Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > International > Vassily Nesterenko, lanceur d’alerte baillonné par le lobby du (...)

Vassily Nesterenko, lanceur d’alerte baillonné par le lobby du nucléaire

S'il y a bien une attitude partagée avec une belle unanimité par l'Europe, les USA, le Japon et la Russie c'est l'omerta autour des dangers de l'énergie nucléaire. Ils sont rares ceux qui ce sont dressés contre ces murs de mensonges et de censure. A l'heure où le mot « Résistant » est employé à tort et à travers, je voulais vous présenter un homme qui a risqué sa vie pour dénoncer ce complot international : Vassily Nesterenko.

Il est né en Ukraine en 1930 et montre une vivacité intellectuelle qui lui ouvre les portes du prestigieux Institut Bauman de Moscou où il choisit la branche de l'énergie atomique alors pleine d'avenir. Physicien reconnu, c'est un communiste fervent, fils d'un héros de la Résistance. ll devient un technocrate important de l'establishment militaro-nucléaire soviétique. Sa vie bascule le 26 avril 1986, après l’explosion du réacteur numéro 4 de la centrale de Tchernobyl. Il prend alors conscience de l’ampleur du drame et met toute son énergie à essayer d’en prévenir les effets. Devant le secret que les autorités imposent, leur refus de prendre les mesures élémentaires d’évacuation et de prophylaxie, et malgré les menaces, il rameute et tente de convaincre. Il prévient discrètement des collègues polonais qui mettront en œuvre une mesure préventive d’administration d’iode, épargnant ainsi aux Polonais l’épidémie de cancers de la thyroïde qui touchera les Biélorusses.

Le 30 avril, le chef de la sûreté nucléaire soviétique, Valéri Legassov, lui demande de venir d'urgence à Tchernobyl avec un compteur pour les très hautes radiations. Il fallait absolument évaluer les doses auxquelles allaient être exposés les liquidateurs envoyés sur les toits de la centrale. Dans la nuit du 30 avril au 1er mai, Nesterenko et Legassov passent une demi-heure à bord d'un hélicoptère au-dessus du réacteur éventré et en feu. Ils reçoivent une dose de radiations de l'ordre du tiers de la dose mortelle. Le pilote, dont c'était le second vol, décèdera six mois plus tard. Nesterenko, comme Legassov, avait une claire conscience du risque qu'il prenait.

L'arme de la diffusion

Jusqu'à la publication des cartes de la contamination de l'URSS en février 1989, Nesterenko multiplie en vain, auprès du gouvernement biélorusse et du Soviet suprême, des rapports sur les dangers que les habitants des régions contaminées courent ainsi que les mesures à prendre pour les en préserver. La publication de ces cartes révèle à la population qu'on lui a menti. Les autorités perdent la confiance de l'opinion et Nesterenko reçoit les moyens qu'il demandait. Il fonde une entreprise, Radiometer et fait fabriquer 300 000 compteurs de radiation qui seront distribués dans les commerces alimentaires d'Etat et les kolkhozes afin de mesurer la contamination des aliments. En octobre 1990, appuyé par Andréï Sakharov (Prix Nobel de la Paix), Anatoly Karpov (ex-champion du monde des échecs) et Alès Adamovitch (célèbre écrivain biélorusse), aidés par quelques collaborateurs, il créé l'Institut indépendant de protection radiologique Belrad, toujours seul du genre.

