolutions qui demandent à l’Iran de suspendre ses activités sensibles d’enrichissement et de retraitement, et qui demandent à l’Iran, aussi, de montrer plus de transparence et de coopération avec l’Agence dans ses efforts d’investigation.

JPJA - Alors quand vous dites, Pierre Goldschmidt, que, bon, l’heure n’est pas encore venue de parler de sanction, et certainement pas de sanction militaire : qu’est-ce qui pourrait changer, entre le fait que l’on passe du Conseil des gouverneurs de l’AIEA au Conseil de sécurité ?

PG - Eh bien la raison, c’est, comme je le disais, qu’il y a eu au moins une demi-douzaine de résolutions demandant à l’Iran de suspendre ses activités, et l’Iran ne le fait pas. Pourquoi ? Parce qu’en fait, ces résolutions n’ont pas de valeur légale, juridique. Donc, à un moment donné, le Conseil de sécurité, lui, peut mettre tout son poids, qui est beaucoup plus grand, derrière ces résolutions. On peut imaginer d’abord une résolution ou une déclaration du président du Conseil, ce qui est vraiment l’étape la plus basse qui soutient les résolutions antérieures du Conseil des gouverneurs de l’Agence de Vienne. Puis, si l’Iran ne donne pas suite, de façon volontaire toujours, à ce moment-là, on peut aller vers des résolutions sous le chapitre 7 du Conseil de sécurité, qui s’imposent. Et ce ne sont toujours pas des sanctions, ce qu’il faudrait demander, c’est 1 : vous suspendez les activités temporairement, des activités dont, de toutes façons, vous n’avez aucun besoin au cours des 10 ou 15 prochaines années. Et 2 : vous accordez plus d’autorité ou de pouvoir à l’Agence, pour mener son enquête à bien.

JPJA - Mais quand on voit l’Iran pour le moment, sa réaction, on ne peut dire que ça va lui faire fort peur, tout ça ?

PG - Mais je ne sais pas, l’Iran n’est pas la Corée du Nord, l’Iran est un grand et beau pays, avec des gens remarquables, c’est trois fois grand comme la France, il y a 70 millions d’habitants, il y 1,2 million d’étudiants à l’université, c’est un magnifique pays qui a des potentialités énormes, qui a la chance d’avoir du pétrole et du gaz naturel. Ce n’est pas un pays qui veut se mettre en marge de la société, ils en ont besoin : leur économie ne marche pas si bien que ça, il y a un chômage très élevé, il y a des différences de niveaux dans les populations, ils ont besoin des investissements occidentaux. Ils veulent faire partie du concert des Nations. Leur attitude actuelle va dans le sens opposé, je pense que les dirigeants actuels font un tort énorme à leur population.

JPJA - Est-ce qu’ils n’ont pas raison, quelque part, les Iraniens, quand ils disent : il y a du deux poids, deux mesures ? Quand même, on a, nous, signé le Traité de non-prolifération nucléaire, et quelque part, on est puni. Quand on voit l’Inde et le Pakistan, et même Israël, qui ont fabriqué l’arme nucléaire en douce, sans signer aucun traité... Et maintenant les Etats-Unis vont en Inde, George Bush y était la semaine derrière, les Français y étaient avec Chirac il n’y a pas longtemps, le Pakistan est fort bien protégé face à la menace islamiste, et Israël a été toujours été couvé des yeux par les Etats-Unis. Est-ce que ce n’est pas du "deux poids, deux mesures" ?

PG - Je crois qu’il faut formuler la question différemment... Oui, il y a trois pays que vous avez cités, qui n’ont pas signé le Traité de non-prolifération, dont l’un est Israël, qui n’a jamais procédé à des explosions d’armes nucléaires, on suppose qu’ils l’ont, contrairement à l’Inde et au Pakistan. Mais ce n’est pas parce que 3 pays, seulement 3 pays au monde, n’ont pas signé le Traité de non-prolifération, qu’il faut autoriser un pays qui a signé le traité, qui l’a ratifié, et qui a violé pendant plus de 18 ans ses engagements, et lui dire : « Puisque les autres n’ont pas signé, vous pouvez maintenant violer votre traité, vous retirer du traité et construire des armes nucléaires. » Si on commence comme cela, c’est le début de la fin de la crédibilité du régime de la non-prolifération.

