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Accueil du site > Actualités > International > Wikileaks, ennemi public 2.0 ?

Wikileaks, ennemi public 2.0 ?

Bon nombre d’observateurs de la scène géostratégique ont découvert Wikileaks lors de la publication de 90 000 documents confidentiels dévoilant de nombreux détails sur la guerre d’Afghanistan et sur l’étroite relation entre les Talibans et les services secrets pakistanais (voir l’article Afghanistan : un ennemi nommé Pakistan). D’une certaine façon, ces fuites « wikileaksiennes » seraient presque du pain béni pour des gouvernements européens en sévère panne d’explications sur leur engagement en Afghanistan, parfaitement conscients de l’incohérence stratégique de la locomotive américaine mais préférant taire leurs critiques envers celle-ci. Parallèlement, cette myriade de documents épingle nettement moins les armées européennes que celle américaine et confirme amplement la complexité des enjeux afghans-pakistanais.



Ennemi d’Etat

La plupart des geeks, des blogueurs et des journalistes connaissent ce sulfureux média 2.0 depuis ses débuts. À l’image de Facebook étroitement associé à son fondateur et dirigeant Mark Zuckerberg, Wikileaks doit beaucoup à l’ex-hacker et cyberactiviste australien Julian Assange. Dans cette entrevue aux TED Talks, le père de Wikileaks fait certes un peu de publicité personnelle (n’est-ce pas l’autre objectif des TED Talks ?), ses motivations prêteront très probablement à controverse mais ces 20 minutes en sa compagnie ne sont pas dénuées d’intérêt.

Dans maints pays scandinaves, la cyberculture contestataire a toujours le vent en poupe. En effet, le très populaire et très astucieux Parti Pirate suédois alias The Pirate Bay a récemment prêté main forte à Wikileaks (actuellement hébergé par le FAI suédois PRQ) en lui proposant un hébergement et des serveurs encore plus sécurisés, ceci afin de protéger ses précieuses données et ses utilisateurs des foudres étatsuniennes.

Depuis peu, l’australien de 39 ans est réputé pour ne jamais dormir plus de deux nuits consécutives au même endroit, évite soigneusement les terres de l’Oncle Sam par crainte d’une arrestation (pour espionnage ou complicité d’espionnage) à laquelle le FBI ne put procéder en juin 2010 à New York, faute de mandat... et de Julian Assange qui eut vent via son avocat de la présence des agents fédéraux à sa conférence. Corrélativement, le Parti Pirate et le gouvernement suédois s’attendent déjà à d’incessantes pressions des autorités américaines. Le feuilleton cyberpolitique ne fait que commencer.

Top secret 2.0

Dans son blog EGEA, l’ami Olivier s’interroge : « La notion de secret a-t-elle encore du sens de nos jours ? La multiplication des moyens de production d’information, donc de transmission, rend la protection du secret de plus en plus aléatoire. »

Comme l’individu requérant un minimum de confidentialité, l’état a besoin d’un minimum de secret, en particulier dans la conduite des affaires sécuritaires et militaires. Ne l’oublions pas : les fuites Wikileaks ont tout de même exposé une pléthore de militaires, d’informateurs et d’agents de renseignements opérant en Afghanistan ou ailleurs. Wikileaks et ses partenaires de la presse écrite auraient tout de même pu éluder ou déguiser leurs identités avant de publier ces documents qui, malgré les surenchères d’Assange, n’ont rien de comparables aux Pentagon Papers. Cependant, la Maison Blanche me semble très mal placée pour critiquer Wikileaks sur ce point car ses dangereuses contradictions stratégiques ont causé et causent bien plus de dégâts humains sur le théâtre afghan d’opérations. Ses tentatives de diversion vers un improbable Wikileaksgate ne feront que l’égarer un peu plus...

Un peu d’histoire-fiction : le débarquement allié en Normandie aurait-il été seulement envisageable ou possible si un quelconque Facebook, Twitter ou Wikileaks s’en étaient mêlés ? Sûrement pas.

