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Accueil du site > Actualités > International > Université d’été de la fédération européenne de la métallurgie

Université d’été de la fédération européenne de la métallurgie

La FEM a organisé son université d’été du 6 au 8 septembre en Finlande. L’essentiel des débats a porté sur le réchauffement climatique et les emplois verts. Regardons d’un peu plus près la teneur des discussions.

Depuis le début de l’irruption dans les médias de la thèse de l’origine anthropique du réchauffement climatique, la FEM, sous la houlette du syndicat allemand IG Metall, s’est engouffrée dans la voie du suivisme sans discernement. Certaines demandes internes, répétées, d’avoir un réel débat scientifique en permettant à des experts des deux bords de venir présenter leurs thèses respectives ont été délibérément ignorées, si bien qu’il n’y a pas eu de débat sur le fond. La FEM considère donc le réchauffement climatique comme un dogme qu’il est très malvenu de remettre en doute. Dommage pour une organisation dont, a priori, on aurait pu penser qu’elle avait un rôle dans la lutte contre une certaine pensée unique !

La FEM avait aussi invité l’ONG WWF qui est venue présenter sa vision de la façon dont il faut lutter contre le réchauffement climatique. Passons sur le détail pour nous concentrer sur deux énormités qui ont été assénées aux participants dont peu ont relevé la gravité. Le premier point concerne l’évaluation du WWF de la mise en œuvre du protocole de Kyoto qui est évaluée par le WWF à 160 milliards de dollars par an jusqu’en 2020 au moins. Ce chiffre n’a rien de surprenant, il est cohérent avec celui d’autres organismes. Certains syndicalistes ont estimé qu’il était honteux de réclamer 160 milliards de dollars par an pour baisser les émissions de CO2 quand, avec des sommes bien moindres, on pourrait à la fois nourrir toute la planète décemment et la loger aussi décemment, notamment en lui construisant des logements qui résisteraient, par exemple, aux cyclones annoncés plus violents ou encore des digues si le niveau de la mer devait monter. Manifestement, la honte n’a pas été partagée par tout le monde. Le deuxième point concerne les emplois verts pour lesquels le représentant du WWF n’a pas hésité à affirmer qu’on allait créer des emplois avec les énergies renouvelables car elles nécessitent plus d’emplois par kilowattheure. Certains ont fait remarquer que c’est une utopie dans un monde où la concurrence est de mise car, l’intérêt de chacun étant bien compris, il a intérêt à être le plus productif possible et donc à avoir le moins de personnes par kilowattheure produit. Il a même été remarqué que cela est contraire à l’histoire de l’humanité depuis ses débuts puisque depuis l’homme des cavernes, nous n’avons cessé d’augmenter notre capacité de production énergétique par individu. Devant ces interrogations, on ne peut pas dire que les réponses du WWF ont été convaincantes.

Un groupe de syndicats nordiques, finlandais, suédois, danois et norvégiens ont présenté une étude des ingénieurs de leurs pays qui a consisté à proposer des solutions pour réduire les émissions de CO2. L’objectif est une réduction de 80% des émissions et, nous ont-ils dit, cela serait possible en gardant une production quasi-constante. La présentation cependant, ne s’est pas attardée sur les solutions techniques proposées. Tout au plus avons-nous été informés que la façon de tenir l’objectif a demandé des solutions différentes pour chaque pays concerné. Lors de ce genre de présentations, j’ai toujours un doute. En effet, on a vite fait d’oublier, dans les bilans de carbone, des éléments essentiels pour les émissions mais qui semblent secondaires dans le système. Par exemple, pour les éoliennes, on ne compte, en général, pas les émissions de carbone dues à la maintenance (déplacement des personnels, etc…), de même pour le photovoltaïque, on passe sous silence, bien souvent, la pollution des procédés de fabrication, etc. Bref ! C’était peu convaincant, mais cela a au moins le mérite d’exister.

