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Accueil du site > Actualités > International > WikiLeaks piégé ?

WikiLeaks piégé ?

Depuis la publication des 75.000 documents secrets sur la guerre en Iraq, le site WikiLeaks est devenu un des médias d’information qui fait le plus peur au gouvernement américain.
 
« Heureusement » pour eux ils ont trouvé le leaker, l’homme qui aurait passé les documents à Assange et à son équipe : le soldat Bradley Manning, 23 ans. Le jeune membre de l’armée, pendant six mois, aurait gravé 260.000 documents réservés sur un CD et après il les aurait chargés sur les serveurs de WikiLeaks. Un homme seul, avec des problèmes de discipline, gay, membre du club de hackers, qui parlait de documents réservés dans des vidéos que lui-même publiait sur YouTube, aurait mis en échec le plus grand système de sécurité du monde.
 
Let’s stop and rewind.
 
Le 18 mars 2010, WikiLeaks publie un document du contre-espionnage américain daté 28 Février 2008, dans lequel ils expliquent comment et pourquoi le site représente un danger pour les Etats-Unis. Dans ce document il y a la description de la filière de communication de Wiki, comment les infos arrivent et comment elles sont publiées. Mais il y a un passage qui est, apparemment, le passage le plus intéressant  : the possibility that a current employee or mole within DoD (Ministere de la Defense, nda) or elsewhere in the US government is providing sensitive information or classified information to Wikileaks.org cannot be ruled out. Cela dit, depuis 2008 le contre-espionnage américain sait que le danger vient de l’intérieur. Ils sont très bien préparés à cette possibilité, nous ne sommes plus dans dans l’époque de l’affaire Ellsberg.
 
Le 5 avril 2010, WikiLeaks publie la vidéo « Collateral Murder ».
 
 
Le 7 juin Bradley Manning est arrêté par l’armée américaine car il aurait été la source des documents.
 
Bradley Manning aurait été arrêté grâce à l’ex hacker Adrian Lamo, qui donne, le soir même, une interview à la BBC où il affirme que :
 
"I’m contacted on a daily basis by all kinds of people who confess to all kinds of federal crimes". "I have never once turned them in, even when the FBI offered me a deal". "But his time I felt the need to contact investigators". "At the moment he gave me the information, it was basically a suicide pact." "I was worried for my family - that if I were obstructing justice that they could be caught up in any investigation".
 
Wait. L’homme connu pour être le « hacker clochard », qui avait quitté sa famille et divorcé de sa femme (contre laquelle il utilisait même un stun gun) était « worried » pour sa famille ? Laquelle ?
 
Manning avait, aussi, expliqué à Lamo comme il aurait eu accès aux documents. Il était suffisant de rentrer dans une chambre qui n’avait qu’un code d’accès et d’utiliser son laptop. Pour exporter ces documents il emmenait avec lui un CD-RW dans une pochette Lady Gaga : il lui suffisait de le mettre dans le PC et graver tous les fichiers. La deuxième partie de l’opération consistait à charger les fichiers sur le serveur de WikiLeaks (cette version est loin des standards montrés dans le document du contre-espionnage qui nous parle d’une filière de transmission des données complètement off line, faite d’envois par courrier à différentes adresses, etc.). Donc soit le contre-espionnage américain s’est trompé, soit Bradley Manning aurait confessé tout à Lamo et menti sur la manière dont il avait donné les documents à WikiLeaks.
 
Selon cette reconstruction, un simple soldat de l’armée a pu accéder à tous ces documents, les graver et les emmener ailleurs sans que le système de contrôle central du Pentagone ne s’en aperçoive.
 
Le système de contrôle central du Pentagone ? De quoi on parle ?
 
Comme dans tous les journaux, les grandes boites, les administrations, chaque ordinateur est contrôlé. Dès qu’on ouvre Word ce système enregistre nos mouvements. Dès qu’on ouvre un fichier ou qu’on le copie il enregistre l’opération. Quel que soit le type d’opération que vous fassiez, tout est enregistré. Si le système détecte qu’il y a un mouvement inusuel, il fait partir un signal d’alerte et le membre concerné est convoqué pour donner des explications.
 
Wait, but who is Adrien Lamo ?
 
Adrien Lamo est un ex hacker, très connu aux Etats-Unis car il avait été capable de rentrer dans les serveurs du New York Times, de Microsoft et Yahoo ! Aujourd’hui il est consultant pour la sécurité et journaliste. Apparemment il travaille pour le Project Vigilant, une entreprise qui vise à fournir des services informatiques aux agences fédérales.
 
Donc l’homme auquel Manning a dit avoir volé les documents est, en effet, un consultant pour une entreprise qui vise à vendre ses compétences au Pentagone ?
 
Autres éléments
 
Dans l’ordre d’arrestation, Manning avait été accusé, au debout, d’avoir volé seulement un PowerPoint et le documentaire Collateral Murder. L’accuser d’avoir volé les 260 documents est apparu après.
 
Mannings dit d’avoir envoyé 260 mille documents, WikiLeaks ne confirme pas et en publie seulement 90 mille. Et les autres ? Où est-ce qu’ils sont ?
 
Toujours dans son chat avec Lamo, Manning dit que : “the investigating officers left the material unprotected, sitting in a directory on a centcom.smil.mil”. (Quand il parle du matériel il fait référence à la vidéo sur le massacre de Garani). Donc le bureau d’investigation du Pentagone aurait laissé sans protections une vidéo qui accuse l’armée américaine ?
 
