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Vaya con Dios

Une terre brûlée, pas de soleil, 22% de chômage, 5 millions de personnes sans boulot, l'Espagne libérale est un désastre total, une dévastation générale, à part peut-être le Bernabeu et le Camp Nou. Une gouvernance socialiste hors de toute logique, concentrée sur un seul objectif : faire grossir la bulle immobilière, dirigée par un socialiste sur le papier, Zapatero, qui jusqu'au bout aura cru pouvoir tenir le cap libéral, destination la cité de la joie. Le jack-pot immobilier s'est tari, des milliers d'immeubles ne trouvent plus preneur, les acquéreurs en sont pour leur frais, les villes nouvelles désertes ont laissé la rue aux chats noirs, les usines ont fermé, même la corrida ne fait plus recette. 

Le balancier va repartir à droite, comme il va repartir à gauche peut-être, chez nous, pour le même résultat , de casse sociale, de recul idéologique, de blasphème historique, de pourriture environnementale. Il n'y a pas d'échappatoire au martyre, pas à l'émigration forcée sur des rafiots de fortune à vouloir rattraper un destin en sursis, quelque part au bout de l'espoir. Car la droite promet des larmes, et de réduire le chômage en effaçant le chômage. Si vous n'indemnisez plus les chômeurs, ils n'auront même plus l'idée de venir s'inscrire sur des listes qui ne font que s'allonger, ils disparaîtront des indices, des statistiques, ce qui permettra à la droite de forcer le respect des sbires de Bruxelles et à la gauche, chez nous peut-être de faire pire.

Il n'y aura pas d'alternative pour ces légions de sacrifiés, à l'exil forcé, à force de vendre des sex-toys chinois, des bagnoles de luxe allemandes, des chinoiseries à trois balles, dans des supermarchés français. A force de faire travailler au noir dans ces serres surchauffées, mer de plastique, des travailleurs maghrébins trop crevés pour avoir droit à un salaire, trop malades pour pouvoir se soigner.

Le Barça et le Real eux vont rester, les clubs les plus riches sur un champ de ruines, les stars en papillote au four, les spectateurs, au sortir du stade, un détour par pôle emploi, puis du fond des favelas de Rio, où les exclus entassés de Salamanque ou de Cordoue auront trouvé refuge. Sur l'écran au dessus de l'armoire ils verront les Messi et les les Ronaldo, rois de l'émigration, s'échanger des amabilités qui valent des milliards comme on épluche une pomme trop mure, à s'en salir les mains. Du loin de son trou à rats, le vaillant Andalou s'arrangera canal satellite en boucle pour jouir par procuration.

Tout autour du désastre, des feux de pneumatiques arrosés d'amertume, à Bénidorm, à Palma de Majorque, la bière coule à flots, les plages rient jaune, les boites de nuit parlent Allemand, la fête est de rigueur comme un chant militaire, les casernes de retraités du nord s'emplissent la panse avant le dernier soupir.


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23 réactions à cet article    


  • Fergus Fergus 21 novembre 2011 10:20

    Bonjour, Provola.

    Le plus consternant, dans ce balancier espagnol, est que la droite porte la plus écrasante responsabilité dans l’état du pays. C’est elle qui, sous Franco, a jeté les bases de ce développement délirant de l’immobilier. Un mouvement qui s’est poursuivi et amplifié depuis, toujours plus massivement sous l’impulsion de la droite. Mais reconnaissons que Zapatero n’a pas su atterrir en douceur : en privilégiant la continuité d’un système libéral aux allures de voiture folle lancée sans frein, il a contribué à la chute de l’Espagne, enfermée dans une bulle folle.

    En France, la situation est différente car Sarkozy n’a pas encore réussi à détruire les fondamentaux de la protection sociale et notre pays résiste par conséquent mieux que l’Espagne sur le plan social. Qui plus est, il ne s’est pas engagé dans une voie à terme potentiellement suicidaire comme nos voisins avec l’immobilier. Mais la France n’en souffre pas moins d’un grave problème d’endettement, et là aussi le poids de la responsabilité de la droite est écrasant, la seule période d’accalmie dans les comptes de l’Etat et dans ceux de la Sécu étant à mettre à l’actif du gouvernement Jospin. Depuis, tout est reparti de manière déraisonnable dans une hausse vertigineuse imputable certes à la crise pour partie, mais aussi et surtout à la politique irresponsable de Sarkozy.