Bien entendu, la FEM se prépare à faire du lobbying pour le sommet de Copenhague. Le réchauffement climatique relevant du dogme, nous l’avons vu, la FEM espère pouvoir obtenir à la fois, à terme, une création d’emplois verts en excédent de ceux qui auront disparu par délocalisation dans les pays qui seront moins ou pas impactés par le protocole de Kyoto et elle espère aussi que ces emplois seront de « haute qualité » sans que nous ayons une définition précise de ces termes, ce qui permettra, peut-être, le jour venu où les lauriers ne seront pas ceux attendus, de relativiser l’échec.

Tout cela n’amène guère à l’optimisme et ce qui pourrait être considéré comme une critique spécifique de la FEM ici, doit être étendu à tous les organismes officiels qui prennent la thèse du réchauffement climatique pour acquise, nous entraînant dans une affaire qui prouvera, au final, qu’elle était bien pis que l’affaire Lyssenko de feu l’URSS.

Pour mémoire et pour point final à ce texte, rappelons quelques arguments frappés au coin du bon sens. Tout ingénieur de base sait que pour maîtriser un système simple, conçu par l’homme, il faut environ une vingtaine de paramètres principaux et qu’encore, malgré cela, la maîtrise du système peut s’avérer ardue. Ainsi en va-t-il de toutes les machines volantes, avions, hélicoptères, lanceurs, satellites… Manifestement, il y a, de par le monde, des personnes bien supérieures aux ingénieurs puisqu’elles peuvent maîtriser l’hyper système par excellence, à savoir le climat de la planète, avec 1 seul paramètre : la teneur de l’atmosphère en CO2. Et quand on les entend dire qu’avec cela ils vont contenir l’augmentation de température à moins de 2°C par rapport à la température de l’ère préindustrielle, on se pisse dessus ! On pourrait rajouter, et la liste n’est bien sûr pas exhaustive, que dans les 700 000 dernières années, dixit les carottages glacières, l’augmentation de la teneur de CO2 dans l’atmosphère s’est toujours produite 400 ans à 8000 ans après le réchauffement, jamais avant ! Alors pourquoi cela changerait-il aujourd’hui ? De même, depuis 1750, l’augmentation globale de la teneur de gaz à effet de serre d’origine humaine est estimée à +0,28%. Le lecteur conviendra que c’est négligeable. Continuons ! On parle d’effet de serre mais en fait le terme propre est celui de  forçage radiatif. S’il doit y avoir réchauffement dû au forçage radiatif, pour des raisons physiques évidentes, cela doit amener à une augmentation de température moyenne partout. Or cela est bien entendu infirmé par les mesures. Oui, certains endroits, non des moindres et sur des surfaces importantes, se refroidissent, venant par-là même démontrer de manière irréfutable que la thèse du réchauffement global ne tient pas. D’ailleurs, ces temps-ci, un glissement sémantique a transformé les termes « réchauffement global » en « changement climatique ». Et pour cause…

Je terminerai donc par une touche philosophique en me référant à Karl Popper qui établit, dans sa « logique de la découverte scientifique » ce qu’est une science. Une science c’est une théorie qui est falsifiable, c’est-à-dire qu’on peut, à une certaine extrémité, la mettre en défaut. Ainsi en va-t-il de la gravitation de Newton qui a été, un temps, remplacée par la relativité restreinte d’Einstein. Par contre la finance n’est pas une science. On le voit tous les jours puisque les financiers expliquent tous le lendemain pourquoi ils s’étaient trompés la veille et pourquoi ils ont raison aujourd’hui en attendant d’avoir raison demain en expliquant pourquoi ils se sont trompés aujourd’hui. La thèse du réchauffement climatique c’est pareil. S’il fait plus chaud, c’est le réchauffement, s’il fait plus froid, c’est le réchauffement.

Karl, ne te retourne pas trop dans ta tombe, ils n’en valent pas la peine !


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1 réactions à cet article    


  • Alain-Goethe 23 septembre 2009 19:30

    Article intéressant !

    Mais supposons qu’il y ait une Reprise éco (sans trop de guerres.. !).
    - Les consommations d’"énergies fossiles réaugmenteront beaucoup, et donc le CO2 sera libéré en + grandes quantités..
    - Equipements destinés aux Energies renouvelables nécessiteront des collaborateurs dont les entreprises et les syndicats sont affiliés à des Fédés de Métallurgie.
    C’est favorable pour l’EMPLOI, non ??

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