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Accueil du site > Actualités > International > Voici venu le temps du choc des nations

Voici venu le temps du choc des nations

Cet été 2008, il s’est passé quelques événements somme toute ordinaires, attendus, JO réussis et triomphe chinois ; sérieux différends entre la Russie et la Géorgie puis par ricochet l’Otan. Sur son blog, Jean-Michel Aphatie déclare que le monde a changé l’espace d’un été, non sans déplorer la fin de non-recevoir adressée aux juges enquêtant sur les dessous-de-table versés lors de la vente des frégates à Taiwan. Est-on certain que le monde a changé ? Car les pots-de-vin, les élans sportifs et économiques, les tensions entre nations constituent pratiquement de l’ordinaire depuis deux décennies. Tout comme la retransmission nombriliste des JO par la télé publique, autre signe des temps.

En vérité, si le monde semble avoir changé, c’est par rapport aux années 1990, lorsque le Mur de Berlin a chuté et qu’aux yeux des gens il était devenu évident que l’économie collectiviste doublée d’une politique dictatoriale ne pouvait rivaliser avec les systèmes libéraux et démocratiques. Du coup, les intellectuels se sont trouvés désemparés, les peuples désenchantés. Plus d’alternative face au capitalisme ascendant. Deux livres ont éclairé cette période, celui de Fukuyama sur la fin de l’Histoire gagnée à la démocratie et celui de Huntington consacré à un hypothétique choc entre civilisation, de quoi émoustiller les esprits conservateurs et conquérants à la Maison-Blanche. Ces deux auteurs ont certainement évoqué des tendances, mais sont sûrement passés à côté de la nouvelle donne sociale et géopolitique se mettant en place et que maintenant, on voit apparaître clairement. C’est d’ailleurs le sort de tous les processus que de se dévoiler une fois bien installés. La chute du Mur et le déclin soviétique étaient prévisibles à la fin des années 1970.

En 2008, force est de constater qu’une démocratie quelque peu frelatée a gagné la planète. On assiste à un double processus. D’un côté, oligarchisation des sociétés, floraison des grandes fortunes, avec des corruptions dans les nations policièrement bridées teintées d’une démocratie de façade, Venezuela, Russie, etc. Dans les vieilles démocraties, la corruption est présente, comme l’ont montré les dernières affaires en France ou en Italie, mais l’évolution se fait dans un contexte de liberté d’expression. Cause toujours, internaute, les affaires continuent, les Etats sont bienveillants face aux gros profits, la dérive ploutocratique est en marche et le bon peuple s’intéresse plus aux frasques des people qu’aux méfaits du système et à la pauvreté rampante. Le renforcement des pôles de profit se fait au détriment des solidarités nationales et, donc, le nouveau système qui se met en place n’est autre que le national-capitalisme, structure devenue universelle avec des variantes locales, en Inde, en Chine, au Japon, aux States, en Europe, etc. Les Etats renforcent les pôles de profits en se délestant des populations non productives ainsi que des régions ayant décroché peu ou prou. C’est le cas du Royaume-Uni avec Londres qui concentre les richesses et maintenant, aimerait bien se passer des villes désindustrialisées comme Liverpool. En Italie, les régions industrialisées du Nord ne veulent plus payer pour le Sud.

La donne sociétale et internationale en 2008 se nomme « choc des nations ». Les événements de 1994 dans les Balkans ont été annonciateurs du « retour des nations ». La crise russe ne représente en rien un retour de la guerre froide. C’est une question d’orgueil national, mais ce n’est plus un enjeu idéologique entre deux visions antagonistes de la société, comme ce fut le cas en 1960 sur fond de guerre civile et de mouvements sociaux très puissants. On ne confondra pas les tendances nationalistes actuelles avec les nationalismes des années 1920 et suivantes. A cette époque, les personnes étaient « nationalisées », autrement dit, les peuples et chaque individu servaient la nation. Actuellement, on assiste à une personnalisation des nations, autrement dit, la nation est au service d’une caste d’hommes bien placés dans les rouages de l’Etat et des industries générant du profit. Patrons, stars, journalistes, écrivains, sportifs, notables, hauts dignitaires, peu importe la fonction, seule compte l’ivresse de l’argent et de la gloire. Ainsi se dessine l’ère du choc des nations.

