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Voir évoluer Nicolas Sarkozy en dehors de la France

Nicolas Sarkozy ne laisse personne indifférent. Tant les Français que les observateurs étrangers. L’évocation de son seul nom soulève des passions. La gauche plurielle est incapable d’unisson dans ses messages. La droite présidentielle cherche à ne parler que d’une seule voix autour d’un seul message. Nous assistons dans le débat que vit la France actuellement une répétition des vieilles règles de la politique : schismes, divisions, calculs stratégiques, outrecuidance langagière, scandales, et autres. La France ne fait pas exception à la corruption qu’engendre cette mal-aimée de la société : la politique. En rappel, cette phrase d’Albert Camus : Si les hommes ne peuvent pas se référer à une valeur commune, reconnue par tous, alors l’homme est incompréhensible à l’homme

Aux yeux de Nicolas Sarkozy, que vaut l’Europe ? Bizarrement, aux beaux jours de son règne, le président français a fait de l’Europe sa priorité. Au moment où la France devait occuper la présidence de l’Union européenne. La crise économique a changé la donne. Nicolas Sarkozy a semblé délaisser l’Europe dans son désir de changer le capitalisme mondial en se rangeant du côté du G20. Rien n’est gratuit dans la stratégie de Nicolas Sarkozy. La France présidera en 2011 le G8 et le G20. Après avoir occupé pour si peu le terrain européen, rien de mieux que de viser un forum plus large. Quitte à renier quelques vieux principes républicains. Pourrait-on imaginer un nouveau Bretton Wood qui passerait par l’imaginaire de Nicolas Sarkozy ?

Nicolas Sarkozy s’est préparé de longue date. En mars dernier, le président français, de New-York, exhortait son homologue, Barack Obama, à entendre l’appel de l’Europe sur la réforme de la gouvernance mondiale : « Si l’Europe et les États-Unis n’inventent pas ce nouveau modèle, personne ne le fera ». Il n’y a pourtant pas si longtemps la France voyait démesurément grand. Les Charles de Gaulle, François Mitterand et Jacques Chirac projetaient toujours dans cette France cette image séculaire de « grande nation », ce qui n’était pas sans irriter les voisins européens. Les atermoiements de Nicolas Sarkozy, sa gesticulation, ses sautes d’humeur, ses volte-face, font-elles encore le poids aujourd’hui ?

Rappelez-vous. C’était avant la crise. Le président investissait massivement (euphémisme) pour encourager les heures supplémentaires, l’accession à la propriété et la constitution d’un héritage. Après la crise, la France qu’incarne Nicolas Sarkozy n’hésite plus à distiller sa pédagogie de bon gestionnaire. Même si les caisses de l’État sont vides. Le bon gestionnaire est sans le sou. La Grande France en est réduite à procéder à des ponctions de 10 milliards d’euros sur les niches fiscales.

Nicolas Sarkozy est de plus en plus brouillé par les scandales. Nicolas Sarkozy voit fondre sa crédibilité. L’affaire Bettencourt-Woerth a une portée d’ondes dévastatrices considérable. Le comble réside dans le fait que des ministres vont jusqu’à remettre en cause le droit des médias de mener des investigations sur le financement occulte des campagnes présidentielles. Le gouvernement n’a d’objectif présent que de faire taire les scandales qui l’affaiblissent. Au risque de bafouer ignoblement les principes républicains de liberté, égalité et fraternité qui ont marqué les jalons historiques de la Grande France.

Le bon gestionnaire s’effondre sous les révélations truculentes d’une presse de moins en moins servile et plus caustique à l’égard du président. Un Français sur deux (55%) souhaite que la gauche gagne la prochaine présidentielle, selon un sondage Viavoice pour Libération. Le bon gestionnaire que se veut Nicolas Sarkozy n’est crédité que d’une popularité de 34% seulement. C’est peu. Et le président de la prochaine rencontre du G8 et du G20 aura fort à faire pour donner des leçons de gouvernance.

Avec le discours de Grenoble, le président Nicolas Sarkozy a abaissé d’un cran la dignité présidentielle française. Le fondateur de Mediapart, Edwy Plenel, a qualifié Nicolas Sarkozy de délinquant constitutionnel. Le pape Benoît XVI, qui s’exprimait depuis sa résidence d’été de Castel Gandolfo, n’a pu omettre de souligner que les textes liturgiques de ce jour nous redisent que tous les hommes sont appelés au salut. C’est aussi une invitation à savoir accueillir les légitimes diversités humaines, à la suite de Jésus venu rassembler les hommes de toute nation et de toute langue.