L’expansion constante du Web 2.0 (et des médias sociaux inhérents comme Facebook, Twitter, Myspace, Wordpress, Blogger, Flickr, Youtube, Wikipédia, Wikileaks, etc) dans lequel les consommateurs d’informations sont aussi des producteurs – d’où le surnom de « consommauteurs » ou de « consommacteurs » - a bouleversé voire amoindri les notions de confidentialité et de secret. Son plus gros dégât collatéral fut la presse écrite qui ne s’en relève toujours pas. Cette évolution technico-sociétale beaucoup trop rapide fut plus vécue que perçue ou même anticipée. Ce qui est souvent mais pas toujours une bonne chose car une sournoise tyrannie de la transparence et une économie du voyeurisme émergent à la vitesse TGV.

Il en sera peut-être autrement lorsque les sociétés seront majoritairement composées de natifs plutôt que de migrants du numérique. Fortes des paradigmes adéquats depuis leur prime jeunesse, ces futures générations sauront forger, aux individus comme aux organisations, une confidentialité et un secret mieux adaptés à l’ère informationnelle.

Entretemps, la convergence des médias sociaux, de l’internet mobile, de la géolocalisation et de l’internet des objets nous promet certainement des surprises déflagrantes. Accrochez-vous, nous n’avons encore rien vu !

Quelques compléments d’information vivement conseillés :

  1. La stratégie bien rodée de Wikileaks (Le Monde)
  2. Wikileaks remplace-t-il la presse en Afghanistan ? (Readwriteweb)
  3. WikiLeaks : Why national security isn’t Obama’s biggest concern (Christian Science Monitor)
  4. How Wikileaks became a whistleblowers’ haven (New Scientist)
  5. The Hunt for the Wikileaks Whistle-blower (Technology Review)
  6. Party Pirate Offers Servers and Hosting to Wikileaks (Torrentfreak)
  7. Julian Assange : Wikileaks founder fears he could be arrested (Telegraph)
  8. Wikileaks and Information Strategy (Huffington Post), par l’excellent Adam Elkus
  9. The WikiLeaks Paradox (Slate)
  10. Are the WikiLeaks War Docs Overhyped Old News ? (Wired)

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30 réactions à cet article    


  • alberto alberto 30 juillet 2010 12:27

    Bien vu, Charles.

    Une remarque : A tout prendre, je préfère encore la « tyrannie de la transparence » que la culture paranoïde du secret.

    Bien à toi.


    • Radix Radix 30 juillet 2010 12:29

      Bonjour

      "Un peu d’histoire-fiction : le débarquement allié en Normandie aurait-il été seulement envisageable ou possible si un quelconque Facebook, Twitter ou Wikileaks s’en étaient mêlés ? Sûrement pas."

      La réalité du régime nazi aurait aussi été mise au grand jour et cela aurait peut-être évité la guerre donc la nécessité d’un débarquement !

      Quand on joue à la politique-fiction il faut être prudent.

      Radix


      • Le chien qui danse 30 juillet 2010 12:35

        Radix, vous me l’avez soufflée, +1


      • ZEN ZEN 30 juillet 2010 13:22

        Pas mal vu, Radix !
        Je m’interroge encore sur la portée de ces révélations,pas toutes originales, pour qui suit l’information,même relayées par la presse américaines. Nous ne sommes plus dans le contexe de la guerre du Vietnam...

        La masse des informations récoltées par Wikileaks, a paru assez sérieuse pour pousser une partie de la presse américaine et internationale à faire part de faits soigneusement occultés par le Pentagone, même si certains étaient déjà connus, notamment le manque de coordination sur le terrain, la répétition des « bavures », le quotidien du détachement français, les dollars aux Talibans, les liaisons troubles entre le Pakistan et les Talibans...
        __Wikileaks se veut engagé, ce qu’on lui reproche au Pentagone.
        _______"
        La question tourne et retourne depuis ce lundi sur tous les sites d’information américains : les révélations de WikiLeaks sur la guerre en Afghanistan sont-elles, ou ne sont-elles pas, comparables aux «  papiers du Pentagone » qui en 1971 avaient révélé l’étendue des crimes de guerre au Vietnam et contribué à retourner l’opinion américaine ? Julian Assange, fondateur de WikiLeaks, et excellent vendeur de ses révélations (il se cache des autorités américaines qui aimeraient bien stopper ces fuites, mais il était lundi sur toutes les télévisions pour souligner l’importance de son œuvre « démocratique ») a fait le premier la comparaison. Ces carnets de guerre afghans auront le même effet sur les Américains que les « papiers du Pentagone », a-t-il lancé  : «  Ils vont voir l’étendue des abus et s’ils sont intelligents ils vont dire : « Cela ne se reproduira plus : nous allons faire le nécessaire pour mettre fin à ces abus, mettre fin à cela »(L.Millot)
        _____Une question : d’où viennent ces informations, qui ne semblent pas étonner certains responsables sur le terrain ? D’un « ennemi de l’intérieur », selon la CIA  ?
        De l’antiaméricanisme primaire ?
        [mode ironique..]__
        Les autorités américaines contre-attaquent
        _________Le site s’explique...