Il y a bien choc comme le pensait Huntington, mais pas entre des ensembles civilisationnels qui n’ont pas la cohérence structurelle pour s’entendre et s’affronter entre blocs. Les nations sont mieux adaptées, avec les structures centralisées de l’Etat et de la finance. Il y a bien une installation de la démocratie comme le pensait Fukuyama, mais ces démocraties sont des ploutocraties, doublées d’une douce tyrannie exercée par les ensembles sociaux avec la passivité des citoyens décérébrés par les médias. Et maintenant, la Chine trouble le jeu, une Chine relativement libérale, où l’on peut aller en boîte le soir, mais où l’expression est sous contrôle. La leçon effroyable de la Chine, c’est que la prospérité économique peut être compatible avec l’absence de libertés, de quoi faire plier l’antienne libérale datant d’un siècle, cette croyance entre la consubstantialité du libéralisme économique et de la démocratie. Dans ce contexte, les citoyens se voient proposer des séquences émotionnelles et des épopées personnelles ; inclinés qu’ils sont à admirer des personnalités faussement providentielles ; plutôt qu’à mobiliser leurs facultés de raison, d’analyse, de réflexion, de débats d’idées. Blair, Bush, Poutine, Saakhachvili, Royal, Obama, McCain, Delanoë, Sarkozy, Berlusconi, ces dirigeants actuels ou potentiels ont une aura et sont franchement sexy, libéraux de choc et près de leur nation. Sexy, célèbres et suivis par les peuples, comme du reste les Jackson, Johnny, Madonna, Pamela, Bono, Sting, Beckham… Autant dire que les peuples ne sont pas près de sortir du choc des nations et de la domination des oligarques.

Avec comme devise, Une économie des profits et des travailleurs, une nation un dirigeant. A bon entendeur, ein Volk, ein R… No comment, nous connaissons la chanson.

Quelles conclusions rapides à tirer ? Premièrement, une évidence. Il est question d’un système. Alors tous ceux qui s’en remettent à un homme providentiel se fourvoient complètement. Ni Obama ni Delanoë ou Royal ou un autre ne peuvent changer la société. De même, imputer à Sarkozy tous les maux actuels et traquer ses saillies, ses lubies, ses paroles, s’avère stérile. C’est le système qui doit changer de lui-même et conjurer ses vices. Deuxièmement, si tel est le système, la convergence démocratique vers la cohérence explique que les partis de droite aient une vocation à le gouverner, d’où la donne politique en Europe et ailleurs. On comprend alors que le Parti socialiste n’a plus sa place, ni d’ailleurs les techno-bolchéviques anti-capitalistes et les écolo-bolchéviques très rigolos comme un Hulot dans leur croisade contre le CO2. Troisièmement, on sait que la gauche ne transformera pas le système voué à accentuer ses vices, ses maux, ses pratiques. Mais une transformation radicale est possible, lorsque le système va s’effondrer ; ou alors lorsque les consciences vont s’ouvrir, et remettre en cause le mode de fonctionnement de la société autour du profit, du superflu, de la célébrité et la gloire dominatrice. Affaire à suivre et qui est, surtout, à développer, car, si Marx est mort, son successeur n’est pas encore né sur la scène intellectuelle.


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108 réactions à cet article    


  • millesime 27 août 2008 11:02

    L’Europe a "choisi" Son camp au lieu de "choisir SA voie".. !

    Il existe uen hostilité résiduelle contre la Russie chez les leaders européens, ils n’ont pas encore réussi à tourner la page de l’ancienne URSS, (18 ans) d’ou le maintien de l’OTAN (sous la pression US) etc....

    Depuis 2001 quel est le pays qui sème la "pagaye" dans le monde sinon les US, qui confondent un peu trop leurs intérets propres avec ceux du reste du monde... !



     


    • el bourrico 27 août 2008 12:50

      C’est clair que les bombardements en georgie, c’est une action de paix de la part de la russie !

      C’est pourtant le cas quand il d’agit de l’Irak ou le l’Afghanistan, ce sont aussi des actions de paix, de démocratie, tout cela pour leur bien, bien entendu. Et que dire de l’action de la Géorgie dans sa province séparatiste, j’imagine que l’offensive lancée l’a été pour faire la paix.
      T’en as d’autres des conneries comme ça ?


    • Abolab 27 août 2008 23:18

      Il est temps que Géorgie W Bush quitte le pouvoir. Alors que Medvedev annonçait un nouvel ordre mondial économique dans l’indifférence générale, il n’a pas fallu pour peu pour que la riposte américaine ne se fasse retentir dans la région.


    • Nobody knows me Nobody knows me 28 août 2008 10:15

      T’en as d’autres des conneries comme ça ?

      Il en a plein. Ca se chiffrerait en centaines il paraît...
       smiley


    • mac 27 août 2008 11:23

      Finalement le monde ressemble peut-être plus à celui que prévoyait Huxley qu’à celui d’Orwell dans 1984.