JPJA - Oui, mais quand on voit George Bush fermer les yeux sur ce qui se fait en Inde et au Pakistan, on peut se dire que d’autres prendront la même tangente ?

PG - Enfin, au Pakistan, il ne ferme pas vraiment pas les yeux, l’Inde effectivement a fait ses premiers essais nucléaires en 1974 et personnellement je ne soutiens pas tout à fait la politique suivie par les Etats-Unis dans son rapprochement avec l’Inde. L’Inde est un grand pays qui a un milliard d’habitants, qui joue quand même un rôle géostratégique énorme. Je pense que c’eût été mieux, si les Etats-Unis avaient obtenu de l’Inde qu’elle signe le traité d’interdiction des essais nucléaires.

JPJA - Est-ce qu’on est au bord, dans le monde, Pierre Goldschmidt, de voir une prolifération nucléaire ?

PG - Dans les années 1960, le président Kennedy avait prévu qu’à la fin du siècle, il y aurait 25 ou 30 pays qui disposeraient de l’arme nucléaire, ce n’est pas le cas. Il y avait les cinq qui existaient déjà à l’époque, il y a l’Inde et le Pakistan effectivement qui l’ont acquise, Israël, tout le monde le croit, la Corée du Nord le prétend, c’est tout. Donc on est, au maximum aujourd’hui, à neuf. Donc, au fond, le Traité de non-prolifération est une success story. Mais aujourd’hui, avec la Corée du Nord et le risque en Iran, peut-être que les choses sont en train de changer, et donc nous sommes en train de vivre des moments historiques.

JPJA - Est-ce que vous restez un fervent du nucléaire ?

PG - Je reste un fervent du nucléaire, mais pas à n’importe quelle condition.

JPJA - Ça veut dire ?

PG - C’est-à-dire qu’il y a deux choses qui sont essentielles : la culture de sûreté des centrales nucléaires pour éviter qu’il y ait des accidents. Et des conditions extrêmement strictes sur la non-prolifération. Le problème de la non-prolifération, c’est que le traité a été conçu et écrit en 1968, que la technologie nucléaire a beaucoup évolué depuis, et que le traité, lui, est resté ce qu’il est. Et donc, il faut, d’une certaine façon, le réinterpréter, on ne peut pas le changer, c’est impossible, le réinterpréter, et donner à l’Agence les pouvoirs supplémentaires dont elle a besoin pour faire son travail convenablement.

De cette "réaction en chaîne", que retenir ?

Au niveau de la physique, les Iraniens arriveront à leurs fins s’il n’y a pas d’entrave extérieure. Les physiciens iraniens sont à la hauteur.

Au niveau de la politique, un véritable cafouillage de poids et de mesures. Les intérêts économiques ont leurs lois.

Au niveau des populations mondiales, un putsh dans le domaine de la démocratie "vraie" est toujours d’actualité. Une petite croix bien placée dans une case en connaissance de cause pourrait sauver les appétits de grandeurs et d’hégémonie.

Mais ceci est une autre histoire.


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12 réactions à cet article    


  • (---.---.43.89) 10 mars 2006 20:32

    Jack Kemp(Secretary of State(housing area P_X US Army et cetera) & un ancien copain de moi depuis Hollywood SuperActeur Roni Reagan) maintient les estimations internes nationales du <> des Etats Unies : 5-10 ans ! Comparez s.v.p. « Iran is only months from bomb technology, says Britain », Simon Tisdall and Ian Traynor, Friday March 10, 2006 , The Guardian [1]. The Guardian, grande Gazette de Gauche, donne suite aux estimations anciennes de Jack.


    • L'enfoiré L’enfoiré 10 mars 2006 20:36

      Bonjour, pas vraiment saisi le sens de votre message.


    • (---.---.43.89) 10 mars 2006 20:40

      L’expert nucleaire US n’est pas instituteur publique !