      • Charles Bwele Charles Bwele 30 juillet 2010 14:50

        @ Radix

        Pas bête du tout comme observation.  smiley

        Toutefois, d’un autre côté bien plus réel, n’oublions pas que l’usage massif de Twitter et de Facebook par les jeunes constestataires iraniens n’a point empêché le régime de Téhéran de réprimer fort et sec.

        Y a qq semaines, un militaire israélien a relaté une opération de Tsahal dans sa page Facebook, d’où l’annulation de la dite opération. Imaginons un instant que la quasi-totalité des soldats du debarquement en Normandie aient disposé des mêmes TIC qu’aujourd’hui (internet, mobile, médias sociaux, etc) ?

        Achtung : il ne s’agit que d’une hypothèse SF, une multiplicité de scénarios est donc possible. J’ai pris cet exemple flagrant cité dans l’article pour simplement illustrer la difficulté à tenir et maintenir le secret en cette ère informationnelle... qui n’est qu’à ses débuts, tout compte fait.

        Cordialement  smiley


      • Radix Radix 30 juillet 2010 16:08

        Bonjour Charles

        "Toutefois, d’un autre côté bien plus réel, n’oublions pas que l’usage massif de Twitter et de Facebook par les jeunes constestataires iraniens n’a point empêché le régime de Téhéran de réprimer fort et sec."

        Transpose ceci dans l’Allemagne hitlérienne et tu auras le même résultat, la différence est que le reste du monde saura qu’il y a une opposition, que les camps de concentrations existent déjà et qu’il est temps d’intervenir au lieu de tergiverser.

        Ceci dit le parallèle est un peu boiteux vu qu’il manque une composante : l’Allemagne n’avait que du charbon dans son sous-sol !

        Radix


      • La sentinelle La sentinelle 30 juillet 2010 18:59

        Bonjour

        La réalité du régime nazi aurait aussi été mise au grand jour et cela aurait peut-être évité la guerre donc la nécessité d’un débarquement !

        C’est avoir bien confiance en l’être Humain pour écrire cela.

        Savoir et intervenir sont deux choses différentes les exemples foisonnent encore de nos jours , des dizaines de pays bafouent les droits de l’Homme aujourd’hui, on le sait..... et alors, que ce passe t’il de plus ?

        Ensuite, les grandes puissances n’ont pas attendu Internet pour savoir ce qui se passait en détail chez le voisin.

        Pensez vous qu’un grand démocrate comme Hitler aurait laissé Internet libre en Allemagne. ? Je pense qu’au contraire il l’aurait utilisé comme une outil de propagande puissance 1000. 

        Internet ne sauvera pas le monde, demandez aux dissidents Chinois.

        Si Internet devait être le grand Œil de la démocratie surveillant le monde, la totalité des informations qu’il transporte devraient être exactes .............ce qui est loin d’être le cas.

        A+


      • Radix Radix 30 juillet 2010 21:36

        Bonjour Sentinelle

        Comment connaissez- vous les dissidents ? Par Internet ou par les communiqués des services secrets occidentaux ?

        Radix

        PS- Dans mon enfance ont appelait une sentinelle, un caca au bord du chemin, vous correspondez à cette image !


      • La sentinelle La sentinelle 30 juillet 2010 22:49

        Bonsoir

        Il suffit de prendre une position différente de la votre pour être insulté. Vous êtes la parfaite définition de ce qui est de trop sur le Net. Remarquez, c’est un peu de ma faute, j’ai oublié qu’on était en vacances scolaires.

        Je crois que nous n’avons plus rien à nous dire.

