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Wikileaks et la situation au Moyen-Orient font grimper le prix du pétrole

Sur la base de notes de la diplomatie américaine remises par Wikileaks, le journal britannique The Guardian avançait dernièrement que les réserves pétrolières de l’Arabie Saoudite seraient surestimées de 40 % soit environ 300 milliards de barils. Cette révélation intervient alors que le cours du pétrole tourne autour des 100 dollars le baril en raison notamment de la situation dans l’ensemble du Moyen-Orient.

La vague de soulèvements populaires en Afrique du Nord et au Moyen-Orient inquiètent les marchés. Outre le ralentissement de la production en Libye, plus de 50% pour le groupe italien ENI premier producteur étranger dans le pays, les incertitudes sur l’évolution de la situation à Bahreïn et en Egypte alimentent la crainte d’une pénurie alors qu’une contagion de la contestation à l’Arabie saoudite ne peut pas être exclue.

Quand les producteurs de pétrole s’enrhument c’est toute l’économie mondiale qui tousse. C’est sans doute pourquoi la banque Goldman Sachs pointe tout à la fois les risques de perturbation et le niveau très élevé des stocks mondiaux. L’Egypte qui abrite deux routes stratégiques pour l’acheminement du brut pompé dans les pays du Golfe, le canal de Suez et l’oléoduc Suez-Méditerranée reste la clé de l’évolution de la situation.

Toutefois derrière la crise ponctuelle liée à des revendications démocratiques, Wikileaks pointe du doigt le tabou qui entoure la réalité des réserves mondiales de pétrole.

Jusqu’à présent, l’Arabie Saoudite, qui dispose du cinquième des réserves de la planète, était présentée comme le seul producteur mondial majeur qui puisse encore augmenter substantiellement son niveau de production de brut dans les années et les décennies à venir. Or, si les documents écrits entre 2007 et 2009 par la représentation diplomatique américaine à Riyad et décortiqués par The Guardian sont exacts, cette potentialité n’existerait pas.

L’Arabie Saoudite 1er producteur et exportateur mondial de pétrole serait donc dans l’incapacité de jouer sur son niveau de production pour limiter la hausse des cours dans les années à venir. Le peak-oil  si redouté serait plus proche que jamais.


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7 réactions à cet article    


  • TSS 26 février 2011 09:41

    les lecteurs du « canard » savent depuis 10 ans que tous les pays producteurs surestiment leurs

     reserves ,que le pic est deja passé  !! Wikileaks n’a rien à y voir... !!


    • PhilVite PhilVite 26 février 2011 09:53

      De toute façon, tout est bon pour faire grimper le prix du baril.
      Les pétroliers rigolent et se goinfrent pendant que les états qui épongent les conneries de la finance se délectent de TIPP et consoeurs bien juteuses.
      Merci à tous les cochons de payants que nous sommes qui financent ces joyeuses ripailles.


      • aberlainnard 26 février 2011 12:17

         "les réserves pétrolières de l’Arabie Saoudite seraient surestimées de 40 %"

         "L’Arabie Saoudite 1er producteur et exportateur mondial de pétrole serait donc dans l’incapacité de jouer sur son niveau de production pour limiter la hausse des cours dans les années à venir. Le peak-oil si redouté serait plus proche que jamais."

         Ceci est tout à fait juste.

        Cela fait des années que l’ASPO nous avait prévenus de cette réalité, des années que Colin J. Campbell et Jean Laherrère ne sont pas pris au sérieux. Tout comme Marion King Hubbert qui, dans les années 1950, avait prévu très précisément le pic de production des Etats-Unis pour 1970, avait été la risée de ses contemporains.

        Il n’y a aucune raison que la production à l’échelle mondiale échappe à ce phénomène qui touche déjà de nombreux puits dans les pays producteurs.

        En fait le passage de ce pic (ou plateau) précédant la chute de production est tellement lourd de conséquences économiques et sociales qu’il est beaucoup plus confortable de faire semblant d’ignorer cette menace bien réelle.

        Aujourd’hui, les alertes sont pourtant nombreuses ; ce sont généralement des personnages qui ont été au plus près des sources d’informations les plus sures qui, une fois à la retraite, et dégagés de leurs obligations de réserve imposées par leurs fonctions, prennent le relais de ces informations.

        Ce sont aussi, en toute discrétion, des administrations comme les forces armées américaines ou allemandes qui intègrent cette réalité dans leurs scénarios opérationnels futurs.

        Autre signe révélateur ; l’énergie que déploient les compagnies pétrolières dans le développement de l’exploitation du pétrole non-conventionnel au prix d’acrobaties techniques de plus en plus risquées, de plus en plus coûteuses et au mépris des conséquences environnementales.

        Peu importe de savoir qu’il y aurait encore du pétrole, au rythme actuel de consommation , pour 40 ans ou plus (c’est demain de toute façon !). Les problèmes commenceront évidemment dès que le rythme de production commencera à décroître et à être incapable de répondre à la demande. Et là, nous y sommes, ou pas loin de l’être à très court terme !

        Cela signifie tout simplement que nous sommes condamnés à ce que notre consommation accompagne la baisse de production sans avoir de sources d’énergie de substitution suffisante quantitativement et qualitativement.

        Comment relever ce défit quand les principaux acteurs économiques et politiques n’ont en tête qu’une croissance sur le mode des années 70 par avance condamnée et quand ils refusent de prendre le virage nécessaire ?

         

         

         


        • Arthur 123 26 février 2011 12:40

          Sur la base de notes de la diplomatie américaine remises par Wikileaks
           La plus belle intox.


          • aberlainnard 26 février 2011 12:58

            Sauf que ces informations étaient déjà disponibles bien avant Wikileaks !


          • aberlainnard 26 février 2011 12:53

            Oups !

            Cela signifie tout simplement que nous sommes condamnés à ce que notre consommation accompagne la baisse de production sans avoir de sources d’énergie de substitution suffisantes quantitativement et qualitativement.

            Comment relever ce défi quand les principaux acteurs économiques et politiques n’ont en tête qu’une croissance sur le mode des années 70 par avance condamnée et quand ils refusent de prendre le virage nécessaire ?


            • Christoff_M Christoff_M 26 février 2011 15:37

              wikileaks et ses messages...

              un nouveau procédé qui ressemble étrangement aux messages de Ben Laden...

              Jusqu’où iront les salopards du NOM pour justifier leur spéculation et leur captage de l’argent

              et des ressources qui n’ont jamais manqué !! mais qui permettent de justifier la spéculation

              des escrocs mondialistes qui ne valent pas mieux que les dictateurs africains, pret à inventer

              crises et conflits pour leur adoration du veau d’or et de l’accumulation, augmentant toujours

              leurs profits immenses et indécents en 2010...

              Tout en sachant qu’ils mettent sur la paille la moitié de la planète !!

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