Les coups les plus durs sont venus de New-York. En date du 5 août dernier, le New York Times se pourfend d’un éditorial assassin, Xenophobia : Casting Out the Un-French, à l’égard de la France. Dans un pays qui a longtemps défendu avec orgueil le principe d’égalité devant la loi de tous les citoyens français, écrit le New-York Times, Nicolas Sarkozy « attise dangereusement les sentiments anti-immigrés » au nom de « calculs politiques à court terme ». Le Times poursuit : « Faire campagne contre les immigrés est populaire chez les électeurs français de souche et M. Sarkozy ne s’en est jamais caché ». Et comme l’indique le Figaro, le journal NYT note au passage que Nicolas Sarkozy a pour père un immigrant hongrois naturalisé et qu’il a épousé une Italienne ayant également acquis la nationalité française. Il rappelle également à celui « qui aime être appelé Sarko l’Américain » qu’aux États-Unis, la citoyenneté américaine est protégée par le 14e amendement, qu’elle soit de naissance ou acquise.

Il semble bien que l’Amérique n’a pas entendu le message du ministre de l’Immigration. Eric Besson n’a pas hésité à déclarer que la France « n’a pas de leçons à recevoir  », car elle est le pays « le plus respectueux du droit des étrangers ». Le 12 août dernier, un comité des Nations unies a noté une recrudescence notable du racisme et de la xénophobie en France, notamment à l’encontre des gens du voyage. Foreign Policy se demande « What’s behind Sarkozy’s crackdown on the Roma ? » Et de conclure : Il s’agit en fait d’une « stratégie politique de Nicolas Sarkozy ». Le Times de Londres évoque, pour sa part, le souvenir de la Gestapo. Le quotidien allemand Süddeutsche Zeitung, cité par Courrier international, dénonce un président qui « multiplie les gesticulations, croyant faire montre de force alors qu’il révèle ainsi sa faiblesse ».

Tous ces bruits et ces gesticulations ont-ils pour objectif premier de faire glisser sous la carpette les scandales de la France et sa piètre économie ? Christine Lagarde a assuré que la France ferait tout ce qui est nécessaire pour ramener son déficit public à 6% du PIB en 2011. C’est un engagement très, très fort de la part du président et du gouvernement, a dit Christine Lagarde. L’exécutif jure que ni l’impôt sur le revenu, ni la TVA, ni l’impôt sur les sociétés ne seront augmentés. Tous les Premiers ministres français, depuis des années, ont pris l’engagement de ramener le déficit sous la barre des 3% sans l’atteindre. La Suède, le Canada et l’Irlande ont pourtant retrouvé un équilibre budgétaire sans alourdir la pression fiscale des populations par des augmentations d’impôt. Le déficit budgétaire, qui sera de 8 % en 2010, devra être ramené à 6 % l’an prochain. Comment la France s’y prendra pour parvenir à retrouver une gestion équilibrée de son budget, surtout avant la rencontre du G8 et du G20 en 2011 ? Pour l’agence de notation Moody’s, la France n’a jamais été si près de perdre sa note AAA et donc un peu de sa crédibilité auprès des investisseurs.

Les compressions visées toucheront principalement les niches favorisant l’épargne salariale, l’assurance vie ou l’épargne retraite. Les salaires des fonctionnaires seront gelés. Le non-remplacement d’un poste de fonctionnaire sur deux qui quitte pour la retraite perdurera. Le défi est de taille : la France doit trouver entre 3 et 3,5 milliards d’euros supplémentaires si elle veut réussir à ramener son déficit à 6 % du PIB en 2011. Les 470 niches fiscales recensées représentent un manque à gagner pour l’État en 2010 de 75 milliards d’euros.

Au moment où emploi et croissance sont les thèmes prioritaires pour les Français, la présidence devra discourir sur la décroissance et les compressions. Sarkozy entend de plus faire de la réforme du régime des retraites un symbole de son quinquennat. Les Français ne sont guère enchantés de travailler progressivement deux ans de plus pour compenser les dépenses excessives de l’État. Qui plus est, le nombre de salariés partant en retraite a fondu : en 2009, ils n’étaient que 734 000, contre 785 000 l’année précédente. Les messages sont un peu contradictoires entre le gouvernement et le parti de la majorité : le secrétaire général de l’UMP, Xavier Bertrand, a déclaré que « l’heure n’est pas à une révolution concernant l’assurance-vie », à propos du placement préféré des Français, dont les avantages fiscaux pourraient être réduits.