Au cours des années qui ont suivi la catastrophe, une partie des médecins de terrain et des élites scientifiques des républiques touchées s’engagent en constatant la multiplication des pathologies qui affectent les populations atteintes par les retombées de la catastrophe. Belrad forme des centaines de radiométristes et d'éducateurs en radio-protection ; Vassily Nesterenko met au point la méthode toujours en vigueur : enseigner, mesurer la radioactivité de chacun, enquêter en cas de contamination, distribuer un complément alimentaire à base de pectine de pomme pour accélérer l'élimination des radio-éléments incorporés. Après l'élection d'Alexandre Lukashenko à la présidence du Belarus en 1994, le soutien financier public se tarit et l'aide apportée par les ONG ne suffit plus. Avec la députée écologiste française Solange Fernex et le journaliste de la télévision suisse Wladimir Tchertkoff, qui avait produit des documentaires sur les séquelles de Tchernobyl, ils fondent l'association « Enfants de Tchernobyl Belarus » avec pour mission de diffuser de l'information sur les conséquences sanitaires et écologiques de Thernobyl et de collecter des fonds pour financer les activités de Belrad auprès des enfants des régions contaminées. A la mort de Nesterenko en 2008, des suites de la contamination, son fils Vassily reprend le flambeau de l'association.

Est et Ouest liés par le mensonge

A l’Ouest autant qu’à l’Est, le désastre de Tchernobyl a tétanisé l’industrie nucléaire, les milieux scientifiques et techniques qui lui sont liés, les agences et forums liés à la promotion et au contrôle de cette industrie, et les états engagés dans le nucléaire au premier rang desquels la France. La gestion post-Tchernobyl va devenir un enjeu majeur, politique, scientifique, social, médical, technologique, financier et surtout d’information et de communication. Soucieuse de ne pas entraver le développement de l’énergie nucléaire, puisque c’est sa mission première, l’AIEA (Agence Internationale de l'Energie Atomique) tiendra très vite des propos rassurants sur la nécessité et la possibilité de poursuivre sans danger l’exploitation des autres réacteurs de la centrale de Tchernobyl, avant de devoir se dédire devant l’évidence et de demander la fermeture des autres réacteurs. Après les premières dénégations officielles, il a bien fallu admettre la réalité des milliers de cancers de la thyroïde. Aujourd’hui, plus personne ne les conteste, les officiels se permettant pourtant le cynisme de les qualifier de “bons” cancers, curables, sans égard pour la qualité de vie ravagée des victimes.

Condamné à perpétuité

Les travaux de Vassili Nesterenko et d’autres, dont Iouri Bandajevski, vont mettre en évidence une question majeure, celle des effets à terme des faibles doses de radioactivité. Jusque-là, l’attention se portait surtout sur les conséquences des fortes doses de radioactivité subies par des victimes proches d’un accident nucléaire (Hiroshima et Nagasaki). Il s’agit là essentiellement d’irradiation “externe”, forte, visible immédiatement. Les retombées radioactives en sont cependant des centaines de fois inférieures à celles de Tchernobyl. La contamination de Tchernobyl procède, elle, par voie d’irradiation “interne”, consécutive à l’inhalation ou ingestion chronique d’isotopes radioactifs. Dans ce cas, l’”émetteur” toxique se fixe dans un point de l’organisme qu’il irradie en permanence sur quelques millimètres. C'est une condamnation à mort pernicieuse, à long terme, et dans de nombreux cas définitive.

AIEA et Politburo, même combat

La question de l’impact à long terme des doses plus faibles d’irradiation interne va s’avérer très gênante pour l’industrie nucléaire. Dès que des études épidémiologiques ont mis en évidence la multiplication de pathologies diverses, cancéreuses et non cancéreuses, au sein des populations contaminées, et dès que des liens ont commencé à être établis entre ces pathologies et la contamination des malades par la radioactivité de radio-isotopes inhalés et surtout ingérés, tous les moyens ont été utilisés pour dévaloriser ces recherches ou faire taire leurs principaux animateurs, parmi lesquels Vassili Nesterenko. L’AIEA, l’OMS et plusieurs “experts” à double ou triple casquette, tel le français Pierre Pellerin, compromis dans la dissimulation de l’impact de Tchernobyl en France, se sont d’abord attachés à minimiser l’impact immédiat de la catastrophe et à combattre ce réseau de scientifiques “rebelles”. Dès l’origine, le Politburo soviétique avait strictement interdit aux médecins d’associer n’importe quelle pathologie, sauf les très aiguës, aux retombées de Tchernobyl. Certains laboratoires de recherche ont été fermés ou privés de tout moyen, d’autres interdits de chercher dans tel sens.