      • L'enfoiré L’enfoiré 10 mars 2006 20:46

        C’est pour cela qu’il a droit au chapitre comme chacun d’entre nous surtout qu’il a été bien questionné par un journaliste dont j’apprécie la mise sur le grill de tous ses invités.


      • (---.---.43.89) 10 mars 2006 21:00

        Je ne suis pas Journaliste et alors hors Du 5eme Pouvoir .. Le Journalisme ..


      • L'enfoiré L’enfoiré 10 mars 2006 21:00

        Salut Demian, J’ai gagné ma soirée. J’ai fait rire copains et copines. Je ne pensais pas le faire sur un problème assez sérieux. Mais tant mieux. Le cafouillage Bush & co a de quoi faire sourire mais c’est tellement idiot, son « copinage » avec l’Inde que rire serait trop fort. Je ne suis pas dupe, sois en sûr. L’article est simplement un point de vue et un éclaircissement sur ce qui fait la différence entre une arme et un moyen de se donner de l’énergie. Sans plus. A+


      • L'enfoiré L’enfoiré 12 mars 2006 19:29

        Salut Demian, Quand tu écris, ça en jette, je dirais même que ça gicle sur les mûrs ! J’aime pourtant. Je ne me sens pas concerné aucunement par l’interview. Donc, j’ai l’esprit tranquille même après la lecture de ton commentaire. Je n’ai été dans le jeu qu’une boîte au lettre d’une information que j’ai jugé utile car elle venait de l’« intérieur », de gens qui vivent le problème parce que c’est leur travail et j’espère qu’ils savent où mettre les pieds et où il vaut mieux ne pas s’y frotter. Leur travail est du simple contrôle avec une vision « objective » des risques qu’ils pourraient ou non trouver sur leur chemin. Les quelques prémices ou conclusions que j’y ai ajoutées ne sont là que pour mettre un peu les pendules à l’heure sur les trois plans. C’est très bizarre que les pays qui semblent avoir le plus peurs, sont exactement ceux qui disposent du fameux « jouet ». Donc ils savent le risque qui se cache derrière ces allumettes. Ils ne proposent pas d’échanger un peu de leur « tranquillité » en diminuant leur propre arsenal, ils se retranchent derrière une position bien plus « fine » en accusant les autres d’une manière « paternelle » de ce qu’ils ne peuvent pas faire. La relation « parent-enfant » a toujours été ainsi même à ce niveau : se plaindre d’avoir des enfants « non dociles ». Tu vois, je t’ai compris cinq sur cinq. Je reste cependant optimiste. D’après la photo (car je n’ai pas trouvé ton âge), j’ai quelques balais en plus (58 au total). J’ai connu donc une période de la guerre froide, que l’on nommait comme ça, je ne vois toujours pas pourquoi. En octobre 1962, avec l’affaire de à Cuba entre URSS et USA, nous avons frisé une extinction des « feux » prématurée de l’homme. Une bataille entre deux « K ». Vous n’avez certes pas vécu cela. Pourtant, nous sommes toujours là. Cela veut dire que l’instinct de conservation reste encore ancré quelque part. Pour adoucir la discussion, j’ai été voir ton site et bien m’en fit, car j’ai apprécié vraiment : ton écriture n’a d’égal que ton efficacité au niveau artistique. Je reconnais la relève est assurée avec des dons pareils. Bravo. A+


      • Ram Zenit (---.---.195.91) 13 mars 2006 10:06

        Je vous trouve très optimiste ! Comparer la situation qui est en train de se former au M-O avec le probleme des 2 « K » des années 60 c’est oublier des differences et des évolutions majeures : comme l’apologie mystique de la mort chez les islamistes extremistes. Une telle donnée n’était pas concevable ds les années 60,ni d’un côté ni de l’autre, contrairement aux fascismes des années 30-40 (le fameux « Vive la Mort » des fans du Caudillo, sans parler de ceux d’Himmler). Les mecs du Hamas se prennent très au sérieux sur ce sujet : ils suivent en cela leurs ainés iraniens et libanais. Avec la Shiab-3 le sud de l’Europe se trouvera aussi à portée de salve iranienne et je ne suis pas sûr que vous ferez vos courses à Paris avec la tranquillité avec laquelle nous faisons les nôtres à Tel Aviv. Jâcques l’a sans doute compris d’où ses déclarations intempestives il y a peu ! Vous parlez de poids et mesures : il est des moments ou il faut choisir- c’est une question de vie et de mort ce n’est pas une question de philosophie spéculative de salon parisien ou viennois.