      Voci une traduction de ce qu’écrivait Huxley en 1958 dans cet extrait du "Retour au meilleur des mondes", drôlement bien vu tout de même ?

      "Sous l’impitoyable poussée d’une surpopulation qui s’accélère, d’une
      organisation dont les excès vont s’aggravant et par le moyen de méthodes
      toujours plus efficaces de manipulation mentale, les démocraties changeront
      de nature. Les vieilles formes pittoresques - élections, parlements, hautes
      cours de justice - demeureront, mais la substance sous-jacente sera une
      nouvelle forme de totalitarisme non violent. Toutes les appellations
      traditionnelles, tous les slogans consacrés resteront exactement ce qu’ils
      étaient au bon vieux temps, la démocratie et la liberté seront les thèmes de
      toutes les émissions radiodiffusées et de tous les éditoriaux - mais une
      démocratie, une liberté au sens strictement pickwickien du terme.
      Entre-temps, l’oligarchie au pouvoir et son élite hautement qualifiée de
      soldats, de policiers, de fabricants de pensée, de manipulateurs mentaux
      mènera tout et tout le monde comme bon lui semblera. "


      • Bernard Dugué Bernard Dugué 27 août 2008 11:29

        Merci pour cet éclairage, ce texte tape dans la cible,
        Reste à savoir si en 1958, la situation n’était déjà pas bien ancrée, auquel cas, la parenthèse des années 60 et 70 nous aurait donné l’illusion de l’installation d’un régime de liberté bien affirmé, avant que tout soit grignoté d’année en année mais pas d’affolement, on peut encore s’exprimer et Huxley omet un détail d’importance, ce sont les masses déculturées qui offrent le pouvoir oligarchique sur un plateau aux élites.


      • omar omar 27 août 2008 11:57

        On peut d’ailleurs se demander, en passant, comment l’agriculture a réussi à « augmenter la population » si elle n’a servi qu’à nourrir les gouvernants... Aldous Huxley, le petit-fils de Thomas et un excellent ami de Russell et Wells, est celui qui a popularisé avec le plus de succès cette vision pessimiste de la société scientifique industrielle dans son best-seller planétaire Le meilleur des mondes (1932). Il y décrit un monde futur vivant sous une nouvelle ère : celle de Henry Ford. Dans cette société scientifico-industrielle, tout est organisé dans les moindres détails pour assurer le bonheur et le confort de la population. Cela fonctionne parfaitement bien mais au détriment des libertés individuelles : comme Russell, Huxley affirme qu’une société reposant sur la science uniformisera la pensée et le comportement car la science est la réduction de la multiplicité à l’unité. [4] Huxley écrit dans Retour au meilleur des mondes (un essai écrit en 1958) : « En politique, l’équivalent d’une théorie scientifique ou d’un système philosophique parfaitement achevé, c’est une dictature totalitaire. »

        Dans l’utopie dépeinte par Huxley, l’eugénisme est utilisé pour produire, d’une part, l’élite appelée les Alphas plus, Alphas et Bêtas (dégénérée comme les Eloïs de Wells) et, d’autre part, les ouvriers appelés les Gammas, Deltas et Epsilons (abrutis comme les Morlocks). Tout le monde est conditionné psychologiquement pour effectuer sa tâche à laquelle il a été biologiquement déterminé et, en cas de crise d’angoisse, il y a toujours la possibilité de prendre une drogue – le soma – pour se calmer et retrouver la sérénité.

        Huxley se demande dans Retour au meilleur des mondes pourquoi le cauchemar qu’il avait projeté a si vite avancé : « La réponse [...] doit commencer là où commence la vie de toute société, fut-elle la plus évoluée du monde – au niveau de la biologie. » Et d’ajouter : « Toutes les dictatures n’ont pas la même origine, bien des chemins mènent au Meilleur des Mondes, mais le plus direct et le plus large est peut-être celui que nous parcourons maintenant aujourd’hui, celui qui y conduit par la prolifération gigantesque et l’accroissement accéléré [de la population]. »
        Réduire le nombre d’individus...