 

Le mensonge démasqué

Lorsqu’on met ensemble ce puzzle de milliers de travaux, d'études, de chiffres partiels, de données incomplètes sur les maladies et les décès, le tableau qui transparaît des conséquences de Tchernobyl est accablant. On peut parler de centaines de milliers de victimes probables.

La catastrophe de Fukushima et les mensonges aujourd'hui avérés de TEPCO (Tokyo Electric Power Company), qui a reconnu le 6 juin dernier avoir nié volontairement la fusion du coeur des réacteurs de Fukushima montre que les pouvoirs politiques, à l'Est comme à l'Ouest continuent de marcher main dans la main avec l'industrie nucléaire pour ne pas informer, voire désinformer, les populations sur les dangers réels de cette énergie.

 

NOTES ET SOURCES

« La comédie atomique » Yves Lenoir, Editions La Découverte 2016

“Tchernobyl sans fin”, Marc Molitor, la Revue Nouvelle, juillet-août 2008.

Enfants de Tchernobyl Belarus : http://enfants-tchernobyl-belarus.org. L’association collecte toujours des fonds pour financer les activités de l’Institut Belrad : http://belrad-institute.org


Moyenne des avis sur cet article :  3.82/5   (17 votes)




Réagissez à l'article

32 réactions à cet article    


  • sarcastelle 20 juin 16:31

    Article d’autant plus percutant qu’il ne s’embarrasse d’aucun élément démonstratif ! 


    Je suis glacée par la « condamnation à mort.......... dans de nombreux cas définitive ». 
    C’est vrai qu’il y a des recours en grâce. 

    Pellerin n’est « compromis » dans rien du tout. 

    • Gabriel Gabriel 20 juin 17:45

      Il est nécessaire d’entretenir le flou et de mentir concernant les dangers du nucléaire. La dialectique utilisée est soigneusement choisie pour parler d’incidents mineurs, de dangers contrôlés, de technologies maitrisés, de l’indépendance énergétique et des avantages pour les usagers en termes de confort et de tarification. La vérité est tout autre, concernant les incidents dit « mineurs » leurs conséquences sont invérifiables par des experts indépendants et externes au lobby du nucléaire. La preuve c’est que l’autorité de sûreté nucléaire (ASN), est en France l’entité qui assure ces missions, au nom de trois commissaires qui sont nommés par le président de la République (Bonjour l’indépendance..). Pour les incidents contrôlés, il suffit de voir comment sont contrôlés les incidents de Tchernobyl et de Fukushima, ça fait peur… Pour la technologie maitrisée, idem, les déchets dont ils ne savent que faire sont planqués quelques par, radioactifs et mortels pour des milliers d’années (Cadeaux pour les générations futures). Pour finir, la facture à venir pour les usagers, afin de maintenir en vie ces monstres, va devenir faramineuse. Quant à la sécurité, faites pas rire, même les écologistes grimpent sur les cheminées et les drones se promènent au dessus des installations. Alors, faudrait arrêter de prendre les citoyens pour des imbéciles car sur ce sujet, non seulement le mensonge est permanent mais de plus, nous avons d’immenses roulettes russes pointées sur nos tempes. Et tout cela pour qu’une petite élite de parvenus s’enrichisse en se foutant bien de la santé et de la sécurité des personnes. Depuis maintenant 30 ans, nous pouvons qualifier l’inconséquence des décisions prises par les gouvernements successifs, comme irraisonnées et dangereuses et désigner leurs auteurs comme fous ou assassins.