        A+


      • À Mehdi Thé OuLaLA33 31 juillet 2010 05:18

        « La réalité du régime nazi aurait aussi été mise au grand jour et cela aurait peut-être évité la guerre donc la nécessité d’un débarquement ! »

        Tu as tort Radix !
        Le sionisme agit de la meme maniere que les nazis,pire encore les sionistes ont infiltré de nombreux pays ,comme la France,les USA...Aujourd hui on tue des familles,on enferme des innocents sous la banniere de la liberté !!!Personne n est choqué de voire les israeliens violaient les resoltions de l ONU ils se permerttent meme d attaquer une flotille d humanitaires aux yeux du monde !!!

        Est ce que tu crois que le net va permettre d arreter tous ses massacres et ce camp de concentration qu est :GAZA ?

        NON parceque la propagande est plus forte que la vraie information de plus on abruti les peuples ,regardais toutes les coupes du programmes d Histoire se n est pas pour rien !!!

        « Bien sûr, le peuple ne veut pas la guerre. C’est naturel et on le comprend. Mais après tout ce sont les dirigeants du pays qui décident des politiques. Qu’il s’agisse d’une démocratie, d’une dictature fasciste, d’un parlement ou d’une dictature communiste, il sera toujours facile d’amener le peuple à suivre. Qu’il ait ou non droit de parole, le peuple peut toujours être amené à penser comme ses dirigeants. C’est facile. Il suffit de lui dire qu’il est attaqué, de dénoncer le manque de patriotisme des pacifistes et d’assurer qu’ils mettent le pays en danger. Les techniques restent les mêmes, quel que soit le pays. »
         
        Hermann Göring lors de son procès à Nuremberg


      • joelim joelim 30 juillet 2010 13:08

        Robert Gates a déclaré à la presse : ces fuites « pourraient bien porter atteinte à nos relations et à notre réputation dans cette région-clé du monde ».

        Quelles relations ? La relation tueur-tué ?

        Quand à la réputation, ce chef de la racaille US devrait s’en prendre à lui-même. Il se fout de nous, oui. Une racaille-bouffon, c’est pas banal.

        • fonzibrain fonzibrain 30 juillet 2010 13:26

          méfions nous tout de même de wikileaks, 


          le fait que le pakistan et l’iran soient impliqué peut etre à double tranchanthttp://www.youtube.com/watch?v=-yU_zs1OaCo&playnext=1&videos=A6CK8Zj2kvM


          • L'enfoiré L’enfoiré 30 juillet 2010 14:12

            Salut Charles,
            Wikileaks date de 2006. Je vous signale qu’ils émettent avec leurs serveurs installés en Suède et en Belgique. Cela grâce aux législations plus favorables à la protection des sources.
            L’armée américaine a lancé une enquête criminelle pour déterminer les sources des fuites.
             smiley


            • ZEN ZEN 30 juillet 2010 14:12

              La riposte se prépare :
              La CIA et Google financent un mouchard du Net
              Merci Google !


              • alberto alberto 31 juillet 2010 12:13

                Salut Zen :

                Une couche « Echelon » supplémentaire ? après l’Echelon électromagnétique, l’Echelon numérique !

                Y va falloir faire gaffe et mettre du quatrième degré dans nos commentaires !

                Bien à toi.


              • JL JL 31 juillet 2010 12:27

                « La CIA et Google financent un mouchard du Net ». Titre bien pertinent qui sucite le copier-collé suivant :


              • TSS 30 juillet 2010 17:24


                j’ai lu quelque par que Julian Assange allait vraisemblablement avoir un accident (fortuit,bien

                 evidemment ) ! je plaisante ... !!


                • TSS 30 juillet 2010 17:25


                  Quoi que... !!


                  • Traroth Traroth 30 juillet 2010 20:43

                    Pas un seul lien vers Wikileaks dans l’article.

                    Wikileaks, c’est là : http://wikileaks.org/


                    • Traroth Traroth 30 juillet 2010 20:51

                      Le secret n’a pas sa place dans un monde démocratique. Si on veut que la démocratie soit autre chose qu’un tirage aléatoire (dans le meilleur des cas), il faut que les électeurs soient informés.


                      • Takarai Takarai 31 juillet 2010 10:15

                        Wikileaks n’est un danger que pour les ennemis de la liberté.