    • lagabe 21 novembre 2011 13:49

      a ton avis le gouvernement de Zapatero et de Gonzalez n’a pas de responsabilités dans ce problème , laisse moi rire
      Tous les fonds structurels européens ont été utilisés à 80 % pour l’immobilier quel que soit l’époque , gauche ou droite


    • Fergus Fergus 21 novembre 2011 19:48

      Bonsoir, Lagabe.

      Je n’ai pas écrit que Zapatero n’avait pas de responsabilité dans la mesure où il a continué dans la même voie libérale. J’ai simplement voulu souligner qu’en Espagne comme en France la responsabilité de la droite dans les déficits pupblics est écrasante, même si les socialistes ont pris une part à ces dérives.


    • Fergus Fergus 21 novembre 2011 10:45

      Bonjour, Calmos.

      Je ne nie pas que Jospin ait commis et dit des âneries (et celle-ci en était une qui lui a sans doute coûté cher). Je relève simplement le fait qu’il a été un modèle d’équilibre et de sérieux comparé à celui qui gouverne actuellement notre pays et qui, aveuglé par ses oeillères, le conduit sans le moindre cap au milieu des récifs.


    • goc goc 21 novembre 2011 11:30

      Cette crise économique européenne est des plus curieuses

      voila 4 pays en voie de difficulté : la Grèce, l’Espagne, l’Italie, et le France
      or ces 4 pays ont chacun une origine différente

      ne parlons pas de la Grèce, elle cumule tous les problèmes (impôts insuffisants, économie en récession, dette énorme) .Son cas est entendu

      l’Italie a plus de dette que la France, mais pourrait s’en sortir mieux que nous, car ses fondamentaux sont plus sains

      l’Espagne, n’a que peu de dette (3 fois moins que la France) et pourtant un chômage énorme et une bulle qui explose

      Le France, entre en récession et possède une dette colossale. Et surtout alors qu’il faudrait un plan de rigueur fort, les elections qui arrivent bloquent tout plan qui pourrait faire peur, donc la France joue « petit bras ». Ce qui veut dire qu’après les élections, le plan sera terrible

      alors avec tout ça, comment voulez-vous qu’on se sorte de la crise. il y a trop de cas différents pour trouver une « recette » miracle


      • Richard Schneider Richard Schneider 21 novembre 2011 20:32

        @goc :

        Vous pensez donc qu’en accentuant la rigueur en France, on pourrait lutter plus efficacement contre la crise ?
        Je viens de lire, dans Le Figaro svp, que Moody’s craint que le gouvernement français dans les semaines qui viennent ne « casse » complètement la croissance en durcissant encore davantage la rigueur, c’est la raison pour laquelle notre triple A serait menacé.
        Il est certain qu’il n’y a pas beaucoup de solutions. 
        a) une solution « européenne » avec les fameux Eurobonds - dont Merkel ne veut pas, sauf si c’est l’Allemagne qui impose ses vues sur les budgets nationaux, et encore : le souvenir des années 20 (inflation galopante) est ancré dans la mémoire collective des Allemands ;
        b) une solution « nationale » qui consisterait à ce que les pays trop endettés sortent de l’Euroland. 
        Personnellement, je ne sais pas trop quoi penser. Il semble bien que les deux solutions seront très douloureuses pour les peuples. Pas pour une faible minorité qui pourrait s’en mettre plein les poches, sans vergogne ...


      • goc goc 22 novembre 2011 03:35

        @ richard

        non, je ne faisais là qu’une étude technique et non politique. Je ne suis absolument pas d’accords avec ces « recettes », j’essayais simplement d’expliquer pourquoi selon moi, de toute façon, elles sont toutes vouées à l’échec


      • Horatiu Russin Horatiu Russin 21 novembre 2011 11:30

        Malheureusement, je ne fais plus confiance, surtout au 21e siècle, en l’existence d’une véritable appartenance des soit-dites politiciens, à  une certaine doctrine et idéologie politique, dite de droite ou de gauche. Mais plutôt en une doctrine du bien et du mal, qui partage les politiciens du monde en grands et petits, en authentiques et faux, en bons et mauvais, en humains et inhumaines, en patriotes et traîtres

        Et cela, est encore plus visible en Europe où, malgré le grand désaveu des peuples européens, tous confondus, face à cette « grandiose construction européenne » sans aucun avenir et entièrement dominée par les intérêts hégémoniques étatsuniens, visant principalement l’encerclement de la Russie et la domination globale de l’ensemble des peuples du monde, les chefs d’états européens sont pas mal bien vendus, corps et âme, aux intérêts expansionnistes de l’Oligarchie Financière Globale.