La facture pour le carburant a bondi de 12% sur un an, et celle pour le fioul domestique de 24%. Le coût des réparations automobile ont grimpé de 3% et la facture des fruits et légumes de 14%. Conséquence : le pouvoir d’achat des ménages français a reculé de 0,4% en un an, sous l’effet de l’inflation, comme l’indique une enquête de l’Institut national de la consommation (INC) - (Source AFP)

Nicolas Sarkozy espère retrouver au cours du G8 et du G20 l’aura qu’il avait su obtenir lors de la présidence française de l’Union européenne. Le président français devra parcourir une longue route pour retrouver cet aura. Selon un sondage Ifop paru dans le JDD, Nicolas Sarkozy ne recueille que 36% d’opinions favorables. La cote de popularité du Premier ministre reste nettement au-dessus de celle du chef de l’État : 46% en sont plutôt satisfaits et 7% très satisfaits.

En terminant, rien n’est gagné pour Nicolas Sarkozy. Les prochaines rencontres du G8 et du G20 pourraient constituer un cuisant échec pour le président mégalomane français. John Vinocur, du quotidien américain International Herald Tribune, édition du 27 juillet 2010 publiée à Paris, pose un jugement sévère mais lucide sur le président français : Est-il concevable que Sarkozy et la France aient l’autorité et le soutien international nécessaire pour essayer de mettre un panier de devises à égalité avec le dollar ? De plus, les grandes ambitions de Sarko ont généralement explosé sous la pression de leur excès. Son projet d’Union pour la Méditerranée, où la France devait avoir le rôle clé dans une quasi-confédération rassemblant pays arabes et pays de l’Europe du Sud, n’a abouti à rien.


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55 réactions à cet article    


  • Daniel Roux Daniel Roux 25 août 2010 10:20

    Le cas Sarkozy, quelque soit le côté par lequel on l’aborde, est désespéré. Rares sont ceux qui osent avouer avoir voté pour lui et encore plus ceux qui envisagent de recommencer. La messe est dite et la seule question qui reste est : Va t-il s’obstiner et risquer de perdre la seule chose qui lui reste, l’illusion d’être un homme politique.

    En France, vous êtes d’autant plus populaire que vous ne faites rien. De cette façon, vous ne fâcher personne. C’est ce qu’avait bien compris Chirac qui s’abritait toujours derrière des paravents qu’il n’hésitait pas à abattre en cas de besoin. C’est cette stratégie « du meuble » que reprend Copé en ce moment, il a totalement disparu des écrans pendant que le règne d’UBU s’achève.

    Qu’il y ait plus de la moitié des sondés qui se montre satisfait de Fillon n’est pas étonnant puisque justement, il ne décide rien sauf à la marge. Il est seulement le collaborateur de Sarkozy, son chef du personnel. Les Français sont satisfaits que le conducteur du train suive les rails.

    Les médias américains n’aiment plus Sarko, l’américain. Ils renient ce mauvais fils du conservatisme anglo-saxon. On se demande bien pourquoi. Sarko mène les Français à la ruine aussi surement et de la même manière que Clinton et Bush puis Obama l’ont fait avec les américains. Peut-être n’aiment t-ils pas l’image que leur renvoie le fidèle miroir ?


    • Pierre R. Chantelois Pierre R. Chantelois 25 août 2010 14:57

      Daniel


      Le parallèle que vous tracez entre le président français et les présidents américains est intéressant. Mais il ne faut pas oublier que sous Bill Clinton, les États-Unis ont connu une grande période de prospérité. Clinton a été servi par une croissance record durant ses deux mandats. 

    • L'enfoiré L’enfoiré 25 août 2010 15:07

      Pierre,
      Absolument.
      Je me souviens de la visite de Clinton à Bruxelles sur la Grand Place.
      Quel chaleureux accueil.
      Je me souviens aussi, très bien, la visite de Bush à l’OTAN.
      Là, on passait dans l’autre extrême.
      Le passage de siècle a été bizarrement un ralentissement en beaucoup de choses.


    • Daniel Roux Daniel Roux 25 août 2010 16:50

      @ Pierre et l’enfoiré

      Hélas, c’est ce bon Clinton qui est à l’origine de la crise bancaire actuelle qui ravage l’amérique. Il a abrogé la loi qui interdisait aux banques d’être à la fois des banques de dépôt et des banques d’affaire. Cette loi avait été prise pour éviter le retour d’une des causes de la crise de 1929.