        Aldous Huxley explique, dans Retour au meilleur des mondes, que la croissance démographique est attribuable en grande partie aux progrès de la science et que même si ceux-ci présentent certaines fins louables, les conséquences sont souvent désastreuses. Pour lui, la lutte contre les maladies constitue déjà un grave problème : « Exemple : nous débarquons dans une île tropicale ravagée par la malaria et avec l’aide du DDT nous sauvons des centaines de milliers de vies en deux ou trois ans. Mais ces centaines de milliers d’êtres ainsi sauvés et les millions d’autres qu’ils engendreront ne peuvent pas être convenablement bien habillés, logés, instruits, voire même nourris, avec les ressources de l’île. La mort rapide due à la malaria a été supprimée, mais une existence rendue misérable par la sous-alimentation et le surpeuplement est maintenant la règle et une mort lente, par inanition, guette un nombre de plus en plus grand d’habitants. »

        L’alternative qu’il nous propose – mort rapide avec la malaria ou mort lente avec la famine – ne nous laisse pas beaucoup d’espoir. Toutefois, son extrême « charité » le pousse à préférer la malaria. Notons en passant que certaines autorités ont partagé cette « charité » et ont décidé d’interdire le DDT, ce qui fait que plusieurs millions d’hommes meurent chaque année, selon la préférence de Huxley, rapidement de malaria. Huxley apparaît ainsi soucieux du triste sort de ces populations nombreuses et Russell semble, lui aussi, compatir pour celles-ci dans Science, Puissance, Violence : « Il est trois moyens de stabiliser une communauté quant à sa population. Le premier est la limitation des naissances ; le second, l’infanticide ou les guerres véritablement meurtrières ; le troisième, la misère générale [...]. [...] De ces trois méthodes, seule la limitation des naissances ne recourt pas à une extrême cruauté et n’est pas cause de malheur pour la majorité des humains. » Et il affirme plus loin que si l’on n’applique pas la première méthode, on devra subir les deux suivantes.

        Bref, si l’on veut éviter que les famines, les guerres et les épidémies réduisent le nombre de gens sur la planète, il faut absolument que l’on réduise le nombre de gens sur la planète... mais de façon « humaine », c’est-à-dire par le contrôle des naissances. Toutefois, certaines circonstances font que les autres méthodes sont, pour Russell, justifiées.

        Dans Prospects of Industrial Civilization (Perspectives de la civilisation industrielle, 1923), il admet que « les races moins prolifiques devront se défendre contre les plus prolifiques par des méthodes qui sont répugnantes même si elles sont nécessaires ».

        En fait, cette volonté de réduire la population afin d’alléger les souffrances humaines cache une autre préoccupation, bien plus sincère, comme Russell l’exprime dans son Icare : « D’ici peu, la population pourra véritablement diminuer. Cela se produit déjà dans les sections les plus intelligentes des nations les plus intelligentes ; [...]. D’ici peu, le contrôle des naissances pourra devenir presque universel parmi les races blanches ; cela ne détériorera pas leur qualité mais seulement leur nombre, au moment où les races non civilisées seront encore prolifiques et préservées d’un taux de mortalité élevé par la science blanche. »

        Voilà ce qui leur fait peur : « Les races non civilisées prolifiques. » La croissance démographique n’est pas vue comme une source de souffrances pour les populations surpeuplées mais plutôt comme une menace pour « les races blanches ».

        Extrait de : http://www.solidariteetprogres.org/article4372.html


      • mac 27 août 2008 12:42

        Vous mélangez gaillardement Huxley et Russell comme bon vous semble pour attribuer des propos racistes au premier ? Est-on directement catalogué comme raciste lorsque l’on se pose la question de la surpopulation ?
        Le sujet de l’extrait proposé portait sur l’évolution possible de la démocratie, il n’est en aucun cas question de racisme...


      • Yvance77 27 août 2008 12:48

        @mac

        Alors là voici une intervention qui tape dans le mille, tout est écrit.

        Mais face à cela la solution c’est quoi ... hormis la rebellion citoyenne !!!

        A peluche

        Ps : bon post et je remarque que lerna est encore à la bourre pour re-déclarer sa flamme à BD


      • Mathias Delfe Mathias Delfe 27 août 2008 14:02

        Salut, Bernard.

        Bronzé, reposé, et tout ?

        Je me suis moi-même attelé hier à un papier dans le goût de celui-ci en me disant : « faut le finir avant que le Dugué ne revienne d’Arcachon ! »
        Trop tard !
        La nation a toujours été instrumentalisée par et mise au service d’une caste d’individus dès l’émergence de son concept moderne (avec les révolutions américaine et, surtout, française qui remplacèrent les aristocrates par des avocats).
        Cela dit, le portrait que tu traces de ses actuels maîtres me semble tout à fait judicieux.
        Je regretterai simplement ton mépris ironique de « l’homme providentiel ». Et Bayrou, alors ? tu ne l’aimes plus ? vive l’anarchie ?
        Le truc qui m’inquiète un peu quand même, c’est le nombre de guerres atroces qui ont débuté par des histoires de confettis d’empire revendiqués par des ploucs et défendus par des charognards.