        Surtout en Europe, tous les candidats aux élections présidentielles, législatives et locales sont déjà choisis par les Maitres du Monde et jetés dans des lutes électorales pour les besoins de la cause, voire pour la fausse image d’une démocratie qui est contrôlée jusqu’aux plus petits détails.  Alors, que ce soit la droite ou la gauche qui aurait gagné en Espagne, c’est toujours l’Oligarchie Financière Globale qui sorte gagnante !


        • LE CHAT LE CHAT 21 novembre 2011 11:31

          C’est que l ’Espagne ressemble furieusement à notre pays , entre le PS espagnol et le parti Populaire espagnol , c’est le même bipartisme de façade que l’UMPS de chez nous !
          le peuple ne voit aucune changement , juste une alternance de ces gouvernements soumis à Bruxelles et aux marchés !


          • PhilVite PhilVite 21 novembre 2011 11:42

            Le cas de l’Espagne, comme celui de tous les pays européens en déroute, France comprise, montre avant tout, l’absence de carrure, de stature, de culture, d’intelligence, de caractère, de vision...de cette génération de dirigeants politiques qui se sont fait berner comme des perdreaux de l’année par les sirènes de l’ultralibéralisme que leur ont vendu les financiers à gros cigares. Leur médiocrité, leur cupidité et leur vanité, sans exonérer notre propre responsabilité de les avoir mis à une place qu’ils étaient incapables de tenir correctement, nous conduisent à la ruine, lentement (quoique...) mais sûrement.
            Va falloir en tirer les leçons. Et vite.


            • Richard Schneider Richard Schneider 21 novembre 2011 20:57

              Tout à fait exact ! Il n’y a plus dans nos vieilles démocraties occidentales de véritables « hommes politiques » (ou « femmes »). Je l’ai écrit dans le temps : il nous faudrait aujourd’hui un de Gaulle ou un Mendès-France ... enfin quelqu’un qui ait une vision, une stature etc ..., bref un homme d’état. Comme le vous le dites, en France particulièrement, depuis trente ans, nos hommes politiques ont été soit des nuls, se faisant rouler dans la farine, « comme des perdreaux de l’année », soit ils ont été les valets de l’ultra-libéralisme mondialisé et participant ainsi à la « vaste manipulation des peuples »...


            • Yohan Yohan 21 novembre 2011 11:46

              Le modèle « enrichissez-vous », « achetez inutile » que nous vante la mondialisation libérale a du plomb dans l’aile. Sommes nous plus heureux avec ces conneries de tablettes, Iphone, jeux débiles, bagnoles bourrées de gadgets qu’on nous vend ? . Il va bien falloir redescendre sur terre, pour les grecs, c’est fait, pour les français, ça ne saurait tarder. Bonne chose finalement. Revenir aux vrais valeurs, la solidarité intergénérationnelle, les petits repas simples et sains plutôt que la bouffe industrielle, les vacances en famille à la campagne plutôt que des voyages au bout du monde, cultiver son jardin plutôt que faire le clown sur un quad,. Retour aux vrais valeurs, la société sera moins malade dans sa tête....


              • Marc Bruxman 21 novembre 2011 19:51

                @Yohan,

                Je crois que votre modéle social est dépassé. Les gens ont envie de nouveauté et comme on les as stimulé avec depuis qu’ils sont nés en sont complétement dépendents. Ne croyez pas qu’ils vont se contenter de jardinage et de vacances proches. Cette ére est révolue. Ca me rappelle d’ailleurs le rapport d’étonnement d’une amie envoyée en France par son employeur (elle a toujorus vécue à Shanghai) dans une usine à coté d’Epinal. En gros heureusement que ca n’a pas duré plus longtemps (pour elle), elle ne comprenait pas que les gens puissent avoir une vie aussi monotone que boulot la semaine et jardinage le dimanche. Sa mission terminée, elle était très contente de rentrer à Shanghai. Mais si ce cas est peut être extréme (Shanghai est une mégalopole à coté de laquelle Paris fait village, difficile de s’habituer à la campagne après), vous retrouverez chez les jeunes générations une recherche permanente de la nouveauté. Et ils renonceront à la retraite par répartition AVANT de renoncer à cet afflux de nouveauté. Ce qui ne veut pas dire que c’est un bon choix, mais si vous voulez conserver l’un vous devez à tout prix permettre l’autre.