      • sarcastelle 20 juin 18:07

        @Gabriel

        .
        Il est nécessaire d’entretenir le flou et de mentir concernant les dangers du nucléaire. 

        C’est exactement mon avis ! 

      • roman_garev 20 juin 18:11

        @sarcastelle

        Les deux partisans du retour en âge de pierre ont enfin trouvé enfin l’un l’autre smiley

      • sarcastelle 20 juin 19:25

        @roman_garev

        .
        Sauf que selon moi c’est au bénéfice des écologistes, qu’il est de leur intérêt de maintenir le flou sur le nucléaire ! 

        Mon commentaire l’autre jour sur le brise-glace, c’était pour me moquer des antinucléaires. 

      • roman_garev 20 juin 18:00

        « Il est né en Ukraine en 1930 » - faux, il est né en décembre 1934.

        « son fils Vassily reprend le flambeau de l’association » - faux, c’est son fils Alexéï qui le fait.
        « Le 30 avril, le chef de la sûreté nucléaire soviétique, Valéri Legassov, lui demande de venir d’urgence à Tchernobyl avec un compteur pour les très hautes radiations. »
        Que veut dire « chef de la sûreté nucléaire » ? En lisant ces mots on dirait un département du KGB qui s’en occuperait, de cette sûreté. Mais en fait l’académicien Valéry Legassov était le vice-directeur de l’Institut Kourtchatov et le personnage principal de la liquidation de Tchernobyl (car il traitait vraiment dans ses oeuvres les problèmes de la sécurité du nucléaire), jusqu’à son suicide en 1988. Voilà un personnage qui mérite en effet un récit...

        « un homme qui a risqué sa vie pour dénoncer ce complot international » - trop emphatique et loin de la vérité. Il risquait sa vie en avril 1986 (comme des centaines et des milliers d’autres savants, ingénieurs, etc.), quand il n’y avait encore acun « complot », mais un désarroi énorme. Mais après, que risquait-il ? Un goulag est présumé ici, mais en fait, rien de pareil. Je ne vois rien de vraiment « résistant » dans l’activité de Nesterenko. Sauf faire entendre raison à la bureaucratie biélorusse, mais est-ce là une vraie résistance ?


        • christophe nicolas christophe nicolas 21 juin 12:49

          @roman_garev


          Lutter contre la bureaucratie est un acte de bravoure incommensurable, c’est certain... ils pèchent par omission. D’ailleurs, c’est l’objet de la bureaucratie, c’est redoutable pour éliminer des opposants. Un gouvernement ne tue jamais, il déporte, il rééduque, il organise une longue marche, il dit « parlez dans l’hygiaphone ».

        • Anthrax 20 juin 18:13

          C’est vrai qu’une erreur de date de naissance et de prénom change totalement ce prortait. 

          Comment on traduit le proverbe chinois « Quand je montre la lune l’imbécile regarde mon doigt » en russe ?

          • roman_garev 20 juin 18:30

            @Anthrax

            Ça prouve, entre autre, que vous êtes nul dans le sujet que vous essayez de traiter. Qu’en savez-vous, au juste, de Tchernobyl et de ce qui se passait là-bas ? Quelle relation avex-vous avec le sujet, sauf en avoir entendu des bribes ?
            A propos, quel est le nom de son père, « héros de la Résistance » ? Pas de trace de cet héros nulle part.
            A lire votre fable pitoyable, c’était Nesterenko, et pas Legassov, le personnage principal de la liquidation de Tchernobyl. Legassov, selon vous, ne serait en quelque sorte que son sous-ordre. Tandis qu’il n’y a aucune trace de ce liquidateur Nesterenko dans les documents en russe.

            Quand vous résumez des blablablas de quelques héritiers d’un personnage quelconque, prenez soin d’étudier le problème dans son étendue et dans ses documents...



