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Venezuela : qui a éteint la lumière ? L’affaire Derwick

Derwick associates, une entreprise microscopique, jeune et totalement inexpérimentée, fondée et administrée par de jeunes truands de très haut vol, et faisant travailler de grandes entreprises étasuniennes, avait été désignée, de façon sans doute crapuleuse, pour livrer la bagatelle de 11 centrales électriques (voire plus) au Venezuela, lesquelles centrales devaient être mises en service depuis des années à présent mais ne produisent toujours rien ou presque.

 

Venezuela : qui a éteint la lumière ?

L'affaire Derwick

 

J'ai découvert presque par hasard ce document explosif :

Otto REICH V. Leopoldo Alejandro BETANCOURT LOPEZ, Pedro Jose TREBBAU LOPEZ and Francisco D’AGOSTINO CASADO

 

Cette plainte déposée devant la juridiction de New-York comporte de multiples révélations quant à une énorme affaire qui, bien qu'inconnue de nos concitoyens, a soulevé un tollé au Venezuela. Au-delà de l'ampleur de la magouille et des conséquences économiques, cette affaire revêt une très grande importance politique, car elle pourrait expliquer en grande partie pourquoi le Venezuela subit régulièrement des coupures de courant.

En résumé : Derwick associates, une entreprise microscopique, jeune et totalement inexpérimentée, fondée et administrée par de jeunes truands de très haut vol, faisant travailler de grandes entreprises étasuniennes, avait été désignée, de façon sans doute crapuleuse, pour livrer la bagatelle de 11 centrales électriques (voire plus) au Venezuela, lesquelles centrales devaient être mises en service depuis des années à présent mais ne produisent toujours rien ou presque.

Quatre de ces centrales avaient été commandées par PDVSA (entreprise nationale de pétrole, qu’on ne présente plus). La prise de contact sinon l’attribution serait passé par Nervis Villalobos, ex-Ministre de l’Énergie. Cinq centrales voire plus avaient été commandées à Derwich associates par CORPOELEC. Outre des rumeurs de corruption de cette entreprise, notamment sous le contrôle du frère de Hugo Chavez, Otto Reich désigne, dans cette affaire, Javier Andres Alvaro Pardi, fils de Javier Andres Alvaro Ochoa, ancien Ministre du développement électrique. Enfin, deux de ces centrales étaient destinées à Corporacion Venezolana de Guayana. D’après Otto Reich, le dossier serait passé par Rodolfo Sanz, Ministre des industries de matières premières et des mines.

 

Le plaignant fait état de surfacturations de plus 200%, pour 2.9 milliards de dollars.

Il parle d’années de retard. Aucun watt n'aurait été produit en 2013.

D’après lui, les capacités de production réelles sont de l’ordre de la moitié de la puissance affichée au contrat.

Il dénonce l’incompétence complète des accusés. Deux d’entre eux avaient 23 ans et 29 ans quand ils ont monté la boîte. Il parle de ressources totalement sans rapport avec des projets de cette taille.

D’après lui, il n’y a pas eu d’appel d’offre.

 

Il pointe le problème de la réputation des US… (et aussi le fait que la situation est très inconfortable pour certains membres du régime vénézuélien). Il faut dire que Derwich associates, qui n’allait évidemment pas concevoir, produire et installer les centrales eux-mêmes, ont tout sous-traité à des entreprises étasuniennes. C’est notamment le cas avec ProEnergy Services, basée dans le Missouri et exploitant d’une licence établie à New York. Voir ci-après.

Un détail particulièrement intéressant (pages 43 – 44) : les accusés ont été informés d’un rendez-vous entre Otto Reich et Eligio Cedeño, un représentant de Banco Venezolano, banque vénézuélienne notoirement anti-Chavez (et peut-être mouillé dans la tentative de coup d’État contre Chavez, mais c’est une autre histoire).

Le journal Forbes (et aussi, dans la foulée, le Huffington Post) auraient subi des pressions de la part de Derwich associates pour ne rien publier de ce qu’ils savaient à son sujet et au sujet de ces contrats.

Selon les termes du plaignant, “La conspiration des accusés a été conçue aux États-Unis, orchestrée depuis les États-Unis, et implique de manière prédominante des entreprises des États-Unis“. Pour commencer, d’après ce qu’ils écrivent eux-mêmes dans les documents officiels, Derwick Associates est une entreprise étasunienne. Côté conseil, on trouve notamment le groupe Volkov Law Group qui appartient au groupe d’entreprises Volkov Energy Consulting Group basé à Washington, D.C. Côté construction, les accusés s’appuient fortement sur plusieurs grandes entreprises basées aux USA, incluant General Electric, Pratt & Whitney et ProEnergy Services, pour la fourniture de matériels et de services requis pour la construction des centrales énergétiques. Enfin, toujours d’après Otto Reich, les accusés ont recours aux services de J.P. Morgan et de Davos Financial pour “rapatrier” leurs profits illicites (parlant de dynamique impérialiste, c’est à dire de corruption en haut lieu, voir page 52 et suiv., encore un curieux “fliquage “- plus étonnant que jamais – en amont, côté J.P. Morgan).

 

Je n'aborde pas les autres détails forts croustillants de cette affaire, je vous invite à lire le document.

 

Inutile de conclure, je crois. La prochaine fois qu’on vous fait le coup… Par exemple, le baratin ordinaire de celles et ceux dont l’ambition, toute théorique et rhétorique, est essentiellement de démontrer que le socialisme, ça ne marche pas, jamais — je dis ça, il n’est évidemment pas dans mes intentions de chercher à démontrer le contraire, bien plutôt de vous montrer que ce débat n’a pas grand chose à voir avec les véritables causes des réussites et des difficultés de ce pays, comme d’autres (Le socialisme dans un seul pays… vous diraient certains, passons).

 

Un retour de mon copain de Caracas :

L’affaire Derwick est un merdier total. C’est de la corruption très éhonté qui mêle toute la classe politique vénézuelienne, chaviste ou pas. On les appelle les bolichicos. Il y a un blog (éteint), qui en parle pas mal : https://settysoutham.wordpress.com/tag/derwick-associates/

Joli melange avec pas mal de “chavistes” s’ayant sucré sans pudeur. Côté opposition, Henry Ramos Allup, le président de l’Assemblée Nationale, est marié à Diana D’Agostino, soeur de Francisdo D’Agostino, qui est un associé de Derwick.