                Dit autrement, la société moderne impose des contraintes qui nécéssitent en contrepartie des échappatoires ou défouloirs, appelez cela comme vous voulez. Aller faire le con au bout du monde avec un quad en fait partie. Après chacun choisit son défouloir ;)

                Et pour ce que vous qualifiés de connerie, c’est juste que vous n’en voyez pas l’intérêt, mais beaucoup de gens trouvent que cela fait aujourdhui partie du nécéssaire. A l’inverse je crois que certaines valeurs anciennes sont en train de passer. Les plus jeunes se foutent du bio, ils ne sont pas horrifiés par un « bon » macdo’. Il y a la dessus une grosse différence entre la génération X et la Y.

                Je crois surtout que le monde sera moins malade quand ces tensions seront parties. La société a besoin de prendre une direction claire et elle est pour l’instant tiraillé entre un ancien monde qui meurt et un nouveau qui peine à se mettre en place par conservatisme. Le boboisme ambiant n’étaint qu’une réaction d’un monde qui meurt et se recroqueville sur ses anciennes valeurs. Il en est de même à l’opposé du spectre politique pour les électeurs de Marine Le Pen qui sont juste des gens qui ont tout ratés et qui le mettent sur le dos des immigrés qui sont la pour rester qu’ils le veuillent ou non. La période entre 2010 et 2020 va voir ce conflit monter de façon de plus en plus violente mais aussi se résoudre progressivement par la démographie. Les acteurs les plus conservateurs, vont sortir du système politiques petit à petit (par décés / sénilité) et à l’inverse, la démographie va équilibrer le rapport entre les gens du nouveau monde et permettre progressivement à ceux qui sont nés avec le nouveau monde d’accéder aux responsabilités. Il n’y a que cela qui appaisera le conflit, je le crains.


              • Bilou32 Bibi32 22 novembre 2011 09:36

                Marc, vous dites donc que la nouvelle génération est encore plus formatée que l’ancienne...
                Bien dociles et soumis ? Que penser des indignés alors ? Beaucoup trop de jeunes de cette « nouvelle génération » (sans parler des moins jeunes) sont mis de coté par notre société, c’est quand même inquiétant... Et oui, pour exister de nos jours, il faut avoir de l’argent beaucoup d’argent à dépenser, et il est malheureusement de plus en plus concentré dans quelques mains.
                 


              • Marc Bruxman 22 novembre 2011 11:36

                Est elle formatée ou a t’elle envie de vivre pour elle et de profiter de la vie ? Parce que bon les vieux qui ont donné leur vie pour le syndicat, y ont cotisés des fortunes, qu’ont ils eu en retour ? Ben ils se sont fait virer à 50 ans, et ont fini aux assedics. Donc aujourd’hui, on pense d’abord à se faire plaisir parce que ca serait trop con de n’en avoir jamais profité. Un jour il y aura peut être le déluge ou what else, donc autant en profiter à donf avant.

                Quand aux indignés on parle en France de 300 personnes à la défense il me semble. Si ce mouvement amuse les médias, il ne pése pour l’instant pas bien lourd. De même à New York, ils n’étaient visiblement pas si nombreux. Il n’y a bien qu’en Espagne ou il y a un vrai mouvement qui fédére beaucoup de monde.


              • Jean-paul 21 novembre 2011 14:43

                @Yohan
                Vous allez voir le nombre de tablettes ,jeux videos ,Iphones qui vont etre achetees pour Noel.
                Vacances au ski .Voyages au bout du monde avec quelques clics .
                Le GPS dans les voitures est bien pratique .MP3 pour les jeunes .
                Telephoner pour recevoir chez soi un repas fast food chinois ,une pizza etc...
                Bref j’ai bien peur que votre commentaire soit utopique .
                Dans les pays pauvres les gamins revent dejeux videos et leurs parents du telephone portable.