          • roman_garev 20 juin 18:36

            @Anthrax
            Date et nom, c’est une bagatelle. Le comble, c’est « le chef de la sûreté nucléaire soviétique, Valéri Legassov »

            Ça en dit long sur votre connaissance du thème.

          • roman_garev 20 juin 18:49

            @chantecler

            La Wiki française a tout un article sur Nesterenko et même pas un mot sur Legassov !
            Ça en dit long sur l’interprétation et la présentation française de l’histoire russe. Un miroir déformant. Mais rien d’étonnant, avec des chercheurs du type d’Anthrax...

          • roman_garev 20 juin 18:54

            @chantecler

            Pardon, si, il y en a un sur Legassov : http://fr.wikipedia.org/wiki/Valeri_Legassov



          • Anthrax 20 juin 19:14

            @roman_garev


            Tiens, tu lis Wiki toii ? Tu nous avais jusque là habitué à t’abreuver à la propagande poutinienne de Sputnik et de RT.

          • roman_garev 20 juin 19:36

            @Anthrax


            Ce que je lis, tu n’es même pas capable d’imaginer, tant cela te dépasse...

          • ben_voyons_ ! ben_voyons_ ! 20 juin 18:38

            @l’auteur

            C’est une condamnation à mort pernicieuse, à long terme, et dans de nombreux cas définitive.

            Relisez-vous !
            Savez-vous qu’on n’est pas immortels et que tous, nous allons mourir un jour, définitivement ?


            • roman_garev 20 juin 18:44

              « AIEA et Politburo, même combat »

              Quelle emphase ! Une révélation divine - pour celui qui ne sait pas que le Politburo n’a duré dans son agonie que quelques mois après Tchernobyl.

              Je répète, cet article, c’est une fable pour des ignorants...

              • Anthrax 20 juin 19:22

                @roman_garev

                « Valéri Legassov né en 1936. Savant soviétique de renom spécialisé dans le domaine des matériaux physico-chimiques et de la technologie nucléaire. Membre du Présidium de l’Académie des Sciences de l’URSS, 1er vice-directeur de l’Institut Kourchatov de l’énergie atomique, professeur à l’Université de Moscou, Prix Lénine, Prix d’Etat de l’URSS.
                L’académicien Valéri Legassov figurait en 1986 parmi les dix personnes que les Occidentaux considéraient comme les « Hommes de l’année ». »


                ET c’est signé ? Agence de presse Novosti, 1987.

                « Valeri Legassov, physico-chimiste membre de l’Académie des sciences de l’URSS, fut parmi les initiateurs et les concepteurs du programme nucléaire soviétique. Il participa à la Commission gouvernementale qui fut envoyée sur à Tchernobyl moins de vingt-quatre heures après le début de l’accident. Il dirigea l’équipe scientifique et technique qui eut la charge de la gestion de l’accident sur le site.

                Extrait de »Tchernobyl, une catastrophe", Bella et Roger Belbéoch
                Éd. ALLIA, Paris 1993
                Si ça ressemble pas à ce que j’ai appelé, pour faire court, le chef de la sureté nucléaire... 

              • roman_garev 20 juin 19:50

                @Anthrax


                Bravo, l’article publié, vous commencezez à apprendre son thème...

                Le chef de la sûreté nucléaire soviétique (cf : Chef de la Sûreté générale), ça veut dire un général du KGB qui dirige le service de renseignement sur le nucléaire (sauvegarde des secrets, lutte contre le sabotage et les diversions, etc.).
                Legassov était un grand savant, pas un dirigeant du service de renseignement.
                Si vous avez la langue qui fourche, c’est votre problème à vous.

                Et Nesterenko, même s’il était une fois dans l’hélico avec Legassov, ne lui servait qu’à donner le compteur. C’est le contraire de votre « Nesterenko et Legassov ». Un peu comme « Anthrax et Obama ».

              • roman_garev 20 juin 20:03

                @Anthrax
                Et que direz-vous à propos de votre « Politburo et son même combat » ?