 

Voir aussi ce blog, qui publie une très grande quantité d'informations et de données relatives à l'affaire : http://cryptome.org/2015/06/ve-us-corruption.htm

 

Dans un registre proche, voir aussi : http://www.tdg.ch/economie/Le-Venezuela-la-nouvelle-epine-des-banques-suisses/story/12885480?utm_medium=twitter&utm_source=twitterfeed

 

Après avoir lu ce document, ou du moins mon résumé, il est sans doute également très instructif de voir le portrait que le Réseau Voltaire fait du plaignant, Otto Reich. Résumé : "Pour imposer son ordre en Amérique latine, George W. Bush a fait appel à un spécialiste inflexible de la contre-révolution, Otto Reich. Malgré les protestations de tous les États latino-américains et du Sénat, il en a fait son émissaire spécial dans le continent. L’homme a un passé chargé : planificateur de déstabilisations, concepteur de propagande, protecteur de terroristes et organisateur de coups d’État. En outre, joignant l’utile à l’agréable, il promeut les intérêts de ses clients personnels comme Bacardi et Lockheed." ) En un mot, parlant d’impérialisme “US”, il n’est assurément pas un enfant de chœur lui-même… mais c’est sans doute pour cela qu’il est si bien renseigné. Du reste, si, comme il semble, Otto Reich “balance tout” (je n’ose pas imaginer ce qu’il a préféré ne pas ajouter…), c’est que sa petite entreprise a lui a été gravement salie par les grands bandits qu’il dénonce.

Si la propagande peut parfois recourir à des mensonges et des trucages éhontés (1), relayés sinon orchestrés par des réseaux informels de péripatéticiens idéologues journalistes (2) et préparant le public à des invasions de plus en plus franches opérations de sauvetage humanitaire et autres coups d'État fermes ou larvés campagnes de restauration de la démocratie (3), sa meilleure arme, surtout lorsque les dossiers sont bien gros et trop évidemment scandaleux, et plus encore lorsque la papatte de l'empire est trop directement perceptible, consiste évidemment à n'en point parler du tout.

L'affaire dont je vous ai parlé ici était assurément destinée à subir un tel traitement par la loi du silence, vu qu'elle combine ces caractéristiques. D'abord, le montant de l'escroquerie et ses conséquences sont colossaux. Ensuite, loin d'être passée totalement sous le tapis dans le pays qui en est victime, le Venezuela, l'affaire y a conduit à un vaste scandale, touchant des responsables de tous bords, auxquels on a déjà attribué un sobriquet : les Bolichicos. Enfin, elle implique directement et profondément des entreprises étasuniennes, et elle a même déjà été portée, donc, devant la justice à New-York.

Ainsi, même si de hauts responsables vénézuéliens supposément "bolivariens" ("socialistes") sont vraisemblablement mouillés (des figures de "l'opposition" aussi), il serait difficile de nous en parler (sans parler de nous la jouer sur le mode de la grosse ficelle idéologique) : il sauterait vite aux yeux que l'impérialisme "étasunien" est une fois encore "à la manette" - avec les guillemets, disons, car la formule pourrait sembler très inappropriée à ceux qui ne comprennent pas ce qu'est l'impérialisme.

 

(1) J'avais fait quelques décryptages ici.

Au sujet des rayons vides dans les magasins, qui a fait s'agiter quelques uns par ici comme ailleurs, il me parait douteux, lorsqu'il n'y a soi-disant qu'à ce baisser pour trouver des exemples réels, qu'il soit nécessaire d'en fabriquer de toutes pièces... Voir par exemple :

http://vivavenezuela.over-blog.com/2016/04/venezuela-la-photo-des-rayons-vides-etait-truquee.html

http://littlegreenfootballs.com/article/44676_Busted !_National_Review_Crops_and_Dirties_Photo_From_Austin_Walmart_Claims_It_Shows_Venezuela

http://www.gizmodo.co.uk/2015/06/5-more-viral-photos-that-are-totally-fake/

http://www.voltairenet.org/article182249.html

 

Forme plus subtile de trucage d'images, on trouve aussi, ça et là, des images, parfois des vidéos, montrant de longues files d'attente... qui n'ont rien à voir avec des magasins, et où personne n'a d'ailleurs l'air impatient ou préoccupé. Ne parlons pas d'histoires, racontées même sur Agoravox, de gens mangeant les chiens errants à Caracas (il n'y en a pas plus qu'à Paris, de chiens errants)... ou de la fabuleuse histoire d'un gouvernement qui, pourtant incapable de payer ses propres billets à l'entreprise qui les fabrique, arrive à pourvoir chaque supérette et chaque revendeur de rue en lecteur d'empruntes digitales, géniale solution pour contingenter la bouffe (il y a des gens qui croient que tout est à ce point administré là-bas)...

 

(2) On ne s'étonnera donc pas qu'elle n'ait jamais été effleurée par la fine équipe, parsemée, au hasard, chez Associated Press, Bloomberg, au Wall Street Journal, chez Reuters, au Washington Post & co... ou parmi d'autres possibles agents surveillant voire trafiquant sous couverture, pour ne pas parler de relais plus lointains, et encore moins d'un de ces journalistes maison (je parle pour la France), agent retourné, ex-LCR, révolutionnaire meurtrier devenu pourvendeur de Chavisme au journal Le Monde (une fois n'est pas coutume : merci à l'agent Santerre). 

 

(3) Voir par exemple, au sujet du cas brésilien récent.

 


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47 réactions à cet article    


  • foufouille foufouille 26 septembre 18:55

    merci pour les liens prouvant la propagande puante libérale.


    • sasapame sasapame 26 septembre 19:49

      @foufouille,

      je ne sais pas si elle est libérale ; je sais en tout cas qu’elle est impérialiste ou pro-impérialiste, consciemment ou non selon les intéressés.

      Ce que je crois comprendre aussi, c’est que la plupart des gens que je qualifierais plutôt d’ultralibéraux pratiquent une double-pensée criante (quand ils ne sont pas idiots). En un mot, ils sont impitoyables - souvent à raison, je trouve, mais tout aussi souvent sans regard pour la réalité institutionnelle - quand il s’agit de dire qu’une économie administrée va entraîner la possibilité de gros conflits d’intérêts et la corruption en haut lieu, mais ils s’autorisent à croire au Père Noël quand il s’agit de laisser-faire intégral, comme s’il n’avait pas autant de chances que cela se produise (par des voies différentes).

      Il est également facile, considérant la pratique, de dire que le Venezuela est un pays relativement corrompu, moins d’avouer qu’il l’était encore un peu plus avant Chavez, ou de se figurer que les USA, la France, etc. sont peut être plus corrompus encore : au Venezuela, c’est plus visible, ça concerne le premier flic de base venu ; en « occident », c’est surtout du grand banditisme.