      Ce pauvre ignorant ou ce triste sire, selon l’opinion que l’on a de lui, s’est laissé manipuler ou convaincre par ses conseillers formés chez Goldman Sachs. Lui qui a la larme facile, ne laisse aux américains appauvrit que leurs yeux pour pleurer. Et je n’évoque pas les délocalisations massives vers le Mexique des emplois industriels US, il faut bien que les populations de pays pauvres aient du travail.


    • frugeky 25 août 2010 10:33

      A part se voir à la télévision, entouré des chefs d’Etat les plus puissants de la planète, pérorer tel un coq sur un tas de fumier, je ne vois pas vraiment ce que la présidence des G8 et G20 va pouvoir apporter à Sarkosy de Nagy Bocsa.

      Le seul moyen pour lui de prendre de la hauteur, c’est de se pendre !


      • Pierre R. Chantelois Pierre R. Chantelois 25 août 2010 14:59

        Le seul moyen pour lui de prendre de la hauteur, c’est de se pendre !


        frugeky

        N’est-ce pas excessif ?

      • impertinent3 impertinent3 25 août 2010 10:44

        « En mars dernier, le président français, de New-York, exhortait son homologue, Barack Obama... »
        Son homologue ? Vraiment ?

        « Le bon gestionnaire s’effondre sous ... »
        C’est une plaisanterie j’espère, autrement, il vous faut songer à consulter.

        Maintenant, cela fait bien longtemps que Sarko n’est absolument plus crédible à l’étranger. Par exemple, son hilarante prestation lors du g8 ( http://www.youtube.com/watch?v=I4u3449L5VI ) a tout fait pour démolir encore plus un image déjà bien décatie.

        À l’étranger, Sarkozy ne fait absolument plus recette et est totalement déconsidéré (et, malheureusement, la France avec), en témoigne les nombreux bides.

        Les gens en dehors de la France ont une vision bien moins déformée que celle véhiculée par la presse française.


        • Pierre R. Chantelois Pierre R. Chantelois 25 août 2010 15:02

          Nous ne maîtrisons pas tous et toutes l’art de l’humour. Et si cette phrase avait été une litote ?


        • L'enfoiré L’enfoiré 25 août 2010 10:52

          Pierre,

           Sarkozy, je l’ai souvent appelé un « cas à strophes ». Vous faites les liaisons entre les mots comme vous le désirez. smiley
           Comme je le disais dans mon dernier article.
          "il pourrait rester une énigme pour un observateur étranger. ... une année d’euphories... les suivantes un goût amer et de déceptions. Recherchait-on une alternative crédible sur le long terme du style de De Gaulle, souvent reprise comme référence du passé ?« 
           Énigme d’élections ?

           Sarkozy n’a jamais compris ce qu’était un manager. Un chef d’équipe qui délègue. C’est son image qu’il soigne. Comme les people, image bonne ou mauvaise, cela vaut mieux que l’ombre.
           Que le premier ministre, plus discret, ait plus de confiance, me donne confiance dans les Français.

           Retraites, emplois, c’est un problème qui dépasse les frontières, mais c’est en France qu’on le ressent le plus mal, vu la référence indélébile aux Droits de l’Homme.
           Mégalomanie au niveau du Président seul ?

           Aux States, on avait des tee-shirt avec la mention »Proud to be american".
           En France, je ne sais pas. Je vais y regarder de plus prêt prochainement.
           smiley
           


          • Pierre R. Chantelois Pierre R. Chantelois 25 août 2010 15:06

            L’enfoiré


            Il est vrai que Nicolas Sarkozy a montré qu’il était peu enclin à déléguer. Il en assume les conséquences par ces sondages à répétition qui plombent sa présidence en France et qui le font mal paraître à l’étranger. Nicolas Sarkozy continue à susciter des critiques indignées, à gauche comme à droite.

          • liberta 25 août 2010 10:55

             et on n’a pas fini de rire (ou pleurer ?) - j’apprends aujourd’hui qu’un film relatant l’ascencion de Sarkozy de 2002 à 2007, est en cours de tournage ayant pour acteur principal Denis Polalydès

            Il serait interessant d’en connaitre les objectifs puisqu’il sortira avant 2012


            • L'enfoiré L’enfoiré 25 août 2010 11:12

              Tout chaud, réflexions sur les finances publiques. Rolland Gillet, à cheval sur les deux territoires français et belge.