        • L'enfoiré L’enfoiré 14 mars 2006 09:03

          Ram, Merci de me soutenir. Je suis personnellement optimiste, c’est vrai. Mais, je suis de plus en plus « soigné » quand je vois cette perte d’instinct progressive de conservation chez l’homme et j’ai en effet très peur son l’évolution future. Brassens le disait très justement avec cette phrase tellement vraie : « Mourir pour des idées, d’accord, mais de mort lente ». Certains ne voient plus l’avantage de vivre en paix sur terre pour profiter d’un futur « conditionnel » (je n’ai pas dit « hypothétique »...). La vie est belle a qui sait en regarder (je n’ai pas dit « voir ») tous les aspects. Je ne comprends pas que chacun ne fait pas un recul sur lui même pour s’en rendre compte et de remarquer que ce n’est pas ceux qui harranguent au suicide collectif qui se trouvent en première ligne. Evidemment lors du jugement dernier, ils seront du nombre aussi, mais je ne suis pas sûr qu’ils auront une meilleur épitaphe.


        • Morteza Ghanoun (---.---.149.84) 9 juillet 2006 03:41

          Hi, I do appreciate if you could email me the complete text of the mentioned article. Best regards, Morteza


          • L'enfoiré L’enfoiré 9 juillet 2006 07:50

            Hi Morteza, I don’t understand your problem to access the text you are asking for. It’s available for everybody to be read. A copy-paste and the problem solved. Isn’t it ? Best regards


          • bella bartok (---.---.213.151) 20 septembre 2006 19:22

            Notre pays,la france,a une politique « pro-arabe »:Elle a aidé à la sanctuarisation de l’etat hebreu en l’aidant,il y a une trentaine d’année,à avoir la bombe atomique !c’est à dire qu’elle a définitivement frustré les arabes en les rendants militairement impuissant face à israel...En loccurence,la france aujourd’hui joue les bons samaritains avec ces mèmes pays arabes en ce mèttant souvent,diplomatiquement,de leur coté ;et ces mèmes pays arabes souvent la remèrcient....(pour le liban,par éxemple)...à croire que ces mèmes pays arabes ne se souviennent mème pas que,justement,c’est à cause de cette mème france,qu’ils sont craintifs et impuissant face à israel...(hi !hi !hi !)...En revanche quand un pays de cette règion,en loccurence l’iran,veut de la tèchnologie nucléaire(civile,ils le hurlent depuis plusieurs mois ;contrairement aux arabes,eux savent qu’un jours ils n’auront plus de pètrole...mais on veut pas les croire !),là la france ce range avec israel,et condamne,fustige,menace,les iraniens.En gros cette stratègie moyen-orientale à la française,est simple:Quand c’est pas sèrieux,par éxemple si le juif d’a coté à volé le poulailler de son voisin arabe,la france défendrat l’arabe(pour raison economique ?) ;mais si c’est trés sèrieux,par éxemple un iranien,moins con que les autres,décide de se doter de deux option énèrgétiques(pètrole+nucléaire,comme le font les russes ou les amèricains)là la france réagira autrement...un bon arabe c’est un arabe qui achete une « pijo » à la france,et ferme sa gueule,et qui surtout vas pas chèrcher à savoir comment se fabrique ces « pijo » ;en loccurence,pour votre culture,les iraniens ont leur propre industrie automobiles,ils éxportent vers l’asie du sud-est !!Vous donner pas le bon éxemples messieurs les iraniens...faut vous éliminer... nb:pour les mauvaises langues:Je suis pas arabe,et je suis athé en plus.je bois de la bière,et j’aime le boudin blanc ;je suis un mec bien quoi(un vrai « goye »comme certain dise).

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