      Celle-là était pas mal non plus...

      Au passage, pour le lien indiqué en première partie de ma note (1), c’était un commentaire en trois volets - donc remonter à l’article concerné et dérouler les messages de la fin.


    • foufouille foufouille 26 septembre 20:45

      @sasapame
      j’ai suivi tous les liens et la manipulation est évidente.
      d’après les commentaires des gens ayant visité ce pays, avec des prix, je savais que c’était faux.


    • François Vesin François Vesin 26 septembre 19:29

      Je ne suis pas coutumier du fait

      mais pour une fois je me lâche :

      quand j’entends USA, j’ai d’irrépressibles haut le cœur !

      Mais j’imagine que si j’étais Irakien, Syrien, Libyen etc.
      et qu’on me parle de la France, je ne retiendrai pas tout mon vomi !!!


      • tf1Groupie 26 septembre 20:25

        Est-ce que vous voulez dire qu’il n’y a pas de pénuries au Venezuela et que toutes les photos de rayons vides sont bidons ?


        • foufouille foufouille 26 septembre 20:47

          @tf1Groupie
          tu as pas suivi les liens ?


        • sasapame sasapame 26 septembre 21:02

          @tf1Groupie,

          je n’ai pas de réponse ferme et directe à cette question.

          Il faudrait déjà que je trouve le temps de discuter en détail avec mon contact de Caracas. Pour l’instant, tout ce qu’il m’a dit c’est que lui et sa famille vont bien. Il n’avait vraiment pas l’air inquiet de quoi que ce soit.

          Par contre, comme je l’ai dit, lorsqu’il n’y a qu’à se baisser pour trouver des cas réels, pourquoi y aurait-il besoin de fabriquer de faux exemples ? C’est très curieux.

          Dans la fine équipe que je pointais, pour ne pas ajouter qu’on trouve une sorte de profil commun, pour nombre d’entre eux, on voit clairement des supposés journalistes qui sont un réseau de militants qui ne s’embarrassent pas avec les enquêtes. Dans cette tribu de « followers » des uns des autres, j’ai aussi particulièrement aimé le gars qui dirige une entreprise de pilotage d’avion... Miami en une escale, la Colombie aussi, surveillance aérienne tranquillou, que demande le peuple ? Et quand cette Hannah Dreier raconte que 60% des gens voudraient quitter le pays, je ne suis pas sûr que lui se sente inquiet...


        • sasapame sasapame 26 septembre 21:22

          Regardez les liens, mais prenez aussi le temps d’analyser quelques autres cas par vous-mêmes, vous comprendrez vite bien mieux comment on peut combler le gouffre.

          Par exemple, j’ai évoqué des cas de rassemblements qui n’avaient rien à voir avec de la bouffe, des magasins. On pourrait vous faire le coup avec la France, en prenant des files d’attente pour du foot, des concerts, Pôle emploi, des gens qui attendent pour des papiers, genre carte-grise, etc.

          Mais il y a aussi d’autres types de « demi-vérités » sur lesquelles ils brodent.

          En fait, d’ailleurs, l’affaire des photos de magasins vides a commencé parce qu’un gars qui voulait faire une photo s’est fait vider du magasin au motif que la boutique interdisait les photos pour se protéger de la concurrence - plus exactement, parce que la chaîne dépense plein d’argent en marketing pour étudier la mise en rayon des produits (tu parles d’un socialisme fanatique...) Cela s’est soldé par l’ouverture d’un blog qui a lancé la mode.

          Il y a aussi eu, probablement, des magouilles ou des caffouillages, par exemple avec des shampoings, gels-douche, etc. qui n’étaient disponibles qu’en bidons de 2 L. Les boîtes occidentales peuvent toujours jouer à ça pour aider à déstabiliser le régime (pas longtemps, elles ne vont pas non plus risquer de se faire interdire...) On a d’ailleurs vu de ces photos ou seul un bout de rayon était entièrement vide - au passage, on trouve ça une fois la semaine dans n’importe quel bon supermarché du coin en France comme ailleurs.

          Après, il y a une telle passoire et une telle corruption sur la frontière colombienne qu’on peut imaginer un tas de coups tordus possibles.

          Mais je vous dis, regardez plutôt chaque photo ou vidéo par vous-mêmes, c’est bien plus instructif, et ça vous apprend à vérifier les choses au plus près. Chaque cas de trucage, d’exagération, de détournement de sens, etc. est différent. Prenez aussi un peu de temps pour suivre qui poste, qui transmet, leurs comportements, leurs relations. Bon, après une dizaine, on a aussi autre chose à fouttre.


        • tf1Groupie 26 septembre 22:50

          @sasapame

          Donc c’est cela votre argument : si une photo de pénurie est bidon, alors il n’y a pas de pénurie.

          C’est plutôt spécieux comme argument.

          Si vous cherchez « pénurie au vénézuela » sur Internet vous trouverez plein de photos et d’articles. Est-ce qu’une photo truquée suffit à tous les invalider ?
          C’est un peu ce qu’il ressort de votre article.

          Est-ce que votre unique contact à Caracas « qui n’a pas l’air inquiet » suffit à faire une généralité contredisant tous les autres observateurs ?


        • tf1Groupie 26 septembre 23:02

          @foufouille

          Et ce lien-là tu l’as suivi ? le Venezuela censure l’information sur les penuries

          Encore un truquage sans doute ...


        • sasapame sasapame 26 septembre 23:05

          @tf1Groupie,

          je pense avoir répondu : 1) quand il n’y a qu’à se baisser, il est surprenant d’avoir à inventer ; 2) en ce qui me concerne, j’ai fait l’exercice et un bout d’enquête pour bien plus qu’un cas ; 3) le mieux est de faire le travail par soi-même - mais vous ne me semblez pas très motivé.


        • sasapame sasapame 26 septembre 23:07

          @tf1Groupie,

          C’est un peu ce qu’il ressort de votre article.

          Là, votre flemme manifeste dépasse les bornes. Lisez donc la plainte en question : je vous l’offre sur un plateau, faites votre boulot.


        • sasapame sasapame 26 septembre 23:11

          @tf1Groupie,

          Est-ce que votre unique contact à Caracas « qui n’a pas l’air inquiet » suffit à faire une généralité contredisant tous les autres observateurs ?

          Encore de la mauvaise foi ou de l’incapacité à lire : j’ai répondu, j’attends de pouvoir en discuter en détail avec lui. Bon, eh, ma cocotte, y a pas marqué La Poste - et c’est encore à un « libéral » qu’il faut que je dise ça ?