                        • cmoy patou 31 juillet 2010 12:03

                          Bonjour charles,

                          Content de relire vos articles sur ago.
                          Celà me rappelle l’épisode de la révolte du quarteron de généraux en Algérie Salan,Jouhaux,Challe........qui voulait amener les paras a sauter sur Paris pour renverser le gouvernement du Gal DE GAULLE rappellez vous c’est grâce aux transistors que les appelés du contingent ont entendus le général leur demandant de ne pas obéir aux putchistes toute proportion gardée les transistors ont joués le rôle d’ internet qui n’existait pas encore à l’époque.

                          • dom y loulou dom y loulou 31 juillet 2010 12:57

                            à cause des mini crasses quotidiennes, ces sempiternelles petites hypocrisies et malhonnêtetés on pourrait crainde la transprence, si on a des choses à se cacher et qu’on craindrait d’être divulguées, se joignant ainsi à des criminels psychopathes et des meurtriers de masse scientifiquement eugénistes...

                            mais les degrés de criminalité ne sont pas les mêmes, quand pour les seconds il est ESSENTIEL d’être informé pour votre SURVIE, les petits vices quotidiens peuvent être améliorés, pas les natures des marchands d’armes qui trouvent normal de tuer tout le monde en « solution finale » sioniste et alors il vous faut savoir ce qu’ils vous font.

                            On n’est pas obligé de travailler avec des gens pareils et quand ils délirent il faut leur dire.

                            Une objection auteur ? Vu que les médias officiels nous ont empêché de nous exprimer l’internet fut bien pratique. ;)

                            L’internet aurait peut-être fait savoir aux foules de 40 que les nazis allemands et les fascistes italiens étaient directement financés par la couronne britanique !! et la guerre n’aurait pas eu lieu parce que personne ne se serait laissé avoir par les mensonges sur la fatalité de la cruauté humaine !!

                            La SDN aurait vécu et apporté un travail harmonieux entre nations mises à égalité, sans droits de veto, sans conseil de sécurité, sans gouvernement mondial non-élu et privatisé et sans volonté d’hégémonie complète anglo saxonne et du « tout à l’abysse », la Société Des Nations serait aujourd’hui ce que l’ONU devrait être quand les sionistes se sont assurés de hierarchiser les nations, rendant les buts de cette instiutions impossible à atteindre et faire perdurer le leurre de liberté entièrement vassalisé au sang et au meurtre étatisé, quoi de mieux pour les fortunes des marchands d’armes, mais pour tous les autrres ?

                            Un ordre idéal n’est-ce pas ?  :((

                            LEUR « nouvel » ordre mondial qui n’a rien de nouveau, mais est vieux comme les supercheries pharaoniques, l’occident est vassalisé à ce réel pouvoir de nuisance des Rothschild et cela doit changer si on veut pas tous crever dans leur folie congénitale.

                            si quelqu’un en doute qu’il se demande seulement si les americains arrêteraient des bombardiers israeliens aux portes de l’Iran et vous avez la mesure des ignominies qu’ils nous préparent.

                            Les Rothschild emmènent tout le monde à la grande catastrophe si on ne les arrête pas et wikileaks nous prouve aujourd’hui ce qu’on pensait depuis le 11 septembre 2001, l’argent donné au pakistan pour contrer les talibans est directement utilisé pour les former et les envoyer en afghanistan. C’est un fait aujourd’hui donc à assimiler rapidos : wall street finance le terrorisme pour donner une belle image de nouveau et éternel danger à combattre aux écrans.

                            On l’a devant les yeux maintenant. Gog et Magog vous vous souvenez ? Les GIs d’un côté, les talibans de l’autre, les deux financés par le groupe bilderberg pour nous main tenir tous dans « les efforts de guerre », le crime et le sang !!


                            Les occidentaux feront-ils encore l’autruche devant la mort et l’insensé en mouvement, scotchés à ces journaux de propagande qui ne sont pas nôtres, ou vont-ils enfin, quelles que soient leur vues politiques pour l’avenir, dire STOP massivement aux mensonges ahurissants de wall street et, du coup, AVOIR un avenir ???


                            à bon entendeur


                            • wesson wesson 31 juillet 2010 16:47

                              Bonjour Charles

                              "Un peu d’histoire-fiction : le débarquement allié en Normandie aurait-il été seulement envisageable ou possible si un quelconque Facebook, Twitter ou Wikileaks s’en étaient mêlés ? Sûrement pas."