      • eugène wermelinger eugène wermelinger 27 août 2008 16:33

        et pour tenir, voire maintenir les peuples : voilà la bombe alimentaire et ses conséquences espérées par ceux qui mènent la danse du monde :

        Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi notre santé est si fragilisée et que ça va de pire en pire ?
        Vous trouverez dans cette vidéo absolument TOUTES les réponses, les VRAIES réponses.
        Jamais une femme n’aura eu autant le courage de tout nous dévoiler. 

      • Philou017 Philou017 27 août 2008 17:42

        Ca fait peur. Ca demande vérification, mais ca me parait assez en phase avec certaines politiques internationales proposées par ces organismes destructeurs que sont la Banque Mondiale, le FMI et autres OMC.
        Pourquoi ne pas écrire un article là-dessus ?


      • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 27 août 2008 22:39

         @ L’auteur. Vous avez bien raison. Il reste a décider pour chacun si la nation ou la civilisation à laquelle il s’identifie vaut qu’il lui sacrifie ne serait ce que sa tranquillité pour en assurer la survie... ou si un calcul plus détaché ne suggère pas plutôt une sereine et stoïque décadence, l’équivalent pour une société désabusée de s’ouvrir les veines dans un bain tiède parfumé... Contrairement à vous, cependant, je crois que c’est justement un individu atypique qui fait finalement basculer les équilibres qu’on s’ingénie à maintenir. Le Mulet de Fondation d’Asimov... .

         Pierre JC Allard 

        http://nouvellesociete.org/5171.html

        http://nouvellesociete.org/5177b.html


      • Bernard Dugué Bernard Dugué 27 août 2008 22:54

        Pierre, nous sommes sans doute d’accord, si on convient que l’individu atypique dispose d’une conscience ouverte


      • Bobby Bobby 28 août 2008 09:27

        Bonjour,

        Oh si ! prenons l’exemple de Ghuislaine Lanctôt qui a écrit "la mafia médicale", livre et analyse qui lui ont valu de se faire virer de l’ordre des médecins... et pourtant elle en dit des vérités !

        Il serait grand temps que l’homme réhabite son corps, son esprit !..... une révolution que prônait déjà un certain Erich Fromm ?

        Très bon article ! commentaires de qualité !

        Bien cordialement


      • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 28 août 2008 10:09

         @ Bernard : Ou, autre pôle du phénomène, s’il n’est que la manifestation d’un égrégore auquel il sert de fer-de-lance : Cohn Bandit pour Mai 68, par exemple.. ( Je vous invite a voir le lien ci-dessous : un blogue qui ne naîtra formellement que la semaine prochaine, mais pourrait vous intéresser) 

        http://les7duquebec.wordpress.com/category/pierre-jc-allard/

        Pierre JC Allard


      • zinnzinn 31 août 2008 22:55

        Voilà ce qui leur fait peur : « Les races non civilisées prolifiques. »

        L’idée, très répandue, que la réduction de la population mondiale [ainsi que son taux de croissance] se passera forcémment par la famine, la maladie et les guerres, est issue des Relations Publiques des oligarches et plutarches, que l’auteur épeingle si bien.

        En d’autres termes, l’élimination du "surplus" d’êtres humains, par moyen de négligence et de violence, serait la solution le plus « efficace » et « bon marché », selon ceux qui tiennent les reines du pouvoir.

        Pourtant, il y a une autre manière de voir le problème, qui consiste à se mettre dans la peau des gens qui se « sur-reproduisent ». Pourquoi le font-ils ? Demandez à une femme qui aurait élevé 5, 10, 15 enfants si l’expérience fût une partie de plaisir !

        Nous, les priviligiés des pays industrialisés, bénéficient des programmes de sécurité sociale et de retraite [pour l’instant, du moins]. Mais, quelle est l’assurance de soutien social d’un couple de fermiers dans sa vieillesse, par exemple, si ce n’est la main d’œuvre de sa progéniture et la soldarité entre générations ? Avec un taux de mortalité enfantin élévé dans une grande partie du monde, voilà pourquoi on y produit les familles nombreuses.