        • sasapame sasapame 26 septembre 23:20

          @tf1Groupie,

          Et ce lien-là tu l’as suivi ? le Venezuela censure l’information sur les penuries

          MDR. L’auteur de l’article : Paulo A. de Paranagua, comploteur ex-militant professionnel, formé à l’école trotskyste, agitateur révolutionnaire en Amérique latine (probable meurtier de flic et de petit banquier, d’après Mélenchon, qui est en tout cas bien placé pour savoir d’où sort son ex-collègue), logiquement retourné comme agent par les services secrets français et opérant sous couverture, entre deux piges, au Monde.

          Je cite la fin de la note (2) de mon article, y avait qu’à cliquer sur le lien :

          [...] et encore moins d’un de ces journalistes maison (je parle pour la France), agent retourné, ex-LCR, révolutionnaire meurtrier devenu pourvendeur de Chavisme au journal Le Monde (une fois n’est pas coutume : merci à l’agent Santerre).

          Allez va bosser, la France a besoin de toi. Un dernier conseil, si tu es un troll subventionné, change de pseudo, ça sent trop la provoc’.


        • sls0 sls0 27 septembre 05:21

          @sasapame
          L’article mis en lien pas tf1 groupie est basé sur reporter sans frontière qui pour le Venezuela fait plus de la propagande US que son boulot depuis une dizaine d’années.
          Tout les coup d’états en Amérique latine dont les deux derniers en Argentine et au Brésil, il y a le SIP derrière, les médias incriminés dans l’article font parti du SIP.

          En langue française pour les informations la partie Amérique latine d’investig’action c’est pas mal.
          En langue espagnol, le SIP a la main mise sur presque tout, il faut savoir où trouver l’info.


        • sasapame sasapame 27 septembre 09:28

          @sls0,

          merci pour les liens.

          On en trouve pas mal dans et via celui-là :

          « RSF, c’est 7 % de soutien aux journalistes opprimés et 93 % de propagande impériale états-unienne » (Thierry Meyssan)

          Le parcours politique de l’inénarrable Robert Ménard, dans tous ses méandres et revirements, me semble remarquablement compatible avec l’agenda impérial. En bon agent, il aura aussi infiltré tour-à-tour tout ce qui compte, y compris le Réseau Voltaire avant de créer le Boulevard Voltaire... sans doute pas pour créer de la confusion chez ceux qui débarquent.


        • tf1Groupie 27 septembre 09:50

          @sasapame

          A part les attaques personnelles y a pas d’autres arguments ??
          ça vous dérange tant que cela ceux qui émettent des critiques ?
          Ouhlàlà, une pensée dissidente, vite dénigrer la personne pour la faire taire !

          Les liens sur la « penurie au Venezuela » j’en ai trouvé plein, alors vous aussi vous les avez.

          Sinon quand on utilise Thierry Meyssan comme source on n’est pas vraiment bien placé pour donner des leçons d’objectivité ou de journalisme.


        • Ben Schott 27 septembre 10:11

          @tf1Groupie
           
          « Ouhlàlà, une pensée dissidente, vite dénigrer la personne pour la faire taire ! »
           
          Vous seriez dans « la pensée dissidente » ? Vous êtes sur une mauvaise pente, ressaisissez-vous !
           
          « Sinon quand on utilise Thierry Meyssan comme source on n’est pas vraiment bien placé pour donner des leçons d’objectivité ou de journalisme. »
           
          En quoi Thierry Meyssan serait-il une mauvaise source ? C’est quoi vos sources à vous ?
           


        • tf1Groupie 27 septembre 15:19

          @Ben Schott

          Meyssan l’effroyable imposteur ... vous débarquez de la Lune pour ne pas être au courant ?


        • PakMat PakMat 27 septembre 15:37

          @tf1Groupie
          Pas au courant de quoi ?

          Qu’il ne croit pas la version officielle du 11/09 ? parce que vous oui ?


        • Ben Schott 27 septembre 16:12

          @tf1Groupie
           
          « Ouhlàlà, une pensée dissidente, vite dénigrer la personne pour la faire taire ! »
           
           smiley
           


        • guantanamera (---.---.17.244) 27 septembre 23:15

          @sasapame
          Parce que c’est interdit par la loi ici, on ne peut pas photographier ou filmer les rayons vides sinon aller simple en prison smiley


        • sasapame sasapame 28 septembre 09:40

           @guantanamera,

          tout d’abord, pourriez-vous nous indiquer la référence exacte de l’article de la loi vénézuélienne qui interdit cela et qui prévoit une peine de prison ferme en pareil cas ? J’ai l’habitude de vérifier autant que possible les informations à la source. A ma connaissance, le Venezuela est un État constitutionnel (je connais d’ailleurs bien sa Constitution). Précision : si vous parliez de pratiques qui se font en marge de la loi, alors il faudrait : 1) modifier les termes de ce que vous écrivez et être plus exact ; 2) si possible, indiquer des cas précis.

          Qu’il y ait quelques cas relevant de la petite corruption ordinaire est une chose différente. Par exemple, j’ai personnellement pu constater que le seul flic qui m’a arrêté, là-bas (c’était dans un taxi, sur une route de campagne), était corrompu : il a prétexté que mon passeport n’était pas en règle pour essayer de récupérer un petit billet. Le taxi lui a dit de nous foutre la paix : manque de bol, ce dernier était payé via une agence touristique bien implantée à Merida, agence qui nous a organisé notre rando en montagne, et ça a suffit. Mais n’importe qui de bonne foi sait ou devrait savoir que la corruption endémique dans l’administration ne date pas de Chavez et n’a rien à voir, au demeurant, ni avec une couleur politique ni avec une crise conjoncturelle.

          Aussi est-il très important de bien préciser à quel niveau et dans quel cadre, légal ou illégale, telle pratique exacte s’opère. En France aussi, on pourra toujours trouver des dérives en tous genre ; ce n’est pas systématiquement une raison d’incriminer le gouvernement, à fortiori le caractère non constitutionnel du régime - nous avons, nous aussi, un certain nombre de loi anticonstitutionnelles. J’ajoute que de ne pas le faire témoigne d’une légèreté suspecte. Mais je vous donne justement l’occasion de vous rattraper.

          Ensuite, comme je vous l’écrivais plus bas dans ce fil, j’aurais espéré (et j’espère encore, bien sûr) qu’une personne vivant au pays nous apporte des témoignages nouveaux, et surtout de première main : s’il n’y a qu’à se baisser pour parler de problèmes, et si vous en êtes témoin ou victime vous-même, pourquoi ne pas prendre le temps de nous raconter ça ?