                              C’est en réponse à ce genre de prospective qu’il convient de se rappeler à la réalité des forces en présence lors de la seconde guerre mondiale. Lorsque le débarquement a eu lieu, la partie était déjà joué en faveur des Soviétiques qui avait écrasé 90% de l’armée Allemande. Rien n’importait plus alors pour les USA que de débarquer rapidement, ne serait-ce que pour éviter une Europe totalement sous la coupe de Staline.

                              Il convient de rappeler également que c’est sous l’œil bienveillant de l’industrie et de la finance Européenne que les Nazis ont pu prendre le pouvoir, car leur programme était surtout axé contre le communisme ce qui alors plaisait bien (cf : plutôt Hitler que le front populaire en France). Les barons de l’industrie Allemande et Française les ont installés pour faire le sale boulot, en pensant qu’ils s’en débarrasseraient facilement ensuite. Mais bon, un parti qui zigouillait purement et simplement ses opposants avant même d’être au pouvoir, il fallait pas s’attendre à autre chose ...

                              Bref, et pour aller encore dans le sens de cette prospective, si le plan consistant à laisser faire les Nazis pour se débarrasser du communisme avait été connu et diffusé, y aurait-il eu cette guerre mondiale ?


                              • François78 31 juillet 2010 17:11



                                Introduction d’un article sur dedefensa.org.

                                (l’article complet est payant à l’unité ou sur abonnement - NB je n’ai pas partie liée avec ce site, mais je le consulte régulièrement et il m’arrive d’acheter) .

                                Cette intro ets déjà en elle même intéressante (et je ne doute pas que AllianceGeostrategique connaisse déjà dedefensa)

                                Le laboratoire de notre folie

                                27 juillet 2010 — Comment définir l’Afghanistan ? Ecartons les futilités habituelles, s’il vous plaît, – enjeux géostratégiques, barrage contre l’islamisme, les tchador ou pas pour les dames, – et posons sérieusement cette question. L’Afghanistan est-il le laboratoire in vivo du déroulement extrêmement rapide de la folie occidentaliste et américaniste ? Nous approchons d’un débat intéressant. Cette “guerre”, – l’étrange mot, dans ce cas, – est-elle l’exposition exemplaire, in vitro, des spasmes d’un système qui ne sait plus qui il est, ce qu’il veut, où il va et ainsi de suite ?

                                La question, après la précédente, est intéressante. Les fuites de Wikileaks orchestrées par son énigmatique éditeur, Julian Assange, constituent un acte important pour découvrir un peu plus la très intéressante réalité de ces questions et, par contraste, l’extrême et presque émouvante futilité des questions sérieuses des moralistes, stratèges et penseurs appointés du système, de BHL à Sarkozy. Question subsidiaire mais néanmoins ultime : au nom de quoi agit Julian Assange ? C’est-à-dire, au nom de qui ? Au nom du Ciel ? La question (la dernière) est amusante… Poursuivons...


                                • le crocodile 1er août 2010 10:34

                                  Voltairenet serait plutôt sceptique à propos de Wikileaks . Je commence moi même à me poser des questions !!


                                  • 3°oeil 1er août 2010 12:52

                                    associéle àsoros dans gougle


                                    • Yannick Harrel Yannick Harrel 2 août 2010 09:01

                                      Bonjour Charles,

                                      L’affaire Wikileaks au fond n’en est pas une car tu le mentionnes avec à propos sur ton autre billet cité en début d’article : rien de véritablement sensationnel n’est sorti de ces documents pour toute personne suivant le dossier Afghan avec attention. En revanche et tu as le mérite (clap-clap) de le souligner : c’est l’émergence du 2.0 qui modifie énormément la donne dans ce dossier. Simultanéité et instantanéité des flux d’informations : deux éléments majeurs qui risquent bien de bouleverser les conflits en cours et futurs.

                                      J’ajouterai qu’effectivement la position du gouvernement Américain est difficile sur le sujet car s’il encourage les dissidents Chinois (et d’autres régimes) à s’épancher sur Wikileaks il devient dès lors mal avisé de s’en prendre à ce même support dès lors qu’il est mis en cause quant à ses propres errements (que ce soit sur le plan du fonctionnement des structures étatiques ou d’opérations militaires).

                                      Le cyberespace n’en finit pas de bouleverser le monde par son expansion irresistible...

                                      Cordialement

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