              • Pierre R. Chantelois Pierre R. Chantelois 25 août 2010 11:36

                Je viens de parcourir vos commentaires. Je vous remercie. Il est peut-être plus aisé de garder la tête froide à l’égard de Nicolas Sarkozy de ce côté-ci de l’Amérique pour la raison simple que nous ne subissons les contrecoups de ses politiques et décisions. Il est 5h30 du matin. Décalage horaire oblige. Je reviendrai dans quelques heures pour commenter davantage. 


                • asterix asterix 25 août 2010 14:00

                  Sarko est allé en Géorgie, aux States, en Russie, partout ailleurs. Nous l’attendons à Bruxelles pour sortir un de ses petits discours-choc dont il a le secret. L’occasion y est : la francophonie belge est dans un état désespéré.
                  Mais il ne viendra pas, il n’est pas assez courageux pour ça.


                  • L'enfoiré L’enfoiré 25 août 2010 14:42

                    Asterix,

                     Surtout pas ça. A Bruxelles, qu’il y viennent dans l’enceinte du Lambermont et qu’il reparte comme il est venu.
                     Ses discours, on les connait par coeur.
                     La francophonie belge dans un état désespéré ?
                     Où est-ce que vous avez lu ça ?
                     smiley


                  • L'enfoiré L’enfoiré 25 août 2010 14:44

                    « vienne » pas « viennent »’.
                    Le singulier suffit. smiley


                  • Pierre R. Chantelois Pierre R. Chantelois 25 août 2010 14:51

                    Nicolas Sarkozy est venu au Québec pour dire à la population québécoise qu’elle n’avait aucune raison de défendre sa langue et qu’elle devait s’assujettir davantage au fédéralisme canadien. Jamais un chef d’Etat étranger n’a autant manqué de respect aux plus de deux millions de Québécois qui se sont prononcés pour la souveraineté, avaient protesté Pauline Marois, chef indépendantiste à Québec, et Gilles Duceppe, chef du Bloc Québécois à Ottawa. C’était en 2009  : Nicolas Sarkozy a rappelé que «  les Québécois sont des frères et les Canadiens des amis », tout en prenant soin d’ajouter : « Croyez-vous que le monde, dans la crise sans précédent qu’il traverse, ait besoin de division ? » (Figaro)


                      • Pierre R. Chantelois Pierre R. Chantelois 25 août 2010 15:25

                        Pour la rentrée, les sondages plombent la présidence et le gouvernement. Catastrophiques. Merci


                      • JL JL 25 août 2010 15:27

                        @ L’enfoiré, j’ai suivi votre lien, je lis :

                        « En 2012, Sarkozy serait écrasé par la gauche (...) il serait écrasé au second tour par le patron du FMI Dominique Strauss-Kahn »

                        DSK, la gauche ?! Laissez-moi rire !

                        Cette gauche là est encore plus craignos que l’UMP, le lepénisme en moins : surtout la tendance nationaliste du lepénisme, si vous voyez ce que je veux dire.


                      • Pierre R. Chantelois Pierre R. Chantelois 25 août 2010 15:35

                        JL


                        Et si la gauche française cessait un jour d’être plurielle ? Comme nous disons chez nous, qui saura un jour faire l’unité des troupes ? Vous ne semblez pas croire que DSK pourrait le faire. Et Éva Joly ? La France pourrait-elle un jour élire une femme à la présidence ?

                      • brieli67 25 août 2010 15:51

                        Pierre tu es bien sympa...

                        La Gauche au pouvoir au Canada quand ?
                        Des syndicats, des grèves ?

                        un peu de « regard iroquois » mais trop c trop !

                        au moins tu ne veux pas nous imposer à partir du Canada une dictature Villepin_militaire pour nettoyer nos écuries comme le préconise le proprio du 1oo papiers..


                      • L'enfoiré L’enfoiré 25 août 2010 16:32

                        JL,

                         « DSK, la gauche ?! Laissez-moi rire ! »
                        Comme je l’ai lu avec un commentaire d’un compatriote belge, nous ne voyons pas le même antagonisme entre gauche et droite qu’en France.
                        Je suppose que c’est dû à notre manière de voter à la proportionnelle.
                        Chez nous, il n’y a plus aucun gouvernement qui peuvent se targuer d’être mono-couleur.
                        Les coalitions, on connait.
                        Les centristes, chez vous, représentent beaucoup moins. 