                • Yohan Yohan 21 novembre 2011 19:37

                  Je sais, je sais même qu’ils ne vont pas renoncer au ski cet hiver. C’est gerbant, mais les gens ont besoin de parader pour exister, bronzage et signes extérieurs d’aisance, quitte à bouffer des nouilles tout l’hiver. J’en connais....et ce ne sont pas les plus fortunés.


                • Bilou32 Bibi32 22 novembre 2011 09:23

                  Si il y a une vraie récession, vous verrez que les ventes de gadjets électroniques vont s’effondrer. Une baisse des ventes se produit déjà depuis cette année, comme une baisse des vacances à l’étranger. Pour le ski, la saison 2011/2012 reste à venir... Le « nerf de la guerre » reste l’argent... et ces petites merveilles de technologie sont de merveilleuses pompes à fric, comme le tourisme !


                • Marc Bruxman 22 novembre 2011 11:55

                  Pour ce qui est de la baisse des vacances à l’étranger, elle est due cette année au printemps arabe car la Tunisie fournissait une alternative « low cost » aux vacances sur la cote d’azur avec un meilleur sercvice. De même l’Egypte attirait ENORMEMENT de monde. Ce sont des destinations temporairement fermées. Elles vont soit rouvrir vite, soit les infrastructures d’accueil vont se construire ailleurs.

                  Pour ce qui est des ventes de gadgets électroniques, les ventes d’iphone et autres android sont excellentes. Les ventes globales baissent car certains marchés sont tout simplement saturés : Quasiment tout le monde à un GPS, un écran plat, un balladeur MP3, .... Ce marché est cyclique et tous les industriels le savent : Il faut attendre la prochaine grosse innovation pour que les ventes ré-augmentent.

                  Mais vous aviez qu’a voir hier l’engoument lors de la démo des casques immersif de chez Sony et je crois que l’attrait des français pour les produits électroniques n’est pas près de se terminer. De même je bosse dans l’informatique et bien je vais vous dire que pour l’instant on n’a pas vu passer la crise (pourvu que ca dure). Je sais qu’on est actuellement dans l’oeil du cyclone et que ca va bientot re-tanguer mais la premiére moitiée de la tempéte est passée dans des conditions favorables...


                • Cyril Cyril 21 novembre 2011 15:07

                  Je reviens de 4 années de vie en espagne.

                  Je trouve tres triste cette attaque que tu leur fait.

                  L’espagne est bien un pays socialiste ou il faisait bon vivre pour tous, certainement mieu qu’en france, et le gouvernement s’activait bien pour le Peuple et pas pour les banquiers.

                  La bulle imobilière à été créée par les étrangers venant investir en espagne, et amplifiée par les banques qui ont escroqué la population avec des credits à taux variable...

                  Le gouvernement lutait énormément contre cette bulle, avec de grands programmes de construction de logements sociaux et d’aides financière au logement...

                  Bref, un paradis de plus qui a été détruit par une europe des banquiers sans frontière.

                  Le plus incompréensible, c’est qu’ils ont voté pour la droite !
                  On éteint pas un feu avec de l’essence


                  • Marc Bruxman 21 novembre 2011 19:33

                    Pour avoir passé quelques mois en Espagne (à Barcelone), et ce fut un bon souvenir, je regrette profondément ce qui arrive.

                    Mais en même temps les racines du mal sont profondes :