        Vu de là, la philosophie derrière l’idée promulguée par nos Seigneurs, que maladie et violence sont des solutions acceptables en ce qui est réduction de la population mondiale, n’est pas moins que monstrueuse. Il y a trop d’êtres humains sur la planète ; ça c’est indéniable, mais la réponse qu’ils soumettent est mal pensée, même en termes de leurs propres intérêts

        Le problème se situe donc au niveau de nos oligarches, et il est, au fond, d’ordre politique. La solution est on ne peut plus simple : mettre fin à la hypersurexploitation des peuples des pays non industrialisés, et soutenir le développement des infrastructures de soins médicaux et d’éducation, sur le modèle Cubain, en Amérique du Sud, par exemple [avec produits de contraception gratuits et à volonté].

        Soutenus, ces populations profiteraient d’une confiance dans leur capacité de survivre, et le problème de surpopulation se verrerait peu à peu résolu. ET le monde compterait d’autant plus d’êtres sains et inventifs, pour faire marcher les économies locales, d’abord, et l’économie mondiale, ensuite, avec l’avantage supplémentaire de pouvoir faire économiser aux pays riches des $ milliards en subventions.

        On ne peut plus parler honnêtement de surpopulation sans montrer du doigt ceux qui, en fin de compte, en sont responsables.


      • omar omar 10 septembre 2008 23:52

        C’est constructif et c’est effectivement de cette façon que cela fonctionne, je suis issu d’une famille de 9 enfants dont un décédé en bas age pendant la guerre d’Algérie.


      • sisyphe sisyphe 27 août 2008 11:49

        avec des corruptions dans les nations policièrement bridées teintées d’une démocratie de façade, Venezuela,

        Ah bon !?
        Vous pourriez développer sur le Venezuela, s’il vous plait ? 


        • Jean-paul 31 août 2008 16:37

          @ sysiphe

           www.therealcuba .com


        • Charles Bwele Charles Bwele 27 août 2008 11:50

          Heureux de te relire depuis le temps, Bernard smiley


          • grangeoisi 27 août 2008 12:27

            Bonjour Mr Dugué ! Alors bien ces vacances ?

            Je vous trouvais un peu ronchon hier allant jusqu’à mettre un zéro à un article : dur le prof inversitaire !

            J’ai compris , vous deviez remettre un article pour aujourd’hui et que dire ? L’affre de la page blanche en quelque sorte.

            Rassurez-vous votre article est bon, je l’intitulerais même si c’était dans mes possibilités : Le choc des nations , le poids des mots de Dugué, bof à la réflexion non, plus simplement  : Pensum de rentrée !

            Je l’ai lu , d’autres que moi en feront une docte analyse, mais si on attend encore le successeur de Marx ( pourquoi ?), on sait que l’on vous a encore.


            • Parpaillot Parpaillot 27 août 2008 12:47

              @ Bernard Dugué :

              Très bon article qui remet un peu les pendules à l’heure et nous incite à remettre en question notre vision du Monde, d’un monde qui a énormément changé depuis la chute du mur. Ces changements se sont opérés un peu à notre insu, tout occupés que nous étions, et sommes encore, à regarder les détails sans voir l’essentiel.

              Il est vrai, comme vous l’écrivez, que ce serait un leurre que de vouloir s’en remettre à un homme providentiel :

              " Alors tous ceux qui s’en remettent à un homme providentiel se fourvoient complètement. Ni Obama ni Delanoë ou Royal ou un autre ne peuvent changer la société. De même, imputer à Sarkozy tous les maux actuels et traquer ses saillies, ses lubies, ses paroles, s’avère stérile. C’est le système qui doit changer de lui-même et conjurer ses vices."

              L’histoire l’a démontré et on a vu ce que de telles illusions pouvaient produire (élection d’Hitler dans les années 30 en Allemagne, etc.).

              Aujourd’hui nous savons et nous n’avons plus d’excuses ...

              Les citoyens ne peuvent et ne doivent compter que sur eux-mêmes. C’est aux citoyens de reprendre leur destin en mains et cela passe aussi et surtout par une responsabilisation de l’individu.

              Cordialement !


              • Philou017 Philou017 27 août 2008 14:51

                Dugué ne peut pas s’empêcher de déverser sa haine anti-socialiste.

                Dugué vient de découvrir que les états dits "démocrates" étaient corrompus et mis au service d’une oligarchie manipulatrice. Ca le rend agressif.


              • Matéo34 Matéo34 27 août 2008 18:10

                @ Léon.

                Bonjour,

                Je vous trouve sectaire : pour ma part, c’est tout le texte qui m’a fait mourrir de rire.

                J’aime pas trop la salade niçoise mais là...

                "La fin de l’Histoire" et "Le choc des civilisations" auraient nourri les néoconservateurs... à mon avis c’est plutot le contraire, et cela ne date pas des années 90 : http://fr.wikipedia.org/wiki/Bilderberg ou encore là... http://www.bakchich.info/article4733.html .