                Ces quelques mois pitoyables qui lui restaient à vivoter après Tchernobyl, le Politburo était hors d’état de combattre, sauf contre son fossoyeur Gorby.
                La lutte que menait Nesterenko, c’était contre les bureaucrates biélorusses de post-URSS. Rien à voir avec un politburo quelconque.
                Quand vous confondez les époques, les décors et les acteurs dans une masse indiscernable, votre écrivasse ne peut être perçue qu’avec un sourire de pitié. 


              • Anthrax 20 juin 20:01

                @roman garev


                Ce qui t’emmerde là-dedans, c’est que Netserenko était Ukrainien et qu’il a mis le nez dans le caca de l’oligarchie soviétique. Et dans ta petite tête de poutinolâtre, tout ce qui est ukrainien est fasciste. Le héros serait donc Legassov, qui n’a jamais renié le nucléaire malgré le désastre auquel il a assisté. Et qui a fini par se suicider. Comme par hasard. 

                • roman_garev 20 juin 20:14

                  @Anthrax

                  Ce n’est que dans ton esprit imbibé de nazisme qu’on peut discerner la nationalité d’un savant soviétique. Pour moi les deux étaient des savants soviétiques (quoique d’une échelle incomparable), sauf que Legassov s’est VRAIMENT sacrifié. Et Nesterenko serait plutôt Biélorusse vu qu’il travaillait toute sa vie en Biélorussie.


                  Nesterenko, tout comme Legassov, n’a jamais « renié le nucléaire » avant Tchernobyl, il y faisait sa carrière avec acharnement, sans se soucier des suites possibles (c’est dans votre article : « Sa vie bascule le 26 avril 1986 »). Tandis que Legassov faisait de son mieux dans les années qui précédaient Tchernobyl pour éviter le pire.

                  Ce qui m’emmerde, c’est qu’il y a des illettrés qui s’en prennent à raconter des fables sur l’URSS et la Russie, n’y sachant strictement rien. 

                • roman_garev 20 juin 20:23

                  @Anthrax
                  « le caca de l’oligarchie soviétique »


                  Hahahahahahahahaha
                  Z’êtes vraiment fort de réussir à trouver des oligarches ... en URSS.

                  C’est le résumé de votre compétence.

                • roman_garev 20 juin 20:27

                  @Anthrax
                  « il a mis le nez dans le caca de l’oligarchie soviétique »


                  Tu ferais mieux de mettre ton nez le caca de ton caniche et décrire son arôme, ce serait de loin plus convaincant...

                • scorpion scorpion 20 juin 21:49

                  Ca vol très haut les commentaires du roman_garev. En voilà encore un qui nous abreuve de sa science de café bar version anisé. Quelle tache !! A propos du con, pourquoi tu vas pas bronzer à Tchernobyl ? Ca te fera des vacances et à nous aussi. 


                • Anthrax 20 juin 21:53

                  @scorpion

                  TU ne crois pas que ces pauvres gens ont suffisamment été frappés pour qu’ils subissent encore ce crétin ?

                • sls0 sls0 21 juin 03:58

                  L’IRSN a un système de veille technologique.
                  L’attention se fait surtout sur les parutions dans des revues à comité de lecture (connu si possible).
                  Cela dit, ils fouillent un peu partout et lisent et contrôle les études non parues normalement.
                  Ils ont analysé les études de BELRAD, manque de méthode scientifique, une étude qui ne prouve rien, c’est peut être vrai comme c’est peut être faux.

                  Si on emploie des méthodes non scientifiques, il y a peu de chance que le monde scientifique soit réceptif c’est tout, il n’a pas été baîllonné, il n’a pas parlé en langage compréhensible.

                  Le rapport veille technologique de l’IRSN pour plus de détails.


                  • Didier 67 Didier 67 21 juin 07:10

                    @sls0


                    Bonjour, merci pour le lien.