                    • Même dans des business « sérieux » comme les télécoms, on sentait que les petites arnaques étaient monnaie courante : Câblage facturé deux fois, chantage disant qu’un mail vague valait juridiquement signature de contrat, etc, etc, ... On s’y fait mais j’ai retenu de mon séjour la bas que si la vie y était agréable, le climat pour faire des affaires sérieuses était difficile. Et cela est commun avec l’Italie.
                    • Le travail au noir y était endémique et parfois même de façon un peu trash : Tu appelles Telefonica pour te plaindre d’une ADSL qui ne marche pas et l’employé qui vient (avec beaucoup de retard) te dit que si tu le paie lui directement et que tu dis à son patron qu’il n’est pas venu il te fait un discount. Si tu lui dis que tu as besoin d’une facture pour ta compta, bizarrement, il facture des heures sans avoir pu régler le problème...
                    • Difficulté à recruter du personnel qualifié : Les gens se disaient que finalement, on peut faire du fric avec des business « simples » et donc recruter des ingénieurs qualifiés sur les sujets qui nous concernait pour cette mission était horriblement compliqué. Beaucoup de jeunes espagnols à l’époque choisissaient consciemment de ne pas faire d’études et lorsqu ils en fersaient ce n’étaient pas les domaines techniques et scientifiques qui étaient majoritairement choisis.
                    L’espagne a le syndrome de tous ces pays en forte croissance pour qui réussir semble facile et qui négligent l’investissement dans la recherche et la technologie. On enseigne aux enfants que finalement les bonnes connexions valent mieux que les bonnes études (et les bonnes connexion tu les as en participant aux bonnes soirées ou se trouvent les bonnes personnes) et le chemin de la réussite le plus naturel n’est pas l’innovation.

                    Beaucoup de pays qui se sont enrichis vite souffrent de ces maux : La Chine souffre de problèmes très similaires à l’espagne qui malheureusement vont conduire aux mêmes conséquences, mais l’Irlande a été concerné par une partie de ces soucis. Lorsque l’Irlande vous vantait les usines Dell, elle oubliait de préciser qu’elle ne fesait que l’assemblage et que le gros du savoir faire était aux USA.

                    Il est bon de jouer sur son avantage comparatif pour amorcer la pompe et s’enrichir, mais visiblement toutes ces économies ont du mal à enclencher ensuite la seconde et transitionner vers une économie de la connaissance. Regardez les pays qui réussissent en Europe : Allemagne, Pays-Bas, Finlande, ... Tous ont une économie High-Tech très développée.

                    Quand à la France, si elle ne se remue pas et ne favorise pas d’avantage les formations en Sciences (les vraies) et Technologies, elle risque de souffrir des mêmes maux plus tard. Or à trop par exemple se focaliser sur l’emploi dans l’automobile on oublie que le nerf de la guerre (qui créera des emplois durables et non subventionnés) c’est la supériorité technologique du matériel vendu. Car pour le reste, c’est triste à dire mais les constructeurs coréens sont en train de rattrapper techniquement les constructeurs français.


                    • BA 21 novembre 2011 19:59

                      Lundi 21 novembre 2011 :

                       

                      Allemagne : la Bourse de Francfort finit en baisse de 3,35 %.

                       

                      L’indice vedette Dax de la Bourse de Francfort a fini lundi en baisse de 3,35 %, après des déclarations venues d’Allemagne montrant que Berlin reste sur une ligne dure face à la crise de la dette.

                       

                      Le porte-parole de la chancelière Angela Merkel a ainsi balayé lundi les propositions sur un rôle accru de la BCE, ou sur l’émission d’euro-obligations, en estimant qu’il ne s’agissait pas d’un remède miracle.

                       

                      France : la Bourse de Paris s’enfonce de 3,41 %.

                       

                      La Bourse de Paris a terminé lundi sur un recul de 3,41 %, passant sous la barre des 2.900 points, dans un marché en totale perte de confiance, paniqué par les risques de contagion de la crise de la dette.

                       

                      Espagne : la Bourse de Madrid chute de 3,48 % à la clôture.

                       

                      La Bourse de Madrid a clôturé lundi en chute de 3,48 % à 8.021 points, au lendemain d’élections législatives qui ont porté la droite au pouvoir, dans un climat général de panique sur les places européennes face à la crise de la dette.

                       

                      Les valeurs bancaires ont notamment été pénalisées : Santander, numéro un en zone euro par la capitalisation boursière, a perdu 3,45 % à 5,38 euros, BBVA a baissé de 3,48 % à 5,716 euros, et CaixaBank a glissé de 4,47 % à 3,63 euros.

                       

                      Italie : la Bourse de Milan clôture sur une chute de 4,74 %.

                       

                      La Bourse de Milan a clôturé lundi sur une chute de 4,74 % à 14.510 points, paniquée comme les autres places financières par les problèmes de dette publique dans la zone euro.


                      • Bilou32 Bibi32 22 novembre 2011 09:26

                        Et la situation de la dette américaine est à nouveau bloquée ce matin. Dur dur d’être trader aujourd’hui smiley  ! Le système est grippé, que va t-il se passer ???

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