                La nouveauté, c’est le choc des nations... ah ! C’est nouveau ça ??? la lutte des empires français et anglais contre les empires Centraux et Ottoman qui datent de la deuxième moitié du 19ème siècle c’était pas ça ??? Cela y ressemble un peu quand meme... Et puis, le peuple au service des castes, c’est pas nouveau non plus, a moins que la monarchie, le régime censitaire et le bonapartisme (pour faire court) soient des mensonges...

                Après, tout le passage sur nos démocraties qui sont des ploutocraties (bon alors, on est en démocratie ou en ploutocratie) ; de Poutine à Delanoe, allez donc ! tout le monde dans le meme sac et pour finir... "le systeme est vicié mais il doit se corriger lui meme" bon, si je comprends bien : le vice corrige le vice pour donner la vertu et le tout se fait tout seul, comme ça betement pour rien.... et le tout avec des gens abrutis et aveuglés par diverses choses...

                Quand je vois les commentaires sous les articles sur AV ou ailleurs, que je discute avec les gens que je croise... Quelques soit les opinions et ça vaut ce que ça vaut, je vois mal le peuple abruti, etc.

                Mais peut etre que je suis trop Techno-bolcho- anticapilatliste.

                Bonne journée.

                Matéo.


              • Sylvie et Nicolas Sylvie et Nicolas 27 août 2008 18:52

                Le début m’a vachement plu ; la chapô et le premier paragraphe.
                Immédiatement, j’ai plussé en me disant chouette et encore.

                Et puis pschitt. Rien compris en fait. Oui, le sens d’une phrase, de telle autre phrase, mais globalement rien.


              • pallas 27 août 2008 12:57

                Vous vous prenez la tete pour rien. Le passé n’etait pas meilleur que le Present, et dans la plupart des situations c’etait bien Pire, si vous voulez revenir a celui du moyen age, ou du 19 eme siecle, bien avant, alors allez y, franchement, vous etes en bonne santé, vous mangez a votre faim, vous avez un toit, tout le confort materiel, toutes les informations, la liberter de penser et de circuler, et vous vous plaignez encore. Nous sommes aux anti podes de Orwell et consort, et puis en toute franchise, toutes les formes de societe, qu’elles soient primitives a aujourd’hui, ont ete constitué de classe dirigeante, de bourgeoisie, de classe moyenne, et celles des pauvres, sa toujours ete comme sa, maintenant, parler de Doctrine, de Formatage de pensée, les individues se manipulent les uns les autres et tout depend des circonstances et des evenements. C’est tout, c’est aussi simple que sa.


                • Renato 27 août 2008 14:14

                  @ Pallas

                  Tes propos qui consiste à dire 

                  " Y a rien à faire la société a été toujours comme cela et sera peut être pire dans l’avenir et donc je me contente de vivre le mieux possible dans mont petit monde" 

                  est l’archétype du citoyen individualiste qui ne veut se surtout pas se poser de question faire d’effort et qui en conclusion ne sont pas constructif.

                  Alors -1 mais je rassure tu n’es pas tout seul.

                  Carpe diem 


                • pallas 27 août 2008 13:05

                  Un detail, la tranche de population qui fait evoluer les societe, ne sont pas les Elites, n’y le peuple, c’est en verité les individues les plus mediocres, c’est a dire, les delinquants qu’ils soient en col blancs ou de basse categorie, une societe evoluera en fonction de cette tranche de population. Une civilisation qui créera des individues mediocres se condamne a disparaitre, c’est la le probleme.


                  • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 28 août 2008 10:21

                     @ Pallas : These interessante qui recoupe un peu celle-ci


                    P
                    ierre JC Allard


                  • tvargentine.com lerma 27 août 2008 13:12

                    Décidement la "rentrée" de Mr DUGUE avec ses "billets" est à l’image de la dégradation général du niveau des articles et de la diversité des idées.

                    Il n’y a qu’en majorité des articles sectaires ou d’une médicrité intellectuelle inquiétante

                    ICI nous lisons un modèle à archiver pour la fin du monde "En 2008, force est de constater qu’une démocratie quelque peu frelatée a gagné la planète."

                    ICI en résumé quelques mots clés de Mr DUGUE "la dérive ploutocratique est en marche  " (tiens ça sent mauvais, snif s,nif, ça vous rappelle pas les discours de l’extreme droite fascisante d’avant guerre ??? )

                    Décidement Mr DUGUE suit la nouvelle ligne de conduite validé par le "comité de rédaction" (si il existe vraiment !)