                      • Pierre R. Chantelois Pierre R. Chantelois 25 août 2010 17:10
                        brieli67

                        Heureux de savoir qu’à mon âge, je suis encore sympa. Merci. Je n’ai rien à imposer. Je me contente de constater. Admettons ensemble vous et moi que c’est déjà beaucoup. Une gauche au Canada ? Mais diantre, pourquoi donc ? Nous avons un gouvernement d’extrême-droite avec Harper à Ottawa et un gouvernement centre-droit avec Charest au Québec. Et ce pauvre Charest est dans la même situation que son ami Sarkozy (légion d’honneur oblige). Les Québécois souhaitent qu’il quitte la politique. Si possible, avant les prochaines élections. Nous ne faisons pas dans la dentelle.

                      • paul 25 août 2010 15:41

                        Le début de l’article m’a un peu surpris :« au début de son règne , le président a fait de l’Europe sa priorité.....peut on imaginer un nouveau Bretton Woods qui passerait par l’imaginaire de N.S.... »

                        La suite a montré au contraire qu’un objectif était bien au point : non pas de faire une Europe
                        sociale, mais cette fameuse Europe avec concurrence libre et non faussée, terrain d’expansion des multinationales qui progressent grâce au chômage et aux bas salaires .
                        Son premier but a été d’abord de nous faire avaler de force en 2007, le traité européen qui avait été refusé par référendum en 2005 : chapeau l’artiste !
                        Puis de nous faire avaler, à l’insu de notre plein gré, le traité commercial transatlantique, mis en application en 2015, qui soumettra la production européenne aux normes étatsuniennes .P.Lellouche notre ministre s’y emploie à fond ainsi qu’à la coopération renforcée avec Israel .

                        Pour l’imaginaire de N.S.,je passe, trop facile de sourire .Mais c’est à partir de Bretton Woods
                        que la suprématie du dollar a été acquise en 1944.A quoi pourrait penser Nicolas ,au Bancor ?


                        • Pierre R. Chantelois Pierre R. Chantelois 25 août 2010 16:01

                          Paul


                          Rappelons-nous l’épisode du vote de l’irlande au Traité de Lisbonne. En 2001, les Irlandais avaient rejeté le traité de Nice à 53,9 %. En 2002, ils se prononçaient pour le traité de Nice, à 62,9 %. En juin 2008, les Irlandais avaient rejeté le traité de Lisbonne à 53,4 %. En 2009, ils se prononçaient pour le traité de Lisbonne à 67,13 %. Et c’est à cette occasion que l’ambassadeur d’Irlande déclarait dans une entrevue : Des deux côtés du débat, en Irlande aussi bien qu’à travers toute l’Europe, se trouvent des personnes qui ont des réelles inquiétudes au sujet de la direction que va prendre l’Union européenne à l’avenir. Il nous semble que les gouvernements nationaux et les institutions européennes doivent continuer à leur prêter une attention nécessaire alors que nous poursuivrons les objectifs prévus par le Traité de Lisbonne.

                          L’Europe inquiète. Cela ne semble faire aucun doute. Sauf peut-être à Nicolas Sarkozy qui a tenté de l’instrumentaliser.

                        • JL JL 25 août 2010 15:46

                          Bonjour Pierre R. Charlebois.

                          Je ne crois pas que le clivage gauche droite soit pertinent dans le cadre de la mondialisation libérale à marche forcée que que nous vivons. Pas plus que le clivage Démocrates Républicains, ou Travaillistes Conservateurs.

                          Je vous propose, si vous ne la connaissez pas, la vidéo intitulée « Le nouvel ordre mondial » qui commence par ces mots, je cite :

                          « NWO : Le pouvoir a déjà changé de mains : « Les véritables maîtres du monde ne sont plus les gouvernements, mais les dirigeants de groupes multinationaux financiers ou industriels, et institutions internationales opaques. Or ces dirigeants ne sont pas élus, malgré l’impact de leurs décisions sur la vie des populations. Le pouvoir de ces organisations s’exerce sur une dimension planétaire, alors que le pouvoir des Etats est limité à une dimension nationale. Par ailleurs, le poids des sociétés multinationales dans les flux financiers a depuis longtemps dépassé celui des Etats. L’illusion démocratique : « La démocratie a déjà cessé d’être une réalité. Les responsables des organisations qui exercent le pouvoir réel ne sont pas élus, et le public n’est pas informé de leurs décisions. La marge d’action des Etats est de plus en plus réduite par des accords économiques internationaux pour lesquels les citoyens n’ont été ni consultés, ni informés. Tous ces traités élaborés (GATT, OMC, AMI, NTM, NAFTA) visent un but unique : le transfert du pouvoir des Etats vers les organisations non élues au moyen d’un processus appelé Mondialisation. Une suspension proclamée de la démocratie n’aurait pas manqué de provoquer une révolution ».