          Malheureusement, je ne parle qu’une centaine de mots d’espagnol, autant dire pas du tout. Alors j’utilise mon traducteur de temps à autres, mais je ne peux pas le faire de partout. Mais en regardant votre lien, je constate déjà pas mal de choses.

          La première photo en lien twitter (chez Carlos Vegas), à part que ça mélange du hors sujet / hors contexte, et au moins une photo truquée, montre un panneau d’un magasin qui interdit de photographier sur place. Quelle loi ? Quelle prison ? Quel soucis de l’exactitude, amigos ! Bien sûr, El Diario de Caracas a tout l’air d’un canard pas du tout militant anti-« chavisme », mais passons. La photo d’entête ? Fichtre, les rayons de bidoche ont été dévalisés, c’est le lendemain du réveillon ! Un carton est déjà là, à côté d’un chariot. Purée, pas même le droit de prendre deux jours de congés après s’être fait péter la panse. Mais pour les journalistes, si, manifestement : on se contente d’anonymes postant sur twitter, seulement trois types dont un cinq fois. Pas le temps d’aller voir, tant pis.

          Une file de gens qui attendent pour du savon... devant des rayons de bouffe pleins. Ouarf ! Une autre image, tellement floutée, déconstratée et saturée en couleur qu’il saute aux yeux qu’elle est suspecte. Une autre archi floue avec un bout de rayon vide, un truc qu’on trouve tous les jours à New-York. Un étalage de viande vide, ça arrive tous les soirs dans une boucherie digne de ce nom.

          L’article parle-t-il de lois et de prison ? Tu parles, rien de tout ça. Fichtre, un surveillant de magasin a menacé de le foutre dehors... Mais ça ne vous dérange pas non plus.Et d’après lui (qui pourra vérifier ?) il a même ajouté qu’il a dit qu’il allait le faire mettre en prison... Braves journalistes, qui irait croire qu’un videur de magasin a de tels pouvoirs... Pas étonnant que certains nagent en pleine confusion quant au caractère constitutionnel d’un régime. Et vous voudriez qu’on se fie à ce genre de branques pas discrets ?

          Au moins ça en jette un peu plus dans le registre barbouze... L’article que vous nous indiquez date du début janvier 2015. Qui plus est, j’ai déjà évoqué, ici même, le buzz qui semblerait avoir lancé la mode de ce genre de photos de files d’attente et de rayons vides. Je viens de retrouver l’article. Il se trouve que ce buzz a été lancé lors des fêtes de la fin d’année 2014. Mieux encore, on trouve le même - cinq fois - ce cher Oliver Laufer, pilote d’avion, dont j’ai aussi déjà parlé un peu ici... J’avais seulement oublié qu’il était à l’origine de ce mouvement...

          Pas franchement un indien de la montagne, et follower de gens qui n’en sont pas non plus et qui ont la curieuse manie, tout comme lui, d’être abonnés à des profils qui ne sentent pas du tout, ni les grands journaux étasuniens, ni le sionisme hyperactif... L’entête de sa page twitter est déjà un peu éloquente. Son patronyme sent vachement le gars du pays, ce qui ne l’empêche pas d’y exercer un métier qui sent vachement le socialisme et dont on n’irait pas imaginer qu’il peut du tout servir à quelques basses œuvres impérialistes. Le premier abonnement que j’ai trouvé sur sa page tape carrément la page du 1er ministre israélien, et la seconde mène à un gars directement connecté avec tous ces « journalistes ». En repassant, je clique sur le premier contact : un patron de cars Caracas-Miranda, qui n’a pas non plus l’air candidat à rien.

          Caramba. C’est quand même con, on aurait peut-être bien aimé avoir un témoignage d’un gars ou d’une nana un brin moins suspects d’activisme gringo déboutonné. Un peu moins blancos, et surtout moins riche - c’est pas franchement dur à trouver. Encore une fois, puisqu’il n’y a qu’à se baisser... Et vous qui êtes si bien placé pour nous raconter les choses, vous n’avez pas trouvé mieux que cette vieille rengaine issue de la même clique ? C’est si dur que ça ? Allez, faites donc péter un scoop !

          Bon, on t’a débusqué, gantanamo : en plus d’être blanc, riche et français, tu n’a jamais foutu les pieds au Venezuela. C’est tout de même curieux, tous ces gens qui s’appliquent à porter de faux témoignages. Et pourtant, il n’y a qu’à se baisser...


        • sasapame sasapame 28 septembre 10:13

          Un soir, j’ai failli me faire vider d’une boîte de nuit : j’avais dit au DJ que sa musique était vraiment de la merde (véridique). Je vais donc raconter qu’on m’a effectivement vidé, puis je vais gueuler chez les gringos qu’en France il y a une loi qui interdit d’exprimer ses goûts musicaux et qui prévoit même de la prison ferme pour ça. Je leur glisserai que le régime, CQFD, n’est pas constitutionnel. Bon, en fait, c’est vrai mais pas du tout pour cette raison. PS : on est deux ans après les faits. Mais le journaliste du New-York Times n’a vraiment rien trouvé d’autre depuis tout ce temps. Je lui conseillerai à demi-mot de bombarder l’Élisée et de remplacer le tyran par Robert Ménard, un type qui dit et fait toujours ce qu’il faut quand il faut et qui n’est suspect d’aucune dépendance étrangère.

          Bon, on t’a débusqué, gantanamo : en plus d’être blanc, riche et français, tu n’a jamais foutu les pieds au Venezuela. C’est tout de même curieux, tous ces gens qui s’appliquent à porter de faux témoignages. Et pourtant, il n’y a qu’à se baisser...

          Et comme tant d’indices pas discrets (voir mon message ci-dessus) ne suffisent pas, on imagine très bien le gars du pays se donner pour pseudo Gantanamera... Putain, les mecs, faites un effort.


        • sasapame sasapame 28 septembre 10:16

          Coquille (mauvais lien) : Bon, en fait, c’est vrai, mais pas du tout pour cette raison.


        • Otrava Gamás (---.---.223.117) 28 septembre 10:53

          @tf1Groupie
          Que des journalistes soient en prison pour dénoncer ce qu’il se passe n’est pas suffisant ? Braulio Jatar il y a u mois, Andrés Febres Cordero il y a une semain.

          Des chaînes virées du pays.... que voulez vous de plus ???