                    Mr DUGUE écrit "la nation est au service d’une caste d’hommes bien placés dans les rouages de l’Etat et des industries générant du profit"

                    Mr DUGUE s’est-il rasé le crane aussi pour reprendre des citations de l’extrème droite ?

                    Mr DUGUE (zig !) affirme "ces démocraties sont des ploutocraties, doublées d’une douce tyrannie exercée par les ensembles sociaux avec la passivité des citoyens décérébrés par les médias"

                    Bref,je n’irais pas plus loin car cet article,digne représentante d’un journal d’extrème droite me donne envie
                    de vomir

                    La confirmation de la dérive d’AGORAVOX



                    • Vilain petit canard Vilain petit canard 27 août 2008 14:13

                      lerma, vous baissez, mon vieux. Vous avez oublié de préciser que maintenant, sous la direction éclairée de Nicolas SARKOZY, les Français travaillent plus et gagnent plus, et sont enfin à même de goûter au plein emploi, à le richesse et au développement, et qu’ils se sont enfin affranchis de la tutelle infâme des CEAUCESCU du PS. Vous avez également oublié de mentionner que le TSS est devenu la règle sur Agroavox, et que vos articles sont lâchement censurés par une bande de gauchistes attardés comme Mr DUGUE. Faut prendre des vacances, on ne vous reconnaît plus.


                    • Philou017 Philou017 27 août 2008 18:05

                      C’est vrai, Lerma s’éloigne des fondamentaux, on ne le reconnait plus...


                    • sisyphe sisyphe 27 août 2008 13:57

                      Visiblement, monsieur Dugué ignore mon message !
                      Alors, je réitère : pourriez-vous développer, concernant le Venezuela, s’il vous plait, monsieur Dugué, ou n’était-ce qu’un effet de style ? 
                      Merci de votre réponse. 
                       smiley


                      • Bernard Dugué Bernard Dugué 27 août 2008 14:00

                        Développer quoi ? Le Venezuela est un pays corrompu, avec les revenus du pétrole séquestrés par une oligarchie soutenue par Chavez, et pour le reste, des trafics en tous genres, avec un change monétaire qui se fait au marché noir, comme dans l’URSS en 1980.


                      • sisyphe sisyphe 27 août 2008 14:20

                        Ah, d’accord !
                        Un bon résumé de la propagande US contre le Venezuela. 
                        Renseignez-vous un minimum, avant d’écrire des aneries et des contre-vérités : vous y gagnerez en crédibilité.


                      • Philou017 Philou017 27 août 2008 14:34

                        Dugué : j’ai voté votre article comme intéressant, une fois n’est pas coutume.

                        Mais votre appréciation sur le Vénézuéla est completement fausse. Même les gens qui passent leur temps à critiquer Chavez au Vénézuéla n’oseraient pas avancer des choses pareilles. Qu’est-ce qui vous a fait Chavez ?

                        Un vieux relent d’anti-communiste récyclé ?


                      • Bernard Dugué Bernard Dugué 27 août 2008 14:39

                        Ah ce rocher du manichéisme, une fois repoussé à propos de la Russie et voilà qu’aussitôt, il retombe sur tes pensées

                        Le Venezuela est un pays où règne la corruption

                        Je persiste et signe


                      • Mathias Delfe Mathias Delfe 27 août 2008 14:51
                        A Sisyphe et B.Dugué

                        Selon Hugo Chavez
                        , "l’insécurité et la corruption sont des maux hérités que nous devons empêcher de s’étendre, sinon ils deviendront le plus grand ennemi de notre révolution". Les adversaires du président soulignent toutefois, pour expliquer l’ampleur actuelle de la corruption, l’absence de contrôles budgétaires dans diverses administrations et dans des programmes sociaux financés par la manne pétrolière. Le classement 2007 de Transparency International présente le Venezuela comme le pays le plus corrompu des Amériques après Haïti. (in Latin Reporters)

                        Tout cela n’implique pas que Chavez et ses proches soient eux-mêmes impliqués dans des affaires de corruption. Maintenant croire que le Venezuela serait devenu le pays de Candy grâce à Hugo, lui-même n’en semble pas convaincu.
                        J’ajoute que je suis moi-même un supporter critique de Chavez (du moins tant que ce prétendu "dictateur" maintes fois réélu en dépit de toutes les procédures d’empeachment intentées par l’opposition continuera de remettre sa charge en question, a contrario des frères Castro par exemple, vrais autocrates pour le coup). De là à devenir naïf.


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