                          • Pierre R. Chantelois Pierre R. Chantelois 25 août 2010 16:03

                            JL


                            Je compte bien regarder cette vidéo. La citation me ramène à cette question obsédante du transnationalisme qui semble se dessiner avec force en Europe. 

                          • L'enfoiré L’enfoiré 25 août 2010 16:39

                            JL,
                             Absolument. Je regarderai aussi avec grand intérêt bien que je soupçonne ce que je vais y voir.
                             Vous ne vous souvenez pas de mon survol sur la question
                             Je ne vous ai pas vu sur mon dernier billet avec le Temps des utopies. Je re-frôlais le sujet.
                             Ce sont les multi-nationales, les lobbies qui mènent le jeu.
                             Les Etats sont à la traîne.


                          • Fergus Fergus 25 août 2010 16:15

                            Bonjour, Pierre.

                            Bien argumenté, ce très bel article démontre que même hors de frontières il est possible d’avoir un regard lucide sur le personnage qui nous gouverne, ce « mégalomane » comme vous le qualifiez fort justement vous-même.

                            Encore faut-il relativiser certaines choses, telle la présidence de l’Union Européenne. Certes dynamique, cette présidence sarkozyste n’a été qu’un succès en trompe-l’oeil qui n’a débouché sur aucune avancée signficative. Même l’intervention de Sarkozy auprès des Russes dans l’affaire géorgienne a été sans aucun effet sur les objectifs du Kremlin : couper la Georgie de toute possibilité de rapprochement avec l’UE d’une part, faire proclamer une indépendance de l’Ossétie du Sud et de l’Abkhazie qui revient à rattacher de facto ces régions à Moscou, d’autre part.

                            Quant au « bon gestionnaire » Sarkozy, il s’agit là, comme pour la sécurité, d’un leurre. Notre matamore national est en effet l’homme qui, dans l’histoire de la Ve République, a le plus creusé la dette de la Nation lors de ses passages au Budget sous Balladur, puis aux Finances et enfin à la Présidence. Qui plus est, il est également celui qui a le plus créé de niches fiscales à un moment où commençait à poindre la nécessité d’assainir les comptes en tendant vers le modèle fiscal allemand, ô combien plus vertueux !

                            Sarkozy n’est pas un homme d’état, mais avant tout un aventurier opportuniste mû par un seul objectif : servir ses intérêts personnels et ceux de quelques amis fortunés contributeurs de son ascension politique.


                            • L'enfoiré L’enfoiré 25 août 2010 17:11

                              Salut Fergus,

                               Ma position vis-à-vis de Sarkozy est bien plus vieille que lors de son élection.
                               Du temps, qu’il était Ministre de l’Intérieur, pendant un cours moment, je m’étais laissé aller aux sirènes sarkoziennes.
                               Une discussion avec un bon copain m’a ouvert les yeux.
                               Avec les clés de la compréhension du « système », je n’ai pu que tourner casaque.
                               Je me souviens de cette période en 2007. Je rappelle, j’étais modérateur volontaire sur ce forum.
                               J’ai refusé volontairement de modérer tous les articles qui avait le mot « Sarkozy » dans le texte.
                               Sarko a eu un an disons « de gloire ». Les Français que j’ai rencontré ne tarissaient pas d’éloge.
                               Mais les morceaux du puzzle se mettaient en place. Et nous arrivons à cette situation aujourd’hui.
                               La France n’est pas les Etats-Unis qui ont voté deux fois pour Bush avec la seule sécurité dans ses tablettes.
                               Les Etats-Unis ont toujours joué les gendarmes du monde. Ce n’est pas d’hier. Le 11 septembre, peu importe par qui, a laissé un traumatisme dans leur hégémonie sur le monde.
                               Pour la première fois, ils se sentaient vulnérables.
                               Entre Sarkozy et Obama, cela ne doit pas être les embrassades à toutes les minutes. 
                               


                            • Fergus Fergus 25 août 2010 17:30

                              Salut, L’enfoiré.