        • sasapame sasapame 28 septembre 17:33

          @Otrava Gamás,

          Journaliste, journaliste : Alonso Braulio Jatar, éditeur d’un site internet (Reporte Confidencial), a été conseiller ad honorem de la commission de contrôle de la Chambre des Députés du Venezuela, dans les années 1990, avant Chavez. Il a été condamné du crime d’extorsion de fonds par agent de la force publique, alors qu’il était à ce poste (si décisif). En fuite à l’étranger, finalement condamné à 3 ans de prison, il a passé un accord avec le gouvernement d’alors, qui lui a accordé la grâce présidentielle. Voir ici.

          Au demeurant, ça ne l’a pas blanchi pour autant. Par contre, ça montre qu’au plus tard à son retour de l’étranger, il avait le pouvoir de faire chanter des gens très hauts placés (seules des mauvais esprit iront suggérer qu’il a peut-être acquis ces moyens à l’étranger)...

          Et la justice du nouveau régime n’était pas non plus en cause, donc - celle de l’époque non plus, d’ailleurs, d’après la Commission inter-Amérique des Droits de l’Homme.

          Que je sache, à présent, Alonso Braulio Jatar est accusé de blanchissement d’argent. Vu son passif, on a moins de raison d’avoir la fleur au fusil, n’en déplaise aux pleureuses. Quoi qu’il en soit, si la justice fait son travail, on en saura peut-être plus. Mais aujourd’hui, tout le monde veut dire la justice lui-même, surtout quand il ne sait rien... et ne risque pas d’être traduit en justice pour diffamation, outrage à la force publique ni rien d’autre.

          Même journaliste, ça ne donne pas tous les droits. Comme par exemple de conspirer pour organiser un coup d’État. A part les idiots idéologues en herbe, chacun peut se donner des bonnes raisons de croire que des agents sous couverture de journaliste, ça court les rues, et pas qu’en Amérique latine d’ailleurs (j’ai cité deux cas français ici même). Je n’ai pas dit que j’avais le fin mot à son sujet, juste que c’est courant... surtout chez les gens corrompus (c’est ainsi qu’on les tient et qu’on les retourne). En l’occurrence, le type aurait d’abord été entendu par les services secrets. Je jurerais qu’il ne fricote pas avec des fomenteurs de coups de Miami. Naturellement, sa pauvre sœur vit aux USA. Encore un indien de la montagne qui n’aime pas les US, qui n’a jamais touché à la grosse politique, et assurément jamais non plus à du pognon mal acquis, donc.

          Bref, une fois de plus, gare à la pleurniche. Le temps passant, on finira sans doute par y voir bien plus clair.

          En attendant, c’est toujours les mêmes qui font le boulot. Je laisse donc le deuxième cas à un peu plus tard, quand j’aurais eu le temps de faire un minimum de recherches. Pardon.


        • sasapame sasapame 28 septembre 19:54

          @Otrava Gamás,
          Encore un qui sait de quoi il parle.
          Andrés Eloy Moreno Febres-Cordero, un journaliste ? Il est le directeur de l’Institut de la Jeunesse de la mairie de Sucre. Si mon traducteur automatique n’a pas halluciné, il serait également directeur d’une école de droit. A son âge ? Vu son âge et vu son nom, (par hasard aussi celui d’un ancien chef du gouvernement de l’équateur pas mouillé avec l’empire ni dans les tortures), aucun risque qu’il soit pistonné et téléguidé par quiconque.
          Lui aussi a été interrogé par les services secrets (SEBIN). J’ai même cru comprendre qu’il serait envisagé de le faire passer devant une juridiction pénale militaire... (c’est du moins ce que disent certains de ses proches). On peut trouver ça inquiétant, en effet. D’après la famille, Andres est arrêté pour avoir collaboré à la création d’une vidéo commandée par l’organisation politique Primero Justicia à une entreprise privée. De journalisme, je suppose. Cette vidéo aurait été interprétée comme un appel à l’insurrection. Une vidéo dans laquelle on voit la fille d’un militaire qui lui écrit par SMS qu’à la maison il n’y a pas de médicaments, ni à manger, tandis que lui est occupé à réprimer des manifestations de gens « qui pensent la même chose que nous ». Du très factuel, quoi.
          Bien sûr, en France, si on était au bord d’une guerre civile aussi clairement commandée depuis l’étranger, aucun risque que le gouvernement tente quoi que ce soit contre ces innocents « journalistes » qui raconteraient qu’avec ça on meurt littéralement de faim et que c’est la faute du gouvernement en place. Quand ils auront enfin réussi le coup d’État, là-bas, on nous racontera ici que c’est démocratique. On a l’habitude.


        • sls0 sls0 27 septembre 04:31

          Vu d’Amérique latine.
          -Les queues d’attente, vendredi je dois passer à la banque, la queue, les locaux qui adorent discuter ça les dérangent nullement la queue, je suis repassé le lendemain, deux personnes devant moi.
          Avec un regard européen, la queue ça fait bizarre, ici non, ça papote, ça discute de tout et de rien, au bout de dix minutes on connait tout de la vie des personnes de devant et derrière.
          Une queue en Amérique latine est un lieu de discussion et non une punition.
          Les impatients ont intérêt à éviter de faire des courses, ce matin j’ai attendu 5-10 minutes pour qu’une bonne femme se décide et raconte sa vie, elle est reparti avec ses 11 pesos (0,2€) d’oignons, elle repassera certainement 30 minutes plus tard pour l’ail est finir son histoire.

          Les bidons de shampoing, au Venezuela on ne trouve que des bidons de 2 litres, chez moi on ne trouve que des bidons d’un gallon. Chez moi il n’y a pas de pénurie non plus, je vais au magasin ou chez une voisine qui en vend et elle remplie ma bouteille achetée à Carrefour à la capitale. 50 pesos la bouteille (1€). C’est très petit commerce,on vend de tout et partout, le shampoing se vend en gros volume la plupart du temps pour les petits (voir très petits commerce). Rassurez vous on trouve en volume européen dans les supermarchés qui s’implantent.

          Il n’y a pas de bouteilles de gaz dans les racks, plus de gaz, c’est la pénurie ? Non, on va faire remplir sa bouteille à la station, le gaz est distribué en vrac et non en bouteille qu’on échange.

          Ce qui peut paraitre bizarre dans un pays peut être tout à fait normal dans un autre pays.

          Un embouteillage, un camion qui a perdu son chargement, les gens sortent des voitures, il y en a toujours un avec une sono surpuissante, un vendeur ambulant arrive avec des boissons et c’est la fête. Le camion a remis son chargement d’équerre, l’embouteillage est dû à la fête ensuite. Le jour où l’on verra cela en France les poules auront des dents.

          Une image normale d’un pays peut être vue d’une autre façon dans un autre pays, ne vous laissez pas abuser.