                    On lit en conclusion de ce rapport qu’il est impossible d’infirmer ou de confirmer l’intérêt de la pectine pour traiter les populations contaminées et que d’autres études, au protocole scientifique indiscutable, et détaillées dans le rapport, sont nécessaires pour trancher.

                    Nous savons bien que la qualité de vie de plusieurs millions de personnes vaut plus quelques milliers d’euros. Se pose alors la question : pourquoi ces études ne sont-elles pas menées ? Par peur du résultat ?

                  • Anthrax 21 juin 09:14

                    @Didier 67

                    Des études sérieuses ont montré que la triterpènes, que l’on trouve dans la peau de la pomme et non dans sa chair, a la propriété d’empêcher la croissance des tumeurs. Cela dit, lorsqu’on a subi des rayonnements 100 fois supérieurs à la dose limite, on peut s’interroger sur l’efficacité du traitement.
                    Alors deux hypothèses qui peuvent se combiner :
                    - L’URSS voulait minimiser l’accident. Donc en minimiser les conséquences. Des doses massives de chimio données à la population auraient confirmé la catastrophe.
                    - L’URSS a préféré abandonner les populations à leur sort, les soigner sérieusement coûtant beaucoup trop cher.

                  • christophe nicolas christophe nicolas 21 juin 13:01

                    @sls0

                    La science n’avance pas selon la méthode scientifique, vous devriez le savoir puisque ce que vous cherchez à découvrir vous est inconnu. La prise de décision d’y consacrer des moyens est de niveau stratégique, vos informations seront fatalement incertaines et exogènes.... ce n’est pas anormal que ça vous paraisse anormal.

                    Vous n’êtes pas un chercheur, vous êtes un relais de la science, vous parlez de choses que vous ignorez. La veille technologique n’est souvent que de la « novlangue » pour le copiage et copier n’est pas bien...

                  • sls0 sls0 21 juin 16:08

                    @christophe nicolas
                    Je ne suis pas chercheur, je suis trouveur.
                    Je trouve qu’à Tchernobyl, il y aurait eu prise d’iode, confinement dans les maisons dans la zone supérieure à 10.000Bq et évacuation tranquille dans les 24h, il n’y aurait pas eu autant de dégâts.
                    Il n’y aurait pas eu cette incompétence criminelle, on ne serait pas ici à en discuter.

                    La veille technologique ce n’est pas bien pour vous c’est votre choix, pour moi si elle permet de sauver de vies c’est pas mal.
                    Tout ce qui vous entoure c’est du copié sinon vous seriez au moyen âge. Il y a des brevets, c’est pas fait pour les chiens, on copie mais on rétribue l’inventeur.


                  • zygzornifle zygzornifle 21 juin 16:21

                    bâillonné ? Hollande Valls et Cazeneuve l’airaient étranglés ....

Ajouter une réaction


    Si vous avez un compte AgoraVox, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page (bouton «Connexion»)

    Vous pouvez vous inscrire ici pour en créer un.



FAIRE UN DON

:-) :-)) ;-) :-| :-/ :/-) :-( :-(( :-p :-O :->

(Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.)

Attention : ce forum est un espace de débat civique et civilisé qui a pour but d'enrichir cet article. N'hésitez pas à signaler tout abus en cliquant sur le lien présent en bas de chaque commentaire pour nous indiquer tout contenu diffamatoire, injurieux, commercial, raciste... et qui sera supprimé dans les plus brefs délais (Consulter la Charte de bonne conduite).

Sachez également que des informations sur votre connexion (telle que votre adresse IP) seront mémorisées et partiellement affichées avec chaque commentaire posté si vous n'êtes pas connecté.

Pour repérer rapidement l'auteur de l'article, son pseudo s'affiche en rouge.

Si vous constatez un bug, contactez-nous.







Les thématiques de l'article


Palmarès