Dernier élément. Le Général McChrystal a démissionné après son interview pour Rolling Stone tandis qu’encore aujourd’hui aucun dirigeant de la sécurité du Pentagone n’a été viré suite à cette affaire.
 
What if ?
 
What if c’était un leak contrôlé ? En effet même Manning dit que c’était trop facile de faire sortir ces documents. Qui avait intérêt à les faire sortir ? Et pourquoi ?
 
What if une agence telle que Blackwater (et similia) était intéressée à faire sortir ces documents pour démontrer que la sécurité du Pentagone est faible ?
 
Nous pouvons nous amuser à être complotiste et penser à toutes hypothèses… Comme celle-ci…
 
Aujourd’hui Blackwater (maintenant Xe Services LLC) fait 90% de son chiffre d’affaire avec la sécurité interne : des 45 milliards de dollars de contacts avec le gouvernement américain seulement 4/5 proviennent des opérations à l’étranger ; les 40 milliards restants proviennent de contrats nationaux, comme celui avec le Ministère de la Défense pour soutenir la DEA (le département américain contre les narcotrafiquants) : un contrat de 15 milliards de dollars  ; auxquels il faut ajouter les départements de Police entraînés par le personnel de Blackwater (la liste est datée 2007), ou le support qu’ils donnent à la NSA dans les écoutes téléphoniques.
 
La partie ne se joue pas à l’étranger mais sur le territoire national. 40 milliards de dollars sont une somme pour laquelle beaucoup de gens seraient prêt à tout… Même à un leak
 

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5 réactions à cet article    


  • morice morice 7 septembre 2010 10:09

    un peu léger là comme article... rien sur les accusations dont a été taxé le fondateur ! 

    en prime, ça tombe dans le conspirationisme à deux balles 

    « What if c’était un leak contrôlé ? En effet même Manning dit que c’était trop facile de faire sortir ces documents. Qui avait intérêt à les faire sortir ? Et pourquoi ?
      »

    vous pouvez aussi penser qu’ils puissent être cons au dernier degré : vous savez, ce sont quand même les mêmes qui ont imaginé laisser dans la nature des fakes de Saddam Hussein en homosexuel : regardez une seule vidéo d’Adam Gadhan, vous aurez une idée du niveau.

    ... ou relisez ce que j’ai pu écrire sur ce genre d’individu :


    il ne faut pas nécessairement penser à des gens subtils : à l’extrême droite neo-con, ce n’est pas ce qui l’emporte !

    • non667 7 septembre 2010 14:26

      à morice
      "il ne faut pas nécessairement penser à des gens subtils : à l’extrême droite neo-con, ce n’est pas ce qui l’emporte ! "
      on choisi des collaborateurs con-cons quand on a peur qu’ils vous prennent votre place  !
      à ce niveau cela ne peu absolument pas être le cas .
      par contre qu’un plus rusé en poignarde un autre dans le dos ,lui mette des peaux de bananes ,etc ..... c’est la règle du genre dans le marigo des ambitieux .


    • fonzibrain fonzibrain 7 septembre 2010 13:28

      ce blond est louche, 


      rien que son point de vue sur le 11/09 devrait montrer son imposture.

      le jours ou wikileaks mettra en ligne des preuves démontrant l’implication des usa, je changerai de position sur eux et lui.

      mais la, c’est dans le genre cointelpro cette histoire.

      aux gens, l’intoxication des médias est globale


      • Yann Amare 7 septembre 2010 17:15

        Franchement ce papier est archi nul je dirais même que c’est du n’importe quoi, tant dans le fond que dans la forme, (qu’est-ce que c’est que ce jargon de débile « What if c’était un leak contrôlé ? » soit t’écris en français soit tu cites de l’anglais de préférence avec sa traduction)...

        Pour le fond la critique de Morice est juste, c’est du blabla gratuit sans rien étayer, ce n’est pas suffisant de citer le nom de D Ellsberg pour être crédible, en plus c’est très embrouillé ce qui si on suit les principes de l’auteur on est amené à supputer que ce papier mal torché pourrait bien être de l’intox (ou du moins une tentative maladroite) ...

         smiley smiley smiley


        • agoratoc 7 septembre 2010 20:46
          Une vaste opération policière contre un réseau de téléchargement illégal de films a eu lieu aujourd’hui dans 14 pays européens à la requête de la justice belge, a-t-on appris auprès de la police suédoise.

          Les pays concernés sont la Belgique, la France, la Grande-Bretagne, l’Allemagne, l’Italie, les Pays-Bas, la Pologne, la Croatie, la Suisse, l’Autriche, la République Tchèque, la Norvège, la Hongrie et la Suède, a indiqué à l’AFP Paul Pinter, de l’unité des délits immatériels de la police suédoise.

          L’opération, menée après une enquête de deux ans de la police belge, visait un réseau connu sous le nom de « La Scène » spécialisé dans le téléchargement de films, pas encore sortis en DVD, selon un communiqué du parquet suédois. Etaient visés 48 grands sites à travers l’Europe qui constitueraient l’ossature de ce réseau, selon M. Pinter. Interrogée par l’AFP, la justice belge s’est refusée à tout commentaire, un briefing sur l’opération devant avoir lieu mercredi au parquet de Bruxelles.

          En Suède, des perquisitions ont eu lieu à sept endroits différents, dont une salle de serveurs située dans la banlieue de Stockholm et utilisée par le site de partage en ligne The Pirate Bay et Wikileaks, le site spécialisé dans la publication de documents confidentiels. Paul Pinter a indiqué à l’AFP que l’opération suédoise, au cours de laquelle quatre personnes ont été interrogées, n’avait « rien à voir » avec Wikileaks.
          ben voyons

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