                              Le plus étonnant est que Sarkozy a bel et bien, dans les mois qui sont suivi l’élection d’Obama, prétendu disputer au président américain le leadership mondial, au moins au niveau des initiatives. Incroyable prétention qui a d’abord surpris puis, selon les tempéraments, irrité ou amusé beaucoup de monde sur la planète politique et dans les médias internationaux.

                              « L’appétit vient en mangeant » dit un proverbe. On aurait pu comprendre, à la rigueur, que Sarkozy puisse viser plus haut, par étapes, s’il y avait été encouragé par d’indiscutables succès intérieurs. Mais son bilan était déjà, dès 2008, plus que douteux avec des résultats socioéconomiques médiocres et la reprise d’une dangereuse fuite en avant des comptes publics. Cela n’a pas empêché notre hyperégotique président de vouloir jouer des coudes avec Obama en nous jouant une pathétique partition. La faute à sa voracité instinctive et même compulsive. Le bon adage populaire, le concernant, est plutôt : « avoir les yeux plus gros que le ventre ! »

                              Bonne journée.


                            • Pierre R. Chantelois Pierre R. Chantelois 25 août 2010 16:43

                              Fergus


                              Votre jugement est sévère mais je dois admettre qu’il est juste. Le passage de Nicolas Sarkozy à la présidence en alternance de l’Europe a été marquée par l’éclat et l’esbroufe. Rappelez-vous : Nicolas Sarkozy voulait profiter de la crise financière pour imposer sa vision économique de l’Europe et continuer à présider l’Union européenne (UE) au niveau de la zone euro, au moins pour une année supplémentaire. Nicolas Sarkozy avait même défendu le principe de renforcer l’Eurogroupe. Angela Merkel est venue contrecarrer les plans du président de la France. Pour la chancelière, Jean-Claude Juncker serait le président naturel d’un Eurogroupe au niveau des chefs d’Etat, et non Nicolas Sarkozy. Ce brave Nicolas Sarkozy avait des plans pour l’Europe... qui le satisferaient d’abord.

                              • Fergus Fergus 25 août 2010 17:14

                                Je vois, Pierre, que notre regard est le même.

                                Cordiales salutations.


                              • brieli67 25 août 2010 17:59

                                Fergus .....

                                Qu’a fait Prinz Sarko le premier jour férié de son mandat présidentiel ?
                                _ avant la passation des Pouvoirs le mardi suivant ?

                                très instructif ! à sortir à qui de droit

                                qu’on arrête cette starisation et être sélectionneur de l’équipe qui joue et qui gouverne !

                                C’est bien beau derrière le bureau et dans sa tête :
                                j’UTOPISE depuis 94

                                je persiste il faut changer notre Constitution à la tête du gouvernement un Chef élu parmi ses Pairs


                              • Fergus Fergus 26 août 2010 08:56

                                Salut, Brieli.

                                Entièrement d’accord avec toi : il faut changer de Constitution et adopter un système à l’Allemande ou à la Britannique avec un chef élu par les vainqueurs du scrutin législatif.


                              • brieli67 26 août 2010 09:57

                                OUI MAIS.....


                                Tout d’abord : en ce 8 Mai la France avait deux présidents.... Le nouveau s’est honteusement reposé de sa soirée au Fouquets ! N’ importe où en France ou en Navarre, il aurait pu « présider » une cérémonie au « monument aux Morts » et déposer une gerbe... s’inviter avec ou sans médias.

                                Ce changement de constitution... signifie aussi un retrait, une perte d’emprise des médias. Les appareils des Partis politiques ne doivent pas être jojos, ni chaud-chauds.

                                Le mode de sélection actuel ne peut faire émerger que de l’A_normal, du monstrueux, des fous et des malades. Si le candidat ne l’était, il le deviendra...

                              • pastori 25 août 2010 17:49

                                même sur le plan européen, notre président jette par la fenêtre l’argent des contribuables.

                                exemple : les roms :

                                on leur verse de l’argent pour qu’ils acceptent un retour volontaire en roumanie : une aubaine car ils peuvent revenir dès le lendemain en toute légalité, s’agissant de ressortissants Européens.

                                ils se réinstallent sur un terrain privé, nouvelle prime, sont ré-expulsés.....etc.. comme ils aiment voyager, ça ne les dérangent pas.

                                comment est-il possible que nos brillants conseillers du président que nous payons à prix d’or, le ministre, et toute la clique n’ont pas vu ça, à la porté de n’importe quel imbécile comme moi ?
                                ils ne sagvent plus comment s’en sortir. mais nous on paie.

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