          Des photos truquées ne sont pas toujours nécessaires, des photos de tout les jours avec une mauvaises légendes c’est parfois suffisant.


          • sasapame sasapame 27 septembre 17:45

            @sls0,

            au fait, merci pour le témoignage

            Vous n’auriez pas un lien ? Des fois que j’en trouve d’autres en passant par là.

            C’est vivant, oui. Je repense toujours à ce car tout bariolé de couleurs qui nous amené de Maracay à la côte (en passant par un col à 2 000 m), roulant comme un tombeau ouvert avec la musique latinos à fond. Le jour où l’on verra cela en France...


          • guantanamera (---.---.17.244) 27 septembre 23:20

            @sls0
            C’est quoi ce témoignage là ? Rien à voir avec le venezuela en tout cas. Ici la monnaie c’est le bolivar. On ne trouve pas de shampooing du tout, ou bien très rarement. Je n’ai jamais vu de bouteille de 2L de shampooing au passage... Pareil, ici c’est bombonnes de gaz et point barre, personne ne vous la remplit à la station service... Non mais n’importe quoi là c’est du délire absolu !


          • sasapame sasapame 28 septembre 07:54

            @guantanamera,

            bonjour. Tout d’abord, bravo pour votre français ! Peu de gens font aussi peu de fautes que vous aujourd’hui, même ici dans la mère patrie... Je dois dire que mon ami vénézuélien a beau avoir fait sa thèse à Grenoble et parler très très bien le français, il commet encore pas mal de petites fautes à l’écrit et a des expressions d’argot qui ressemblent souvent plus à de la traduction de l’espagnol. ;) Ou peut-être êtes vous un Français qui vit là-bas ?

            sls0 s’est peut-être un peu mal exprimé, enfin il n’a pas donné de précisions, mais le témoignage en question est intitulé « vu d’Amérique latine » ; il semble également clair, dans le texte, que la personne ne prétend pas vivre au Venezuela.

            En tous cas, c’est génial, nous allons enfin pouvoir avoir le témoignage direct de quelqu’un qui vit au Venezuela ! C’est rarissime par ici. Mais s’il vous plait, pourriez-vous nous en raconter plus, avec des détails, etc. ? On entend à peu près toujours les mêmes histoires. Je suis sûr qu’il doit y avoir plein de choses à raconter sur le bordel actuel. Un grand merci par avance.


          • Spartacus Spartacus 27 septembre 10:18
            Circulez ma bonne dame, y’a pas de pénurie. C’est le pays du bonheur.
            Puisque les cocos vous le disent......

            Ils s’accrochent les cocos. Une vraie religion depuis toujours le déni de la réalité.

            Ça me fait penser a ma jeunesse dans ma ville coco. Ils m’avaient offert un voyage dans le pays du bonheur de l’époque en Allemagne de l’Est.

            Pendant le voyage, ils se démenaient pour expliquer que c’était le pays du bonheur. La vue des de la misère endémique, des queues, des pénuries, des magasins réservés aux touristes ou on trouvait des produits capitalistes réservés aux touristes.
            Les gens autour de l’hôtel qui essayaient de vendre leurs misère pour récupérer quelques Francs ou Dollars....

            Que vous faites pitié dans la perpétuelle négation qui s’accroche aux balivernes des derniers chicanos de la propagande à gauchistes.....

            Le ridicule ne tue pas. Heureusement. Vous seriez morts.
            Vos dénis de la réalité vous rendent juste pitoyables !

            • sasapame sasapame 27 septembre 11:09

              @ ma bonne dame,

              pour rappel, le sujet principal de mon article est un document, pdf accessible en ligne et que j’ai déniché, un document que chacun peut lire à la source (en anglais, certes), comme je l’ai fait avant de vous résumer les points intéressant le Venezuela.

              Le bilan principal est qu’une douzaine de centrales électriques qui devraient déjà être installées et produire à plein ne fournissent toujours pas un mégaWatt. Toute la fourniture facturée était ricaine.

              Je vois très mal le rapport avec le communisme ; par contre, j’en vois un très direct avec ce qu’on appelle l’impérialisme - qui est manifestement, en l’espèce, ton ami -, et surtout un avec le fait que le Venezuela en est à subir des coupures de courant.

              A défaut d’alimenter le Venezuela, l’affaire alimente très accessoirement le baratin hors-sol des pourfendeurs d’un communisme qui n’existe assurément pas au Venezuela - manifestement, le libéralisme qui n’existe que très marginalement aux États-unis, pays si « libre de magouille », n’y empêche pas de grandes entreprises et des start-up de s’adonner à une corruption massive. 

              La preuve. Pour exemple, une turbine de centrale vendue d’ordinaire pour un tiers de centaine de million de dollar a été facturée le double à Derwick puis le triple au Venezuela. Au final, +200% sur le tout, soit 2,9 milliards de dollars de surfacturation pas discrète. Ça, ce n’est pas de l’idéologie mais simplement des faits.

              Mais les États-unis, c’est pas communiste (?). Capitalisme monopolistique d’État, corruption effrénée au plus haut niveau, je vois mal la différence.

              C’est curieux de parler de déni de réalité pour un article dont le sujet principal se penche sur des éléments très factuels. Et sans y toucher, quels faits concrets nous amenez-vous ? Du vent.

              La groupie de Bouygues, comparé à toi, à au moins le semblant de mérite de faire semblant de s’intéresser aux sources et un peu à la question. Range donc ton prêche totalement déconnecté, le baratin idéologique (je suis encore charitable) hors sol n’intéresse que les convertis, donc pas ceux qui viennent pour débattre. Je ne sais pas ce qui te fais penser que je suis communiste, je suppose que t’as un court circuit dans le ciboulot.


            • Coriosolite 27 septembre 16:12

              @sasapame

              Cette affaire de centrales et la corruption qui va avec, même si le Venezuela n’est qu’un cas parmi d’autres, n’en jette quand même pas moins un doute sur la compétence des gouvernants et des services de l’Etat.

              Plus généralement, il y a un bilan positif aux années Chavez : l’évident recul de la pauvreté et la réorientation des revenus du pétrole vers les besoins du pays.

              Mais il y a aussi le côté sombre du bilan : l’argent du pétrole massivement utilisé pour la consommation et trop peu pour l’investissement.

              Résultat quand le prix du pétrole s’effondre, il n’y a plus grand chose à distribuer. Et comme le pays produit peu mais importe beaucoup, c’est la crise grave.

              180% d’inflation en 2015. 2 années de recul du PIB. 43% de recul des importations.

              Avec une situation économique aussi délabrée, les magasins vides et le marché noir ne sont pas forcément des fantasmes d’ultra-libéral ou de la propagande US.

              Bien entendu les USA se frottent les mains de cette situation et certainement en sous-main font leur possible pour l’aggraver. Mais accuser l’impérialisme américain (bien affaibli depuis des années quand même) de tous les maux, c’est carrément abusif.

              Si on souhaite que la France et les pays d’Europe regagnent leur souveraineté pleine et entière, et je le souhaite, il faut examiner sans œillères idéologiques les expériences menées ailleurs. Et en tirer les leçons.


            • ENZOLIGARK 27 septembre 16:20

              @Coriosolite ... , Bona Sera , ... TANT QUE PARLE L ’ ECONOMIE # [ Music / VIDEO en VO by Silmarils ] ... , ... # pipee , transformee , arrangee , mOOOdifiee par les ecoutes de la N$A - U$ ( Hello  ! ... les blairOOOs ) . ... АФФ ИСС ...


            • sasapame sasapame 27 septembre 17:36

              @Coriosolite,

              comme je l’avais précisé en fin de texte, il peut y avoir méprise quant à la notion d’impérialisme. En quelques mots (je dirais au sens de Arendt comme de Lénine ou Luxemburg), l’impérialisme, ce n’est pas un système national bien centralisé qui sous-traiterait délibérément à de petites mains privées de viles besognes à l’étranger, c’est « au contraire » un ensemble d’entreprises s’emparant de marchés à l’étranger au moyen de la corruption de dirigeants locaux, et qui sollicitent « ensuite » la protection de l’État dans lequel elles sont basées. Un processus qui, dans l’ensemble, corrompt ce dernier - ainsi, en somme, comme cela a d’ailleurs été théorisé depuis le siècle des Lumières, une nation ne peut se construire en détruisant les autres. La nation étasunienne, qui ne fait pas exception à la règle, ses institutions, sa « démocratie », en crèvent. Autrement dit encore, l’impérialisme moderne est une dynamique essentiellement capitaliste. Je pense donc pouvoir dire que le cas cité, l’affaire Derwick, correspond parfaitement à la dynamique impérialiste. Et bien sûr, il y a de quoi douter qu’au sens du prolo américain "les USA se frottent les mains de cette situation". Bref, possiblement simple question de terminologie ?

              La corruption en question touche manifestement des gens de tous bords, dans la classe dirigeante au Venezuela (comme aux USA). J’ai d’autant moins l’intention de m’encombrer d’œillères idéologiques, ici, que je ne saurais pas du tout mettre une étiquette sur le cas vénézuélien (et tant d’autres). Déjà, je doute qu’il y ait beaucoup de cogestion dans les grandes entreprises ni dans les petites ; peut-être peut-on y voir un peu de socialisme, au sens rigoureux, dans le fait que l’on y essaie de s’appuyer sur une quirielle d’associations de terrain ? Bref. Vous savez, pour moi le socialisme est avant tout une politique fondée sur le respect du besoin d’enracinement, à peu près rien à voir avec ce que les gens d’ici et maintenant, de tous bords, entendent par là. Au passage, je suppose que le marché noir, manifestement très répandu, était tout aussi développé avant Chavez, mais je ne vois pas bien le problème ; en tous cas la petite entreprise familiale qui vit du marché noir dans une société largement basée sur l’entraide et enracinée quelque part me semble bien plus proche de l’idéal socialiste que n’importe quel mammouth...

              Bref, je n’ai probablement pas tant de désaccord avec vous, et justement je m’en suis à peu près tenu à du factuel. Y compris dans les cas d’images truquées ou au sens détourné - j’ai écrit plusieurs dois qu’il me parait douter qu’il y ait besoin d’inventer quand il n’y a qu’à se baisser, mais je n’entends pas dire que ce n’est pas le bordel sur bien des aspects. Je reste quand-même méfiant, aussi, quant aux chiffres publiés par ici. Je vais tacher d’avoir un témoignage local détaillé. La dernière fois (quand j’y étais allé deux petites semaines), j’avais été surpris de voir le gouffre avec ce qu’on imagine d’ici. Et la dernière fois que je me suis penché sur certains chiffres avancés, j’en ai eu d’autres (suite du message en question ici et ).


            • Coriosolite 27 septembre 19:20

              @sasapame
              Je ne vais pas ajouter grand chose à votre réponse. Essentiellement parce qu’excepté des points de détail, je suis d’accord avec ce que vous écrivez.

              Un petit désaccord « pour la route » :

              Le marché noir comme entreprise familiale solidaire ? J’ai des doutes, mais en admettant....,à manier avec prudence.

              Juste pour évacuer un possible malentendu, l’expression « œillères idéologiques » ne s’adressait pas à vous. Mais à ceux qui prennent Caracas pour la nouvelle Mecque du socialisme, ou pour ceux qui nous dépeignent ce pays comme un enfer communiste.

              Pour finir : vous avez raison de souligner la capacité de résilience du peuple vénézuélien et d’insister sur la force des liens d’entraide et de solidarité.

              Un exemple à retenir et peut-être un modèle de société « civile » à reconstruire chez nous.

              Cordialement.


            • Spartacus Spartacus 28 septembre 09:56

              @sasapame

              Quelle rigolade du déni !
              Va falloir trouver un pdf pour la pénurie de médicaments, la pénurie alimentaire, pénurie d’eau potable, d’essence (dans le pays du pétrole) pénurie de collecte des déchets, de la fermeture des postes et télécommunications, du lait (fabriqué sur place), du papier cul et moults exemples de la gestion d’état dans tous les domaines.....

              On a pas fini de rigoler ! Mais il est vrai que défendre l’indéfendable fait partie de votre religion...


            • sasapame sasapame 28 septembre 10:33

              @Spartacus,

              fais un minimum d’effort, tu t’oublies complètement là : tu projettes bêtement un réflexe d’idéologue, qui se sent si sûr qu’il n’a pas du tout besoin d’examiner les sources dès lors que les supposées informations lui disent ce qu’il veut entendre. Seulement tout le monde n’est pas dans ta tête. Gaffe, tu passes déjà peut-être pour un branque. Voire même un troll : tu as du aussi oublier ce qu’Agoravox dit de sa raison d’être, en rapport direct avec le soucis d’accéder à de la bonne vraie information. Si ça ne te dérange pas.

              Donc reviens en aux sources. Pas des ragots. Pas des glissements de sens en cascade. Dans ce cas là, oui, surtout ne te gêne pas : fais péter ! Rira bien qui rira le dernier.

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